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12 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Dix-huitième jour

Le jeudi de la troisième semaine après l'octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

Faites briller en nous ta lumière,

Répandez l'amour dans nos cœurs,

Que sous Votre prévenante conduite,

nous évitions tout mal et toute erreur.

Je Vous salue Marie.

 

On trouve chez tous les peuples une religion, un culte extérieur et public, des temples, des autels, des prêtres et des victimes. Un usage constant et qu'on rencontre partout dans l'antiquité fut de manger en commun la chair des victimes qui avaient été immolées. Dès les premiers temps, le père de famille présidait à la cérémonie. On le voyait rassembler ses enfants, ses domestiques, souvent même les étrangers pour prendre part à ce repas fraternel. Les païens se flattaient, dans cette circonstance, de manger avec les Dieux. Les adorateurs du vrai Dieu, plus sensés, se regardaient comme assis à la table du père commun de toutes les créatures. Jésus-Christ a consacré cet antique usage qui était pour ainsi dire une ombre du festin Eucharistique. Il a dressé un autel dont les autels anciens n'étaient que la figure. Il a voulu des prêtres pour immoler en l'honneur du Maître de l'univers, et la Victime qu'Il a désignée, toujours la même parce quelle est parfaite, doit venir, à la voix du Prêtre, se placer sur l'Autel et s'offrir elle-même, pour le Salut de la grande famille humaine. Le Sacrifice de la Nouvelle Alliance, figuré par ceux de l'ancienne Loi, doit aussi se terminer par la distribution de la Chair immolée, présentée en nourriture à toute la famille chrétienne. Il serait bien difficile de concevoir le sacrifice de la nouvelle loi séparé de la manducation de la victime. Jésus-Christ est donc sur l'Autel, non-seulement comme une Victime immolée pour le Salut du monde ; mais encore comme une viande destinée à nourrir nos âmes. C'est le Sauveur qui l'a dit, en nous adressant cette parole solennelle : « Ma Chair est véritablement une nourriture ».

Maintenant si nous cherchons le principe et la cause de cette conduite que Jésus-Christ tient à l'égard de ses Disciples, en leur livrant Son Corps Adorable et Son Sang Précieux qui furent le prix de notre Rédemption ; si nous demandons au Sauveur pourquoi Il a inventé cette merveille, pourquoi Il a établi ce Mystère incompréhensible que nous appelons la Communion, il nous répondra par cette parole d'une éloquence et d'une profondeur que rien n'égale : « Il aima les siens jusqu'à la fin », c'est-à-dire, « Il porta l'Amour qu'Il avait pour eux jusqu'aux dernières limites où Il semble que l'Amour d'un Dieu puisse atteindre ». Parmi tous les signes extérieurs inventés par les hommes pour marquer l'amour qui les unit entre eux, l'un des plus universellement reconnu, n'est-ce pas la participation à la même nourriture ? Ta table, disait un ancien, est l'entremetteuse de l'amitié. Aussi point de traité, point de fêtes, point de cérémonies d'aucune espèce sans repas. Non, jamais les hommes n'ont trouvé un signe d'union plus expressif que celui de se rapprocher pour participer en commun à la même nourriture. Jésus-Christ a voulu contracter une union intime avec ses enfants, et c'est la raison pour laquelle Il les invite à Sa table. Mais ici l'union va s'exalter jusqu'à l'amour le plus vif. Manger à la même table avec un Dieu, certes, c'est déjà un grand honneur. Eh bien ! Ce n'est pas assez pour ce Cœur brûlant d'Amour qui palpite dans la poitrine de Jésus-Christ. Il inventera quelque chose de bien plus surprenant. « Voila Ma Chair, prenez et mangez ; prenez et buvez : Voila Mon Sang ». Telle est l'invitation qu'Il nous adresse. Il se donne Lui-même, et de ses propres mains, Il veut que nous soyons nourris de sa propre substance.

Qui dira maintenant les effets merveilleux de la sainte Communion ! « Ce que le pain et le vin produisent pour le corps, nous dit le Catéchisme du Concile de Trente, l'Eucharistie le produit, mais d'une manière infiniment plus parfaite pour le Salut et pour le bien de l'âme. Ici ce n'est pas le Sacrement qui se change en notre substance, comme le pain elle vin se changent en la substance du corps. c'est nous-mêmes au contraire qui sommes changés en la nature du Sacrement. En sorte que l'on peut très bien appliquer ici ces paroles que Saint Augustin met dans la bouche de Notre Seigneur : « Je suis la nourriture des hommes faits ; croissez et vous Me mangerez ensuite. Et vous ne Me changerez point en vous, comme il arrive à la nourriture de votre corps ; mais c'est vous qui vous changerez en moi. Que si la grâce et la vérité ont été apportées par Jésus-Christ, il faut nécessairement qu'elles se répandent dans l'âme de celui qui reçoit ce Sacrement avec un cœur pur et innocent, car Notre Seigneur a dit : « Celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang, demeure en Moi et Moi en lui ». Quiconque participe à l'Eucharistie avec Foi et avec piété, en recevant en lui le Fils de Dieu, se trouve uni à Son Corps comme membre vivant. « Celui qui Me Mange, dit le Sauveur, vivra aussi pour Moi. Le Pain que Je donnerai c'est Ma Chair pour la vie du monde. Sur quoi Saint Cyrille a fait cette remarque : « Le Verbe de Dieu, en s'unissant à sa propre chair, l'a rendue vivifiante. Il était donc convenable qu'il s'unît à nos corps d'une manière admirable, par sa Chair Sacrée et par Son Sang précieux qu'Il nous donne sous les espèces du Pain et du Vin, pour nous sanctifier et nous donner la vie ».

Quand le Prophète s'écriait : « J'ai dit, vous êtes des dieux et les enfants du Très-haut », ne semble-t-il pas qu'il ait vu les hommes assis à la table de Jésus-Christ, s'engraissant de sa divine substance et participant, par la Sainte Communion, à la Nature Divine ! La Sainte Communion a toujours fait les délices des âmes pieuses. Malheur au Chrétien qui n'a que du dégoût pour cette nourriture divine ! Il refuse le plus grand honneur que l'homme puisse recevoir sur la terre, il s'éloigne de Celui qui seul peut le rendre fort contre ses nombreux ennemis. la source des jouissances les plus pures est tarie pour lui.

 

Premier point

La Sainte Communion est pour nous un principe d'honneur

 

Lorsque Jésus-Christ disait : « Si quelqu'un M'aime, Mon Père l'aimera, nous viendrons à lui et nous établirons dans lui notre demeure ». Ne semble-t-il pas qu'il ait voulu parler de la Sainte Communion ? C'est Lui-même qui a dit : « Celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang demeure en Moi et Moi en lui ». Or, est-il possible à Dieu même d'élever plus haut la créature ! On consacre les Eglises par beaucoup de cérémonies, de prières et d'exorcismes. On consacre les Autels sur lesquels le Saint Sacrifice doit être offert, les vases d'or et d'argent où l'on doit renfermer la Sainte Eucharistie. Rien n'est plus raisonnable, et c'est un sacrilège de profaner les temples et les vases sacrés. Mais par la Sainte Communion, nous devenons bien autre chose qu'un temple, un autel, un calice, un ciboire. Tous ces objets sont matériels. et Jésus-Christ ne contracte aucune sorte d'union avec eux. Il n'en est pas ainsi de notre corps et de notre âme. Jésus-Christ venant dans nous, les sanctifie réellement par l'union étroite qu'il contracte avec notre personne. Notre poitrine devient Son Tabernacle, notre cœur Son Trône, notre âme Son épouse. Il est tout en nous, et Son Esprit, Sa Divinité même se livrent entièrement à nous pour nous faire vivre de Sa propre vie. C'est alors que nous pouvons dire en toute vérité : « Ce n'est pas moi qui vit, mais Jésus-Christ qui vit en moi ».

Ici c'est bien plus qu'une visite, c'est une union, et l'union la plus intime que l'on puisse imaginer, celle qui résulte de la nourriture avec la personne qui mange. Notre âme se mêle en quelque sorte à la substance même de Jésus-Christ, de sorte que cette parole du Divin Sauveur : « Moi et Mon Père nous ne sommes qu'un », le fidèle peut la prononcer et s'écrier, au moment de la Sainte Communion, « moi et Jésus-Christ nous ne faisons qu'un » !... Le Sauveur a dit : « Je vis a cause de Mon Père, et celui qui Me mange vivra à cause de Moi ». De même que le Fils a reçu du Père l'essence, la vie, toutes les perfections, de telle sorte qu'Il est un seul et même Dieu avec le Père ; qu'Il vit, pense, veut, agit toujours avec le Père et comme le Père; de même, par la communion, le fidèle participe à la vie et aux perfections du Fils. La nourriture s'unit à celui qui la reçoit, elle devient sa substance. Par elle, le corps vit et augmente. Par la Divine Eucharistie, notre âme se mêle avec le Corps de Jésus-Christ. Ainsi le Père engendrant son Fils de toute éternité, lui communique sa propre vie. Le Fils communique cette vie divine à son humanité sainte dans l'Incarnation. Par la Communion, chaque fidèle reçoit de l'humanité sainte de Jésus-Christ cette même vie. Ô vie divine de l'âme chrétienne ! Elle a sa première origine dans le sein de Dieu le Père vivant par Lui-même et communiquant la vie à son Fils, et, par son Fils, à la chair et au sang qu'il s'est unis, et par cette chair et ce sang adorables, à la chair et au sang de ses membres, pour passer, par ce canal, jusque dans leurs cœurs.

Ô mon Dieu ! D'où me vient cet honneur ? Non, Seigneur, je ne suis pas digne !... Ô prodige d'amour ! Ô miracle de la grâce ! Le serviteur pauvre et méprisable mange la chair de son Dieu !...

 

Deuxième point

La Sainte Communion est pour nous un principe de force

 

« Celui qui Me mange demeure en Moi et Moi en lui ». Je demande ce que devient l'homme ainsi uni à un Dieu !.... Sa faiblesse naturelle n'est-elle pas changée en une force divine ! Force contre le Démon. Si l'Ange exterminateur s'arrêta devant les portes teintes du Sang de l'agneau, que ne doit pas éprouver le Démon quand il nous voit couverts du Corps et du Sang de Jésus-Christ, enveloppés en quelque sorte de cette divine substance ? Ah ! je le sais, « le Démon, comme un lion rugissant, tourne sans cesse autour de nous, cherchant à nous dévorer » Mais ce que nous savons aussi, c'est qu'il a poussé un grand cri pour confesser que la présence de l'Homme-Dieu le tourmentait. Saint Jean Chrysostôme dit : « Le Démon rugit et prend la fuite, quand il voit un Chrétien dont les lèvres sont rougies par le Sang de Jésus-Christ ». Force contre le monde. La vie est semée d'écueils. Le monde en offre à chaque pas ; la contagion du mauvais exemple, les effets pernicieux de toutes ces doctrines opposées à l'Evangile, les conseils perfides, les railleries continuelles contre les gens de bien. O mon Dieu, que d'âmes faibles succombent à chaque instant !

Où les martyrs des premiers siècles de l'Eglise allaient-ils puiser cette force étonnante qui leur faisait braver les menaces des tyrans et des persécuteurs ? C'était à la table Eucharistique. La faiblesse de l'âge, la délicatesse du sexe ne les empochait pas de devenir des héros. En revenant de la table sacrée, ils couraient au martyre. Aujourd'hui encore, d'où vient aux âmes pures et ferventes, ce courage invincible qui les rends supérieures à toute la malice et à la corruption effrayante du monde ? Il est facile de s'en convaincre. La Sainte Communion, voilà leur force ! La Sainte Communion est la lumière de l'âme. Par elle, les yeux de notre intelligence sont ouverts, nous connaissons la grandeur de Dieu et l'excellence des biens éternels ; nous connaissons le monde, la perversité de ses doctrines, les dangers qu'il nous offre et l'abîme dans lequel il pourrait nous entraîner. Alors plus de faiblesse, ni de respect humain. Comme les Disciples d'Emmaüs, le fidèle connaît Jésus, lorsque assis à sa table, il reçoit de ses mains divines, le pain descendu du Ciel. La Sainte Communion enflamme la volonté et lui communique les plus saints désirs. Jésus-Christ parle sur la roule pénible de cette vie. L'âme qui a le bonheur de l'entendre, s'écrie comme les deux Disciples : « Notre cœur n'était-il pas embrasé au dedans de nous-mêmes, tandis qu'Il nous parlait ». La Sainte Eucharistie est comme un feu qui embrase l'âme qui s'en nourrit; elle entretient et augmente l'amour.

Une âme ainsi éclairée, échauffée, a-t-elle quelque chose à craindre du monde et de ses doctrines ? Non, elle est forte comme la mort. Elle donnerait mille vies plutôt que d'abandonner Dieu ! Force contre notre propre nature. Elle est si fragile ! Hélas ! C'est bien notre cœur qui a été, suivant l'expression du Concile de Trente, brisé et affaibli. La Chair Convoite contre L'esprit, s'écrie le grand Apôtre, et l'esprit convoite contre la chair. Nous connaissons cette loi des membres qui combat contre la loi de l'esprit, pour nous rendre captifs sous la loi du péché. Hélas ! Nous pouvons bien nous écrier comme le grand Apôtre : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de de corps de mort ? Ce sera la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ », qui est communiquée à notre âme par la manducation de sa Chair infiniment sainte.

O mon Dieu ! Comme il est fragile ce vase dans lequel je porte ma vertu ! Mais combien de Saints qui avaient les mêmes tentations, dont les passions étaient vives, et qui ont conservé leur âme innocente et leur cœur exempt de souillure! Où puisaient-ils cette énergie et ce courage nécessaires pour dompter la chair et la réduire en servitude? Dans la Sainte Communion. O doux Jésus ! Vous avez dit : « Le Pain que Je donnerai, c'est Ma Chair pour la vie du monde ». Donnez-le Moi ce pain ; j'ai besoin de m'en nourrir continuellement pour ne jamais perdre la vie de la grâce.

 

Troisième point

La Sainte Communion est pour nous un principe de joie

 

La vie chrétienne a ses tristesses. Le Sauveur l'a dit : « Le monde se réjouira, vous, vous serez dans la tristesse ». Et, cependant, le cœur du véritable fidèle devient comme une fête continuelle. C'est qu'il y a, au milieu des tristesses inséparables de notre condition présente, un bonheur, une paix, une joie que le monde ne saurait donner, et qu'il ne connaît même pas. Quelle est la source de ce bonheur ? N'est-ce pas, pour le cœur qui est tout à Dieu, n'est-ce pas la Sainte Communion ? L'âme a des désirs, les créatures ne sauraient les rassasier ; mais voilà Jésus-Christ qui m'appelle et qui remplit mon désir en me comblant de biens ». L'âme se sent pauvre et dénuée de biens, elle entend une voix qui sort du Tabernacle : « Les Pauvres mangeront et ils seront rassasiés ; et ceux qui cherchent le Seigneur le trouveront : leurs cœurs vivront éternellement ». Que de Saints ont trouvé des torrents de consolations dans la Sainte Communion ! On les a vus éprouver les effets de cette promesse de Jésus-Christ : « Des fleuves d'Eau Vive sortiront de son coeur ». Comme ils étaient pleins de Dieu !... L'eau puisée à cette Source Divine n'est point une eau dormante, mais une eau qui coule toujours. Voilà pourquoi, de la part des Justes, ce langage expressif, cette ardeur pour le bien, ces paroles de feu qui embrasent les cœurs !

Ah ! je comprends ce cri d'amour : « Qu'ils sont aimés, grand Dieu, Vos Tabernacles, qu'ils sont aimés et chéris de mon cœur ». Mais pour que la Sainte Eucharistie produise ces heureux effets, il faut que ceux qui doivent manger à la Table du Seigneur, et être rassasiés de Sa Chair divine, soient véritablement pauvres, et du nombre de ces personnes affamées, dont parle la Sainte Vierge, qui méritent que Dieu les remplisse de Ses Biens, en même temps qu'Il renvoie vides ceux qui sont riches. Ces pauvres sont ceux qui sentent leur vide et qui Cherchent Dieu avec ardeur pour être remplis, parce que Lui seul est capable de les rassasier. Ceux là le louent véritablement, parce qu'ils sentent le besoin qu'ils ont de cette viande divine, qui est proprement la nourriture et comme la vie de leurs cœurs, mais une vie qui doit s'étendre dans tous les siècles.

 

Panis angelicus

Fit panis hominum ;

Dat panis caelicus

Figuris terminum:

O res mirabilis !

Manducat Dominum

Pauper, servus, et humilis.

 

Le Pain des anges

Devient le pain des hommes ;

Le pain du ciel met

Un terme aux symboles.

Ô chose admirable !

Il mange son Seigneur

Le pauvre, le serviteur, le petit.

 

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28 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

 

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Troisième jour

 

Veille de la fête du Saint Sacrement

 

 

 

O Lumière Bienheureuse,

 

Venez remplir jusqu'à l'intime

 

Le cœur de tous Vos fidèles.

 

Je Vous salue Marie...

 

 

 

Lorsque Moïse disait au peuple d'Israël de la part de Dieu : « Ce jour sera pour vous un monument éternel, et vous le célébrerez de génération en génération, par un culte perpétuel, comme une fête solennelle au Seigneur », il voulait donner à ce peuple une grande idée des prodiges que le Ciel allait opérer en sa faveur. La manducation de l'Agneau Pascal, le passage de la mer Rouge, la délivrance d'une honteuse servitude, tout devait concourir à graver bien profondément dans le cœur des Israëlites le souvenir des divines miséricordes. Aussi une fête solennelle est établie, elle continuera pendant une semaine entière ; le premier jour est appelé Saint et Solennel, et le septième sera une fête également vénérable. « Demain, disait encore Moïse dans une circonstance à jamais mémorable, demain vous verrez la gloire de Dieu. Le Seigneur vous donnera de la chair à manger, et le matin il vous rassasiera de pain ».

 

Saint Paul nous enseigne de la manière la plus formelle que tout ce qui est arrivé dans l'ancien Testament était une ligure des merveilles que Dieu devait opérer en faveur d'un peuple nouveau, par Jésus-Christ, le Sauveur du genre humain. Le même Apôtre appelle tous ces grands événements une ombre des mystères accomplis dans Jésus-Christ. Dans son admirable Epître aux Hébreux, il dit encore que les cérémonies du culte ancien ne sont que les figures et les ombres des choses du Ciel. Or, la réalité est incomparablement au-dessus de la figure, la lumière incomparablement plus excellente que les ombres. Qui dira maintenant la solennité du grand jour qui approche ? Et comment parier dignement de la préparation de nos âmes pour la célébration de ce grand Mystère ?

 

Encore une réflexion. Dans les jours de fête comme la Naissance de Jésus-Christ, sa Résurrection, son Ascension dans le Ciel, l'Eglise célèbre la mémoire, le souvenir des Mystères les plus augustes. Mais ces Mystères ne se renouvellent plus. Dans la fête de demain, nous trouvons, avec la mémoire de l'institution de l'Eucharistie, le renouvellement de ce prodige d'amour. C'est bien plus qu'un souvenir, c'est le mystère accompli sous nos yeux.

 

Bientôt l'Eglise parlera. Ses temples magnifiquement décorés, les ornements les plus riches en usage dans les plus beaux jours de l'année ecclésiastique, le chant solennel des Hymnes et des Cantiques, le son mélodieux des cloches qui semblent porter dans les airs notre joie et notre reconnaissance, tout nous crie: « Elevez vos cœurs, préparez vos âmes ! C'est la Fête du Corps de Jésus-Christ, réellement présent dans la Divine Eucharistie !... » La Fête du Corps de Jésus-Christ ! Qui comprendra bien cette parole ! O mon Dieu, ce ne sera pas l'âme dissipée et mondaine qui ne voit le plus souvent dans les solennités de l'Eglise qu'un vain spectacle propre à nourrir la curiosité ! Ce ne sera pas le chrétien ignorant et presque sans foi, qui ne s'est jamais occupé des trésors infinis que la Miséricorde divine a renfermés dans la Sainte Eucharistie ! Ce sera encore moins l'homme sensuel qui ne goûta jamais les choses du Ciel, et dont le cœur demeura toujours étranger aux jouissances ineffables de la piété chrétienne.

 

Mais l'âme fidèle dont le cœur est constamment attaché à Jésus-Christ, comprend cette parole : « La fête du Corps de Jésus ! » C'est une parole de vie qui pénètre, qui remue délicieusement, qui va jusqu'au plus intime de l'âme pour y réveiller tous les sentiments de la plus vive reconnaissance et de l'amour le plus tendre. Elle l'entend, cette parole : « La Fête du Corps de Jésus ! » elle la médite, elle la goûte, elle en savoure la douceur ! Alors elle s'écrie : « Oui, ce jour est solennel parmi les plus beaux jours de l'armée. Il se lève devant moi comme un monument magnifique de l'infinie miséricorde de mon Sauveur, comme un monument de la joie et de la reconnaissance de l'Eglise. Ce jour est grand pour moi, je le célébrerai par un culte digne du Sauveur qui en est l'objet. Le juste ouvre son cœur à la joie et à l'amour. Il veut que la grande solennité de demain soit sanctifiée par le recueillement et la ferveur ».

 

Or voici ce que l'Eglise demande de tous ses enfants. Que les joies les plus pures président à nos solennités ; que nos Hymnes et nos Cantiques partent du plus intime de nos cœurs ; que tout ce qui reste du vieil homme disparaisse ; et que tout soit nouveau en nous, le cœur, le langage et les œuvres.

 

 

 

Sacris solemniis

 

Juncta sint gaudia,

 

Et ex praecordiis

 

Sonent praeconia ;

 

Recedant vetera,

 

Nova sint omnia,

 

Corda, voces, et opera.

 

 

 

Sainte solennité

 

Touche et réjouis l’âme,

 

Arrière le passé

 

Que la céleste flamme,

 

Des grâces de ce jour,

 

Renouvelle à la fois,

 

Les cœurs, les œuvres et les voix.

 

 

 

Premier point

 

Sentiment de joie

 

 

 

J'entends l'Eglise qui s'écrie dans la ferveur de son amour : « Réjouissez-vous, et louez Dieu ; chantez dans de saints transports les louanges du Dieu de Jacob ». Faites entendre les instruments harmonieux ; prenez votre harpe, sonnez de la trompette, dans ce jour célèbre de votre grande solennité ». Certes, elle est bien légitime cette joie, et le cœur du fidèle pourrait-il ne pas tressaillir d'allégresse, en considérant l'objet de cette fête ? C'est Jésus-Christ, mais Jésus-Christ, considéré dans le Sacrement de l'Autel. Jésus-Christ toujours avec nous, réellement présent au milieu de nous, Jésus-Christ dans le Saint Tabernacle Jésus-Christ qui se donne depuis dix-huit siècles à ses enfants comme nourriture Jésus-Christ qui s'immole à chaque instant pour le salut des hommes Jésus-Christ dont les mains divines s'ouvrent continuellement pour répandre des flots de Bénédictions et des torrents de Grâces sur ceux qui viennent l'adorer dans le Mystère incompréhensible de son amour !...

 

Si je considère la fin de cette solennité, ma joie ne sera pas moins vive. Elle consiste à rendre des actions de grâces particulières et plus solennelles au Divin Sauveur pour ce bienfait inestimable, le don qu'il a fait de lui-même, de sa personne adorable, à l'Eglise qui est sa fidèle Epouse. Elle consiste à réparer les négligences, peut-être l'oubli coupable dans lequel plusieurs ont vécu pendant longtemps, à dédommager le Cœur adorable de Jésus de l'ingratitude, dont la plupart des Chrétiens ne cessent de se rendre coupables, à expier les profanations et les sacrilèges dont ce Divin Sacrement continue à être l'objet. Elle consiste à retremper notre âme dans cet océan d'amour ; à renouveler, augmenter la dévotion la plus raisonnable, la mieux fondée, la plus utile qui fut jamais, la dévotion au Très Saint Sacrement !

 

O Sauveur, j'ai entendu l'invitation de l'Eglise. J'ai compris Votre voix, me voici. Je veux célébrer avec une joie sincère cette fête si chère à mon cœur !

 

 

 

Deuxième point

 

Sentiment d'Amour

 

 

 

Et ex praecordiis sonent praeconia. Oui, des louanges, l'Adoration, tous les hommages dont une âme remplie de l'Esprit de Dieu peut être capable. Pendant cette grande Octave, l'Eglise nous dit à tous : « Venez, réjouissons« nous devant le Seigneur ; faisons éclater nos transports d'allégresse devant Dieu qui est notre Salut. Prévenons sa présence par des Hymnes de louanges ; poussons des cris de joie au milieu de nos Cantiques. Venez, prosternons-nous devant Dieu qui nous a créés, parce qu'il est notre Dieu, et que nous sommes son peuple et les brebis de ses pâturages ». Au moment où les Temples sont ornés pour la solennité de ce grand jour, il me semble entendre le Divin Sauveur qui s'adresse à toutes les âmes chères à son Cœur, et qui leur dit : « Pendant cette Octave, veillez bien sur vous et demeurez dans Mon Amour. On peut faire beaucoup de choses, se donner beaucoup de mouvement, avoir un zèle tout extérieur, et ne pas M'aimer. Pour vous, prenez garde, c'est votre amour que je demande ».

 

Mais l'amour se manifeste par les actes. Bien plus, Saint Grégoire dit que l'amour fait de grandes choses, et que s'il ne les fait pas, il ne mérite pas le nom d'amour. Que fera l'âme fidèle pour témoigner son amour à Jésus dans le Saint-Sacrement ? Elle prendra une part active à tout ce que l'Eglise a institué pour honorer cet auguste Mystère. La Messe Solennelle, la Communion, l'Adoration pondant que le Saint-Sacrement est exposé, les Offices du soir, les Processions, les Saluts, tout lui deviendra cher ; on la verra partout pénétrée d'une vive foi, dans le recueillement et la ferveur.

 

O quel bonheur ! Un jour, une semaine entièrement consacrée à louer, à adorer, à bénir Jésus-Christ dans le Sacrement de son Amour! Pour une âme qui connaît, qui goûte Jésus-Christ, quelle admirable fête ! Que de Cantiques elle va chanter avec l'Eglise ! C'est bien le moment favorable pour élever vers le Saint Autel ce cri du cœur : « Que vos Tabernacles sont aimables, Seigneur Dieu des Vertus ! Mon âme désire ardemment d'être dans la maison du Seigneur; elle est presque dans la défaillance par l'ardeur de ce désir. Mon cœur et ma chair font éclater par des transports de joie l'amour qu'ils ont pour le Dieu vivant ». Triomphe de l'amour ! Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement ! Oui, je chanterai cet amour, Mon cœur proférera une bonne parole, il dira que son Jésus est tout son bien et toute sa richesse.

 

 

Troisième point

 

Pureté du Cœur

 

 

 

Recedant vetera, nova sint omnia, corda, voces, et opera. Que tout ce qui reste du vieil homme disparaisse; et que tout soit nouveau en vous, le cœur, le langage et les œuvres. Non, l'âme mondaine, l'âme sensuelle ne comprend rien à ce Mystère ineffable. Il faut, pour pénétrer dans le Saint des Saints, un cœur libre de toute affection criminelle. Je dois donc me dépouiller du vieil homme. Tout en moi doit être nouveau, et par là même, digne de Dieu. L'Apôtre me le dit : « Vous ne pouvez pas boire le Calice du Seigneur et le Calice des Démons ; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des Démons ». Il faut donc, pour première disposition à la fête de demain, il faut un cœur pur, une conscience lavée de toutes ses souillures. Les choses Saintes sont pour les Saints. « Heureux ceux qui lavent leurs vêtements dans le Sang de l'Agneau, afin qu'ils aient droit à l'Arbre de Vie. Qu'on laisse bien loin les animaux immondes, et tous ceux qui aiment et font le mensonge ».

 

Quel est le fidèle qui honorera dignement Jésus-Christ pendant ces jours consacrés au Triomphe de la Divine Eucharistie ? Celui qui aura été renouvelé, purifié par un sincère retour à Dieu. Si les Hymnes et les Cantiques sont nouveaux, c'est que l'âme jouit d'une vie nouvelle. Vie de sainteté, de pureté, d'amour !.. Ce jour sera donc employé à examiner la conscience, à détester tout ce qui pourrait déplaire à Jésus-Christ, à faire une confession humble, accompagnée d'une sincère douleur avec un grand désir d'être à Jésus-Christ, à lui seul !

 

 

 

Verbum caro, panem verum

 

Verbo carnem efficit ;

 

Fitque sanguis Christi merum,

 

Et si sensus deficit,

 

Ad firmandum cor sincerum

 

Sola fides sufficit.

 

 

 

Le Verbe fait chair, par son verbe,

 

Fait de sa chair le vrai pain;

 

Le sang du Christ devient boisson,

 

Nos sens étant limités,

 

C'est la foi seule qui suffit

 

pour affermir les cœurs sincères.

 

 

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5 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Onzième jour

Le Jeudi de l'Octave du Très Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Assouplissez ce qui est raide,

Réchauffez ce qui est froid,

Rendez droit ce qui est faussé.

Je Vous salue Marie.

 

Pour l'instruction de ses Disciples, Jésus-Christ adressa plusieurs fois des prières à Son Père, en prenant un ton solennel qui devait faire une impression vive et salutaire sur l'esprit de ceux qui avaient le bonheur de l'entendre. Peu de temps avant que Son heure fut venue, comme Il le dit Lui-même, c'est-à-dire, le moment de Ses humiliations et de Ses souffrances, de Sa mort et de la consommation de Son Sacrifice, le Sauveur levant les yeux vers le Ciel fit entendre ces paroles qu'Il adressait à Dieu : « Mon Père, Je Vous ai glorifié sur la terre ; J'ai consommé l'ouvrage dont Vous M'aviez chargé, Vous donc maintenant, Mon Père, glorifiez-moi aussi en Vous-même de cette Gloire que J'ai eue en Vous avant que le monde ». Il est certain que Jésus-Christ voulait dire : « rendez à l'humanité sainte, dont Je suis revêtu, la gloire dont J'ai bien voulu la priver pour quelque temps ; la gloire de la Nature Divine que Je possède avec vous et en vous de toute éternité, comme étant Votre Fils unique, engendré dans Votre sein, et dans les splendeurs de la gloire ». Dans un autre endroit, Saint Jean rapporte encore cette prière de Jésus-Christ : « Maintenant Mon âme est troublée, Mon Père, glorifiez Votre Nom ». Au même temps, on entendit une voix du Ciel qui dit: « Je l'ai déjà glorifié et Je le glorifierai encore ». Jésus-Christ ajouta : « Quand J'aurai été élevé de la terre, J'attirerai tout à Moi ».

Il y a de grands mystères dans ces divers passages de l'Evangile. Arrêtons-nous sur une pensée. Au moment où la malice des hommes prépare au Divin Sauveur les tourments affreux et les ignominies de Sa Passion, Jésus-Christ demande à Son Père de glorifier Sa Sainte Humanité. Cette gloire Lui sera donnée dans le Ciel, sans doute, mais cela ne suffit pas ; le Corps de Jésus-Christ sera encore glorifié sur la terre jusqu'à la fin du monde, et c'est l'Eglise qui est chargée par Dieu le Père de donner à Jésus, présent dans l'adorable Mystère de l'Eucharistie, toute la gloire qui Lui est due ; elle Lui donnera cette Gloire, en Lui rendant un culte qui n'est dû qu'à Dieu, l'Adoration. O Eglise Catholique ! Qu'elle est belle, qu'elle est sainte, honorable, sublime. cette mission que Dieu le Père te confie, dans l'intérêt.et pour la gloire de Son Fils !

Que de motifs puissants doivent porter les fidèles à honorer le Corps de Jésus-Christ dans ce Divin Sacrement ! Et parmi ces motifs, que dirons-nous de la reconnaissance ? Il est certain que Dieu abhorre l'ingratitude ; il veut que les hommes célèbrent ses bienfaits. Il faut des monuments qui en perpétuent le souvenir. Ainsi le bienfait de la Création est célébré par la sanctification du dimanche ; la délivrance de l'Egypte, par l'oblation des premiers nés ; la solennité de Pâques, celle de la Pentecôte et plusieurs autres, avaient chez les Juifs la même fin, la reconnaissance et l'action de grâces.

L'Eglise voit aussi s'élever, à certaines distances, des monuments qui lui rappellent les grands Mystères du salut opérés par l'Incarnation, la Naissance, la Mort et la Résurrection du Sauveur. Comment aurait-elle oublié d'en élever un en l'honneur du Mystère d'Amour qui est appelé par excellence, action de grâces, Eucharistie ! Ah ! Il était bien juste que de toutes les parties de l'Univers, on entendit s'élever, à des jours marqués par l'Eglise, un concert de louanges pour offrir au Dieu d'Amour, ce tribut de reconnaissance que nous lui offrons, dans ces solennités, avec une ineffable consolation ! Eh bien ! Entrons dans les sentiments que l'Eglise s'efforce de nous inspirer, et que nos actions de grâces soient vives et sincères, pleines d'amour et d'espérance.

