Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
4 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

05__Virgen_Maria_25x30_w

Le Mois de la Vierge des Douleurs

Cinquième jour

Souffrances de la Très Sainte Vierge pendant le voyage de Nazareth à Bethléem

Suivant les décrets éternels, le Sauveur du monde devait naître à Bethléem. Par une disposition du Ciel, César Auguste, pour étaler la pompe de sa grandeur et recevoir partout un tribut de vasselage, fit une loi qui obligeait tous les habitants de l'Empire romain de se rendre chacun dans le lieu de sa naissance pour s'y faire inscrire et y payer le tribut qui était d'un demi sicle, comme on le voit au chapitre 30 de l'Exode. A peine Cirinus, intendant de la Syrie, eû-t-il publié cette ordonnance, que la très Sainte Vierge et Saint Joseph se disposèrent à se rendre à Bethléem, d'où sortait la famille de David, à laquelle ils appartenaient tous les deux, et où, suivant d'autres, ils avaient pris naissance. Saint Jean Chrysostome, Saint Bernard et autres Pères, disent qu'ils y allèrent à pied, bien qu'il y eût, de Nazareth à Bethléem, trois journées de chemin, par une route montueuse. Hélas! que ne dut pas souffrir la très Sainte Vierge dans ce voyage? la saison était très froide; le chemin long et pénible; les auberges où ils s'arrêtaient, pauvres et mal agencées; Marie était d'un tempérament faible et délicat, et de plus, à la fin du neuvième mois de sa grossesse. Il est vrai que le céleste enfant qu'elle portait ne la chargeait point. Au contraire, dit Saint Bernard, il la soulageait: cependant, la seule pensée de pouvoir augmenter les peines de son divin maître, la remplissait de crainte et la tourmentait. Ah! Vierge sainte, quelle patience héroïque vous montrâtes dans ce voyage si long et si difficile! Enfin, les saints voyageurs arrivés à Bethléem ne tardèrent pas à exécuter la loi impériale. De là, ils cherchèrent un asile pour s'abriter et se remettre de leurs fatigues. Mais comme la ville était encombrée d'une foule d'étrangers, ils ne trouvèrent nulle part à se loger, et se virent forcés, à la nuit tombante, de se réfugier dans une grotte en forme de cabane, servant d'étable pour les bœufs et les bêtes de somme, tout auprès de Bethléem. En ce moment, la très Sainte Vierge adora profondément les desseins de la Providence, et se soumit de tout son cœur à toutes les peines d'une si triste situation. Mais quand elle pensait à son divin Fils, ô mon Dieu! qui pourrait exprimer sa douleur, de le voir réduit à naître dans un lieu si méprisable et si abject.

Colloque

O très-Sainte Vierge! qui pourrait n'être pas touché de compassion, en pensant à Ce que vous souffrîtes lorsque vous voyant si près de donner naissance au Sauveur du monde, vous fûtes obligée de quitter le repos et les habitudes de votre auguste séjour de Nazareth y pour vous exposer à un long et pénible voyage, dans la rigueur de l'hiver étant si mal pourvue de tout ce qui vous était nécessaire? Quelles douleurs n'éprouvâtes-vous pas dans ces trois jours, sur ces rochers escarpés, sur ces montagnes nébuleuses, au milieu de ces glaces amoncelées? Si du moins vous aviez trouvé des logements commodes et propres à votre situation! S'il eût été au pouvoir de Joseph d'alléger vos souffrances! Mais hélas! les peines de ce fidèle époux aggravaient encore les vôtres! O Vierge affligée, que je vous plains! De grâce, par tout ce que vous eûtes à souffrir, obtenez-moi de porter toujours Jésus dans mon cœur pendant cette vie mortelle , comme vous le portâtes alors dans votre sein virginal.

Soupir à Marie

O Vierge sainte! qui, par soumission à la volonté du Ciel, parcourûtes des chemins si pénibles, obtenez-moi la grâce de faire toujours la Volonté de Dieu.

Exemple

Philippe VI, roi de France, eut toujours une dévotion particulière à Notre Dame des Douleurs. Or, un jour étant avec toute son armée, environné de nombreuses phalanges ennemies, et ne pouvant ni agir, ni fuir, il implora avec une grande confiance le secours de sa protectrice. Use sentit tout-à-coup rempli d'une ardeur martiale qui se communiqua bientôt à ses soldats. Il fondit avec courage sur ses ennemis, les défit et les mit en fuite. Le pieux vainqueur voulut, comme il était juste, attribuer tout l'honneur de cette glorieuse journée à Notre Dame des Douleurs. A son retour à Paris, il se rendit à l'église de Notre Dame, et fit hommage de ses armes sur l'autel de la très Sainte Vierge, comme à l'auteur de sa grande victoire. ( Calend. Marian. 25. Augusti. )

Pratique: Faire l'aumône à sept pauvres, ou, si on ne le peut, dire sept Pater et sept Ave.

boug2

Pour recevoir chaque jour dans votre boîte e-mail la méditation du Mois de la Vierge des Douleurs, pour être tenu au courant des nouvelles publications sur le blog et recevoir de temps en temps des prières par e-mail, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes.

Publicité
20 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-et-unième jour

Le Cœur de Marie est déchiré pendant que son Fils est flagellé

Considérez combien le tendre Cœur de Marie fut déchiré, à la vue de son Fils tout dépouillé devant un peuple en fureur, lié comme un esclave à une colonne, et courbé sous une horrible grêle de coups. Marie elle-même révéla à sainte Brigitte, « qu'au premier des grands coups de la flagellation, l'excès de la douleur dont son Cœur fut atteint ne lui permit plus de se tenir debout, et qu'elle tomba alors sans connaissance ». Le prophète Jérémie, voyant par avance les ténèbres de l'évanouissement qui couvraient le front de Marie , frappé de stupeur et touché de compassion s'écriait: « Comment le Seigneur, dans sa fureur, a-t-il couvert des ténèbres de la mort la fille de Sion? » Saint Ephrem de Syrie, dit que Marie, en voyant son cher Fils tout défiguré et tout couvert de plaies, ne cessait de se lamenter et de s'écrier: « O mon Fils, où est maintenant ta beauté? »

Qui a donc inspiré une telle fureur, une telle rage à ces impitoyables bourreaux? Qui a mis en leurs mains ces instruments de supplice? Ah! nous répond cet innocent Agneau: « Ce sont les pécheurs; ils ont frappé sur moi, comme le forgeron sur l'enclume ». Les pécheurs incontinents, les impudiques, voilà surtout ceux qui l'ont flagellé. Je m'adresserai à vous avec confiance, ô Marie, et je vous dirai, comme votre très dévot serviteur saint Bonaventure: « O Vierge douce et clémente, je vous en conjure par vos gémissements et vos larmes, et par l'extrême douleur que vous avez éprouvée à la vue de votre Fils Jésus si cruellement flagellé, obtenez-moi les larmes salutaires d'une parfaite contrition ».

Fleur: Discipline ou quelque autre mortification de la chair.

Fruit: Aimer la modestie, et détester le vice contraire.

847_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

13 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Quatorzième jour

Sollicitude maternelle du Cœur de Marie dans la fuite en Egypte

Considérez l'inquiétude, l'agitation, l'anxiété du Cœur de la divine Mère qui reçoit du Ciel l'ordre imprévu de se lever de nuit, de prendre dans ses bras l'Enfant Jésus, et de fuir en toute hâte en Egypte, pour le sauver de la fureur de ceux qui le cherchent afin de le mettre à mort. Agar, voyant son fils sur le point de mourir par l'excès de la soif, ne songea qu'à se retirer à l'écart, pour ne pas avoir du moins la douleur de le voir expirer à ses yeux. C'est ainsi que se comporte une mère charnelle: quelque grand que soit son amour, en se repliant sur elle-même, elle cherche toujours quelque adoucissement à sa douleur. Il en est autrement de Marie: elle s'oublie elle-même, pour ne s'occuper uniquement que de son cher Fils. Elle le serre entre ses bras et sur son sein, elle le couvre de son mieux, et court, tout agitée et le cœur palpitant, par les chemins les moins fréquentés, sans regarder ni à la fatigue, ni aux souffrances, mais seulement aux risques dont sa vigilance continuelle cherche à garantir son cher Enfant. Vous, Joseph, son compagnon, son gardien fidèle, et son aide, qui avez été témoin des soins et des angoisses de Marie, et qui les avez partagées, vous seul pouvez vous en faire une juste idée.

