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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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8 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Neuvième jour

Mère très pure, priez pour nous.

Mère très chaste, priez pour nous.

Mère de pureté inviolable, priez pour nous.

Mère sans tache, priez pour nous.

 

Conçue sans péché, devenue mère sans cesser d'être vierge, Marie semble oublier toutes ses autres prérogatives pour ne s'occuper que du soin de conserver et d'accroître chaque jour, son inviolable et éclatante pureté. C'est par la pureté, c'est-à-dire par l'exemption du péché, que nous sommes agréables à Dieu. Le zèle de Marie pour la pureté se montre dans toutes les circonstances de sa vie, mais il éclate surtout dans le pieux empressement avec lequel elle se soumet à la loi de la Purification.

La loi de Moïse ordonnait que quarante jours après la naissance d'un enfant, si cet enfant était un fils, la mère se présenterait au temple pour s'y purifier ; la loi voulait encore que l'enfant nouveau-né, lorsqu'il était l'aîné de la famille, fût porté au temple pour y être offert et consacré au Seigneur. Il est évident que Marie n'était tenue à aucune de ces deux lois. Elle n'était pas tenue d'aller au temple pour s'y purifier, puisque, après comme avant son enfantement, elle était restée toujours vierge, toujours pure. Néanmoins Marie n'hésite point à obéir à une loi qui n'était pas faite pour elle ; elle se soumet, comme la dernière des femmes, à toutes les cérémonies de la Purification, quelque pénibles, quelque humiliantes qu'elles soient. Mais ô Marie ; pourquoi voiler vos grandeurs en vous assujétissant à une loi qui ne vous oblige pas ! Ne vous souvenez-vous donc plus qu'un ange est descendu du ciel pour vous annoncer que vous deviendrez mère sans cesser d'être vierge ? Ah ! Marie ne l'ignorait pas : mais plus elle se voit élevée aux yeux de Dieu, plus elle s'abaisse et et s'humilie aux yeux des hommes pour confondre notre orgueil ; plus elle a de raisons de se dispenser de la loi, plus elle la remplit avec empressement et ponctualité pour condamner notre lâcheté et nos désobéissances.

Apprenons tous de Marie, dans le doute si la loi, si le précepte nous oblige ou ne nous oblige pas, à prendre le parti le plus sûr, celui de l'observance ; apprenons de Marie, quand il s'agit des devoirs et des pratiques de la vie chrétienne, à ne pas marchander avec Dieu, à dépasser plutôt qu'à restreindre la limite de nos obligations. C'est le caractère d'une âme généreuse d'offrir plus qu'on n'exige d'elle. Si Dieu ne nous donnait que ce qu'il nous doit, que deviendrions-nous ? Apprenez en particulier, mères de famille, à devenir par votre conduite exemplaire la règle de votre maison, à faire la leçon à vos enfants et à vos domestiques par la régularité de votre vie et le fidèle accomplissement de tous vos devoirs religieux. Quand on pratique le premier ce qu’os recommande aux autres, on est assuré de rendre son autorité respectable.

Les saints docteurs n'hésitent point à dire que Marie sortit de la Purification avec un nouveau lustre de pureté, ornée et enrichie de nouveaux mérites ; comme le soleil voilé un instant parles nuages, reparaît ensuite sur l'horizon plus ardent et plus radieux. Et voilà pourquoi l'Eglise multiplie les noms pour exprimer en quelque sorte la même idée, en invoquant Marie sous les titres de Mère très pure, Mère très chaste, Mère d'une pureté inviolable, Mère incorruptible.

 

Exemple

Deux rosiers offerts à Marie

 

Un jeune apprenti parisien, fils d'une pauvre ouvrière, voyant sa mère triste et découragée par le manque total d'ouvrage, lui dit un soir du mois d'avril : « Ma mère, ayez confiance ; prions ensemble la sainte Vierge, elle nous viendra en aide. Le monsieur qui vous visite me l'a bien répété ». La pauvre femme écouta l'enfant ; quelques jours après elle avait de l'ouvrage en abondance. Le mois de mai touchant à sa fin. l'apprenti dit à sa mère : « Maman, nous n'avons pas remercié la sainte Vierge de nous avoir secourus ; venez à l'église, nous y entendrons la messe, et puis nous offrirons un petit souvenir à notre protectrice ». L'ouvrière suit l'enfant, qui. traversant avec elle le marché aux fleurs, y achète deux jolis rosiers, les paye et court les déposer à l'autel de la sainte Vierge L'enfant expliqua à sa mère surprise que, du jour où l'ouvrage était revenu, il avait résolu, de donnera Marie un gage de sa reconnaissance. Chaque matin, à l'atelier, il recevait deux sous pour acheter de quoi déjeuner. Il avait mangé du pain sec tout le mois, et, des trois francs ainsi économisés, il avait acheté les deux rosiers offerts par sa reconnaissance. On peut imiter la piété de cet enfant, en renouvelant de temps en temps les fleurs qui ornent la chapelle ou l'on fait le mois de Marie, ou en faisant quelque aumône en l'honneur de la sainte Vierge, ou bien encore en produisant quelques actes de patience, de douceur, d'humilité, d'obéissance, qui sont les fleurs dont le parfum est le plus agréable à la Reine du ciel.

Pratiques : Pour purifier de plus en plus votre âme, récitez un acte de contrition en prenant de l'eau bénite, le matin à votre lever, le soir à votre coucher. Purifiez souvent dans la journée, l'intention ou le motif qui vous fait agir.

 

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Prière

 

Mère très pure et très chaste, Mère sans souillure et sans tâche, un seul nom ne peut suffire pour exprimer votre incomparable pureté. Elle est si éclatante que je n'ose la contempler en face, tant elle me couvre de confusion. La résolution qu'elle m'inspire, c'est de purifier mon âme en la plongeant plus souvent dans le bain salutaire de la pénitence. Aidez-moi, toutes les fois que j'irai à confesse, à bien faire mon examen de conscience, mettez la sincérité sur mes lèvres, pénétrez mon cœur d'une vive componction, et faites-moi concevoir une telle horreur du péché, que je sois disposé à mourir plutôt que d'y retomber de propos délibéré. Ainsi soit il.

 

Saint-J

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18 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Dix-neuvième jour

Les Noces de Cana

 

Prélude : Pendant le festin de noces auquel Jésus prend part avec ses disciples, le vin manque aux convives. Marie se penche vers son divin Fils qui l'écoute avec attention.

 

Méditation

 

« Faites ce que mon Fils vous dira ». Telle fut la recommandation que Marie adressa à ses hôtes, lorsqu'elle connut le cruel embarras dans lequel ils se trouvaient. En disant ces paroles, elle s'exprima comme souveraine de tout le genre humain, enseignant aux hommes que, pour remédier à toutes leurs misères et subvenir à tous leurs besoins, il est nécessaire et suffisant tout à la fois qu'ils fassent de leur côté tout ce que le Seigneur commande ou ce que prescrivent ceux qui tiennent sa place. Une telle doctrine ne pouvait sortir que de la bouche d'une telle mère et d'une telle avocate qui, désirant notre bien et sachant quel est l'obstacle qui empêche la puissance divine de faire beaucoup de merveilles, voulut nous proposer et nous enseigner le remède propre à guérir tous nos maux, en nous disposant à accomplir la volonté du Très-Haut, d'où dépend notre bonheur.

Quand l'eau eut été changée en vin et que le miracle fut connu, de toutes parts on glorifiait Jésus-Christ. L'auguste Vierge, de son côté pratiquant pour louer le Très-Haut, des actes de vertu sublime en lui rendant des actions de grâces de ce que la gloire de son saint nom se répandait ainsi. Elle se préoccupait des besoins des nouveaux fidèles et s'employait au service de son adorable Fils, prévoyant toutes choses avec une sagesse incomparable et une vigilante charité. C'est cette charité qu'excitait la ferveur avec laquelle elle priait le Père éternel de dis poser les hommes à recevoir les paroles et la lumière du Verbe incarné et de dissiper les ténèbres de leur ignorance.

 

Résolution : Nous employer au service du prochain, en union avec la charité de Marie à Cana.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, mère des malheureux ». (Richard de Saint-Victor).

 

Ste Madeleine de Pazzi

 

Exemple

Heureuse Traversée

 

Sainte Madeleine de Pazzi eut un jour une vision où il lui sembla qu'elle voyait une mer immense et tourmentée au sein de laquelle voguait une barque qui avait servi de refuge à tous les dévots serviteurs de Marie. La Reine du ciel leur servait de pilote et les conduisit sans accident au port. Faisons en sorte, ajoute saint Alphonse de Liguori, à qui nous empruntons ce trait, d'entrer dans cette barque heureuse de la dévotion à Marie, et demeurons-y comme en un lieu sûr, puisque l'Église chante : « Tous ceux qui auront leur habitation en vous seront dans la joie, ô sainte Mère de Dieu ». (Paraphrase du Salve Regina).

 

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13 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Mages

 

Quatorzième jour

Les Mages

 

Prélude : Le front dans la poussière, les nobles Orientaux adorent dans le plus profond recueillement l'Enfant- Dieu. Ils relèvent lentement leur tête vénérable et offrent avec une expression de foi ardente et généreuse les présents qu'ils ont apportés pour symboliser la fidélité de leur correspondance à la vocation divine.