 

Premier point

Reconnaissance pour les grâces que l'Eglise reçoit tous les jours par la Divine Eucharistie

 

S'il est vrai, comme on ne saurait en douter, que Jésus-Christ a laissé à l'Eglise, par le Saint Sacrement, le souvenir et l'abrégé de toutes les merveilles opérées pour le salut du genre humain ; si, par cet ineffable Mystère, nous possédons bien plus qu'une grâce particulière, mais l'auteur de la grâce, la source et le principe de tout ce que Dieu a fait pour manifester à l'homme l'immensité de son amour ; si par Jésus-Christ véritablement présent sur nos autels, nous pouvons prétendre à l'honneur insigne de louer Dieu autant qu'il le mérite, de le glorifier d'une manière infinie ; si l'auteur et le consommateur de notre foi, le médiateur de la nouvelle alliance, le gage divin de notre Immortalité, se trouve en notre possession, descend jusqu'à notre bassesse ; grand Dieu ! Qui pourra jamais comprendre l'honneur que reçoit l'Eglise de cette divine présence, et les torrents de grâces qui découlent à chaque instant de cette source divine, sur cette épouse chérie du Fils de Dieu ! Mais que fera l'Eglise ! elle fera éclater sa reconnaissance par de saints transports : on l'entendra s'écrier : « Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont Il m'a comblé ? Je le sais, ce que je dois faire, je prendrai le Calice du Salut, je l'élèverai vers le Ciel, je le porterai en triomphe, et par Lui, en Lui, avec Lui, j'exalterai l'infinie Miséricorde, et J'invoquerai dignement le Nom Du Seigneur ! » Quel est l'enfant de l'Eglise qui refusera de joindre sa voix à la voix de sa Mère ! Où est le fidèle qui voudra demeurer indifférent, sans piété, sans dévotion, pendant ces augustes solennités ! Serait-ce moi !

 

Deuxième point

Reconnaissance pour les bienfaits particuliers que nous recevons par la Divine Eucharistie

 

Si l'Eglise s'écrie dans ses hymnes ; la langue est impuissante à dire, le discours le plus éloquent n'a jamais pu exprimer combien c'est quelque chose d'ineffable d'aimer Jésus ; l'âme fidèle, en contemplant la Divine Hostie, ne dira-t-elle pas : « Non, ma langue, tu ne diras jamais ; non, ma plus, tu ne saurais écrite, ce que c'est que la Divine Eucharistie ! Qui pourra faire comprendre tout ce que j'ai reçu de bénédictions, de grâces, de miséricorde, par cet auguste Sacrement ! » Si Salomon a dit en parlant de la sagesse : « Tous les biens me sont venus avec elle, des richesses infinies l'ont Accompagnée ». Quel est le cœur qui ne répète pas ces admirables paroles, en contemplant la Divine Eucharistie ? Ici je voudrais pouvoir chanter dignement l'amour tout particulier de Jésus pour moi, amour dont les effets sont si précieux pour mon âme et si doux à mon cœur !

O Jésus ! Que de grâces signalées Vous m'avez accordées dans mes entretiens avec Vous ! Que de lumières communiquées à mon intelligence ! Que de douces paroles dites à l'oreille de mon cœur ! Que de bons et saints désirs ! Que de fortes résolutions ! Que de consolations ineffables !... Oh ! La Messe, la Sainte Communion, l'Action de grâces, quelle source inépuisable de richesses spirituelles, de dons célestes !... Laissez-moi, Seigneur, en savourer la douceur, en me nourrissant de leur souvenir ! Mon Dieu ! Quand tous les hommes se chargeraient de Vous bénir, de Vous remercier pour moi, ce serait encore trop peu !... O mes frères, dites tous avec moi, que le Seigneur est bon et que Sa Miséricorde est éternelle !

 

Troisième point

Reconnaissance comme principe de nouvelles faveurs

 

Dieu est admirable dans la conduite qu'Il tient tous les jours à l'égard des Siens. S'ils lui adressent des louanges pour reconnaître les dons qu'ils ont reçus, Il fait descendre sur eux de nouveaux bienfaits et leur renvoie ainsi par, un divin commerce, les hommages qu'Il reçoit de leur amour reconnaissant. Rien n'est plus certain ; un moyen toujours infaillible pour recevoir de nouvelles faveurs, c'est la reconnaissance et l'action de grâces pour celles qu'on a reçues. Or, dans le culte solennel que l'Eglise rend à la Divine Eucharistie, par les cérémonies augustes qu'elle a établies pour glorifier Jésus-Christ dans le Sacrement de Son Corps et de son Sang, elle se propose de demander à Son Céleste Epoux de nouveaux prodiges de Miséricorde pour tous ses enfants.

On est quelquefois étonné de certaines conversions que personne n'espérait, de certaines grâces de prédilection qui ont fait monter une âme au plus haut degré de la perfection évangélique. Ah ! Si on pouvait découvrir l'origine de ces faveurs signalées, on la trouverait dans les hommages solennels rendus à la Sainte Eucharistie dans certains jours de fête. Jésus-Christ, du haut de Son Trône, a vu couler les larmes que le chant magnifique de nos hymnes arrachait à cette âme sensible. Jésus-Christ porté dans nos rues, a aperçu ces pieux fidèles accourus sur son passage, Il a entendu leurs gémissements et leurs soupirs, Il a béni, en passant, leur maison habitée par des pécheurs ; et bientôt on a vu le loup furieux changé en brebis docile, transformé en doux agneau. Ah ! Je veux aller à Jésus, je veux être de toutes les réunions qui ont lieu devant Son Autel, je veux honorer, par ma Foi et ma reconnaissance, le Corps et le Sang de mon adorable Sauveur. Là sera toujours mon cœur, parce que j'y trouve mon unique bien, mon trésor !...

 

Bone pastor, Panis vere,

Jesu, nostri miserere,

Tu nos pasce, nos tuere,

Tu nos bona fac videre

In terra viventium.

 

Ô bon Pasteur, notre vrai Pain,

Jésus, ayez pitié de nous.

Nourrissez-nous, protégez-nous,

faites-nous voir le bonheur

Dans la terre des vivants.

 

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4 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Dixième jour

Le Mercredi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez Esprit Créateur,

Visitez l'âme de tes fidèles,

Emplissez de la grâce d'En-Haut

les cœurs que Vous avez créés.

Je Vous salue Marie.

 

Lorsque Jésus-Christ eût distribué à ses Apôtres le Pain Eucharistique et qu'Il les eût tous invité à participer au Calice Mystérieux qui renfermait Son Sang adorable, Il leur adressa ces paroles : « Quand vous ferez ces choses, vous les ferez en mémoire de Moi ». Il y a une liaison naturelle entre ces mots « En mémoire de Moi », et ceux qu'il avait dit auparavant : « Ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous. Ceci est Mon Sang qui sera répandu pour vous, en rémission des péchés ». Saint Paul écrivant aux Corinthiens sur cet adorable Mystère, leur dit : « Toutes les fois que vous mangerez ce Pain, et que vous boirez ce Calice, vous Annoncerez la Mort du Seigneur ». Il est donc certain que Jésus-Christ, en instituant ce Sacrement d'Amour, a eu pour fin particulière la mémoire de Sa Passion. Et l'Eglise remplit parfaitement les intentions du Sauveur, puisque, dans le sacrifice de l'Autel, elle ne cesse, par ses Oraisons, par les paroles de l'Oblation Sainte, enfin par toutes les cérémonies qu'elle a instituées, de représenter vivement et de la manière la plus sensible, à tous les fidèles, la Mort et la Passion de Jésus-Christ. Saint Thomas nous dit : « Jésus-Christ a institué ce Sacrement comme un souvenir perpétuel de Sa Passion ». Et Saint Grégoire Pape, dans ses Dialogues, enseigne la même vérité dont il tire une conséquence pratique : « Nous qui célébrons le Mystère de la Passion du Seigneur, nous devons imiter ce que nous faisons ». Combien de fois n'avons-nous pas entendu, peut-être sans en pénétrer le sens, ces paroles de la liturgie : « O Dieu, qui dans cet Adorable Sacrement, nous avez laissé le souvenir de Votre Passion, accordez-nous la grâce d'honorer les Divins Mystères de Votre Corps et de Votre Sang Adorables, avec une piété telle que nous méritions d'éprouver toujours en nous-mêmes les fruits de Votre Rédemption ».

Je conclue de tout ce qui précède que l'intention de Jésus-Christ, en laissant à Son Eglise son Corps et Son Sang, sous les espèces du Pain et du Vin, comme mémorial de Sa Passion, c'est-à-dire des souffrances qu'il a endurées dans Sa Chair pour le Salut du genre humain, a été de porter ses enfants à réparer, par un culte pieux et sincère, les humiliations et les outrages, les opprobres et les mépris dont Sa Chair sacrée a été couverte, et à réparer par des hommages dignes de Lui, les injures faites à Son Corps adorable, par les Juifs et par les Gentils, à Jérusalem. C'est ce que l'Eglise a très bien compris, c'est ce qu'elle a voulu en établissant toutes les cérémonies dont nous sommes témoins et auxquelles nous avons le bonheur de participer, cérémonies qui rendent le culte catholique si magnifique et qui sont comme une sublime expression de la Foi à la présence réelle. Heureuse cette Epouse chérie de l'Homme-Dieu, si, aux outrages dont la Chair adorable du Sauveur a été l'objet de la part des Juifs et des Gentils à Jérusalem, elle n'était pas obligée de joindre le souvenir des mêmes sacrilèges renouvelés, pendant tous les siècles, par les infidèles, les incrédules, les hérétiques, et, il faut bien l'avouer, par un grand nombre de Catholiques. Or, par les hommages publics et solennels offerts à Jésus-Christ dans le Sacrement de la Divine Eucharistie, l'Eglise se propose de réparer tous ces outrages, d'expier ces abominables profanations. Elle invite tous ses enfants avenir, avec les sentiments d'une foi vive, et d'une piété affectueuse, pour louer, adorer, exalter le Sacrement d'amour, et offrir au Sauveur caché, mais vivant au milieu de nous, un tribut de louanges digne de son immense amour.

 

Premier point

Réparation des outrages faits à la Chair et au Sang de Jésus-Christ pendant Sa Passion

 

Qui jamais pourra comprendre les humiliations profondes de la Sainte Humanité de Jésus-Christ, pendant Sa Douloureuse Passion ? Qui jamais pourra sonder cet abîme d'abaissement dans lequel le Sauveur a été plongé par la malice de ses ennemis, lorsque celui qui, sans usurpation, pouvait se dire égal à Dieu, a été vendu comme un vil esclave, saisi et enchaîné comme un malfaiteur, foulé en quelque sorte sous les pieds de ceux qui s'étaient faits volontairement ses bourreaux, traîné avec mépris, à travers les rues et les places publiques de Jérusalem ; lorsque, semblable au plus vil des criminels, il a comparu devant les tribunaux des hommes les plus pervers, maudit par les uns, blasphémé par les autres ! Qui dira les outrages faits à son Corps adorable, chez Caïphe, chez Hérode, chez Pilate, sur la route et sur le sommet du Calvaire !... L'âme fidèle se représente Jésus-Christ recevant un soufflet !... Jésus-Christ vêtu de la robe des niais et des stupides... Jésus-Christ flagellé, couvert de plaies... Jésus-Christ couronné d'épines, roi de théâtre... elle voit Son Visage Divin couvert d'infâmes crachats, meurtri par les coups ; elle suit le Sauveur au Calvaire, elle aperçoit Son Sang profané sous les pieds de la multitude ; elle le contemple dépouillé de tous Ses vêtements et devenu un objet de dérision pour ses ennemis et pour tout le peuple ; elle l'aperçoit sur la Croix, percé de clous ; elle entend les blasphèmes, elle voit le coup de lance, le côté ouvert ! Et puis tout-à-coup cette âme regarde l'Autel, elle aperçoit la Divine Eucharistie ; elle s'écrie : « Ce Corps Divin conçu par une Vierge, ce Corps Sacré est là !... Jésus m'appelle, Il me dit que tout ce qu'il a souffert dans Sa Chair, Il l'a offert à Son Père pour moi, et qu'Il a chargé Son Eglise du soin de réparer, par ses hommages et ses adorations, les outrages sanglants dont Il a été abreuvé pendant Sa Passion ! ».

O Divine Eucharistique, tu me procures le bonheur inappréciable d'honorer par un culte qui n'est dû qu'à un Dieu, ce Corps qui a tant souffert pour moi, ce Sang qui a été si indignement profané !

 

Venez, prosternons-nous devant le Dieu qui nous a créés,

parce qu'il est notre Dieu et que nous sommes son peuple.

Il est le grand Roi qui s'élève au-dessus de tous les Dieux ;

Il tient dans ses mains les profondeurs de la terre et les hauteurs des montagnes.

 

Deuxième point

Réparation des outrages faits au Corps et au Sang de Jésus-Christ dans le Saint Sacrement par les impies et les hérétiques

 

Il est certain que le Sacrement Adorable de l'Eucharistie a été, pour les impies et les hérétiques, une occasion d'insulter de la manière la plus révoltante l'amour infini de Jésus-Christ pour les hommes, par les outrages qu'ils ont fait sciemment et volontairement au Corps et au Sang Adorable du Sauveur, dans la Divine Eucharistie, et l'on pourrait bien dire aux fidèles, en leur montrant Jésus-Christ caché sous les espèces du pain et du vin : « Il est la ruine et la résurrection d'un grand nombre !... Il est là comme un signe de contradiction ». Déjà, dans le premier siècle, alors que l'Eglise était dans la plus grande ferveur, Saint Paul se plaignait de ceux qui crucifient de nouveau le Fils de Dieu, autant qu'Il est en eux, en Le vouant à l'ignominie ». Ces paroles ne peut-on pas les appliquer aux profanateurs sacrilèges du plus Saint et du plus Auguste de nos Mystères ?

Hélas ! L'histoire de l'Eglise nous raconte une multitude de faits qui prouvent que le Sacrement d'Amour a été mille fois profané par des impies. Mais qu'avons-nous besoin de consulter les annales des siècles les plus reculés ! Qui ignore l'humiliante histoire de la grande hérésie, l'histoire du protestantisme ! Grand Dieu ! C'étaient des hommes baptisés, qui tous, dans leur enfance, avaient mangé la Chair et bu le Sang de Jésus-Christ ; et de leurs mains sacrilèges on les a vus renverser les Autels, briser les portes du Tabernacle, jeter dans la boue les Saintes Espèces, souiller les Vases sacrés Arrêtons-nous, les détails sont inutiles et ils inspirent trop d'horreur !... Encore si ces abominables profanations n'avaient pas été renouvelées par ceux qui se disaient Catholiques ! Mais l'incrédulité du dix-huitième siècle dont le souvenir est encore bien récent, que de crimes n'a-t-elle pas enfantés ! Quels épouvantables sacrilèges ! Mon Dieu ! La seule pensée fait frémir une âme chrétienne et la glace d'effroi !

Eh bien ! le culte solennel, les louanges, l'adoration, tout ce que fait l'Eglise pour honorer la Sainte Eucharistie, elle l'offre à Jésus-Christ comme une réparation de cette multitude de sacrilèges. Et moi j'ai le bonheur d'aimer Jésus-Christ, et mon Divin Sauveur me confie le soin d'honorer Son Divin Sacrement, et l'Eglise se repose sur moi pour l'accomplissement de ce devoir sacré ! Ô bonheur ! Ah ! je veux faire beaucoup !...

 

Troisième point

Réparation des outrages faits à Jésus-Christ par les Catholiques

 

Les Juifs et les Gentils de Jérusalem ne croyaient pas en Jésus-Christ ; aussi le Sauveur disait-il en mourant : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ». Les incrédules et les hérétiques de tous les siècles avaient perdu la Foi, et regardaient comme une folie le dogme de la présence réelle. Mais les Catholiques qui fréquentent nos Eglises croient à la présence réelle ; leur Foi n'est pas éteinte. Et cependant que d'outrages faits à notre Divin Sauveur dans cet adorable Sacrement, par ces mêmes Catholiques ! Il y a des Mystères d'iniquité qui ne seront connus qu'à la fin des temps ; on saura alors ce que Jésus-Christ a souffert, ce qu'il endure encore dans la Divine Eucharistie, de la part de ses propres enfants !

Les irrévérences dans le lieu saint ; les Messes auxquelles on ne vient que par des motifs criminels ; le luxe et la vanité se donnant en spectacle en face de l'Adorable Victime, le refus obstiné de fléchir le genou devant le Saint des Saints ; les lectures profanes, les conversations inconvenantes, quelquefois criminelles, en face des Saints Autels ; ne sont-ce pas des insultes adressées directement à Jésus-Christ dans le Saint Sacrement ? Que dirons-nous des mépris sacrilèges dont se rendent coupables un si grand nombre d'hommes, lorsqu'on porte le Saint Sacrement pour le donner en Viatique aux malades !.... Et les Communions indignes ! Qui en connaît le nombre ! Le temps de Pâques n'est-il pas une époque où le sacrilège se multiplie ? Tous ceux qui vont s'asseoir à la Table Eucharistique, ont-ils fait ce que demande Saint Paul ? Sont-ils convertis, détachés du péché mortel, contrits et humiliés, ennemis des plaisirs défendus ; se sont-ils éprouvés eux-mêmes, avant de manger ce Pain Céleste et d'approcher leurs lèvres du Calice du Salut ? Hélas ! Combien d'âmes sans Foi et sans amour, pétries de mondanité, pleines de désirs coupables, qui, par des motifs tout humains, s'obstinent à Faire les Pâques avec les disciples, oubliant le terrible anathème de l'Apôtre, et mangent et boivent leur propre jugement, parce qu'elles ne discernent pas le Corps et le Sang de Jésus-Christ d'une nourriture grossière et matérielle.

Ame fidèle, ce que l'Eglise vous demande, c'est que vous répariez, par des larmes brûlantes d'amour, ces sacrilèges nombreux : ce que Jésus-Christ attend de vous, c'est que vous dédommagiez par votre dévotion sincère, par vos hommages réitérés, Son Cœur si cruellement déchiré par l'ingratitude et la malice de ses propres enfants. Venez donc, vous les enfants de Dieu, et louez le Seigneur. Chantez avec les Anges : « Que le Nom du Seigneur soit béni ! Que l'univers entier reconnaisse qu'Il est grand et digne de toute louange !... »

 

Ecce panis angelorum,

Factus cibus viatorum,

Vere Panis filiorum

Non mittendis canibus.

 

Voici le pain des anges,

Devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin,

Vrai Pain des enfants

A ne pas jeter aux chiens.

 

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7 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Huitième jour

Marie figurée par le buisson ardent

« Et le Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu qui sortit du milieu d'un buisson, et Moïse voyait brûler le buisson sans qu'il se consumât » (Exode 3, 2).

 

Le buisson ardent, figure de Marie

 

Dans le buisson que Moïse vit brûler sans se consumer nous reconnaissons (ô Marie) Votre admirable virginité », ainsi chante l'Eglise au jour de la Purification de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

S'il est une grâce qu'on ait lieu d'espérer de l'intercession de Marie, c'est celle de garder la chasteté propre à l'état où l'on est engagé, mais surtout la chasteté virginale, car cette précieuse chasteté est comme le privilège distinctif de Marie, qui porte par excellence le nom de Vierge. Et cependant, combien ne font nul cas de ce don inestimable !

 

Rapport entre le buisson ardent et Marie

 

Le buisson que Moïse voyait tout enveloppé de flammes, conservait néanmoins sa fraîcheur et demeurait vert et intact : de même, Marie a miraculeusement gardé sa pureté et sa virginité, tout en devenant véritablement et réellement mère.

 

Réflexion

 

N'est-ce pas une sorte de prodige de pouvoir, avec une chair corruptible qui appesantit l'âme, vivre à la manière des Anges, en tenant, par une continence parfaite, la chair soumise à l'esprit ? Ce prodige, Jésus, qui a su allier en Marie les deux prérogatives de la maternité divine et d'une virginité sans tache, est tout disposé à l'opérer en nous par Sa grâce.

 

Application pratique

 

L'expérience a montré que si, tous les matins, on offre à la Très Sainte Vierge son esprit et son cœur pour qu'Elle les garde comme son propre bien et les préserve de toute faute contre l'aimable vertu, et si, en même temps, on récite la Salutation Angélique à cette intention, la journée se passe exempte de tout désordre, encore que les tentations soient fortes et fréquentes. Quelle est l'âme qui refusera d'user d'un moyen si simple et si facile ?

 

Colloque

 

Le cœur plein d'une douce joie, je loue e je remercie Dieu, ô très aimable Petite, de Vous avoir réservé la prérogative si merveilleuse d'une si merveilleuse virginité sans tache unie à la maternité. Oui, pour un tel privilège, ô Marie, Vous ferez toujours l'admiration du Ciel et de la terre, toutes les Nations Vous proclameront Bienheureuse, et moi-même je ne cesserai jamais de Vous exalter de de Vous glorifier. Mais, en raison aussi de ce même privilège, jamais non plus je ne cesserai de Vous conjurer de secourir un misérable tel que moi, exposé au milieu de tant de dangers intérieurs et extérieurs à subir les atteintes du feu impur. O Sainte Enfant, si Vous devez, pour me procurer cette grâce, renouveler le prodige du buisson ardent, faites-le, je Vous en supplie : ce sera un des plu beaux miracles accomplis par Votre amour en faveur de vos serviteurs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter trois je Vous salue Marie en l'honneur de la Santissima Bambina, pour obtenir la grâce de la pureté.

Aspiration : « Vierge Fidèle, obtenez-moi de Dieu la grâce de Vous être toujours semblable ».

 

Exemple

Marie Enfant procure un moyen d'existence à un de ses serviteurs

 

Dans ces dernières années, un honnête employé put éprouver par lui-même quelle confiance on doit avoir en la Vierge Enfant, même pour le soulagement des nécessités temporelles où peut se trouver une famille, parmi tant de revers auxquels sont exposés, surtout aujourd'hui, ceux qui vivent d'un emploi.

Un caissier se vit soudainement, par suite de la chute de la maison à laquelle il était attaché, dépourvu de toutes ressources pour suffire à ses besoins et à ceux de sa femme et de son enfant encore en bas âge. En égard à l'affluence d'employés de toutes sortes, il ne put trouver de place nulle part, même sans autre rétribution que le pain de chaque jour. Aussi avait-il déjà songé à s'expatrier, dans l'espoir de rencontrer ailleurs un moyen de gagner honnêtement sa vie. Mais la pensée de quitter sa femme qu'il affectionnait tant, et son enfant, qu'il aimait comme la prunelle de ses yeux, lui causait une peine extrême. Longtemps il réfléchit au parti qu'il prendrait. Enfin, après en avoir délibéré avec sa vertueuse épouse, il résolut d'aller à Milan avec elle et son jeune enfant, visiter Marie Enfant dans sa belle et dévote chapelle. Il avait la confiance que là il trouverait le secours désiré. Il fit donc un pèlerinage au pieux sanctuaire, où on le vit prier longtemps et avec une extraordinaire ferveur. Cependant le temps pressait, et la grâce demandée se faisait attendre. « Pénitence, se disait à lui-même le pauvre homme, Marie Enfant me procurera autre part l'emploi que je ne puis trouver ici ». Ayant fait ses préparatifs de voyage, il allait se résigner à partir pour un pays étranger, quand il reçut une lettre venant d'une personne inconnue à laquelle il ne 'était jamais recommandé. Il lut, et, ô heureuse surprise ! C'était un commerçant qui lui proposait de venir chez lui pour remplir l'emploi de caissier, en lui offrant des conditions bien supérieures à son attente. Aussitôt il fit part de la bonne nouvelle à sa femme, et, tous deux ensembles, après avoir demandé pardon à Marie Enfant de leur peu de Foi, lui rendirent les plus vives actions de grâces.

 

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2 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Huitième jour

Le Lundi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Consolateur souverain,

hôte très doux de nos âmes,

adoucissante fraîcheur.

Je Vous salue Marie.

 

Le Verbe fait chair a bien voulu, pour l'amour de nous, habiter cette terre souillée par un si grand nombre de crimes. Il a été vu conversant avec les enfants des hommes, et Il a passé trente-trois ans au milieu d'eux en faisant du bien. Ce bien que le Divin Sauveur ne cessa d'opérer pendant les jours de sa mortalité, nous le connaissons parle récit que nous en ont fait les évangélistes. Partout Jésus-Christ ne se montrait aux hommes que pour faire éclater en leur faveur sa toute-puissance et son infinie miséricorde. Que de malades ses mains divines ont guéris !... Rappelons-nous les paralytiques, les aveugles, les lépreux ; voyons cette foule de malheureux, de pauvres, d'estropiés qui se pressent autour de Jésus. Ecoutons les paroles pleines de bonté qu'il adresse à chacun d'eux, et nous serons portés à répéter cette exclamation échappée à des cœurs reconnaissants: « Il a bien fait toutes choses ! »

Mais ce n'était pas pour guérir les infirmités corporelles que le Sauveur était sur la terre. L'homme était bien plus misérable dans son âme qu'il ne l'était dans son corps, et Jésus-Christ était venu pour le salut des âmes. Que n'a-t-il pas fait pour les guérir ces pauvres âmes ? Que de fatigues, que de courses, que de voyages, pour évangéliser les peuples ! Jamais Homme parla-t-il, Comme Cet Homme-Dieu, le langage de l'amour, de de la miséricorde ! Il cherche les brebis égarées de la maison d'Israël pour lesquelles Il a été envoyé. Magdeleine, la femme de Samarie, Zachée, toutes les âmes qui se sont égarées, Il les accueille avec une tendresse que rien n'égale. Il mange avec les pécheurs, Il ne veut en condamner aucun ; la femme adultère entendra cette parole : « Personne ne vous a condamnée ; ni Moi Je ne vous condamnerai ; allez, et à l'avenir ne péchez plus ». Que de larmes Il a essuyées ! Que de cœurs en proie à tous les remords et à la fièvre brûlante des passions, rendus, par une parole, à la paix et aux joies d'une bonne conscience ! Ô Jésus ! Votre douceur, votre bonté inépuisable,auraient dû attirer à vous tous les hommes. Cependant, il faut bien le dire, Jésus-Christ, pendant sa vie mortelle, s'est trouvé en face d'une multitude d'indifférents qui n'ont pas daigné s'occuper de son adorable personne. A Jérusalem, et dans toutes les villes qu'Il a visitées, combien d'hommes, surtout parmi les riches, ont entendu parler du Sauveur et des merveilles qu'Il opérait, sans vouloir le connaître ! « J'ai une ferme à visiter, un champ à cultiver ; j'ai entrepris un commerce, j'ai une famille, une épouse, des enfants; ne m'en parlez plus, je n'ai pas le temps d'aller voir cet Homme, et d'examiner ses œuvres ; ce qu'Il est, l'origine de Sa mission, la fin que Dieu s'est proposée en le montrant à la terre, ce n'est pas ce dont je m'occupe ; cessez de me parler de ces choses. Et c'est par un froid que m'importe que se termine l'examen superficiel des œuvres et de la personne de Jésus !

Le Sauveur a eu des ennemis ; certes, nous les connaissons, ces ennemis. Les écrivains sacrés nous en parlent souvent, la haine implacable des prêtres, la jalousie des Pharisiens, le mépris et la fureur de tous ceux qui voyaient leur orgueil condamné par les doctrines de Jésus-Christ, voilà ce qui a conduit, au milieu des calomnies les plus atroces et des blasphèmes les plus révoltants, le Sauveur du monde à la mort et au supplice de la Croix ! Enfin, Jésus-Christ, pendant sa vie mortelle, eut de véritables amis. Ceux qui crurent en Lui, s'attachèrent à sa personne divine. Il les aima d'un amour ardent ; ils l'aimèrent aussi. Il leur prodigua les témoignages de la plus vive affection. Demandez aux Apôtres, à Lazare, à Marie-Madeleine et à Marthe, sa sœur, combien le Cœur de Jésus était bon, compatissant, sensible ! Demandez-le à tous les Juifs qui le virent pleurer sur le tombeau de Lazare et qui s'écrièrent : « Voyez Comme Il l'aimait ! » Eh bien ! Jésus-Christ a voulu continuer de vivre parmi les hommes et de converser avec eux, quoique caché sous les espèces du Sacrement ; Il l'a voulu pour ses amis, et il a consenti à supporter, pour eux, la malice de ses ennemis, l'indifférence et la froideur du plus grand nombre des chrétiens. O amour infini !...

 

Premier point

Le Sauveur, dans Sa Vie Eucharistique, continue à supporter les outrages et les blasphèmes de ses ennemis

 

Le croirait-on, si l'expérience et l'histoire de dix-huit siècles n'en fournissaient la preuve ! Jésus a toujours eu des ennemis, il en a encore qui le poursuivent de leur haine et de leur mépris, dans la Divine Eucharistie. Du fond de son Tabernacle, il les voit, il les entend; il prie, il s'offre pour eux, et ils résistent à toutes les grâces qu'il leur offre avec une générosité incomparable ! L'Eglise était encore à son berceau, et déjà le grand Apôtre était obligé de s'élever avec véhémence contre les profanateurs du Corps et du Sang de Jésus-Christ. Tous les siècles sont marqués par quelques sacrilèges particuliers, et quelques blasphèmes plus audacieux. O combien de fois la rage des ennemis de Jésus est-elle allé le chercher et l'a poursuivi jusques dans son Sanctuaire ! Aujourd'hui encore, le Corps de Jésus-Christ n'est-il pas tous les jours l'objet des plus sanglants outrages dans le grand Mystère d'amour ! Que d'impies dans le lieu saint et qui ne viennent à nos solennités que pour insulter la majesté du Dieu que nous adorons ! Que de regards criminels, que de pensées coupables ! Quel désir mille fois conçu de dérober au divin Sauveur l'hommage et les adorations de ses créatures ! Que de Messes profanées ! Combien de Communions hypocrites, sacrilèges !

O mon Dieu ! Sur Votre Autel, pendant que Vous vous immolez pour nous, n'êtes-Vous pas à chaque instant, principalement à certains jours de fête, dans les cérémonies les plus augustes du culte catholique, l'objet de mille outrages, comme autrefois sur le calvaire ! Eh bien ! Jésus-Christ consent à tout souffrir, à tout endurer, pour ses amis, pour moi !... Son inépuisable tendresse l'oblige en quelque sorte à continuer le bienfait de son adorable présence au milieu de ses ennemis les plus furieux, et, s'Il supporte leurs outrages, c'est pour que sa présence, dans la Divine Eucharistie, devienne pour moi une source de célestes bénédictions ! Oh ! Reconnaissance !... Amour !... Réparation !...

 

Deuxième point

Jésus-Christ, dans Sa Vie Eucharistique, supporte l'indifférence et la froideur du plus grand nombre des Chrétiens

 

Rien n'est sensible comme la froideur et l'indifférence, de la part de ceux que l'on aime et pour lesquels on se sacrifie. Cette peine, Jésus-Christ l'endure, pour mon amour, depuis qu'Il a institué l'adorable Sacrement de nos Autels. Pour comprendre cette vérité, il n'est pas nécessaire d'étudier la conduite des Chrétiens dans les siècles passés. Que voyons-nous aujourd'hui ? Le Sauveur est dans Son Tabernacle ; Il appelle, Il invite, Il presse, Il sollicite ; qui l'entend ? qui vient l'adorer ? Hélas ! L'immense majorité des Catholiques ignore si Jésus est là ; ou du moins, il faut l'avouer, leur conduite semble nous autoriser à le croire. On passe devant les églises mille fois par jour, quelquefois on regarde pour faire une réflexion sur l'architecture et les ornements de l'édifice ! Mais le maître de cette maison, celui qui l'habite nuit et jour ! On n'y pense pas !... Quelques-uns demeurent dans la même rue que le Sauveur, à quelques pas de Son Sanctuaire, et ils laissent écouler des semaines, des mois, peut-être des années entières, sans aller fléchir le genou devant Sa Majesté Infinie. On va partout où les affaires appellent, où les plaisirs invitent. à l'Eglise, jamais, si ce n'est quelquefois par un motif de vaine curiosité. Y a-t-il beaucoup de Catholiques coupables de cette indifférence ? Hélas ! c'est le grand nombre, principalement dans les villes ! Le commerce, l'administration, la politique, tout intéresse, tout occupe ; mais visiter Jésus-Christ, mais se souvenir de l'Amour qui le porte à demeurer constamment avec les hommes, gardez-vous bien d'en parler à cette multitude d'hommes, qui se fatiguent par ambition ou par avarice; ils n'ont pas le temps d'y penser !...

O Jésus, n'ai-je pas été, à une certaine époque de ma vie, du nombre de ces ingrats ! Si je ne le suis plus aujourd'hui, que fais-je, tous les jours, pour dédommager Votre Cœur si bon, si aimant, des outrages que vous font cette indifférence, cette froideur, cet oubli incompréhensible !...