Combien, au contraire, qui comme Hérode, ne cherchent Jésus que pour le mettre à mort? C'est ce que font tous ceux qui cherchent l'occasion du péché. Ils ne donnent en effet que trop la mort à Jésus. O mon Jésus, combien de fois, au lieu de fuir soigneusement les occasions du péché afin de ne pas vous donner la mort, ai-je au contraire été empressé à les chercher? Pardonnez-le-moi, je vous en conjure par les soins amoureux que prit alors de vous votre divine Mère; je mettrai à l'avenir toute mon attention à fuir les occasions prochaines de vous offenser.

Fleur: Visiter quelque Eglise dédiée à Marie.

Fruit: Avoir le plus grand soin de fuir le danger et les occasions prochaines de pécher.

266_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

2 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

05__Virgen_Maria_25x30_w

Le Mois de la Vierge des Douleurs

Quatrième jour

Trouble de la très Sainte Vierge à l'occasion des peines que sa miraculeuse grossesse donnait à Saint Joseph

La très Sainte Vierge, devenue Mère du Verbe incarné par l'opération du Saint Esprit, retourna à Nazareth auprès du Patriarche Saint Joseph. Son terme approchait visiblement. Son vertueux époux en fut d'autant plus étonné, qu'il ignorait les secrets des conseils divins; il ne savait pas que le fruit renfermé dans le sein virginal de son épouse était l'œuvre du Saint Esprit; il était, par conséquent, dans des angoisses extraordinaires, et son cœur était accablé d'inquiétude et de douleur. En proie à la plus cruelle perplexité, il n'ose soupçonner ua crime dans la très Sainte Vierge; il connaissait trop sa délicatesse et sa vertu pour en avoir la pensée. La pureté des sentiments de Marie, la sévérité de sa conduite, rassurent Saint Joseph, et il trouve dans la sublime vertu de cette belle âme, la plus solide garantie qu'elle n'a point violé la fidélité qu'elle lui a promise. Mais, suivant Saint Basile, Saint Bernard et d'autres Pères de l'Eglise, le juste Joseph, au milieu de ses peines, attribuait ce qu'il voyait dans sa chaste épouse à une cause surnaturelle et miraculeuse, et sous ce point de vue, il s'estimait indigne d'être dans la compagnie d'une personne si privilégiée et si sainte, et il pensait à s'en éloigner secrètement et sans bruit. Marie s'aperçut très-bien des inquiétudes et en même temps du respect de Joseph, qui, bien que rarement, lui manifestait ses sentiments par quelques paroles d'humilité. O mon Dieu! qui pourrait exprimer le tourment de cette Vierge sainte de ne pouvoir consoler Joseph comme elle l'aurait voulu, en lui dévoilant le mystère de l'Incarnation du Verbe. Pendant ces tristes jours, que de soupirs douloureux s'échappaient de son cœur oppressé! Au commencement, Joseph garda le silence avec elle par respect, et ne lui fit aucune question sur ce mystère. De son côté, la très Sainte Vierge ne lui en disait rien, parce que l'humilité lui fermait la bouche et lui faisait cacher sa dignité ineffable; elle savait d'ailleurs que les grands dons de Dieu ne doivent se publier que quand Dieu lui-même le veut: ainsi son humilité d'une part, et de l'autre, le respect de Joseph, furent deux glaives qui déchirèrent son tendre cœur. Oh! qui pourrait exprimer les doux colloques de Marie avec Jésus renfermé dans son sein, au sujet de cette profonde affliction; avec quelle ardeur devait-elle le supplier d'abréger le temps de cette épreuve pour son cher Joseph? et nous, hélas! combien devons-nous et l'admirer et compatir à sa peine? combien surtout devons-nous rougir à la vue de l'exemple d'humilité, de silence et de charité qu'elle nous donne?

Colloque

Vierge affligée, à peine êtes-vous devenue Mère de Dieu, que les peines viennent accabler votre beau cœur. O que je vous plains! Mais en même temps, combien je me réjouis devoir que le Ciel, touché de votre affliction, envoie un Ange à Joseph pour dissiper ses craintes, en lui annonçant le mystère de l'Incarnation, et vous rend à tous les deux votre tranquillité. Ah! ma très sainte Mère, jetez sur moi un regard de compassion, et par le mérite de la douleur que je viens de méditer, préservez-moi de tout fâcheux accident, ou bien, faites que je le supporte avec une sainte résignation, afin que je partage ensuite vos consolations éternelles dans le Ciel.

Soupir à Marie

O Marie! quelle fut votre douleur en voyant le trouble de Joseph pendant que le secret du Ciel lui demeura caché!

Exemple

On lit dans les lettres édifiantes des missions de la Compagnie de Jésus, qu'un jeune Indien gardait dans sa chambre une statue de Notre Dame des Douleurs, qui avait un glaive fixé sur le cœur. Un jour, poussé par une violente passion, il résolut de la satisfaire à tout prix; mais en sortant de sa chambre dans cette intention, il entendit tout à coup une voix miraculeuse qui lui dit: « Arrête, où vas-tu? » il se retourna et vit la statue de Notre Dame des Douleurs étendre le bras, ôter le glaive de dessus son cœur, et pendant qu'il avait les yeux fixés sur ce prodige, il entendit ces paroles: « Allons, prends ce glaive et frappe-moi plutôt que de blesser mon Fils par ton péché ». A ces mots, le jeune homme, stupéfait et contrit, se prosterne à terre, et demande avec un torrent de larmes pardon de sa faute à Dieu et à la très-Sainte Vierge, formant la sincère résolution de n'y plus retomber.

Pratique: Réciter le Stabat Mater.

Sorrowful_Mary

Pour recevoir chaque jour dans votre boîte e-mail la méditation du Mois de la Vierge des Douleurs, pour être tenu au courant des nouvelles publications sur le blog et recevoir de temps en temps des prières par e-mail, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes.

6 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Septième jour

Docilité du Cœur de Marie dans la maison paternelle

Considérez jusqu'à quel point devait être docile le Cœur de cette Enfant, qui, depuis le premier moment de son existence ne s'appartenait plus, mais était tout à Dieu, et qui ne suivait d'autre règle que celle de faire en tout la volonté de Dieu. Il ne s'est jamais vu de créature qui fût envers Dieu plus soumise et plus obéissante. Eclairée de l'Esprit-Saint, qui la possédait dès le commencement, elle pénétrait les pensées de ses heureux parents et prévenait leurs intentions. Pendant les trois premières années de sa vie, qu'elle passa dans la maison paternelle, tous ses mouvements et toutes ses actions étaient réglés sur l'obéissance la plus parfaite. Celle qui devait voir un jour le Fils de Dieu lui obéir et lui être soumis, s'exerçait ainsi à la pratique de cette vertu dont le Fils de Dieu devait être le premier modèle, comme elle le second. Que n'auront pas dit saint Joachim et sainte Anne , à la vue d'aussi grands, d'aussi extraordinaires prodiges d'obéissance dans une aussi petite enfant? Dans leur étonnement et leur admiration, quels présages n'ont-ils pas dû en tirer ?

Mais, au contraire, de quelles amertumes n'ont pas été abreuvés nos propres parents, et quels fâcheux pressentiments n'ont-ils pas eus, en nous voyant, dès notre enfance, si indociles, si revêches, si opiniâtres, si désobéissants! Plût au Ciel que notre conduite eût été différente de celle qu'ils prévoyaient et redoutaient avec tant de raison! Hélas, non, ils né s'étaient pas trompés. De bonne heure n'ai-je pas secoué le joug de la sainte obéissance, et n'ai-je pas ainsi couru vers l'abîme? Ah! par pitié, sainte Vierge Marie, tendez-moi votre main secourable pour m'en retirer.

Fleur: Offrir son cœur à Marie, au pied d'une de ses images, pour qu'elle daigne se charger de le diriger.