 

Méditation

 

La divine Mère attendait les pieux Orientaux avec l'Enfant-Dieu qu'elle tenait dans ses bras. Elle apparaissait ornée d'une modestie et d'une beauté incomparables et, à travers son humble pauvreté, il était facile de reconnaître et de découvrir en elle une majesté surhumaine, dont le rayonnement perçait à travers le voile de sa modestie évangélique. La splendeur de l'enfant était beaucoup plus grande et, quand les trois rois mages entrèrent dans la grotte, en voyant le Fils de la Mère, ils furent ravis d'admiration. Puis, après avoir rendu leurs hommages d'admiration à l'Enfant-Dieu, ils se relevèrent et félicitèrent aussitôt leur Reine et la nôtre du bonheur qu'elle avait d'être Mère du Fils du Père éternel.

Ô Marie ! les dons que les Mages offrirent à Jésus étaient grands sans doute, mais l'affection avec laquelle ils les offraient et le mystère qu'ils annonçaient par ces présents étaient bien plus grands encore. C'est pourquoi ils furent très agréables au Seigneur. Ah ! obtenez-moi de Jésus-Christ ce cœur large et généreux sans lequel nous ne saurions faire à Dieu aucun sacrifice, aucune offrande, aucun don, qui lui soient agréables ! Mon cœur est étroit, il est encombré par les préoccupations terrestres, il est plein de l'amour des créatures et des choses qui passent. Venez à mon aide, ô Vierge très fidèle et très clémente, car, sans un secours d'en haut, je le sens, je ne pourrai jamais dompter cette effrayante paresse spirituelle qui me retient loin des voies où je devrais courir avec tant de générosité et de foi ; à l'exemple de ces fidèles Orientaux que vous encourageâtes par votre maternel accueil.

 

Résolution : Dans les occasions où le bon Dieu nous demande quelque sacrifice pénible à la nature, recourir avec un filial empressement à la sainte Vierge.

Bouquet spirituel : Je vous salue, Marie, véritable encensoir d'or. (Saint Ephrem).

 

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Exemple

La tranquillité rendue à une âme

 

Pendant que saint François de Sales finissait ses études, le démon parvint à lui persuader que toutes ses bonnes œuvres étaient inutiles, puisque Dieu l'avait réprouvé. Ce jeune homme fut saisi de frayeur, comme si sa damnation eût été certaine. L'amour extrême qu'il avait pour Dieu le faisait souffrir cruellement quand il pensait qu'il était destiné à le haïr éternellement. Les frayeurs de l'enfer et l'agitation de son esprit le jetèrent dans une profonde tristesse. Il passait les jours et les nuits dans les larmes, et à peine avait-il la force de prendre quelque nourriture. Dans cet abattement, il se retire dans l'église de Saint Etienne des Grès ; et là, prosterné devant une image de la Vierge, fondant en larmes, il la conjura de lui obtenir la grâce d'aimer Dieu durant sa vie avec toute la ferveur dont il était capable, puisqu'il devait être si malheureux que de la haïr pendant l'éternité. Cette admirable prière lui rendit aussitôt un calme parfait. (Tiré de sa vie par Marsollier).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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12 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Saint Nom

 

Treizième jour

Le Nom de Jésus

 

Prélude : Marie et Joseph prononcent, au moment de la Circoncision, le saint nom de Jésus. Les cieux s'inclinent avec respect, la terre semble tressaillir avec amour. Les Limbes sont réjouis par ce nom dont l'écho se prolonge jusqu'aux enfers, où il épouvante les démons.

 

Méditation

 

Quand l'ange du Très-Haut avait révélé à saint Joseph le grand mystère de l'Incarnation, il lui ordonna en même temps d'appeler son Fils adoptif Jésus.

Jésus !!! C'était le nom du Fils de Marie, écrit de toute éternité dans la pensée de Dieu. La très sainte Trinité l'avait donné à ce Fils unique pour symboliser la puissance qu'il aurait de sauver le genre humain. Mais c'est en versant les prémices de son sang sous le couteau de la Circoncision que notre divin Seigneur et Maître recevra le nom de Jésus, parce que c'est un nom de Sauveur et de Rédempteur, et que le salut et la rédemption doivent s'opérer par l'effusion du sang du Fils de Dieu fait homme.

Ô Marie ! aucun de ces mystères ne vous fut caché, et nul parmi les anges ou parmi les hommes ne pénétra plus avant dans les profondeurs mystérieuses des significations du nom que recevait à ce moment votre divin Fils ! Aidez ma faiblesse et guidez mon esprit quand il veut s'appliquer à méditer ces trésors de salut et de sainteté que renferme le saint nom de Jésus. Et puisque vous fûtes la première entre tous les hommes à appeler de ce doux nom l'Enfant-Dieu, donnez-moi quelques-uns des sentiments d'amoureuse complaisance avec lesquels vous le répétiez sans cesse, afin que, après avoir fait mes délices et ma consolation pendant ma vie, ce doux nom soit avec le vôtre mon arme la plus puissante contre le démon à l'heure de ma mort.

 

Résolution : Incliner la tête ou donner une autre marque de respect quand on entend prononcer le saint nom de Jésus.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, ô Marie, dont le nom est le plus doux après celui de Jésus ! » (Saint Anselme).

 

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Exemple

Les saints Noms de Jésus et de Marie

 

Le saint anachorète Honorius disait que le nom de Marie est plein d'une douceur divine, et le glorieux saint Antoine de Padoue trouvait dans ce nom la même suavité que saint Bernard dans celui de Jésus. Le nom de Jésus, disait l'un, le nom de Marie, reprenait l'autre, est l'allégresse du cœur, du miel pour les lèvres, une mélodie pour l'oreille. (Les Gloires de Marie, par saint Alphonse de Liguori).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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25 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Cénacle

 

Vingt-sixième jour

Le Cénacle

 

Prélude : Les apôtres sont réunis dans le Cénacle. Marie est placée au milieu d'eux profondément recueillie et abîmée dans la contemplation des choses célestes. Des langues de feu se sont reposées sur la tête de chacun de ces saints personnages, mais celle qui brille sur le tête de Marie est plus lumineuse que les autres.

 

Méditation

 

Les apôtres, avec les autres disciples et fidèles, demeuraient tout joyeux en la compagnie de la grande Reine du ciel, attendant dans le Cénacle l'accomplissement de la promesse du Sauveur qu'il leur enverrait d'en haut l'Esprit consolateur pour leur enseigner toutes choses et leur rappeler tout ce qu'il leur avait dit. Ils étaient tous si intimement unis par la charité, que, durant ces dix jours d'attente, nul n'eut une pensée, un sentiment, une impression, contraires à ceux des autres, Ils n'avaient en toutes choses qu'un cœur et qu'une âme. Unie par la prière et par le jeune, cette sainte assemblée attendait la visite du Saint-Esprit, qui n'habite point dans les cœurs divisés. Cette union de charité fut très-puissante pour les disposer tous à recevoir le Saint-Esprit et pour les aider à vaincre les démons.

Ainsi réunis, ils priaient avec notre auguste souveraine, lorsqu'on entendit venir du ciel un grand bruit pareil à un tonnerre éclatant et à un vent impétueux accompagné de brillants éclairs, et le feu divin se répandit sur toute cette sainte assemblée.

Les effets de la venue du Saint Esprit furent merveilleux sur la bienheureuse Vierge, et les anges en admirèrent la sublimité. Quant à nous, nous ne saurions les comprendre ni les expliquer : qu’il nous suffise de savoir que la glorieuse souveraine en fut toute transformée et ravie jusque dans le sein du Très-Haut. Elle seule lui rendit plus d'actions de grâces et de louanges sous cette influence divine que tous les saints ensemble, et il nous faut nous unir à elle pour reconnaître le bienfait que Dieu accorda le jour de la Pentecôte à son Église en lui envoyant son divin Esprit et en s'engageant à le lui envoyer plusieurs fois et à la gouverner par son assistance jusqu'à la fin des siècles.

 

Résolution : Écouter avec soin la voix du Saint-Esprit, qui se fait toujours entendre aux cœurs vraiment humbles, dociles et recueillis.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, sanctuaire de l'Esprit-Saint ». (Saint Bernard).

 

Victorien

 

Exemple

Un merveilleux prodige

 

Au cinquième siècle, des catholiques à qui Hunéric, roi des Vandales, fit couper la langue, parce qu'ils ne voulurent pas renoncer à la foi, parlèrent miraculeusement le reste de leur vie. Ce fait est attesté par cinq historiens contemporains, qui ne certifient que ce qu'ils ont vu eux-mêmes. L'un d'eux, Énée de Gaze, philosophe platonicien, s'exprime ainsi : « J'ai vu moi-même, de mes yeux, ces hommes, je les ai entendus parler ; et, leur ayant fait ouvrir la bouche, j'ai vu que leur langue avait été entièrement arrachée jusqu'à la racine ».

L'historien Procope s'exprime presque dans les mêmes termes : il ajoute que deux de ces hommes, ayant péché grièvement depuis, cessèrent de parler. Enfin ce miracle est attesté dans le texte même des lois de Justinien . « Nous avons vu, dit cet empereur, de ces hommes vénérables, qui, ayant souffert l'amputation de la langue jusqu'à la racine, faisaient le récit touchant des maux qu'ils avaient endurés ». (Cod. Jus., lib. I, tit. 27).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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24 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Vingt-cinquième jour

L'Ascension

 

Prélude : Le ciel s'ouvre, les anges en sortent pour accourir au devant du Roi immortel des siècles qui monte lentement et avec une majesté souveraine dans les airs inondés de lumière. Sur la terre, au sommet d'une montagne, une foule a les yeux et les mains levés vers le Dieu qui triomphe et qui la bénit. Marie est là, debout, le cœur uni à son Bien-Aimé.

