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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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15 juillet 2011

Mois du Sacré cœur de Jésus

 

Mois du Sacré cœur de Jésus

D'après Sainte Marguerite-Marie

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Seizième jour

La Victime

 

Prélude

 

Sainte Marguerite Marie, pieusement agenouillée, parait écouter dans le ravissement de l'extase les paroles de son divin Époux.

 

Méditation

 

Souvent, dans nos élans d'amour, nous avons souhaité d'être tout à Notre-Seigneur, de devenir les victimes de Son Cœur Sacré, pleinement unis à Ses Vouloirs et à Ses desseins sur nous. Écoutons ce que ce Cœur Divin demande de ses victimes et en quoi nous sommes le plus éloignés de l'être. Notre-Seigneur, apparaissant un jour à sa fidèle épouse, lui dit: « Je veux que ton cœur Me soit un asile où je me retirerai pour y prendre Mon plaisir, lorsque les pécheurs Me persécuteront, et Me rejetteront de leurs cœurs. Lorsque Je te ferai connaître que la Divine Justice est irritée contre eux, tu Me viendras recevoir par la sainte Communion, et, M'ayant mis sur le trône de ton cœur, tu M'adoreras en te prosternant sous Mes pieds; tu M'offriras à Mon Père Eternel, comme Je te l'enseignerai, pour apaiser Sa Juste Colère, et fléchir Sa Miséricorde à leur pardonner; et tu ne feras point de résistance à Ma Volonté lorsque Je te la ferai connaître, non plus qu'aux dispositions que Je ferai de toi par l'obéissance, car Je veux que tu Me serves d'instrument pour attirer des cœurs à Mon Amour ». « Mais je ne peux comprendre, mon Dieu, comme cela se pourra faire ». « Par Ma Toute-Puissance, qui a tout fait de rien. N'oublie jamais ton néant, et que tu es la victime de Mon Cœur, qui dois toujours être disposée d'être immolée pour la Charité; c'est pour cela que Mon Amour ne sera point oisif en toi, te faisant toujours agir ou pâtir, sans qu'il t'en soit mis la moindre chose en ligne de compte, si tel est Mon bon plaisir. C'est ainsi que l'ouvrage n'appartient pas à l'outil dont le maître s'est servi pour le faire. Mais, comme Je te l'ai promis, tu posséderas les trésors de Mon Cœur; en échange Je te permets d'en disposer à ton gré, en faveur des sujets disposés; n'en sois pas avare, car ils sont infinis ». Admirable récompense d'une fidélité qui a fait abnégation complète de soi-même.

 

Exemple

Piété de saint Elzéar

 

Il serait difficile d'exprimer combien furent grandes les tribulations par lesquelles Dieu approuva et purifia la vertu de saint Elzéar, comte d'Arian. Il fut injustement dépouillé de ses biens, de son honneur, et eut d'autres maux à supporter. Au milieu de toutes ses douleurs, jamais on ne le vit donner le moindre signe de trouble; jamais la plus légère impatience. Un jour la comtesse Delphine, son épouse, lui demandait d'où pouvait lui venir cette tranquillité imperturbable, il lui répondit: Quand quelque chose d'affligeant s'offre à moi, aussitôt je me cache dans les plaies de Jésus-Christ; j'y considère tout ce qu'il a souffert pour moi, et dès lors mes peines me paraissent légères.

 

Pratique : Se renoncer soi-même pour prendre les volontés et les desseins du Cœur Sacré de Jésus.

 

Oraison Jaculatoire : Divin Cœur de Jésus, attirez mon cœur!

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26 mars 2010

La Servante de Dieu Jeanne Mance

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La Servante de Dieu Jeanne Mance

1606-1673

Issue d'une famille bourgeoise aisée puisque son père était procureur du roi de France à Langres, un important évêché au nord de la Bourgogne, Jeanne Mance, née le 12 novembre 1606 remplace sa mère prématurément décédée auprès de ses onze frères et sœurs avant de se consacrer aux soins des victimes de la Guerre de Trente Ans et de la peste. A 34 ans, lors d'une procession à Troyes, en Champagne, elle découvre sa vocation missionnaire et veut rejoindre la Nouvelle-France dont l'expansion est en pleine actualité. Avec le soutien d'Anne d'Autriche, la très catholique épouse du roi Louis XIII, et soutenue par les Jésuites, elle accepte la donation de Mme de Bouillon et de la Société Notre-Dame de Montréal qui veulent aider à la fondation d'un poste à Montréal, et plus précisément celle d'un hôpital, un Hôtel Dieu, sur le modèle de celui de Québec. Elle embarque à La Rochelle le 9 mai 1641 et aborde trois mois plus tard (le 8 août) en Nouvelle-France. Au printemps 1642, après la fonte des glaces du Saint-Laurent, elle accède avec Paul Chomedey de Maisonneuve à l'île de Montréal et participe à la fondation de la ville sur les terrains concédés officiellement le 17 mai 1642 par le gouverneur avec l'autorisation de créer les bâtiments. Jeanne Mance ayant fait partie du premier groupe d'organisateurs et de bâtisseurs, elle est considérée comme l'un des trois principaux fondateurs de la ville de Montréal. Elle soigne dans une installation précaire les constructeurs du fort et les soldats avant de superviser la construction du centre de soin de la petite colonie qu'autorise le contrat de la fondation signé à Paris le 12 janvier 1644. Les travaux commencent en 1645: il s'agit d'un modeste bâtiment, de 60 pieds sur 24, inauguré le 8 octobre 1645 et destiné à abriter six lits pour les hommes et deux pour les femmes. Top petit, il sera remplacé par un nouvel édifice en 1654. Jeanne Mance, relevant toujours de l'état laïque mais secondée par les Sœurs Hospitalières à partir de 1659, continuera à en assurer la direction jusqu'à la fin de sa vie. Elle remit son âme entre les mains du Père le 18 juin 1673. Sa dépouille repose dans la crypte de la chapelle de l'actuel Hôtel-Dieu de Montréal. Sa cause de béatification a été ouverte en 1959.

Prière pour demander la glorification de Jeanne Mance

O Dieu, qui, parmi les nombreuses merveilles de Votre Grâce dans l'Amérique du Nord, avez voulu donner dans la personne de Jeanne Mance l'exemple de la femme idéale et de l'infirmière parfaite, nous Vous supplions de nous accorder la grâce que nous demandons à Votre Bonté (...), afin que cette fidèle servante de Votre Sainte Mère soit bientôt exaltée par l'Eglise et donnée en modèle aux infirmières Catholiques et aux jeunes filles du monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Avec l'autorisation de l'Ordinaire n°440, 18 août 1965

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

16 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 3/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco


Troisième Vendredi

Réparation pour les blasphèmes


Lecture


Dieu nous a donné la langue afin qu'elle nous serve pour le bien, surtout pour Le louer, Lui, notre Créateur et Rédempteur. Beaucoup d'hommes et de femmes se servent de la langue pour blasphémer et vomir des insultes vers la Divine Majesté. Dieu est jaloux de Son Saint Nom, Il nous a donné un commandement: de ne pas nommer le Nom de Dieu en vain. Jésus nous a appris le Pater, courte prière par laquelle nous demandons à Dieu les choses les plus nécessaires; mais avant tout, Il nous a appris à demander au Père la sanctification de Son Saint Nom: Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié... Pourtant, sur la terre, il n'y a pas un nom qui reçoive plus d'insultes que le Nom de Dieu. Combien de blasphèmes contre Jésus-Christ dans les laboratoires, dans les casernes, dans les magasins, dans les familles, dans la rue, que d'insultes on entend contre le Fils de Dieu! Chaque blasphème est comme un soufflet que le fils donne à son propre père. Blasphémer contre Jésus, le Rédempteur du genre humain! Dans une journée, combien de milliers et de millions de blasphèmes on prononce! Le devoir des bons chrétiens est de donner réparation au Cœur de Jésus pour les insultes qu'Il reçoit, Lui offrir toutes les bonnes oeuvres de la journée, de la semaine, en réparation des blasphèmes. Que ce troisième Vendredi serve de réconfort à Jésus pour les insultes qu'Il reçoit. Chaque réparation est comme une goutte de baume sur ce Divin Cœur outragé. Tâchons, nous, de respecter toujours le Nom de Dieu et de ne jamais le nommer sans un motif valable. Ne donnons jamais à d'autres l'occasion de blasphémer, en observant la Charité et la patience avec nos familiers, et si nous entendons un blasphème, faisons un acte de réparation en disant: Dieu soit loué! Quand nous comprenons qu'une observation peut-être utile à un blasphémateur, faisons la librement, sans respect humain; si, au contraire, l'observation peut nuire en excitant la personne qui blasphème, il est prudent d'attendre qu'elle se soit calmée. Il est bon de rappeler l'épisode advenu à Fatima avant les apparitions de la Vierge: un Ange majestueux s'était présenté aux enfants, il tenait dans ses mains un grand calice surmonté d'une Hostie, il dit aux voyants: « Mettez-vous à genoux, baisez la terre et dites avec moi: Seigneur, je Vous bénis pour ceux qui Vous maudissent ». Puisque l'Ange a conseillé aux trois enfants de réciter cette brève prière, c'est signe qu'elle plaît à Dieu et répare les blasphèmes. Il convient donc de la réciter souvent le long de la journée et avec dévotion.


Bouquet spirituel: Lorsque vous entendez un blasphème, dire: « Dieu soit loué. Seigneur, je Vous bénis pour ceux qui Vous maudissent ».


Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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29 octobre 2009

Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

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Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi


La Supplique à Notre-Dame du Saint-Rosaire de Pompéi, peut être récitée à tout moment de l'année, mais avec elle est récitée avec beaucoup de solennité à Pompéi et dans de nombreux lieux en Italie et du Monde entier à Midi, le 8 Mai, Fête de la Reine du Rosaire de Pompéi et le premier Dimanche d'octobre, Fête de jour Notre-Dame du Saint-Rosaire à Pompéi, à midi, car cette heure est "l'heure du Monde", avait dit le Bienheureux Bartolo Longo.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Ô Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, à ton nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses, ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, tes fils dévoués, réunis dans ton Temple de Pompéi en ce jour solennel, nous épanchons les affections de notre cœur et avec une confiance toute filiale, nous t’exprimons nos misères. Du Trône de clémence, où tu es assise en Reine, tourne, ô Marie, ton regard compatissant sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde. Aie compassion des angoisses et des tourments qui assombrissent notre vie. Vois, ô Mère, combien de dangers dans l’âme et dans le corps, combien de calamités et d’afflictions nous oppressent. Ô Mère, implore pour nous la miséricorde de ton divin Fils et vaincs, par la clémence, le cœur des pécheurs. Ce sont nos frères et tes fils qui coûtent tant de sang à ton doux Jésus et qui contristent ton Cœur très sensible. Montre-toi à tous telle que tu es, Reine de paix et de pardon.

Je vous salue Marie

Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons tes fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau en notre cœur Jésus et nous transperçons encore une fois ton Cœur. Nous le confessons: nous méritons les plus durs châtiments, mais tu, rappelle-toi que sur Golgotha, tu as recueilli, avec le Sang divin, le testament du Rédempteur moribond qui t’a désignée comme notre Mère, Mère des pécheurs. Comme notre Mère, tu es donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers toi, et crions: Miséricorde! Ô Mère de bonté, aie pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de nos ennemis et de tous ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le Cœur aimable de ton Fils. Nous implorons aujourd’hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l’Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à ton Cœur. Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde!

Je vous salue Marie


Daigne, bienveillamment, ô Marie, nous exaucer! Jésus a remis dans tes mains tous les trésors de ses grâces et de ses miséricordes. Tu es assise, couronnée Reine, à la droite de ton Fils, resplendissante de gloire immortelle sur tous les Chœurs des Anges. Tu étends ta domination sur toute l’étendue des cieux et la terre et toutes les créatures sont soumises à toi. Tu es la toute-puissante par grâce, tu peux donc nous aider. Et si tu ne voulais pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Ton cœur de Mère ne permettra pas de voir, nous, tes fils, perdus. L’Enfant que nous voyons sur tes genoux et la Couronne mystique que nous admirons dans ta main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés. Et nous, nous avons pleine confiance en toi, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons de toi les grâces tant désirées.

Je vous salue Marie

Demandons la bénédiction à Marie

Une dernière grâce, nous te demandons maintenant, ô Reine, et tu ne peux pas nous la refuser en ce jour très solennel. Accorde-nous, à tous, ton amour fidèle et d’une façon spéciale, ta bénédiction maternelle. Nous ne nous détacherons pas de toi, jusqu’à ce que tu nous auras bénis. Bénis, ô Marie, en ce moment, le Souverain Pontife. Aux splendeurs antiques de ta Couronne, aux triomphes de ton Rosaire, pour lesquels tu es appelée Reine des Victoires, ajoute encore ceci, ô Mère: accorde le triomphe à la religion et la paix à la Société humaine. Bénis nos Évêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour l’honneur de ton Sanctuaire. Bénis enfin tous les associés à ton Temple de Pompéi et tous ceux qui cultivent et diffusent la dévotion au Saint Rosaire. Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de salut contre les assauts de l’enfer, port sûr dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons jamais plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie, à toi le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô Refuge des pécheurs, ô Souveraine consolatrice des affligés. Sois partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel. Amen.

Salut, ô Reine

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Téléchargez le texte de la Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi (pdf) en cliquant ici

Notice sur la Reine du Rosaire de Pompéi

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lire-article-83937-1491872-la_reine_du_rosaire_de_pompei.html

10 juillet 2011

Mois du Sacré cœur de Jésus

 

Mois du Sacré cœur de Jésus

D'après Sainte Marguerite-Marie

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Onzième jour

L'union

 

Prélude

 

Représentons-nous le cœur de la Bienheureuse entre les mains de Jésus comme une argile dont le potier dispose à son gré.

 

Méditation

 

Pour hâter la consommation de l'union du cœur de sa docile servante avec son Cœur sacré, le Maître la fit passer par des pratiques et des sacrifices qu'il nous sera très-utile de nous appliquer à nous-mêmes: « Mon Souverain, raconte l'humble religieuse, voulait que je reçusse toutes choses comme venant de Lui, sans me procurer rien, sans disposer de rien, dans un abandon entier entre Ses mains, lui rendant grâces des souffrances comme des douceurs, pensant, dans les occasions les plus affligeantes et les plus humiliantes, que cela m'était dû, et encore davantage, et offrant la peine que je souffrais pour les personnes qui m'affligeaient. Il m'enseignait encore de parler toujours de Lui avec grand respect, du prochain avec estime et compassion, et de moi-même jamais, ou en peu de paroles, et avec mépris, excepté lorsque pour Sa gloire il en serait autrement; d'attribuer toujours tout le bien et toute la gloire à Sa souveraine grandeur, et à moi tout le mal; de ne chercher aucune consolation hors de Lui, et, lorsqu'il m'en donnerait quelqu'une, de la Lui sacrifier en y renonçant; ne tenir à rien, être vide et dépouillée de tout, n'aimer rien que Lui et pour l'amour de Lui; ne regarder que Lui en toutes choses, et les intérêts de Sa gloire, dans un parfait oubli de moi-même. Il voulait en particulier qu'en chacune de mes actions, il y eût toujours quelque chose directement pour Son Divin Cœur; comme, par exemple, lorsque j'étais en récréation, qu'il fallait pour ainsi dire Lui donner la sienne, par les douleurs, les humiliations et mortifications dont Il aurait soin de ne pas me laisser manquer, et que je devais les recevoir avec plaisir pour ce sujet; de même au réfectoire, Il voulait que je Lui sacrifiasse, pour son régal, ce que je croirais être le meilleur, et ainsi dans tous mes autres exercices; de plus, Il me commandait de ne jamais juger personne, de n'accuser et ne condamner que moi-même. Il me donna plusieurs autres enseignements; et comme leur multitude m'étonnait, Il me dit que je ne devais rien craindre, d'autant qu'il était un Maître aussi puissant pour faire exécuter ce qu'Il enseignait, que savant pour bien enseigner; aussi, puis-je assurer que, bon gré, mal gré, Il me faisait faire ce qu'Il voulait ».

 

Exemple

Union de sainte Catherine de Sienne avec le Cœur de Jésus

 

Sainte Catherine de Sienne a toujours passé dans l'estime des fidèles pour une des âmes les plus dévouées au Cœur sacré de Jésus, et une de celles à qui Notre Seigneur a accordé le plus de faveurs. Il contracta union avec elle en présence de sa Sainte Mère, du Roi Prophète David, de Saint Jean l'Evangéliste, de Saint Dominique; Il la fit boire dans son Sacré Côté; Il lui ôta son cœur, et quelques jours après il le lui rendit tout enflammé, Il lui imprima la marque de Ses Plaies; Il parlait et conversait aussi familièrement avec elle qu'un ami parle à son ami. Aussi sainte Catherine, de son côté, aimait Notre-Seigneur avec des ardeurs inexprimables qui la consumaient si fort qu'elle en était presque toujours malade... Sa vie n'était qu'un exercice continuel d'amour envers Jésus-Christ.

 

Pratique : Choisir dans tout ce que nous venons de lire la pratique que nous savons devoir le plus faciliter en nous l'union avec le Cœur sacré de Jésus.

 

Oraison Jaculatoire : Divin cœur de Jésus où sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu! (Litanies du Sacré-Coeur.)

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27 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 28e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

Vingt huitième jour

Le veuvage


Prélude


Joachim est étendu sur son lit de mort. Sa pieuse épouse soutient la tête du mourant, tandis que Marie lui montre le ciel.