Fruit: Obéissance à tous les Supérieurs, et spécialement à son Confesseur.

dolors1d

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
1 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

05__Virgen_Maria_25x30_w

Le Mois de la Vierge des Douleurs

 

Deuxième jour

Trouble de la Très Sainte Vierge dans son Annonciation

 

Quoique dans ce jour l'Archange Gabriel annonçât une heureuse nouvelle à Marie, il est écrit qu'elle en fut troublée. Premièrement cette Vierge sainte apprenait qu'elle allait devenir mère, ne sachant pas comment cela pourrait se faire, puisqu'elle était la première entre toutes les femmes qui gardât la virginité, et qui s'y fût obligée par un vœu. En second lieu, suivant Saint Laurent Justinien, Marie ne se troubla pas précisément de la vue d'un Ange, étant habituée à converser avec ces esprits célestes, mais ce fut d'entendre qu'elle avait été choisie entre toutes les créatures pour être la mère de son Dieu, parce que, dans sa profonde humilité, elle se regardait comme la dernière de toutes. Cependant la cause principale de son trouble, consistait dans la vue anticipée qu'elle eut alors de toutes les peines, et de la mort de cet Homme-Dieu, qui devait prendre naissance dans son sein virginal. Voilà pourquoi dès ce moment, dit Saint Bernardin de Sienne, elle fut crucifiée dans son cœur, et, pour le prouver, il ajoute, que la sagesse éternelle voulut s'incarner dans les chastes entrailles de Marie, le jour même dans lequel il devait ensuite donner sa vie. Or, quelle douleur pour cette Vierge sainte de voir clairement qu'elle voilait, sous l'abjecte enveloppe de la nature humaine, un Dieu qui, après une vie penible et laborieuse, devait être un jour ignominieusement crucifié! Car c'est pour cela qu'elle répondit à l'Ange: Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait suivant votre parole: comme acceptant un fardeau et non un honneur. En effet, si elle n'eût vu qu'une prérogative dans la maternité qu'on lui offrait, sa réponse aurait été l'expression de sa reconnaissance; mais comme elle prévit les peines immenses attachées à cette dignité, elle répondit en se soumettant à un commandement dur et difficile. Elle Imita d'avance le Sauveur acceptant la mort au jardin des Olives, et disant à son Père : Que votre volonté soit faite et non la mienne. O Mère affligée! il est donc vrai que les honneurs vous sont à charge, et que vos joies sont mêlées d'amertumes!

 

Colloque

 

O Vierge sainte! il m'est impossible de ne pas vous plaindre, en pensant que votre élévation à la dignité de Mère de Dieu ne vous remplit pas de joie; et qu'au contraire, toute la gloire de la Maternité divine vous donna lieu de vous affliger et de vous confondre encore davantage. Si je réfléchis ensuite que vous consentîtes généreusement à être la Mère du Verbe divin, précisément parce qu'il devait mourir crucifié, je n'en suis que plus touché, et ma douleur n'en est que plus profonde. Mais je vous bénis mille fois, et je vous prie, par votre immense charité et vos admirables exemples, de m'obtenir la grâce d'être, à votre exemple, humble dans les prospérités, et patient dans les contradictions.

 

Élévation à Marie

 

O Marie! vos augustes prérogatives sont mêlées d'immenses amertumes, puisque vous êtes la mère à la fois heureux et affligée d'un Dieu qui doit expirer sur la croix.

 

Exemple

 

La bienheureuse Véronique de Binasco eut toujours une dévotion particulière à Notre Dame des Douleurs. Ce fut pour elle une source de faveurs privilégiées, et de précieuses révélations sur les douleurs de Marie et sur la Passion du Sauveur. En voici deux qui sont mémorables: Un jour de l'Annonciation, elle vit l'Archange Gabriel tout resplendissant de gloire, et il lui fut dit que cet, envoyé céleste, après avoir déclaré la volonté de Dieu à la très-Sainte Vierge, lui développa clairement tous les Mystères de la Vie, de la Passion, et de la Mort du Sauveur, quoique les Évangélistes n'en. parlent point. Dans la seconde vision, le divin Sauveur apparut visiblement lui-même à la bienheureuse, et lui dit qu'il agréait souverainement les méditations qu'elle faisait continuellement sur sa Passion ; mais que l'amour immense qu'il portait à sa très-sainte Mère, lui rendait infiniment agréable la considération des douleurs que la très-Sainte Vierge avait souffertes à l'accomplissement de ces mystères douloureux.

 

Pratique: Réciter sept fois le je Vous salue Marie en l'honneur de Notre Dame des sept Douleurs

0521tendernessicon_202

Pour recevoir chaque jour dans votre boîte e-mail la méditation du Mois de la Vierge des Douleurs, pour être tenu au courant des nouvelles publications sur le blog et recevoir de temps en temps des prières par e-mail, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes 

31 août 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

05__Virgen_Maria_25x30_w

Le Mois de la Vierge des Douleurs

 

Premier jour

Angoisses de la très-Sainte Vierge à sa Naissance

 

A l'approche de la plénitude des temps, apparut, sur le ténébreux horizon de la terre, l'Aurore éclatante et tant désirée, avant-courrière du Soleil de justice. L'adorable Trinité se plut à donner dans la naissance privilégiée de cette fille du Ciel, une figure de sa sublime gloire; Les Esprits célestes furent dans la joie à la vue de celle qui devait réparer la perte des Anges prévaricateurs. Sainte Anne, sa mère, fut consolée de sa longue stérilité par cet enfantement prodigieux. La Judée en fut dans l'allégresse, et jouit du bonheur d'être la première à voir cette fille ravissante. Enfin tout le genre humain se félicita à la venue d'une Reine compatissante, d'une tendre Protectrice, d'une Avocate toute-puissante. Mais hélas! il arriva à cette sainte Vierge en naissant, ce qu'éprouve un flambeau allumé, qui luit et réjouit les autres de ses vifs rayons, en se détruisant et en se consumant lui-même. Oui, tandis que cette bienheureuse enfant remplit de joie le ciel et la terre par sa naissance, elle est contrainte à pleurer amèrement dès son entrée dans le monde, à vivre resserrée dans ses langes, et à ressentir tout le poids de son âge tendre. Il est vrai, comme l'assure d'ailleurs Saint Pierre Chrysologue, que les Anges devaient descendre du Ciel en foule pour essuyer les premières larmes de cette enfant incomparable, pour apaiser ses premiers cris, et agiter son berceau de leur main céleste. Cependant Marie ressentait bien plus vivement que tous les mortels, les angoisses de son enfance, parce que, bien différente des misérables enfants d'Adam, elle jouissait, dès sa conception, du plein usage de sa raison éclairée. Or, si, suivant Sénèque, la condition des hommes est malheureuse au point qu'aucun esprit ne l'embrasserait s'il était libre de la choisir avec la connaissance parfaite de ses maux; et si, entre les divers âges de la vie, l'âge de l'enfance est celui où l'homme est sujet à un plus grand nombre de misères, misères si grandes qu'il a fallu que la Providence, pour rendre ces peines supportables, réglât que cet âge serait dénué de prévoyance et s'écoulerait dans une ignorance complète, en sorte qu'au développement de la raison dans les enfants, les misères du premier âge seraient passées; quelles furent les angoisses de cette céleste enfant, qui, par un décret divin, fut privée dans ses langes de l'adoucissement accordé à tous les hommes? Oh! que sa pleine connaissance dut ajouter à ses maux! Combien plus encore sa prescience de l'avenir dut augmenter ses douleurs, puisqu'elle avait à gémir à la fois, et de ses peines présentes, et encore de toutes celles de sa vie mortelle!

 

Colloque

 

Je ne puis retenir mes larmes, ô très Sainte Vierge, en pensant que vous pleuriez sur les bras de votre tendre mère et dans votre berceau. Les langes qui vous resserrent vous arrachent des cris plaintifs qui me déchirent le cœur. O enfant remplie de grâces, combien je compatis à vos peines! Que ne puis-je vous rendre les mêmes services que les saints Anges vous prodiguèrent; vous consoler comme eux par une douce mélodie, et essuyer vos précieuses larmes! Mais puisque je n'ai pas ce bonheur, je veux au moins vous rendre l'hommage de la plus tendre dévotion; je voudrais pouvoir baiser mille fois votre berceau; et je vous supplie humblement d'offrir au Seigneur une de vos larmes en expiation de mes péchés. O Vierge aimable! vous pleurez dans vos langes; mais vos larmes sont la rosée céleste qui prélude à la naissance du Soleil de justice.

 

Exemple

 

Un ecclésiastique réduit à l'extrémité par une grave maladie, et assailli de tentations du démon, en était accablé et saisi de frayeur; mais comme il avait honoré Notre Dame des Douleurs, elle ne tarda pas à lui adresser ces douces et consolantes paroles: « Pourquoi, mon fils, vous livrez-vous à tant de tristesse, vous qui m'avez si souvent consolé dans mes douleurs? Prenez courage, réjouissez-vous, vous guérirez. C'est ce qui arriva à l'instant même. (Pré fleuri, part. 2, liv: 3, chapitre 75. )

 

Pratique de Piété: Réciter le Chapelet des sept douleurs

digitalizar0124

Pour recevoir chaque jour dans votre boîte e-mail la méditation du Mois de la Vierge des Douleurs, pour être tenu au courant des nouvelles publications sur le blog et recevoir de temps en temps des prières par e-mail, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes

30 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Trente-et-unième jour

Le Cœur de Marie Reine et Mère de miséricorde

 

En ce dernier jour, ô ame dévote, considérez avec une confiance et un amour filial, le Cœur envers nous si compatissant de la Reine et Mère de miséricorde. Le Père éternel a assigné à Jésus-Christ le Règne de la justice, et à Marie le Règne de la miséricorde, dit saint Bonaventure. Saint Bernard se demande pourquoi l'Eglise appelle Marie, Reine de miséricorde, et répond: « Afin que nous croyions que Marie ouvre l'abîme de la miséricorde a qui elle veut, quand elle veut, et comme elle veut; de sorte qu'il n'est point de si grand pécheur qui ne se sauve, si la Sainte Reine de tous les Saints le prend sous sa puissante protection ». A l'occasion d'un pécheur supplicié, et sauvé ensuite par Marie, que ce pécheur avait honorée de son vivant, Notre Seigneur révéla à sainte Catherine de Sienne, que par un des privilèges de cette divine Mère, quiconque lui avait été dévot pendant la vie , ne périssait pas. « Ah! s'écrie saint Antonin, quel soin la Vierge Marie ne prend-elle pas de nous? »  Sainte Madeleine de Pazzi, dans un de ses ravissements, nous adresse cette exhortation: « Vous qui ne trouvez pas de miséricorde, recourez à Marie qui est toute bonne et toute-puissante; vous qui êtes sans cesse agité, recourez à Marie qui est une mer pacifique; vous à qui les plaisirs du monde sont devenus insipides, recourez à Marie qui est une mer amère; vous qui êtes sous l'empire du démon, recourez à Marie, qui est la Mère de l'humilité, car rien ne chasse plus le démon que l'humilité. Recourez donc tous à Marie ».