 

Troisième point

Jésus, dans la Divine Eucharistie, continue de vivre avec ses amis

 

Oui, le Sauveur a des amis ; Il les aime, Il en est aimé. Il leur dit encore tous les jours : « Demeurez Dans Mon Amour. Mon Père vous aime, parce que vous M'aimez. Vous, vous êtes Mes amis ». C'est pour eux qu'il demeure dans le Saint Tabernacle. Il savait, en instituant cet adorable Mystère, que jusqu'à la fin du monde, Les Siens feraient leurs délices de la présence réelle, de la Communion, de la Messe ; c'est en leur faveur que tout a été fait. Là se trouve le Corps, et les aigles accourent pour se nourrir de sa substance. Suis-je un ami de Jésus ? Oh ! Oui, je le crois, car je fais mes délices de la Sainte Eucharistie. Je viens, j'adore, j'aime... J'écoute, j'interroge et j'entends ce langage du Cœur que le divin Epoux adresse à l'âme attirée par son Esprit dans cette aimable solitude ! Jésus a des amis dans Sa Vie Eucharistique. Ce sont les bons Prêtres, les Prêtres fervents ; ce sont les religieux qui goûtent en secret les ineffables délices de la vie intérieure ; ce sont les pieux laïcs, les vierges dont la vie est toute céleste, les saintes femmes qui viennent, tous les jours, arroser de leurs larmes le pavé du Sanctuaire.

Ô Sauveur ! Qui pourrait refuser l'honneur et la consolation d'être du nombre de ces Amis pour lesquels Vous avez institué ce Sacrement d'amour ! Ah ! Il Vous en a coûté beaucoup pour me procurer cet avantage ! Lorsque, après la dernière Cène, Vous prîtes du pain, et qu'ayant levé les yeux vers le Ciel, après avoir rendu grâces à Votre Père, Vous alliez prononcer les grandes et mystérieuses paroles de la Consécration, Votre regard divin pénétra dans l'avenir, toute l'histoire de l'Eglise se déroula sous Vos yeux. Vous aperçûtes tous les sacrilèges, toutes les profanations dont Votre Chair adorable et Votre Sang précieux seraient l'objet jusqu'à la fin du monde. Vous connûtes alors l'indifférence, la froideur, l'insensibilité et l'ingratitude du plus grand nombre de vos enfants ; tout autre qu'un Dieu devait reculer devant cet affreux tableau ; mais, ô amour ! Vous voyiez aussi ces Amis fidèles qui, dans leur exil, trouveraient en Vous toute leur consolation ; dans leur faiblesse, toute leur force ; Vous m'aperceviez dans ce moment, et Votre Cœur comprit tout ce que je demanderais un jour à Votre Divin Sacrement. Alors on Vous entendit prononcer ces paroles profondes : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps ! »

C'est donc pour Ses amis, c'est pour moi que Jésus a établi le Sacrement de Son Corps et de Son Sang, et qu'Il a accepté, par avance, tous les outrages dont les cœurs ingrats n'ont cessé de se rendre coupables. Depuis dix-huit siècles, Vous avez donc tout supporté pour m'attendre, ô mon Sauveur ! O Divine Eucharistie ! Ô Corps sacré de Jésus ! Je Vous adore ! Vivre et mourir au pied du Saint Autel, devant le Tabernacle ! Quel sort digne d'envie!

 

Adoro te devote, latens Deitas,

Quae sub his figuris vere latitas :

Tibi se cor meum totum subjicit,

Quia te contemplans totum deficit.

 

Je Vous adore dévotement, Dieu caché,

Qui sous ces apparences vraiment prenez corps,

À Vous, mon cœur tout entier se soumet,

Parce qu'à Vous contempler, tout entier il s'abandonne.

 

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6 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Septième jour

Marie figurée par l'échelle de Jacob

 

« Alors Jacob vit en songe une échelle dont le pied reposait sur terre tandis que son sommet touchait le Ciel ; et des Anges de Dieu montaient et descendaient le long de l'échelle : il vit aussi le Seigneur appuyé sur le haut de l'échelle ». (Genèse 28, 12-13).

 

L'échelle de Jacob, figure de Marie

 

« Par Marie, dit Saint Augustin, Dieu est descendu sur la terre, et par Marie, les hommes méritent de monter au Ciel ». Saint Fulgence ajoute : « Marie a été établie la fenêtre du Ciel, l'échelle céleste ».

 

Réflexion

 

Marie étant véritable fille d'Adam par sa nature, est comme une échelle, dont le pied repose sur la terre ; mais, par Sa Maternité Divine, elle est comme une échelle dont le sommet touche le Ciel puisque par cette éminente dignité, Elle a atteint, ainsi que l'affirme le Docteur Angélique, jusqu'aux confins de la divinité : comme si Dieu, voulant la récompenser d'avoir consenti à ce qu'Il se fit Chair dans Son sein, Lui avait conféré une dignité presque divine. O Marie, c'est à bon droit que toutes les générations Vous proclameront bienheureuse !

 

En quoi consiste la ressemblance entre l'échelle de Jacob et Marie

 

Marie, par le rôle de Médiatrice qu'Elle a reçu du Fils de Dieu incarné en Elle, a sous ses ordres les Anges, dont Elle est la Reine ; par leur ministère et Sa très puissante intercession, comme par une voie sûre et facile, Elle conduit les hommes à la conquête du Ciel.

 

Réflexion

 

Si nous voulons que Marie nous serve effectivement d'échelle pour parvenir au Salut éternel, faisons de toute notre vie une ascension continuelle de la terre au Ciel. Oui, la Vierge nous est une aide pour nous sauver : seulement, ne restons pas attachés de cœur aux bien de la terre, et soupirons, au contraire, vers ceux du Ciel. La dévotion à Marie entretiendra toujours ce désir allumé en nos âmes, et nous donnera la force de nous élever réellement et constamment vers Dieu, en augmentant à toute heure nos mérites pour le Ciel.

 

Conséquence pratique

 

Les vrais serviteurs de Marie sont assurés de leur Salut éternel, et comme l'affirme Saint Jean Damascène, Marie les transporte au Ciel en les faisant vivre ici-bas de la vie des anges.

 

Réflexion

 

Pour monter à l'aide d'une échelle, il faut saisir les échelons successivement avec les mains et poser les pieds sur les échelons inférieurs : ainsi, pour que Marie nous soit l'échelle qui nous aide à monter au Ciel, appliquons-nous, par la pratique constante des bonnes œuvres et de la sainte humilité, à suivre son exemple : telle est, en effet, la substance de la dévotion à Marie.

 

Colloque

 

Pour aller à Dieu j'ai besoin de Vous, ô Sainte Enfant, car c'est par Vous que Dieu s'est fait Homme. C'est pourquoi, m'appuyant sur Votre puissante intercession auprès de Dieu, j'ai la ferme confiance que Vous détacherez mon cœur de l'amour des biens terrestres, et que, me donnant ainsi des pensées et des désirs tout angéliques, Vous m'aiderez à parvenir heureusement au Ciel. Oui, Vous êtes cette Echelle Mystique à l'aide de laquelle je pourrai avec assurance et suavité tout ensemble arriver au beau Paradis. Mais souvenez-Vous, ô très Sainte Enfant, qu'étant si rempli de malice, j'ai encore besoin que Vous veniez à mon secours même pour Vous aimer et Vous servir fidèlement. Tendez-moi donc une de vos blanches petites mains, je m'y attacherai fortement ; et Vous, tenez-moi si étroitement enchaîné par Votre Amour, que si j'osais l'essayer, je ne puisse échapper à Votre doux empire. De cette manière, oh ! Oui ! Je pourrai être sans inquiétude à l'égard de mon Salut éternel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire une aumône pour l'amour de Marie Enfant.

Aspiration : « O Porte du Ciel, si Vous priez pour moi, un jour, je verrai Dieu Face à face ».

 

Exemple

Une jeune enfant guérie de l'épilepsie par Marie Enfant

 

Une jeune enfant de sept ans était depuis quelques années atteinte d'épilepsie. Grande était l'affliction de sa mère, qui aimait tendrement sa petite fille, tant pour sa beauté vraiment angélique, que pour l'amabilité de son caractère, remarquable pour son âge. L'ayant fait transporter au grand hôpital de Milan, cette bonne mère se consolait dans l'espoir que des soins réguliers et assidus rendraient la santé à sa chère enfant. Mais quelques jours après, étant allée la voir, elle eut la douleur d'entendre les docteurs, d'un commun accord, la déclarer incurable. Son espérance trouva alors un meilleur appui dans les moyens que nous offre notre Sainte Religion. Emmenant sa petite malade, elle se rendit droit à la Chapelle de la Santissima Bambina pour demander sa guérison à Marie Enfant. Là, à genoux devant la chère statue, et tenant son enfant entre ses bras, elle laissa longtemps son cœur de mère parler à Marie. La douce Madone parut avoir supplié les ardentes prières de la pieuses suppliante, car, étant retournée chez elle, plusieurs mois s'écoulèrent sans qu'elle aperçut aucun symptôme du terrible mal. Mais la grâce sollicitée ne devait être obtenue qu'après une plus rude épreuve. En effet, au moment ou la bonne mère y songeait le moins, une attaque plus violente que jamais saisit sa bien-aimée fille et la laissa dans un tel état de prostration qu'elle n'avait point encore éprouvé pareille faiblesse. La confiance de la fervente chrétienne, soutenue par l'amour maternel, l'amena de nouveau, avec son enfant, aux pieds de la Santissima Bambina. Ses prières à Marie, dans ce petit Sanctuaire, furent encore plus prolongées et plus ardentes que la première fois. A la fin, s'étant fait donner un peu de coton béni, elle partit, le cœur plein d'une confiance toujours plus grandissante. Aussitôt arrivée à sa demeure, elle attacha le coton en forme de bande tout autour du cou de la petite malade en la recommandant à la Sainte Vierge avec une ferveur qui ne connaissait plus de bornes. Depuis lors, et il y a de cela plusieurs années, l'heureuse enfant n'a plus jamais senti la moindre atteinte de son mal. La reconnaissance de la mère envers Marie Enfant est aussi grande que l'a été sa consolation, car, elle en a la certitude, c'est à Sa puissance et à Sa Bonté qu'elle doit une guérison si merveilleuse.

 

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4 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Cinquième jour

Marie figurée par la colombe de l'Arche

« La colombe revint à lui sur le soir, portant dans son bec un rameau d'olivier, dont les feuilles étaient toutes vertes » ( Genèse 8, 11).

 

La colombe de l'arche figure Marie

 

Saint Bonaventure constate en ces termes la ressemblance entre la colombe de l'arche et Marie : «  Marie, comme un autre colombe, porte le rameau verdoyant d'olivier, symbole de la Miséricorde ».

 

Réflexion

 

La colombe devrait être aussi le symbole de mon âme. Moi aussi, je devrais être simple : « Soyez simples comme des colombes » (Matthieu 10, 16), à dit Notre Seigneur ; moi aussi, je devrais me soulever de terre, prendre mon vol, le vol de l'esprit, pour m'occuper des méditations saintes : « Je méditerais comme la colombe » (Isaïe 38, 14). Mais trop souvent, au contraire, mon amour-propre corrompt mes œuvres en altérant la pureté de mes intentions, et occupe mon esprit de mes pensées basses et terrestres. Je recourrai donc à Marie, et la prierais de venir en aide pour me corriger.

 

Trais de ressemblance entre la colombe et Marie

 

La colombe, revenant avec le rameau vert d'olivier, donna à Noé et à sa famille la certitude de la diminution des eaux et de la prochaine apparition de la terre, ce qui procura une grande consolation à ceux qui étaient prisonniers dans l'arche ; de même, Marie donnant Jésus au monde, a consolé tous les cœurs, en annonçant la fin du règne du péché et le retour de la Justice dans la société humaine.

 

Réflexion

 

Plaise à Dieu que moi aussi, au lieu d'être une cause d'inquiétude et d'ennui pour mon prochain, je m'applique de tout mon pouvoir à pacifier et à consoler tous les cœurs ! Mais je n'y pourrais parvenir, si je ne conserve moi-même la paix dans mon propre cœur, en le tenant à l'abri de tout sentiment contraire à la Charité.

 

Application morale

 

Marie est à toute heure la consolatrice des affligés, car Elle a toujours avec Elle Jésus et Sa Grâce ; Elle les possède l'un et l'autre comme des biens Lui appartenant en propre et dont Elle peut disposer en notre faveur. Celui-là donc qui se tient uni à Marie et se montre son serviteur dévoué, est assuré de jouir des plus solides consolations.

 

Réflexion

 

Pour une âme chrétienne, la vraie consolation est dans la paix de la conscience. Tant que je sentirai le remords du péché et que ma conscience me reprochera de ne pas m'être réconcilié avec mon Dieu que j'ai offensé, rien au monde ne pourra me procurer une paix solide et véritable.

 

Colloque

 

O très douce Marie Enfant, plus blanche et plus pure que toutes les colombes, combien Votre Pureté Immaculée et Votre Innocence Vous rendent belle et aimable ! Vous êtes l'objet des complaisances de Dieu, et je tressaille de joie à la vue de cette auguste prérogative ! Mais Vous êtes aussi la douce messagère de toute consolation, et voilà pourquoi j'éprouve le besoin de recourir à Vous, afin d'obtenir par Vous de Jésus, source de toute vraie consolation, la grâce de ne jamais souiller mon âme par le péché, qui seul est la cause de toute tristesse véritable, parce que seul, il peut me priver du vrai Bien, c'est-à-dire l'amitié de Dieu. Ô très pure petite Enfant Marie, ô Colombe du Paradis, éclatante de blancheur, daignez apporter dans l'arche de mon cœur le vert rameau de la consolation véritable, et conservez-lui une fraîcheur immortelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Se préparer avec toute l'intégrité possible une confession qui mette l'âme en paix.

Aspiration : « Marie, au milieu des épines de cette vie, ne me laissez pas sans secours ».

 

Exemple

Une personne dévote à la Santissima Bambina obtient la guérison de ses enfants

 

La maladie vulgairement appelée « Danse de Saint Guy » est un des effets souvent produits par la peur. C'est précisément de cette maladie que fut affligé, il y a quelques années, à la suite d'une frayeur soudaine, un enfant de 9 ans, nommé M.O.

Le pauvre petit faisait compassion a voir avec ses mouvement étranges et continuels, qui redoublaient chaque jour de violence et donnaient lieu de craindre quelque mal plus grave encore. Peu de temps après, en effet, il perdit complètement l'usage de la parole. Au comble de la douleur, en le voyant dans un état si lamentable, sa mère se mit a adresser des supplications ardentes à Marie Enfant. Bientôt elle se sentit l'inspiration d'aller visiter la Santissima Bambina à Milan ; une douce confiance lui disait que, par ce moyen, elle réussirait à sauver son cher enfant. Elle y alla donc. Après avoir longuement prié dans la dévote chapelle, la pieuse femme demanda aux Sœurs du coton ayant touché à la Sainte Image. En outre, elle recommanda son petit malade aux prières de plusieurs personnes dévouées au culte de Marie Enfant.

De retour à sa demeure, elle trouva l'état de l'enfant plus alarmant encore. Aussitôt elle commença un Triduum de prières à la Santissima Bambina avec une confiance telle qu'elle se tenait déjà assurée d'être exaucée. De temps en temps, elle prenait le coton bénit et en touchait çà et là le corps de l'enfant, regardant à chaque instant si elle n'apercevrait pas quelques signe de guérison. Que ne peut obtenir une prière à Marie, quand elle est faite avec tant de foi et de persévérance ! Le fait est qu'à la fin de ce Triduum si fervent, le petit malade était déjà plein de fraîcheur et parfaitement guéri. A reconnaissance de cette bonne mère envers sa tendre bienfaitrice pour une grâce si insigne, fût égale à sa piété. Dès le lendemain, elle revint à Milan avec son fils, tout alerte et bien portant, et, prosternée devant la Vierge Enfant, elle lui rendit les plus affectueuses actions de grâces.

 

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17 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-troisième jour

Le Mardi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

Repoussez bien loin l'ennemi

Et donnez-nous vite la paix :

Qu'ainsi, sous Votre conduite,

Nous évitions tout mal.

Je Vous salue Marie.

 

Nous lisons au chapitre 7 de la 13e session du saint Concile de Trente : « Pour ce qui est de porter la Sainte Eucharistie aux malades, outre que c'est parfaitement conforme à la raison et à l'équité, on le trouve prescrit par plusieurs Conciles, et observé très anciennement dans l'Église Catholique. C'est pourquoi le Saint Concile a ordonne qu'il faut absolument retenir cette coutume si salutaire et si nécessaire. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis de conserver la Sainte Eucharistie dans un lieu sacré, ou qu'il n'est pas permis de la porter avec honneur aux malades ; qu'il soit anathème ». La Divine Eucharistie portée aux malades qui sont en danger de mort prend le nom de Saint Viatique. Voilà pourquoi le prêtre qui donne la communion au malade prononce ces paroles : « Recevez le Viatique du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ ». Or, le mot « Viatique » signifie provision pour le voyage. Celui qui part et qui a l'intention de marcher longtemps serait regardé comme un insensé, s'il oubliait de faire des provisions pour son voyage. Un navire qui va traverser l'Océan ne quitte jamais le port sans être pourvu abondamment de tout ce qui est nécessaire pour la nourriture de l'équipage et des passagers. Un homme qui se propose de monter sur le sommet d'une haute montagne qui paraît presque inaccessible, s'il a tant soit peu de prévoyance, ne manque pas de prendre avec lui du pain et du vin pour soutenir ses forces. S'il agissait différemment, il s'exposerait à périr de lassitude et de faiblesse.

Nous avons tous un grand voyage à faire, c'est celui du temps à l'éternité. Tant que nous sommes dans notre corps, dit Saint Paul, nous voyageons loin de Dieu. Mais le moment arrive, l'heure va sonner, où cette âme doit briser les liens qui la retenaient captive ici-bas; il faut gravir la montagne, traverser un fleuve aux eaux écumantes et rapides, il faut s'élancer dans les profondeurs de l'éternité, paraître au pied du tribunal redoutable, devant la majesté de celui qui jugera avec équité les vivants et les morts. Certes, si jamais le courage et la force furent nécessaires, c'est bien dans ce moment suprême ! Le Prophète Elie après avoir marché pendant toute la journée, s'arrêta accablé de lassitude sous un térébinthe. Il demanda à Dieu de le faire mourir, tant il était triste, tant la vie lui paraissait amère ! Tout-à-coup il s'endormit. Pendant son sommeil, un Ange le loucha et lui dit : « Levez-vous, et mangez, car il a vous reste un grand chemin à faire ». Elie s'étant levé, vit auprès de lui un pain cuit sous la cendre et un vase d'eau; il mangea et but, et fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits, jusqu'au pied d'Horeb, la montagne de Dieu. L'âme chrétienne serait tentée de s'abandonner au découragement, lorsqu'elle considère la grandeur et la majesté infinie de celui qui va la juger. Le Démon redouble en ce moment ses efforts pour la perdre. La nature est faible, le danger est grand. Tout à coup, le Sauveur sort de Son Tabernacle ; il vient visiter Lui-même son enfant, il lui apporte avec Son Corps et Son Sang, le pain qui fortifie et qui devient son Viatique pour le dernier des combats, pour le voyage de la terre au Ciel. Gage de la bienheureuse immortalité, la Sainte Eucharistie donnée au chrétien mourant, est comme le sceau divin imprimé sur son front, le signe des Élus ; c'est l'armure la plus puissante contre les derniers traits de l'ennemi. Oh ! Qui dira la générosité de Jésus-Christ ? Qui dira le bonheur d'une âme qui reçoit avec foi et amour le Saint Viatique ?

 

Premier point

L'Amour de Jésus-Christ se donnant en Viatique

 

Quand le Disciple bien-aimé a écrit cette grande parole : « Il les aima jusqu'à la fin », ne dirait-on pas qu'il désignait ce grand acte d'amour par lequel Jésus-Christ consomme toute choses en faveur de ses amis, en venant à eux pour être lui-même leur Viatique, dans ce douloureux passage du temps à l'éternité ? Il savait, cet adorable Maître, toutes les angoisses de l'agonie, toutes les amertumes de la mort, toutes les horreurs du tombeau. Notre cœur lui était connu. Comment alors eût-il pu l'abandonner à sa faiblesse dans ce moment solennel de la mort? Non, il nous aimait trop pour cela.

Vous êtes malade, privé de la consolation d'aller avec vos frères, vous asseoir à la table sainte, attendez et ne craignez rien ; voici l'Époux, allez au devant de Lui par vos soupirs, et attirez-le chez vous par la vivacité de votre amour. Il vient. Pour vous procurer les consolations dont votre âme sera inondée, il s'expose à des outrages, à des mépris Sans nombre. Il sera insulté dans les rues qu'il lui faudra parcourir pour arriver chez vous. N'importe, il a dit à ses ministres : « Notre ami est malade, allons, nous, pour le visiter ». Encore si le Sauveur n'allait que chez ses fidèles amis ! Mais voici le sublime de l'amour. Cet impie, ce blasphémateur, cette femme scandaleuse, se trouvent au lit de la mort. La grâce a remué fortement une conscience chargée de crimes. Le prêtre a prié, il a consulté Dieu. « Oui, J'irai, dit Jésus-Christ, et Je guérirai cette âme. Déjà Ma grâce est descendue sur elle avec l'absolution. Il faut nourrir, fortifier ce pauvre cœur. O pécheur ! Tu mangeras la chair du Fils de l'Homme, tu boiras Son Sang, et tu auras la vie éternelle !... O amour incompréhensible ! ô Jésus, qui pense à cet amour ! Qui s'en occupe ! Moi, Seigneur ; oui, je Vous loue, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je vous aime !...

 

Deuxième point

Bonheur de l'âme qui reçoit le Saint Viatique

 

Il est certains Mystères que l'on ne peut sonder, ce sont les opérations de la grâce dans quelques âmes d'élite qui ont depuis longtemps consacré à Jésus-Christ toute leur existence. Pour ces âmes, dire ce qu'elles éprouvent lorsque la voix de l'Eglise vient se faire entendre : « Partez, âme chrétienne, au Nom du Père qui vous a créée ; au Nom du Fils qui vous a rachetée ; au Nom du Saint Esprit qui vous a sanctifiée » ; c'est une chose qu'il ne faut pas tenter. Le prêtre, qui plusieurs fois dans sa vie a été chargé de porter le Saint Viatique à des âmes pures, aimantes, détachées de tout ce qui est périssable, unies à Jésus-Christ par la plus parfaite conformité de toutes les pensées et de tous les sentiments, pourrait à peine soulever un coin du voile qui cache des choses si ineffables !

Ô Jésus, ce que vous dites à cette âme lorsque Vous la visitez en ce monde pour la dernière fois ! Ce qu'elle éprouve en vous voyant entrer dans sa propre demeure où vous venez la chercher ! Qui me le fera comprendre ? C'est bien alors, que le juste s'écrie : « Vous avez consolé mon âme à proportion des tristesses de mon cœur ». Le voilà, mon Rédempteur. Un voile le cache, mais ce voile va tomber ! Venez, Jésus, encore quelques instants, et je Vous verrai face à face, et je serai rassasié de Votre Gloire. Je me représente Saint Thomas d'Aquin lorsqu'il aperçut de son lit de mort la Divine Eucharistie, et qu'il s'écria dans l'extase de son amour reconnaissant : « Jésus, que j'aperçois à travers le voile du Sacrement, accordez-moi ce que je désire avec une si grande ardeur ; faites que je Vous contemple face à face, et a que je sois éternellement heureux par la vue de votre gloire ».

On comprend alors cette parole dite par plusieurs Saints : « Je ne croyais pas qu'il fût si doux de mourir !... » Tel est donc l'effet du Saint Viatique du corps et du sang de Jésus-Christ. Il rend la mort douce, calme, heureuse ! Mon Dieu, aurai-je ce bonheur ? Peut-être non, parce qu'il peut m'arriver de mourir subitement. Eh bien ! Je vais m'occuper du Saint-Viatique. Tous les mois je consacrerai un jour pour me préparer à la mort. Ce jour là, je me représenterai ma dernière heure et Jésus-Christ venant à moi comme mon Viatique ! Je le recevrai avec les dispositions et les sentiments que je voudrais avoir au moment de mourir. Ô Jésus, mettez le comble à toutes Vos grâces, en m'accordant encore celle que je Vous demande aujourd'hui. Que je meure fortifié par cette divine nourriture qui me rendra capable de m'élever jusqu'à la montagne de Dieu !...

 

Troisième point

Accompagner le Saint Viatique

 

Quand le Sauveur était sur la terre, Il parcourait les villes et les bourgades de la Judée accompagné de Ses plus fidèles amis. On voyait, après les Apôtres, de saintes et pieuses femmes qui ne le quittaient jamais. Leur dévouement était pour le Cœur de Jésus une consolation bien douce, au milieu de l'indifférence des uns et de la malice des autres. L'Eglise veut que Jésus-Christ allant visiter ses enfants malades et les nourrir de son propre corps, reçoive les hommages et les adorations des fidèles. C'est la raison pour laquelle, le son des cloches donne le signal de cette auguste visite. La Sainte Eucharistie est portée sous un dais ; des cierges allumés, symbole de Foi et d'amour, doivent précéder le prêtre chargé de cette fonction divine. On récite des Psaumes et des Hymnes pour adorer le Dieu fait Homme caché sous le voile du Sacrement, et le son d'une clochette annonce à tous ceux qui passent, le grand Mystère de l'amour d'un Dieu.

Ici je dois examiner ma conduite passée, et voir en même temps ce que je dois promettre à mon adorable Sauveur pour l'avenir. Quel a été mon empressement et mon zèle pour accompagner Jésus-Christ porté aux malades ? Ai-je obéi à l'Eglise qui m'invitait à cet honneur par le son de la cloche ? Le respect humain, la paresse, l'indifférence ne m'ont-ils pas retenu souvent ? Hélas ! Le respect humain ! Grand Dieu, où est ma foi ? J'ai donc rougi de suivre Jésus-Christ ? Cet honneur ne l'ai-je pas abandonné à quelques pauvres enfants sans instruction et sans piété, dont la présence est devenue un objet de raillerie pour le mondain ?

Ô Jésus, qui sait s'il ne faut pas attribuer à ce respect humain, à cette indifférence, les morts subites qui privent un si grand nombre d'âmes du Saint Viatique ? Mais il en est temps encore. Je puis réparer mes négligences coupables, et par mon zèle ardent, contribuer à la gloire que l'Eglise désire Vous rendre, quand elle Vous porte chez les malades. Je Vous suivrai, Seigneur, partout où Vous irez. Le réduit obscur où se trouve le pauvre, la mansarde étroite et sale où Vous ne dédaignez pas d'entrer Vous-même, j'y entrerai avec Vous. Hélas ! Vous êtes bien souvent reçu dans ces pauvres demeures, avec une Foi plus vive, et un amour plus ardent, que celui que Vous rencontrez dans les appartements somptueux des riches du siècle !

 

Se nascens dedit socium,

convéscens in edulium,

Se móriens in prétium,

se regnans dat in præmium.

 

Enfant, Il se fait notre compagnon,

À la Cène, notre nourriture,

Au Calvaire, notre rançon,

Aux cieux, notre récompense.

 

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3 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Neuvième jour

Le Mardi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Lavez ce qui est souillé,

Baignez ce qui est aride,

Guérissez ce qui est blessé.

Je Vous salue Marie.

 

« Jésus-Christ était dans le monde, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans Son propre héritage, et les siens ont refusé de le recevoir. La Lumière a brillé dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas comprise. Mais Il a donné à tous ceux qui l'ont reçu, le pouvoir d'être faits enfants de Dieu Ceux-là sont nés de Dieu même.... Ils ont vu la gloire du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. Et tous, nous avons reçu de sa plénitude ». Le monde continue à ne vouloir pas de Jésus-Christ. Il ne le connaît pas, il refuse de le connaître. Cependant Jésus-Christ vit toujours au milieu du monde, parce que là il trouve les siens, ceux que Son Père Lui a donnés. Ils ne l'ont pas choisi, c'est Lui-même qui les a choisis et qui les a placés dans sa propre maison. Cette maison c'est l'Eglise. Le Sauveur étant toujours avec elle, continue à faire pour ceux qui veulent être les dociles de Dieu, ce qu'il faisait pendant les jours de sa mortalité.

Or, que faisait le Sauveur pendant ces trente-trois ans qu'Il a passés sur la terre, et surtout pendant les dernières années de sa vie ? Il parlait et Il agissait. « Jésus, dit l'historien sacré, commença à faire et à enseigner ». Il parlait pour instruire les peuples. Lumière éternelle venue en ce monde pour éclairer les intelligences, il dissipait les ténèbres que l'erreur, la superstition et les préjugés avaient amoncelées dans l'esprit de l'homme. Il révélait à ceux qui devaient former un peuple d'adorateurs fidèles en esprit et en vérité, les ineffables Mystères qui avaient été cachés depuis le commencement du monde ; il expliquait les sublimes maximes de cette morale divine que les hommes n'auraient jamais découverte par eux-mêmes.

Que faisait le Sauveur sur la terre ? Il travaillait pour le Salut des hommes. Il répandait sur eux des torrents de bénédictions ; Il opérait des prodiges, pour créer dans l'âme de Ses Disciples, ce sentiment indestructible d'une confiance sans bornes qui devait les soutenir dans tin état de fidélité inviolable, même en présence des plus affreux supplices. Chacun de Ses actes préparait de nouveaux triomphes à Son Eglise. Il sortait de toute sa personne une vertu qui se communiquait aux âmes et qui faisait, des plus pauvres enfants d'Adam, un peuple nouveau, une Nation Sainte, une Race royale et Sacrée.

Mais le Divin Sauveur, depuis Son Ascension au Ciel, a-t-il cessé de parler et d'agir ? Qui oserait le dire ? Il suffit d'entrer dans une Eglise, de regarder l'Autel, le Sanctuaire. On croit lire sur la porte du Tabernacle cette parole sublime : « Voilà le Trône de la Sagesse ». Voilà la Maison que la Sagesse éternelle a construite pour l'habiter, allons-y avec confiance. N'entendez-vous pas cette invitation si pressante : « Venez à Moi, vous Tous qui êtes fatigué et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai. Le poids de vos péchés vous accable, la concupiscence vous fatigue, vos habitudes mauvaises vous font gémir. Eh bien ! Venez, Je soulagerai votre intelligence, en l'éclairant, votre cœur, en lui communiquant Ma propre Vie ». Les fidèles entendent cette voix, ils accourent au pied du Saint Autel, ils viennent entendre Jésus parler, recevoir ses grâces.

 

Premier Point

L'âme fidèle trouve la lumière et la vérité dans la Divine Eucharistie

 

Que d'obscurités dans notre pauvre intelligence ! Que d'incertitudes ! Combien de doutes sur notre état, sur notre conscience, sur nos devoirs, sur les déterminations à prendre dans mille circonstances ! Malheur à l'homme qui est seul ! Il n'aura pour guide que sa propre raison, et cette lumière incertaine, obscurcie à chaque instant par la fumée des passions, ne sera propre qu'à l'égarer. L'âme pénétrée d'une foi vive aperçoit dans le Saint Tabernacle, celui que le Saint Esprit appelle La Vérité. Il s'est fait notre docteur, notre maître. Je l'entends qui me dit : « Vous M'appelez votre Maître, et vous faites bien, car Je le suis en effet ; vous, vous êtes Mes Disciples ». Les Apôtres interrogeaient Jésus, et Jésus leur répondait avec bonté. Quand ce jeune homme dont parle Saint Mathieu, voulut savoir ce qu'il devait faire pour être agréable à Dieu, Jésus-Christ lui répondit. La Samaritaine lui adressa des questions, et quelle lumière admirable elle trouva dans les réponses de Jésus ! Où donc les plus grands Saints ont-ils puisé cette science du Salut, cette prudence consommée, cette sagesse qui les a rendus si utiles à leurs frères ? N'est-ce pas dans les entretiens fréquents avec Jésus-Christ caché dans le Saint Tabernacle !

Ah ! Je viendrai souvent pour Vous parler, pour Vous consulter, ô mon Adorable Maître. Je ne veux rien faire, rien entreprendre, rien décider, sans m'être auparavant entretenu avec Vous. Mon Dieu, que de lumières sortiraient du Divin Tabernacle si l'on voulait se recueillir et écouter Jésus ! N'est-ce pas pour parler à l'âme du fidèle que le Sauveur est toujours avec nous ?