Méditation


Au moment de l'histoire de sainte Anne où nous sommes arrivés, le fil de la tradition devient si délié, qu'il se rompt sans cesse et le reste de sa vie est presque entièrement conjectural. Cette mère, qui avait obtenu la Vierge d'Israël après tant de jeûnes et de larmes, qui avait reçu de la Reine des Anges le premier baiser, le premier regard, la première caresse ; qui avait entouré son enfance de tant d'amour, qui l'avait emportée dans ses bras au Seigneur, et l'avait déposée en pleurant dans son sanctuaire, ne reparaît qu'un instant sur la scène, et c'est pour mourir. Joachim qui n'était point un artisan comme Joseph, cultivait, suivant toute apparence, le petit héritage de ses aïeux et jouissait d'une heureuse médiocrité. L'âge et le labeur usèrent ses forces. Le père bien aimé de Marie tomba gravement malade, il demanda sa fille ; Marie vint Au moment où le vieillard étendait ses mains bénissantes, une révélation d'en haut lui lit voir tout à coup les glorieuses destinées où le ciel appelait sa fille. La joie des élus se répandit sur sa face vénérable; il baissa les bras, inclina la tête et mourut. Les lampes desquelles l'huile est aromatique, dit saint François de Sales, jettent une plus suave odeur quand on éteint leurs flammes ; ainsi les veuves, desquelles l'amour a été pur en leur mariage, répandent un plus grand parfum de vertu et de chasteté, quand leur lumière, c'est-à-dire leur mari, est éteinte par la mort. " Ainsi fit sainte Anne, modèle des veuves. O vous donc qui avez pris, pour ne plus les quitter, les insignes du veuvage, vous qui avez le saint désir d'imiter Paule, Marcelle, Elizabeth de Hongrie, Jeanne de Chantai, invoquez sainte Anne et prenez-la pour patronne. Comme elle, soyez humble, modeste, empressée au bien, exempte des défauts naturels aux vocations qui isolent, et vous serez, comme elle, méritante, vous deviendrez l'ornement de l'Eglise de Dieu, qui vénère votre état, le premier et le plus parfait après celui de la virginité.


Pratique


Priez pour les veuves désolées ou éprouvées.

19 juillet 2009

Notre Dame des Joyaux

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Notre Dame des Joyaux

Montrœul-au-Bois, Belgique

De temps immémoriaux, on vénère dans l'église de Montrœul-au-Bois une antique statue miraculeuse de Notre Dame, que chaque jour, mais particulièrement le Lundi de Pentecôte et durant la Neuvaine des Pèlerins du Pays et de l'étranger viennent invoquer contre le mal des glandes, dit des joyaux, et tous les maux semblables. Par extension, on vient invoquer la Vierge Marie avant une opération délicate, en situation de cancer avancé, ou lorsqu'on est atteint d'un mal incurable tel que le SIDA. Lorsqu'un enfant souffre d'une croissance difficile, ses parents s'en remettent à Notre-Dame des Joyaux. Lorsqu'une grossesse est à risque pour l'enfant ou la maman, on vient prier la Vierge-Mère. Fréquemment, les pèlerins y trouvent l'amélioration de leur état, la guérison et toujours la consolation et l'espérance. Ils repartent "rassurés devant les épreuves de cette vie où nous espérons le bonheur que Dieu promet" (Prière eucharistique). Le culte de Notre-Dame des Joyaux est très ancien. La statue aurait été sculptée dans un bloc de chêne en 1314 par un moine. En 1316, l'Evêque de Cambrai lègue "à fin de pèlerinage" un domaine boisé de 4 hectares dit "Bois de la Vierge". Dès lors, la dévotion ne cesse de se répandre dans les environs. En 1761, une Confrérie de Notre Dame y fut canoniquement érigée par Sa Sainteté Clément XIII, avec une indulgence pour la Fête de la Pentecôte, et Sa Sainteté Grégoire XVI étendit cette indulgence à tout l'octave, en faveur des nombreux pèlerins qui visitent la Sainte Image à cette époque. Nombre de pèlerins s'y font inscrire afin de se mettre plus spécialement sous la protection de Notre Dame.

Prière efficace à Notre Dame des Joyaux

O Notre Dame des Joyaux, Consolatrice des Affligés, Vous qui êtes le Salut de ceux qui Vous invoquent, le Refuge de ceux qui souffrent, le Secours des Chrétiens, je viens à vos pieds avec la plus grande confiance, me prosterner à Vos pieds dans ce Sanctuaire tant de fois témoin de Vos insignes faveurs, pour implorer Votre assistance: Vous connaissez le mal dont je souffre, la peine dont je suis accablé, daignez m'en obtenir la délivrance, afin que je puisse mieux servir Votre Divin Fils en ce monde, et mériter de jouir, en l'autre, de son éternelle Présence. O Notre Dame des Joyaux, qui consolez toujours les cœurs affligés, exaucez mes prières, priez pour moi. Ainsi soit-il.

Imprimatur

Tornaci, 5 aprilis 1862

J.B Ponceau, Vic. Gen.

Pour approfondir

http://www.montroeul.be/histoire.htm

9 juillet 2011

Mois du Sacré cœur de Jésus

 

Mois du Sacré cœur de Jésus

D'après Sainte Marguerite-Marie

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Dixième jour

La Soif

 

Prélude

 

Représentons-nous Notre Seigneur sur la croix : ses lèvres sont desséchées, sa langue en feu demande un peu d'eau pour rafraîchir la soif ardente qui Le dévore.

 

Méditation

 

Notre-Seigneur Jésus Christ demanda un jour à l'amante de Son Cœur sacré de jeûner cinquante jours au pain et à l'eau, pour honorer Son jeûne au désert. Mais, l'obéissance et la nécessité de ne point se singulariser ayant obligé l'humble fille de sainte Chantal à prier Son Divin Epoux de vouloir bien échanger cette pratique contre telle autre qu'il aurait également pour agréable, Jésus y consentit et lui suggéra la pensée de se mortifier pendant cinquante jours sous le rapport du boire pour honorer l'ardente soif qu'il avait soufferte sur l'Arbre de la Croix et celle que son Sacré Cœur avait toujours endurée du salut des pécheurs. Quand Notre-Seigneur, sur le point de mourir, s'écria: « Sitio ! J'ai soif! » de quoi avait-il soif? Saint Augustin répond au nom du Sauveur: « Ma soif, dit-il, c'est votre salut! » O âmes, dit JésusChrist, cette soif n'est autre chose que le désir de votre salut. Le tendre et doux Rédempteur désire ardemment nos âmes, et ce désir le fait soupirer après le don de tout lui-même par sa mort. Voilà quelle fut sa soif! « O Dieu très-aimable, s'écrie saint Alphonse de Liguori, parce que vous nous aimez, vous voulez que nous vous désirions. Ah! mon Seigneur, vous avez soif d'un ver de terre tel que moi, et je n'aurai pas soif de vous, ô mon Dieu infini! Ah! donnez-moi un grand désir de vous aimer et de vous plaire en toute chose. Je ne vous demande que cet unique don, celui de votre amour. O Seigneur infiniment bon, je voudrais vous aimer autant que vous le méritez. Je me réjouis de l'amour que vous portent les âmes éprises de vous et encore plus de l'amour que vous vous portez à vous même. A cet amour j'unis mon pauvre amour! »

 

Exemple

Voilà comment on aime

 

Saint Alphonse de Liguori rapporte que le célèbre Père Segneri écrivit à une personne pieuse, dont il était le directeur, pour lui recommander d'écrire au bas de son crucifix ces simples paroles: « Voilà comment on aime! » (La Passion et le Calvaire).

 

Pratique : Faire quelque chose pour le salut des âmes.

 

Oraison Jaculatoire : Divin cœur de Jésus, qui avez soif du salut des âmes!

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19 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 20e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

 

Vingtième jour

L'Immaculée


Prélude


Adressons-nous à notre bonne mère sainte Anne pour lui emprunter la ferveur de ses hommages à son immaculée tille, la Vierge Marie.


Méditation


A l'époque où les pieux parents de Marie vivaient à Nazareth, Hérode poursuivait la construction des somptueux édifices qu'il voulait ajouter au temple de Jérusalem. Qui lui eût dit, alors, que, dans une humble cité de son royaume, le Seigneur se préparait un temple plus auguste que celui de Zorobabel ; plus pur que le tabernacle d'Aaron ; plus saint que l'arche de Moïse: Ce qu'Hérode ne sut jamais, l'univers entier le contemple aujourd'hui. La conception immaculée de Marie, attestée par tous les âges, saluée par tous les docteurs et les pères, a été proclamée, de nos jours, du haut de la chaire auguste, ou le Verbe, toujours vivant, ne cesse, par la bouche du successeur de Pierre, d'enseigner son Eglise. Nous entendons encore cette parole sacrée, qui a fait tressaillir le monde d'une allégresse inconnue, et qui descendit sur nos âmes comme l'écho prolongé de la salutation angélique de Nazareth. Cette parole auguste de Pie IX résuma l'enseignement des Pères, la croyance de l'Orient et de l'Occident, la tradition de tous les âges, en les élevant à la majesté d'un dogme défini et à jamais inébranlable. C'est le commentaire apostolique de l'Ave de Gabriel. La doctrine était tout entière dans la salutation de l'ange : " Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous Vous êtes bénie entre toutes les femmes. " L'incarnation du Verbe a fait refluer, dans leur lit, les eaux du fleuve de la corruption originelle. Le sang divin, qui a sauvé le monde, a rejailli, par anticipation, jusqu'à sa source ; ainsi la première création du Verbe incarné fut réellement l'intégrité originelle de sa future mère. O glorieuse mère de la Vierge immaculée, dans votre chaste sein, a été renfermé l'autel sanctifié pour Dieu et dédié à la plus sainte des victimes. Comme l'or pur revêtit autrefois l'arche faite de main d'homme, vous avez enveloppé l'arche spirituelle et divine de la nouvelle alliance, cette arche où a reposé celui qui a signé notre pardon sur la croix. "Votre joie est la joie de toute la terre, votre gloire devient la commune allégresse de tous les hommes.


Pratique


Placer sa dévotion à la sainte Vierge sous le patronage de sainte Anne et l'invoquer souvent dans ce but.

Pour recevoir chaque jour par email la méditation quotidienne du Mois de Sainte Anne, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes!

7 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 8e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au premier jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

 

Huitième jour

Au Temple de Jérusalem


Prélude


Représentons-nous la troupe des jeunes Israélites élevées au temple de Jérusalem, et cherchons à distinguer, parmi elles, notre sainte vénérée. Nous la reconnaîtrons aisément à la candeur de son visage et à l'édification des vertus qu'elle répand autour d'elle.


Méditation


Stollan et Emérentienne vouèrent de bonne heure leur bien-aimée fille au Seigneur. Ils avaient compris que Dieu avait des vues particulières sur cette bénie enfant, dont la naissance fut accompagnée de prodiges. Dociles à l'appel de la vocation divine, ils voulurent la favoriser par tous les moyens en leur pouvoir, et, pour cela, ils s'empressèrent de confier l'éducation de leur fille à la sollicitude éclairée des guides de la maison d'Israël. Ils conduisirent donc leur chère enfant à Jérusalem et la présentèrent au temple, afin de l'y consacrer d'une façon plus spéciale au service du Seigneur. Admirable disposition de la Providence ! C'est dans ce même temple que sainte Anne reviendra, dans quelques années, pour présenter à son tour aux prêtres de l'ancienne loi sa propre fille, et celle-ci sera la bienheureuse Vierge Marie !... Elle avait apprécié par elle-même les bienfaits de cette éducation sainte, et elle voudra en faire goûter les bons effets à sa bien-aimée enfant. Se rappelant les images, les souvenirs; les traditions de cette maison favorisée du ciel, elle pourra d'avance en instruire Marie, qui viendra continuer au Temple le parfum d'édification qu'y avait laissé sa sainte mère. En effet, les prêtres du Très-Haut et les pieuses institutrices de cette maison, conçurent bientôt une si profonde estime pour les vertus de la jeune Anne, qu'ils la proposaient sans cesse comme modèle à ses compagnes. Gomment ne pas s'arrêter devant ce sublime spectacle? Comment surtout n'en pas retirer la leçon si importante qui en résulte pour les familles, les parents et les enfants ? Ah ! réagissons contre les fatales tendances de ce siècle, où la vérité est si fort diminuée parmi les enfants des hommes ! Point de compromis, quand il s'agit du salut des âmes, surtout quand il s'agit d'âmes bien-aimées, comme le sont et doivent l'être les âmes des enfants ! Aidons-nous de la lumière de nos guides; mères, associez-vous pour remplir cet impérieux devoir; entrez dans les associations qui ont précisément pour but d'unir ensemble par des grâces et des prières communes, et d'aider à l'accomplissement des devoirs maternels les femmes que Dieu destine à accroître le nombre des élus !


Pratique


Prier pour les maisons d'éducation religieuse, les soutenir par tous les moyens en leur pouvoir, montrer leur influence et favoriser leur action sur les enfants.

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6 juillet 2011

Mois du Sacré cœur de Jésus

 

Mois du Sacré cœur de Jésus

D'après Sainte Marguerite-Marie

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Septième jour

L'Hostie d'immolation

 

Prélude

 

Représentons-nous Marguerite-Marie comme chargée d'une croix très-lourde. Elle s'offre en cet état à Notre Seigneur qui accepte cette offrande si conforme aux sentiments de son Cœur divin.

 

Méditation

 

Comme les souffrances de l'admirable victime du Cœur sacré de Jésus étaient devenues plus fortes que jamais par un surcroît de peines et d'humiliations, elle se présenta à Notre-Seigneur comme son hostie d'immolation, qui lui dit: « Oui, Ma fille, Je viens à toi comme souverain sacrificateur; je te donnerai une nouvelle vigueur, mais pour t'immoler à de nouveaux supplices ». La plus grande grâce et la meilleure preuve d'affection privilégiée que Jésus Christ puisse donner à une âme, c'est de lui faire partager les souffrances de Son Cœur divin. A ce signe, on reconnaît les amis particuliers du Sauveur. Quand, sur le point de livrer les combats de sa Passion, il veut donner au disciple préféré un témoignage de sa tendresse, c'est sur son Cœur qu'il attire la tête de Jean, c'est sur son Cœur qu'il le fait reposer et entrer dans une extase merveilleuse où le disciple de l'amour pénétra les secrets du Cœur de Jésus, comprit toute l'amertume de sa douleur à cette heure où un apôtre le trahissait, partagea les souffrances qui remplissaient l'âme de son Maître d'un océan de tristesse et de douleur. Si donc nous avons le bonheur d'être admis à ce divin banquet de la souffrance, ah! que notre croix nous devienne chère et précieuse! C'est la croix de Jésus qu'il nous permet de l'aider à porter, c'est le calice du jardin des Oliviers qu'il nous permet de boire avec lui, c'est le manteau dérisoire dont il permet que nous nous couvrions à ses côtés, c'est la couronne d'épines qui blesse sa tête et dont il nous permet d'arracher quelques piquants pour en prendre la douleur ! Heureuse les âmes à qui Dieu a révélé ce secret de bonheur dans la souffrance, de l'union de la volonté dans les croix!

 

Exemple

Amour de sainte Mechtilde

 

Sainte Mechlilde, pénétrée d'amour pour Jésus-Christ, se figurait, pendant son oraison, qu'elle baisait la plaie sacrée de son Cœur. Elle goûta, dans ce pieux exercice, une douceur ineffable, et il lui sembla entendre son Bien-Aimé lui disant: « Ma fille, Je désire que vous mettiez en Moi seul toutes les délices de votre âme ». Elle s'écria aussitôt: « Oui, mon Amour! oui, mon Amour! » « Que Mon Amour, lui dit Jésus-Christ, vous tienne désormais lieu de mère. Que ce soit Mon Amour qui, le matin, vous revête de vos vêtements, qui vous fasse prier, parler et agir; qui vous conduise partout où vous irez; qui vous anime en toutes choses ». Dès qu'elle était éveillée, elle protestait à son Dieu qu'elle ne voulait agir pendant toute la journée que par le motif de son amour, et elle renouvelait souvent sa promesse.

 

Pratique : Nous regarder quelquefois comme les victimes du Sacré Coeur de Jésus, admises à l'honneur de partager ses souffrances et d'unir nos propres expiations aux siennes.

 

Oraison Jaculatoire : Divin Cœur de Jésus, hostie d'immolation et souverain sacrificateur. (Mémoire de Sainte Marguerite Marie)

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14 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Quinzième jour

Le sang de Jésus-Christ, soulagement des âmes du Purgatoire

 

Considère, mon âme, qu'on ne peut entrer dans le paradis, à moins d'être parfaitement purifié de la moindre tache, et qu'auprès avoir pleinement satisfait à la divine justice; rien de souillé ne pouvant entrer dans la bienheureuse Sion. C'est pour cela que Dieu, juste juge, retient dans le purgatoire les âmes qui ont quitté ce monde imparfaitement purifiées, afin de les admettre après leur purification dans le séjour éternel. Et comme, dans sa tendresse paternelle , il ne peut souffrir que ces âmes bénies vivent long-temps loin de lui, le désir de les voir bientôt délivrées de leurs peines l'a engagé à remettre en nos mains le prix de leur délivrance. Et quel est ce prix? c'est le sang très-précieux de son divin Fils unique. Oh! quelle consolation, quel rafraîchissement procure aux âmes ce sang bienfaisant! Il éteint leurs flammes, brise leurs chaînes, ouvre le cachot de tortures où elles sont enfermées. Se tournant vers le Seigneur, ces âmes peuvent à juste titre répéter: « Tu autem in sanguine testamenti tui emisisti vinctos tuos de lacu in quo non est aqua » (Zacharie 9, 11). Avec votre sang efficace, délivrez-nous, Seigneur, du lac de nos misères, et des peines amères que nous souffrons dans le purgatoire.