 

Recourons donc à Marie. Mais, dit saint Bernard, pour cela nous devons diriger vers elle toutes les puissances de notre âme. « Elle reconnaît, elle aime ceux qui l'aiment; elle assiste ceux qui l'invoquent avec sincérité, ceux surtout qui s'efforcent de se rendre semblables à elle en chasteté et en humilité, pourvu toutefois qu'ils aient en même temps la charité, qu'ils mettent en elle, après son Fils, toute leur espérance, et qu'ils la cherchent de tout leur cœur ». Mais nous, sommes-nous de ces vrais dévots, de ces enfants chéris de la Reine de miséricorde? O glorieuse Reine, recevez-moi au nombre de vos fidèles serviteurs. « Puisque vous êtes la Reine de miséricorde, vous dirai-je avec saint Bernard, vos véritables sujets sont les misérables. Vous êtes la Reine de miséricorde; et moi je suis des pécheurs le plus misérable, le plus abject de vos sujets; exercez donc sur moi votre empire, gouvernez-moi, dirigez-moi, ô Reine de miséricorde. Ne me rebutez donc pas, ô Marie, car je veux être tout vôtre: je veux avoir pour vous un cœur de fils, comme vous avez pour moi un cœur de mère. Que mon cœur puisse ainsi parvenir à s'unir au vôtre, pour aimer, dans cette sainte union et pendant la bienheureuse éternité, votre Fils, à qui soit honneur et gloire dans tous les siècles des siècles. Amen.

 

Fleur: Réciter avec dévotion, les bras ouverts, le Salve Regina.

Fruit: En toute occasion, montrer un cœur de fils à Marie, et conseiller de faire pendant un mois de l'année de saints exercices de dévotion au sacré Cœur de Marie.

OurLadyofFatima

« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera »

(La très Sainte Vierge Marie aux petits bergers de Fatima, en 1917)

 

Fin du Mois du Cœur Immaculé de Marie

 

Prochain Mois de Dévotion

Le Mois de la Vierge des Douleurs

Qui débutera le 1er septembre

Je vous donne rendez-vous le 31 août pour la 1ere Méditation du Mois de la Vierge des Douleurs

105_001

Pour télécharger l'intégralité du Mois du Cœur de Marie (pdf) cliquer ici

29 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Trentième jour

Le Cœur de Marie devenu Océan de grâce à la descente du Saint-Esprit

 

Considérez avec quelle profusion le Saint-Esprit se communiqua à la Vierge son Epouse, préférablement à tous ceux qui se trouvaient avec elle dans le Cénacle. L'Ange l'avait déjà saluée pleine de grâce: Ave gratia plena. Elle avait été remplie de grâce avec une nouvelle abondance, dès le moment qu'elle conçut le divin Verbe par l'opération du Saint Esprit: Spiritus Sanctus superveniet in te. Elle était donc alors remplie avec une extrême abondance, et c'est sur cette abondance extrême que le Saint-Esprit survint de nouveau avec un surcroît d'abondance; car l'Ange n'avait pas dit: Le Saint-Esprit viendra; mais, Il surviendra; Superveniet. Chercherait-on à comprendre jusqu'à quel degré cet Amour incréé communiqua ses dons à sa sublime Epouse déjà remplie et surabondamment remplie de lui? On n'y parviendrait pas; c'est impossible. Imaginez un immense océan de grâce, sur lequel tombe du ciel un déluge plus grand encore que cet océan; comme lors du déluge universel qui fit dépasser à la mer ses limites, couvrir ses rivages et inonder toute la terre. C'est ce qui arriva à Marie, disent les saints Pères qui lui attribuent même la descente du Saint-Esprit sur les âmes de tous les fidèles, sans en excepter les Apôtres. Saint Epiphane dit: « Elle fit tomber en torrents la pluie du Saint-Esprit sur toute la terre, pour y produire le fruit de la Foi ».

 

Notre âme a été arrosée de cette pluie, dans le Sacrement du Baptême, dans celui de la Confirmation, et dans les autres Sacrements. Mais quels sont les fruits qu'a produits notre Foi? Pouvons-nous dire avec l'Apôtre: La grâce de Dieu n'a pas été stérile en moi ? » « O Femme pleine de grâce, comblée de grâce avec une telle surabondance, qu'elle suffirait pour faire revivre toutes les créatures, si elles en étaient arrosées »; ah! faites qu'aujourd'hui la grâce qui me fut autrefois donnée dans le saint Baptême, soit en moi revivifiée, et que j'en sois ressuscité.

 

Fleur: Réciter souvent l'oraison jaculatoire: « Mère de la grâce divine, priez pour moi ».

Fruit: Pratiquer les bonnes œuvres, et faire valoir le talent de la grâce reçu de Dieu.

med_1197989590

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!

28 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-neuvième jour

Le Cœur de Marie encouragé, fortifié, et ravi jusqu'au Ciel, dans l'ascension de son Fils

Sainte Madeleine de Pazzi ayant entendu, dans une de ses merveilleuses extases, le dernier entretien secret de Jésus avec sa Mère, nous le rapporte en ces termes: « Notre Dieu est grand. Les secrets que le divin Epoux de nos âmes communique à Marie sont grands. O Marie, l'entretien que votre Fils eût avec vous, avant sa Passion, fut un entretien de conformité à la volonté de Dieu son Père; celui qu'il eut après sa Résurrection fut un entretien de joie; celui-ci, étant le dernier, fut un entretien de gloire. Mais quel sujet pouvait alors vous intéresser, ô Marie? Serait-ce, le Verbe, époux des Vierges, entouré des Vierges? Oui, sans doute ; puisque vous étiez Vierge, et éprise de la virginité, vos délices devaient être de vous entretenir des Vierges ». Considérez maintenant quel encouragement et quelle force dut puiser le Cœur de la Reine des Vierges dans un entretien si honorable aux Epouses de Jésus-Christ, et imaginez-vous d'être à la suite du divin Rédempteur, lorsque , après cet entretien, il s'acheminait avec sa Mère et ses Disciples vers la montagne des oliviers. Y étant arrivé, prenant congé de sa Mère, et les bénissant tous: « Il se sépara d'eux, et il était porté au Ciel » à leur vue; jusqu'à ce qu'élevé à une grande hauteur une nue le déroba à leurs regards. Ah! peut-on concevoir parfaitement toute la joie, tout le ravissement de Marie voyant ainsi ce beau triomphe de son divin Fils, et admirant ce corps formé dans son sein, s'élevant au-dessus du bienheureux empyrée, et plus brillant que le soleil? Elle ne se rassasiait pas de le regarder, et ne cessait de tenir les yeux fixés vers cette partie du ciel où planait cet Aigle victorieux. Mais le Cœur de Marie l'a suivi, plus loin que sa vue , jusqu'au ciel, où son cher Jésus est assis à la droite de Dieu le Père.

L'Eglise nous exhorte tous les jours, à la sainte Messe, d'élever nos cœurs. Sursùm corda, dit-elle; et nous répondons : Habemus ad Dominufn: Nos cœurs sont élevés au Seigneur. Mais répondons-nous vrai? « Si nous sommes ressuscites avec Jésus-christ , nous dit l'Apôtre, nous devons, non pas rechercher les choses de la terre mais nous occuper de, celles du ciel, où le Christ est assis a la droite de Dieu le Père »; et l'Eglise ajoute: « Que nos cœurs soient fixés où sont les vrais contentements ». O mon Jésus, enlevez mon cœur; ravissez-le, attirez-le vous-même à vous, et tenez-le toujours uni au vôtre et à celui de votre tendre Mère. Qu'il ne soit plus détenu dans le bourbier de ce misérable monde. Faites-moi cette grâce, ô mon Jésus, par l'amour avec lequel vous enlevâtes avec vous au Ciel le Cœur de notre divine Mère.