 

Deuxième point

L'âme livrée à la tristesse trouve sa consolation dans la Divine Eucharistie

 

Pourquoi Jésus-Christ appelle-t-Il auprès de Lui tous ceux qui pleurent, qui souffrent, qui sont dans la douleur ? Je le comprends ; je le sais ; Il veut être le consolateur des affligés. Peut-on se rappeler sans attendrissement la veuve de Naïm et le fils qui lui est rendu ! Et vous, Marie, Marthe, je vous vois encore aux pieds de Jésus, je vous entends; vous vous écriez d'une voix entrecoupée de sanglots: Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort ». Et quelle douce parole sort de la bouche de Jésus : « Votre frère ressuscitera ! » Qu'ils viennent donc arroser de leurs larmes les marches du Sanctuaire, tous ceux dont le cœur est livré à la tristesse, dont l'âme est en proie à la douleur. L'Esprit de Dieu leur dit, en leur montrant la Sainte Eucharistie : « Le Maître est là, et Il vous appelle ». Le pécheur viendra, comme Madeleine chez le Pharisien. A la vue de ses larmes , le Sauveur dira encore : « Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé ». Celui qui craint une chute prochaine criera comme les Apôtres : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons », et le calme sera rendu à ce pauvre cœur... Toutes les victimes de l'injustice du monde trouveront là un vrai consolateur, un ami plein de compassion... Aveugles, lépreux, paralytiques, tous viennent, et tous confessent qu'après avoir ouvert leur cœur à Jésus, ils sont bien.

Oui, Seigneur, quelques instants passés à Vos pieds procurent plus de consolation que tous les discours du monde, et tous les conseils de la sagesse humaine ! Oh ! Comme j'ai été aveugle, lorsque je n'ai pas vu cette vérité ! C'en est fait, désormais c'est dans Votre Sein que je répandrai les douleurs de mon âme ; je ne veux de consolateur que Vous seul.

 

Troisième Point

L'âme faible trouve la force dans la Divine Eucharistie

 

La Parole de Jésus n'est pas seulement une lumière pour l'intelligence, un doux soulagement pour le cœur ; elle est encore une nourriture substantielle qui fortifie les âmes, et les rend capables de pratiquer les plus héroïques vertus. Qui dira l'énergie, le courage, communiqué aux âmes de bonne volonté qui ont mis toute leur espérance dans la Sainte Eucharistie ! Là les plus petits des enfants de Dieu deviennent les héros du Christianisme. Demandons à Sainte Thérèse, à Saint Alphonse de Liguori, les trésors qu'ils ont puisés dans le Saint Sacrement. Demandons-le à tous les Saints. Ah ! Tous les jours on entend des plaintes amères ! La vertu est trop difficile !.. Les mauvais penchants entraînent au mal. Le monde, par ses exemples, attire, comme malgré soi ; on tombe de lassitude ; le combat est trop violent, il est trop long !... Qui parle ainsi ! Des âmes qu'on ne voit presque jamais devant le Saint Sacrement. Quoi ! avec la présence réelle, avec la Messe, s'il y a beaucoup de Chrétiens faibles et infirmes, comme ceux de l'Eglise de Corinthe ; n'est-ce pas leur éloignement de la Sainte Eucharistie qui est la cause de ces infirmités et de cette faiblesse ?

« Le Pontife que nous avons, nous dit le grand Apôtre, n'est pas tel, qu'il ne puisse compatir à nos faiblesses, car il a éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hormis le péché. Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d'y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins ». L'âme qui cherche ce secours divin le trouve infailliblement dans la Sainte Eucharistie. Elle s'écrie, transportée de joie : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; qui pourrai-je donc craindre ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie ; qui pourra me faire trembler ? Quand des armées nombreuses s'élèveraient contre moi, mon cœur n'en serait point effrayé, car j'ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la chercherai uniquement : c'est d'habiter dans sa maison, tous les jours de ma vie. Il m'a caché dans son Tabernacle ; il m'a protégé au jour de l'affliction, en me mettant dans le secret de son Sanctuaire ».

 

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26 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Premier jour

Le lundi après la Trinité

 

Venez Esprit Saint

Et envoyez du Ciel

un rayon de Votre Lumière.

Je Vous salue Marie...

 

Ravi d'admiration, en voyant à travers les siècles, les beaux jours de l'Eglise chrétienne, le prophète Zacharie s'écriait autrefois : « Quel est le bien de Dieu, quelle est Sa Gloire, sinon le froment des élus, et le vin qui fait Germer les vierges ? » Quel est ce bien que le Saint-Esprit appelle le bien de Dieu ? Ce bien qui fait sa gloire ! Nous le savons par le Saint Esprit Lui-même ; c'est la Sainte Eucharistie, le pain qui nourrit les élus, le vin qui engendre toutes les vertus en donnant à l'homme la force et le courage de vaincre ses passions et de vivre sur la terre exempt de toute corruption, avec la pureté des Anges!... La Divine Eucharistie est donc pour l'Eglise Catholique, le Souverain Bien, elle est sa Gloire !.. Elle est le Bien par excellence ; tout est renfermé dans cet auguste Mystère. Elle est la Gloire de l'Eglise, puisque, par l'Eucharistie, l'Eglise est mise en possession de Jésus-Christ, le Roi éternel des siècles, le Fils unique de Dieu le Père, la splendeur de sa gloire, l'image vive, expresse, subsistante, et très-parfaite de sa substance, l'Emmanuel, le Dieu avec nous !

Nous apprenons par l'Ecriture que Dieu ayant créé le premier homme le plaça dans un lieu de délices appelé Paradis. Le Paradis terrestre était un jardin délicieux planté par la main du Créateur et destiné à l'homme dans les jours heureux de son innocence. Là se trouvaient réunies toutes les richesses de la nature. Les arbres les plus beaux, chargés de fruits excellents, s'élevaient du milieu d'un tapis de fleurs dont l'éclat varié réjouissait la vue, tandis que l'air était embaumé de leur parfum. On voyait au milieu de ce jardin s'élever l'arbre de Vie. Son fruit devait préserver l'homme des atteintes du mal et lui donner l'immortalité. Le vrai Paradis des délices, formé par Dieu lui-même, orné de toutes sortes de richesses, n'est-ce pas l'Eglise de Jésus-Christ ? Que d'arbres merveilleux ? Que de fleurs odorantes et aux couleurs mille fois variées ! Les Apôtres, les Vierges, les Martyrs !... Le Sacerdoce, l'état Religieux, la famille Chrétienne !... L'innocence toujours si belle ; la pénitence avec son doux parfum d'humilité et de confiance. Oh ! Qu'elle est ravissante de beauté cette Eglise, l'épouse du Souverain-Roi ! Elle est riche des dons que lui a faits Jésus-Christ. Qui pourrait dire les trésors qu'elle possède !...

Mais ne voyez-vous pas s'élever au milieu du vrai Paradis, que la grâce et la Miséricorde ont préparé pour l'homme nouveau, régénéré dans le Sang du Sauveur, cet Arbre de Vie, dont le fruit doit procurer à ceux qui le mangent, la bienheureuse immortalité ! Cet arbre de vie, c'est la Sainte Eucharistie. « II n'y a point d'arbre dans le Jardin de Dieu qui lui ressemble ou qui soit a comparable à sa beauté ». Voyez les Sacrements avec les divins privilèges qu'ils communiquent à l'homme ! La Divine Eucharistie est au milieu d'eux ce qu'était l'arbre de vie parmi les arbres du Paradis terrestre. Elle les surpasse en excellence autant qu'en beauté ! Ce qu'elle contient, c'est le salut du monde !... O chef-d'œuvre de la sagesse éternelle !...

« La Sagesse, dit le Saint-Esprit, est un arbre de Vie ». Et Saint Augustin expliquant ces paroles : « La sagesse , dit-il, est dans le Paradis spirituel de l'Eglise, ce qu'était l'arbre de vie dans le Paradis terrestre ». Or, la Sagesse s'est bâti une maison et elle habite parmi nous. Elle est là dans nos Tabernacles. Qu'il me soit permis en considérant cette merveille du Paradis qu'on nomme l'Eglise, de lui appliquer ces paroles du prophète Daniel : « Je voyais, et voilà un arbre au milieu de la terre, et sa hauteur était prodigieuse ; un arbre grand et fort dont la hauteur atteignait le Ciel ; il paraissait s'étendre jusqu'aux a extrémités du monde. Ses feuilles étaient belles, et ses fruits abondants ; il portait la nourriture de tous les hommes ; sous ses branches habitaient les animaux et les bêtes des champs, sur ses rameaux chantaient les oiseaux du Ciel, et toute chair vivait de lui ! ».

Voilà la merveille de l'Eglise. Ce qui ne fut qu'un songe pour l'impie qui voulait usurper la gloire du Très-Haut, est devenu une vérité pour les enfants de Dieu. Quelle magnifique image de la Divine Eucharistie ! Qui n'aimera à contempler cet Arbre merveilleux ! Venez, peuples, et vivez à l'ombre de ses immenses rameaux; âmes fidèles, figurées par les oiseaux du Ciel, élevez-vous sur les ailes de la foi et de l'amour, chantez des hymnes et des cantiques à la gloire du Divin Sauveur; vous tous, enfants de l'Eglise, heureux habitants du nouveau Paradis de la terre, venez et mangez du fruit de cet arbre ; toute chair vivra de ce fruit. La vie surnaturelle, la vie de la grâce est là; c'est le pain des Elus ; celui qui le mange arrive à l'immortelle gloire ! En voulant exalter la Croix du Sauveur, l'Eglise s'écrie : « Vous êtes un arbre tout éclatant de beauté ! » Que ne devons-nous pas dire de la beauté de 1'arbre de Vie.. Ecrions-nous avec le Prophète Ezéchiel : « O vous qui êtes si grand et si élevé parmi tous les arbres du Jardin de délices, il n'y a point de cèdres dans le Jardin de Dieu qui soit plus élevé que vous ; non, il n'y a point d'arbre dans le Jardin de Dieu qui vous ressemble, ni qui soit comparable à votre beauté ».

 

Premier point

Le fruit de l'Arbre de Vie considéré par rapport à ceux qui le mangent

 

Je remarque plusieurs propriétés dans le fruit de cet arbre que Dieu avait planté au milieu du Paradis terrestre, et je les trouve dans la Sainte Eucharistie. Le fruit de l'arbre de vie avait la vertu de préserver te corps de toute infirmité et de toute maladie.

L'Eglise de Jésus-Christ est composée d'hommes faibles et sujets à mille infirmités ou maladies spirituelles. La vie qui est communiquée par le Baptême, augmentée, fortifiée par la Confirmation, Jésus-Christ savait avec quelle facilité nous la perdrions. Il connaissait ce limon impur dont nous avons tous été formés. Cette faiblesse, cette corruption inhérente à notre nature, l'inconstance de nos pensées et la fragilité de notre cœur, toutes nos misères lui étaient parfaitement connues. Dans sa miséricorde, il a voulu un remède à toutes nos infirmités, un préservatif puissant contré toutes les maladies de notre âme. Il l'a placé dans sa Chair adorable et dans son Précieux Sang.

Si le Prophète appelle ce Sacrement « le froment des élus et le vin qui fait germer les vierges » ; c'est parce que les âmes que Dieu a choisies, et qui, de leur côté, ont choisi Dieu pour en faire l'unique objet de leurs désirs, reçoivent par cette divine nourriture, la force de se vaincre elles-mêmes et d'assujétir leurs sens comme leur volonté à la loi de Dieu. Ce Vin, bien différent du vin de la terre qui est une source de dissolution, est un vin céleste qui a la vertu de germer les Vierges, c'est-à-dire, d'augmenter la grâce et la pureté de nos âmes. « A celui qui veut vaincre, s'écrie le Saint-Esprit, Je lui donnerai à manger du fruit de l'arbre de vie qui est dans le Paradis de mon Dieu ». Cette expression, « arbre de vie », est employée par l'Ecriture pour signifier tout ce qui peut servir de nourriture spirituelle et faire le bonheur de l'âme. Ici c'est Jésus-Christ lui-même qui est 1'Arbre De Vie, puisqu'il se donne en nourriture à ses enfants, « afin, dit-il, que celui qui mange ce Pain ne meure point ».

Ah ! Si depuis dix-huit siècles, l'Eglise a abattu sous ses pieds un si grand nombre d'ennemis, n'est-ce pas au fruit de cet arbre de vie dont elle ne cesse de se nourrir, n'est-ce pas à la Sainte Eucharistie, à Jésus-Christ toujours présent au milieu d'elle, qu'il faut attribuer toutes ses victoires ! Si une multitude de Saints, au milieu des séductions du monde, et dans une chair de péché, ont offert, par la pureté de leur vie, un spectacle digne des Anges et des hommes, qui leur a communiqué cette vertu de demeurer comme invulnérables au milieu des combats ? N'est-ce pas ce fruit de l'arbre de vie, la Sainte Eucharistie ! C'est donc dans ce Sacrement que je trouverai le principe de cette vie de foi et d'amour qui fait les Saints et les élus de Dieu; c'est en mangeant ce fruit délicieux de l'arbre de Vie que je me préserverai de la corruption du monde et de la souillure du péché.

O mon Dieu, je le comprends ; jusqu'à ce jour je n'ai pas apprécié ce grand bien. Je me plains à chaque instant, et de ma faiblesse, et de la violence de mes tentations, et je ne lève pas les yeux pour voir ce fruit divin qui procure l'incorruptibilité, et, par conséquent, l'immortalité... Divine Eucharistie, vous serez mon bien, vous serez ma gloire !...

 

Deuxième point

L'Arbre de Vie, dans l'Eglise Catholique, communique la vie dans le temps même qu'on ne peut manger de son fruit

 

C'est ici qu'il faut admirer la supériorité de la réalité sur la figure. Si Adam n'eût pas mangé du fruit de l'arbre de vie, il n'aurait jamais participé à sa vertu miraculeuse. Mais il en est bien autrement de la Divine Eucharistie. Cet Arbre merveilleux n'a pas été planté au milieu de l'Eglise uniquement pour nous sauver par la manducation de son fruit. Non, ses effets sont incomparablement plus excellents. Son existence seule est le Bien par excellence et la Gloire de l'Eglise, le Bien et la Gloire de tous les fidèles. Saint Jean nous dit dans l'Apocalypse qu'il a vu l'arbre de vie au milieu do la Ville Sainte, et que Les Feuilles de cet arbre sont pour guérir les Nations.

C'est un arbre qui étend au loin ses rameaux. L'âme brûlée par les ardeurs des tentations vient y chercher une fraîcheur bienfaisante qui lui procure la paix et le repos. Le fidèle qui a vaillamment combattu, vient se délasser des fatigues d'un combat opiniâtre, en se couchant sur une terre ombragée par les feuillages de l'Arbre mystérieux. Le pauvre que le monde repousse trouve là une demeure agréable qui le met à couvert de toutes les rigueurs et do toutes les intempéries de l'air. Ce n'est pas tout encore. L'arbre de Vie répand autour de lui une vertu qui se communique aux âmes, qui relève leur courage abattu, qui fortifie leur faiblesse et qui verse les douceurs et les consolations de l'espérance dans les cœurs les plus tristes et les plus affligés.

Tenez-vous au pied de cet Arbre, à l'heure même où l'Eglise ne vous permet pas de manger son fruit. Là priez, ce n'est pas assez, ouvrez la bouche, Aspirez, comme le prophète, L'esprit du divin Sacrement, vous attirerez dans vous quelque chose qu'aucune langue ne sait nommer. Si Jésus a dit : « Quelqu'un M'a touché, car une vertu est sortie de Moi », ici c'est la même chose. Partout où l'âme fidèle peut se placer sous les rameaux touffus de l'arbre de Vie, elle sent une vertu divine se répandre dans elle-même, elle se trouve nourrie sans qu'elle paraisse avoir mangé du fruit de cet Arbre.

Faites-moi comprendre ces vérités, ô mon Dieu ! Faites-les moi goûter ! Ah ! je n'ai que trop oublié les biens que vous m'avez préparés dans le Sacrement de Votre Amour ! Jours précieux, que je vais consacrer à honorer ce monument de Votre Gloire ! Venez, Seigneur Jésus, venez !... vous seul pouvez me découvrir les richesses de Votre immense Charité.

 

Troisième point

L'Arbre de Vie est présenté à ceux qui sont morts

 

Ce qui montre encore mieux l'excellence de la Sainte Eucharistie sur l'Arbre de vie planté au milieu du Paradis terrestre, c'est la conduite que Dieu tient aujourd'hui à l'égard des pêcheurs, comparée à celle qu'il a tenue à l'égard de notre premier Père. A peine Adam eût-il péché que, par l'ordre du Créateur, il fut chassé du Paradis, et qu'un Chérubin armé d'un glaive de feu dût lui en interdire l'entrée. Pauvre Adam ! Il ne fut pas seulement privé de ce fruit qui donnait l'immortalité ; mais la vue de l'Arbre qui le portait lui fut à jamais interdite. Oh ! Qu'il en est bien autrement aujourd'hui! Sous la loi d'amour, c'est la miséricorde qui éclate par-dessus toutes les œuvres de Dieu.

L'arbre de Vie qui s'élève au milieu de l'Eglise étend indistinctement ses branches sur les justes et sur les pécheurs. Tous sont invités à venir se reposer sous son ombrage bienfaisant. Il est vrai que le pécheur, avant d'être purifié, ne peut manger le fruit divin qui est offert au juste. Malheur à la bouche impure qui recevrait le pain des Anges !... Mais il est vrai aussi que la Sainte Eucharistie opère tous les jours des prodiges. Le pécheur entre dans le lieu Saint comme par hasard, et par un mouvement de curiosité naturelle, et tout-à-coup il se sent ému au dedans de lui-même, un rayon de lumière traverse son esprit et lui montre l'abîme dans lequel il se trouve; son cœur est fortement remué, bientôt il se fondra comme la cire auprès d'un feu violent. Qui racontera les merveilles opérées en faveur des coupables par la Sainte Eucharistie? Personne n'est exclu ; le libertin et l'impie, le profanateur et celui qui a lancé le blasphème, tous sont invités à venir devant Jésus-Christ. D'un regard , il perce les âmes, et sa parole relève leur courage abattu.

O mon Sauveur, si un Chérubin était à la porte de Votre temple, comme autrefois à l'entrée du Paradis terrestre pour en interdire l'accès aux pécheurs, que deviendrais-je, moi, si souvent infidèle à la parole mille fois jurée à vos pieds ! Hélas ! Vous auriez pu ne demeurer dans Saint Sacrement que pour les âmes saintes, et me faire dire qu'il n'est pas juste de donner aux chiens le pain destiné aux enfants ! Vous ne l'avez pas fait. Non, votre amour ne l'a pas permis ! Arbre de la vie éternelle, votre fruit nourrit le juste ; mais à l'ombre de vos rameaux, le pécheur devient juste à son tour et se dispose à participer aussi à cette nourriture céleste ! Miséricorde de mon Dieu, je vous chanterai éternellement !...

 

Pange lingua gloriosi
Corporis mysterium,
Sanguinisque pretiosi,
Quem in mundi pretium
Fructus ventris generosi,
Rex effudit gentium.

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux,
Et de ce sang si précieux,
Que le Roi de nations
Issu d'une noble lignée,
Versa pour le prix de ce monde.

 

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31 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Sixième jour

Le Samedi dans l'Octave

 

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

Le cœur de tous vos fidèles.

Je Vous salue Marie.

 

L'âme fidèle ne devrait jamais se lasser de contempler le bienfait de la présence réelle. Tout lui rappelle ce Mystère d'une incompréhensible charité. Le culte catholique, quelle est sa fin ! N'est-ce pas la Sainte Eucharistie ! Toute la liturgie, à quoi se rapporte-t-elle ? La Divine Eucharistie, Jésus-Christ présent dans nos Eglises, sur l'Autel, dans le Saint Tabernacle ; c'est la pensée constante de l'Eglise dans tout ce qu'elle dit à Dieu, dans tout ce qu'elle enseigne à ses enfants. Mais pourquoi la présence réelle ! Ne pourrait-on pas sonder la pensée de Dieu dans l'institution de cet adorable Mystère ? Pourquoi Jésus-Christ, après son Ascension, a-t-il voulu être au milieu de nous, vivre avec les hommes, toujours, partout, avec tous ?

Jésus-Christ est venu dans le monde en qualité de Médiateur et de Prêtre. Pendant sa vie mortelle, il n'a cessé d'offrir à son Père, des adorations et des hommages, des supplications et des prières, jusqu'à ce que, le dernier jour étant venu, il consomma son sacrifice, par l'immolation de son Corps, l'effusion de son Sang, le don de sa Vie. Ecoutons Saint Paul: « Dans les jours de sa chair, ayant offert à son Père avec un grand cri et avec larmes, ses prières et ses supplications, il a été exaucé ». Le même Apôtre nous dit: « Dieu était déjà dans Jésus-Christ, réconciliant le monde avec soi, n'imputant plus au monde ses péchés » Voilà donc le vrai propitiatoire de la nouvelle alliance, Jésus-Christ !... Dieu était dans lui, et par chacun de ses actes, chacune de ses douleurs, il réconciliait le monde avec lui, ne lui imputant plus ses péchés, mais lui accordant le pardon et la miséricorde, en vue des mérites infinis de son Fils. Le même Apôtre nous dit encore en parlant de Jésus-Christ : « Il a plu à Dieu de réconcilier toutes choses par lui et en lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est au Ciel. Il nous a rendus dignes d'avoir part au sort et à l'héritage des Saints ; il nous a arrachés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par le Sang duquel nous avons été rachetés et nous avons reçu la rémission de nos péchés ».

Après avoir consommé cette œuvre de l'infinie miséricorde, Jésus, le Pontife éternel, entre dans le Ciel où il est encore notre Médiateur, Toujours vivant pour intercéder pour nous. Mais il a été écrit : « Le Très-haut l'a juré, et il ne révoquera point son serment : vous êtes le prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ». Or, comment ces paroles ont-elles leur accomplissement? Melchisédech nous dit Saint Paul, était l'image du Fils de Dieu. Le jour où le Sauveur consacra pour la première fois le pain et le vin, il fut établi Prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ; et c'est dans le Sacrement d'Amour qu'il remplit encore, tous les jours, les fonctions de son Divin Sacerdoce, et qu'il continue à réconcilier l'homme avec Dieu.

Jésus-Christ est donc le véritable Prêtre de la Nouvelle Alliance, et comme Il demeure éternellement, Il possède un Sacerdoce qui est éternel. C'est pourquoi Il est toujours vivant pour intercéder pour nous. C'est dans le Sacrement adorable de l'Eucharistie que je trouve ce Pontife Saint, Innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, plus élevé que les Cieux, Médiateur de la Nouvelle Alliance, dont le Sang parle d'une manière bien plus éloquente ce celui d'Abel. Voilà donc ce Prêtre Éternel qui, en entrant pour la première fois dans le monde, avait dit à son Père : « Vous n'avez point voulu d'Hostie, ni d'oblation, mais vous m'avez formé un corps. Vous n'avez point agréé les holocaustes, ni les sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : « Me Voici, je viens selon ce qui est écrit de moi pour faire votre volonté ». Je vous adore, ô Souverain Prêtre de la nouvelle alliance !

 

Premier point

Jésus-Christ intercède pour nous dans la Sainte Eucharistie

 

Répétons les paroles de Saint Paul, et appliquons-les à l'auguste Sacrement de l'Autel. Nous dirons alors : Dans sa vie Eucharistique, Jésus-Christ offre à son Père des supplications et des prières et ces prières pour l'Eglise, pour tous les fidèles, pour le monde entier, montent vers le Trône de Dieu comme un parfum qui réjouit le Ciel, comme un encens d'une agréable odeur. Du fond de son Tabernacle, Jésus-Christ crie vers son Père et demande grâce pour les pécheurs, et Dieu ouvre en faveur de l'homme le trésor de ses Miséricordes ! Quand il était sur la terre, Jésus-Christ se retirait bien souvent dans un lieu désert pour y passer la nuit en prières. Le Tabernacle, voilà le désert, voilà la nouvelle solitude que mon Sauveur a choisie pour prier en ma faveur. Quelle pensée consolante ! Je regarde le Saint Autel, et je me dis à moi-même : le Sauveur est là, continuant de faire pour moi l'office de Médiateur. Un Dieu homme prie pour moi ! Les gémissements, les supplications, de la Crèche, du Jardin de Gethsémani, du Calvaire, partent à chaque instant de ce Sanctuaire et montent vers le Trône de Dieu. La conversion des pécheurs, la persévérance des justes, leurs progrès dans le bien, tout est dû aux prières du Prêtre éternel qui ne cesse d'intercéder pour les hommes. Oh ! Comme je prierai avec confiance au pied des Saints Autels ! Ma prière unie à celle de Jésus pénétrera les Cieux ; elle sera toute puissante !

 

Deuxième point

Jésus-Christ offre Son Cœur dans la Sainte Eucharistie

 

Lorsque Jésus-Christ était dans le monde, Dieu était dans Jésus-Christ réconciliant le monde avec soi. Ce Mystère s'accomplissait à chaque instant, parce que Jésus-Christ ne cessait de présenter à son Père les sentiments parfaits de son Cœur, et Dieu acceptait cet hommage, il en était glorifié, il oubliait la malice de l'homme. Dans l'adorable Tabernacle, ce Mystère d'Amour continue. Jésus-Christ est dans la Sainte Eucharistie offrant à son Père ses abaissements infinis, et Dieu est dans Jésus-Christ recevant ses profondes humiliations et se réconciliant avec l'homme orgueilleux, en le convertissant à l'amour et à la pratique de l'humilité. Jésus-Christ est dans la Sainte Eucharistie offrant à son Père sa pauvreté volontaire, le dépouillement absolu, le mépris de toutes les richesses, et Dieu est dans Jésus-Christ se réconciliant avec l'homme avide des biens de ce monde, en lui inspirant le détachement de tout ce qui est périssable et l'amour des biens surnaturels. Jésus-Christ est dans l'Eucharistie offrant à son Père cette soumission sans bornes qui le rend encore tous les jours obéissant à ses Prêtres, dépendant de leur volonté, comme il est facile de le voir en considérant tout ce qui se passe dans nos Eglises ; et Dieu est dans Jésus-Christ, recevant comme un encens d'une agréable odeur, cet anéantissement de son Fils, et réconciliant avec lui l'homme trop longtemps révolté contre sa volonté souveraine. Enfin, Jésus-Christ est dans l'Eucharistie offrant à son Père sa chair d'une pureté infinie, en réparation des outrages que reçoit tous les jours sa majesté souveraine, parles abominations et les crimes dont un grand nombre d'hommes ne cessent de se rendre coupables ; et Dieu est dans Jésus-Christ mettant toutes ses complaisances dans la sainteté infinie de son Fils et se réconciliant avec l'homme devenu chaste, après avoir été purifié dans le Sang de l'Agneau sans tache.

Voilà donc, ô mon Sauveur, ce que vous faites pour moi dans ce Sacrement Adorable. O Jésus ! Comment ai-je pu vivre si longtemps sans dévotion, sans amour, pour ce Mystère d'une si prodigieuse charité !...

 

Troisième point

Jésus-Christ immole Son Corps dans la Sainte Eucharistie

 

Ce qu'avait annoncé le Seigneur, par la bouche du Prophète, s'accomplit à chaque instant sous nos yeux. « Depuis le lever du soleil jusqu'au couchant, Mon Nom est grand parmi les nations, et l'on sacrifie en tout lieu, et l'on offre à Mon Nom une oblation toute pure ». Oui, le Mystère de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ se renouvelle sur l'Autel. La Messe est un véritable sacrifice ; la continuation du Sacrifice de la Croix. Là, Jésus-Christ est Prêtre. Tout Prêtre, dit Saint Paul, est établi pour offrir, de la, la nécessité pour lui d'avoir quelque chose à offrir. Prêtre éternel, Jésus-Christ offre son propre Corps et son Sang adorable. Prêtre et victime à la fois, il s'offre lui-même. Prêtre selon l'ordre de Melchisédech, il offre son corps et son sang, sous les espèces du pain et du vin. Cet adorable sacrifice est offert à chaque instant et dans le monde entier. Dieu en reçoit une gloire infinie. L'Eglise l'offre pour honorer sa majesté souveraine, pour la rémission des péchés, en action de grâces de tous les bienfaits qu'elle reçoit du Ciel ; elle l'offre pour obtenir, à chaque instant, de nouvelles faveurs. Il est offert pour les vivants et pour les morts. Il porte la joie dans le Ciel ; les Anges et les Saints en sont dans l'allégresse ; il fait tomber des torrents de bénédictions sur la terre ; le Sang du divin Agneau éteint les brasiers du Purgatoire. Je comprends maintenant pourquoi Jésus-Christ est dans l'Eucharistie, toujours, partout, avec tous les hommes.

O mon âme, tu devrais te fondre comme une cire bouillante et t'écouler toute entière dans Jésus-Christ ! Qui me donnera, ô mon Dieu, de bien apprécier ce don inestimable que vous avez fait à votre Eglise ! Anges du Tabernacle, adorez, aimez pour moi. Non, jamais je n'aimerai assez !

 

O salutaris Hostia,

Quae cœli pandis ostium,

Bella premunt hostilia ;

Da robur, fer auxilium.

 

Ô Salutaire Hostie,

Qui nous ouvrez les portes du ciel,

Les armées ennemies nous poursuivent ;

Donnez-nous la force, portez-nous secours.

 

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5 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Sixième jour

Marie figurée par l'arc en ciel

« Je mettrai mon arc dans les nuées, comme signe de mon alliance avec la terre » (Genèse 9, 13).

 

L'arc-en-ciel, figure de Marie

 

Parmi les Saints qui ont reconnu cette similitude entre l'arc-en-ciel et la Très Sainte Vierge, citons Saint Bernardin de Sienne, ce dévot serviteur de Marie : « Marie, dit-il, est l'arc-en-ciel de l'alliance éternelle ».

 

Réflexion

 

A l'apparition de l'arc-en-ciel, on voit cesser l'orage : le tonnerre et la tempête s'apaisent, les angoisses et les craintes dont le cœur est agité, se dissipent quand la pensée se tourne vers Marie et que sa douce beauté vient se refléter dans l'âme. Si je veux en faire l'heureuse expérience, je dois m'appliquer à mieux connaître chaque jour les amabilités de Marie et commencer à l'aimer sincèrement.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Depuis quarante siècles déjà l'humanité tout entière était plongée dans l'idolâtrie quand, par la Rédemption, Dieu contracta avec l'homme une alliance nouvelle. Marie, la plus belle et la plus radieuse image de Dieu, fut le signe de cette alliance. Dieu la contempla, et, à sa vue, il senti sa colère s'apaiser. Les châtiments que le monde avait mérités furent suspendus, et les bénédictions célestes se répandirent sur nous.

 

Réflexion

 

Le petit enfant, lorsqu'il craint qu'on ne lui fasse quelque mal ou qu'il soupçonne un danger, appelle aussitôt sa mère à son secours et va se jeter dans ses bras : ainsi, quand je serai saisi par la terreur des châtiments divins mérités par mes péchés, je me réfugierai sous la protection maternelle de Marie : la, je serai en sûreté.

 

Conséquences pratiques

 

Marie est, non d'une manière quelconque, mais par une volonté expresse de Dieu, entièrement dévouée à nos intérêts. Dieu est le Soleil de Justice, et c'est par l'entremise de Marie qu'il reflète en nous le rayon de ses grâces. Voulons-nous donc demeurer en paix avec Dieu et lui être agréables ? Recourons à Marie avec une confiance sans bornes, et soyons animés d'une tendre dévotion envers Elle.

 

Réflexion

 

Cette pensée si glorieuse pour Marie, que c'est le Seigneur Lui-même qui l'a établie l'intermédiaire et le gage assuré de sa miséricorde, doit nous rendre la plus entière confiance en Dieu et ouvrir notre cœur à la plus ferme espérance. En effet, quand nous disons à Dieu : « Ayez pitié de moi », et que nous interposons entre lui et nous la médiation de Marie, c'est comme si nous lui disions : « Seigneur, accordez-moi le pardon ; je Vous le demande au Nom de Celle que Vous avez Vous-même chargée de me l'obtenir ».

 

Colloque

 

Quand je contemple l'arc-en-ciel, je pense à Vous, ô très gracieuse Enfant, et comme l'arc-en-ciel, par ses riches et brillantes couleurs, recréé doucement ma vue, ainsi vous, par les dons et les grâces dont Dieu Vous a comblée, Vous remplissez mon cœur d'un charme tout céleste et tout sanctifiant. Oui, je sens croître en moi l'espérance la plus vive quand je pense à Vous, ô Marie, parce que je sais, à n'en pas douter, que Votre Sainteté et Votre Grandeur ne Vous empêchent pas d'être pleine de bienveillance pour moi ; je sais que, objet de toutes les tendresses de ce Dieu que j'ai tant offensé, et attirant sur vous Son Regard Divin par Votre Innocence et Votre Perfection, Vous me le rendez propice et favorable à moi-même ; je sais que si, au lieu de me châtier comme je le mériterais, Il continue à me combler de Ses bienfaits, c'est à Vous que je le dois. Ô très aimable petite Marie, ne cessez pas, je Vous en conjure, de prier pour moi, tant que Vous ne me voyez pas arrivé au port de la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter le Sub Tuum avec beaucoup de dévotion.

Aspiration : « O Vous qui êtes la Mère du Christ, priez le Seigneur pour moi ».

 

Sub Tuum

 

Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta.