 

Le sang de la rédemption peut s'appliquer aux âmes du Purgatoire de plusieurs manières, mais combien il leur est efficace, quand on l'applique par le moyen du sacrifice non sanglant de l'autel! Oh! combien de ces âmes sortent par lui de leur prison! oh! combien d'anges descendent pour éteindre ce feu ardent, quand on offre pour elles à la divine Majesté ce sang adorable sur les saints autels! Oh! combien les malheureuses attendent impatiemment le moment où est versé sur leurs flammes ce sang précieux, le plus consolant des rafraîchissements! Quel est celui qui refusera de penser à elles, quand nous avons à notre disposition le moyen de les délivrer de leurs peines? qui sera assez dur pour fermer l'oreille à leurs voix, pour fermer ses entrailles à leurs besoins? « Levez-vous, vous dirai-je avec saint Bernard, levez-vous, secourez-les! » Et comment? En leur appliquant le saint sacrifice, en offrant pour elles à la majesté du Père le sang immaculé du divin Agneau: Conjurez par vos gémissement, intercédez par vos prières, satisfaites par le sacrifice unique, comme nous y exhorte en leur faveur le même saint. Oh! combien de fois le Seigneur a fait voir, et d'une manière sensible, que ces âmes s'envolent au ciel à l'instant même où s'offre pour elles ce très-précieux sang! Ayez donc à cœur la délivrance de ces âmes! Et si par vous elles prennent possession de la gloire, elles n'oublieront jamais d'intercéder près du trône de miséricorde et de grâce pour les âmes qui furent leurs bienfaitrices.

 

Colloque

 

Très-aimable Jésus, rappelez-vous que si vous êtes juge, vous êtes aussi père et époux de ces filles de Sion que, dans les profondeurs du purgatoire, vous livrez, pour leur purification, aux ardeurs d'un feu dévorant; acceptez donc les mérites de votre sang répandu aussi pour elles, et que nous offrons devant le trône de votre Majesté pour leur rafraîchissement! Délivrez-les par ce sang divin de leurs peines cruelles. Une seule goûte de ce sang suffit pour éteindre toutes leurs ardeurs, et nous, nous vous l'offrons tout entier pour elles. Faites que la rédemption soit abondante; délivrez-les toutes de cette prison; toutes appelez-les au ciel; toutes couronnez-les de gloire, afin qu'elles aussi, elles viennent aujourd'hui chanter au ciel ce cantique d'allégresse et de joie, répétant dans les splendeurs de l'éternelle lumière: « Seigneur, vous nous avez rachetés avec votre sang », et ne cessent de vous louer et de vous aimer pendant toute une éternité bienheureuse.

 

Exemple

 

Le bienheureux Henri Suso, dominicain, étudiant à Cologne, convint avec un religieux de son ordre qu'à la mort de l'un d'eux, le survivant dirait, à moins d'impossibilité, pour l'âme du défunt, le lundi la messe des Morts, et le vendredi celle de la Passion. Le saint ayant appris la mort de son ami lit pour lui beaucoup d'oraisons, et d'autres œuvres de piété, mais ne célébra pas la messe. Et un jour le défunt lui apparut, lui reprochant d'avoir manqué à sa promesse, oubli qui le retenait dans les peines du purgatoire. Henri lui répondit qu'il n'avait jamais cessé de le recommander au Seigneur; mais le défunt reprit: « C'est du sang, du sang que je demande: où sont les messes que tu m'as promises et qui nous sont si précieuses? » Alors le bienheureux avoua son oubli, et ayant offert les sacrifices promis délivra son ami du purgatoire.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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26 janvier 2009

Neuvaine Notre Dame de Lourdes

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Notre Dame de Lourdes

Apparition en 1858

Fête le 11 février


La Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, à la grotte de Massabielle, près de Lourdes. Elle demande à Bernadette de devenir sa messagère et de travailler, à sa manière, à la conversion des pécheurs. Elle lui demande d'établir un lieu de prière et de pèlerinage. Elle lui confirme le dogme proclamé trois ans plus tôt par le Pape Pie IX : "Je suis l'Immaculée Conception". Bernadette sera une humble servante qui s'efface quand l'Eglise accepte le message de la Vierge Marie. Aujourd'hui plusieurs millions de visiteurs, de pèlerins et de malades viennent chaque année, du monde entier, prier Notre-Dame de Lourdes, afin d'obtenir la grâce de la conversion et le soulagement de leurs épreuves.


Méditation


Et pour toujours prier, pour que nos activités les plus charitables, pour que nos œuvres de zèle restent toujours prière et ne dévient pas en satisfactions personnelles, en quête de vaine gloire ou de popularité, voire même en simple altruisme naturel, il est nécessaire de faire souvent retour à Dieu par la prière bien comprise : élévation de notre âme vers Dieu pour reconnaître que tout vient de lui et doit aller à lui, qu'il est tout et que nous ne sommes rien. Telle est la leçon que nous donne l'Immaculée aux mains jointes et jusque dans le concret, en tenant le chapelet qui est la prière des humbles. Sur chacun des pieds nus de Notre-Dame de Lourdes, on voit une rose jaune qui brillait comme de l'or. Ses pieds disparaissaient, pour ainsi dire, sous le pan de la robe et les deux roses lui faisaient comme une chaussure. Comment ne pas se rappeler ici l'enthousiasme du prophète : « Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix ! » Il exalte les pieds des missionnaires parce qu'ils sont le signe de leur activité et de leur zèle. Ces deux roses, sur les pieds de l'Immaculée, sont, comme toujours, symbole d'amour, de l'amour de Dieu et du prochain, du double amour qui se résoud en un seul, la charité, vertu théologale. Mais symbole de son amour agissant puisqu'elles fleurissent sur ses pieds. Amour qui s'active, qui se dépense, qui s'épuise pour Dieu et pour les âmes. Ainsi son union à Dieu indiquée par son regard, formée par la prière, s'achève dans l'amour véritable, non celui des mots mais celui des actes. Parfait modèle de la pleine justice, de la totale religion, de la dédicace sans réserve à Dieu et, à cause de Dieu, aux autres. Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu'elle est venue secourir ceux qui souffrent, par les innombrables miracles qui se répètent depuis un siècle ! Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu'elle est venue purifier les âmes aux piscines de la pénitence non moins miraculeuses que celles de la Grotte ! Mais, déjà, sa seule attitude le révèle à tous ceux qui la regardent. Si deux roses d'or ornent ses pieds, c'est qu'elle unit la contemplation de Marie à l'activité de Marthe. Et, à son exemple, l'âme chrétienne qui tend à la perfection ne doit pas s'isoler dans une sorte de recherche de Dieu qui ne serait plus qu'une recherche de soi-même, de sa tranquillité ou de sa paix. Si on aime Dieu, peut-on supporter de le voir méconnu et ignoré par tant et tant d'âmes ? Si, pour Dieu, on aime le prochain, peut-on ne pas s’efforcer de lui procurer ce qui peut l’aider à trouver les biens célestes ? Qu’elle est petite, cette pauvre charité des biens matériels nécessaires qui ne vise pas à communiquer le bien suprême de la sanctification ! Certes, qui peut le plus doit le moins, mais le moins n’a jamais remplacé le plus. Faisons du bien quand nous le pouvons, secourons les pauvres, adonnons-nous aux œuvres de misécorde, mais que nos actions n’aient pour but et pour mobile que la plus grande gloire de Dieu, en dehors de quoi il n'y a qu'agitation humaine, activité naturelle de solidarité et don passager de soi. Ne méritons pas ce reproche du prophète qui disait : « Ils ont des yeux et ne verront pas » ; agenouillons devant la statue de Notre-Dame de Lourdes pour recevoir la leçon de sa religieuse et charitable attitude. Son image est une prédication vivante : elle nous enseigne la primauté de Dieu, vers qui nous avons à tourner notre visage et à fixer nos yeux ; elle nous enseigne la prière par laquelle on se relie à Dieu ; elle nous enseigne la charité effective, entreprenante, active qui en a fini avec le prétexte égoïste. Daigne, l'Immaculée, prendre notre cœur avec le sien pour lui communiquer l’amour de Jésus Dieu, afin que nous soyons fondus avec elle dans le cœur de Jésus, pour aimer avec lui. Amen.


Abbé Chr.Ph Chanut


Neuvaine Notre Dame de Lourdes
Du 3 au 11 février 2009

Chaque jour


Une dizaine de chapelet et avec les invocations: "Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous", "Sainte Bernadette, priez pour nous". Aller à la Messe et communier de préférence le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes et se confesser si possible.


Premier jour


N.-D. de Lourdes, me voici à vos pieds pour solliciter la grâce (nommer ce que l'on désire) ma confiance en votre pouvoir est inébranlable, vous pouvez tout obtenir de votre divin Fils. Vous qui avez daigné descendre sur la terre pour nous apporter les grâces de ce même Fils, obtenez-nous la grâce de les mériter. Nous vous saluons, ô Merveille du Très-Haut, nous vous félicitons pour votre glorieux privilège, et nous répétons mille fois avec bonheur : Elle est Immaculée, la Vierge de Massabielle ! Elle est Immaculée, N.-D. de Lourdes, qui a daigné nous visiter !

Deuxième jour

N.-D. de Lourdes, vous qui avez voulu vous servir d’une enfant ignorante des choses de ce monde pour vous révéler à nous, et malgré toutes les faveurs dont vous avez comblé Bernadette, cette enfant est restée innocente et humble, parce que vous lui avez promis le bonheur, pas en ce monde, mais en l’autre. Obtenez-nous d’être humbles de cœur et simples d’esprit, afin d’obtenir à notre tour vos faveurs.

Troisième jour


N.-D. de Lourdes, qui avez voulu apparaître dans la grotte de Massabielle pour nous recommander la prière et la pénitence, vous qui avez voulu nous visiter pour nous témoigner de votre bonté maternelle, écoutez aujourd’hui nos vœux suppliants, exaucez-les s’ils doivent, en se réalisant, procurer la gloire de votre divin Fils et le salut de nos âmes.

Quatrième jour

N.-D. de Lourdes, usez en notre faveur de la puissance que vous avez sur le Cœur de votre Fils. Commandez, ô divine Reine, et vous serez écoutée. Voyez notre pauvreté, nos misères et ayez pitié de nous, ô Mère de bonté ! Puisez à pleines mains dans les trésors célestes et répandez-les sur ceux qui prient aux pieds de votre autel.

Cinquième jour

N.-D. de Lourdes, Marie Immaculée, il ne sera pas dit que nous vous avons invoquée en vain. Les affligés, les malheureux, tous ceux qui souffrent : les cœurs brisés, les âmes blessées, les corps malades sont là, tous ils attendent vos bienfaits, ô Vierge secourable ! Si vous le voulez, aucun de tous ceux qui sont là ne s’en ira sans avoir éprouvé l’effet de votre puissante intervention, cette intervention, nous l’obtiendrons si nous imitons vos vertus.

Sixième jour

N.-D. de Lourdes, santé des infirmes, vous qui guérissez les corps afin de mieux guérir les âmes, montrez-vous encore favorable à nos désirs ardents. Soyez l’espoir pour nos chers malades, que leur confiance en vous soit couronnée de succès. Vierge miséricordieuse, dont le nom seul évoque de merveilleuses guérisons, montrez-nous encore votre pouvoir. Intercédez pour nous et pour les êtres qui nous sont chers, ô N.-D. de Lourdes.

Septième jour

N.-D. de Lourdes, qui avez versé des larmes sur nos péchés, donnez-nous un vrai repentir de nos fautes. Aidez-nous à détester tout ce qui peut blesser le cœur de votre divin Fils. Rendez notre contrition parfaite par une volonté sincère de ne plus l’offenser. Donnez-nous cette énergie chrétienne qui ne recule devant aucun sacrifice afin de mériter le pardon des péchés commis et la grâce de ne plus y retomber.

Huitième jour

N.-D. de Lourdes, soutien de l’Eglise, protégez notre Saint Père le Pape N…, remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à notre amour filial. Que nous soyons toujours fidèles à sa voix, que ceux qui sont égarés reviennent au sein de l’Eglise pour consoler le cœur de notre Pape bien-aimé.

Neuvième jour

N.-D. de Lourdes, après les enfants de l’Eglise militante, n’oubliez pas ceux de l’Eglise souffrante. Donnez-leur « le repos, la lumière et la paix. » L’Eglise, notre Mère, le demande chaque jour au Saint Sacrifice de la Messe. Ecoutez leurs demandes et exaucez les prières que nous vous adressons pour eux. Ames de père, de mère, d’époux, d’amie, Jésus a payé pour elles. Pour ces morts bien-aimés, grâce et miséricorde, ô N.-D. de Lourdes, afin qu’elle puissent chanter vos louanges dans le Ciel.

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Notre Dame de Lourdes (pdf) en cliquant ici

2 février 2009

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Méditations essentiellement extraites de « Science de la Croix » et de « L'Expiation Mystique »

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Avant propos

« La Croix et le corps sont représentés en un puissant raccourci et comme vus de profils; le corps en grand mouvement, détaché loin de la Croix est suspendu par les mains, celles-ci transpercées par de puissants et surprenants clous en saillie, sont particulièrement expressives. La tête inclinée en avant ne permet pas de distinguer les traits du Visage. Par contre on voit le cou et la partie supérieure du dos couvert de blessures... Nous ne savons pas si le Sauveur a parlé à Son ami quand il s'est penché si profondément en avant de la Croix. Qu'il y ait eut échange de Cœur à cœur, c'est certain !... »

« Nous disons: « Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », lorsque nous faisons le Signe de la Croix. Cela signifie que ce que nous faisons, obéit au commandement et a lieu par la Force de la Très Sainte Trinité. D'où prenons-nous le droit inouï d'utiliser cette langue audacieuse? De la force de la Sainte Croix. Nous pouvons ainsi parler parce que nous sommes rachetés par la Sainte Croix. La Sainte Trinité l'a choisie de tout éternité comme instrument de Rédemption. En faisant le Signe de la Croix au Nom de la Trinité, nous rendons hommage à la Justice Divine et avec Elle, nous prononçons la condamnation à mort de notre nature pécheresse. »


« Quand le Seigneur disait: « Celui qui ne prend pas sa crois et ne Me suit pas n'est pas digne de Moi » ou « Si quelqu'un veut venir à Ma suite qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et Me suive », la Croix était alors le symbole de tout ce qui est lourd, difficile et contraire à la nature. S'en charger, c'était marcher à la mort. C'est pourtant de ce fardeau que tous les jours devait se charger le disciple de Jésus. L'annonce de la mort mettait sous les yeux des disciples l'Image du Crucifié. Elle la met encore aujourd'hui sous les yeux de quiconque lit ou entend l'Evangile. Il y a là une sollicitation silencieuse qui attend une réponse. Les appels intérieurs à L'imiter sur ce chemin de croix qu'est la vie, nous aident à donner la réponse conforme et nous ouvrent en même temps une vue sur le sens de la mort et sur la Croix. »


A chaque station


Après l'énoncé de la station: « Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


A la fin de la méditation, un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Gloire au Père, suivi de l'invocation: « O Marie, daignez graver profondément en nos coeurs les Plaies de Jésus Crucifié ».

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Première station

Jésus est condamné à mort


« Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. » (Évangile selon Saint Marc 15: 12-15).


« La Passion et la Mort du Christ constituent la conséquence la plus atroce du péché et nous le montre dans toute son horreur. Ce fut le péché sous toutes ses formes qui crucifia Jésus. Toute l'histoire du monde est comme l'immense toile de fond du drame du Golgotha. Les Messie qui, par obéissance envers Son Père, vient pour reconquérir « son épouse », se charge de son joug afin de l'en délivrer et ne recule même pas devant la Mort, afin de lui mériter la Vie. C'est pour cela qu'Il provoque contre Lui la rage de l'Enfer, la haine provenant de la méchanceté et de la faiblesse humaine, jusqu'à ce que les hommes et démons se déchaînent contre Lui et Lui préparent la Mort sur la Croix. »

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Deuxième station

Le portement de Croix


« Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, il portait Lui-même sa croix. » (Évangile selon Saint Jean, 19: 16-17)


« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. » (Isaïe 53: 3-4)


« Le poids de la Croix dont le Christ s'est chargé n'est rien d'autre que la déchéance de la nature humaine, avec le cortège des péchés et des souffrances dont est frappée l'humanité. Le sens du Chemin de Croix est de libérer le monde de ce fardeau. Le retour en Dieu de l'humanité délivrée est un pur don de la Grâce et de la Miséricorde mais non aux dépens de la Sainteté et de la Justice Divine. La somme totale des fautes humaines, du péché originel au Jugement dernier, doit être compensé par une mesure correspondante d'actes expiatoires. La « Via Crucis » de Notre Sauveur est cette expiation. »

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Il m'a fermé toute issue, et je ne puis passer; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers. Il m'a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête. Il m'a brisé de toutes parts, et je m'en vais; Il a arraché mon espérance comme un arbre.  ». (Job 19: 8-10)


« Garde-moi, mon Dieu comme la prunelle de l'oeil. » (Psaume 31 (30) 12-14)


« Dans les plus extrêmes douleurs du corps et de l'esprit, surtout dans la nuit de l'abandon Divin, Notre Seigneur nous dit quelle est la rançon pour la masse des péchés accumulés dans tous les temps contre la Sainteté de Dieu... Ainsi, Il ouvre les écluses de la Miséricorde Paternelle pour tous ceux qui ont le courage d'embrasser la Croix et le Crucifié. Le retour de l'humanité délivrée se jetant dans le Cœur du Père est un don gratuit de l'Amour qui est tout Miséricorde. »

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


« Les larmes coulent de mes yeux nuit et jour, Et elles ne s'arrêtent pas; Car la vierge, fille de mon peuple, a été frappée d'un grand coup, D'une plaie très douloureuse. » (Jérémie 14: 17).


« Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? » (Isaïe 49: 15).


« Sur ce Chemin de la Croix, le Sauveur n'est pas seul... et il n'est pas entouré que d'ennemis qui Le harcèlent... Il y a aussi la présence des êtres qui Le soutiennent... La présence d'abord de la Mère de Dieu, Modèle de ceux qui en tous temps suivent l'exemple de la Croix. L'Amour du Christ les pousse à descendre dans la nuit la plus noire... et aucune joie maternelle sur terre n'est comparable à la félicité de l'âme qui peut faire jaillir de la nuit du péché la Lumière de la Grâce; la Croix est le Chemin qui y conduit: la Vierge des vierges y est devenue la Mère de la Grâce. »

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


« Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. » (Évangile selon Saint Luc 23: 26).


« Celui qui marche dans la voie des parfaits sera mon serviteur. » (Psaume 101)


« Quand je dis: mon pied chancelle Ton Amour, Eternel, me soutient; sans l'exces des soucis qui m'envahissent, Tes consolations délectent mon âme. » (Psaume 94)


« Sur ce chemin, Simon figure ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui dans cette acceptation sont bénis. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur, ou qui librement fait oeuvre de pénitence, a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, le Christ Tête accomplit l'expiation dans les membres de Son Corps Mystique qui se mettent corps et âme à Sa disposition en vue de Son oeuvre de Rédemption. »

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


« Jésus leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 10-12).


« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage. » (Isaïe 53: 2-3).


« De Toi mon Cœur à dit: « Cherche Sa Face ». C'est Ta Face, Eternel, que je cherche, ne me cache pas Ta Face. » (Psaume 27: 7-8).


« Véronique est l'image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur....


Et maintenant en ces derniers temps, alors que la Foi, l'Espérance et l'amour ont disparu, Tu as découvert Ta Sainte Face, la Face de Celui qui souffrit sur la Croix et ferma les yeux dans le sommeil de la Mort. Comme derrière un voile, nous voyons la souffrances sans ces traits Saints, sublimes....


O Mère Très Haute, Tu leur (les Tiens) apprends à élever le regard vers la Face de l'Eternel et les désaltères avec cette boisson de l'Esprit qui est à la fois rafraîchissante et ardente et qui rend sobre – enivre.

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


« C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. » (Lettre aux Hébreux 5: 7-10).


« Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. » (Isaïe 53: 7).


Le Chemin de Croix est une expiation. L'écroulement, par trois fois, sous le poids de la Croix correspond à la triple chute de l'humanité: la chute originelle, le rejet du Rédempteur par son peuple d'élection, l'apostasie de ceux qui portent le nom de Chrétiens. Mais l'appui des porteurs de croix Lui est un secours à chacune de Ses chutes. Ce sont les Justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à Lui pendant Sa Vie terrestre, sont ceux qui L'aident entre la deuxième et la troisième. Les amants de la Croix, qu'Il a éveillés et qu'Il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelés...

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


« Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » (Évangile selon Saint Luc 23: 27-28).


« Par la Croix je compris le destin du peuple de Dieu... Je pensais que ceux qui comprennent qu'il s'agit de la Croix du Christ, devraient au nom de tous s'en charger... Je vous en prie, permettez-moi de m'offrir en expiation au Cœur de Jésus pour la vraie Paix... Je prie le Seigneur qu'Il accepte, pour Sa Gloire et glorification et ma vie et ma mort... et ainsi qu'Il soit accueillit chez les Siens et que Son Royaume advienne en toute gloire.


La souffrance expiatoire est ce qui en vérité unit le plus profondément au Seigneur. Elle prend sa source dans une union déjà établie avec le Christ... Seul peut désirer la souffrance expiatrice celui dont les yeux spirituels se sont ouverts sur les interactions surnaturelles des évènements de l'histoire du monde... Cette oeuvre d'expiation unit plus étroitement au Christ de même que toute communauté s'approfondit par l'accomplissement d'un oeuvre commune.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


« Il tomba la Face contre terre et priait de façon plus instante. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 39).


« Tu m'as mis au tréfonds de la fosse dans les ténèbres, dans les abîmes. Sur moi pèse Ta Colère. Tu déverses toutes Tes vagues, Eternel, Dieu de mon Salut. Lorsque je crie vers Toi la nuit, que jusqu'à Toi s'élève le cri de ma prière. Prête l'oreille à mes lamentations. » (Psaume 87).


Jamais Cœur d'homme n'a pénétré dans une nuit aussi obscure que celle de l'Homme Dieu à Gethsémani et sur le Golgotha. Aucune puissance humaine n'aurait pu le séparer d'avec son Dieu, mais Dieu Lui-même pouvait se retirer de lui. Il n'est pas donné à l'esprit investigateur des hommes de pouvoir sonder le mystère impénétrable du Divin abandon de l'Homme Dieu. Mais à certaines âmes de Son choix, Jésus peut donner à goûter quelque chose de cette extrême amertume. Etre pur et ressenti néanmoins la souffrance n'est-ce pas là ne plus faire qu'un avec l'Agneau sans tâches qui s'est chargé de tous les péchés du monde? N'est-ce pas à la fois Gethsémani et le Golgotha?

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Dixième station

Le dépouillement de Jésus


Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. (Évangile selon Saint Jean 19: 23).


Durant toute Sa vie, le Christ fut sans cesse en possession de la vision Béatifique jusqu'à Son Agonie. Alors par un acte de Sa libre Volonté, Il s'enleva cette jouissance. Quelle souffrance humaine pourrait être comparée avec le tourment que dût ressentir l'Homme Dieu? Tout comme l'esprit et le cœur humains sont impuissants à concevoir et à goûter ce qu'est l'éternelle béatitude, aussi sont-ils incapables de pénétrer l'insondable mystère d'une pareille privation. Mais, Lui, Jésus, se dépouille Lui-même: « Lui, de Condition Divine, ne retint pas le rang qui l'égalait à Dieu, mais Il s'anéantit , prenant la condition d'esclave. Il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une Croix. » (Philippiens 2: 6-8).

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Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix


« Ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne. Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs. Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. » (Évangile selon Saint Marc 15: 22-27).


« Voici que la douce Lumière semblait éteinte, Dieu Le laissant tout seul. C'était la douleur la plus profonde et pourtant elle était aussi la preuve que Dieu L'aimait d'un Amour de choix. Cet abandon de Dieu dans toute sa rigueur était son partage exclusif et ne pouvait être subit que par Lui, parce qu'Il était à la fois Dieu et Homme: Comme Dieu – en effet – Il ne pouvait souffrir, comme Homme pur, Il ne pouvait comprendre le Bien dont Il se dépouillait. L'Incarnation est donc la condition de Sa souffrance: la nature humaine, en tant que capable de souffrir et ayant réellement souffert est l'instrument de la Rédemption. La nature humaine a perdu, dans le premier homme sa dignité, sa perfection originelle et l'élévation qu'elle devait à la Grâce. Cette élévation est rendue à chaque âme qui renaît à la vie d'enfant de Dieu; elle est couronnée dans les âmes qui arrivent à l'union nuptiale avec le Sauveur. Cette union s'accomplit « sous l'arbre de la Croix » parce qu'elle est le fruit de la Mort du Christ et se réalise par la participation à Ses souffrances.

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Douzième station

La Mort de Jésus


« Recueillons-nous dans le silence de l'adoration , de l'amour, du repentir, de la gratitude... Le Testament de Jésus, les sept Paroles du Verbum Crucis, du Verbe de la Croix. Cette Parole de la Croix deviendra en nous puissance vivifiante, « Science de la Croix ».


En Croix, Jésus disait: «Père, pardonne-leur , car ils ne savent ce qu’ils font» (Luc 23:34).


Au Larron crucifié avec Lui et rependant: «En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23:43).


Il voit Sa Mère et, près d'Elle le disciple qu'Il aimait: «Femme, voilà ton fils» et «Voilà ta mère» (Jean 19:26 et 27).


Après quoi, ayant tout accompli, il dit: «J’ai soif» (Jean 19:28).


Et cria d'une voix forte: « Eloï, Eloï, lama sabactani » «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 et Marc 15:34).


Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu et jetant un grand cri, Jésus dit: «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» (Luc 23:46).


«C’est accompli» , ayant dit cela, Il expira. (Jean 19:30)


Au soir les soldats vinrent... et l'un de sa lance Lui perça le côté, il en sortit du Sang et de l'Eau.


« Vérité et Miséricorde se sont rencontrées dans l'oeuvre de la Rédemption. Elle sont « un » en Dieu. L'horreur du péché et de la puissance des ténèbres sont devenues manifestes dans la Souffrance et la Mort de Jésus. Que nous ne périssions pas mais que par Ses blessures nous soyons guéris, par Son abandon conduits au Père, par Sa Mort que nous gagnons la Vie, telle est la Miséricorde. Ainsi la Vérité est Miséricordieuse et la Miséricorde vraie.


Dans ton Cœur également, Bienheureuse Vierge, Tu n'as pas fermé les yeux devant la vue terrible de la Souffrance, mais Tu as eu pitié de nous et Tu as dit avec le Seigneur: « Père, pardonne-leur ».

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Treizième station

Jésus est descendu de la Croix


« Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc. » (Évangile selon Saint Matthieu 27: 55, 57-59).


« Le soir du Vendredi Saint, au pied de la Croix, la Douleur de la Mère de Dieu est grande comme la mer, Elle y est plongée... Mais c'est une douleur contenue, dominée, Elle retient fermement Son Cœur de la main afin qu'il ne puisse pas se briser. La mort véritable apparaît de façon presque effrayante à la bouche entrouverte du Sauveur... Mais Sa tête est tournée vers Sa Mère comme pour la consoler... et la Croix est toute Lumière, le bois de la Croix est devenu Lumière du Christ: « Lignum Crucis... Lumen Christi! »

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Quatorzième station

Le Corps de Jésus est mis au Tombeau

« Il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus. » (Évangile selon Saint Jean 19: 41-42).


« Dans la Paix, je me couche et je dors, car Tu me donnes d'habiter, seul, dans la confiance. Tu ne peux laisser Ton ami voir la corruption. » (Psaume 4 et 15).


La Croix du Christ et la nuit sont le chemin qui conduit à la Lumière du Ciel. Tel est le Message de la Croix, de la Mort, de l'ensevelissement de Jésus. La Croix est l'arme puissante du Christ; la houlette de berger avec laquelle le divin David sortit à la rencontre du Goliath infernal, celle dont Il frappe avec force à la porte du Ciel, tellement Il nous l'ouvre. Alors les flots de la Lumière Divine jaillissent au-dehors et enveloppent tous ceux qui montent à la suite du Crucifié. En effet ceux qui ont été baptisés dans le Christ, c'est en Sa Mort qu'ils ont été baptisés. Ils se plongent dans Sa Vie pour devenir des membres de Son Corps, afin, comme tels, de souffrir et de mourir avec Lui, mais aussi de ressusciter avec Lui à la Vie éternelle, à la Vie Divine. Cette Vie n'atteindra sa plénitude qu'au jour du Seigneur. Cependant nous y participons dès maintenant pour autant que nous ayons la Foi.

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Sainte Édith Stein

Sainte Patronne de l'Europe

1891-1942

Fête le 9 août


Edith naît à Breslau le 12 octobre 1891, dans une famille juive très pratiquante. Mais ce qui de ce milieu a laissé de fortes racines en Edith ce n'est pas la foi dans le Dieu d'Israël, mais une grande rigueur morale dérivant de la Loi. Elle-même, sur le point de quitter Breslau pour aller à l'université de Göttingen (1911), se reconnaît non-croyante, remplie d'un fort idéalisme éthique. À la rigueur morale correspond en Edith, dans son intelligence vive et profonde, la recherche et la soif de la vérité. Elle ne pouvait se sentir satisfaite du courant psychologiste de type positiviste, prédominant à l'université de Breslau, et pour cela elle s'orienta, dès qu'elle la connût, vers la phénoménologie d'Edmund Husserl, professeur titulaire à Göttingen, dont elle devint par la suite l'assistante. C'est un fait historique remarquable : dans le groupe des élèves et des collaborateurs de Husserl, plusieurs conversions ont eu lieu. Même Husserl et sa femme étaient passés du judaïsme au protestantisme. Le professeur Hedwig Conrad-Martius et son mari, qui s'étaient convertis à la foi évangélique, seront de chers amis d'Edith. C'est chez eux qu'Édith aura le grand foudroiement après la lecture, d'une seule haleine, de l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila : Voilà la Vérité! . Dans ces années de Göttingen, la soif de la vérité, qu'Edith disait être sa seule prière, se transformait inconsciemment en soif de Dieu.


Edith reçoit le baptême le 1er janvier 1922. Son amie Hedwig, protestante, sera la marraine au baptême catholique d'Édith. Recevoir le baptême, affirme Jean-Paul II dans son homélie pour sa béatification, ne signifia nullement, pour Édith Stein, rompre avec le monde hébraïque. Elle soutient plutôt : Quand j'étais une jeune fille de quatorze ans je cessai de pratiquer la religion hébraïque et, après mon retour à Dieu, moi, je me suis, avant tout, sentie juive. Au début des années trente, l'Allemagne était en pleine crise économique et dans une grave instabilité politique, pendant que, lentement mais inexorablement, le parti national-socialiste de Hitler montait au pouvoir. Edith n'a pas de mal à comprendre immédiatement l'avenir : le nazisme, incarnation du Malin, ennemi de la Croix, combat Dieu lui-même et son plan salvateur; pour cela, il voudra détruire le judaïsme, comme fondement de la religion chrétienne, et éliminer la peste hébraïque-chrétienne , afin d'instaurer le règne de la race aryenne.


Le 14 octobre 1933, Edith entre au Carmel de Cologne; le 15 avril 1934, elle prend l'habit du Carmel et le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, comme elle l'avait demandé; le dimanche de Pâques elle est appelée à la profession simple; le 30 mai 1938, elle fait la profession solennelle qui l'unit définitivement au Christ. Dès l'époque de son baptême elle s'était sentie fortement attirée par la vie carmélite, dont le trait fondamental - comme elle-même le décrit- consiste à souffrir avec le Christ… le Christ continue de souffrir en elles… [les Carmélites] à intercéder pour les pécheurs à travers une souffrance librement acceptée et joyeuse pour participer ainsi à la rédemption de l'humanité. Elle y continue par ailleurs ses travaux de philosophie et termine Être fini et Être éternel. Le 30 janvier 1939, Hitler décrète l'anéantissement de la race juive . Le 31 décembre 1938, Edith s'était réfugiée au Carmel d'Echt en Hollande, où au mois d'août 1940 la rejoindra sa sœur Rose, qui s'était convertie. Elle y demande à sa prieure de Cologne (qui est restée sa supérieure) l'autorisation à m'offrir au Cœur de Jésus comme victime expiatoire pour la paix véritable, espérant que le règne de l'Antéchrist s'écroule, si possible, sans une nouvelle guerre mondiale et que l'ordre soit renouvelé.


Elle écrit plus tard un testament spirituel : Dès à présent j'accepte la mort que Dieu m'a destinée, par une soumission totale à sa volonté très sainte. Je prie le Seigneur de bien vouloir accepter ma vie et ma mort pour sa gloire, pour les intentions du saint Cœur de Jésus, du saint Cœur de Marie et pour les intentions de l'Église. Spécialement… en expiation du refus de la foi de la part du peuple juif, afin que le Seigneur soit accueilli des siens et que son règne vienne dans la gloire; pour le salut de l'Allemagne et pour la paix dans le monde. L'année 1942 marque le début de la déportation en masse des Juifs vers l'Est : camps de travail, mines de sel, chambres à gaz. Devant ces événements d'une férocité incroyable, les évêques de l'Église de Hollande envoient au commissaire du Reich un long télégramme de protestation (11 juillet 1942). À la suite de cette démarche, le chef nazi se dit disposé à épargner les chrétiens d'origine juive qui peuvent démontrer leur appartenance à une communauté chrétienne avant janvier 1941. Les évêques jugent complètement insuffisante cette réponse et font lire dans toutes les églises du pays (26 juillet) une lettre pastorale, dans laquelle on rapportait la protestation du télégramme.


Le matin du 2 août 1942, le commissaire du Reich, ayant décidé de poursuivre les catholiques juifs comme leurs pires ennemis , ordonne que tous les religieux et toutes les religieuses non aryens présents dans les couvents hollandais soient emmenés. Et l'après-midi de ce même jour, la Gestapo vient arrêter les deux sœurs Stein. Les dernières paroles de sœur Bénédicte, en quittant le Carmel, sont adressées à sa sœur : Viens, allons pour notre peuple. À Auschwitz-Birkenau, à l'arrivée du convoi, le 9 août 1942, les sœurs Stein sont introduites, avec les autres déportées, dans la chambre à gaz. Dans la dernière lettre qu'elle a pu faire parvenir au Carmel d'Echt, elle avait écrit : On ne peut acquérir une Science de la Croix [c'était le titre de son dernier livre, resté inachevé] que si l'on commence à souffrir vraiment du poids de la Croix. Du plus profond de mon cœur j'ai dit : Je te salue, ô Croix, mon unique espérance!

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix avec Edith Stein (pdf) en cliquant ici

1 février 2009

Un petit tour par le Purgatoire

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Un petit tour par le Purgatoire

Durant sept jours en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus

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Origine de cette pieuse pratique

Notre Seigneur à Sainte Marguerite-Marie: « Vous ferez un petit tour par le Purgatoire en la compagnie du Sacré-Cœur, en lui consacrant tout ce que vous aurez fait, pour le prier d’appliquer ses mérites à ces saintes âmes souffrantes... Et vous Le prierez, en même temps, d’employer leur pouvoir pour vous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant à ses désirs sur nous, sans résistance...Et si vous pouviez remettre en liberté quelques-unes de ces pauvres âmes prisonnières, vous serez bien heureux d’avoir dans le Ciel une avocate qui plaiderait votre salut ».