 

Méditation

 

Le moment heureux arriva bientôt où le Fils unique du Père éternel, qui était descendu du ciel pour se revêtir de notre humanité, devait y remonter par sa propre vertu pour s'asseoir à la droite de celui dont il était l'éternel héritier, engendré de sa substance en égalité et en unité de nature et de gloire infinie. Il ne monte si haut que parce qu'il était auparavant descendu dans les profondeurs de la terre, suivant l'expression de l'Apôtre.

Or, afin de célébrer une aussi grande solennité, Notre Seigneur voulut rendre témoin de sa glorieuse ascension sa très sainte Mère. Quand même cette grâce eût été refusée à tous les autres mortels, elle était en quelque sorte due à la bienheureuse Marie, parce qu'elle avait souffert avec Jésus Christ plus qu'aucune créature n'a pu et ne pourra jamais souffrir.

Il était juste qu'elle eût part au triomphe du Sauveur et à la joie avec laquelle il allait s'asseoir à la droite de son Père éternel, pour que sa propre Mère pût à son tour se placer à la sienne, elle qui lui avait fourni de sa propre substance cette nature humaine qu'il emportait triomphant dans le ciel.

Ô Marie, vous restez auprès de l'Église naissante, parce qu'auprès d'un berceau il faut une mère ! Par la douleur que vous éprouvâtes à vivre ainsi séparée de votre divin Fils et par les mérites de votre sacrifice à cette occasion, donnez nous l'amour de la sainte Église, à notre époque plus nécessaire que jamais.

 

Résolution : Nous renouveler dans la dévotion à l'Église et dans la piété filiale que nous devons au Pape, le père commun des fidèles.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, gloire, ornement et protectrice maternelle de l'Église ! »

 

Conversion

 

Exemple

Une douce mort

 

Un jeune gentilhomme écossais avait eu le bonheur d'abjurer l'hérésie au sein de laquelle il était né et d'entrer dans la Compagnie de Jésus. À peine eut-il été admis au nombre des religieux qu'il tomba très gravement malade. On lui administra les derniers sacrements, et aussitôt on le vit se répandre en tendres effusions avec Marie, sa bonne mère, qui l'avait arraché à l'hérésie, ramené dans le sein de la véritable Église et conduit dans la maison de Dieu. Et, comme on voulait qu'il tachât de se reposer : « Que me parlez-vous de repos ! répondit il, c'est dans le ciel que je me reposerai ». Reprenant ensuite ses doux entretiens avec Marie et répétant sans cesse son doux nom, il expira doucement, comme un enfant qui s'endort dans les bras de sa mère. Peu de jours après, un religieux sut par révélation qu'il était dans le ciel. (Pouvoir de Marie, par saint Alphonse de Liguori).

 

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28 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Vingt-neuvième jour

La gloire manifestée

 

Prélude : Pressons-nous, avec la foule des premiers pèlerins d'Assise, autour du sépulcre glorieux de notre bien-aimé Père, et unissons la ferveur de nos supplications à celles qui lui furent adressées, dès le premier jour de son ensevelissement.

 

Réflexions

 

Comme nous l'avons médité hier, arrivé à Assise, le corps de saint François fut inhumé en grande pompe ; dans l'église de saint Georges.

O bon et cher saint, nous écrierons-nous avec Monseigneur de Ségur devant ce glorieux tombeau, ô bon et cher saint, véritablement incomparable en votre mort comme en votre vie, priez pour nous dans les splendeurs séraphiques de votre gloire, afin que, recevant par vous les miséricordes du Seigneur notre Dieu, nous puissions vous contempler un jour avec lui, et vous bénir, vous aimer, jouir de lui avec vous, pendant toute l'éternité !

Notre Seigneur ne voulut point tarder à faire éclater la sainteté et la gloire de son grand serviteur Le jour même de l'inhumation triomphale de saint François, les miracles commencèrent, et quels miracles ! Une jeune fille d'Assise qui, au vu et au su de toute la ville, avait la tête monstrueusement retournée et adhérente à l'épaule, s'approcha du tombeau du Bienheureux, y posa la tête, et aussitôt sa difformité disparut : la tête se trouva remise dans son état normal, à la grande stupéfaction et joie d'une infinité de spectateurs.

Un autre habitant d'Assise, aveugle depuis cinq ans et qui avait beaucoup aimé saint François, un femme nommée Sibilia et un homme de Spello, tous deux également aveugles depuis plusieurs années, recouvrèrent subitement la vue, de la même manière.

Un enfant tombé de très haut et tout brisé était depuis trois jours sans mouvement et sans vie. Sa mère, ayant fait vœu, s'il en revenait, de le porter au tombeau du glorieux François et d'y faire une offrande, le pauvre petit se trouva soudainement vivant et guéri.

Un autre enfant ne prenait plus rien depuis huit jours ; il avait les yeux fermés et la chair toute noire, si bien qu'on le jugeait mort ; sa mère, tout en larmes, n'en cessait pas moins d'invoquer le Saint : tout d'un coup, l'enfant ouvre les yeux ; sa chair redevient blanche et vive... Saint François l'avait rendu à la vie. Et comme on lui demandait qui l'avait guéri, il répondit : « C'est le Frère François, en me donnant sa bénédiction ».

Un malade, nommé Mancino, qui était à toute extrémité et abandonné des médecins, murmura le nom de François, et aussitôt il se trouva en parfaite santé.

Un jeune garçon muet et presque sans langue avait été recueilli, pour l'amour de Dieu, chez un homme fort pieux, nommé Marc. Un jour, celui-ci dit à sa femme : « Oh ! que si le bon saint François voulait, il pourrait bien remédier au mal de ce pauvre infirme ! Tous les jours, j'entends dire qu'il fait des miracles : celui de donner à un muet l'usage de la parole ne serait pas un des moindres. Si cela arrive, je fais vœu de le mener au tombeau du Saint, de l'adopter pour mon fils et de lui fournir, tant que je vivrai, les choses dont il aura besoin ». Il n'avait pas achevé que le muet s'écria d'une voix pleine : « Vive saint François ! » et regardant fixement : « Le voilà, dit-il, qui retourne au ciel. Il est venu me faire parler ! »

 

Pratique : Se renouveler dans la confiance en la puissante intercession de saint François d'Assise et l'invoquer avec un filial abandon dans toutes les nécessités temporelles et spirituelles.

Invocation : Saint François, notre bon père, ayez pitié de vos enfants.

 

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Témoignage de saint Bonaventure

 

Dieu manifesta sa puissance, en honorant son serviteur de prodiges éclatants, après la mort comme durant la vie. Des aveugles, des sourds, des muets, des boiteux, des paralytiques, des hydropiques, des lépreux, des possédés, ont éprouvé la vertu des mérites du saint. À son invocation, dans les naufrages, dans la captivité, dans toute sorte de maladies, de nécessités et de périls, on s'est senti puissamment secouru. Beaucoup de morts ont été ressuscités. Parmi ces miracles, il y en eut plusieurs que Dieu fit pour confirmer la vérité des stigmates. (Légende de saint François, par saint Bonaventure).

 

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27 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Vingt-huitième jour

Les funérailles

 

Prélude : Suivons les funérailles de notre bienheureux Père et mêlons nos chants à ceux qui les transforment en un véritable triomphe.

 

Réflexions

 

Dès que la nouvelle de la mort du saint fut répandue, et qu'on entendit parler de ses stigmates, le peuple accourut en foule pour les voir. Chacun voulait les considérer de ses propres yeux, et avoir la satisfaction de s'assurer par lui-même d'un événement qui faisait la joie publique. On permit à un très grand nombre d'habitants d'Assise d'approcher, de voir et de baiser les saints stigmates.

L'un d'entre eux, nommé Jérôme, homme de guerre et lettré, sage et de grande réputation, ayant de la peine à croire cette merveille, l'examina plus hardi- ment et plus curieusement que les autres, en présence des Frères et de plusieurs personnes de la ville. Il toucha de ses mains les pieds, les mains et le côté du corps saint, fit mouvoir les clous, et s'assura si bien de la vérité du fait, qu'il en fut depuis un témoin très zélé, et en déposa avec serment sur les saints Evangiles. C'était, dit ingénieusement saint Bonaventure, comme l'apôtre saint Thomas, qui d'incrédule devint fidèle, en mettant ses mains dans les plaies du Sauveur, afin que sa foi, précédée d'incrédulité, affermît notre foi et nous empêchât de devenir incrédules.

Les Frères, qui avaient assisté au décès du bienheureux patriarche, passèrent le reste de la nuit à chanter les louanges de Dieu autour du corps, avec une multitude d'autres personnes qui survinrent ; et cela se fit de telle manière qu'il semblait, dit un biographe, qu'on fût à une fête d'esprits célestes plutôt qu'aux funérailles d'un homme. Le lendemain matin, qui était le dimanche, le saint corps fut porté à Assise, au chant des hymnes et des cantiques, sur les épaules des principaux de la ville, et des premiers d'entre les Frères Mineurs, les autres ayant une branche ou un cierge à la main.

Après avoir passé à Saint-Damien, on se remit en marche pour Assise, où François fut inhumé, dans l'église de Saint Georges, avec tout le respect possible. C'est là qu'il avait commencé à étudier dans son enfance, et qu'il avait prêché la première fois : ce fut là aussi son premier lieu de repos. Visitons notre bienheureux Père dans son sépulcre, et, comme les saintes femmes au sépulcre de Celui dont François fut une si vivante image, aimons à l'entourer du parfum de nos vertus.