Fleur: Répéter l'oraison jaculatoire: « Attirez-moi après vous ».

Fruit: Tenir son cœur détaché de la terre, et élevé au Ciel.

Canova_Emile_Diffusion_Mariale_Berthe_Petit_1_1

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!


27 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-huitième jour

Allégresse du Cœur de Marie en voyant son Fils ressuscité

Considérez l'allégresse et la joie du Cœur de Marie, à la vue de Jésus, se présentant à elle au moment qu'il Tient de ressusciter. Pour la comprendre, cette joie ineffable, qui pénétra à l'instant dans ce Cœur si profondément affligé, il faudrait s'être fait une juste idée de ses précédentes peines: car la joie de voir son Fils glorieux et ressuscité dut être proportionnée à l'excès des douleurs qu'elle avait éprouvées en le voyant souffrir les plus étranges tourments et la mort la plus cruelle. Quel ne fut donc pas le torrent d'allégresse qui inonda tout-à-coup le Cœur de la Vierge? Saint Ambroise dit, qu'il excita au plus haut degré l'admiration des Anges, et qu'aucune langue humaine ne saurait l'exprimer. Cette joie fut assurément la plus grande que ce, grand Cœur eut jusqu'alors ressentie. Sainte Madeleine de Pazzi, à la seconde fête de Pâque, après la Communion, étant en extase, et contemplant l'apparition de Jésus à sa Mère, s'adresse à lui, et lui dit: « Comme, dans le douloureux entretien que vous eûtes avec votre très sainte Mère avant votre Passion, vous lui donnâtes la connaissance complète de tout ce que votre Humanité sainte avait opéré et devait opérer pour notre salut, et lui révélâtes d'avance toutes vos souffrances et tous vos tourments; de même, dans cet entretien si doux, où elle se trouvait avec vous au comble de la joie, du contentement et de l'allégresse, vous lui donnâtes la connaissance de ce que votre Divinité avait déjà opéré et de ce qu'elle devait opérer à l'avenir en nous et pour nous ». Qui pourrait donc comprendre la joie et le contentement de Marie?

Réjouissons-nous aussi avec elle et avec son divin Fils, en le suppliant d'effectuer ce qu'il annonçait à sa bienheureuse Mère qu'il opérerait en nous. O la plus heureuse des Mères , ô glorieux Jésus, je me réjouis avec vous de tout mon cœur; et de tout mon cœur je vous remercie de tout ce que vous avez souffert pour moi. Daignez, de grâce, m'en appliquer le mérite, et opérer en moi ce qui convient le mieux à votre plus grande gloire et au salut de mon âme.

Fleur: Réciter l'oraison jaculatoire: « Réjouissez-vous, ô Vierge Marie, soyez dans la joie, et louez le Seigneur; parce que le Seigneur est véritablement ressuscité; louez le Seigneur ».

Fruit: Coopérer à la grâce de Jésus-Christ, qui opère en nous.

Flamme_d_Amour

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!


26 août 2010

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 août 2010

737_001

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 août 2010

« Chers enfants, avec grande joie, aujourd'hui encore, Je désire à nouveau vous inviter: priez, priez, priez! Que ce temps soit pour vous un temps de prière personnelle. Au cours de la journée, trouvez un lieu où vous prierez avec joie et dans le recueillement. Je vous aime et je vous bénis tous. Merci d’avoir répondu à Mon appel ».

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie à Medjugorje en cliquant sur les liens suivants:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html


5 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Sixième jour

Le sacrifice du Cœur de Marie quand elle fut offerte à Dieu par ses parents dans le Temple

Considérez quels furent les sentiments et les affections du tendre Cœur de Marie, quand elle fut offerte à Dieu, dans le temple, par sa bienheureuse Mère sainte Anne, accompagnée de saint Joachim. Les Cœurs de ses parents brûlaient sans doute d'amour, ils étaient pénétrés d'une vive reconnaissance pour le Seigneur, qui leur avait accordé cette fille tant désirée: mais qu'elle ne dût pas être la piété, la dévotion de cette sainte Enfant dont la sainteté surpassait déjà de beaucoup celle de tous les Saints? Nous pouvons bien croire qu'elle dit à Dieu, de routes les puissances de son âme: « Mon Dieu, vous m'avez tirée du néant, et m'avez donné l'être, quoique je n'eusse aucunement mérité une si grande grâce; Vous m'avez comblé de vos bénédictions: je ne m'appartiens pas, je suis tout à vous; me voici; disposez de moi selon votre bon plaisir. Lorsque je me donne, irrévocablement tout à vous, mon Dieu, agréez cette chétive offrande; une pauvre petite créature telle que je suis, n a rien autre à vous Offrir ». A ces paroles, le Cœur du Très-Haut est ravi, les Anges les plus sublimes sont étonnés, les hommes les plus orgueilleux sont confondus.

Quels ont été jusqu'à présent les sentiments de notre cœur? Quelle a été notre gratitude pour les bienfaits de la Création, de la Rédemption, du Baptême, et pour tant d'autres grâces que nous avons reçues? Ah! qu'un cœur ingrat est un horrible monstre aux yeux de Dieu! Dans les saintes Ecritures, un tel cœur est l'objet de ses plaintes les plus touchantes et de ses reproches les plus amers. O mon Dieu, mon Bien, mon Tout, arrachez de mon cœur un vice si abominable, pour l'amour de celle qui, de toutes les créatures, fut envers vous la plus reconnaissante.

Fleur: Se priver de quelque chose que l'on aime, et la donner aux pauvres.

Fruit: S'offrir tout entier à Dieu, chaque matin, et unir son cœur à celui de Jésus et de Marie.

623_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

25 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-sixième jour

Sentiments du Cœur de Marie, quand elle vit Jésus incliner la tête et expirer sur la Croix

Considérez quels furent les sentiments du Cœur de Marie, déjà au comble de la douleur, en voyant le visage de son cher Fils se couvrir d'une pâleur mortelle, ses paupières se fermer, et enfin sa tête s'incliner humblement, en signe de respect et de soumission envers son Père, pour rendre le dernier soupir. Comment l'âme de cette bienheureuse Vierge ne se sépara-t-elle pas de son corps, lorsque l'âme de son cher Fils quitta le sien? « Ce fut par un très grand miracle, que cela n'arriva pas »,  rapporte sainte Brigitte. Puisque « les pierres se fendirent », en signe de douleur, comment son tendre et sensible Cœur ne se fendit-il pas aussi? Ce fut l'amour même qui le conserva dans son intégrité. Comme Marie fut en tout semblable à Jésus pendant la vie, elle lui fut aussi semblable à la mort. Elle incline aussi la tête; elle comprime dans son Cœur l'immensité de ses peines et de ses douleurs, et toute résignée, elle adore les décrets maintenant accomplis du Père éternel. Voici pourquoi cette âme très sainte ne se sépara pas alors de son Corps. Cette âme était avec celle de son cher Fils comme contenue et resserrée par la véhémence de l'amour qui les pressait et les unissait étroitement toutes deux ensemble.

Peine, affliction, douleur et tourments inouïs! Marie seule les a tous éprouvés. Et quels exemples ne nous a-t-elle pas en même temps donnés de soumission, d'uniformité, de constance et de résignation? Est-il école plus instructive? Et cependant, ô confusion extrême! à peine voit-on en nous l'ombre de ces vertus! O mon Dieu, je confesse qu'il ne faut qu'un léger souffle de vent qui ne flatte pas mon humeur ou mon amour-propre, pour me précipiter dans les abîmes de l'erreur et du vice; qu'il suffit d'un ordre un peu sévère, pour me faire secouer le joug de l'obéissance; qu'une petite affliction peut m'entraîner hors de la voie de vos divins Commandements. Mon Dieu, mon Sauveur, ayez pitié de moi! Et vous, Marie, notre Mère chérie, obtenez-moi ces vertus qui vous fortifièrent et vous rendirent invincible au pied de la Croix ».

Fleur: Réciter sept Ave Maria à l'honneur des sept douleurs du Cœur de Marie.

Fruit: L'amour de la Croix, et, dans toutes les adversités, résignation à la volonté de Dieu.

Mother_Mary_Puako

Coeur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!