Prières quotidiennes

Actes préparatoires

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Prière à Sainte Marguerite Marie

Sainte Marguerite-Marie, que Notre-Seigneur a choisie pour établir et répandre de toutes parts, comme une source intarissable de grâces, la dévotion à son divin Cœur; vous qui avez entendu les âmes du Purgatoire vous demander ce remède nouveau, si souverain à leurs souffrances, et qui avez délivré, par ce moyen, une multitude de ces pauvres âmes prisonnières, obtenez-nous la grâce d’accomplir saintement cette pieuse pratique d’un « petit tour par le Purgatoire », en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus. Amen.

Consécration de la journée

Ô divin Cœur de Jésus, en faisant, en votre compagnie, ce « petit tour par le Purgatoire », nous Vous consacrons tout ce que nous avons fait et ferons encore de bien, avec le secours de votre Grâce, durant cette journée. Nous Vous prions aussi d’appliquer tous vos mérites à ces saintes âmes souffrantes. Et vous, saintes âmes du Purgatoire, employez en même temps tout votre pouvoir, pour nous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant sans résistance à ses désirs sur nous. Amen.

Offrande

Père éternel, nous Vous offrons le Sang, la Passion et la mort de Jésus-Christ, les douleurs de la très Sainte Vierge et celles de Saint Joseph, pour la rémission de nos péchés, la délivrance des âmes du Purgatoire et la conversion des pécheurs.

Invocations


Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus !

Ô Marie, Mère de Dieu et Mère de Miséricorde, priez pour nous et pour les trépassés.

Ô Saint Joseph, modèle et patron des amis du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Prélude

Descendons un instant en pensée, avec l’Amour du Cœur de Jésus et l’abondance de ses Grâces, dans les flammes dévorantes du Purgatoire !

1) Que d’âmes y viennent, en ce moment, commencer leur douloureuse captivité..! Heureuses d’avoir évité l’enfer à tout jamais... Elles sont sauvées... Mais aussi, tristement chargées de mille imperfections... Exilées, pour un temps, de leur céleste Patrie dans un feu expiatoire.

2) Quelle sainte légion, presque entièrement purifiée s’apprête aujourd’hui même à s’envoler pour le Ciel..! Donnons à ces âmes le dernier suffrage qui hâtera de quelques instants leur joyeux départ et demandons-leur de se souvenir de nous dans l’éternel Royaume.

3) Quelle multitude s’y trouve renfermée depuis longtemps déjà, pour y demeurer longtemps encore..! Il y a là des âmes séculières, religieuses, sacerdotales, des âmes qui nous sont chères. Contemplons-les, écoutons leurs gémissements, adressons-leur une parole d’amitié et de compassion, prêtons-leur assistance.

Miserere (Psaume 51)

Pitié pour moi, ô Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché, lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi. Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche ; contre toi, toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges. Vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m’a conçu. Mais tu aimes la vérité au fond de l’être, dans le secret tu m’enseignes la sagesse. Ôte mes taches avec l’hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu’ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta Face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le. Dieu, crée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ; ne me repousse pas loin de ta face, ne m’enlève pas ton esprit de sainteté. Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime. Aux rebelles j’enseignerai tes voies, vers toi reviendront les pécheurs. Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice ; Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice ; un holocauste, tu n’en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé ; d’un cœur brisé, broyé, tu n’as point de mépris. En ton bon vouloir, fais du bien à Sion : rebâtis les remparts de Jérusalem ! Alors, tu te plairas aux sacrifices de justice – holocauste et totale oblation – alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

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Dimanche

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le temps perdu... Je ne le croyais ni si précieux, ni si rapide, ni si irréparable... Si j’avais su... Si je pouvais encore..! Temps précieux..! Aujourd’hui, je t’apprécie comme tu le mérites. Tu m’avais été donné pour être employé tout entier à l’amour de Dieu, à ma sanctification, au soulagement et à l’édification du prochain ; je t’ai employé au péché, au plaisir, à des œuvres qui, maintenant, me causent de si amers regrets ! Ô temps perdu, te voilà passé sans espoir de retour! Ô vous qui vivez encore sur la terre, consacrez pour nous, au Cœur de Jésus, quelques-unes de ces heures où la grâce vous est offerte en si grande abondance et avec tant de facilité !  À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« Les souffrances des âmes du Purgatoire sont si grandes qu’un jour leur semble mille ans. » (Saint Vincent Ferrier)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu au Jardin des Oliviers, pour l’âme la plus abandonnée du Purgatoire : conduisez-la dans le séjour de la gloire afin qu’elle Vous loue et Vous bénisse pendant toute l’éternité. Amen.

Doux Cœur de Jésus, faites que je Vous aime toujours de plus en plus.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Lundi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les biens dissipés... Ma fortune, ma santé, mes talents, ma position dans le monde : tout cela eût été pour moi un puissant moyen de salut, si j’avais voulu m’en servir à la gloire de Dieu. Tous ces biens se sont évanouis à mes yeux au moment de la mort ! Ah ! si j’étais riche aujourd’hui de ces biens périssables, que ne donnerais-je pas pour faire avancer d’un degré la gloire que Dieu me réserve au Ciel et pour faire connaître, ici-bas, la dévotion à son Sacré-Cœur. Ô vous qui, sur la terre, disposez encore de quelque fortune, il vous en sera demandé compte... Songez-y... Usez-en selon la justice, la piété et la charité. Acquittez-vous de vos dettes envers les vivants et envers les défunts. À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« À l’aumône sont ouvertes toutes grandes les portes du Paradis. » (Saint Jean Chrysostome)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant sa cruelle flagellation, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui doivent le plus tôt entrer dans votre Gloire, afin qu’elles commencent dès maintenant à Vous bénir pendant toute l’éternité et intercéder inlassablement pour nous. Amen.

Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mardi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la grâce méprisée... Elle m’a été offerte en si grande abondance, à chaque instant de ma vie : régénération chrétienne, vocation, sacrements, Parole de Dieu, inspirations saintes, bons exemples, faveurs insignes de pardon après la chute. Que de grâces ! J’ai refusé les unes, accepté froidement les autres, abusé de la plupart d’entre elles. Ah ! si j’avais seulement, durant un seul instant, la liberté d’étancher ma soif à ces sources de la Miséricorde qui jaillissent du Cœur Sacré de Jésus, et que les pécheurs et les indifférents dédaignent ! Ô vous sur la terre ! Écoutez sainte Marguerite-Marie vous dire du haut du Ciel: ‘Il n’est personne au monde qui ne puisse ressentir toutes sortes de secours, s’il avait réellement, pour Jésus-Christ, un amour reconnaissant, tel que celui qu’on Lui témoigne par la dévotion à son Sacré-Cœur.’ »

Bouquet spirituel

« Le bien d’une seule grâce est supérieur au bien naturel de l’univers entier. » (Saint Thomas)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant son douloureux couronnement d’épines, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui devraient être les dernières à sortir de ce lieu de tourments, afin qu’elles ne tardent pas à Vous louer dans votre gloire et à Vous bénir éternellement. Amen.

Père éternel, je Vous offre le Sang très précieux de Jésus-Christ, en expiation de mes péchés et pour les besoins de la sainte Église.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mercredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le mal commis. Il me paraissait autrefois si léger et si agréable. J’en étouffais les remords au milieu des plaisirs. Maintenant, son poids m’accable, son amertume fait mon tourment, son souvenir me poursuit et me déchire. Péchés mortels pardonnés, mais non expiés ; fautes vénielles et imperfections légères, il est trop tard pour comprendre toute votre malice ! Ah ! si je pouvais retourner à la vie. Nulle promesse, nul plaisir, nulle richesse, nulle parole séduisante ne serait capable de m’engager à commettre le plus petit péché. Ô vous qui avez encore la liberté de choisir entre Dieu et le monde, regardez les épines, la Croix, les flammes qui ont torturé le Cœur de Jésus ; elles vous diront ce que nos péchés Lui ont coûté de souffrances. Pensez aux regrets tardifs et douloureux que vous aurez de vos fautes au Purgatoire. Rien ne devrait vous coûter maintenant, aujourd’hui, de confesser, dans le sacrement de Pénitence, tous vos péchés passés et les éviter à l’avenir. »

Bouquet spirituel

« Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » 

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu sur la Voie douloureuse, en portant une si pesante Croix sur ses épaules sacrées, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout particulièrement celles qui sont les plus riches en mérites devant Vous, afin qu’élevées au rang sublime qu’elles attendent, elles Vous louent hautement et Vous bénissent à jamais. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, je Vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie ; assistez-moi dans ma dernière agonie ; faites que je meure en paix en votre sainte compagnie.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Jeudi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les scandales donnés. Si, au moins, je n’avais que mes fautes à regretter ! Si, en mourant, j’avais pu arrêter les tristes conséquences de mes scandales! Si je pouvais d’ici, retenir sur la pente de l’abîme, tant de pauvres âmes qui suivent mes tristes exemples et ma perverse doctrine ! Mais non, à cause de moi, il se commettra encore longtemps du mal. Il m’est demandé compte de la part qui me revient de tous ces péchés. Ô vous qui venez me visiter en compagnie du Sacré-Cœur et qui faites briller à mes yeux un rayon de sa Lumière, vous avez en Lui le moyen le plus sûr et le plus facile, en coopérant à sa grâce et vous animant de son zèle, de convertir plus d’âmes que j’en ai scandalisées sur terre. »

Bouquet spirituel

« À chacun selon ses œuvres. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Corps adorable et le Sang très précieux de Jésus, qui, la veille de sa Passion, se donna Lui-même en un Sacrifice perpétuel, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout spécialement les plus dévotes à ce mystère d’un Amour infini. Qu’elles Vous louent enfin et à jamais par les mérites de votre divin Fils Jésus-Christ. Amen.

Ô mon Jésus, pardon et miséricorde !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Vendredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la pénitence omise. Qu’elle eût été facile, hier dans le monde ! Qu’elle est rude, aujourd’hui, dans le Purgatoire ! Ici, la plus petite de mes souffrances est au-dessus des plus grandes douleurs de la terre. Je pouvais alors accepter avec résignation toutes les contrariétés et souffrances; me priver de quelques biens ou nourriture; accomplir des œuvres réparatrices. Ô vous qui souffrez dans cette vallée d’exil, réjouissez-vous que les plus légères peines, chrétiennement supportées pour satisfaire à la Justice de Dieu et offertes au Sacré-Cœur en esprit de réparation, peuvent abréger, ou mieux encore, vous épargner un long et pénible Purgatoire. »

Bouquet spirituel

« Faites donc de dignes fruits de pénitence. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang que Jésus, votre divin Fils, a répandu sur l’Arbre de la Croix, surtout par les Plaies de ses mains et de ses pieds sacrés, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles pour lesquelles je suis le plus obligé de prier, afin que ce ne soit pas par ma faute que vous ne les introduisiez aussitôt dans le Paradis, pour Vous louer éternellement. Amen.

Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Samedi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le peu de charité que j’ai eu sur la terre pour les âmes du Purgatoire. J’aurais pu leur être si utile durant ma vie ! Prières, pénitences, aumônes, bonnes œuvres, Communions, saintes Messes, dévotion au Sacré-Cœur; que de moyens n’avais-je pas pour consoler ces pauvres âmes, retenues prisonnières dans ce séjour de feu, de ténèbres et de souffrances. Si j’avais agi de la sorte, je me serais acquis des grâces puissantes pour éviter le péché et ainsi, éviter un long et douloureux séjour de purification. Ah ! si je pouvais retourner sur la terre, que de saintes Messes n’entendrais-je pas ! Combien n’en ferais-je pas célébrer pour toutes ces âmes oubliées ! Quelles prières n’adresserais-je pas au Ciel à leur intention ! Vous, vous le pouvez encore. »

Bouquet spirituel

« C’est justement que nous souffrons. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang qui jaillit du Cœur de Jésus et par sa Mère, témoin silencieuse de ce drame salvifique, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles qui ont été les plus grandes dévotes à cette grande Reine, afin qu’elles soient admises au plus tôt dans votre Gloire et puissent Vous louer en Elle pour les siècles des siècles. Amen.

Ô Marie, qui êtes entrée sans tache dans le monde, obtenez-moi de Dieu que je puisse en sortir sans péché.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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6 janvier 2009

Litanies de saint Joseph, Modèle des dévots au Sacré Cœur

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Litanies de saint Joseph, Modèle des dévots au Sacré Cœur

Origine

Ces Litanies s'appelaient auparavant "St Joseph, ami du sacré coeur" mais la congrégation des rites voulu que l'on transforma cette invocation car saint Joseph ne l'emporte pas sur les autres saints, pourtant 6 ans avant ce décret, Léon XIII avait autorisé l'archiconfrérie de saint Joseph, ami du Sacré Coeur. Ces litanies ont été répandu par les Missionnaires du Sacré Coeur d'Issoudun et par l'archiconfrérie de saint Joseph fondée par eux.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Dieu le fils, Rédempteur du monde,

Dieu le Saint-Esprit,

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sacré Cœur de Jésus,

Notre-Dame du Sacré-Cœur, priez pour nous.

Saint Joseph, patron des dévots au Cœur de Jésus,

Saint Joseph, exemple de ceux qui aiment le Cœur de Jésus,

Saint Joseph, époux virginal de Notre-Dame du Sacré Cœur,

Saint Joseph, homme juste selon le sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, gardien fidèle du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, confident intime du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, imitateur fidèle des vertus du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, après Marie, premier adorateur du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, modèle de la vie cachée dans le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, modèle d’union au Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, modèle des cœurs reconnaissants envers le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, modèle d’obéissance au Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, modèle de générosité envers le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, victime du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, consolé dans vos épreuves par le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, vivant à Nazareth dans la paix du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, revêtu de l’autorité paternelle sur le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, embrasé d’amour pour le Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, palpitant d’amour au contact du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, progressant sans cesse dans l’amour du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, instruit dans la douceur à l’école du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, instruit dans l’humilité à l’école du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, instruit dans la vie intérieure à l’école du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, instruit dans la miséricorde à l’école du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, expirant dans l’amour du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, annonçant aux patriarches les amabilités du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, participant dans le ciel aux joies du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, placé dans le ciel à côté du Sacré Cœur de Jésus

Saint Joseph, protecteur puissant de l’église militante, sortie du Sacré Cœur de Jésus,

Saint Joseph, avocat compatissant de l’église souffrante si chère au Sacré Cœur de Jésus,

Hâtez par vos prières le triomphe de l’église, O saint Joseph, modèle des dévots au Sacré-Cœur.

Demandez pour nous l’amour du Cœur de Jésus,

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

O saint Joseph, patron des dévots au Cœur de Jésus!

Hâtez par vos prières le triomphe de la sainte église.

Prions

Mon Dieu, qui nous offrez saint Joseph comme le modèle d’une véritable dévotion du Sacré Cœur de Jésus, et qui nous le donnez comme patron dans les épreuves qui affligent le monde et l’église, accordez-nous par ses prières et son intercession la grâce de devenir les amis du Cœur de Jésus, votre divin Fils. Ainsi soit-il.

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19 novembre 2008

Neuvaine à Saint Augustin

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Saint Augustin

Évêque d'Hippone, Père et Docteur de l'Église
354-430

Fête le 28 août

Saint Augustin est l'un des plus grands génies qui aient paru sur la terre et l'un des plus grands Saints dont Dieu ait orné Son Église. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer. Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre; c'est bien à son sujet qu'on peut dire: "Dieu est admirable dans Ses Saints!" Augustin naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 354, et, s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit; mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les splendeurs de la vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu: "Le fils de tant de larmes ne saurait périr!" avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes. C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise, qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques. Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la charité qui les anime; nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l'Église et des âmes. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Neuvaine à Saint Augustin

Premier jour

Tu nous as faits pour toi et notre cœur est sans repos jusqu’à tant qu’il repose en toi.

Seigneur, Tu es notre créateur et notre Père. Tu nous as tous faits à ta ressemblance et nous sommes égaux en dignité devant Toi. C’est pourquoi Tu nous appelles, Tu nous invites à partager avec Toi la vie qui ne finira pas, où il n’y aura plus ni larmes ni souffrance ni mort. Écoute notre prière comme tu as écouté ton ami Augustin en son temps, nous lui demandons de Te la présenter : prends pitié de nos frères et sœurs souffrant en Algérie.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Deuxième jour

Aime et fais ce que tu veux ! Tu te tais, tais-toi par amour, tu cries, crie par amour ; tu corriges, corrige par amour, tu pardonnes, pardonne par amour.

Notre ancêtre dans la foi, Augustin de Tagaste, l’actuelle Souq Ahras nous a dit : « Les bons usent du monde pour jouir de Dieu ; les méchants au contraire veulent user de Dieu pour jouir du monde. » Ô Seigneur de toute bonté, Toi qui nous a appris par ton Fils que Tu es le Dieu d’amour, voici que nous t’adressons notre prière par ton serviteur Augustin : prends pitié des femmes et des hommes d’Algérie, afin qu’ils vivent non pas en ennemis les uns des autres mais en frères solidaires qui ont en partage les richesses qui viennent de Toi.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Troisième jour

O Seigneur, notre Dieu, protège-nous et porte-nous ! Tu porteras, toi, oui, tu porteras, toi, les tout petits et jusqu’aux vieillards chenus, c’est toi qui les porteras !