 

Pratique : Concourir volontiers aux funérailles des pauvres.

Invocation : Saint François, honoré de Dieu et des hommes, assistez-nous dans l'exil où nous gémissons.

 

Lamentations de Sainte Claire

 

Fioretti

Les derniers adieux de sainte Claire

 

Quand le convoi passa à Saint-Damien, où Claire était avec ses filles, on s'y arrêta un peu, pour leur donner la consolation de voir et de baiser les stigmates. En admirant un tel prodige, et en gémissant d'être privées d'un tel Père, elles se souvinrent de la promesse qu'il leur avait faite dans sa dernière maladie, qu'elles le verraient avant leur mort. Claire s'efforça de tirer le clou d'une de ses mains, ce qu'elle croyait pouvoir faire, parce que la tête s'élevait dans la paume de la main au-dessus du reste de la chair ; mais il lui fut impossible d'y réussir. Elle trempa seulement un linge dans le sang qui en sortit, et elle prit la mesure du corps, dont elle se servit pour faire à la tribune, du côté des religieuses, une niche proportionnée, où l'on plaça l'image du saint. Ces pieuses vierges auraient bien souhaité qu'on leur eut permis de le considérer plus longtemps, mais on se remit en marche pour Assise, où il fut inhumé dans l'église de Saint Georges. (Vie de saint François d'Assise, par le Père Chalippe).

 

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19 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Vie publique

 

Vingtième jour

Marie pendant la vie publique de Jésus

 

Prélude : Une grande foule est réunie autour du bon Maître, qui l'instruit et opère des miracles. Marie est perdue dans la foule, ses yeux restent fixés sur son Fils, tout son visage respire le recueillement le plus parfait et l'union la plus intime avec le divin Bien-Aimé.

 

Méditation

 

Dès que le Sauveur eut commencé sa vie publique, sa très sainte Mère quitta la maison de Nazareth et le suivit dès lors partout où il allait prêcher. Combien de fatigues n'aura-t-elle pas essuyées dans toutes ces courses apostoliques à la suite de Jésus !

Quoique toute la loi évangélique fût écrite dans le cœur de notre incomparable Souveraine, elle ne laissait pas d'être assidue à toutes les prédications de son Fils comme le dernier de ses disciples. Quand il enseignait, elle l'écoutait toujours dans une attitude merveilleusement respectueuse et lui offrait les hommages et le culte dus à sa personne et à sa doctrine.

Pleine d'égards pour ceux que son divin Fils avait associés à l'apostolat, elle les soignait tous comme une mère, et pourvoyait à tout comme une puissante Reine : son exemple, ses conseils, ses instructions éclairaient, consolaient, édifiaient, soutenaient les disciples et les saintes femmes de la suite de Jésus.

Les miracles et les œuvres de Notre Seigneur étaient si surprenants et si inouïs, qu'il était impossible qu'il n'en rejaillit une grande gloire sur sa Mère. Mais son humilité n'en reçut aucune atteinte. Pour le commerce saint que son âme virginale entretenait avec celle du Sauveur, elle l'engageait à détourner la gloire que les auditeurs de sa divine parole lui attribuaient à elle, comme il arrive dans quelques circonstances mentionnées par les Évangélistes.

 

Résolution : Offrir aujourd'hui quelques actes d'humilité à Jésus par Marie.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, modèle de la plus parfaite modestie ». (Richard de Saint-Laurent).

 

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Exemple

La principale ennemie du démon

 

Saint Dominique, prêchant uns mission contre les Albigeois à Carcassonne, eut l'occasion d'exorciser un possédé. Forcé par les objurgations du saint, l'esprit de ténèbres avoua que Marie, la Mère de Dieu, était sa principale ennemie, qu'elle renversait tous ses desseins et rompait tous ses projets, que sans elle les hérésies et les schismes auraient mille fois ruiné l'Église, qu'elle lui arrachait à tout moment des âmes dont il se croyait sûr, que plusieurs à l'article de la mort obtenaient leur salut par son entremise, et, enfin, que jamais aucun de ceux qui avaient fidèlement persévéré dans sa dévotion n'avait été perdu. (Véritable dévotion à la sainte Vierge).

 

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16 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Dix-septième jour

Le Recouvrement de Jésus

 

Prélude : Jésus est assis au milieu des vieux docteurs de la loi qui l'écoutent avec admiration et ravissement. Marie s'approche de cet Enfant bien-aimé qu'elle cherche depuis trois jours avec larmes.

 

Méditation

 

Toutes les œuvres de Notre Seigneur et celles de sa très sainte Mère sont remplies d'une doctrine mystérieuse et de leçons salutaires, qui éclatent aux regards, pourvu qu'on veuille les considérer avec une attention respectueuse. L'adorable Sauveur quitta Marie, afin que, le cherchant avec douleur et avec larmes, elle le retrouvât avec beaucoup de joie et de profit pour son âme. Imitons notre divine Mère et cherchons le Seigneur avec une angoisse qui nous maintienne dans une vigilance continuelle et ne nous laisse nous reposer nulle part pendant notre vie, jusqu'à ce que nous l'ayons trouvé et que nous ne puissions plus le perdre.

Or, afin de mieux pénétrer le secret du Seigneur, il nous faut remarquer que sa sagesse infinie conduit les créatures capables de sa félicité éternelle, de manière à les mettre dans le chemin de cette même félicité, mais en leur laissant l'incertitude d'y arriver jamais. C'est afin que cette incertitude inquiète fasse naître en elles une crainte et une horreur continuelles du péché, qui est la seule chose qui puisse leur faire attendre cette félicité ; et que, dans le tumulte de la vie humaine, elles ne se laissent point entrainer ni enlacer par les choses visibles et terrestres.

Ô Marie, par la grande affliction que vous cause la séparation momentanée de votre divin Fils, obtenez-moi de vivre avec tant de ferveur que ni l'affliction, ni les angoisses, ni la faim, ni les périls, ni les persécutions, ni le glaive, ni les hauteurs, ni les profondeurs ne puissent jamais me séparer de mon bien souverain. Je ne veux pas l'oublier, mais en ferai mon sujet continuel de méditation : les chaînes de l'amour de Dieu sont si fortes, que rien ne peut les rompre, si ce n'est la propre volonté de la créature.

 

Résolution : Quand nous nous trouvons dans un état de péché ou même dans un simple état de tiédeur, recherchons avec empressement Jésus absent, en union avec les sentiments de Marie a la recherche de son divin Fils.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, qui avez couru avec tant d'empressement à l'odeur des parfums de votre bien-aimé ». (Cantique des Cantiques).

 

Conversion

 

Exemple

Une pratique de dévotion à Marie

 

Le père Lopez rapporte que, se trouvant dans un hôpital d'Espagne, il eut le bonheur d'entendre la confession générale d'un malade qui ne s'était pas confessé depuis cinquante-cinq ans. Durant tout ce temps, il n'avait pratiqué qu'une seule dévotion. C'était, toutes les fois qu'il passait devant une image de Marie, de se découvrir respectueusement en priant la sainte Vierge de lui obtenir la grâce de ne pas mourir en état de péché mortel. Marie l'exauça en le préservant miraculeusement d'une mort imminente, loin de tout secours religieux. (Les Gloires de Marie).

 

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8 mai 2019

Le Mois de Marie Dominicain

Le Mois de Marie Dominicain

Marie honorée par les Saints et les Saintes de l’Ordre de Saint Dominique

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Neuvième jour

Dévotion à la Purification de la très Sainte Vierge

 

« En souvenir de cette fête, vous vous offrirez, avec la Mère et le Fils au Père Eternel, pour être entièrement dévouées à sa gloire » (Lettre du Père Lequien).

 

I. La très Sainte Vierge Marie daigna plusieurs fois mettre l‘Enfant Jésus entre les bras de sainte Catherine de Ricci ; cela lui arrivait surtout à la fête de la Purification. Dans ces occasions, la sainte ne se lassait pas de témoigner son amour à son Bien-Aimé, et ne l'aurait pas rendu, si la glorieuse Vierge ne le lui avait redemandé.

Le bienheureux Jourdain de Saxe vit un jour de la Purification la très Sainte Vierge qui, avec son divin Enfant, bénissait tous les religieux, pendant qu'ils chantaient à l'église l'office divin.

Le bienheureux Pierre de Ruffia obtint la plus belle récompense de ses travaux, la couronne du martyre, le jour de la Purification. Heureux d'unir son sacrifice à celui que Jésus offrit alors dans le temple de Jérusalem à Dieu son Père !

Un jour de la Purification, pendant que le Père de Montfort prêchant dans l'église des Dominicains de la Rochelle, parlait des grandeurs de Marie, son visage exténué devint tout d'un coup lumineux et rayonnant ; et ses meilleurs amis ne purent en ce moment le reconnaître qu'à la voix. C'était un indice de la gloire céleste qui devait bientôt récompenser ses vertus et ses travaux.