 

24 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-cinquième jour

Le Cœur de Marie est pour nous un Cœur de Mère

Jusqu'à présent Marie nous avait aimés comme des sœurs ou des frères: maintenant considérons son amour devenu maternel. Depuis que Jésus nous a remis en ses mains, elle nous a aimes comme des enfants chéris. Elle ne s est pas méprise sur le sens des paroles de son Fils. « Ce disciple choisi, dit Denis le Chartreux, représente chaque fidèle. Ainsi lorsque Jésus-christ dit à Jean : Voilà votre Mère; il donna sa Mère pour mère à chaque chrétien ». Saint Bernardin de Sienne dit aussi: « Nous voyons dans la personne de Jean tous les chrétiens, dont la sainte Vierge est devenue la Mère par amour »; ce que saint Bernard confirme, en disant: « Dans la Passion de Jésus-Christ, tous les enfants de la grâce sont devenus enfants de Marie ». Elle a donc bien compris le sens des paroles de Jésus, en nous acceptant pour ses enfants. « Aussi, dit saint Bernardin de Sienne, dès ce moment elle nous porta tous dans son sein, comme une véritable mère y porte ses enfants ». « Elle est, par l'esprit, la Mère des Membres du Sauveur, puisqu'elle a coopéré par sa charité à la naissance des fidèles dans l'Eglise, comme l'enseigne saint Ambroise ». Qui pourrait donc exprimer avec quel amour elle nous a porté dans ses entrailles et nous a enfantés à la vie de la grâce? Semblable au Père éternel, « elle a aimé le monde au point de donner pour lui son Fils unique », dit saint Bonaventure.

Examinons maintenant quel a été notre amour pour une telle Mère. Une mère qui nous aime d'un amour maternel, nous devons l'aimer d'un amour filial. Mais avons-nous véritablement un tel amour pour une telle Mère? Si nous l'avions, continuerions-nous toujours d'offenser son divin Fils? et ne saurions-nous pas faire, pour son amour, le plus petit sacrifice, après qu'elle en a fait un si grand pour notre amour? Je confesse, ô notre Mère, que , jusqu'à présent, mon amour pour vous n'a consisté qu'en paroles, et non en œuvres. Qu'il n'en soit plus ainsi à l'avenir. Je veux me corriger, je veux me convertir; et pour cela je mets en vous ma confiance. « O salutaire confiance! La Mère de Dieu est notre Mère ». Vous l'avez dit vous-même à sainte Brigitte, « que vous étiez la Mère de tous les pécheurs qui voulaient se convertir ». C'est donc à vous que j'ai recours et que je me recommande.

Fleur: Répéter souvent l'oraison jaculatoire: « Montrez que vous êtes notre Mère ».

Fruit: Prouver par des oeuvres notre amour filial pour Marie.

ND_du_St_Secours

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

2 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Troisième jour

Le Cœur de Marie sans tache originelle

 

Considérez la pureté du Cœur de Marie, dans le premier instant de sa formation. Le serpent infernal n'eut pas le temps de le mordre et de l'infecter de son mortel venin, il ne put même y avoir accès. Dans un seul et même instant ce Cœur fut formé et possédé de Dieu; et Marie eût le droit de dire que « le Seigneur l'avait possédée au commencement de ses voies ». Le fatal ennemi n'eut donc pas le temps de l'attaquer. Il ne put pas même l'aborder, puisque ce Cœur, à peine formé, fut aussitôt uni à son Créateur. Dès ce moment Marie put dire mieux que personne :  « Mon bien-aimé est a moi, et je suis à lui; nous ne faisons qu'un ensemble ». Privilège tout particulier! Pureté incomparable! source de toutes les félicités dont la Vierge fut ornée comme étant ce nouveau Paradis où devait descendre pour y prendre son repos le Seigneur qui paît parmi les lys!

Notre origine fut bien différente! Nous sommes tous nés infectés du péché originel. Combien n'en devons-nous pas être humiliés! Mais combien plus ne devons- nous pas l'être de tous les péchés que nous avons commis pendant notre vie? Hélas! combien de fois ne nous sommes-nous pas approchés de la gueule de l'antique dragon, n'avons-nous pas reçu ses morsures, et ne nous sommes-nous pas faits ses esclaves? Et maintenant, dans quel état se trouve notre cœur? est-il sain, ou couvert de plaies? Mon Dieu, que vois-je? Quel état misérable! O vous qui êtes venu guérir les cœurs contrits et pénétrés d'une sincère douleur, ah! guérissez le mien.

Fleur: Répéter fréquemment aujourd'hui l'oraison jaculatoire: « Bénie soit la sainte et immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie ».

Fruit: Résister aux tentations du démon ; et dans le combat invoquer sans cesse Marie.

hc9_004e__2_

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


22 août 2010

Bienheureux Antonio Neirotti de Rivoli

586_001

Bienheureux Antonio Neirotti de Rivoli

1423-1460


Né à Rivoli, près de Turin vers 1423, Antonio Neirotti entre chez les Dominicains, où il reçoit   l'habit au couvent de San Marco de Florence des mains de Saint Antonin, qui sera le futur archevêque de la ville. Il s'embarque dans un périlleux voyage en direction de la Sicile, car la route était fréquentée par les pirates. Le départ se passe bien, mais par contre, sur le trajet du retour,, il est capturé avant d'arriver à Naples. En 1458 et le religieux fut vendu comme esclave à Tunis. Là-bas,  les Sarrasins, le forcent à abjurer sa Foi et à se marier. Mais, Antonio fit un songe ou il se vit comme mort, et le Seigneur l'invita à se repentir. Le Jeudi Saint de l'année 1460, il reprit l'habit Dominicain, et professa publiquement sa foi au Christ devant le sultan. Ce geste lui valu la palme du martyre. Après que son corps fut acheté par des marchands de Gênes, Amédée de Savoie le fit porter à Rivoli, où il se trouve encore de nos jours.


Prière


O Dieu, qui, dans votre Miséricorde, avez rappelé le Bienheureux Antonio à la lumière de Votre  Vérité et qui en avez fait un martyr admirable, permettez que par son intercession, nous puissions  être toujours fermes dans la foi et vaillants à faire le bien. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


22 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-troisième jour

Le Cœur de Marie crucifié pendant le Crucifiement de son Fils

Considérez combien furent douloureux au Cœur de Marie les coups redoublés des marteaux qui enfonçaient les clous dans les pieds et dans les mains de son Fils. Considérez les vives blessures que reçut ce Cœur maternel en voyant percer ces pieds qui avaient toujours couru à la recherche des brebis égarées, et ces mains qui n'avaient cessé de répandre des bienfaits. « O merveille! s'écrie saint Bonaventure, tout Jésus est crucifié dans l'intérieur du Cœur de Marie ». « Toutes les douleurs du monde réunies n'égaleraient pas cette douleur de Marie », dit saint Bernardin de Sienne. « L'amour de cette Mère, dit saint Augustin, excède les amours réunis de tous les pères et mères pour leurs enfanst. » Sa douleur surpassa donc toutes les douleurs, puisqu'elle fut proportionnée à son amour. Car, dit saint Laurent Justinien, « elle fut blessée d'autant plus profondément qu'elle aima plus tendrement ».

Pourquoi n'éprouvons-nous aucune douleur en voyant les peines d'un tel Fils et d'une telle Mère? parce que nous n'avons point d'amour. Autrement serait-il possible de voir un Dieu fait homme pour notre amour, crucifié pour notre amour, et pour notre amour expirant sur une croix, en présence de sa Mère, qui est aussi notre Mère, toute désolée, et crucifiée dans son Cœur; de les voir, dis-je, souffrant ainsi pour nous, sans en avoir compassion, sans en être pénétré de douleur, sans en verser des torrents de larmes? « Si vous voyiez, dit saint Bonaventure, une brute, un animal ainsi maltraité, par pure sensibilité humaine vous en auriez pitié ». Quelle ne devrait donc pas être votre compassion et votre douleur pour les souffrances du Seigneur votre Dieu? Mon Seigneur et mon Dieu, crucifié pour notre amour, considérez, je vous en supplie les plaies de vos mains. « Vous y avez écrit et signé de votre propre Sang l'acte de ma rédemption. Lisez ces caractères, et sauvez-moi ». Je comprends bien que, pour opérer le salut d'un monstre d'ingratitude tel que moi, il ne faut rien moins que la toute-puissante vertu de vos plaies. Imprimez-les donc, ces plaies, dans mon cœur; que votre amour y soit aussi gravé, et que je ressente une vive douleur de mes péchés, cause de vos souffrances. « Je m'adresse a vous, Mère sainte, imprimez fortement dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié ».

Fleur: Répéter souvent cette oraison jaculatoire: « Je m'adresse a vous, Mère sainte, imprimez fortement dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié ».

Fruit: Aimons Jésus et le Cœur de Marie, crucifiés pour notre amour.