Dieu créateur, Tu es l’auteur de toutes choses, et Tu as mis en nous le désir du bien et de la justice. Prêtes l’oreille à notre cri, entends nos demandes pour nos frères et sœurs d’Algérie qui endurent l’injustice et qui aspirent au règne de la charité : voici que nous les confions, pour te les présenter, au grand frère Augustin, étudiant en son temps à Madaure, près de l’actuelle M’Daourouch.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Quatrième jour

Tu remets les péchés, quand on avoue ; tu exauces le gémissement du captif entravé ; tu dégages des liens que nous nous sommes faits.

Ô Dieu de miséricorde et de pardon, Tu connais nos besoins et Tu sais combien nous sommes faibles. Guide nous et enseigne nous tes voies, elles mènent à la vérité et à la vraie vie, Toi qui est le chemin, la vérité et la vie. Nous te le demandons aussi pour nos frères et sœurs d’Algérie par l’intercession de leur ancêtre Augustin dont le cœur contrit T’a touché en son temps : qu’ils obtiennent aussi ton pardon par Ton Fils bien aimé Jésus Christ.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Cinquième jour

Donne-moi les forces pour chercher, toi qui as permis qu’on te trouve et qui me donnes l’espérance de te trouver encore davantage. Ma force et ma faiblesse sont devant toi, soutiens l’une, guéries l’autre.

Te connaître et connaître Celui que Tu as envoyé, conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie, pour nous arracher au pouvoir du mal, et nous rétablir dans ton amitié, voilà la vraie lumière qui dissipe les ténèbres. Éclaire nous ainsi que nos frères et sœurs d’Algérie par l’intercession d’Augustin, le pasteur que Tu as donné en son temps à tes brebis de Numidie.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Sixième jour

Par une femme la mort, par une femme la vie ; par Ève, la ruine, par Marie, le salut.

Elle est pure, elle est belle celle qui t’a donné son « fiat » librement et en toute humilité pour la réalisation de tes desseins. Apprend-nous à accomplir ta volonté comme Marie, purifie nos intentions par le feu de Ton Esprit. Car Tu ne refuses pas l’Esprit Saint à ceux qui te le demandent, Dieu de gloire, dont la gloire est l’homme libéré du péché et debout devant ta face. Répands Ton Esprit sur l’Algérie aussi, nous te le demandons par l’intercession d’Augustin, le docteur que tu as donné à ton Église en son temps.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Septième jour

Ceux-là sont tes serviteurs, mes frères, dont tu as voulu que, tes fils, ils fussent mes seigneurs et que tu m’as enjoint de servir, si je veux avec toi vivre de toi.

Père bon, nous sommes tous tes enfants, mais c’est librement que Tu nous proposes d’accepter cet état. Tu n’as pas empêché l’enfant prodigue de te quitter, mais Tu as fêté son retour. Tu attends ainsi que nous revenions tous vers Toi, pour goûter ensemble le repos du septième jour auprès de Toi. Augustin nous y encourage et nous a montré que la cité de Dieu se construit durant notre pèlerinage sur terre : que par son intercession notre prière monte vers Toi, pour nous et pour tes enfants d’Algérie.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie 

Huitième jour

Sur ta vie, ce n’est pas possible que le fils de telles larmes soit perdu.

Gloire et louange à Toi Seigneur, en ce jour que l’Eglise a consacré à Monique la mère dévouée d’Augustin qu’elle poursuivit jusqu’aux pieds de ton Saint évêque Ambroise, à Milan. Par sa prière constante et incessante elle l’a enfanté, pour ainsi dire, une seconde fois dans les eaux du baptême. Prends pitié, Dieu grand et charitable de toutes les mamans et de toutes les femmes d’Algérie, nous te le demandons par l’intercession d’Augustin, de sa mère et de tous les saints d’Afrique.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

Neuvième jour

C’était toi que je cherchais. Et toi, tu étais et au-dedans du plus profond et au dessus du plus haut de mon être.

Gloire et louange à Toi Seigneur, en ce jour, où notre frère dans la foi Augustin, est retourné à Toi, à Hippone l’actuelle ville de Annaba. Malgré les difficultés de l’heure il n’a pas hésité à répéter avec confiance : « La captivité passe. Voici venir l’éternité. » Il était plein de reconnaissance envers Toi, car tu ne l’as pas oublié lorsqu’il était égaré et loin de toi. Par son intercession, nous te demandons aujourd’hui d’entendre notre supplication : que nos frères et sœurs d’Algérie obtiennent la paix en cherchant à mieux Te connaître, T’aimer et Te servir, toi le seul vrai Dieu.

Notre-Père, Je Vous Salue Marie

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2 novembre 2008

Le Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari

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Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari

Prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs

1419-1492

Fête le 17 octobre


Balthazar Ravaschieri est né à Chiavari en 1419, d'une noble famille originaire de Gênes. Il est entré dans l'Ordre des Frères Mineurs (franciscains). Il fit sa profession et a été ordonné prêtre, après avoir obtenu son diplôme de théologie. Entré au couvent de Chiavari, il assuma la fonction de Gardien de Fraternité, c'est à dire de supérieur et, plus tard, il a été nommé responsable de l'ensemble de la province de Gênes. Pendant qu'il exerçait son apostolat très fructueux, il contracta la maladie de la goutte. Ainsi, progressivement il ne put plus du tout bouger. Il décida alors de prendre sa retraite au Couvent de Binasco, petite ville située entre Milan et Pavie. Là, il était conduit tous les jours à l'église pour assister à la Sainte Messe et pour prier les Heures avec ses Frères. Son ministère, n'en est pas resté pour autant infructueux, car il fut un apôtre de la confession, comptant parmi ses nombreux pénitents un grand nombre de fils spirituels. Parfois, pour trouver le calme, le Bienheureux Balthazar, "demandait à être emmené, de temps à autre, dans un bois, à proximité du couvent, où il pouvait ainsi prier dans la solitude. On rapporte qu'un jour, il fut privilégié par visite de la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Ravaschieri était un ami très estimé du bienheureux Bernardin de Feltre, il l'aida efficacement dans ses œuvres apostoliques. Il a été le confesseur et le conseiller spirituel de la Bienheureuse par Véronique de Binasco, qui était une humble mystique, analphabète, qui avait le don de lire dans les cœurs et dans les consciences, comme dans un livre ouvert. Il était aussi un ami de Giovanni Antonio Amadeo, sculpteur, architecte et ingénieur distingué. Le père Balthazar est entré dans la Vie à Binasco, le 17 Octobre 1492. Son culte, grandissant constamment au fil des siècles, a été approuvé par le Pape Pie XI en 1930. Ses reliques ont étés apportées à Pavie en 1805, en raison de la législation de répression des ordres religieux, puis elles ont étés transférées en l'église paroissiale de Baselica Bologna, un hameau de Giussago, où elles se trouvent toujours

Prière au Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari


O Bienheureux Balthazar, vous qui pendant la jeunesse vous êtes sanctifiés par la pratique des vertus chrétiennes, et qui, devenu religieux Franciscain, êtes devenu un parfait et entier disciple de votre Père Saint François d'Assise, un ardent apôtre du Salut des âmes, un modèle de patience et de soumission à la Volonté de Dieu au cours de votre longue et douloureuse maladie, priez pour nous et assistez-nous dans tous nos besoins. Faites que, comme vous, nous sachions nous conformer à la Volonté de Dieu, de tout notre Cœur, pour, qu'au terme de notre vie, ayant imité vos vertus, nous soyons avec vous dans la Gloire du Ciel, où nous chanterons les louanges du Dieu trois fois Saint. Amen.

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22 octobre 2008

Le Testament spirituel de Sœur Emmanuelle

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Le Testament spirituel de Sœur Emmanuelle

Si chers Amis, Nous le savons, l’Amour est plus fort que la Mort, le lien d’amitié profonde que nous avons noué ensemble dans la joie, a une valeur d’éternité joyeuse. Aujourd’hui, où vous vous êtes encore une fois dérangé pour moi, mon âme et mon coeur sont tout près de votre âme et de votre cœur. Je voudrais que cette chère rencontre se déroule dans une atmosphère de joie. J’ai choisi des cantiques pleins d’allégresse. Chantez les joyeusement à pleine voix ! Je tiens à vous dire une merci bondissant de reconnaissance pour ce que vous avez fait et ferez encore, je le sais, pour nos milliers d’enfants en difficulté à travers le monde. Grâce à vous, ils deviennent des citoyens debout et heureux. L’enfant qui souffre « sensible à vos cœurs » rappelle le mot de Pascal : « Dieu sensible au cœur ». Voilà la merveille qui, au-delà de toute conviction religieuse, politique, culturelle ou autre, nous unit tous dans une belle harmonie. Seigneur, tu as voulu que nous, les humains, puissions tressaillir devant la douleur et arriver à la soulager. C’est ainsi que, comme nous le dit le Christ, dans l’évangile de Matthieu au chapitre 25, nous devenons « bénis » par Toi, notre Père des cieux. Oui vous êtes bénis, vous qui savez aimer et partager, vous êtes bénis, parce que, sans le savoir peut-être, vous avancez sur la route qui mène à l’éternité bienheureuse où je vous attends dans le même Amour. Une petite confidence pour finir. J’ai demandé que soit chanté comme psaume le Magnificat. Ce cantique contient en effet le secret du bonheur de ma vie. Dès mon entrée en religion, en 1931, je me suis confiée, corps et âme, à la Vierge pour qu’elle me garde fidèle. Elle l’a fait et comment ! Remerciez là avec moi ! Yalla ! En avant ! C’est passionnant de vivre en aimant !

Votre Emmanuelle qui garde chacun et chacune de vous dans son coeur.

19 octobre 2015

Saints Louis et Zélie Martin

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Saints Louis et Zélie Martin

"Le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre"

(Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (lettre 261 du 26 juillet 1897)

 

Pour les parents de Thérèse, Dieu est toujours premier servi. Thérèse sera profondément marquée par leur foi profonde et la ferveur religieuse de sa famille. Louis Martin (1823-94) et Zélie Guérin (1831-77). Parents de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, déclarées "Vénérables" par Jean-Paul II le 26 mars 1994. Le procès pour les Causes de Canonisation des Serviteurs de Dieu Louis MARTIN et Zélie GUERIN, parents de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, ont été instruits séparément par les diocèses de Bayeux-Lisieux et de Sées, entre 1957 et 1960, puis envoyés à Rome. Ces deux Causes, conduites selon la méthode historique et présentées à la Congrégation pour les causes des saints dans une unique étude ou Positio, seront discutées en même temps. Si l'Eglise décide, les deux époux pourront ainsi être glorifiés ensemble. Les fidèles sont donc invités à invoquer conjointement Louis Martin et Zélie Guérin pour obtenir faveurs et miracles par leur intercession. Le 26 mars 1994, le Pape Jean-Paul II les a déclarés "Vénérables", reconnaissant leurs "vertus héroïques". Béatifiés à Lisieux le 19 octobre 2008, ils ont étés canonisés à Rome par le Pape François, le 18 octobre 2015.

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession des Saints Louis et Zélie Martin

 

Dieu notre Père, je Vous remercie de nous avoir donné Saint Louis Martin et Zélie Guérin. Dans l'unité et la fidélité du mariage, ils nous ont offert le témoignage d'une vie chrétienne exemplaire, en accomplissant leurs tâches quotidiennes selon l'esprit de l'Evangile. En élevant une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et les souffrances, ils ont manifesté leur confiance en Vous et adhéré généreusement à Votre Volonté. Seigneur, accordez-nous les grâces que nous Vous demandons, par l'intercession du père et de la mère de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, modèles des familles de notre temps. Amen

 

Biographies, documents, prières, neuvaine sur et aux Parents Martin,

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http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-173690.html

 

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 8/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Troisième Mystère Lumineux: La Prédication du Royaume


Jésus parle aux apôtres en leur assignant à chacun une place pour diriger et surveiller la foule qui monte dès les premières heures de la matinée, avec des malades portés sur les bras ou sur des brancards ou qui se traînent avec des béquilles. Dans la foule, il y a Étienne et Hermas. L'air est pur et un peu frais mais le soleil a vite fait de tempérer cet air de montagne un peu vif. C'est tout avantage, car le soleil donne à l'air une fraîcheur qui n'est pas désagréable. Les gens s'assoient sur des pierres ou des rochers épars dans la vallée entre les deux cimes. Certains attendent que le soleil ait séché l'herbe humide de rosée pour s'asseoir à même le sol. Il y a une foule nombreuse venue de toutes les régions de Palestine, et de toutes conditions. Les apôtres sont perdus dans la foule, mais comme des abeilles qui vont et viennent du pré au rucher, ils reviennent de temps à autre auprès du Maître, pour le renseigner, pour le questionner, pour avoir le plaisir que le Maître les regarde de près. Jésus monte un peu plus haut que le pré qui est au fond de la vallée, s'adosse à la paroi d'un rocher et commence à parler. "Plusieurs m'ont demandé pendant une année de prédication : "Mais, Toi, qui te dis le Fils de Dieu, dis-nous ce qu'est que le Ciel, ce qu'est que le Royaume, ce qu'est Dieu, car nous avons des idées confuses. Nous savons que le Ciel existe avec Dieu et les anges. Mais personne n'est jamais venu nous dire comment il est, puisque il est fermé aux justes". On m'a même demandé ce qu'est que le Royaume et ce qu'est Dieu. Et je me suis efforcé de vous expliquer ce qu'est que le Royaume et ce qu'est Dieu. Efforcé, non parce qu'il m'était difficile de m'expliquer, mais parce qu'il m'est difficile, pour un ensemble de circonstances, de vous faire accepter une vérité qui se heurte, en ce qui concerne le Royaume, contre tout un édifice d'idées qui se sont accumulées au cours des siècles, et en ce qui concerne Dieu contre la sublimité de sa Nature. D'autres encore m'ont demandé: "C'est bien pour ce qui est du Royaume et ce qui est de Dieu. Mais comment conquiert-on celui-ci et celui-là ?" Ici aussi j'ai cherché à vous expliquer patiemment l'âme véritable de la Loi du Sinaï. Celui qui fait sienne cette âme s'approprie le Ciel. Mais pour vous expliquer la Loi de Sinaï il faut aussi faire entendre le ton sévère du Législateur et de son Prophète. S'ils promettent des bénédictions à ceux qui l'observent, ils menacent de peines terribles et de malédictions ceux qui désobéissent. La manifestation du Sinaï fut terrible et cette terreur se reflète dans toute la Loi, se reflète dans tous les siècles et dans toutes les âmes. Mais Dieu n'est pas seulement Législateur. Il est Père. Et un Père d'une immense bonté. Peut-être, et sans aucun doute, vos âmes affaiblies par le péché d'origine, par les passions, par les péchés, par des égoïsmes de toutes sortes les vôtres et ceux d'autrui, ces derniers vous faisant une âme irritée, les vôtres une âme fermée, ne peuvent s'élever à la contemplation des infinies perfections de Dieu et de la bonté, encore moins que de toute autre, parce que c'est la vertu qui avec l'amour est le moins le partage des mortels. La bonté! Oh! la douceur d'être bons, sans haine, sans envie, sans orgueil. Avoir des yeux qui ne regardent que pour aimer, des mains qui ne se tendent que pour des gestes d'amour, des lèvres qui ne profèrent que des paroles d'amour, et un cœur, un cœur surtout qui uniquement rempli d'amour force les yeux, les mains, et les lèvres à des actes d'amour ! Les plus savants d'entre vous savent de quels dons Dieu avait enrichi Adam, pour lui et pour ses descendants. Même les plus ignorants parmi les fils d'Israël savent qu'il y a en nous un esprit. Seuls les pauvres païens l'ignorent, cet hôte royal, ce souffle vital, cette lumière céleste qui sanctifie et vivifie notre corps. Mais les plus savants savent quels dons avaient été donnés à l'homme, à l'esprit de l'homme. Dieu n'a pas été moins généreux pour l'esprit, que pour la chair et le sang de la créature qu'Il avait faite avec un peu de boue et avec son souffle. Comme Il avait donné les dons naturels de beauté et d'intégrité, d'intelligence et de volonté, le don de s'aimer soi-même et d'aimer les autres, de la même façon Il avait donné les dons moraux avec la soumission des sens à la raison. Ainsi dans la liberté et la maîtrise de soi et de la propre volonté, dont Dieu avait doté Adam, ne s'insinuait pas le pervers esclavage des sens et des passions, mais libre était l'amour de soi, libre la volonté, libre une juste jouissance, qui ne vous fait pas esclaves en vous faisant sentir ce poison que Satan a répandu et qui déborde, en vous amenant hors du lit limpide sur des terrains fangeux, dans des marais malsains où fermentent les fièvres des sens charnels et des sens moraux. Pour que vous sachiez que le désir de la pensée vient aussi du sens. Et ils eurent des dons surnaturels, à savoir la Grâce sanctifiante, le destin supérieur, la vision de Dieu. La Grâce sanctifiante: la vie de l'âme. Cette chose extrêmement spirituelle déposée dans notre âme spirituelle. La Grâce qui nous fait fils de Dieu car elle nous préserve de la mort du péché, et celui qui n'est pas mort "vit" dans la maison du Père: le Paradis; dans mon Royaume: le Ciel. Qu'est-ce que cette Grâce qui sanctifie et qui donne Vie et Royaume ? Oh ! n'employez pas des flots de paroles ! La Grâce c'est l'amour. La Grâce, par conséquent, c'est Dieu. C'est Dieu qui en s'admirant dans la créature qu'Il a créée parfaite s'y aime, s'y contemple, s'y désire, se donne ce qui est sien pour multiplier son avoir, pour jouir de cette multiplication, pour s'aimer en tant d'êtres qui sont d'autres Lui-Même. Oh ! fils ! Ne frustrez pas Dieu de ce qui est son droit! Ne dépouillez pas Dieu de ce qui est son avoir ! Ne décevez pas Dieu en ce qui est son désir ! Pensez qu'Il agit par amour. Même si vous n'existiez pas, Lui serait toujours l'Infini et sa puissance n'en serait pas diminuée. Mais Lui, bien qu'étant complet dans sa mesure infinie, sans mesure, veut non pas pour Lui ni en Lui - Il ne le pourrait pas puisque Il est déjà l'Infini - mais pour le Créé, sa créature, Lui veut augmenter l'amour bien que ce Créé contienne déjà ce qui permet de donner la Grâce: l'Amour, pour que vous le portiez en vous à la perfection des saints et pour que vous reversiez ce trésor, tiré du trésor que Dieu vous a donné avec sa Grâce et augmenté de toutes vos oeuvres saintes, de toute votre vie héroïque de saints, dans l'Océan infini où Dieu se trouve: dans le Ciel. Divines, divines, divines citernes de L'Amour ! C'est ce que vous êtes, et à votre être n'est pas donnée la mort, car vous êtes éternels comme Dieu, étant Dieu. Vous existerez et votre être ne connaîtra pas de fin, parce qu'immortels comme les esprits saints qui vous ont suralimentés, en revenant en vous enrichis de vos propres mérites. Vous vivez et nourrissez, vous vivez et enrichissez, vous vivez et formez cette très sainte chose qui est la Communion des esprits, depuis Dieu, Esprit Très Parfait, jusqu'à ce tout petit qui vient de naître qui prend pour la première fois le sein maternel. Ne me jugez pas mal au fond de votre cœur, vous qui êtes savants ! Ne dites pas: "C'est un fou! C'est un menteur ! Il faut qu'il soit fou pour parler de la Grâce en nous, puisque la Faute nous en a privés, il ment en nous disant déjà unis à Dieu". Oui, la Faute existe; oui, la séparation existe. Mais devant la puissance du Rédempteur, la Faute, séparation cruelle survenue entre le Père et les fils, croulera comme une muraille secouée par le nouveau Samson. Déjà je l'ai saisie et je la secoue et elle vacille, et Satan tremble de colère et d'impuissance ne pouvant rien contre mon pouvoir et se voyant arracher tant de proies et devenir plus difficile l'entraînement de l'homme au péché. Parce que quand, par mon intermédiaire je vous aurai amené à mon Père, et que par l'effusion de mon sang et par ma douleur vous serez devenus purs et forts, la Grâce reviendra en vous vivante, éveillée, puissante et vous serez des triomphateurs, si vous le voulez. Dieu ne vous fait pas violence dans votre pensée ni non plus dans votre sanctification. Vous êtes libres. Mais Il vous rend la force. Il vous délivre de la domination de Satan. A vous de reprendre le joug infernal, ou de mettre à votre âme des ailes d'ange. Tout dépend de vous pour me prendre comme frère pour que je vous guide et vous nourrisse d'une nourriture immortelle. "Comment conquérir Dieu et son Royaume en suivant une autre voie plus douce que la voie sévère du Sinaï ?" dites-vous. Il n'y a pas d'autre chemin, il y a celui-ci. Mais cependant ne le regardons pas sous le jour de la menace, mais sous le jour de l'amour. Ne disons pas: "Malheur si je ne fais pas ceci!" en restant tremblants dans l'attente du péché, de n'être pas capable de ne pas pécher. Mais disons: "Bienheureux serai-je si je fais ceci" et avec un élan de joie surnaturelle, joyeux, élançons-nous vers ces béatitudes, qui naissent de l'observation de la Loi comme les roses naissent dans un buisson épineux.