Sous l'abri de Votre Miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprisez pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve, mais de tous les dangers délivrez-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par une personne dévote à Marie Enfant

 

Il y a peu d'années, une pieuse jeune fille de Milan éprouvait l'efficacité de l'intercession de Marie Enfant en faveur des pauvres pécheurs. Depuis bien longtemps déjà, elle priait la Santissima Bambina et la faisait prier de lui accorder le retour dans la voie d'un bien d'une âme tendrement aimée, mais engagée depuis un grand nombre d'années dans la voie de la perdition. Marie cependant semblait ne pas se montrer favorable à ses ardentes supplications, car, plus sa prière était pressante, plus l'âme infortunée à laquelle elle s'intéressait si vivement, paraissait s'enfoncer dans le péché. Loin de se décourager pour cela, la pieuse jeune fille était fermement résolue à ne pas cesser d'invoquer Marie Enfant et à lui offrir toutes sortes d'hommages, tant que la personne qu'elle lui recommandait ne serait pas revenue à Dieu. La Très Sainte Vierge daigna enfin consoler sa servante, en lui donnant l'assurance que la conversion de cette âme pécheresse lui était accordée. C'est du moins cet qu'elle crut sentir intérieurement un jour ou, les yeux fixés sur la Sainte Enfant, elle lui répétait avec larmes et gémissements : « O Marie, donnez-moi cette âme, je la veux, je la veux ». La journée, en effet, n'était pas encore finie, que la conversion tant désire était complète. Alors, voulant témoigner sa reconnaissance à la Miséricordieuse Vierge Enfant, la dévote jeune fille eut la pensée d'entre une messe, qu'elle ferait célébrer dans la sainte chapelle. On aurait peine à croire combien d'obstacles vinrent s'opposer à l'exécution de son pieux dessein. Mais ce cœur saintement opiniâtre ne pouvait s'avouer vaincu, ni reculer devant aucune difficultés, si insurmontable qu'elle parût. A ceux qui lui conseillaient de ne pas insister d'avantage et de cesser toute démarche à l'effet d'obtenir cette faveur, elle répondait joyeusement avec une inébranlable confiance : « La grâce que j'ai reçue de Marie Enfant est si merveilleuse, si inattendue, si complète, que rien ne me coûterait pour obtenir le bonheur de me tenir prosternée devant Elle durant le Sacrifice non sanglant de Son Fils, qui la remercierait dignement pour moi ». La pieuse jeune fille vit enfin ses désirs satisfaits.

 

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30 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Cinquième jour

Le Vendredi après la Fête du Saint-Sacrement

 

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

Le cœur de tous vos fidèles.

Je Vous salue Marie.

 

Le prophète Baruch apercevant de loin les siècles chrétiens s'était écrié : « Il a été vu sur la terre, et Il a conversé avec les hommes ». Tous les Pères ont entendu ces paroles de l'Incarnation du Fils de Dieu. « Il a été vu, a dit Saint Ambroise, comme homme parmi les hommes, mais il a été adoré comme Dieu. Sa chair était enveloppée de langes, et sa divinité était servie par le ministère des Anges ». Qui dira la gloire qui rejaillit sur l'humanité toute entière de la présence d'un Homme-Dieu parmi les malheureux enfants d'Adam ! Jésus-Christ a habité parmi nous et nous avons vu Sa Gloire. Écoutons le Disciple que Jésus aimait : « Nous vous annonçons la Parole de vie qui était dès le commencement, que nous avons ouïe, que nous avons vue de nos yeux, que nous avons regardée avec attention, et que nous avons touchée de nos mains. Car la vie s'est rendue visible; nous l'avons vue. Elle s'est montrée à nous ».

Saint Jean et tous les Apôtres ont vu, ont touché celui qui est la Vie ! Ce fut lorsque cette Vie éternelle, qui était dans le Père, daigna se montrer a nous en se revêtant d'un corps comme le nôtre, afin que ce qui ne pouvait auparavant être vu que par les yeux de l'âme, devint, dans ce Mystère, visible aux yeux, du corps, et capable d'être touché par les mains de l'homme. Il fut bien grand pour les Apôtres le bonheur de voir, d'entendre, de toucher Jésus-Christ. Et Marie, et Joseph, quelle immense consolation pour leur âme ! Le Sauveur a été vu par un peuple nombreux, il a été suivi par de fidèles amis. On l'entendait. et chacun était obligé de convenir que les paroles qui tombaient de sa bouche divine, étaient les Paroles de la Vie éternelle ! Marthe, Lazare, et vous Marie-Madeleine ! Quelle ineffable consolation pour votre cœur, quand il honorait de sa présence divine le château de Béthanie ! Les Apôtres s'attachaient tous les jours davantage à leur maître. Lorsque le Divin Sauveur, témoin de l'incrédulité du grand nombre, adressait à ses fidèles Disciples ces paroles touchantes : « Et vous, ne voulez vous point aussi me quitter ? » Pierre s'écriait avec un vif sentiment d'amour : « A qui irons-nous, Seigneur ? Vous avez les Paroles de la Vie éternelle : nous croyons et nous savons que Vous êtes le Christ, Fils de Dieu ».

Mais un jour vint où les Disciples entendirent Jésus qui leur disait : « Mes petits enfants,Je n'ai plus que peu de temps à être avec vous ». Il les nomme ses Petits Enfants pour leur marquer l'amour tendre qu'il leur porte, et pour les engager eux-mêmes à le regarder et à l'aimer comme leur père. Il les prévient qu'il n'a plus qu'un peu de temps à être avec eux d'une manière sensible et visible comme il avait fait jusqu'alors. Il veut les préparer à cette rude séparation qui va bientôt s'opérer. Je l'entends de nouveau : « Encore un peu de temps, et vous ne Me verrez plus, car Je vais à Mon Père. Je suis sorti du sein de Mon Père, et Je suis venu dans le monde : maintenant Je laisse le monde, et Je m'en retourne à Mon Père ».

Que ces paroles sont tristes ! Connue le cœur des Apôtres dût en être pénétré ! Leurs yeux se remplirent de larmes. Elles étaient bien légitimes ces larmes. Jésus voit leur tristesse, il est lui-même leur consolateur. Un ami ne console-t-il pas ses amis ? Je l'entends : « Que Votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez en Moi. Parce que Je vous ai dit ces choses, votre cœur a été rempli de tristesse. Non, Je ne vous laisserai point orphelins : Je viendrai à vous. Voilà que Je suis avec vous tous les jours, Jusqu'à la consommation des siècles ». Qu'il est doux ce langage pour l'âme fidèle qui a le bonheur de le comprendre. O prodige d'une charité immense ! l'amour de Jésus pour les Siens lui fait inventer un moyen d'être toujours avec eux. « Voilà Mon Corps ! Faites ceci en mémoire de Moi ! » Ah ! Je veux aujourd'hui m'efforcer de pénétrer dans cet abîme d'un amour incompréhensible.

 

Premier point

Jésus-Christ est toujours au milieu de nous dans la Divine Eucharistie

 

Pourquoi être jaloux du bonheur des hommes qui ont vécu à l'époque où le Sauveur était visiblement sur la terre ? Hélas ! Combien alors ne crurent pas en lui ? Qui m'assure que j'aurais été du très petit nombre de ceux qui le reconnurent et l'adorèrent comme Fils de Dieu ? Aujourd'hui, nés dans le sein de l'Eglise, nous avons reçu la foi par le Baptême. O bienfait inestimable ! Nous connaissons Jésus-Christ et nous savons qu'il est là au milieu de nous, qu'il y demeure jusqu'à La consommation des siècles. Oui, mon Dieu, je le crois, et comme je me sens heureux de Vous connaître !

Mais pourquoi Jésus-Christ demeure-t-il habituellement au milieu de nous, dans le Saint Tabernacle ? Pourquoi ? C'est que plus on aime une personne, plus aussi on désire vivement être longtemps avec elle ! S'entretenir avec quelqu'un que l'on aime bien, c'est un bonheur, c'est une jouissance. Des enfants passent des années entières avec leur mère et ne se dégoûtent ni de sa présence, ni de ses entretiens. Voilà le secret de la présence habituelle de Jésus dans le Divin Sacrement. O que dois-je penser de son amour pour moi !

Quelques jours, dans le cours de l'année, quelques heures tous les jours, ce serait beaucoup, sans doute, mais ce ne serait pas assez pour le cœur aimant de Jésus. Rien n'est plus consolant, et rien n'est plus certain ; à quelque heure, dans quelque moment que ce soit, je puis être avec Lui, car il m'attend toujours ! Jamais il ne quitte son Tabernacle, il l'a promis, la nuit comme le jour il est là, et si mon cœur prête l'oreille, il l'entend qui s'écrie : « J'ai choisi ce lieu et je l'ai sanctifié ; mes yeux et mon cœur y demeureront toujours. Mes yeux seront ouverts, mes oreilles seront attentives à la prière de celui qui m'invoquera en ce lieu ». Ah ! Que ne puis-je répondre : « C'est le lieu de mon repos. Je l'habiterai parce que je l'ai choisi ».

 

Deuxième point

Jésus-Christ est partout avec les hommes dans la Divine Eucharistie

 

Sans doute le Sauveur aurait pu être sur la terre caché sous les espèces sacramentelles et ne demeurer cependant que dans une seule ville, dans une Eglise, sur un autel. S'il en était ainsi, le désir serait bien grand dans le cœur des fidèles d'aller, au moins une fois dans la vie, visiter ce saint lieu ! Quel empressement ! Comme tous les peuples seraient jaloux du bonheur de cette ville qui posséderait le Corps de Jésus-Christ ! Mais non, cela n'a pas suffi à son amour...Mon adorable Rédempteur est Partout où l'Eglise Catholique compte des enfants. Il est dans les grandes villes, dans les villages, dans les hameaux. Il a voulu rendre facile l'accès auprès de Lui. Dès que l'on voit un certain nombre de maisons réunies en un même lieu, on est certain qu'il y en aune habitée par Jésus-Christ. La voyez-vous ? On la distingue parmi les autres ; sa forme particulière attire les regards. Ce n'est pas assez. Le voyageur doit l'apercevoir de loin ; voilà pourquoi une tour, une flèche s'élance dans les airs. C'est le premier objet qui frappe la vue. On le voit; le cœur s'ouvre à la confiance , à l'amour, aux saints désirs; l'âme fidèle dit : « Il est là ! »

Dans les villes, il a voulu avoir plusieurs demeures. Il est dans tous les quartiers, quelquefois on le trouve dans deux, trois Tabernacles, et cela dans une même rue ! On voit des maisons habitées par des pécheurs scandaleux, des hérétiques, et les murs de ces maisons sont appuyés contre les murs d'une Eglise ! Ô homme ! Si tu connaissais le don De Dieu ! Infortunées créatures qui n'y pensent jamais !

O mon Dieu, j'ai pu vous oublier ! Combien le sentiment de la reconnaissance s'est affaibli dans un grand nombre d'âmes ! Oh ! Si jamais je t'oublie, mystère d'amour, va..., que plutôt j'oublie ma main droite ! Que ma langue demeure attachée à mon palais, si je cesse de me souvenir de toi ; si tu n'es pas à jamais, ô Divine Eucharistie, ma première joie et mon premier amour !

 

Troisième point

Jésus-Christ est avec Tous les hommes dans la Divine Eucharistie

 

Pendant sa vie mortelle, Jésus-Christ était avec un très petit nombre d'hommes dont il avait fait ses Disciples. Les autres le voyaient quelquefois ; plusieurs ne le virent et ne l'entendirent jamais. Et puis, Jésus-Christ parcourait les villes et les campagnes ; les mêmes personnes ne jouissaient pas toujours de son adorable présence. Lazare, Marthe, Marie, le désiraient, et cependant ils le savaient loin de Béthanie.

Aujourd'hui, dans le Sacrement d'amour, ce bienfait de la présence corporelle du Divin Sauveur, reçoit une extension qu'on n'aurait jamais osé demander, et que les Disciples les plus attachés au Sauveur, n'auraient pu même imaginer. Il est avec tous ses enfants, aucun n'est privé du bienfait de sa présence. Il les appelle, il les invite tous. Le pauvre est favorisé autant que le riche; le savant et l'ignorant, le jeune enfant et le vieillard, tous sont appelés auprès de lui. Le juste vient; il adore, il aime ; le pécheur vient aussi ; il se trouve là comme la femme de Samarie sur les bords du puits de Jacob. Que de choses il entendra, s'il veut être attentif ! Jésus désaltérera son cœur ; il lui inspirera, il est vrai, le dégoût de ces eaux bourbeuses où le mondain cherche inutilement à apaiser l'ardeur qui le dévore ; mais il lui donnera cette eau salutaire de la grâce qui jaillit pour la vie éternelle.

Ô Jésus ! Donnez-moi de cette eau ! Mais que dites-vous de mon indifférence, de mon peu d'ardeur pour Vous visiter ! De mon peu d'assiduité auprès de vous ? J'en suis couvert de confusion. O que d'hommes ingrats ! Pourquoi faut-il que je leur ressemble ? Non, Sauveur, il n'en sera plus ainsi.

 

Nobis datus, nobis natus

Ex intacta Virgine

Et in mundo conversatus,

Sparso verbi semine,

Sui moras incolatus

Miro clausit ordine.

 

Fils d'une mère toujours vierge

Né pour nous, à nous donné,

Et dans ce monde ayant vécu,

Verbe en semence semé,

Il conclut son temps d'ici-bas

Par une action incomparable.

 

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15 mai 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

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Seizième jour

Merveilleuse préservation du corps de Sainte Catherine Labouré

 

Le 3 janvier 1877, Sœur Catherine Labouré était ensevelie dans un caveau fort humide sous la chapelle de sa maison de la rue de Reuilly. Ses Supérieures obtinrent facilement l'autorisation de garde ce précieux dépôt dans la maison même où elle avait passé toute sa vie religieuse. En 1933, lorsque Pie XI décida la Béatification prochaine de l'humble Sœur, il fallu procéder à l'exhumation de ses restes. Qu'allait-on retrouver après tant d'années, et dans des conditions si peu favorables ?

L'exhumation eut lieu le 21 mars 1933. Au grand émerveillement des médecins, des prêtres, des Sœurs qui y assistèrent, le corps fut retrouvé absolument intact. Les yeux même gardaient leurs prunelles bleu azur, ces yeux qui avaient si souvent contemplé la Mère de Dieu ! La mort avait respecté jusqu'aux vêtements de ce corps virginal dans les mains jointes avaient reposé plus de deux heures sur les genoux de la Vierge Immaculée !

La reconnaissance du corps fut faite en présence de Son Eminence le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris. Il repose depuis dans la Chapelle des Apparitions, dans un châsse aux fines ciselures, dont les émaux bleus rappellent les phases des Apparitions et le monogramme de la Médaille Miraculeuse.

 

Lecture

Insigne miracle sur une route d'Algérie

 

Le 9 décembre 1928, M. Quévède, de Marengo (Alger), revenait de Castiglione en auto avec ses deux filles Liliane et Marcelle, 23 et 21 ans, lorsque, au tournant de Dessaix, la lumière s'étant éteinte, la voiture versa dans un petit ravin d'environ quatre mètres de profondeur. M. Quévède put bientôt se dégager et aider sa fille Liliane à en faire autant. Mais l'autre restait prise sous la voiture, appelant au secours, souffrant atrocement et criant : « Vite, vite, je m meurs ! » Impossible de soulever le véhicule et de la délivrer. C'est la nuit. Des autos passent, rapides. L'appel que le malheureux père leur adresse du fond du ravin n'est pas entendu. Enfin, en voici une qui s'arrête. Un monsieur et une dame qui connaissent la famille Quévède en descendent. Et la plainte : « Je me meurs ! Je me meurs ! », retentit dans la nuit. Au cri de détresse s'unit la prière : « Sainte Vierge Marie, au secours ! » Et voici une autre voiture qui s'arrête. Trois jeunes gens se présentent. En un instant, la malheureuse jeune fille est retirée, mais incapable de marcher, incapable même de se tenir debout. Les jeunes gens, le travail achevé, remontent dans leur auto et disparaissent. On n'a jamais pu savoir qui ils étaient. De retour chez lui, M. Quévède va droit à la chambre où ses filles ont placé depuis quelques jours le blason de la Médaille Miraculeuse. Il le prend, le baise, et, tombant à genoux : « Remercions la Sainte Vierge, dit-il c'est Elle qui nous a sauvés ! » Le médecin appelé aussitôt auprès de la victime, ne constate ni rupture, ni lésion. Quand on lui dit comment la jeune fille a été prise sous le véhicule et combien de temps elle est restée : « Vous portez la Médaille de la Sainte Vierge ? » demande-t-il. « Oui ». « Eh ! Bien, vous pouvez monter à Notre Dame d'Afrique et la remercier de vous avoir tiré de là ». Voilà bientôt cinq mois que l'événement s'est passé. La jeune fille, complètement rétablie, a depuis longtemps repris son travail et ne ressent aucune gêne dans les membres sur lesquels s'était exercée la pesée de l'auto. Au village, nombreux sont ceux qui ont voulu aller voir, avant qu'on ne la retirât, la voiture renversée dans le ravin. Tous sont revenus en disant : « C'est un miracle ! » (Sœur T., Fille de la Charité, 25 avril 1929).

 

Prière

 

O Vierge Immaculée qui avez préservé de la corruption du tombeau Sainte Catherine Labouré, Vous nous montrez ainsi Votre puissance sur la mort. Qui donc a causé la mort dans le monde, sinon le péché ? Délivrez-nous dont surtout du péché qui entraînerait la mort éternelle de nos âmes. Et puis, ô Bonne Mère, aidez-nous à surmonter les craintes naturelles de la mort ; ne cessez pas d'augmenter notre espérance jusqu'au jour bienheureux où nous irons Vous voir, en corps et en âme, puisque notre croyons à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

« Je viens vous confier les intention de Marie Amédée que maman Marie en ce mois qui lui est confié lui obtienne la grâce de la délivrance totale de tout ses esprits maléfiques qui l'empêchent de réussir sa vie. Maman Marie obtiens lui la grâce de la foi afin qu'elle puisse dire au monde entier tes merveilles et porter plus haut ton étendard et montre lui sa vocation. Obtient aussi a Joséphine la grâce de la réconciliation entre elle et sa maman, sa sœur, son frère, sa nièce, et obtiens pour Francesca la délivrance totale. Donne à pauline la grâce de la foi, l'humilité a Sther, la foi et du travail ». (Pauline)

« Merci à tous ceux qui prieront la Très Sainte Vierge Marie, l'Immaculée Conception, pour la conversion sincère de François, mon mari, ainsi que celles de mes enfants Stéphane, Sylvie et aussi de Yukiko et de Mandor. Merci Maman Marie ». (Anne Marie).

« Maman Marie, merci m'accorder la santé  du corps intercédez pour moi auprès de votre fils ». (Joseph).

« Mes intentions de prière en ce Mois de marie notre Mère : afin qu'elle puisse intercéder auprès de son fils notre seigneur et sauveur Jésus-Christ, pour la réussite, et la victoire de mon voyage ainsi que la protection de tous mes enfants et que je puisse recevoir la délivrance. Merci ». (Godart).

« Ma très sainte mère aie pitié de moi et de ma famille, permets par tes prières que Georgy mon frère soit libéré de ses souffrances dues à sa sclérose en plaques, je souhaiterais avec une très grande foi qu'il guérisse physiquement, spirituellement et intellectuellement. Mais je souhaite que ce soit la volonté de dieu. Je te recommande aussi Mattys son fils,mon neveu que j'essaie de convaincre à se baptiser aide moi, je te confie Arnaud mon autre neveu adolescent également, mais aussi son père : Jannick. Enfin, pour moi je prie depuis 8 ans qu'un homme croyant pratiquant soit envoyé par Dieu pour devenir mon époux, mais rien de tout cela, aide moi, maman par l'intercession de sainte Catherine Labouré. Quelque soit ce que Dieu aura décidé aide moi à accepter sereinement ». (Dulio).

« Je demande l'intercession de la vierge Marie pour guérir ma sœur Blandine, mère des 4 enfants qui souffre de l'hypertension artérielle, maux de cœur et du début du diabète. Que le Seigneur ait pitié d'elle afin qu'elle puisses continuer à élever ses enfants ; je supplie la Mère de Dieu d'assister ma femme qui attend la venue de notre bébé, la vierge qui nous a assisté pour la venue de cet enfant qu'elle assiste ma femme le jour de son accouchement, qu'elle accouche sans problème et par la voie basse ; je demande aussi la grâce de l'Eternel par la médiation de la mère du seigneur qu'elle accorde à ma mère le visa pour la Belgique pour assister sa fille qui vient d'avoir les jumeaux après vingt ans d'attente. Que le seigneur nous accorde sa grâce de demeurer toujours dans sa présence. Amen ». (Clovis).

« Je confie à la Vierge Marie les maux d'yeux de ma mère. Qu'elle vienne à son secours et lui accorde la guérison ». (Jean-Paul).

« Je vous confie humblement cette intention de prière. Maman Marie, toi qui a toujours été à mes côtés, je te confie et te consacre mon profond désir de mariage. Veux-tu le purifier selon la volonté de Dieu ? Tu connais tous mes sentiments, mes désirs et mes pensées concernant Christophe, je te les remets avec confiance et beaucoup d'espoir. Viens régner, avec Jésus dans notre coeur et dans notre relation d'amitié. Si c'est la volonté de Dieu que nous soyons bénis et appelés tous les 2 au sacrement du mariage, conduis-nous sur cette voie. Si ce n'est pas la volonté de Dieu, mais la paix dans notre cœur et choisis toi-même mon futur époux et sa future épouse. Ô Maman Marie conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi ! » (Elodie).

« Mes intentions de prière pour ce mois Marial: « Que Dieu m'aide à débloquer ma situation ma situation financière. Qu'il me trouve un bon boulot qui me permettra d'assurer l'éducation des mes enfants, bref le boulot qui permet de suffire aux besoins de ma famille. Que mes dossiers du parquet avec mes anciens Employeurs puissent trouver des bonnes solutions par la grâce de notre Dame de Médaille Miraculeuse et que ça ne soit pas ma volonté mais celle de notre Dieu. Merci et bonne prière ». (Jean-Pierre).

« Pour que la Vierge par l'intercession de Sainte Catherine apporte une leur de spiritualité dans ma vie sentimentale.Je souhaite de tout mon cœur ne plus vivre dans l’infidélité car je ne peux communier. Qu'il soit convertit et sache que le concubinage n'est pas une bonne chose. Que spirituellement il agit et réfléchisse et qu'elle nous rende visite. Je lisais encore les recommandations les recommandations sur les sacrements de réconciliation et l'eucharistie, je souhaite que les choses s’améliore pour nous. Je prie de vivre dans la chrétienté avec lui c'est mon désir et qu'il soit convertis ». (Smile).

« Prions le Seigneur par l'intercession de la Vierge par sa Médaille miraculeuse afin qu'il nous aide à avoir un enfant dans notre foyer depuis notre mariage religieux et que la dette qui nous étouffe à ce jour soit allégée et payer tout doucement. que les enfants adoptifs que nous avons dans notre maison trouvent leur épanouissement, la santé et la foi en Dieu. Que les âmes du Purgatoire reposent en paix ». (Paul).

« Je vous salue dans le saint nom de Jésus. Pour la conversion de mon mari. pour la conversion de mes frères. Je vous demande de prier pour la guérison de ma nièce Inès. Mon neveu Sami. Mon Neveu Yann qui à 10 ans et demi et qui a perdu la voix. Pour le voyage de mon petit frère Emmenuel J. et le voyage de mon fils, que la grâce du tout puissant soit sur vous que la Vierge Marie vous comble de ses bienfaits j'aime la fille de l'éternel Dieu. La paix du Seigneur soit avec vous. priez pour la paix dans mon foyer et l'amour entre moi et mon mari merci ». (Caroline).

« Comment te remercier pour ces merveilles! Je te dit tout simplement : « Merci maman Marie pour la qualité de vie que ton fils et toi offrez à ma famille ici bas ». jamais tu ne m'as jamais rien refusé, tu as toujours été là pour moi alors maman je ne cesserai jamais de t'implorer car je sais tu m'aimes et je suis ta fille à qui d'autre irais je ? Tu es ma mère, ma protectrice, alors en ce mois qui t'est dédié chère Maman je te supplie de tourner ton regard maternel et bienveillant sur ton fils Patrick Olivier dont tu as bien voulu me confier la garde, permets par tes prières à notre Seigneur Jésus-Christ que la providence l'accompagne dans ses examens: Baccalauréat et concours d'entrée dans une école polytechnique du pays ! Vierge miséricordieuse bénie j'implore ton secours et ton assistance prie pour nous qui avons recours à toi car en notre Seigneur Jésus-Christ, nous avons totalement confiance ! Merci ». (Solange).

« Vierge Marie je vous demande de prendre sous votre guidance et protection notre fils Stéphane afin qu'il sorte de tous ces soucis dans lesquels il se trouve soucis financiers dus à une mauvaise gestion il était trop jeune pour se lancer dans la vie, demandez pour lui à Jésus de le corriger dans l'amour de l'éduquer dans la droiture de le rendre aux joies de votre Sainte famille protégez aussi son papa qui fait tout ce qu'il peut pour l'aider je vous confie aussi nos deux autres enfants et leur foyer merci Maman du ciel Merci Seigneur ». (Stéphane).

« Mon Dieu je te demande de libérer Victor qui es malade, il est interné depuis 22 jour il souffre beaucoup, je te demande de le guérir car il est déprimé sans force sans courage, Je t'en supplie mon Dieu aies pitié de lui ». (Antoine).

« Maman Marie, accorde-moi la grâce de tomber enceinte et d’être une mère douce et généreuse conduisant ses enfants sur le chemin de la Foi. Amen ». (Perpétue).

« Sainte Vierge Marie, je te prie pour ma santé, merci Marie. Sainte Vierge Marie, Notre Mère, je te prie pour l’unité dans ma famille. Sainte Vierge Marie, je mets entre tes mains ma famille et je te demande de tourner vers Dieu Notre Père et vers Jésus Notre Frère et sauveur mon père ainsi que mes neveux et nièce. Sainte Vierge Marie, Notre Mère, je te prie pour toutes les âmes du purgatoire et spécialement pour ceux qui meurent seuls, ceux qui ne croient pas, ceux pour qui personne ne prie, et pour mon frère et tous les membres défunts de ma famille. Je demande à Notre Mère, la Sainte Vierge Marie de m’aider à construire ma maison, où je souhaite y honorer l’image de la Sainte Famille. Sainte Vierge Marie, chère Maman, je vous demande de protéger notre belle terre, les végétaux et tous les animaux du monde que nous, les hommes, détruisons ». (Maria).

« J'ai profondément et avec confiance besoin de l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, restée vierge après la naissance du Seigneur Jésus : aidez-moi a résoudre Les problèmes qui m'accablent depuis des mois, j'ai la certitude que la solution ne peut que venir de la très sainte vierge Marie. Ainsi soit il ». (Matysco).

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

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24 novembre 2012

Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

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Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

 

Préface

Toute neuvaine rappelle le temps de prière des disciples et de la Vierge Marie au cénacle attendant la venue de l’Esprit Saint. La neuvaine de prière que nous vous proposons s’appuie sur le Père Antoine Chevrier, béatifié en 1986 par le Pape Jean Paul II. Ce prêtre diocésain de Lyon et fondateur du Prado est associé, au ciel avec tous les saints, à Jésus Christ lui-même « toujours vivant pour intercéder en notre faveur » (Epître aux Hébreux 7, 25). Nous pouvons donc prier le Père Antoine Chevrier, lui demander des grâces pour les gens que nous connaissons ou pour nous-mêmes. C'est aussi l’occasion de demander à Dieu qu’il nous accorde la canonisation de ce prêtre, ami du Christ et des pauvres.

Antoine Chevrier (1826-1879), tout jeune prêtre, a été nommé vicaire à la Paroisse Saint André, dans le quartier de la Guillotière. Il vivra toute son existence apostolique dans ce lieu où s’entassait une population pauvre, venant des campagnes pour chercher du travail aux portes de la grande ville. La nuit de Noël 1856, méditant devant la crèche de l’Enfant Jésus, il comprend que pour vivre son ministère, il lui faut mener une vie évangélique semblable à celle de Jésus Christ. Appelé à suivre l'Envoyé du Père de plus près, il se décide à vivre pauvrement et à travailler quotidiennement la Parole de Dieu, ce qu’il nomme « l’Étude du Saint Évangile ».

En 1860, il prend possession d’une salle de bal mal famée qui se trouve à louer. Elle est dénommée « le Prado ». Le Père Chevrier conservera cette appellation. Désormais ce lieu va lui permettre de vivre son sacerdoce dans deux orientations complémentaires, l'éducation chrétienne et humaine d'adolescents parmi les plus démunis et la formation de jeunes destinés à devenir prêtres pour évangéliser les pauvres. Il écrira lui-même un livre intitulé « Le Prêtre selon l’Evangile, ou le véritable disciple de Jésus Christ ».

Dès les origines, le Père Chevrier fut entouré de diverses personnes qui partageront le même appel missionnaire, notamment des laïcs. Quelques jeunes femmes s'engageront dans la vie consacrée. Le témoignage du Père Chevrier nous rappelle la dignité des gens qui souffrent ou qui connaissent des situations difficiles. Ils sont dans le coeur de Dieu et ont le droit de se savoir aimés et sauvés par Jésus Christ. L'apôtre de la Guillotière nous montre le chemin qui invite à connaître, aimer et à suivre de près le Sauveur. Pour cela, il ne cesse de nous faire méditer l'oeuvre de Dieu à travers l'agir de son Fils Jésus Christ, à la crèche, au calvaire et au tabernacle. Ainsi chacune de nos existences se trouve transformée de l’intérieur par l’Esprit Saint que nous communique le Christ ressuscité.

Prière pour demander la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

A dire chaque jour de la Neuvaine

Dieu Notre Père, Vous avez choisi le Bienheureux Antoine Chevrier pour annoncer l’Evangile aux pauvres et pour former des apôtres habités par Votre Esprit. Nous Vous rendons grâce pour tout ce que Vous nous avez déjà accordé par son intercession. Le Père Chevrier nous guide pour suivre de plus près Votre Fils à travers les mystères de la Crèche, du Calvaire et du Tabernacle,nous faisant découvrir la beauté de Votre Amour. Permettez qu’il soit auprès de Vous le porteur de notre prière, afin d’obtenir de plus grandes grâces encore (en particulier…) Nous Vous en prions, Vous qui êtes vivant pour les siècles des siècles. Amen !

Premier jour

Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur

« Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur est bien vraiment le fondement de notre zèle; de nos actions et un grand motif de nous humilier devant Dieu. C'est ce mystère qui m’a amené à demander à Dieu la pauvreté et l'humilité et qui a fait que j'ai quitté le ministère à Saint-André pour pratiquer la Sainte Pauvreté de Notre Seigneur. Je demande tous les jours à Dieu qu’il veuille bien remplir les prêtres de l'esprit de Jésus Christ et que nous ressemblions de plus en plus à Jésus notre Divin Modèle, le grand modèle des prêtres. Oh ! Si nous étions conformes à Jésus Christ notre Sauveur, que de bien, que de bonnes oeuvres se feraient dans la Sainte Église de Dieu ». (Lettre à l’abbé André Gourdon, 1865)

« Il leur dit : Venez et voyez. Ils vinrent donc et virent où Il demeurait, et ils demeurèrent avec Lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. » (Saint Jean 1, 39)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

 Deuxième jour

Connaître Jésus Christ c’est tout

« Connaître Jésus-Christ c’est tout. Tout est renfermé dans la connaissance de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ. La connaissance de Jésus-Christ produit nécessairement l'amour et plus nous connaissons Jésus-Christ, sa beauté, sa grandeur, ses richesses, plus notre amour grandit pour Lui et plus nous cherchons à lui plaire, et plus nous rejetons loin de nous tout ce qui ne va pas à Jésus-Christ. Dans une horloge, il y a un ressort qui fait mouvoir tous les rouages et donne l’heure. C’est Jésus-Christ qui doit être en nous ce ressort invisible, caché, et nous faire montrer toujours Jésus-Christ Lui-même. Là où est notre trésor, là aussi sera notre coeur (Mt 6,21) ». (Véritable Disciple, p. 113-117)

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. La lampe du corps, c’est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière ». (Saint Matthieu 6, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Troisième jour

Sentez-vous naître cette grâce en vous ?