741_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

19 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingtième jour

Douleur cruelle du Cœur de Marie lors du dernier entretien quelle eut avec son Fils avant sa Passion

Considérez la cruelle douleur qui dut percer le Cœur de Marie , quand il fallut qu'elle se séparât de son Fils, alors qu'il fut prendre congé d'elle pour la dernière fois, suivant le récit qu'en fait saint Bonaventure. « Après la Cène, dit ce saint Docteur, le Seigneur Jésus vient trouver sa Mère, s'assied auprès d'elle en particulier, et la comble du bonheur de sa divine présence, dont il était sur le point de la priver.... Mère chérie, lui dit il, c'est la volonté de mon Père que j'aille à la mort, parce que le temps de la Rédemption est arrivé. Tout ce qui a été prédit de moi va s'accomplir: ils feront de moi leur jouet; ils exerceront sur moi toutes leurs cruautés. Que lui répond sa Mère? O mon Fils, qu'ai-je entendu? Mon esprit se trouble, mon cœur se brise, et je me sens défaillir. Père éternel! divine Providence! Hélas! Que puis-je dire? » Les sanglots lui coupent la voix, elle verse un torrent de larmes, et Jésus, à la vue de la triste situation où sa Mère est réduite, éprouve une douleur mortelle. Sainte Brigitte l'a su, par révélation, de la Mère même de Jésus, qui lui dit: « Lorsque mon fils vit cou1er mes larmes, il en fut attristé jusqu'à la mort ». Il pouvait seul se faire une juste idée de ce que souffrait sa Mère; il pouvait seul en ressentir une affliction proportionnée.

Qui donc a séparé ce qui était si étroitement uni: un tel Fils, d'une telle Mère? Qui a percé si cruellement ces deux Cœurs? Ah! c'est nous; oui, nous-mêmes; nous et nos péchés. Et nous restons plongés dans cette coupable et funeste indolence? O Marie, la plus désolée de toutes les mères! O mon Jésus, le plus affligé de tous les fils! je le confesse, j'ai été la cause de votre douleur. Pourquoi donc mon cœur ne se brise-t-il pas de douleur? Ah! divin Rédempteur, percez-le vous-même, ce cœur, des traits d'une amère contrition. Je vous en conjure par les douces et innocentes larmes de votre Mère bien-aimée: faites que mes yeux versent des larmes salutaires pour laver mes abominables péchés.

Fleur: Faire quelque abstinence à l'honneur de Marie.

Fruit: Pleurer nos péchés.

023_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

18 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Dix-neuvième jour

Le Cœur de Marie est un trésor d'instruction pour les fidèles

Considérez comment le trésor du Cœur de Marie fut ouvert pour la salutaire instruction des fidèles. Ce que Marie avait appris pendant trente-trois ans à l'école de son Fils, même dans le particulier, elle le manifesta aux Apôtres, aux Evangélistes, aux premiers Disciples, (ainsi que le rapportent les Pères, et comme il résulte de l'Evangile de saint Luc); afin que les secrets du Fils lussent transmis jusqu'à nous, et à toute l'Eglise, et lussent ainsi communiqués à tous les Chrétiens jusqu'à la consommation des siècles. Personne ne pouvait, comme elle, être à même de savoir tout ce qui s'opéra secrètement dans son sein lors de l'incarnation du Verbe par l'opération du Saint Esprit, et dans l'intérieur de sa pauvre petite maison, et à Bethléem, et pendant toute la vie de Jésus-Christ  sur la terre; personne ne fut plus assidûment auprès de lui et ne vécut avec lui dans une plus grande intimité. Plus qu'aucune autre personne, dit saint Bernard, elle fut enrichie, par son divin Fils, de qualités transcendantes pour pénétrer les Mystères des Cieux et les secrets de la Doctrine du divin Rédempteur. C'est donc à elle que nous devons ce qu'il y a de plus beau et de plus sublime dans les enseignements que les Evangélistes et les Apôtres nous ont laissés par écrit, ou ont transmis à l'Eglise de vive voix. De sorte que non-seulement nous pouvons dire à Marie: « Beaucoup de filles ont amassé des richesses, mais vous les avez toutes surpassées »; mais elle-même nous dira, avec les paroles de la Sagesse que l'Eglise lui attribue: « Les richesses sont en moi; j'en enrichirai ceux qui m'aiment, et j'en remplirai leurs trésors ».

Malheureux, misérable, hélas! qui n'aime pas Marie, cette Mère qui a tant aimé et qui aime tant Dieu son Fils! Heureux, bienheureux qui aime Marie! il sera riche véritablement. Son intelligence puisera dans des communications célestes les connaissances les plus sublimes, et son cœur recevra les grâces nécessaires pour en faire un bon usage. Interrogeons-nous maintenant: Sommes-nous heureux, ou malheureux? riches, ou pauvres? sommes-nous enfin de véritables enfants de Marie? Ah! tendre Mère, dès ce moment je me prosterne à vos pieds, et je vous présente mon cœur, vous  suppliant de l'accepter. Je vous le dédie, je vous le consacre, pour qu'il vous aime désormais autant qu'il vous a peu aimé jusqu'ici. Répandez sur lui vos bénédictions, et enrichissez-le de vos grâces.

Fleur: Répéter souvent aujourd'hui: « Siège de la Sagesse, priez pour moi ».

Fruit: Amour filial envers Marie.

pure_heart

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

15 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Seizième jour

Douleur du Cœur de Marie quand elle perdit l'Enfant Jésus dans Jérusalem

 

Considérez combien fut terrible le coup dont fut frappé le Cœur de Marie, dès qu'elle s'aperçut de la disparition de ce cher Fils, qu'elle avait eu sans cesse à ses côtés, et qu'elle n'avait pas perdu de vue un seul instant depuis sa naissance. Considérez combien fut violent le déchirement que ce Cœur en ressentit pendant trois jours de suite qu'elle le chercha vainement partout nuit et jour toute désolée.» « Sa douleur, dit Origène, fut extrême, parce que son amour était extrême. En se voyant séparée de son Fils, elle souffrit bien plus qu'aucun Martyr ne peut souffrir de la séparation de son âme d'avec son Corps ». Cette douleur fut telle, enfin, que Marie ne put la tenir renfermée dans son sein, ni s'empêcher, quand elle eut retrouvé son Fils, de la manifester par cette amoureuse plainte: « Mon Fils, pourquoi en avez-vous usé de la sorte avec nous? Voila que nous vous cherchions tout affligés, votre père et moi ».

 

Ce n'était aucunement par sa faute que Marie avait perdu son divin Fils, et sa douleur néanmoins fut si véhémente! Et nous, n'avons-nous jamais perdu Jésus par notre faute? En commettant un péché mortel, on perd sa grâce, son amitié, on se sépare de lui. Quelle affreuse séparation! O mon Jésus, mes péchés ne m'ont que trop séparé de vous! Ah! que votre miséricorde m'en rapproche en ce jour, et que je vous sois réuni pour n'en plus être séparé de toute l'éternité.

 

Fleur: Faire souvent des Actes de contrition.

Fruit: Conserver très soigneusement la divine grâce, et, si on a eu le malheur de la perdre, faire tous ses efforts pour la recouvrer.

029001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

14 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Quinzième jour

Les peines du Cœur de Marie en Egypte

 

Considérez, ô cœur fidèle, les peines que dut éprouver le Cœur maternel de Marie, dans la barbare Egypte. Joseph et Marie y manquaient du nécessaire: obligés d'acheter chèrement le logement et la nourriture, et travaillant sans relâche du matin au soir, ils ne recevaient pourtant qu'un modique salaire de la part des impies et des avares habitants de ce pays inhumain. Quelle peine n'éprouvait pas leur Cœur alors, en voyant que Jésus devait partager une aussi grande pauvreté, habiter avec eux une pauvre cabane, être comme eux revêtu de misérables lambeaux, et se contenter d'une si petite quantité d'aliments pendant tout le temps de leur séjour en Egypte, qui y fut prolongé jusqu'à la mort d'Hérode? Qui pourrait imaginer ou exprimer les tourments que leur Cœur éprouvait de ne pouvoir mieux traiter leur cher Enfant?

 

Et nous, comment le traitons-nous dans la personne des pauvres? Ce que nous leur faisons, nous le lui faisons à lui-même; il l'a dit, et la foi nous ordonne de le croire. Ah! peut-être avons-nous pour eux les cruelles entrailles des Egyptiens, et non pas des entrailles de frères de Jésus et de fils de Marie, puisque leurs besoins ne nous portent pas à les soulager même de notre superflu? Ah! Doux Jésus, donnez-moi des entrailles de pitié et de miséricorde, et faites que, dans la personne de vos pauvres, qui sont mes frères, je ne vous laisse jamais souffrir la faim ni la soif, ni endurer le froid faute de vêtements.