Bienheureux si je suis pauvre en esprit, car alors le Royaume des Cieux est à moi!

Bienheureux si je suis doux, parce que j'aurai la Terre en héritage!

Bienheureux si je suis capable de pleurer sans me révolter, car je serai consolé!

Bienheureux si plus que du pain et du vin qui rassasient la chair, j'ai faim de justice. La Justice me rassasiera !

Bienheureux si je suis miséricordieux, car je profiterai de la divine miséricorde !

Bienheureux si je suis pur de cœur, car Dieu se penchera sur mon cœur pur, et moi je Le verrai !

Bienheureux si j'ai l'esprit de paix, car Dieu m'appellera son fils, car je serai dans la paix et dans l'amour, et Dieu est l'Amour qui aime celui qui est semblable à Lui !

Bienheureux si, par fidélité à la justice, je suis persécuté parce que pour me dédommager des persécutions de la terre, Dieu me donnera le Royaume des Cieux !

Bienheureux si on m'outrage et si on m'accuse à tort pour savoir être ton fils, ô Dieu! Ce n'est pas la désolation mais la joie que cela doit m'apporter, car cela me mettra au niveau de tes meilleurs serviteurs, les Prophètes, qui furent persécutés pour la même raison et avec lesquels je crois fermement que je partagerai la même récompense, grande, éternelle, dans le Ciel qui m'appartient !"

Regardons ainsi le chemin du salut à travers la joie des saints.


"Bienheureux serai-je si je suis pauvre en esprit".


Oh ! fièvre satanique des richesses à quels délires tu conduis les hommes! Les riches, les pauvres. Le riche qui vit pour son or, idole infâme de son esprit en ruines. Le pauvre qui vit de la haine qu'il a pour le riche qui possède l'or, et même s'il ne se rend pas matériellement homicide, il proclame ses anathèmes contre les riches, leur souhaitant toutes sortes de maux. Il ne suffit pas de ne pas commettre le mal, il faut encore ne pas désirer le faire. Celui qui maudit en souhaitant malheurs et mort ne diffère pas beaucoup de celui qui tue matériellement, car il a en lui le désir de voir périr celui qu'il hait. En vérité je vous dis que le désir n'est qu'un acte que l'on retient, comme le fruit d'une conception déjà formé mais non expulsé. Le désir mauvais empoisonne et corrompt, car il dure davantage que l'acte violent. Il s'enracine plus profondément que l'acte lui-même. Celui qui est pauvre en esprit, s'il est matériellement riche ne pèche pas à cause de l'or, mais avec son or il réalise sa sanctification parce qu'il en fait de l'amour. Aimé et béni, il est semblable à ces sources qui sauvent les voyageurs dans les déserts et qui se donnent sans avarice, heureuses de pouvoir se donner pour soulager ceux qui désespèrent. S'il est réellement pauvre, il est joyeux dans sa pauvreté et trouve son pain agréable. Il est joyeux car il échappe à la fièvre de l'or, son sommeil ignore les cauchemars et il se lève bien reposé pour se mettre tranquillement à son travail qui lui est léger parce qu'il le fait sans avidité et sans envie. L'homme peut être riche matériellement avec l'or, moralement par ce qu'il affectionne. Sous le nom d'or, on comprend non seulement les ressources pécuniaires, mais les maisons, les champs, les bijoux, les meubles, les troupeaux, tout ce qui en somme donne l'aisance à la vie. Les richesses morales consistent dans: les liens de parenté ou de mariage, les amitiés, les richesses intellectuelles, les charges publiques. Comme vous le voyez, pour la première catégorie le pauvre peut dire: "Oh! pour moi, il me suffit de ne pas envier celui qui possède et je me contente de la situation qui m'est imposée"; pour la seconde, celui qui est pauvre doit encore se surveiller car le plus misérable des hommes peut devenir coupable si son esprit n'est pas détaché. Celui qui s'attache immodérément à quelque chose, celui-là pèche. Vous direz: "Mais alors, nous devons haïr le bien que Dieu nous a accordé ? Mais alors, pourquoi commande-t-Il d'aimer le père, la mère, l'épouse, les enfants et pourquoi dit-Il: 'Tu aimeras ton prochain comme toi-même' ? ". Il faut distinguer. Nous devons aimer le père, la mère, l'épouse et le prochain, mais dans la mesure que Dieu nous a fixée: "comme nous-mêmes". Tandis que Dieu doit être aimé par-dessus tout et avec tout nous-mêmes. Nous ne devons pas aimer Dieu comme nous aimons ceux qui nous sont les plus chers: celle-ci parce qu'elle nous a allaités, cette autre parce qu'elle dort sur notre poitrine et qu'elle nous donne des enfants, mais nous devons l'aimer avec tout nous-mêmes: c'est-à-dire avec toute la capacité d'aimer qui existe dans l'homme: amour de fils, amour d'époux, amour d'ami et oh! ne vous scandalisez pas! amour de père. Oui, pour les intérêts de Dieu, nous devons avoir le même soin qu'un père a pour ses enfants pour lesquels il veille avec amour sur ses biens et les développe, et s'occupe et se préoccupe de sa croissance physique et culturelle et de sa réussite dans le monde. L'amour n'est pas un mal et ne doit pas devenir un mal. Les grâces que Dieu nous accorde ne sont pas un mal et ne doivent pas devenir un mal. Elles sont amour. C'est par amour qu'elles sont données. C'est avec amour qu'il faut user de ces richesses d'affections et de biens que Dieu nous accorde. Et seul celui qui ne s'en fait pas des idoles, mais des moyens pour servir Dieu dans la sainteté, montre qu'il n'a pas d'attachement coupable pour ces biens. Il pratique alors la sainte pauvreté d'esprit qui se dépouille de tout pour être plus libre de conquérir le Dieu Saint, Suprême Richesse. Conquérir Dieu, c'est-à-dire posséder le Royaume des Cieux.


"Bienheureux serai-je si je suis doux".


Cela peut sembler contraster avec les exemples de la vie journalière. Ceux qui manquent de douceur semblent triompher dans les familles, dans les villes et les nations. Mais est-ce un vrai triomphe ? Non. C'est la peur qui en apparence tient soumis ceux qui sont accablés par un despote, mais en réalité, ce n'est qu'un voile qui cache le bouillonnement de la révolte contre le tyran. Ils ne possèdent pas les cœurs de leurs familiers, ni de leurs concitoyens, ni de leurs sujets ceux qui sont coléreux et dominateurs. Ils ne soumettent pas les intelligences et les esprits à leurs enseignements ces maîtres du "je l'ai dit et je l'ai dit". Mais ils ne forment que des autodidactes, des gens qui recherchent une clef qui puisse ouvrir les portes closes d'une sagesse ou d'une science dont ils soupçonnent l'existence et qui est opposée à celle qu'on leur impose. Ils n'amènent pas à Dieu ces prêtres qui ne vont pas à la conquête des esprits avec une douceur patiente, humble, aimante, mais qui semblent des guerriers armés qui se lancent à l'attaque, tant ils marchent avec violence et intransigeance contre les âmes... Oh! pauvres âmes ! Si elles étaient saintes, elles n'auraient pas besoin de vous, prêtres, pour rejoindre la Lumière. Elles l'auraient déjà en elles. Si elles étaient justes, elles n'auraient pas besoin de vous, juges, pour être retenues par le frein de la justice. Elles l'auraient déjà en elles. Si elles étaient saines, elles n'auraient besoin de personne pour les soigner. Soyez donc doux. Ne mettez pas les âmes en fuite. Attirez-les par l'amour, car la douceur c'est de l'amour tout comme la pauvreté d'esprit. Si vous êtes doux vous aurez la Terre en héritage. Vous amènerez à Dieu ce domaine qui appartenait à Satan. En effet votre douceur, qui est aussi amour et humilité, aura vaincu la Haine et l'Orgueil en tuant dans les âmes le roi abject de l'orgueil et de la haine, et le monde vous appartiendra et donc appartiendra à Dieu, car vous serez les justes qui reconnaissent Dieu comme le Maître absolu de la création, à qui on doit donner louange et bénédiction et rendre tout ce qui Lui appartient.


"Bienheureux serai-je si je sais pleurer sans me révolter".


La douleur existe sur la terre, et la douleur arrache des larmes à l'homme. La douleur n'existait pas. Mais l'homme l'a apportée sur la terre, et par la dépravation de son intelligence s'efforce de la faire croître, de toutes les façons. Il y a les maladies, les malheurs qu'amènent la foudre, la tempête, les avalanches, les tremblements de terre, mais voilà que l'homme pour souffrir et surtout pour faire souffrir - car nous voudrions que ce soit non pas nous, mais les autres qui pâtissent des moyens étudiés pour faire souffrir - voilà que l'homme invente des armes meurtrières toujours plus terribles et des tortures morales toujours plus astucieuses. Que de larmes l'homme arrache à l'homme à l'instigation de son roi secret, Satan! Et pourtant, en vérité je vous dis que ces larmes n'amoindrissent pas l'homme mais le perfectionnent. L'homme est un enfant distrait, un étourdi superficiel, un être d'intelligence tardive jusqu'à ce que les larmes en fassent un adulte, réfléchi, intelligent. Seuls ceux qui pleurent ou qui ont pleuré savent aimer et comprendre. Aimer les frères qui pleurent comme lui, les comprendre dans leurs douleurs, les aider avec une bonté qui a éprouvé comme cela fait mal d'être seul quand on pleure. Et ils savent aimer Dieu, car ils ont compris que tout est douleur excepté Dieu, parce qu'ils ont compris que la douleur s'apaise si on pleure sur le cœur de Dieu, parce qu'ils ont compris que les larmes résignées qui ne brisent pas la foi, qui ne rendent pas la prière aride, qui ne connaissent pas la révolte, changent de nature, et de douleur deviennent consolation. Oui. Ceux qui pleurent en aimant le Seigneur seront consolés.


"Bienheureux serai-je si j'ai faim et soif de justice".


Du moment où il naît jusqu'au moment où il meurt, l'homme est avide de nourriture. Il ouvre la bouche à sa naissance pour saisir le tétin, il ouvre les lèvres pour absorber de quoi se restaurer dans les étreintes de l'agonie. Il travaille pour se nourrir. La terre est pour lui comme un sein gigantesque auquel il demande incessamment sa nourriture pour ce qui meurt. Mais, qu'est l'homme ? Un animal ? Non, c'est un fils de Dieu. En exil pendant des années plus ou moins nombreuses, mais sa vie n'est pas finie quand il change de demeure. Il y a une vie à l'intérieur de la vie comme dans une noix il y a le cerneau. Ce n'est pas la coque qui est la noix, mais c'est le cerneau intérieur qui est la noix. Si vous semez une coque de noix, rien ne pousse, mais si vous semez la coque avec la pulpe, il naît un grand arbre. Il en est ainsi de l'homme. Ce n'est pas la chair qui devient immortelle, c'est l'âme. Et il faut la nourrir pour l'amener à l'immortalité à laquelle, par amour, elle peut amener la chair dans la résurrection bienheureuse. La nourriture de l'âme, c'est la Sagesse et la Justice. On les absorbe comme un liquide et une nourriture fortifiants. Et plus on s'en nourrit, plus augmente la sainte avidité de posséder la Sagesse et de connaître la Justice. Mais il viendra un jour où l'âme insatiable de cette sainte faim sera rassasiée. Ce jour viendra. Dieu se donnera à son enfant, il l'attachera directement à son sein, et l'enfant au Paradis se rassasiera de la Mère admirable qui est Dieu Lui-même et ne connaîtra jamais plus la faim mais se reposera bienheureux sur le sein divin. Aucune science humaine n'atteint cette science divine. La curiosité de l'intelligence peut être satisfaite, mais pas les besoins de l'esprit. Et même à cause de la différence de saveur, l'esprit éprouve du dégoût et détourne sa bouche du tétin amer, préférant souffrir de faim qu'absorber une nourriture qui n'est pas venue de Dieu. N'ayez aucune crainte, vous qui êtes assoiffés ou affamés de Dieu! Restez fidèles et vous serez rassasiés par Celui qui vous aime.


"Bienheureux serai-je si je suis miséricordieux".


Qui, d'entre les hommes, peut dire: "Je n'ai pas besoin de miséricorde"? Personne. Or si dans l'ancienne Loi il est dit: "Oeil pour oeil et dent pour dent" pourquoi ne devrait-on pas dire dans la nouvelle: "Qui aura été miséricordieux trouvera miséricorde" ? Tous ont besoin de pardon. Eh bien ! ce n'est pas la formule et la forme d'un rite, qui ne sont que des symboles extérieurs accordés à l'opaque esprit humain, qui obtiennent le pardon. Mais c'est le rite intérieur de l'amour, ou encore de la miséricorde. Que si on a imposé le sacrifice d'un bouc ou d'un agneau et l'offrande de quelques pièces de monnaie, cela fut fait parce qu'à la base de tout mal on trouve encore toujours deux racines: la cupidité et l'orgueil. La cupidité est punie par la dépense qu'il faut faire pour l'offrande, l'orgueil par la confession publique du rite: "Je célèbre ce sacrifice parce que j'ai péché". Et cela se fait aussi pour annoncer les temps et les signes des temps, et le sang répandu est la figure du Sang qui sera répandu pour effacer les péchés des hommes. Bienheureux donc celui qui sait être miséricordieux pour ceux qui sont affamés, nus, sans toit, pour ceux encore plus misérables qui sont ceux qui ont un mauvais caractère qui fait souffrir ceux qui le possèdent et ceux qui vivent avec eux. Ayez de la miséricorde. Pardonnez, compatissez, secourez, instruisez, soutenez. Ne vous enfermez pas dans une tour de cristal en disant: "Moi, je suis pur, et je ne descends pas parmi les pécheurs". Ne dites pas: "Je suis riche et heureux et je ne veux pas entendre parler des misères d'autrui". Pensez que plus vite que la fumée que disperse un grand vent votre richesse peut se dissiper et aussi votre santé, votre aisance familiale. Et rappelez-vous que le cristal fait office de loupe et que ce qui serait passé inaperçu en vous mêlant à la foule, vous ne pourrez plus le tenir caché si vous vous établissez dans une tour de cristal, seuls, séparés, éclairés de tous côtés. Miséricorde pour accomplir un sacrifice secret, continuel, saint d'expiation et obtenir miséricorde.