Au temps de la Purification de la Vierge, pour se préparer dévotement à la recevoir dans le Temple, le bienheureux Henri Suso choisissait les trois jours qui précédaient cette fête, et il honorait symboliquement la virginité, l'humilité, la maternité de Marie en faisant brûler un cierge à trois branches et en récitant chaque jour trois Magnificat. Le matin de la solennité, avant que le peuple vint à l'église, il allait se prosterner devant le maître-autel, et il y méditait les gloires de Marie jusqu'au moment où Elle vint apporter son cher Fils au Temple ; alors il se levait, et s'imaginant qu'Elle était arrivée à la porte de l'église, il appelait tous les amis de Dieu et allait avec eux jusqu'à la porte, et sur la place, au-devant de la très Sainte Vierge. Quand il l'avait trouvée, il la priait de vouloir bien s'arrêter un peu avec son cortège pour entendre le cantique que son cœur voulait lui chanter dans le silence de son âme, avec l'aide de tous ceux qui l‘aimaient, et il entonnait avec tendresse cet hymne spirituel : « Vous êtes pure, vous êtes chaste et sans tache, ô Marie ! Aussi vous êtes devenue la porte éblouissante du ciel. Recevez le pieux tribut de nos louanges, ô Vierge compatissante, qui seule avez conservé votre pureté ! » À ces dernières paroles, il baissait humblement la tête, et suppliait Marie d'avoir compassion de son cœur, si pauvre et si chargé de péchés ; puis il se levait, et, se dirigeant vers l'autel, il la suivait en tenant son cierge, dont il faisait brûler la clarté mystérieuse pour demander à Marie qu'elle ne laissât jamais éteindre dans son cœur la lumière de l'éternelle sagesse et la flamme du divin amour. Il s'adressait à tous les amis de Dieu, les engageant à chanter avec lui l'hymne « Adorna thalamum »... et à recevoir le Sauveur et sa Mère avec les sentiments les plus vifs d'amour et de louanges.

Arrivé à l'autel, au moment où Marie allait offrir son cher Fils au vieillard Siméon, il la suppliait, humblement prosterné à terre, les yeux et les mains levés au ciel, de lui montrer son enfant, de lui permettre d'embrasser ses pieds, ses mains, de le confier un instant. à son âme. Marie consentait, et Frère Henri, tout tremblant de joie et d'amour. prenait Jésus dans ses bras, le pressait sur son cœur, l'embrassait et l'embrassait encore, comme s'il l'eût réellement possédé ; il contemplait avec bonheur ses yeux éblouissants, son visage pur comme le lait, sa bouche ravissante, ses petites mains, son corps blanc comme la neige, ses membres enfantins et divinisés par quelque chose de céleste. Dans son ravissement et son extase, il était tout étonné et tout ému de voir le Créateur de toutes choses à la fois si grand et si petit, si beau et si sublime dans le ciel, si faible et si pauvre sur la terre.

C'était au milieu de ses chants, de ses pleurs, de ses actions de grâces qu'il rendait le divin enfant à Marie, et qu'il l'accompagnait au chœur et dans les cérémonies de la fête.

 

II. Vierge sainte et généreuse, je veux aujourd'hui, comme le bienheureux Henri, vous considérer, venant dans le temple de Jérusalem, offrir au Seigneur le plus complet des sacrifices. Il ne vous suffit pas de vous être consacrée à Lui dès votre enfance, et Lui avoir fait l'hommage de votre virginité ; le Seigneur vous a enrichie de dons nouveaux ; il faut que ces dons retournent à leur auteur. Qu'elle est grande et digne de Lui l'offrande que vous lui présentez le jour de votre Purification ! C'est Jésus, le Fils de votre amour dont vous faites une victime pour le salut de tous ; c'est votre pureté, plus éclatante que celle de tous nos Esprits célestes, que vous soumettez à une purification qui n'est pas ordonnée pour vous ; c'est votre maternité divine que vous voilez sous les dehors d'une maternité commune et ordinaire ; c'est votre très Saint Cœur que la parole de Siméon transperce comme d'un glaive…

Ô Marie, pourquoi donc tant de sacrifices, tant de renoncements? Ah ! Combien il faut que vous ayez d'amour pour le Seigneur, puisque c'est le zèle de sa gloire qui vous porte à Lui immoler ainsi tout ce que vous avez de charité pour les hommes ! Puisque c'est pour leur salut que vous offrez votre Jésus, et que vous joignez votre sacrifice à celui de ce Fils adorable. Ô la plus soumise des vierges, vous avez prévu toutes les suites de l'offrande que vous faisiez et rien n'a arrêté votre courage ; vous avez vu de loin le sanglant sommet du Golgotha, et dès cet instant, vous avez fait le sacrifice de Jésus ; la victime a été agréée, et la terre réconciliée avec le ciel.

O ma divine Mère ! Votre exemple enflamme mon courage, et m'anime d'une sainte ardeur. Donnez-moi votre générosité, et joignez mon sacrifice à celui que vous avez offert dans le temple de Jérusalem. Offrez-moi et immolez-moi avec votre Jésus au Seigneur. Immolez lui mon corps, et que le glaive de la chasteté le sépare de tout ce qui flatte les sens. Immolez lui ma volonté, et que le glaive de l'obéissance le pénètre jusqu'à la division de l'âme. Immolez lui mon cœur, et que le glaive de la mortification le fasse mourir à toutes les joies de la terre, à toute affection dont Dieu seul ne serait pas le principe et la fin. Ô Marie, le souvenir de votre charité excite la mienne, je veux, avec Jésus, avec vous, avec tous les saints travailler à la gloire du Seigneur, expier les péchés du monde, et correspondre à toutes les grâces que j'ai reçues de Dieu.

Vierge sainte, offrez aussi au Seigneur, comme des victimes choisies, tous les enfants de Saint Dominique ; embrasez-les de cette charité qui peut seule donner l'amour du sacrifice, et qu'après avoir glorifié Dieu sur la terre par leurs vertus, ils soient glorifiés en Lui et en Vous, pendant toute l'éternité. Amen.

 

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23 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Résurrection

Vingt-quatrième jour

Résurrection

 

Prélude : Marie est à genoux, les yeux fixés sur son glorieux Fils debout devant elle. Les plaies du Sauveur laissent échapper des rayons de lumière. Tout son corps ressuscité est entouré d'une auréole brillante.

 

Méditation

 

La bienheureuse Vierge réfléchissait aux mystères de la Passion et de la Rédemption, quand Notre Seigneur Jésus Christ, ressuscité et glorieux, apparaît à ses yeux ravis. La très humble Reine se prosterna et adora son fils qui la releva avec un tendre empressement. Elle eut avec lui de doux entretiens sur les sublimes mystères de sa Passion et de sa gloire, et ces entretiens l'enivrèrent de nouveau du vin de la charité et de l'amour, qu'elle but sans mesure à sa propre source. On eût dit que la divine justice voulait réparer l'injure qu'avait reçue une créature si admirable ment pure et exempte de toute tache, en souffrant les douleurs et les tourments de la Passion La joie de la divine Mère répondit en ce moment aux peines qu'elle avait endurées.

Ô Marie, à cette heure de la Résurrection de votre glorieux Fils, le bras puissant du Très Haut opéra en vous de si grandes choses, que vous oubliâtes aussitôt les douleurs que vous aviez ressenties, sans perdre cependant jamais le souvenir de ce que votre Fils avait souffert pour le salut du genre humain. Pénétrez-moi de cette pensée, afin qu'elle m'en courage à souffrir avec patience et résignation, pour partager un jour quelques-unes des récompenses merveilleuses que Dieu réserve à ceux qui embrassent courageusement la croix de son divin Fils !

 

Résolution : S'exciter à l'amour de Dieu et à l'union avec Jésus crucifié pour avoir le droit de partager les gloires de sa résurrection dans le ciel.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, à qui le Seigneur a fait partager sa splendeur ! » (Judith 10, 4).

 

Fidèles Défunts

 

Exemple

Marie et les âmes du purgatoire

 

Saint Pierre Damien rapporte qu'une femme nommée Marovie apparut après sa mort à une de ses amies et lui dit que, le jour de l'Assomption de la sainte Vierge, elle avait été délivrée du purgatoire avec une infinité d'autres âmes. Saint Denis le Chartreux assure que la même chose a lieu aux fêtes de la naissance et de la résurrection de Jésus-Christ, et que, dans ces jours solennels, Marie, accompagnée de plusieurs légions d'anges, descend dans le purgatoire pour y opérer de nombreuses délivrances. (Paraphrase du Salve Regina, par saint Alphonse de Liguori).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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22 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-troisième jour

Salut des infirmes, priez pour nous.

 

Ce que nous savons le mieux demander à la Sainte Vierge, c'est le soulagement de nos souffrances corporelles, c'est notre guérison dans nos maladies. Qu'un enfant soit blessé, qu'il souffre d'une chute ou d'un accident quelconque ; vite il court en pleurant dans les bras de sa mère. Il sait que sa mère sera sensible à sa douleur, qu'elle la partagera et n'épargnera rien pour la calmer.

C'est ce sentiment de confiance filiale, c'est cette compassion bien connue du cœur de Marie, qui a conduit, qui a fait porter au pied de ses autels, tant d'infirmes, tant de malades désespérés et abandonnés des médecins. Ont-ils été exaucés ? Marie a telle répondu au cri de leur douleur ? Il suffit d'avoir visité quelques-uns de ces nombreux sanctuaires dédiés , à Marie, tels que N.D. De Fourvières, N.-D. de la Garde, N.-D des Victoires, N.-D. de Santé, N.-D. de la Salette, pour reconnaître à combien .juste titre Marie est appelée salut des infirmes. Toutes ces inscriptions, tous ces ex-voto suspendus aux murs du sanctuaire, tellement nombreux que la reconnaissance ne peut plus trouver de place pour en suspendre de nouveaux, tous ces pauvres instruments de bois qui ont aidé celui qui venait réclamer son secours à se traîner jusqu'au seuil du lieu saint, et crue son intercession a rendus désormais inutiles, tant de flambeaux qui semblent prolonger les vœux ou l'action de grâces, ne fournissent-ils pas des témoignages irrécusables de la puissance de Marie sur les organes de notre corps ? Ne sont ils pas des témoins qui attestent son empressement à soulager nos maux. Oui, que de maladies guéries à la vue d'une image qui rappelait son souvenir, d'une médaille que la piété regardait comme son plus précieux trésor, d'une neuvaine de prières et de sacrifices, d'un pèlerinage entrepris dans la seule vue de faire une sorte de violence à sa bonté !