 

Fleur: Aujourd'hui faire quelque aumône pour l'amour de Jésus, de Joseph et de Marie.

Fruit: Etre charitable envers les personnes qui sont dans le besoin.

895_001__2_

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

12 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Treizième jour

Douleur du Cœur de Marie la première fois que le Sang de son Fils Jésus fut versé dans la Circoncision

 

Considérez la cruelle douleur dont le Cœur de Marie fut pour la première fois si profondément blessé, lorsqu'elle vit le sang couler de la plaie faite à son cher enfant Jésus. Nulle mère au monde n'éprouva une semblable douleur, même à la mort de son fils unique; parce que nul fils ne fut aussi digne d'amour, et nulle mère n'eut un cœur capable d'aimer autant que celui de Marie. Son Cœur fut donc blessé d'autant plus profondément qu'il aimait plus tendrement. Ce fut par miracle que Marie  n'en mourut pas. Car, pour le soutenir, ce Cœur détaillant, les forces naturelles de son corps délicat n'étaient pas suffisantes. Cette douleur fut permanente; elle s'unit aux autres douleurs dont le Cœur de Marie était continuellement déchiré pour tous les tourments qu'elle prévoyait que son Fils souffrirait; et toutes ces douleurs ne cessèrent que lorsque le Corps de Jésus fut enseveli.

 

Ce sont nos péchés qui ont porté l'atteinte sanglante dont l'innocente chair de Jésus a été frappée par le couteau du Grand-prêtre. Que de péchés, grand Dieu! Ce sont les miens, ce sont mes maudits péchés qui ont ainsi exercé leur rage contre le bel enfant Jésus, et qui ont abreuvé d'une si amère douleur le Cœur de la très pure Vierge sa Mère. Comment réparer d'aussi cruels outrages? si ce n'est par votre propre Sang, ô mon doux Jésus, par ce précieux Sang que j'ai fait répandre. Ah! lavez-en mes taches, purifiez-en mes souillures; je les déteste, je les abhorre.

 

Fleur: La garde des sens.

Fruit: L'horreur de toute sorte de péché surtout de celui de l'impureté.

733_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

11 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Douzième jour

Le Cœur de Marie pendant ses couches virginales

Considérez les sentiments du Cœur de Marie au moment qu'elle eut mis au monde, dans une étable, au milieu des ténèbres de la nuit, son petit enfant Jésus; qu'elle entendit ses cris et ses gémissements, et qu'elle vit ses yeux célestes baignés de larmes. L'amour, l'admiration, la douleur, la compassion, les plus nobles sentiments de son âme vinrent tous assaillir son Cœur de leurs diverses impressions, et l'occupèrent entièrement. Sa vive foi lui faisait reconnaître dans son fils, le Fils de Dieu fait homme pour l'amour de l'homme. En voyant cet ardent amour éclater dans toute sa divine personne, son propre Cœur fut atteint du même feu; et alors quel embrasement, quel incendie, dans ce tendre Cœur maternel! Les sages-femmes, craignant que l'excès de la tendresse et de la joie ne soit nuisible aux accouchées, ne leur font pas connaître d'abord le sexe de l'enfant, si c'est un fils. D'après cette faible comparaison, imaginez la tendresse, la joie, l'amour du Cœur de Marie lorsqu'elle se vit entre les bras son Fils nouveau-né, son Fils et son Dieu tout ensemble. Quelle ne dut pas être alors son admiration? Quelle ne dut pas être aussi sa peine, en le voyant naître au sein de tant de misères, dans une étable, exposé nu aux rigueurs de la saison, tremblotant, les cris et les gémissements sur les lèvres, et les larmes aux yeux, à la vue de nos péchés? Son Cœur maternel est déchiré et percé à la fois par la douleur et la compassion. Que ne fait-elle pas pour le couvrir, pour le réchauffer, pour le garantir et le défendre du froid rigoureux de l'hiver dans cette nuit obscure? Du mieux qu'elle peut elle l'emmaillote dans quelques pauvres langes qu'elle avait apportés; elle le place dans la crèche, où le froid se fait moins sentir à cause de l'haleine des animaux qui y sont attachés; et elle et son époux se tiennent à genoux l'adorant, le contemplant, lui rendant leurs actions de grâce.

A cette vue, qu'éprouve notre cœur? Ne méritons-nous pas le reproche amer que le Seigneur adresse par son prophète aux Juifs endurcis? « Le bœuf a connu son Maître, et l'âne la crèche de son Seigneur; mais Israël ne m'a point connu ». O mon Jésus, mon Dieu, mon Seigneur et mon Maître, qui par amour pour moi avez voulu vous faire enfant et naître dans une vile étable, au sein de la misère, au milieu de la nuit, en plein hiver; ah! pardonnez-moi de vous avoir méconnu si longtemps. Je viens, pour vous réchauffer , unir mon cœur au Cœur de Marie votre Mère, et au Cœur de Joseph que vous honorez comme votre Père. Mais le pourrai-je, si vous n'allumez pas dans mon cœur ce feu que vous nous avez apporté du Ciel? Ah, Je vous en conjure, embrasez-moi de ce feu divin.

Fleur: Réciter fréquemment cette oraison jaculatoire: Cœur de Jésus, brûlant d'amour pour nous, Faites que tous les cœurs brûlent d'amour pour vous.

Fruit: Disons avec saint François d'Assise: « Aimons l'Enfant de Bethléem ».

231_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

7 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Huitième jour

Consécration du Cœur de Marie quand elle fut présentée au Temple

Sa bienheureuse mère, sainte Anne, se souvenant du vœu qu'elle avait fait au Seigneur, « ne tarda pas, dit saint Grégoire de Nazianze, de la conduire au Temple et de l'offrir à Dieu ». « La Vierge bénie avait alors trois ans », ainsi que le rapportent saint Germain et saint Epiphane. Maintenant considérons avec attendrissement cette Vierge immaculée qui va faire à son Dieu la magnifique offrande, le sacrifice de tout elle-même. Son Bien-aimé lui avait fait entendre ces paroles: « Lève-toi, hâte-toi, ma bien-aimée, et viens a moi ». Il voulait que dès lors elle mit en oubli pour lui ses parents et sa patrie, tout enfin: « Ecoutez, ô ma Fille, voyez, et prêtez une oreille attentive, et oubliez votre peuple et la maison de votre père »; et la voilà prompte à obéir à la voix divine qui l'appelle. Elle monte rapidement les marches du Temple, et se prosternant à terre elle verse des larmes de tendresse. Elle renouvelle alors, et confirme entre les mains du Grand-Prêtre le don d'elle-même qu'elle avait fait irrévocablement à son Souverain Seigneur dès le premier instant de son immaculée Conception. Mais qui pourrait pénétrer les sentiments intimes dont ce Cœur admirable était animé en se consacrant tout à son Dieu? Quelle profonde humilité! Quelle vive foi! quel ardent amour! Elle disait peut-être: « O grand Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob! vous êtes infini, vous êtes immense ; à vous sont dus des honneurs et dons infinis. Je ne suis, moi, qu'une misérable petite créature, et telle que je suis je ne m'appartiens même pas, mais c'est à vous que j'appartiens, qui m'avez tirée du néant. Qu'ai-je donc à vous offrir, ô mon Créateur, ô mon Tout ? Néanmoins, mon Dieu, daignez accepter ce qui est vôtre. Je me donne et me consacre tout à vous. Je vous consacre ma volonté; disposez-en à votre gré: je vous consacre mon corps; faites qu'il soit toujours comme un beau lys qui exhale une odeur suave en présence de votre divine Majesté ». Il ne s'était jamais fait de semblables offrandes dans ce Temple. Quel n'aura pas été l'étonnement des saints Anges, la surprise et l'admiration des Prêtres et de tous les assistants? Mais en quels termes Dieu aurait-il témoigné combien ce don lui était agréable? Les voici: « Que ta démarche est belle, ô Fille du Roi! »

Nous aussi, nous avons été conduits au Temple, la première fois encore en bas âge, pour y assister au grand Sacrifice que le Fils de Marie fait de son Corps et de son Sang pour nous. Mais nous sommes-nous offerts nous-mêmes véritablement à Dieu? O que d'irrévérences, que de profanations n'y avons-nous pas commises?  Je les pleure aujourd'hui, mon Dieu; et aujourd'hui je m'offre tout à vous. Faites ô mon Jésus, que votre Sang offert sur nos autels expie mes péchés et soit mon salut.

Fleur: Se rendre à son Eglise paroissiale et y renouveler près des Fonts baptismaux, les promesses du Baptême.

Fruit: A l'Eglise s'y tenir comme une victime liée et destinée au sacrifice.

iheart3_1

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
Publicité
Publicité