"Bienheureux serai-je si j'ai le cœur pur".


Dieu est Pureté. Le Paradis est le Royaume de la Pureté. Rien d'impur ne peut entrer au Ciel où est Dieu. Par conséquent, si vous êtes impurs, vous ne pourrez entrer dans le Royaume de Dieu. Mais, oh ! joie ! Joie anticipée que Dieu accorde à ses fils ! Celui qui est pur possède dès cette terre un commencement de Ciel, car Dieu se penche sur celui qui est pur, et l'homme qui vit sur la terre voit son Dieu. Il ne connaît pas la saveur des amours humaines mais il goûte, jusqu'à l'extase, la saveur de l'amour divin. Il peut dire: "Je suis avec Toi et Tu es en moi. Je te possède donc et je te connais comme l'époux très aimable de mon âme". Et croyez que celui qui possède Dieu subit, inexplicables à lui-même, des changements substantiels qui le rendent saint, sage, fort. Sur ses lèvres s'épanouissent des paroles, et ses actes possèdent une puissance qui n'est pas de la créature, mais de Dieu qui vit en elle. Qu'est la vie de celui qui voit Dieu ? Béatitude. Et vous voudriez vous priver d'un pareil don par une fétide impureté ?


"Bienheureux serai-je si j'ai un esprit pacifique".


La paix est une des caractéristiques de Dieu. Dieu n'est que dans la paix. Car la paix est amour alors que la guerre est haine. Satan, c'est la Haine. Dieu, c'est la Paix. Personne ne peut se dire fils de Dieu et Dieu ne peut reconnaître pour son fils un homme qui a un esprit irascible et toujours prêt à déchaîner des tempêtes. Non seulement, mais de même ne peut se dire fils de Dieu celui qui, ne déchaînant pas personnellement des tempêtes, ne contribue pas par sa grande paix à calmer les tempêtes suscitées par d'autres. Le pacifique répand la paix même s'il se tait. Maître de lui-même et J'ose dire maître de Dieu, il la porte comme une lampe porte sa lumière, comme un encensoir répand son parfum, comme une outre porte son liquide, et il produit la lumière parmi les nuées fumantes des rancœurs. Il purifie l'air des miasmes des aigreurs, il calme les flots furieux des procès par cette huile suave qu'est l'esprit de paix qui émane des fils de Dieu. Faites que Dieu et les hommes puissent vous appeler ainsi.


"Bienheureux serai-je si je suis persécuté pour mon amour de la Justice ".


L'homme est tellement satanisé qu'il hait le bien partout où il se trouve, qu'il hait celui qui est bon, comme si celui qui est bon, jusque par son silence, l'accusait et lui faisait des reproches. En effet la bonté de quelqu'un fait paraître encore plus noire la méchanceté du méchant. En effet la foi du vrai croyant fait ressortir encore plus vivement l'hypocrisie du faux croyant. En effet, il ne peut pas ne pas être détesté par ceux qui sont injustes, celui qui par sa manière de vivre témoigne sans cesse en faveur de la justice. Et alors, voilà qu'on se déchaîne contre ceux qui aiment la justice. Ici, aussi, c'est comme pour les guerres. L'homme progresse dans l'art satanique de persécuter plus qu'il ne progresse dans l'art saint de l'amour. Mais il ne peut que persécuter ce dont la vie est brève. L'éternel qui est dans l'homme échappe aux pièges et acquiert ainsi une vitalité plus vigoureuse du fait de la persécution. La vie s'enfuit par les blessures qui saignent ou pour les privations qui épuisent celui qui est persécuté, mais le sang fait la pourpre du futur roi et les privations sont autant d'échelons pour s'élever jusqu'aux trônes que le Père a préparés pour ses martyrs, auxquels sont réservés les sièges royaux du Royaume des Cieux.


"Bienheureux serai-je si on m'outrage et me calomnie".


Ne faites que ce qui peut mériter que votre nom soit inscrit dans les livres célestes, là où ne sont pas notés les noms d'après les mensonges des hommes et les louanges décernées à ceux qui les méritent le moins. Mais où, par contre, sont inscrites avec justice et amour les oeuvres des bons pour qu'ils puissent recevoir la récompense promise à ceux qui sont bénis de Dieu. Jusqu'à présent on a calomnié et outragé les Prophètes. Mais quand s'ouvriront les portes des Cieux, comme des rois imposants, ils entreront dans la Cité de Dieu et ils seront salués par les anges, chantant de joie. Vous aussi, vous aussi, outragés et calomniés pour avoir appartenu à Dieu, aurez le triomphe céleste et quand le temps sera fini et le Paradis rempli, alors toute larme vous sera chère parce que par elle vous aurez conquis cette gloire éternelle qu'au nom du Père je vous promets. Allez. Demain je vous parlerai encore. Que restent seulement les malades pour que je les secoure dans leurs peines. Que la paix soit avec vous, et que la méditation du salut par le moyen de l'amour vous mette sur la route qui aboutit au Ciel."


Fruit du Mystère, demandons la conversion et apprenons à écouter Dieu

19 janvier 2024

Le Vénérable Guido Schäffer

Guido

Le Vénérable Guido Schäffer

le surfeur de Dieu

1974-2009

 

Guido Vidal França Schäffer est né le 22 mai 1974 à Rio de Janeiro, dans une famille catholique. Il fait sa première communion à 9 ans et sa confirmation à 16 ans : sa relation à Dieu, reçue dans son enfance, grandit et s’affermit discrètement et sans grande période de rejet, au fur et à mesure qu’il prend les grandes décisions de sa vie.

Dans le quartier de Copacabana, dans lequel il a vécu jusqu’à son entrée au séminaire, il se faisait beaucoup d’amis et aimait énormément le sport : le foot (bien sûr !), le cyclisme, la montagne mais en particulier le surf ! Toujours à la recherche d’une meilleure vague, du défi supplémentaire, le surf lui donne le goût de l’excellence, du progrès constant, de la patience aussi. Par le surf il contemple aussi la beauté de Dieu manifestée dans la nature, son harmonie silencieuse ; à chaque étape de sa vie il y a un passage par ces moments de surf, c’est sa façon de rentrer en retraite avec Dieu.

Il fit des études de médecine en s’orientant particulièrement sur la médecine généraliste pour être plus proche des patients et mieux les connaître dans leur intégralité. Il y voyait un véritable défi puisque cette discipline nécessite de connaître tous les aspects du corps humain. Un professeur avec qui il travaillait a dit : « D’un comportement irréprochable envers les autres, il faisait preuve de sa foi à chaque instant. Il vivait en parfaite harmonie avec les valeurs chrétiennes de cordialité, de tempérance, de charité et de justice ». Beaucoup de ses collègues étaient touchés par l’approche chaleureuse, patiente et douce de Guido envers ses patients. Ses amis de la fac constatèrent aussi son grand amour pour l'Eucharistie, dont il parlait comme le remède du corps et de l'esprit, utilisant dans sa description ses connaissances médicales.

Lors d’une messe, Guido fut touché par cette parole : « Ne détourne jamais ton regard du pauvre, ainsi Dieu ne détournera jamais son regard de toi ». (Tb 4, 7) La semaine suivante il fit la rencontre des sœurs de Mère Thérésa et commença à travailler avec elles, joignant ainsi soin des âmes et des corps. La Sœur Caritas, missionnaire de la Charité à Lapa et qui travaille avec lui écrit : « Son unique préoccupation était de sauver les âmes. Emmener chacun à une rencontre personnelle avec le Christ. Pour cela, il n'a ménagé aucun effort ». Il priait toujours pour et avec chacun de ses patients. Il encourageait chacun d’eux dans leur difficulté et ne perdait jamais espoir.

En 2000, à l’occasion de l’année sainte, il voyage à Rome et dans plusieurs sanctuaires de France et du Portugal. Là, après avoir lu un livre sur St François, il sent un appel à tout quitter pour devenir prêtre. Il entre au séminaire en 2002 tout en continuant son œuvre auprès des pauvres. Pendant cette période, il fonde et accompagne plusieurs groupes de prière charismatique, dans les églises et sur les plages, et est un prédicateur infatigable de la Parole de Dieu, jusque sur la radio locale. Il est l’homme dont la prière alimente la générosité. Il a toujours lié les deux et restera profondément un homme de contact et d’évangélisation. Il rencontre un peu tous les milieux et marquera profondément les personnes de la rue qui viendront en masse lors de sa messe d’enterrement.

Car le 1er mai 2009, à l’âge de 34 ans et en dernière année de séminaire, il meurt d’un accident de noyade en surf. Lors de la messe d’obsèques Don Orani Tempesta, actuel archevêque de Rio de Janeiro, fera le très beau geste de déposer son étole sur le cercueil de Guido comme pour dire : « tu es prêtre désormais ».

Sa cause de béatification a été ouverte en 2015. Guido a été déclaré vénérable le 20 mai 2023.

 

Guido 3

 

Citations extraites de ses écrits

 

« Jésus, aide-moi à soigner les pauvres ».

« Me voici pour répondre à Ton plan d'amour. Je veux être ton humble serviteur pour faire ta volonté ».

« Seigneur enseigne moi à aimer les autres comme tu les aimes. Je veux être bon, compatissant et plein de miséricorde. Dilate mon cœur dans l’amour parce que je t’aime et que tu es Amour ».

« Le chrétien a trois aliments : la Parole (Dt 8,3), l'Eucharistie (Jn 6,55) et faire la volonté du Père (Jn 4,34) ».

« Trois points importants dans la prière pour atteindre les grâces de Dieu : la confiance, l'humilité et la persévérance ».

« La vraie liberté est celle qui est basée sur l'amour et élit le bien ».

« Le pardon est le plus grand acte d’amour. Il n'est possible de pardonner que si nos cœurs sont remplis de l'amour de Dieu, de sa tendresse, de sa bonté, de sa miséricorde et de sa compassion ».

« Heureux l'homme qui pardonne toujours, parce que son cœur sera libre pour la grâce de Dieu ».

« Celui qui aime, sort de lui-même pour l'autre, cherche le bien des autres et ne demande rien en retour ».

Quand une personne âgée se plaignait de sa vieillesse, il disait : « Quelle sainte envie j'ai de votre situation : voulez-vous échanger votre âge contre le mien ? J'ai hâte d'aller au ciel ! »

« “L’amour est donc le plein accomplissement de la loi” (Rm 13, 10). L’amour c’est vivre intensément cette vie, les yeux fixés sur Jésus. L’amour c’est chercher Dieu à chaque moment de notre existence. L’amour c’est penser à Dieu, rêver de Dieu, parler de Dieu, désirer la mort pour être face à face avec Dieu. Cela qui aime se rend, se consomme et cherche en tout la volonté de l’Aimé. Il n’existe pas de plus grand amour que de donner sa vie pour le salut des âmes. Toutes nos actions doivent viser l’Amour de Dieu ».

« J'ai demandé au Seigneur: “Qu’est-ce que le buisson ardent ?”; Il a répondu : “C’est la flamme vivante du Saint-Esprit qui ne se consume pas, mais qui se transforme et consume qui le reçoit. Plus vous vous rapprochez de la flamme vivante de mon Esprit, plus vous entendrez ma voix vous appeler.” »

« Au cours de la prière du soir, le Seigneur m'a dit : “La sainteté c'est ouvrir la porte de ton cœur avec générosité. Je veux vivre une union intime d'amour avec toi. (…) Être saint, c'est être chaussé de sandales, prêt à marcher avec Moi et à annoncer l'Évangile de la paix ».

« Le Seigneur nous tient par des liens d'amour (Os 11.4). C'est par cet amour que nous devons nous unir à Lui. Cet amour qui attend tout, soutient tout, croit tout ».

 

Guido Schaffer-001

 

Prière

 

Dieu bien-aimé et Seigneur qui, par la vie du vénérable jeune Guido Schäffer, nous a enseigné, par son exemple et sa ferveur profonde, à nous jeter dans l’eau profonde de la Foi, accorde-nous, à son témoignage de jeune homme, de médecin, de séminariste et de surfeur, de savoir annoncer Ta Parole avec un enthousiasme renouvelé, et accorde-nous par son intercession la grâce que nous te demandons (…). Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Guido 2

 

Plus d’infos

www.guidoschaffer.com.br

 

Facebook : Guido Vidal França Schaffer

Instagram : @guido_schaffer

 

Relations de grâces :

guido@arquidiocese.org.br

 

14 février 2007

L'Offrande de l'Amour

Offrande_de_l_AmourL'Offrande de l'Amour

Un message de Marie donné en Hongrie

Cela fait dèjà 30 ans que Jésus et Marie honorent de leurs apparitions une religieuse Hongroise. Marie s'adresse particulièrement aux âmes qui communient tous les jours où au minimun une fois par semaine. Elle leur demande de bien vouloir faire l'offrende de leur vie, par amour pour Elle et aux intentions de Son Coeur Immaculé. En se donnant totalement, ces âmes rendront gloire à Dieu et sauveront un nombre illimité d'âmes qui, au lieu de se perdre, recevront, ne serait-ce qu'à leur dernière heure, la grâce du Salut éternel. Aux âmes qui offriront leur vie aux intentions de Son Coeur Immaculé et du Coeur Sacré de jésus, Marie a fait de très grandes promesses.

Offrande de l'Amour

au Coeur Sacré de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie

Mon Jésus! En présence de la Sainte Trinité, de Marie, notre Mère du Ciel, et de toute la Cour Céleste, je m'unis aux mérites de Ton Précieux Sang! J'offre toute ma vie aux intentions de Ton Sacré Coeur Eucharistique et du Coeur Immaculé de Marie. Je T'offre également toutes les Messes et les Communions, els bonnes oeuvres, les sacrifices et les souffrances de toute ma vie. Je Te donne tout en esprit d'expiation des péchés et pour que la Sainte Trinité soit adorée, ainsi que pour l'Unité de la Sainte Eglise, pour le Saint Père, pour nos Prêtres, pour de saintes vocations Sacerdotales et pour toutes les âmes, cela jusqu'à la fin du monde. Mon Jésus! Accepte cette offrande de ma vie et donne-moi la grâce d'y demeurer fidèle jusqu'à ma mort! Amen.

Bibliographie

"L'offrande de l'Amour", aux Editions du Parvis

Ch-1648 Hauteville/Suisse

disponible sur le site www.parvis.ch

28 mai 2007

Le Père Jacques de Jésus

jacques_de_j_sus_collegeLe Père Jacques de Jésus

Martyr de la Charité

1900-1945

Lucien Bunel est né à Barentin, en Seine Maritime, le 29 janvier 1900, dans une famille ouvrière. Ordonné Prêtre diocèsain à Rouen en 1925, il entre dans l'Ordre du Carmel Déchaux en 1931, où il reçoit le nom de Père Jacques de Jésus. Il fonde et dirige le petit Collège d'Avon, dont le film de Louis Malle "Au revoir les enfants" est inspiré. Entré dans la Résistance, il est arrêté par la Gestapo pour avoir caché trois enfants juifs dans son école. Martyr de la Charité, il meurt le 2 juin 1954, des suites de sa déportation au camp de Gusen/Mauthausen. Sa cause de Béatification a été ouverte.

Prière pour demander la glorification du Père Jacques de Jésus

Père d'infinie Bont, Tu as donné au Père Jacques de Jésus, dès son enfance, le désir de T'aimer et d'aimer tous les hommes, d'un coeur sans partage. Tu l'as comblé de dons pour l'éducation des jeunes, Tu l'as choisi comme Prêtre, Tu l'as appelé dans l'Ordre du Carmel. Dans la détresse inhumaine des camps de déportation, Tu as fait de lui un Témoin brûlant de Foi et d'Amour, jusqu'au don total de sa vie. Accorde-nous les grâces que nous Te demandons par son intercession et, si telle est Ta Volonté, glorifie-le dans Ton Eglise. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Avec l'autorisation de Mgr Louis Cornet, Evêque de Meaux

Merci d'envoyer la relation de toutes les grâces et faveurs obtenues à

Vice Postulation de la Cause du Père Jacques

1, rue Père Jacques

77215 Avon Cedex

23 décembre 2020

Invitation de la Sainte Famille pour Noël...

Repose toi ô Mère

Invitation de la Sainte Famille pour Noël...

(En collaboration avec Hozana)

 

Que nous puissions ou non nous réunir avec nos proches cette année, nous ne passerons pas Noël seul. Si nous décidons de le passer dans l’étable de Bethléem, il y aura de la place pour tout le monde ! 

 

Nous sommes tous invités par la sainte famille à vivre ce moment de joie et de paix avec eux.

 

Le réveillon du 24 décembre : retrouvons-nous dans le silence rempli d’espérance de la crèche. Partageons l’attente joyeuse et fébrile qui devance la naissance de l’enfant avec Marie et Joseph. Accompagnons-les par nos prières et demandons leur de prier pour nous, dans nos attentes et pour tout ce que nous portons en nous, avec un Je vous salue Joseph, ou en commençant une neuvaine à la sainte Famille.

 

Le jour de Noël : Nous sommes invités à la grande fête qui réunit le Ciel et la Terre ! Fêtons la naissance du Christ et ressentons la joie du monde en vivant ce temps fraternel en communion de prière et d’esprit ! 

  • Ce sont les anges qui sont venus nous annoncer cette naissance et ils viennent nous rejoindre là où nous sommes. Avec les anges, ce jour-là, prions et chantons le Gloria. Et envoyons chacun de nos anges former un chœur céleste à la gloire du Sauveur.

  • Remplissons nos hottes de bénédictions et distribuons les comme autant de cadeaux à ceux qui sont prêts de nous - et à ceux qui sont loin -, pour le monde et pour tous les hommes ! 

 

Joyeux Noël à Bethléem et à bientôt autour de l’enfant Jésus !

 

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