« C'est-à-dire, sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ? Un sentiment intérieur qui est plein d’admiration pour Jésus-Christ, pour sa beauté, sa grandeur, sa bonté infinie, qui le porte à venir à nous. Sentiment qui nous touche et nous porte à nous donner à Lui. Un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d'en haut, ex-alto, une petite lumière surnaturelle qui nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie. Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière, si nous nous sentons attiré un tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! Cultivons cet attrait, faisons-le croître par la prière, l'oraison, l'étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits ». (Véritable Disciple, p. 119)

« Jésus apprit qu'ils avaient jeté dehors l'aveugle qu'il avait guéri. Le rencontrant, il lui dit: « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit: « Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui dit: « Tu le vois, Celui qui te parle, c'est Lui ». Alors, il déclara: « Je crois, Seigneur ». et il se prosterna devant Lui ». (Saint Jean 9, 35-38)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Quatrième jour

Si un peintre se regardait toujours lui-même…

« Il faut penser davantage à Notre-Seigneur qu'à nous et à nos propres misères; si un peintre se regardait toujours lui-même au lieu de regarder son modèle, il n'arriverait jamais à le copier; c’est ce que vous avez à faire, regardez Notre-Seigneur souvent, souvent, et ne vous considérez pas trop vous-même, et alors vous aurez plus de vie; appliquez-vous à imiter Notre-Seigneur et cela sans trouble, sans peine, considérez-le avec amour et avec le désir de l'imiter, voilà tout; vos fautes, vos misères, laissez-les dans l’océan de Sa Miséricorde, quand on aime Jésus il faut peu s'inquiéter du reste ». (A Soeur Marie-Mathieu, 1873)

« Je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis, parce qu’elle a montré beaucoup d'amour. » (Saint Luc 7, 47)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Cinquième jour

Et puis il y a tant de travaux divers dans son champ!

« Mais, mon bon ami, quand on y est, ce n’est plus le temps de reculer, il faut forcer le bon Dieu à nous donner ce qu'il nous manque; et puis le bon Dieu a tant besoin d'ouvriers qu'il les prend bien un peu où il peut, il n’en trouve pas toujours comme il voudrait; sa vigne est grande; et puis il y a tant de travaux divers dans son champ! Contentons-nous du moindre, et nous serons toujours plus tranquilles sur notre sort et sur celui de ceux sur lesquels nous travaillons. Ayons toujours courage; si jamais je forme une société de décrotteurs, je vous prendrai avec moi, nous ne ferons pas mal ensemble, seulement je ne pourrai guère courir, parce que je transpire de suite, mais je resterai au coin pour garder la caisse, et vous, vous ferez les courses; en attendant, continuons notre petite mission ». (Au Père Jean-Claude Jaricot, 1877)

« Va chez toi, auprès des tiens, et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde ». (Saint Marc 5, 19)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Sixième jour

C’est là notre vie et notre amour

« Qu’il est triste de voir tout ce monde ne s'occuper que de choses étrangères à celles auxquelles nous devrions nous consacrer entièrement. Ne sommes-nous pas là pour cela et pour cela seul: connaître Jésus-Christ et Son Père et le faire connaître aux autres, n’est-ce pas assez beau et n'avons-nous pas là de quoi nous occuper toute notre vie sans aller chercher ailleurs de quoi occuper notre esprit; aussi est-ce là mon désir d’avoir des frères et des soeurs catéchistes. J’y travaille moi-même avec joie et bonheur; savoir parler de Dieu et le faire connaître aux pauvres et aux ignorants, c'est là notre vie et notre amour ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1873)

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Saint Jean 17, 3)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Septième jour

Demandons donc d'abord l'esprit de Dieu

« Comme nous avons besoin de prière! Quand nous aurons l'esprit de Dieu ça ira bien; quand nous aurons l'esprit de Dieu, les approbations ne nous manqueront pas, mais si nous n’avons pas l'esprit de Dieu, à quoi nous serviraient-elles? A rien, elles ne serviraient qu’à notre honte et à notre condamnation; demandons donc d’abord l'esprit de Dieu, que l'Esprit Saint nous communique sa Charité, son humilité surtout, sa douceur, son zèle, et tout ira bien, mais sans cela nous ne serons jamais rien et nous ne ferons jamais rien. L'esprit de Dieu, oh ! Demandons-le toujours et tous les jours, ne cessons pas de le demander, c'est là la recommandation que je vous fais à toutes et à tous, travaillons à acquérir l'esprit de Dieu et tout ira bien ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1877)

« Jésus ressuscité se tint au milieu d’eux et Il leur dit: « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Ayant dit cela, il souffla et leur dit: « Recevez l’Esprit Saint ». » (Saint Jean 20, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Huitième jour

Quels sont ceux qui ont l’esprit de Dieu ?

« Ce sont ceux qui ont prié beaucoup et qui l’ont demandé longtemps. Ce sont ceux qui ont étudié longtemps le Saint Evangile, les paroles et les actions de Notre-Seigneur, qui ont vu comment les Saints agissaient et comment ils conformaient leur vie à celle de Jésus-Christ, qui ont travaillé longtemps à réformer en eux ce qui est opposé à l'esprit de Notre-Seigneur. Celui qui a l’esprit de Dieu, il ne dit rien de lui-même, il ne fait rien de lui-même; tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait repose sur une parole ou une action de Jésus Christ qu’il a pris pour fondement de sa vie; Jésus Christ est sa vie, son principe, sa fin. « Ce n’est pas moi qui vis, c’est Jésus Christ en moi » (Galates 2, 20) ». (Véritable Disciple, p. 227-228)

« Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! » (Saint Luc 11,13).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Neuvième jour

Comme la flamme du bois

« L'esprit de Dieu n'est ni dans une règle positive, ni dans les formes, ni dans l’extérieur, ni dans les habits, ni dans les règlements; il est en nous, quand il nous est donné. On entend ce son, mais on ne sait ni d'où il vient, ni où il va, il souffle où il veut. Il nous vient au moment où nous nous y attendons le moins. Quand nous le cherchons, nous ne le trouvons pas; quand nous ne le cherchons pas, nous le trouvons; il est indépendant de notre volonté, du moment, du temps et de l’heure; il vient quand il veut, à nous de le recevoir quand il vient. Il a la liberté d’action, et il est indépendant de nous, mais il se communique à nous quand nous y pensons le moins; il n’est pas dans le raisonnement, ni dans l’étude, ni dans les théories, ni dans les règles; il est un feu divin qui bouge toujours, qui s’élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois; il faut le prendre et s’en réjouir quand il se montre… et le conserver toutes les fois qu’il se communique à nous ». (Véritable Disciple, p. 511)

« Mais lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler et que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous ». (Saint Matthieu 10, 19-20).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Prières

O Verbe ! O Christ

O Verbe ! O Christ ! Que Vous êtes beau ! Que Vous êtes grand ! Qui saura Vous connaître ? Qui pourra Vous comprendre ? Faites, ô Christ, que je Vous connaisse et que je Vous aime. Puisque Vous êtes la Lumière, laissez venir un rayon de cette Divine Lumière sur ma pauvre âme, afin que je puisse Vous voir et Vous comprendre. Mettez en moi une grande Foi en Vous afin que toutes Vos Paroles soient pour moi autant de lumières qui m'éclairent et me fassent aller à Vous, et Vous suivre, dans toutes les voies de la Justice et de la Vérité. O Christ ! O Verbe ! Vous êtes mon Seigneur et mon seul et unique Maître. Parlez, je veux Vous écouter et mettre Votre parole en pratique. Je veux écouter Votre Divine Parole, parce que je sais qu’elle vient du Ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique, parce que dans Votre Parole il y a la Vie, la joie, la paix et le bonheur. Parlez, Seigneur, Vous êtes mon Seigneur et mon Maître et je ne veux écouter que Vous. Amen.

« Pauvreté, que tu es belle ! »

« O pauvreté, que tu es belle ! Jésus Christ, mon Maître, t'a trouvée si belle qu'Il t'a épousée en descendant du Ciel, qu'Il a fait de toi la compagne de Sa Vie et qu'Il a voulu mourir avec toi sur la Croix. Donnez-moi, ô mon Maître, cette belle pauvreté. Que je la prenne avec joie, que je l'embrasse avec amour, pour en faire la compagne de toute ma vie et mourir avec elle sur un morceau de bois, comme mon Maître ! » (VD, p. 323).

L’origine du Prado

La Conversion de Noël 1856

« C’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté et l'humilité de Notre Seigneur que j'ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. Je me disais: « Le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ! Les hommes continuent à se damner ». Alors, je me suis décidé à suivre Notre-Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes, et mon désir est que vous-mêmes, vous suiviez Notre-Seigneur de près » (Antoine Chevrier).

 

Association des Prêtres du Prado

13, rue Père Chevrier – 69007 Lyon

04 78 72 41 67

Mail: ap.prado@wanadoo.fr

www.leprado.org

 

Le texte de cette neuvaine est extrait d'un livret édité par Bayard Service Édition, en collaboration avec l’Association des Prêtres du Prado en Mars 2012

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine ici

30 juillet 2012

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

Saints Franciscains

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

(Bosnie-Herzégovine)

Par le Père Jozo Zovko, O.F.M.

 

Préface

 

Aux pèlerins qui se rendent à Medjugorje et qui visitent le Sanctuaire de Široki Brijeg, et à tous les fidèles Chrétiens, le Père Jozo propose la Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg, pour honorer la mémoire de trente Frères Franciscains de l'Herzégovine, tués par les partisans Communistes le 7 février 1945. C'est un petit livre précieux aussi bien pour les prières que par la documentation, pour tous ceux qui rejoignent le Sanctuaire dédié à la l'Assomption de la Vierge, ce sont des aspects vivants de la Foi d'un petit peuple et d'une petite région Catholique du monde. Le Sanctuaire fait partier d'un édifice complexe qui comprend le couvent, le séminaire, l'école et l'église. Un petit peuple et trente Frères humbles, il y a déjà plus de 50 ans, furent les protagonistes d'une tragique histoire qui se conclut en un drame, resté indélébile dans la mémoire des gens du lieu malgré toutes les tentatives, mêmes violentes du pouvoir Communiste, pour l'étouffer et le faire oublier. Le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge Marie est l'authentique emblème religieux de l'Herzégovine, reconnut également au-delà des limites de la petite région. Jusqu'en 1945, il existant, dans la bibliothèque du Couvent, environ 150 000 volumes qui relataient les étapes de l'histoire et des souffrances du peuple Croate de l'Herzégovine, tout a été détruit ! Aujourd'hui, avec la paix, c'est un devoir civil de remettre en place chaque chose et de ne pas oublier tous ceux, et parmi eux les 30 Frères, qui ont donnés leur sang pour défendre la Foi et les valeurs qui constituent le tissu civil, moral et spirituel de chaque peuple. Ce livre du Père Jozo nous offre l'occasion d'entrer dans le témoignage et de rester dans la correspondance en esprit avec ceux qui ont offert leur propre vie pour la Foi, l'amour pour le Christ et son Eglise.

 

Matteo Rossi

 

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtiennes à tes chers fils martyrs la juste gloire dans l'Eglise pèlerine, cette gloire qu'ils possèdent déjà dans l'Eglise Céleste.

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtienne pour le monde entier une Foi inébranlable, une Foi grande et pure, comme celle témoignée par les Martyrs Franciscains.

 

Comment les 30 frères reçurent la Palme du Martyre

 

Lors de la domination de la Bosnie-Herzégovine par les Turcs, douze franciscains originaires de l'Herzégovine et en provenant de Kresevo en Bosnie, décidèrent de construire un monastère dans leur terre d'origine, comme signe de la foi, et ils choisirent la ville de Široki Brijeg. Ils s'installèrent dans ce petit village et, après avoir acheté à un prix très élevé un grand terrain, ils commencèrent immédiatement à construire l'église qu'ils dédièrent à l'Assomption de Notre-Dame. Ils commencèrent les travaux pour construire le monastère et ensuite, un édifice destiné à devenir un séminaire.

Dans les environs ils ont construisirent un centre scolaire qui comprenait aussi un lycée dans lequel les Frères enseignaient aux jeunes générations de la Bosnie-Herzégovine. Une maison fut également construite pour tous ceux qui venaient de loin pour fréquenter à l'école. Ainsi ce lieu devint un centre culturel chrétien et le sanctuaire est devenu un symbole pour les l'Herzégovine. Très exactement cent ans plus tard, le monastère fut détruit et dévasté. Cela c'est passé ainsi:

Le 7 Février 1945, les partisans communistes décidèrent de détruire jusqu'aux fondations le symbole chrétien et de déraciner la Foi Catholique du cœur du peuple, la bienveillance et la reconnaissance envers les Frères Franciscains. Ils arrivèrent à Široki Brijeg à trois heures de l'après-midi et trouvèrent trente religieux dans le monastère, dont beaucoup d'entre eux étaient professeurs dans le lycée proche du monastère. Les Communistes leur dirent: « Dieu est mort, il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de pape, il n'y a pas d'Église, nous n'avons pas besoin de vous, vous aussi allez travailler dans le monde ». Proférant menaces et blasphèmes, ils cherchèrent à persuader les Frères à quitter l'habit religieux. Ceux-ci leur répondirent: « Nous sommes religieux, des personnes consacrées, nous ne pouvons pas laisser notre habit ».

Alors, un soldat en colère prit la croix et jeta le crucifix jeté par terre. «Voilà, dit-il, maintenant vous pouvez choisir la vie ou la mort ». Chacun d'eux se mit à genoux, pris Jésus dans ses bras et l'embrassa, serrant la croix sur son cœur, chacun dit, comme Saint François: « Tu es mon Dieu, mon Tout ». Comme je l'ai mentionné ci-dessus, certains Frères étaient des professeurs très renommés célèbres, qui avaient écrit de nombreux livres et manuels pour l'école. Mais ils n'ont pas embrassés leurs livres en disant: « Vous êtes tout pour moi ». Non! Ils ont embrassé Jésus, le Maître ! Plein de haine et de méchanceté, les persécuteurs ont alors pris les frères, un par un, ils les ont amenés hors du couvent et les ont tués, puis ils ont recouvert leur corps d'essence sur leurs corps et les ont brûlés.

Les Frères sont allés à l'encontre de la mort, en priant et en chantant les litanies de la Sainte Vierge. Ce sont les militaires qui faisaient partie du peloton d'exécution qui ont témoigné de ces choses. Un de ces soldats est resté marqué par le comportement héroïque des frères. Ce soldat, aujourd'hui, s'est converti et a un fils Prêtre et une fille religieuse.

Dans leur furie, ils outragèrent et effacèrent l'inscription sur la pierre posée au-dessus de l'entrée principale du Monastère sur laquelle était gravé le Nom de Dieu et la dédicace à la Vierge Marie. Cette dédicace est illisible aujourd'hui, mais le sang des martyrs l'a écrite encore plus profondément dans le cœur du peuple et elle brille avec éclat aux yeux du Seigneur. On peut effacer une dédicace, on peut la brûler, la détruire, l'abîmer mais on ne peut enlever la foi du cœur de l'Eglise. Aujourd'hui encore on vit dans le sanctuaire, on honore et on et célèbre la Vierge Marie avec un très grand amour.

Le Sanctuaire est le plus grand de toute la Bosnie-Herzégovine : il est un symbole, un signe. Les Communistes ont pensé qu'en détruisant le « signe », la Foi se serait également éteinte. Au contraire la Foi a grandi et s'est développée sous le manteau et la protection de la Vierge. Nos martyrs Franciscains aussi ont grandi et vécu entourés du manteau de la Vierge. Les corps de trente témoins de la Foi sont restés cachés sous terre pendant des années, on ne pouvait ni les nommer, ni faire aucune commémoration. Mais le sang des martyrs criait et était un exemple pour tous, ainsi de nouvelles vocations ont fleuri comme un arbre rigoureux.

En ce temps là, j'avais 4 ans et je me souviens comment mes parents racontaient souvent ce qu'il était arrivé aux Frères. Et cela se passait aussi dans beaucoup d'autres familles de mes concitoyens. Dans notre cœur grandissait toujours le désir d'imiter nos martyrs et d'en devenir nous-mêmes. Nos martyrs sont des témoins de la Foi et témoins de l'amour envers Dieu et envers le prochain. Les trente Martyrs Franciscains ne sont pas devenus martyrs par hasard ou par accident, eux, consciemment et avec une très grande joie, ont offert leur vie et ont témoigné de leur Foi.

C'est est très important. Comme l'Eglise l'a toujours fait et enseigné, de même, ils ont pardonné à leurs ennemis, ils ont prié pour leurs persécuteurs, ont bénis leurs bourreaux. De la même manière que Saint Maximilien-Marie Kolbe, et bien tant d'autres ! Parmi tous les différents martyrs, l'unique différence est le moyen et le manière du martyre, mais tous ont toujours manifestés une grande ardeur et un grand amour : l'amour qui brûle la haine qui brûle et détruit la violence et tout change et se transforme dans la joie, en une fête, dans la victoire de la Grâce de Dieu. L'Eglise vit du sang de ses fils martyrs. Ils sont toujours une grande force pour l'Église. Nous qui vivons dans ce lieu et vous qui en êtes les pèlerins, nous pouvons réfléchir un peu sur la valeur de notre foi et approfondir combien vaut pour nous notre foi ; combien nous sommes disposés à donner notre que je peux vie pour Dieu, ce que nous pouvons faire pour Jésus, ce que cela signifie pour nous le Christ, sa croix, notre vocation chrétienne.

Une semaine après le massacre de Široki Brijeg, les communistes allèrent à Mostar et trouvèrent sept Frères dans le Couvent. Tout en sachant ce qui s'était passé à Široki Brijeg, ils avaient décidé de ne pas s'échapper mais de rester dans le monastère. L'un d'eux était Fra Leon-Grgo Petrovic, docteur en théologie, né à Klobuk en 1883. Lui, en tant que Provincial des Franciscains, au début de la guerre, avait reçu dans son cœur la grâce de consacrer à la Vierge tous les sur ses frères qui il pensait être en danger. A présent nous pouvons voir comment cette consécration a fleuri. La dévotion à Notre-Dame, cette belle fleur offerte à la Bienheureuse Vierge, a fleuri le jour du massacre, le 7 Février 1945.

Comme Dieu le Père a envoyé son Fils à la mort pour sauver le monde, et Jésus est resté obéissant, acceptant le propre sacrifice, ainsi nos martyrs ont offert leur vie et leur propre sang pour le salut des hommes, pour la paix et pour notre conversion. Ils se sont immolés pour la paix et pour le bien de toute l'Église. Je veux maintenant vous présenter nos frères qui sont devenus mûrs pour le martyre, certains avaient seulement vingt ans, et qui ont été capables de témoigner pour le Christ et de nous montrer qui était le Christ pour eux. C'est avec amour et vénération que je vous révèle leurs noms, prénoms, pour certains je raconte quelques épisodes de leur vie. Ainsi, vous pourrez réfléchir comment chacun, par son propre nom et sa propre vie, peut, aujourd'hui aussi, servir Dieu et peut répondre à son appel.

Frère Bruno Adamcik

Frère Bruno Adamćik : Né en 1908 à Konjic. Il a étudié et a été diplômé en Philosophie et en musique à Bratislava. A l'âge de 37 ans, il est monté à la Gloire du Ciel.

frère Marko Barbaric

Frère Marko Barbarić : Né en 1865 à Klobuc, à l'âge de 80 ans, est monté à la gloire du Ciel. Fra Marko a été un Saint Frère très dévot à la Sainte Vierge. Tous voyaient en lui un exemple de simplicité Franciscaine. Les élèves et les séminaristes de ce temps savaient que Frère Marko avait un esprit saint et témoignaient que celui-ci, se promenant dans le parc du Monastère, parlait souvent avec les oiseaux. Ceux-ci en le voyant, accouraient vers lui pour le saluer et se posaient sur sa main qui très vite se remplissait d'oiseaux. Les témoins disent que, en lisant la vie de Saint François et en regardant le Frère Marko, ils pouvaient imaginer concrètement comme Saint François pouvait parler avec les animaux. A l'époque du massacre il avait 80 ans et il avait perdu la mémoire. Il ne se rendait pas bien compte qu'il y avait la guerre. Ce jour là, il était dans sa chambre souffrant de la thyphoïde et gisant. Les officiels communistes ordonnèrent de le porter lui aussi à l'extérieur et ils firent ainsi, le transportant dans une couverture. Il fut donc tué et jeté au feu.

Frère Jozo Bencun

Frère Jozo Bencun : né en 1869 à Medjugorje, il a été curé à Humac et à Široki Brijeg. A l'âge de 76 ans il est monté à la gloire du Ciel. Tout dévoué à la vie pastorale, il était un grand prédicateur très aimé par le peuple. Son corps a été jeté dans le fleuve Neretva.

Frère Marko Dragicevic

Frère Marko Dragićević : Né en 1902 à Miletina (Medjugorje), professeur de Grec et de Latin, à l'âge de 43 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié en France et à Fribourg (Suisse). En 1935, il est diplômé en Histoire et en Latin. C'était un bon pédagogue ; il ne pouvait pas concevoir que certains de ses élèves ne soient pas reçus et il trouvait donc le moyen d'en exalter les côtés positifs.

Frère Miljenko Ivankovic

Frère Miljenko Ivanković : Né en 1924 à Tubolja près de Duvno, à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était très pieux et humble. Son frère et son neveu sont aujourd'hui Frères Franciscains.

Frère Andrija Jelcic

Frère Andrija Jelćić : Né en 1904 à Štubica, en ce temps là il était le Père Gardien à Široki Brijeg, à l'âge de 41 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar et Breslavia. Bon Prêtre tout dévoué à la pastorale. Il a construit l'église à Čapljina. Le peuple se souvient de lui comme un bon pasteur et un vrai père.

Frère Rudo Juric

Frère Rudo Jurić : Né en 1925 à Radešine, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était clerc avec vœux simples.

Frère Fabijan Kordic

Frère Fabijan Kordić : Né en 1890 à Grljevići, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Frère Fabijan était très pieux et bon. Il fabriquait les habits pour les Frères et s'est préparé ainsi à recevoir un habit qui ne se consume pas : l'habit du martyre.

Frère Viktor Kosir

Frère Viktor Kosir : Né en 1924 à Uzarići (Široki Brijeg), à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Les Frères de Široki Brijeg savaient depuis longtemps que si les Communistes venaient, ils seraient tous tués. Un jour, les Frères se sont réunis dans le Couvent pour parler ensemble sur fa façon dont se comporter devant le danger inéluctable et à la fin, tous décidèrent de rester au Monastère. Personne parmi eux ne voulait s'échapper. Le Recteur, pourtant, suggéra qu'au moins les plus jeunes retournent dans leur famille où ils pourraient se cacher. Et ainsi, cinq séminaristes, par obéissance à leur Supérieur, durent s'en aller du Monastère. Parmi eux se trouvait le Frère Viktor Kosir. Sa maison, dans le village de Uzarići, était distante de 7 kilomètres de Široki Brijeg.

Il resta avec sa famille seulement quelques heures. Puis il dit à ses parents : « Je ne peux rester à la maison, je dois retourner avec mes Frères ». Les parents lui dirent : « Mais on entend le grondement des avions, ils sont en train de bombarder ». Frère Viktor répondit : « Ce n'est pas important, je vais partager le même destin parce que c'est ma communauté ». C'est ainsi qu'il est retourné au Couvent et le jour suivant il a subi le martyre avec les autres. La maman de ce jeune Frère a accouché par la suite d'un autre enfant à qui il fut sonné le nom de Viktor. En grandissant l'enfant voyait souvent la maman pleurer à cause du fils tué. Et lui pour la consoler, lui susurrait : « Maman, ne pleure pas, tu verras, moi aussi je me ferrais Frère ». Aujourd'hui, nous pouvons rencontrer Frère Viktor à Medjugorje où, depuis des années, il exerce son ministère Sacerdotal de manière spéciale au Confessionnal. Cet épisode m'a beaucoup touché et m'est resté imprégné.

Je vois en cet événement la présence du même Esprit qui a appelé Syméon au Temple, au même instant où arrivait Jésus. Syméon ne se serait pas trouvé là à ce moment précis s'il n'avait pas toujours été obéissant et ouvert à la voix de l'Esprit. Et pourtant il est certain que Syméon a toujours été un Prêtre obéissant ! L'Evangéliste Saint Luc écrit que : « Poussé par l'Esorit Saint, Syméon est allé au Temple ». Mais pourquoi y est-il allé ? Il ne le savait pas ! Il a seulement entendu la voix du cœur et il a obéi. Les parents ont mis le Fils dans ses mains, à cause du rite, et c'est alors qu'il compris, pendant la prière et il s'exclama : « Merci, Seigneur, parce que tu as tenu ta promesse. Mes yeux voient mon Sauveur. Je te rends grâce ! » C'est la même chose qui s'est passé pour la Prophétesse Anne. L'Evangéliste écrit qu'elle a été fidèle et qu'elle a vécu toute sa vie dans le temple priant et jeûnant. Si elle ne s'était pas comporté ainsi, elle n'aurait certainement pas compris à ce moment précis le Mystère de la Divine Présence. Je pense que ce fut ainsi pour nos Frères. Etant ouverts à l'Esprit du Seigneur, il ne pouvaient pas ne pas retourner au Monastère. Et je pense aussi que, s'ils étaient vivant, ils n'auraient jamais pu rendre grâce au Seigneur en disant : « Merci, Seigneur, parce que je suis resté vivant ! » Non ! Ils auraient été malheureux tout le reste de leur vie.

Frère Tadija Kozul

Frère Tadija Kožul : Né en 1909 à Mokro (Široki Brijeg), il a étudié à Mostar , à Fribourg (Allemagne) et à Zabgreb. Professeur de Philosophie, de Grec et de Latin. A l'âge de 36 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Educateur des clercs, lesquels n'ont pas voulu le laisser et ont été brûlés avec lui. Il était très aimé pour sa noblesse d'âme, il était aimé de tous. Il savait jouer et plaisanter avec les clercs et en même temps enseigner et éduquer.

Frère Krsto Kraljevic

Frère Krsto Kraljević : Né en 1895 près de Grljevići. A l'âge de 50 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Zagreb, Vienne et Fribourg (Suisse). Quand il est tombé malade il a été un grand exemple pour tous les Frères et le peuple, pour la façon de porter la Croix. A travers la maladie il s'est préparé à recevoir la couronne du Martyre.

Frère Stanko Kraljevic

Frère Stanko Kraljević : Né en 1871 à Mokro (Široki Brijeg), à l'âge de 74 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il fut catéchiste et bon prédicateur. Il était professeur, éducateur et confesseur des Clercs à Široki Brijeg.

Frère Zarko LeventicFrère Žarko Leventić : Né en 1919 à Drinovci, à l'âge de 26 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il confessait les malades et, portant l'Eucharistie, il a attrapé la typhoïde. C'est du lit qu'il fut pris et tué. Il était chapelain à Široki Brijeg.

Frère Bonifacije Majic

Frère Bonifacije Majić : Né en 1883 à Vitina, à l'âge de 62 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Düsseldorf où il s'est diplômé en Théologie puis en Philosophie à Cracovie. Il fut professeur et catéchiste. Un vrai père pour les jeunes. Ses élèves racontaient que durant la nuit, il passait dans les dortoirs pour border les couvertures des jeunes. Il était très aimé des gens comme Frère et comme professeur pédagogue.

Frère Stjepan Majic

Frère Stjepan Majić : Né en 1925à Mitina, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé depuis peu le Noviciat et avait prononcé ses vœux temporaires. Il fut brûlé avec ses éducateurs.

Frère Arkandeo Nuic

Frère Arkanđeo Nuić : Né en 1896 à Drinovci, à l'âge de 19 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Vienne et, après deux ans, il était devenu docteur en Théologie. A Paris, il a étudié la Philogie classique et s'est diplômé à la Sorbonne. Il enseignait le Grec, le Latin, l'Allemand et le Français. Professeur très intelligent, il était appelé « la brebis de Dieu » en raison de sa douceur.

Frère Borislav Pandzic

Frère Borislav Pandžić : Né en 1910 à Drinovci, à l'âge de 35 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il menait le Séminaire comme pédagogue et il enseignait la religion. C'était un Frère de vraie et simple vie Franciscaine.

Frère Kresimir Pandzic

Frère Krešimir Pandžić : Né en 1892 à Drinovci, à l'âge de 53 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Graz (Autriche) et Zagreb. Il détenait plusieurs diplômes et avait reçu pendant trois ans la charge de Provincial. Il fut professeur de langue classique pendant vingt ans et directeur d'école. Très actif, il exigeait le maximum de ses élèves. Il avait de grandes charges, mais il est toujours resté humble.

Frère Fabijan Paponja

Frère Fabijan Paponja : Né en 1897 à Lipno, à l'âge de 48 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, la Philosophie à Innsbruk et à Lubjiana. Il était responsable du Couvent. Très robuste de corpulence mais très sensible envers ses étudiants auxquels il donnait toujours de petits cadeaux.

Frère Nenad Venancije Pehar

Frère Nenad Venancije Péhar : Né en 1910 à Stubicov, à l'âge de 35 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Monstar et à Zagreb, où il s'est diplômé en philosophie. Il exigeait de ses étudiants la même discipline qu'il exerçait pour lui-même. Il ne faisait pas de différence parmi ses élèves, qui l'aimaient et l'imitaient. C'était un Frère dédié à la prière et très pieux.

Frère Melhior Prlic

Frère Melhior Prlić : Né en 1912 à Sovici, à l'âge de 33 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était seulement Frère, non Prêtre et occupait les fonctions de menuisier. Jamais absent à la prière communautaire, il travaillait avec amour respectant la Règle et l'esprit Franciscain. Il était très aimé des autres Frères. Travaillant avec beaucoup d'humilité dans la menuiserie, il était prêt pour le martyre.

Frère Ludovik Rados

Frère Ludovik Radoš : Né en 1925 à Blazuj près de Duvno, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé le Noviciat et prononcé les vœux temporaires.

 

Frère Leonard Rupcic

Frère Leonard Rupčić : Né en 1907 à Hardomilje, à l'âge de 38 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Lille (France), à Fribourg (Suisse), puis à Paris les langues romaines. Il enseignait le Français à l'école. Il a toujours donné un grand exemple de bonté et d'humilité aux professeurs et aux élèves. Ceux ci avaient honte, plus qu'avec les autres professeurs, quand ils n'avaient pas étudiéz.

Frère Mariofil Sivric

Frère Mariofil Sivrić : Né en 1913 à Medjugorje, à l'âge de 32 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était chapelain et éducateur des jeunes élèves et vicaire du Couvent. Il fut un Frère exemplaire, humble et fidèle.

Frère Ivo Sliskovic

Frère Ivo Slišković : Né en 1877 à Mokro (Široki Brijeg). A l'âge de 68 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a travaillé dans différentes paroisses de la Province : Tihaljina, Humac, Bukovica, Kocerin. Il est venu à Široki Brijeg pour passer les dernières années et est devenu martyr avec les autres Frères.

Frère Kornelije Susac

Frère Kornelije Susać : Né en 1925 à Cerno (Humac), à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait fait ses premiers vœux en 1944. Il a été brûlé avec ses professeurs.

Frère Dobroslav Simovic

Frère Dobroslav Šimović : Né en 1907 à Hamzici, à l'âge de 38 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Paris où il était devenu docteur en Théologie. Il était aussi catéchiste dans l'école, puis professeur et éducateur des séminaristes à Široki Brijeg. Il a écrit une dissertation sur le Notre Père en Français.

Frère Radoslav Vuksic

Frère Radoslav Vukšić : Né en 1894 à Studenci, à l'âge de 51 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Vienne. L'Ex-Yougouslavie impose aux enseignants d'être examinés également par les gouvernants de Belgrade. Quand Frère Radoslav se présenta devant ses examinateurs, ces derniers, durant l'épreuve, restèrent stupéfaits de la sagesse et de la culture du Frère. Il fut professeur de mathématiques et de physique, puis directeur du lycée pendant six ans. Un de ses élèves, aujourd'hui un fameux philosophe en Amérique, a écrit sur lui qu'il a été l'homme et le professeur le plus intelligent qu'il ait rencontré.

Frère Roland Zlopasa

Frère Roland Zlopaša: Né en 1912 à Posušje, à l'âge de 33 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Fribourg (Suisse) et la phislosophie à Zagreb. A peine avait-il fini les études en 1943 qu'il est venu à Široki Brijeg. Plein d'enthousiasme et avec de grands idéaux, il enseignait plus par la vie que par des paroles. Il était connu pour ses profondes méditations.

Frère Leopold Augustin Zubac

Frère Leopold Augustin Zubac: Né en 1890 à Čitluk, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Très bon Prêtre et professeur. Frère Léopold était contre-maître à la centrale hydraulique qui produisait l'énergie électrique, construite par les Frère pour leurs besoins et pour ceux de la zone.

 

Beaucoup de nos confrères parlaient les langues étrangères de manière si parfaite qu'on les prenait pour des Allemands, des Français, des Anglais. D'autres étaient des musiciens vertueux, des scientifiques, des prédicateurs. Beaucoup avaient fréquenté les universités en Italie, en France, en Allemagne et possédaient une grande culture. Au total, 66 Frères de la petite Province Franciscaine d'Herzégovine furent tués.

« Dans la vie ils aimaient le Christ. Dans le martyre, ils suivirent Son exemple. Maintenant avec Lui il règnent pour toujours ! Ils étaient content d'être insultés pour le Seigneur Jésus. Et ils ont donné leur vie pour le Seigneur Jésus ! Les martyrs naissent quand ils meurent, ils commencent à vivre avec la fin, ils vivent quand ils sont tués, ceux que l'on croyait exterminés sur la terre brillent dans le Ciel ». (Saint Pierre Chrysologue, Evêque).