Cependant, il faut bien le reconnaître, tous les pèlerins ne reviennent pas avec la santé, ou ne la rapportent pas à ceux jour qui ils sont allés la demander. Est-ce une preuve que Marie a été insensible à leurs souffrances, qu'elle n'a pas pu les exaucer ? Gardons-nous de le croire. C'est qu'alors la maladie nous est plus avantageuse que la santé. Marie prévoit que si cette santé nous était rendue, nous en ferions mauvais usage ; et elle préfère le bien de notre âme à celui de notre corps. Vous avez fait un pèlerinage, vous avez entrepris une neuvaine pour obtenir la guérison d'un parent, d'un ami ; et cependant ce parent, cet ami vous est en levé par la mort. Qui sait ! ce parent, cet ami qui meurt dans de bonnes dispositions, s'il vous eût été rendu, aurait peut-être plus tard mal terminé sa carrière. Marie a préféré lui ouvrir les portes du ciel et faire une blessure à votre cœur ; oserez- vous encore vous en plaindre ? Voulez-vous rester inconsolable ?

Encore une fois, si nous n'obtenons pas toujours notre guérison, gardons-nous de croire que Marie n'exauce pas nos prières. Elle nous obtient une faveur qui vaut mieux que la santé du corps ; celle de payer nos dettes à la justice divine, en souffrant d'une manière plus méritoire, elle retrempe et fortifie notre âme pour le combat, elle augmente en nous la vie de la grâce. Recourons donc à Marie avec confiance dans toutes nos maladies ; mais remettons-nous en à sa tendresse éclairée, du soin de nous exaucer de la manière qu'elle jugera nous être la plus avantageuse. Oui, qu'elle soulage et sauve notre âme, s'il le faut, au préjudice de la santé du corps ! Notre âme ne vaut-elle pas plus que notre corps ? Ne devons-nous pas préférer la vie éternelle à la vie présente ?

 

Exemple

Patience admirable d'Alphonse Rodriguez

 

Alphonse Rodriguez, ce zélé serviteur de Marie, parvenu à une grande vieillesse, était accablé d'infirmités, et sa vie n'était qu'un martyre prolongé. II souffrait cependant ces tourments non seulement avec patience, mais encore avec une véritable joie. Trois jours et trois nuits s'étaient écoulés sans qu'il eût goûté un seul moment de repos, lorsqu'il dormit enfin un quart d'heure. On l'en félicitait, et le bon vieillard s'affligeait de ce que le sommeil avait un moment assoupi ses douleurs, et l'avait empêché de mériter, pendant ce court espace. D'où lui venaient ces sentiments si opposés à la nature ? De la grâce que le Sauveur et sa Sainte Mère répandaient dans son âme. Oui, Jésus et Marie daignèrent se montrer à lui sensiblement, le consoler, l'encourager, et, au lieu de le délivrer de ses peines, le remplir de force et de patience pour les supporter saintement. Aux douleurs extérieures se joignirent encore les douleurs intérieures les plus déchirantes. Jésus et Marie, qui le traitaient avec une sorte de familiarité, le laissèrent cinq mois dans ce surcroît d'épreuves. Ils l'en délivrèrent enfin, sans alléger les tourments qu'il souffrait dans son corps. Ce juste dans la peine était l'or dans le creuset. Dans nos infirmités, ayons recours à Marie, et elle répandra sur nos plaies le baume de la consolation et nos peines, endurées avec patience, nous mériteront de la voir de plus près dans le ciel. (Vie d'Alphonse Rodriguez).

Pratique : Si vous êtes affligé de quelque infirmité, demandez à Marie votre guérison, et offrez-lui en échange les résolutions que vous réaliserez ensuite avec fidélité. Si vous êtes en santé, faites aux malades de votre voisinage, des visites de charité.

 

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Prière

 

Ô Marie ! Vous dont le cœur si tendre peut nous dire bien mieux que le grand apôtre : « Qui est dans la souffrance sans que j'y compatisse ? » Soyez glorifiée de ce que vous faites si souvent, et d'une manière si admirable, éclater votre puissance pour le soulagement ou la guérison de nos souffrances corporelles. Hélas ! La vie est éprouvée par bien des infirmités, et nous avons besoin de recourir souvent à vous, soit pour notre guérison, soit pour celle de nos parents ou de nos amis. Montrez-vous toujours compatissante à nos souffrances et daignez les soulager. Mais surtout faites-nous bien comprendre que la maladie est le moyen le plus efficace pour expier nos péchés et acquitter nos dettes envers la justice divine ; qu'il vaut mieux faire son purgatoire en ce monde, qu'en l'autre. Obtenez-nous de marcher courageusement avec vous à la suite de Jésus crucifié, et d'unir comme vous toutes nos souffrances aux siennes, pour puiser dans cette union la patience et le mérite d'une couronne immortelle. Ainsi soit-il.

 

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26 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

ND des apôtres

 

Vingt-septième jour

Vie de la Sainte Vierge après l'Ascension

 

Prélude : Représentons-nous Marie en prières après l'Ascension de son divin Fils. Ses yeux et ses mains sont levés au ciel.

 

Méditation

 

Nous avons dit déjà avec quelle sollicitude maternelle Marie veillait auprès du berceau de l'Église naissante, instruisant les apôtres, les aidant et les consolant dans leur ministère difficile. Mais il nous reste à méditer les ardents désirs qui tendaient sans cesse à la réunir au divin Bien-Aimé, dont l'absence pesait si douloureusement à son tendre cœur : « Mon très doux amour, disait-elle, mon souverain bien, mon unique trésor, attirez-moi après l'odeur de vos parfums que vous avez fait savourer à votre servante et à votre mère exilée dans ce monde. Ma volonté vous a toujours été consacrée, à vous qui êtes la vérité suprême et mon véritable bien : elle n'a jamais su rien aimer hors de vous. Ô mon unique espérance et ma seule gloire ! ne prolongez point ma carrière, ne reculez pas le terme où je dois trouver une liberté si désirée. Déliez les chaînes qui me retiennent. Ma demeure s'est trop prolongée parmi les enfants de Cédar. Esprits célestes, ayez compassion de moi. Dites à votre Maître et au mien la cause de ma douleur. Dites-lui que, pour lui plaire, j'embrasse ses souffrances dans mon exil. Mais je ne puis vouloir vivre en moi et, si je vis en lui pour vivre, comment pourrais-je vivre en l'absence de ma vie ? L'amour me la donne, et ce même amour me l'ôte. Je ne saurais vivre sans aimer la vie : or, comment vivrai je sans la vie que j'aime uniquement ? Je languis dans cette douce violence ; entretenez-moi du moins des qualités de mon Bien-Aimé, car ces fleurs aromatiques me fortifieront dans les défaillances que mon amour impatient me cause ».

La Bienheureuse Mère exhalait par ces paroles et par d'autres élans encore plus tendres les feux de son esprit enflammé, au milieu de l'admiration et de la joie des saints anges qui l'environnaient et la consolaient.

 

Résolution : S'entretenir quelquefois dans de saints désirs de la mort.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, forme des croyants et modèle des âmes saintes. (Saint Grégoire de Néocésarée).

 

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Exemple

Un gage de prédestination

 

Saint Camille de Lellis disait sans cesse à ses disciples : « Rappelez souvent aux mourants d'invoquer les noms de Jésus et de Marie ». C'est ce qu'il pratiquait à l'égard des autres, et il en éprouva lui-même les plus heureux effets. À ses derniers moments, il prononçait si affectueusement les doux noms de Jésus et de Marie, que les assistants en avaient le cœur enflammé. Les yeux fixés sur leur image, les bras en croix, il expira avec un visage où se peignaient déjà les joies du paradis. (Vie de saint.Camille de Lellis).

 

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30 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Couronnement

 

Trente-et-unième jour

Couronnement

 

Prélude : Dans le ciel sur un trône élevé au-dessus de tous les bienheureux, Marie est assise comme une reine. Une brillante couronne pare son front.

 

Méditation

 

L'auguste Marie ayant été placée sur le trône éminent que l'adorable Trinité lui destinait au-dessus de toutes les sphères célestes, le Très-Haut lui déclara les privilèges dont elle jouissait par cette participation à la majesté divine.

Comme premier principe de tout, la personne du Père éternel dit en s'adressant aux anges et aux saints : « Notre fille Marie est l'objet que notre volonté éternelle a choisi et possédé entre toutes les créatures ; elle fait nos principales délices ; elle n'a jamais déchu ni dégénéré du titre de fille que nous lui ayons donné dans notre pensée divine, et elle a droit sur notre royaume, dont elle doit être reconnue et couronnée pour légitime souveraine et pour reine unique ».

Le Verbe incarné dit : « Toutes les créatures qui ont été pour moi créées et rachetées appartiennent à ma mère véritable et naturelle, elle doit être la souveraine légitime de tout ce dont je suis Roi ».

Le Saint-Esprit ajouta : « Par le titre de mon épouse, de mon unique et de mon élève, auquel elle a correspondu avec tant de fidélité, la couronne de Reine lui est également due ».

Ensuite, les trois personnes mirent sur la tête de l'auguste Marie une couronne de gloire si magnifique et d'une splendeur si nouvelle qu'on n'en a vu et qu'on n'en verra jamais sur la tête d'aucune autre créature.