Saints Franciscains1

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

 

Chers fidèles et pèlerins, par cette Neuvaine nous désirons honorer et prier nos Martyrs Franciscains. Nous voulons honorer et prier tous les Martyrs de l'Eglise, passés, présents et futurs ! Nous voulons honorer les Frères, les Prêtres, les religieux, les religieuses et les paroissiens tués dans la guerre actuelle, commencée en 1991. Ainsi, nous désirons vous offrir la Neuvaine pour que, priant les Martyrs, vous puissiez développer votre Foi et votre amour envers Jésus, l'Eglise et envers les Frères. Priez avec un cœur ouvert et sincère, afin que l'Esprit Saint vous inspire a faire toujours plus et qu'il vous rende conscients que vous êtes mûr pour offrir votre vie au Christ et à votre prochain. Nous vous offrons cette Neuvaine, afin que vous puissiez, en priant et en suivant les méditations, imiter le Christ et les Martyrs. En méditant et en priant sur la tombe des Martyrs on reçoit souvent des grâces particulières. Beaucoup sont exaucés, beaucoup sont consolés et beaucoup ont trouvé sur la tombe de nos Martyrs, la lumière, la paix, la grâce. Nous espérons que le Seigneur soit proche aussi de chacun d'entre vous.

 

Prions

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Seigneur, méditant sur la mort et le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, morts pour Vous, pour le Peuple Croate, j'ai confiance en Votre Promesse : « Tout ce que vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous le recevrez ».

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et la terre et en Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu par l'Esprit Saint et né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Premier jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent victimes de la guerre. Que leur sacrifice et leur sang versé puisse faire finir chaque guerre qui existent dans le monde et toutes les guerres qui existent dans le cœur de chacun et dans les familles, dans le cœur et la vie de l'Eglise. Que leur intercession, puissent porter du réconfort à toutes les victimes de guerres, afin qu'ils trouvent la force de porter leur propre croix, afin de rendre un témoignage de foi et d'amour pour Vous et le prochain.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Deuxième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent tués et brûlés dans le feu. C'est à travers ce feu qu'ils devinrent un sacrifice de bonne odeur pour Vous. Par leur intercession, faites que nous puissions expérimenter la grâce de la conversion. Que tout l'athéisme et l'orgueil qui sont en nous soient réduits en cendres. Rendez-nous capables, par leur intercession, de savoir aussi à pardonner à nos ennemis et de faire le bien à ceux qui nous haïssent et qui nous rejettent.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Troisième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères Franciscains. Ils avaient fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, décidant ainsi de Vous servir de tout leur cœur. Aujourd'hui, en ce temps d'auto satisfaction, de mensonges et de cupidité, que l'intercession de nos Martyrs puisse nous libérer du mal sous toutes ses formes, afin que nous restions sur cette terre, en vous servant, vous suivant et en vous aimant par-dessus toutes choses.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Quatrième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des professeurs et des éducateurs. Ils ont alimenté la croissance de l'esprit dans la Foi Chrétienne, dans l'Evangile, dans l'amour, l'espérance et dans la paix. Faites qu'ils deviennent un grand exemple pour nos jeunes, afin qu'eux aussi soient capable de Vous aimer au dessus de toute chose, de croire en Vous en en Votre Parole et de s'approcher toujours plus de Vous.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Cinquième jour

 

Seigneur, les Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères et des prêtres. Ils reçurent la force du Saint Sacrifice non sanglant de la Messe, pour pouvoir témoigner par leur sang, l'amour pour vous, pour l'Eglise, pour leur Patrie. O Seigneur, apprenez-nous à aimer et à vivre de la Sainte Messe/ enseignez-nous à vivre en puisant à l'autel et en vos mains ouvertes.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Sixième jour

 

Avant de mourir, nos martyrs dirent: « S'ils emportent tout et le détruisent, ils ne nous prendrons pas la Bible ». Et la Bible est restée dans les mains de nos martyrs. Seigneur, accordez-nous la grâce d'aimer la Bible, Votre Parole vivante par laquelle tout homme vit. Ouvrez nos cœurs à Votre Parole, afin que nous puissions la méditer et l'enraciner dans nos vies. Que nos cœurs puissent devenir des tabernacles vivants de Votre Parole qui, nous inspirant, nous donnera le courage dans le malheur et nous guérira de notre faiblesse.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Septième jour

 

O Marie, Reine des Martyrs, notre Mère, dans Votre Sanctuaire, que les martyrs de Široki Brijeg ont défendu au prix de leur vie dans la prière et le sacrifice, Vous avez montré Votre amour, Votre proximité, Votre intercession maternelle. Par l'intercession de nos Martyrs, aidez tous ceux qui franchiront le seuil de ce sanctuaire pour que leur prières et leurs supplications soient exaucées, qu'ils soient réconfortés dans leur détresse, guéris de toutes maladies et qu'ils y trouvent paix et bénédiction.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Huitième jour

 

Seigneur, les trente Frères Franciscains de Široki Brijeg ont versé leur sang en souffrant le martyre pour la foi, pour Dieu, pour leur peuple et pour leur patrie. Ainsi, ils sont devenus Votre image. Par la puissance de leur sang versé et du Vôtre, ô Jésus, permettez qu'ils soient élevés aux honneurs des Autels, qu'ils soient comptés parmi Vos Saints. Par leur intercession et leur prière, faites que nous soyons comblés de grâce et que nos prières soient exaucées.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Neuvième jour

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous remercions, nous Vous louons et nous Vous bénissons. Par l'intercession de la Reine des Martyrs, accordez-nous la grâce de Vous aimer et d'aimer nos frères avec le même amour que les Martyrs de Široki Brijeg ont témoigné. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Nous remercions ceux qui ont reçus des grâces par l'intercession des Martyrs de Široki Brijeg, d'en aviser l'association

Međunarodno Kumstvo Djetetu Herceg

Bosne UI.K. Stepinca,

12-88220 Siroki Brijeg (Bosnie-Herzégovine)

 

Une catacombe pour les Martyrs

 

A la fin de l'année 1991, la documentation nécessaire pour commencer la Cause de Béatification de nos Martyrs Franciscains a été présentée auprès du Saint Siège à Rome. A Široki Brijeg commenceront bientôt des travaux pour la « Catacombe », un projet qui veut honorer et évoquer les Martyrs Franciscains. La galerie où gisent les corps martyrisés des Frères sera aménagée. On pourra parcourir cette galerie par un chemin de Croix. Les « Panneaux » qui représentent chaque station ont été offerts et réalisés en terre cuite et faits à la main, une à une, par Maria Gasparotti, de l'école d'art de Carrare, en Italie. Le Seigneur Jésus agonisant à Gethsémani, recouvert d'un unique bloc de marbre blanc de Carrare qui pèse 500 kg, est une œuvre de l'entreprise artisanale Gualtieri Dino de Avenza, en Italie, et qui a été offerte par des bienfaiteurs Italiens. Le projet de la « Catacombe » et de l'aménagement extérieur est de M. Bergamasco, de Padoue, en Italie.

 

siroki brijeg 1Quelques mots sur le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge de Široki Brijeg

 

La pose de la première pierre a eu lieu le 23 Juillet 1846 et la construction de l'église, attenante au Monastère, commença en même temps le 23 Septembre 1846. L'édifice érigé à l'époque mesurait 20 mères de longueur et 10 mètres de largeur. En 1863, on décida de construire une église plus grande et le projet fut confié à l'architecte italien Matteo Lorenzoni. Il projeta une basilique à trois nefs en style baroque, mais ne fut jamais réalisée par manque de fonds et d'ouvriers qualifiés. En 1905, la vieille église fut abattue et le 20 Juin de la année on commença la construction de l'actuel sanctuaire qui fut terminé en 1938. Le clocher sur septentrional fut érigé en 1927. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l'après guerre, l'église et le Couvent subirent de graves dommages de la part des partisans communistes qui, pendant trois mois, ont tiré toute l'artillerie. Ce qui restait du patrimoine culturel et précieux de l'église, du couvent et du gymnase fut détruit et incendié.

 

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5 mars 2012

La Servante de Dieu Nellie Organ

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La Servante de Dieu Nellie Organ

La Petite Violette du Saint Sacrement

1903-1908

 

Née en Irlande, le 24 août 1903, la petite Nellie fut amenée malade au Couvent du Bon Pasteur de Corkle 11 mai 1907. Les religieuses furent d'abord frappées par l'intelligence déjà très développée de l'enfant et de ses extraordinaires dispositions pour les choses de Dieu. Un mystérieux instinct de grâce l'attirait tout spécialement vers la Divine Eucharistie et la Sainte Passion de Jésus. Elle demandait souvent à la Sœur infirmière de la porter près du Saint Sacrement, surtout les jours d'exposition, et de s'approcher d'elle après ses communions. A l'église, elle se tenait comme un ange, les mains jointes et les yeux fixés sur l'Hostie.

Le Divin Maître entendit le désir de cette âme angélique et ne sût résister à ses ardents appels. Monseigneur l'Evêque de Cork lui donna le Sacrement de Confirmation, et le 6 décembre 1907, premier vendredi du mois, à l'âge de quatre ans et trois mois, Nellie, portée dans les bras de son infirmière, reçut dans la Chapelle du Couvent, avec une ferveur tout a fait singulière, le Dieu de sa Première Communion. Une clarté de joie céleste illumina son visage ravagé par la souffrance et tous les témoins de cette scène en furent dans le ravissement.

Fortifiée souvent par visite sacramentelle du « Dieu Saint », elle communia trente deux fois en moins de deux mois. La petite enfant supporta, avec une patience héroïque et sans plainte, les plus terribles souffrances, immobile dans son petit lit, et pressant toujours son crucifix contre son cœur. Chaque fois qu'elle recevait le Pain des Anges, sa figure se transfigurait, et elle demeurait en action de grâces pendant plusieurs heures. Avec une maturité bien au dessus de son âge, elle exhortait ceux qui souffraient autour d'elle à se souvenir de la Passion du Sauveur, disant qu'Il avait bien d'avantage souffert pour nous.

Des grâces de guérisons et de consolations furent sollicitées et obtenues par ses innocentes et victorieuses prières. Le 2 février 1908, après une agonie, pendant laquelle l'enfant semblait, là l'extrémité de son lit, une vision que fixaient ses yeux grands ouverts, la petite Nellie rendit son âme à Dieu, et comme elle l'avait souvent répété, « prit son vol vers le Paradis ».

Pendant l'année qui suivit, les élèves eurent la pensée de faire une Neuvaine à leur petite Nellie, pour lui demander d'obtenir un « miracle » : celui d'inspirer le Souverain Pontife d'accorder le bienfait de la Communion aux toute petits enfant du monde entier. Quelques mois plus tard, Sa Sainteté Pie X publiait le Décret « Quam Singulari », prescrivant la Communion à tous les enfants qui jouissent de l'usage de la raison. Informé de tout ce qui s'était passé, par une adresse de remerciement, composée par les élèves du Bon Pasteur de Cork, le Saint Père a daigné, dans une lettre-autographe, leur envoyer la Bénédiction Apostolique, le 21 novembre 1910, écrivant de son auguste main que « Nellie encore enfant, a été appelée au Paradis ».

On rapporte des guérisons soudaines, des grâces extraordinaires accordées par l'intercession de la Petite Nellie, au point que sa réputation de Sainteté se répand partout comme le parfum de la « Petite Violette du Saint Sacrement », et que l'on envisage d'introduire sa cause de béatification auprès du Saint Siège.

 

Bénédiction de Sa Sainteté Pie X


« Que Dieu remplisse de toute bénédiction le cher Prêtre Marie-Eugène Prévost et tous ceux qui, à son exemple, recommandent la fréquente Communion aux petits garçons et aux petites filles, leur proposant pour monde la Petite Nellie ».

Le 4 juin 1912,

Pie X, Pape.

 

Prière pour demander la glorification de la Petite Nellie

 

Seigneur Jésus qui avez dit : « Laissez venir à Moi les petits enfants », nous Vous rendons grâce de ce que Vous avez daigné prévenir de Votre Douceur, l'âme de la Petite Nellie, en lui inspirant une grande dévotion à Votre Sainte Passion et un véhément désir de Vous recevoir dans la Divine Eucharistie, en Vous donnant Vous-même en communion dès sa plus tendre enfance et en la favorisant d'une dévotion toute filiale envers Votre Mère Immaculée. Puissent, ô Divin Ami des enfants, tous Vos desseins d'Amour et de Miséricorde sur Votre petite Servante s'accomplir pour Votre plus grande Gloire et pour l'édification des petites enfants du monde entier. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

Albertus Lepidi, O.P., S.A. Magister

 

Imprimatur

Joseph Ceppetelli. Patr. Const. Vicesgerens.

 Nellie Organ

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5 mars 2012

La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

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La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

Prieure du Carmel de Bergerac

1864-1928


« Tel fut son maintien habituel, toute recueillie en Dieu »

 

Rosa Peyrilles, en Religion Sœur Anne de Jésus, naquit Marminiac (Lot). Elle fit ses études au Pensionnat de la Miséricorde de Bergerac, et entra au Carmel de cette ville le 1er octobre 1885. Elue Prière en 1906, elle fut réélue à diverses reprises. Après 43 ans de vie religieuse, remarquable par son zèle pour le silence et la régularité, par un rare esprit de Foi, d'abandon et de force dans la souffrance. Elle mourut saintement le vendredi 25 mai 1928, âgée de 64 ans.

 

Pensées de Mère Anne de Jésus

 

« Il faut nous prendre comme nous sommes, ne rien désirer de plus que ce que nous avons. Tout ce que nous sommes, nous le sommes par la Volonté du Bon Dieu. Or Il est l'éternelle Sagesse... Ce qui importe, c'est que nous ne cessions pas de monter l'échelle de la perfection, dont les échelons sont nos efforts constants. Au bout est le succès, c'est certain, mais son heure appartient à Dieu. Lui seul sait ce qui nous est bon ; notre petite sagesse le voudrait sur le champ, et si Dieu nous exauçait, nous n'échapperions pas à l'orgueil. Au contraire, un long labeur, le plus souvent doublé d'humiliations, nous prépare la vie éternelle ».

 

« L'homme n'est pas fait pour lui, mais pour Dieu ; le temps de la vie n'est pas donné pour repos mais pour le travail ; la vie n'est pas une jouissance, mais un devoir ».

 

« En se sanctifiant, on vie pour les autres, on devient par son contact avec Dieu un foyer de lumière, de chaleur, de puissance ; on arrête le courroux divin en payant pour autrui à la Justice Divine, on soulage les autres par son dévouement, la Charité. On les stimule par l'exemple ».

 

« Courage ! La vie est courte, la souffrance passagère ; nous allons vers le paradis ; laissons-nous entraîner par le divin courant de la Grâce, qui tout en apaisant notre soif, adoucit le chemin et qui, lorsque nous serons arrivés au terme, nous pénétrera, nous environnera de félicité ».

 

« Le moyen de se faire une volonté propre, c'est de mettre cette volonté en perpétuel exercice. Si nous souhaitons avoir une volonté forte, généreuse, magnanime, demandons lui des efforts quotidiens, souvent renouvelés tout au long du jour ; habituons la à ne pas calculer devant l'effort, à ne pas hésiter, afin qu'elle règne en maîtresse sur tout l'être ».

 

« La Carmélite est un réservoir de grâces et d'amour tout rempli du Sang de Jésus. Il déborde sur le monde entier quand elle est très fidèle ».

 

« Dieu ne met ni bornes ni réserves en se donnant à nous, et nous voudrions en apporter mille avec Lui ! Quelle viles créatures nous serions! »

 

« Mon Dieu, je Vous aime !... Je Vous remercie !.... que Vous êtes bon de me faire tant souffrir ! O Jésus, toutes Vos Volontés sont exquises... Je suis le petit Amen du Cœur de Jésus, à tout ce qu'Il fait, à tout ce qu'Il veut, je dis : Amen ! Amen ! »

 

« Je voudrais que chacune des secondes de la vie qu'il me reste dure mille ans, même avec les souffrances que j'endure, pour pouvoir servir d'instrument à la Rédemption ! ».

 

« Il ne faut pas que je trompes tant d'espérance en restant sur la terre. Il faut que je parte bien vite... Je suis chargée de tant de messages et de requêtes... Oh ! En attendant, je vais prier et souffrir pour eux tous ! »

 

Prière pour obtenir la glorification de Mère Anne et solliciter des grâces par son intercession

(réservée au culte privé)

 

O Dieu qui n'êtes qu'Amour et Miséricorde, prenez en pitié nos misères et daignez exaucer la confiante prière que nous Vous adressons par l'intercession de Mère Anne de Jésus Votre Servante, qui voulait tout devoir à Votre Miséricorde. Par elle, que Votre Bonté infinie nous accorde les grâces... que nous sollicitons avec instance. Souffrez aussi que nous Vous demandions, si cela est conforme à Votre bon plaisir et au bien de nos âmes, de glorifier Votre humble épouse afin qu'elle nous aide à mieux Vous servir et aimer. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

R. Dupin de St Cyr, V.G.

Périgueux, le 1er octobre 1933.

 

Relations de grâces

Carmel de Bergerac

79, rue Valette

F- 24100 Bergerac (France)

Mail : carmel-de-bergerac@wanadoo.fr

 

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6 mai 2011

Le Vénérable François Gaschon

 

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Le Vénérable François Gaschon

 

Né à « Molette » d’Auzelles (Puy-de-Dôme, France) le 30 août 1732

Baptisé à Auzelles le 31 août 1732

Ordonne prêtre pour le diocèse de Clermont le 18 décembre 1755

Missionnaire du diocèse

Aumônier de l’hôpital d’Ambert (1805) où il mourut le 28 novembre 1815

Proclamé Vénérable le 6 avril 1998 à Rome

Son corps repose dans la chapelle de l’hôpital d’Ambert

 

Prière pour obtenir la béatification du Vénérable Père François Gaschon

 

Dieu Notre Père, Vous qui élevez les humbles, nous Vous rendons grâce pour la vie du Vénérable Père François Gaschon. Au milieu des épreuves qu’il dut traverser, il fut parmi nous, en imitant Jésus, un modèle de Foi, d’Espérance et de Charité. Avec lui, croyant en Votre immense Bonté, nous Vous présentons, tel un enfant, ce qui nous tient plus particulièrement à coeur: (Ici on peut exprimer ses intentions). Daignez manifester sa sainteté en m’accordant par son intercession les bienfaits qui me sont nécessaires.

 

Notre Père...

 

Prière de faire parvenir les bienfaits obtenus par le Vénérable Père Gaschon,

avec vos nom et adresse, à la

Paroisse Saint Jean-François Régis

9 place du Pontel

F- 63600 Ambert (France)

 

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30 avril 2024

Mois de Marie avec Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

 

Mois de Marie avec Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

 

 

Premier jour

Gloire de Marie sur la terre

 

C'est par la très sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde : c'est par elle qu'il doit régner dans ce monde (Tel est l'abrégé de tout le Traité de la dévotion à Marie).

 

I. Marie, a été très cachée dans sa vie : c'est pourquoi elle est appelée par le Saint-Esprit et l’Église alma Mater, Mère cachée et secrète. Son humilité a été si profonde, qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul. Dieu, pour l'exaucer dans les demandes qu'elle lui fit de la cacher, de l'appauvrir et de l'humilier, a pris plaisir à la cacher dans sa conception, dans sa naissance, dans sa vie, dans ses mystères, dans sa résurrection et son assomption à l'égard de toutes les créatures humaines.

Dieu le Père a consenti qu'elle ne fît point de miracle pendant sa vie (du moins qui éclatât) quoiqu'il lui en eût donné la puissance ; Dieu le Fils a consenti qu'elle ne parlât presque point, quoiqu'il lui eût communiqué sa sagesse ; Dieu le Saint Esprit a consenti que les Apôtres et les Evangélistes n'en parlassent que très peu, et qu'autant qu'il était nécessaire pour faire connaître Jésus-Christ, quoiqu'elle fût son Epouse fidèle.

 

II. Toute la terre est pleine de sa gloire, particulièrement chez les chrétiens, où elle est prise pour tutélaire et protectrice en plusieurs royaumes, provinces, diocèses et villes, où beaucoup de cathédrales sont consacrées à Dieu sous son nom. Il n'y a point d'église sans autel en son honneur ; point de contrée où il n'y ait quelqu'une de ses images miraculeuses, où toutes sortes de maux sont guéris et toutes sortes de biens obtenus ; tant de confréries et de congrégations sont fondées sous son nom, tant de confrères et de sœurs de toutes les confréries, et de religieux et de religieuses qui publient ses louanges et annoncent ses miséricordes !

 

Il n'y a pas un petit enfant, qui, en bégayant l'Ave Maria, ne la loue ; il n'y a guère de pécheur qui, dans son endurcissement même, n'ait en Elle quelque étincelle de confiance ; il n'y a pas même de démon dans les enfers qui, en la craignant, ne la respecte.

 

III. Enfin le pouvoir de la très sainte Vierge dans l’Église de la terre est aussi merveilleux. L'amour de Jésus-Christ pour Marie étant le vrai principe du pouvoir qu'Elle exerce, Jésus met tout son plaisir à lui procurer ici-bas du bien et de l'honneur, et à la voir jouir de tout ce qu'il peut lui communiquer.

 

Étant Seigneur du monde entier, il la met en possession pleine de tout ce qu'il a et de tout ce qu'il est, et en Elle, il possède toutes choses avec plus de plaisir que s'il ne les possédait qu'en soi-même personnellement. Aussi en lui la puissance de Marie s'étend sur toutes les créatures.

 

Pareillement, en qualité d'Epouse du Père éternel, Elle a également auprès de lui par ses prières tout pouvoir au ciel et sur la terre. Il veut ce qu'Elle veut ; il fait du bien à qui Elle désire qu'il en fasse ; Elle n'a qu'à vouloir, et toutes choses sont faites. C'est ce qui explique la puissance de Marie parmi les hommes dans les miracles et les merveilles de tout genre qu'Elle opère en leur faveur. Ce pouvoir de Marie comme Epouse de Dieu se mesure sur la toute-puissance divine dont l'usage lui est abandonné pour toutes sortes de biens.

 

Ainsi, Elle est toute-puissante pour tout accorder, et, de fait, Elle exerce son pouvoir à chaque instant dans l’Église de Dieu pour la conversion des pécheurs ou la sanctification des justes. Et, ce qui est le sujet de ma confiance, ce n'est pas seulement son grand pouvoir, mais encore sa bonté, sa douceur, sa piété qui ne savent rien refuser à personne.

 

La Sainte Vierge est parmi nous la dispensatrice universelle, des mains de laquelle toutes choses partent, et qui donne et distribue à chacun selon son besoin. Elle a les bras ouverts à tout le monde ; Elle est comme une reine régente sur le trône de Dieu, comme une nourrice pour les âmes rachetées du sang de Jésus, comme un océan fécond en libéralités. Elle est le paradis d'où sortent les quatre fleuves qui vont arroser toute la terre ; c'est, enfin, un trésor qui contient toutes les richesses de Jésus-Christ, c'est-à-dire tous les trésors de Dieu le Père. Approchons donc avec confiance de ce trône de grâce avec une foi parfaite aux bontés adorables et aux charités de Dieu pour la très sainte Vierge en faveur des pécheurs.

 

Histoires

 

Le Traité de la dévotion à la Sainte Vierge que nous voulons surtout faire connaître, a été enseveli et inconnu pendant cent vingt-six ans. Le Bienheureux l'avait prédit en ces termes : « Je prévois bien des bêtes frémissantes qui viennent en furie pour déchirer de leurs dents diaboliques ce petit écrit, et celui dont le Saint- Esprit s'est servi pour l'écrire, ou du moins pour l'ensevelir dans le silence d'un coffre afin qu'il ne paraisse point ».

 

Pendant la Révolution de 93, les deux Congrégations fondées par le Père de Montfort, prévoyant l'incendie qui dévorerait leur asile, cachèrent tous leurs papiers dans les fermes voisines. Ils y restèrent enfouis dans la poussière, et plusieurs devinrent indéchiffrables. Ceux qui se conservèrent furent mis, les uns à la bibliothèque de la Sagesse, les autres à celle du Saint-Esprit. Parmi ces derniers se trouvait le Traité de la vraie dévotion. Un missionnaire de la Compagnie de Marie, en 1842, ayant, comme par hasard, mis la main sur ce manuscrit, voulut le lire pour préparer, un sermon sur la Sainte Vierge… En comparant l'écriture avec d'autres manuscrits authentiques, tels que la Règle des Sœurs et celle des Missionnaires, les Pères de Saint Laurent et les experts reconnurent facilement l'écriture du fondateur. C'est d'ailleurs un travail facile : l'écriture du P. de Montfort est non-seulement tranchée, mais parfaitement identique à elle-même.

 

Dieu, pour notre époque, a permis cette précieuse découverte pour sa plus grande gloire et celle de Marie.

 

Le bouquet de Marie

 

Au mois de mai 1856, un petit vaisseau marchand mettait à la voile à Marseille en destination de la Chine et des mers du Japon. Jusqu'au dernier moment, une barque était restée près du navire ; elle portait un jeune aspirant, tout nouveau sur le rôle de l'équipage, et sa mère qui lui disait un long adieu. Quand le jeune homme fut monté sur le pont du vaisseau, il se pencha vers la barque et envoya un dernier baiser. Celle-ci alors, saisissant un bouquet que la veille ils avaient cueilli ensemble pour le placer sur l'autel de Marie, le lui jeta en disant au milieu de ses larmes : « Prends, cher enfant ; c'est l'adieu de la Sainte Vierge ; je suis allée ce matin le lui demander comme un gage que tu me reviendras. Conserve-le, elle ne t'abandonnera pas ».

 

Et la mer froide et houleuse séparant les deux barques, sépara les deux cœurs.

 

Des jours et des nuits, des calmes et des orages passèrent lentement sur la tête du jeune marin. Le bouquet, dont chaque feuille desséchée avait été pieusement recueillie, reposait dans une cassette entre le portrait de sa mère et un petit crucifix béni. Chaque soir, quand l'heure du repos était arrivée, une visite était faite au souvenir des deux mères. Une prière, une larme consolait le voyageur, et il s'endormait tranquille comme autrefois dans son berceau.

 

Le voyage fut long et rude ; l'enfant devint homme, le novice devint marin, l'aspirant devint lieutenant. Trois ans plus tard, encore au mois de mai, une bonne dame, agenouillée dans un coin à la chapelle de Notre Dame de la Garde, présentait en pleurant à la Sainte Vierge un petit rameau détaché d'une tige de rosier, tout desséché et noirci par le temps. Elle entendait une messe dite à son intention. Quand le sacrifice fut achevé, elle se leva en chancelant et s'approcha de l'autel pour y déposer son petit rameau flétri. Au même instant, une main brûlée par le soleil s'étendit à côté de la sienne, et plaça à côté du rameau un bouquet desséché aussi et fané, et une voix, bien vite reconnue, dit à son oreille : « Mère, voilà votre souvenir ! » Derrière son fils étaient douze matelots (son équipage) apportant, en ex-voto, un mignon petit navire avec ces mots inscrits sur la grande voile : « A Marie, étoile de la mer, l'équipage du Bouquet, sauvé d'un typhon dans l'archipel de la Sonde ». La Sainte Vierge n'avait pas laissé périr son bouquet. On ne périt jamais quand on est fidèle à son souvenir (J.-B. D'Auriac).

 

Pratique : Pendant les exercices de ce beau mois, chantez avec ferveur et joie les louanges de Marie. - À la fin de l'exercice, mettez-vous à genoux devant son image, en union avec l’Église, pour faire hommage à sa grandeur de tout ce que vous avez et de tout ce que vous êtes. Respectez et agréez la part que Dieu donne à sa Mère de sa royauté sur vous. Dites-lui qu'elle est votre véritable Reine et que vous voulez lui appartenir à jamais.

 

 

Ô Marie, régnez sur nous !

 

27 février 2012

Prier le Chapelet avec Marthe Robin

Prier le Chapelet avec Marthe Robin

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Vie de Marthe Robin

1912-1981

 

Une vie simple, brisée et donnée


Marthe Robin est née le
13 mars 1902 à Châteauneuf de Galaure (Drôme). Ses parents sont de modestes paysans, non pratiquants. En 1918, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Pendant dix ans, espoirs de guérison et rechutes désespérantes se succèdent. En 1927, elle est totalement immobilisée, sans perspective d’avenir.

 

Une vie transfigurée

 

En 1928, sa vie bascule. Des prêtres, de passage à la paroisse du village, viennent la visiter. Elle se confesse et communie. Que se passe-t-il ce jour-là ? Marthe ne racontera jamais ce qu'elle a vécu intérieurement mais sa vie connaît un tournant décisif. Elle comprend que ses souffrances, vécues avec Dieu et offertes, peuvent être fécondes. « Après des années d'angoisse, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ », dit-elle.

 

Sa vie spirituelle va se dérouler, non pas à côté de la maladie, mais dans la maladie


Marthe puise dans la prière, dans l’Eucharistie et une intense union à Dieu une force inexplicable et un rayonnement qui attirent ceux qui l'approchent. Son union à Dieu devient telle qu'elle est associée aux souffrances du Christ dans sa Passion et la revit dans sa propre chair. Sa vie avec Dieu ne l'empêche pas d'être
profondément humaine, accueillante à chacun. Elle ne laisse rien transparaître de sa souffrance, priant et offrant pour les intentions connues et secrètes qui lui sont confiées.

 

Une vie en Eglise


Marthe Robin, a travaillé, à sa place, pour le renouveau de l’Eglise. Beaucoup de prêtres et de consacrés ont trouvé près d’elle le « déclic » dans le discernement de leur vocation et un soutien dans leur engagement. Elle a encouragé plusieurs fondateurs de communautés nouvelles. Elle était une petite paysanne, pourvue de bon sens, d’humour et d’intelligence des choses. Elle savait poser les bonnes questions.

 

Une vie pour le monde


De toutes cultures, des hommes et des femmes de tous milieux sociaux, croyants ou athées se pressent pour rencontrer Marthe Robin. Il existe un contraste saisissant entre son humilité, sa pauvreté et son influence. La maison de Marthe Robin continue aujourd’hui d’accueillir les visiteurs et demeure une maison ouverte à tous, toujours vivante.

 

Une vie au coeur des Foyers de Charité


Le 10 février 1936 a lieu une rencontre providentielle entre Marthe Robin et l’abbé Georges Finet, du diocèse de Lyon. C’est par lui que va être fondé le premier Foyer de Charité, dont il sera le Père. Jusqu'à sa mort le 6 février 1981, Marthe Robin reçoit dans sa petite chambre de la ferme de "La Plaine", plongée dans l'obscurité pour protéger ses yeux du moindre rai de lumière - des dizaines et des dizaines de milliers de visiteurs. Elle porte dans la prière et soutient toutes les intentions qui lui sont confiées. Près de 7000 personnes assistent à ses funérailles, signe de l'étonnante fécondité de cette vie cachée et donnée à tous. Les Foyers de Charité sont présents aujourd’hui dans plus de 40 pays. Depuis 70 ans, des hommes et des femmes quittent leur métier, leur situation pour vivre dans les Foyers de Charité, partager une vie de famille et participer à cette oeuvre d'évangélisation. Au coeur des Foyers de Charité, croyants ou incroyants, chercheurs de Dieu ou chercheurs de sens et de vérité, beaucoup font l’expérience d’une renaissance intérieure, particulièrement au cours des retraites spirituelles.

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Prier le Chapelet avec Marthe Robin

 

1 - Le choix de Dieu dans une enfance ordinaire

 

Marthe Robin n’a pas choisi elle-même sa vocation. Elle l’a reçue et découverte. Elle y a acquiescé à travers une série d’événements où elle a, peu à peu, reconnu l’Esprit Saint agissant en elle. « Ce serait triste de tout recevoir de l’Amour et de ne pas tout donner à l’Amour », dit-elle. Évoquant sa 1ère communion, Marthe dit : « Je crois que ma communion privée a été une prise de possession de Notre Seigneur. Je crois que déjà il s’est emparé de moi à ce moment-là. Ma communion privée a été quelque chose de très doux dans ma vie ». Marthe Robin a conscience d’avoir été aimée d’une manière unique, d’un amour vrai et fort et dont la douceur égale la force. Comme Bernadette, c’est en priant son chapelet, qu’elle accède à l’intimité avec Jésus. « Je priais la sainte Vierge, je lui parlais surtout. Quand j’allais au village faire des commissions, j’avais toujours mon chapelet dans la poche et, en route, je le disais. Je priais beaucoup plus en pensant qu’en parlant ».

 

Ouvre nos cœurs Seigneur pour que nous sachions toujours discerner les appels de l’Esprit à travers tout ce qui fait nos vies. Mets en nous un esprit de prière. Par Marie nous t’en prions.

 

2 - Premières épreuves, premiers appels

 

A 16 ans, Marthe, déjà fragile, entre dans une voie de souffrance et si la maladie la surprend, elle ne la révolte pas. « Dieu est là, dit-elle, toujours. C’est Lui qui permet tout, et quand même Il semble se retirer et tout nous refuser, c’est toujours qu’il nous aime ». Cela lui permet de dire : « Avec votre grâce, je serai forte, je triompherai non de cette épreuve si vous le voulez, mais par cette épreuve je suis à Dieu ». Marthe sent en elle une vitalité bouillonnante et désire donner la pleine mesure de son être. Ce ne sera jamais la souffrance recherchée pour elle-même, mais la souffrance acceptée par amour, pour se conformer à la Volonté de Dieu, qu’elle veut aimer et servir par-dessus tout. « Ce que je voudrais et rêve souvent, c’est de plaire au bon Dieu, sans recherche de moi, sans recherche de rien. Ce que je désire plus que tout, c’est de l’aimer, de l’aimer par-dessus tout, l’aimer avec tendresse, l’aimer sans défaillance, l’aimer sans mesure ». C’est là le langage d’une amoureuse passionnée de Celui dont elle a reconnu l’amour.

 

Mets en nos cœurs, Seigneur un esprit de foi en la toute-puissance de Ton amour pour nous, quoi qu’il arrive. Donne-nous de répondre amour pour amour. Par Marie nous t’en prions.

 

3 - La réponse d’amour de Marthe Robin

 

C’est l’heure du choix pour Marthe: « Il ne suffit pas d’avoir des inspirations, des éblouissantes lumières, il faut répondre à l’appel de Dieu. Il faut tout donner à Dieu ». Marthe est prête pour s’abandonner totalement au Seigneur, ce qu’elle fait d’une manière décisive en rédigeant son acte d’abandon et d’offrande à l’amour et à la Volonté de Dieu : « Dieu éternel, Amour infini, ô mon Père! Vous avez tout demandé à votre petite victime; prenez donc et recevez tout… En ce jour, je me donne et me consacre à vous, tout entière et sans retour ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur un esprit de don et d’abandon total entre tes mains. Par Marie nous t’en prions.

 

4 - La persévérance de Marthe Robin dans l’offrande

 

« Elles sont si nombreuses les âmes dont le Seigneur m’a directement confié la charge et que je voudrais assoiffer et remplir d’amour divin… » Associée de si près à l’œuvre Rédemptrice du Christ, Marthe communie au cœur même du Père qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité. Elle comprend l’urgence de la mission universelle mais, alors que, comme Sainte Thérèse, elle a senti bouillonner le désir de toutes les vocations, y compris celle de prêcher à l’autre bout du monde, elle n’essaiera jamais d’utiliser d’autres moyens que ceux-là même que Jésus lui a donnés : la souffrance, la croix offertes en union avec lui, dans l’amour. Sa grande joie demeure de savoir dans l’invisible son offrande féconde dans le corps mystique… « Qu’il m’est bon et doux infiniment de penser qu’étant membre du Corps du Christ, toutes mes agonies, toutes mes souffrances unies à ses souffrances d’amour participent ainsi à leur divine et réelle efficacité ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur la passion de l’évangélisation. Par Marie nous t’en prions.

 

5 - Le retour à Dieu de Marthe

 

Dans la nuit du 5 au 6 février 1981, Marthe Robin retourne vers le Père, dans le dépouillement. Monseigneur Marchand qui préside la célébration commente cette parole de Saint Jean : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul. S’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». « Mystère de Jésus, mystère de Marthe, ajoute-t-il. Nous pouvons rendre grâce pour son sens et son amour de l’Église: l’Église diocésaine et l’Église universelle. Témoignant de l’Absolu de Dieu, elle a toujours voulu être fille de l’Église ». Marthe a reçu sa mission pour les Foyers, mais aussi pour l’Église et pour le monde, mais elle a voulu la vivre dans la discrétion et l’humilité. Marthe nous dit: « La vie apparemment la plus ordinaire doit nous élever aux plus hauts sommets de l’union et de l’amour… la vraie sainteté est contenue principalement dans la Charité parfaite et cette perfection, chacun peut l’atteindre sans grâces extraordinaires, sans faveurs de choix et même et surtout sans œuvres éclatantes, mais en devenant, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, une petite âme et tout entière abandonnée à l’amour… une âme de prière et d’oraison ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur l’ambition de la sainteté par les petites choses, mets en nous l’amour de l’Église. Par Marie nous t’en prions.

 

Prière pour demander la Béatification de Marthe Robin

 

Coeur sacré de Jésus, tu as manifesté à Marthe ton grand dessein d'amour et de vie, pour attirer vers toi ceux qui te cherchent ou t'ont oublié, et pour que son incessante offrande de compassion et de miséricorde participe à une nouvelle Pentecôte. Nous te demandons que sa béatification par l'Eglise serve à te faire connaître, Toi, Parole vivante d'amour et de paix, et que par l'intercession de Marie, nous suivions son exemple pour répondre aux appels de tous nos frères. Daigne exaucer les prières que nous t'adressons par ta servante Marthe en sorte que soient manifestées ta joie et ta gloire. Amen.


Texte extrait du Site du Foyer de Charité de Tressaint: www.tressaint.com

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Relations de grâces

Cause Marthe Robin
Foyer de Charité
85 rue Geoffroy de Moirans
26330 Châteauneuf de Galaure

Net : http://www.foyer-de-charite.com/fr/ajouter-votre-temoignage-a-propos-de-marthe-robin.html

 

Téléchargez le texte de ces prières (df) en cliquant ici

30 novembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

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Premier jour

Paternité de Dieu

1er Décembre

 

« Ce sera moi qui paîtrai mes brebis et qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Eternel. Je chercherai celle qui il sera perdue, je ramènerai celle qui sera chassée, je panserai celle qui sera blessée, je guérirai celle al qui sera malade... » (Ezékiel 34, 15-16).

 

I. En créant les hommes, Dieu s'est constitué leur père, leur pasteur, leur divin berger. Il les a pris à sa charge ; il est devenu leur Providence, leur principe et leur fin... Et ce n'est pas ici un père qui, comme celui que la nature nous a donné, puisse être bon ou méchant, juste ou injuste, indifférent ou tendre, riche ou pauvre. Non, Dieu est un père qui nous a créés non-seulement par amour, mais encore et surtout dans sa sagesse et dans sa justice. Il a voulu et prévu notre création ; il a en un but en nous créant, celui de notre bonheur, et il avait en lui-même, dans sa puissance et dans sa richesse infinies, la volonté, les moyens et la tendresse nécessaires pour nous rendre heureux.

II. En rachetant les hommes tombés dans l'esclavage du mal, la paternité de Dieu s'est de nouveau affirmée… C'était un père outragé dès le commencement, et n'ayant plus devant sa face que des enfants coupables, chez qui, de génération en génération, la révolte, l'impiété et tous les crimes ne faisaient que s'accroître. Il pouvait, justement, les abandonner et les laisser se perdre... Mais il se souvint qu'il était père et qu'il portait dans les entrailles de sa miséricorde une surabondance de rédemption, de quoi satisfaire à la fois et son amour et sa justice... Et il donna au monde pour être son Sauveur, à ses brebis égarées pour être leur pasteur, son fils unique, Jésus-Christ, notre Seigneur et Maître.

III. En glorifiant les hommes rachetés par le sang de son fils unique, Dieu fait éclater et couronne sa paternité. Il a créé ; il a donné l'être à des créatures faites à son image et à sa ressemblance, c'est-à-dire, comme lui, relativement pensantes, agissantes et aimantes. Il a racheté d'un prix infini ses créatures tombées en servitude ; et une fois rachetées, il leur a rendu l'innocence, la richesse et la beauté premières. Alors, les revoyant telles qu'il les avait créées et aimées dès l'origine, il dit à ses anges : « Rouvrez le ciel et réjouissez-vous avec moi. Mes enfants étaient morts et ils sont ressuscités, mes enfants étaient perdus et ils sont retrouvés. Que tous les biens de ma maison et que toutes les splendeurs de ma gloire soient éternellement leur partage !... » Quels sentiments un si bon père, un pasteur si tendre, doit-il inspirer à ses enfants ?...

 

Résolution : Je ne réciterai jamais le Notre Père sans me souvenir de ce triple bienfait de Dieu : la vie, l'affranchissement, le ciel, et sans m'exciter à la plus vive reconnaissance envers lui.

 

Bouquet spirituel : « C'est en ceci, a dit Notre Seigneur, que mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruits ». (St Jean 15, 8).

 

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19 mai 2021

Le Mois de Marie de N.D. de Fatima

Le Mois de Marie

de Notre Dame du Rosaire de Fatima

 

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Vingtième jour


Lecture

 

Notre Dame a recommandé aux enfants de demander pardon de leurs péchés, afin que Dieu puisse, un jour, les accueillir au Ciel, car pour faire partie de l’assemblée des élus, il faut n’avoir aucune souillure sur son âme. Mais, comme la nature est faible et qu’elle peut offenser le bon Dieu, parmi tous les Sacrements institués par Notre-Seigneur, il y a le Sacrement du Pardon.

Certains pourraient trouver excessive cette recommandation de Notre Dame à de jeunes enfants de huit à dix ans. Se confesser, à cet âge, ne leur semble pas d’une impérieuse nécessité. Pourquoi pas, après tout ? L’Église fixe l’âge de discernement à sept ans environ. Même à cet âge. la malice peut s'emparer d’un cœur d'enfant. Cependant nous inclinons à penser que Notre Dame de Fatima, lisant dans le cœur des enfants et les choisissant pour être ses confidents parce qu'ils étaient innocents, a voulu donner là un conseil d'ordre général pour tous les pécheurs. Si pourtant la mère de Lucie avait pu connaître la recommandation de Notre Dame, nul doute qu’elle n’eût applaudi des deux mains et ajouté :

« Tu entends, Lucie, Notre Dame est bien de mon avis. Quand on a forgé un gros mensonge, comme celui de la Cova d’Iria, il faut aller s’en confesser ».

Cependant, un jour, la mère de Lucie laissa éclater son indignation. C’était en revenant de Lisbonne, où sa fille l’avait accompagnée pour consulter .un médecin. Durant plusieurs jours d'absence les conversations sur les « contes » de Fatima, comme on disait, avaient un peu chômé, Maïs de nombreuses visites vinrent prendre des nouvelles de l’état de santé de Marie-Rose.

Naturellement la conversation roula peu à peu sur les événements de la Cova d’Iria, et après avoir entendu rapporter certaines grossièretés, insultes et mauvais propos proférés au sujet des apparitions, Marie-Rose exaspérée, quand elle fut seule avec Lucie lui jeta à la figure ses mots :

« Que ce soit entendu une fois pour toutes, tu vas en finir avec toutes ces histoires. Va trouver M. le Curé et confesse-toi que tu as menti, et demande-lui pardon de ton imposture. - Oh ! maman, s’écria Lucie en larmes, je te jure que je n’ai pas menti ».

Marie-Rose fut intraitable et repoussa violemment sa fille, « Va-t-en à l’église, lui cria-t-elle. Va confesser tes mensonges ! » Pour en finir avec cette scène douloureuse, Lucie s’en alla à l’église se jeter à genoux devant le tabernacle, chercher un peu de consolation pour son petit cœur endolori.

Elle n’avait pas à se confesser, ni à demander pardon, puisqu'il était bien vrai qu’elle avait vu l’Apparition. Pourquoi la rendre responsable de la malice des autres ? de leurs insultes ? de leurs grossièretés ? Pouvait-on lui reprocher les profanations envers Notre Dame ? Si quelqu'un avait à demander pardon c'était plutôt les insulteurs et les profanateurs. Oui, pour Lucie maintenant, c’était bien « l'heure des ténèbres ». (Lc. 22, 53).

Mais bientôt brillerait l’heure de la lumière et l’on verrait les incrédules et les profanateurs s’agenouiller, eux-mêmes, au tribunal du Pardon. On les verrait même à Fatima. Notre Dame les attirerait dans ce même lieu, pour les convertir et les donner à son Divin Fils, Jésus.

L’Evangile nous montre Jésus toujours disposé au pardon : « Je ne suis pas venu appeler les justes à la pénitence, mais les pécheurs » (Lc. 5, 32). « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ». (Lc. 19, 10). « Ainsi, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentir » (Lc. 15, 7). Jésus a dit encore : « Il ne faut pas éteindre la mèche qui fume » (Matt. 12, 20). Notre Dame, en enseignant à ses petits confidents de Fatima à recourir au sacrement de Pardon, continuait l’œuvre rédemptrice du Christ, N’a-t-il pas. donné à son Eglise le pouvoir de délier les consciences des liens du péché, à condition d’en avoir un sincère repentir ?

Notre Dame du Rosaire de Fatima, priez pour nous, pauvres pécheurs que nous sommes, et pour tous les pécheurs du monde maintenant et toujours.


Réflexions


On dit : « Ce sont les prêtres qui ont inventé la confession ». Quel intérêt les aurait guidés ? L’administration de ce sacrement est absolument gratuite. S'ils l'avaient inventé, ils s’en seraient dispensés. Or, prêtres, évêques, cardinaux, même le Pape, se confessent. On connaît le nom de beaucoup d’inventeurs célèbres et on ignorerait le nom de celui-ci ?

I. - Institution du Sacrement de Pénitence.

Disons tout de suite que nous savons que c’est Notre Seigneur lui-même, immédiatement après sa Résurrection, lorsque, apparaissant aux Apôtres réunis dans le Cénacle, il leur a dit : « Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ». (Jn, 20, 23). C’est pourquoi, depuis les temps apostoliques, les hommes se confessent à des prêtres délégués par l’Église.

II. - La Confession répond à un besoin du cœur.

Le cœur a des besoins impérieux qui demandent à être satisfaits.

a) Besoin d’ouverture. Quand nous portons le poids de quelque souffrance intérieure, d’une grande préoccupation, de soucis considérables, nous cherchons un cœur ami pour y déverser le trop plein du nôtre.

b) Besoin de conseil et d’appui dans certaines affaires où nous avons besoin d’être dirigés et fortifiés pour l'action : Nul n’est juge dans sa propre cause. Le confesseur devient alors un merveilleux conseiller, surtout si on lui a permis de lire profondément dans l’âme, tel un médecin à qui le malade a bien exposé son état de santé.

c) Besoin de certitude. Il y en a qui trouvent le prêtre, cet « intermédiaire » entre eux et Dieu, inutile et gênant. Or, nous trouvons des « intermédiaires » dans toutes les administrations, et ceux qui prétendent se passer d’« intermédiaires » font de vraies confessions au médecin, au pharmacien, à un avoué, à un avocat. Confessions souvent pénibles. Un protestant me confiait, un jour : « Vous autres, catholiques, vous vous servez d’un intermédiaire pour obtenir le pardon de vos fautes. Nous autres, protestants, nous nous confessons directement à Christ. Seulement, lorsque votre « intermédiaire » vous dit : « Tu es absous », vous avez la certitude que vous êtes pardonnés ; nous autres, nous ne le savons jamais ».

Cet homme, « intermédiaire » entre Dieu et nous, n’est pas un homme comme les autres. Il a été consacré, ordonné à cet effet par l’Evêque, détenteur authentique des pouvoirs du Christ pour « lier et délier sur la terre ce qui est lié et délié dans le ciel ». (Matt. 16, 19). C’est en même temps une créature humaine, pour mieux comprendre la misère humaine, afin d’être miséricordieux « comme le Père ». (Lc. 6, 36).

On entend dire parfois : « C’est bien facile pour vous, catholiques, vous pouvez plus facilement pécher, puisque vous n’avez qu’à vous confesser et c’est fini ! » Erreur profonde. Non, ce n’est pas fini, puisque c’est alors que la pénitence commence, pour l’expiation. La pénitence bien minime imposée par le confesseur est plutôt symbolique pour nous rappeler le devoir de faire pénitence. Il reste maintenant au pénitent le devoir de pratiquer désormais une lutte sévère, le combat spirituel contre le mal. Le confessionnal n’est pas un « distributeur automatique » de pardon. Il y faut le cœur et la volonté de s’amender si nous voulons obtenir le pardon de nos péchés.

 

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(Pour conclure, on peut réciter les litanies de N.D. de Fatima ou simplement l’oraison)

 

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29 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Fête de la Sainte Famille

Dimanche

Jésus et sa mère

 

Jésus offrit son coeur à Marie en disant : « Ô Mère très aimée, voici Mon coeur dans la surabondance de sa joie totale. Voici, en lui, cette plénitude de divine tendresse qui depuis toujours m’a fait te préférer à toute créature, te créer, te sanctifier, te choisi pour Ma Mère. En lui, la parfaite douceur et bénignité avec lesquelles Je t’ai caressée, alors que petit enfant tu Me réchauffais sur ton sein et que Tu m’allaitais. En lui, l’entière fidélité de Ma filiale affection qui t’obéissait en tout comme un fils à sa mère, alors que Je régissais le Ciel... » (Héraut de l’Amour Divin V-XXXI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Prie le Seigneur de t’introduire à l’école d’amour où tu apprendras à connaître et à aimer Jésus : Ô Dieu d’amour, ouvre-moi dès maintenant l’école d’amour afin que là je reçoive ton très très cher enseignement, et par toi j’aie une âme non seulement bonne, mais en vérité sainte et parfaite » (Exercices V).

 

Parole de Dieu : « Les bergers trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche » (Luc 2, 16).

 

Dans ma vie

 

Saint Joseph, absent des Litanies des Saints dans les Exercices n’apparaît qu’une fois dans le Héraut de l’Amour Divin. En une fête de l’Annonciation, « lorsque le Bienheureux Joseph à qui la Vierge a été fiancée, tous les Saints inclinent la tête en son honneur, tandis que leurs regards affectueux lui sourient, pleins de joie pour sa dignité (Héraut IV-XII, 5). Nous qui avons la chance de le vénérer non seulement comme Époux de Marie, mais aussi comme « Protecteur de la Sainte Eglise », n’oublions pas le rôle éminent du « Patriarche du Silence » dans la « garde des mystères du salut ».

 

Résolution : Je cherche à rendre service autour de moi, en famille ou en paroisse. Je me rends disponible pour les autres en les faisant passer avant mes petits impératifs.

 

Avant l’Epihanie

 

Lundi

Ferveur eucharistique

 

Le Seigneur vient de montrer à Gertrude comment la gloire de l’âme s’accroît par la fréquente réception de l’Eucharistie ; aussi soupire-t-elle : « Combien me dépasseront dans la gloire les prêtres qui communient tous les jours ! » Il lui explique alors qu’une ferveur plus grande et la pureté de la préparation compensent une participation moins fréquente au banquet eucharistique. Et que le prêtre qui célèbre les Saints Mystères avec routine ne peut prétendre à la même récompense… La qualité de désir et d’amour de Dieu peut donner à une communion spirituelle la même grâce que par le Sacrement » (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI-XXXVIII).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Chaque fois qu’un homme contemple, avec désir et dévotion, l’Hostie où se cache sacramentellement le Corps du Christ, chaque fois il augmente ses mérites pour le Ciel. En effet, quand il verra Dieu dans l’éternité, il goûtera des délices particulières pour toutes les fois où il aura ainsi contemplé le Corps du Christ, ou seulement souhaité le voir » (Héraut de l’Amour Divin IV-XXV, 8).

 

Parole de Dieu : « Je poserai sur toi la force de mon regard » (Psaume 31, 8 Vg).

 

Dans ma vie

 

Au XIIIe siècle, l’exposition du Saint Sacrement n’est pas pratiquée. C’est à la Messe, à la Consécration lors de l’élévation, que Sainte Gertrude regarde l’Hostie et le Calice. Jésus lui explique la puissance de son regard « qui efface toutes les taches de l’âme et la rend plus blanche que neige. Comme la chaleur du soleil amollit la cire, il attendrit l’âme, la disposant ainsi à recevoir les dons spirituels. Son regard suscite en elle la floraison d’une variété de vertus, comme le soleil rend féconde la terre... » Avec pleine confiance exposons-nous à ce regard en adorant le Saint Sacrement.

 

Résolution : Je décide d’aller dans une église prier Jésus au tabernacle où, bien que caché, Il est réellement présent. Je le remercie de tous les bienfaits dont Il me comble.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu

Mardi

Mère de Jésus, Mère de Dieu

 

Lors du chant d’un répons de Noël, « le Seigneur se rappela la condescendance pleine d’amour qui l’avait fait descendre du sein du Père et entrer, par les entrailles d’une Vierge inviolée, en notre misérable exil. Comme liquéfié d’amour à ce souvenir, il fixa sur la Vierge, sa Mère, un regard souriant, doux comme la plus affectueuse caresse et capable de la faire tressaillir jusqu’au plus profond d’elle-même. Puis il lui donna un baiser très doux qui renouvela pour elle, comme en les répétant, toutes les joies dont Sa très Sainte Humanité l’avait comblée sur terre » (Héraut IV-III, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le sein immaculé de la Vierge glorieuse apparut alors, aussi transparent qu’un cristal très pur à travers lequel ses entrailles, traversées de part en part et toutes remplies de la divinité, en rayonnaient l’éclat. On voyait le tout petit enfant, en son printemps, Lui, l’Unique du Père, trouver ses délices à puiser avidement la vie au coeur de la Vierge sa Mère » (Héraut IV-III, 4).

 

Parole de Dieu : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé Son Fils ; Il est né d’une femme » (Galates 4, 4).

 

Dans ma vie

 

« Très doux ami, daignez souhaiter la nouvelle année à votre chère communauté. – Renouvelez votre esprit et votre pensée, répond le Seigneur. Et Gertrude : « Que votre bonté, ô très miséricordieux, n’oublie pas en ce jour de Votre Circoncision, de retrancher nos défauts à toutes. - Que l’observance de votre règle vous serve de circoncision !… Si quelqu’un, en ce jour de l’An, s’applique à désavouer par une authentique contrition du coeur ses manquements, Je serai pour lui comme un maître très bon qui prend son élève préféré pour lui apprendre à lire » (Héraut de l’Amour Divin IV-V, 3). Bonne année avec l’Evangile pour règle !

 

Résolution : Je vais à la Messe, si possible en famille, pour offrir mon année au Seigneur par les mains de la Mère de Dieu fêtée aujourd’hui.

 

Mercredi

L’ultime appel

 

Gertrude parle de la mort comme du « jour de la vocation ». Elle entend Jésus appeler Sainte Mechtilde, le jour de sa mort, avec les mots mêmes de la grâce spéciale par laquelle Il lui avait fait le don insigne de son coeur ; ses derniers moments furent donc vécus comme un mémorial de sa vocation. Sainte Gertrude relate la mort de son abbesse, Dame Gertrude, comme la fête de la rencontre : « Voici que maintenant je vais te posséder dans le baiser de ma tendresse, lui dit Jésus avant de la présenter au Père. Et aussitôt son âme s’élève dans une jubilation d’incomparable suavité » (Héraut de l’Amour Divin V-I, 23).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Lorsque je vois à l’agonie des êtres qui se sont plu parfois à penser à moi ou ont accompli quelques œuvre méritoire, fût-ce à l’approche de la mort, je me révèle à eux dans tout l’attrait de ma tendre bonté, de sorte que, du fond du coeur, ils se repentent de m’avoir offensé et c’est ce repentir qui les sauve » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 29).

 

Parole de Dieu : « La preuve que Dieu nous aimes, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5, 8).

 

Dans ma vie

 

En digne fille de Saint Benoît, Gertrude, sans nulle crainte ni tristesse, « a chaque jour la mort devant les yeux » ; elle la perçoit comme l’accomplissement dynamique de son amour du Christ. Dans le livre V du Héraut, recueil de témoignages sur des défunts, elle parle souvent de la nécessité d’une ultime purification ; le Purgatoire, pour elle, n’a rien d’un lieu de torture ! « L’âme, en effet, y attend avec joie sa consommation. Elle ressemble à une jeune fille qui, en voyant dans les mains de sa mère les bijoux qui doivent la parer le lendemain, se réjouit dans l’attente de ce jour.

 

Résolution : J’imite Sainte Gertrude qui aidait les âmes du Purgatoire autant par son intercession que par des bonnes œuvres. Je récite la Prière « Âme du Christ », en disant consciemment « à ma mort, appelle-moi ! » :

 

« Âme du Christ, sanctifie-moi, Corps du Christ, sauve-moi, Sang du Christ, enivre-moi, Eau du côté du Christ, lave-moi, Passion du Christ, fortifie-moi. Ô bon Jésus, exauce-moi. Dans tes blessures, cache-moi. Ne permets pas que je sois séparé de toi. De l’ennemi défends-moi. À ma mort appelle-moi. Ordonne-moi de venir à toi, Pour qu’avec tes saints je te loue, Dans les siècles des siècles, Amen ».

 

Jeudi

La mort de Gertrude

 

Gertrude, pour se préparer à la mort, a pris l’habitude de se retirer le vendredi, à l’heure de None, pour s’approprier la prière des agonisants. « Un vendredi, le Seigneur lui fait voir à l’avance – en une sorte d’extase spirituelle – combien sera béni son passage hors de ce monde lorsqu’il daignera lui faire entendre son appel ». La Sainte Vierge, tous les Saints des Litanies viennent à son devant et, en guise de présents, la comblent avec bienveillance de leurs vertus… Enfin, « le Roi de gloire s’incline lui-même avec une inestimable tendresse comme pour lui donner un baiser... » (Héraut de l’Amour Divin V-XXXII, 8).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« À l’heure de ma mort, secours-moi par toutes les entrailles de Ta Miséricorde, et réjouis-moi d’une grande joie, en me montrant Ton Visage, Seigneur. Au jour du jugement, que mon âme n’ait pas à redouter une parole de reproche ; mais fais-moi entendre Ta voix glorieuse : Venez les bénis de Mon Père » (Exercices III).

 

Parole de Dieu : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir…. » (Romains, 3, 35, 38).

 

Dans ma vie

 

Une confiance totale en « la libéralité et la tendresse du Seigneur » accompagne la sainte liberté de Gertrude. Elle a l’assurance que « l’amour divin consumera toutes ses forces et que la mort ne triomphera d’elle que par la même violence d’amour qui causa celle de Jésus ». Sa foi pressent la joie de la vie éternelle comme le prolongement absolut de « l’étreinte eucharistique ». N’ayons donc peur que de ce qui peut nous séparer de Dieu ! Regardons, écoutons Jésus, le Fils unique du Père, né à Bethléem pour nous le faire connaître.

 

Résolution : je passe cette journée dans la prière et la Charité. J’aide donc de tout mon coeur la première personne qui me demande un service en suivant ce conseil de l’Evangile repris par Saint Benoît : « à quiconque demande de faire un mille, fais en deux ! ».

 

Vendredi

Pourquoi le Héraut ?

 

Que motif poussa Gertrude à révéler à autrui la confidence de ses « fréquent entretiens avec le Seigneur de Majesté » et des grâces insignes reçues ? « Elle se jugeait complètement indigne des dons de Dieu qu’elle ne pouvait en aucune manière les croire accordés pour elle seule, mais pour le profit des autres » répond sa biographe. « Je t’ai donnée pour être la lumière des nations et pour être mon salut jusqu’aux extrémités du monde » dit le Seigneur à Gertrude pour l’encourager à rédiger le Livre II du Héraut.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Un jour, en méditant, Gertrude prit conscience de sa misère intérieure… Elle se demandait comment il lui serait possible de plaire à Dieu qui voyait en elle toutes ses souillures ; et là où elle ne se découvrait qu’une tache, le divin et pénétrant regard en apercevait une infinité. Elle fut divinement consolée par cette réponse : « L’amour rend aimable ! » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 30).

 

Parole de Dieu : « Celui sur qui Je jette les yeux, c’est le pauvre et le coeur contrit » (Isaïe 66, 2).

 

Dans ma vie

 

Pour aller à Jésus, passion par le « pont » qu’est Gertrude, puisque c’est le désir du Seigneur. Gertrude n’a rien d’un gourou, sa doctrine est celle de l’Evangile. Lisons-là : par elle nous entendons la voix du Fils, doux et humble de coeur, nous respirons le parfum du bien-aimé. « Si quelqu’un vient à moi d’un coeur humilié, et, par amour de mon amour fait (du héraut) sa lecture, Je lui montrerai en détail dans mon coeur les passages qui lui seront utiles » a promis Jésus à Gertrude. Essayez donc !

 

Résolution : je choisis, selon mon attrait, mon âge et mon état, l’un des exercices de Sainte Gertrude ; je le fais en m’arrêtant là ou cela fait « tilt » et je prie la Sainte « pour goûter la joie de la présence et l’action du Seigneur en moi ». (Retrouvez le texte de ces exercices en cliquant ICI).

 

Samedi

Quelques noms du Seigneur

 

« Il m’est bon, mon bien-aimé de m’attacher à Vous seul ». La prenant dans ses bras, le Seigneur lui dit : « Il m’est doux aussi, toujours, ma bien-aimée, de m’attacher à toi ». Puis elle dit de toute l’ardeur de son désir : « Toute infirme et vile créature, je Vous salue mon très aimant Seigneur ». Et le Seigneur : « Je te salue à mon tour, ma très aimante ». Gertrude comprit alors que si une âme dit à Dieu : « Mon bien-aimé, mon très doux, mon très aimant » et autres titres semblables dans un élan de vive dévotion, Dieu lui répondra dans les mêmes termes. (Héraut de l’Amour Divin III-XXIX, 1-2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Vous êtes Fleur printanière de la Beauté Première,

Ô frère d’infinie tendresse,

Adolescent d’infinie beauté,

Compagnon de gaieté infinie,

Hôte d’infinie munificence,

Diacre d’infinie courtoisie ». (Héraut de l’Amour Divin III-LXV).

 

Parole de Dieu : « Du lever du soleil à son coucher, loué soit le Nom du Seigneur » (Psaume 112, 3).

 

Dans ma vie

 

Jésus est apparu pour la première fois à Gertrude sous l’aspect séduisant d’un adolescent de 16 ans, plein de charme. À cet adolescent très beau, « d’une jeunesse printanière, florissante », elle donne par la suite ces doux noms : « Ô Ami des hommes, Très aimant Sauveur, Ô très doux Amant, Perle vivifiante de divine noblesse, Fleur jamais fanée d’humaine beauté... » Le 3 janvier, nous avons fait mémoire du Saint Nom de Jésus, célébration remise à l’honneur par Saint Jean Paul II. Aimons répéter le Nom de Jésus que lui donna Marie et qu’explicita l’ange à Joseph : « car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».

 

Résolution : Je récite aujourd’hui les Litanies du Saint Nom de Jésus. Si je n’ai pas sous la main ou trouver, je m’en formule moi-même : « Jésus ma joie, mon amour, désir de mon coeur... » et je les prie, si possible devant la crèche.

 

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Epiphanie du Seigneur

Dimanche

 

En cette fête solennelle, Gertrude offre sur le modèle de l’offrande des rois, en guise de myrrhe le Corps du Christ avec toutes les souffrances de Sa Passion, pour effacer les péchés de tous, depuis Adam jusqu’au dernier des hommes. En place d’encens, l’âme du Christ, pleine de dévotion, pour suppléer aux négligences de tout l’univers. En guise d’or, la très parfaite divinité du Christ, avec les délices dont elle jouit, pour suppléer aux négligences de toutes les créatures. Le Seigneur lui apparaît alors présentant cette offrande, comme des étrennes, à la toujours adorable Trinité (Héraut de l’Amour Divin IV-VI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Se prosternant ils l’adorèrent et ouvrant leurs trésors… Stimulée par l’exemple des mages, Gertrude se leva dans la ferveur de son esprit et se prosterna avec une très humble dévotion aux pieds très Saints du Seigneur Jésus, l’adorant au nom de toute ce qu’il y a au Ciel, sur terre et dans les enfers » (Héraut de l’Amour Divin IV-VI, 3).

 

Parole de Dieu : « Les rois de Tarsis et des îles emporteront des présents : tous les rois se prosterneront devant Lui » (Psaume 71, 10).

 

Dans ma vie

 

Gertrude en offrant comme présents le corps, l’âme et la divinité du Christ accomplit exactement ce que demande la prière sur les offrandes de cette fête : « Regarde les dons de Ton Eglise, qui ne T’offre plus ni l’or, ni l’encens, ni la myrrhe, mais celui que ces présents révélaient, qui s’immole et se donne en nourriture : Jésus, le Christ ». Une fois de plus, admirons sa sage théologie spirituelle puisée dans la liturgie. Selon un noël : Élevons la pensée, à Dieu qui a conduit nos pas cette journée, voici venir la nuit… Offrons nos corps, nos âmes à notre créateur.

 

Résolution : En l’anniversaire de la naissance de Sainte Gertrude, le 6 janvier 1256, confions-lui tous nos désirs et requêtes ; son intercession si grande à tout pouvoir pour nous combler par le coeur de Jésus !

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Fin de l’Avent avec Sainte Getrude de Hefta

 

Pour approfondir

Vous pouvez consulter les écrits de Sainte Gertrude, en ligne, sur les liens suivants :

 

Le Héraut de l’Amour Divin, en cliquant ICI

Les Exercices de Sainte Gertrude, en cliquant ICI

 

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Téléchargez le texte des méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

Téléchargez l’intégralité des méditations de l’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta (pdf) en cliquant ici

 

Rendez-vous le 28 février pour le Mois de Saint Joseph...

 

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