 

Résolution : Se renouveler dans la dévotion filiale et confiante en la sainte Vierge, signe de prédestination.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, Reine du ciel ! » (Saint Pierre Damien).

 

Ste Gertrude

 

Exemple

Notre Avocate

 

Il fut révélé à sainte Gertrude que, lorsqu'on prononce avec dévotion ces paroles : « Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte : Ah ! daignez donc, ô notre avocate, tourner vers nous vos regards miséricordieux ! » Marie ne peut s'empêcher d'abaisser ses yeux sur celui qui la prie, et d'écouter favorablement sa demande. Un jour que la sainte les disait avec beaucoup de piété, la sainte Vierge lui apparut, et, lui montrant l'Enfant-Jésus qu'elle tenait dans ses bras : « Voilà, dit-elle, les yeux très miséricordieux que je puis tourner à mon gré vers ceux qui m'invoquent ». (Révélations de sainte Gertrude).

 

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Acte de consécration à la Sainte Vierge

pour le dernier jour du Mois de Marie

 

Très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, Reine du ciel et de la terre, permettez qu'à la fin de ce mois de salut et de grâce, nous nous jetions à vos pieds pour vous offrir l'hommage de notre reconnaissance et de notre parfait dévouement.

Nous voudrions, ô Mère de bonté, avoir les cœurs de tous les fidèles pour vous les présenter. Nous voudrions, à chaque instant, vous rendre tous les honneurs que les anges et les saints vous rendront à jamais dans le ciel. Mais, dans l'impuissance de satisfaire nos désirs, nous voulons faire au moins tout ce qui est en notre pouvoir. Prosternés à vos pieds dans les sentiments de la vénération la plus profonde et de l'amour le plus ardent, en présence de nos saints anges gardiens et de toute la cour céleste, nous vous choisissons pour notre Reine, notre Souveraine Maîtresse, notre Protectrice et notre Mère ; et, en cette qualité, nous vous consacrons par un don entier et irrévocable, nos biens, nos corps, nos âmes et toute notre vie. Nous prenons la résolution de ne jamais rougir de votre culte, de défendre votre honneur contre tous ceux qui voudraient l'attaquer en notre présence, de nous faire toujours gloire d'être vos serviteurs et vos enfants, et de ne jamais laisser passer un seul jour sans vous rendre nos hommages et vous adresser nos prières.

Ô Mère de bonté. Mère de miséricorde et d'amour, ayez compassion de ces âmes qui se font gloire de vous aimer ; écartez les dangers auxquels nous sommes exposés. Dissipez nos cruels ennemis, soutenez notre faiblesse, assistez-nous à tous les moments de notre vie, dirigez-nous jusqu'à la fin de notre course sur la mer orageuse de ce monde, et conduisez-nous au port de la bienheureuse éternité, où nous espérons vous obéir, vous louer et vous aimer avec tous les élus, sans fin et sans partage. Ainsi soit-il.

 

Fin du Mois de Marie

 

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ND du Sacré Coeur 

 

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29 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Assomption

 

Trentième jour

L'Assomption

 

Prélude : Les anges soutiennent et élèvent dans les airs leur auguste Reine. Le ciel s'ouvre.

 

Méditation

 

« Sortez, filles de Sion, pour voir votre Reine que louent les étoiles du matin et que fêtent les enfants du Très-Haut. Quelle est celle-ci, qui s'élève du désert comme une colonne de vapeur, exhalant toute sorte de parfums ? Quelle est celle-ci qui s'avance comme l'aube du jour, plus belle que la lune, brillante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ? Quelle est celle-ci, qui monte du désert, s'appuyant sur son bien-aimé et répandant des délices avec abondance ? Quelle est celle-ci en qui la Divinité même s'est complut bien autrement qu'en toutes les créatures et qu'il élève au-dessus de toutes jusqu'au trône de son inaccessible lumière et de sa majesté ? Ô merveilles dont les cieux n'ont jamais été témoins ! Ô prodige digne de la sagesse infinie ! Ô miracle de la toute puissance qui la glorifie et l'exalte de la sorte ! »

La bienheureuse Vierge arriva au milieu de ces acclamations en corps et en âme au pied du trône de la très sainte Trinité. Les trois Personnes divines l'accueillirent avec un embrassement éternel et indissoluble, et le Père éternel lui dit : « Montez plus haut que toutes les créatures, ma bien-aimée, ma fille et ma colombe ! » Le Verbe incarné lui dit : « Ma mère, de qui j'ai reçu l'être humain, recevez de ma main la récompense que vous avez méritée par la par faite imitation de mes exemples ! » Le Saint-Esprit à son tour lui dit  « Ma très chère épouse, entrez dans la joie éternelle qui correspond à votre très fidèle amour : aimez et jouissez sans inquiétude, car l'hiver des souffrances est passé, et vous êtes arrivée jusqu'à la possession éternelle de nos embrassements divins ! »

 

Résolution : Songer souvent au ciel pour nous animer dans les combats et les épreuves.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, élevée au-dessus de tous les chœurs des anges ». (Saint Grégoire).

 

Mt Carmel

 

Exemple

L’Indulgence sabbatine

 

Le pape Jean XXII occupait le siège de saint Pierre, quand l'empereur Louis V de Bavière désola l’Église par ses entreprises schismatiques. Le zélé Pontife suppliait instamment le Seigneur, par l'intercession de Marie, de détourner ce malheur. La Mère de Dieu, suivant le récit qu'en a fait le Pape lui-même dans sa célèbre bulle Sacratissimo uti culmine, lui apparut, environnée de lumière, portant l'habit du Carmel, et lui dit : « Jean, vicaire de mon Fils, de même que je te délivrerai de ton adversaire, de même tu dois accorder une ample confirmation à mon ordre du Carmel... Si, parmi les religieux ou les confrères du Carmel, il s'en trouve que leurs fautes conduisent en purgatoire, je descendrai au milieu d'eux, comme une tendre mère. Le samedi après leur mort, je délivrerai du purgatoire ceux que j'y trouverai, et je les conduirai sur la montagne sainte de la vie éternelle.

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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28 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Dormition

 

Vingt-neuvième jour

Sainte Mort

 

Prélude : Marie est étendue sur son lit de mort, les mains jointes sur sa poitrine et ses yeux levés vers le ciel où elle tend de tous ses vœux.

 

Méditation

 

Le jour que la divine volonté avait déterminé approchait, le jour où l'arche vivante et véritable du Testament devait être transférée dans le temple de la Jérusalem céleste, avec beaucoup plus de gloire et de joie que Salomon ne plaça dans le sanctuaire, sous les ailes des chérubins, celle qui en était la figure.

Des anges chantaient : « Hâtez-vous, ma bien-aimée, ma colombe, ma toute-belle, et venez ; car l'hiver est passé ». (Cant., 2, 10). Marie prononça alors les douces paroles de son divin Fils mourant sur la croix : « Père, je remets mon âme entre vos mains ! » Puis, elle ferma les yeux et elle expira.

La maladie qui lui ôta la vie, ce fut l'amour, sans aucun autre accident ou infirmité, et ce fui à cette heure que le pouvoir divin sus pendit l'intervention miraculeuse par laquelle il lui conservait les forces naturelles, afin qu'elle ne fussent point consumées par l'ardeur sensible que lui causait l'amour divin ; et, le miracle cessant, ce feu sacré produisit son effet.

Ô feu divin, qui avez consumé le cœur de ma mère, voici mon cœur ; il est froid et glacé, embrasez-le d'une des étincelles qui jaillissent en si grande abondance de cette fournaise ardente qu'on appelle le cœur très pur et immaculé de la bienheureuse vierge Marie !

Mère compatissante, je veux aimer, mais je suis faible et pauvre. Achetez-moi avec vos mérites un peu de cet or pur qui est la charité envers Dieu et enrichissez moi de votre superflu !

 

Résolution : Demander souvent la grâce d'une bonne mort, par l'intercession de Marie.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, holocauste du divin amour. (Commentaires d'Eustache).

 

Ste Marianne de Jésus

 

Exemple

Marianne de Jésus

 

Cette bienheureuse semblait ne pouvoir se détacher de l'autel de l'église qu'elle fréquentait, dédiée à Notre Dame de Lorette, et elle demanda qu'en quelque lieu qu'elle mourût, ses parents la fissent ensevelir près de cet autel. « Ma Reine, ma souveraine, ma mère, Vierge des vierges ! » tels étaient les titres dictés par son amour, avec lesquels elle parlait de la très sainte Vierge. Assistée miraculeusement de sa divine patronne, elle mourut dans les plus beaux sentiments de piété, et lorsque son cercueil fut entré dans l'église, on s'aperçut que la morte avait les yeux ouverts et fixés sur la statue de Notre Dame de Lorette, honorée en ce jour sur le grand autel, ce qui augmenta alors la vénération que le peuple avait envers la bienheureuse. (Le Lys de Quito).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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27 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Vingt-huitième jour

La Communion de Marie

 

Prélude : Marie est agenouillée. Saint Jean s'approche d'elle et dépose sur ses lèvres le pain Eucharistique.

 

Méditation

 

Lorsque, après l'Ascension du Sauveur, Marie se retira auprès du bien-aimé disciple, je m'imagine que, chaque matin, elle recevait des mains de l'apôtre son divin Fils dans l'Eucharistie. Ô mon Dieu, quelles communions ferventes ! « C'est bien lui, c'est mon Fils, disait elle, je le reconnais dans la fraction du pain ; c'est lui que j'ai porté neuf mois dans mon sein, lui que j'ai nourri de mon lait et réchauffé de si tendres caresses ». « Oui, c'est lui, répondait l'apôtre bien-aimé, et je le reconnais, moi aussi : c'est bien lui , sur le sein duquel j'ai tant aimé à me reposer ».

Heureux disciple ! il avait choisi sa demeure entre le lys et l'arbre chargé de fruits, entre Marie et l'Eucharistie (1). C'est le bonheur de Jean que je vous demande, ô ma Mère.

Ce que Marie estimait le plus, c'était de savoir combien son divin Fils se plaisait à demeurer sous les espèces sacramentelles dans son cœur très pur, et il y trouvait sans doute plus de délices qu'à être en la compagnie des bienheureux. Ô chef- d'œuvre singulier, unique et prodigieux de la puissance infinie ! Vierge sainte, vous avez été au ciel plus agréable à votre créateur que le ciel inanimé qu'il a fait pour sa demeure. Celui que les espaces incommensurables ne peuvent contenir s'est renfermé en vous seule et a trouvé un trône convenable, non-seulement dans votre sein virginal, mais aussi dans le domaine immense de votre capacité et de votre amour.

Qui d'entre les mortels et même d'entre les anges pourra dépeindre l'incendie d'amour qui consumait le cœur de cette grande Reine pleine de sagesse ? Qui pourra comprendre avec quelle impétuosité le fleuve de la Divinité inonde et réjouit cette cité de Dieu ?

(1) Monseigneur de la Bouillerie, Méditations sur l'Eucharistie (Marie et l'Eucharistie).

 

Résolution : S'unir d'intention à la sainte Vierge chaque fois qu'on a le bonheur de faire la sainte communion.

Bouquet spirituel : Je vous salue, Marie, qui vous êtes appuyée sur les fleurs et sur les fruits de l’Eucharistie. (Cantique des Cantiques 2, 5).

 

Hyacinth-O

 

Exemple

Marie et l'Eucharistie

 

Saint Hyacinthe, célèbre missionnaire de l'ordre de Saint Dominique, que les historiens ecclésiastiques appellent l'apôtre du Nord et le thaumaturge de son siècle, joignait à une profonde religion envers la divine Eucharistie le plus tendre amour pour Marie ; et Dieu voulut montrer dans sa personne, par un prodige éclatant, combien ces deux dévotions doivent être chères aux âmes. Comme il travaillait à la conversion des Russes, les Tartares vinrent assiéger la ville de Kiev, où il était, la prirent d'assaut et y mirent le feu. Tandis que la ville brûlait et que des ruisseaux de sang coulaient de toutes parts dans les rues, Hyacinthe, tenant un ciboire d'une main et une image de la sainte Vierge de l'autre, passa au milieu des flammes et traversa le Dniéper en marchant sur les eaux. Il termina une vie pleine de bonnes œuvres le jour de l'Assomption. (Mois de Marie à l'usage du clergé).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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22 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Vingt-troisième jour

Le Calvaire

 

Prélude : Jésus est près de mourir. Le ciel est noir, la nature tout entière est bouleversée. Au milieu de cet ébranlement et de ce navrant spectacle, Marie se tient toujours debout, admirablement résignée à ce qu'il plaît à Dieu de lui faire endurer dans la personne de son doux Bien-Aimé.

 

Méditation

 

Il n'est pas possible au langage humain d'exprimer, ni à l'intelligence de concevoir les douleurs atroces que notre adorable Sauveur endura sur le Calvaire. Il ne les fera comprendre mieux qu'au jour du jugement pour justifier sa cause contre les réprouvés, et afin que les saints le louent et le glorifient dignement. Mais Marie en eut dès lors une connaissance très parfaite, et elle partageait dans son esprit et dans son corps les grandes douleurs qui affligeaient son divin Bien-Aimé.

Ô Reine et maîtresse des vertus ! Ô mère véritable du Roi des siècles, immortel et incarné pour mourir ! Il est vrai, mon auguste souveraine, que la dureté de nos cours ingrats nous rend indignes de ressentir vos douleurs et celles de notre Rédempteur votre très saint Fils. Mais procurez-nous, par votre clémence, ce bien que nous ne méritons point. Bannissez de nos cours une insensibilité si criminelle. Puisque nous sommes la cause de toutes ces peines, est-il raisonnable, est-il même juste qu'elles s'arrêtent à vous et à votre Bien-Aimé ? Il faut que le calice des innocents passe jusqu'aux coupables qui l'ont mérité. Comme mère et comme institutrice de nos âmes, priez le Seigneur de graver de sa main divine dans notre cœur les leçons que vous nous avez données sur le Calvaire, afin que, pendant tout le cours de notre vie, nous les ayons constamment pré sentes à notre esprit, que nous conservions continuellement le souvenir de Jésus-Christ crucifié, votre très saint Fils et notre époux, que nous n'oubliions jamais les douleurs qu'il a ressenties sur la croix, et la doctrine qu'il y a enseignée et pratiquée.

 

Résolution : Se considérer quelquefois comme attaché à la croix avec Jésus.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, plongée dans un océan de douleurs ». (Saint Jean Chrysostome).

 

Douloureuse

 

Exemple

Le huitième glaive

 

Le père Rovigliani, de la compagnie de Jésus, raconte qu'un jeune homme avait la dévotion de visiter chaque jour une image de la Mère de douleurs, percée de sept glaives. Une nuit il eut le malheur de commettre un péché mortel ; étant allé le lendemain matin visiter l'image, il aperçut huit glaives au lieu de sept dans le cœur de la Bienheureuse Vierge ; pendant qu'il considérait ce prodige, une voix lui suggéra que c'était son péché qui avait ajouté ce huitième glaive ; attendri et repentant, il alla aussitôt se confesser, et recouvra la grâce divine par l'intercession de son avocate. (Vertus de Varie, par saint Alphonse le Liguori).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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21 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Crocifissione

 

Vingt-deuxième jour

« Voici votre Mère ! »

 

Prélude : Jésus est étendu sur la croix, horriblement cloué sur ce bois d'ignominie. Saint Jean le regarde avec amour et compassion. Marie est debout au pied de la croix, les yeux baissés, dans l'attitude de la douleur et de la plus profonde affliction.

 

Méditation

 

Quand le bon larron eut été justifié, Jésus abaissa ses doux regards sur sa mère affligée, qui se tenait au pied de la croix avec saint Jean. Et, s'adressant d'abord à sa mère, il lui dit : « Femme, voilà votre fils ! » Puis, s'adressant à l'apôtre, il lui dit : « Voilà votre mère ! »

Le Seigneur appela la sainte Vierge du nom de femme, et nom de celui de mère, parce qu'il aurait été sensiblement consolé en prononçant ce dernier nom si plein de douceur, et il ne voulut pas se donner cette consolation au milieu de ses plus grandes souffrances, parce qu'il avait renoncé à tout ce qui pouvait adoucir ses peines. Mais, sans doute, en l'appelant femme, il lui dit intérieurement : « Femme bénie entre toutes les femmes, la plus prudente entre les enfants d'Adam femme forte et confiante, exempte de tout péché, toujours fidèle en mon amour, toujours assidue à mon service ; femme dont la charité n'a pu être éteinte par les eaux amères de la passion, je m'en vais à mon Père et je ne puis désormais être votre compagnie. Mon disciple bien aimé vous assistera, il vous servira comme sa mère et sera votre fils ».

Notre auguste Reine entendit tout cela, et à partir de ce moment, le saint Apôtre la reçut pour mère, recueillant ce précieux héritage des mains du Sauveur mourant. Il l'honora et la servit tout le reste de la vie de cette auguste Vierge. De son côté, Marie le prit aussi pour fils avec une humble obéissance et lui promit dès lors une sollicitude toute maternelle.

Tout cela, ô Marie, ne s'est pas accompli sans mystère, et c'est au pied de la croix que nous avons appris à vous appeler du doux nom que saint Jean fut chargé de vous donner au nom de l'humanité tout entière. C'est sur le Calvaire que la Mère de Dieu est devenue la Mère des hommes. Ô Marie, montrez que vous êtes notre mère !

 

Résolution : Dans tous nos besoins adressons-nous à Marie, comme à une mère toute-puissante et miséricordieuse.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, mère des chrétiens ». (Saint Augustin).

 

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Exemple

Un Enfant de Marie

 

La sainte Vierge récompensa la pureté et la ferveur de saint Louis de Gonzague en lui accordant le désir de la vie religieuse et la pensée d'entrer dans la compagnie de Jésus où il était attiré, disait le jeune saint, parce qu'on y fait profession spéciale d'honorer et d'aimer la très sainte Vierge. Il ne pouvait entendre prononcer le saint nom de Marie sans que son visage se colorât d'une aimable rougeur et que les larmes n'arrivassent à ses yeux. Quand on lui demandait s'il aimait beaucoup la sainte Vierge, il se contentait de répondre avec une aimable et touchante ingénuité : « Elle est ma mère ! » (Vie de saint Louis de Gonzague).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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15 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Fuite en Egypte

 

Seizième jour

L'Égypte

 

Prélude : Les idoles tombent avec fracas du haut de leurs autels, les oracles se taisent, les démons frémissent dans leur rage impuissante Jésus vient d'entrer sur la terre d'Égypte et il y triomphe de l'enfer.

 

Méditation

 

Joseph et Marie, obéissant à l'ordre du ciel, partirent pour se rendre au lieu d'exil qui leur avait été assigné. Ils étaient cachés par le silence et l'obscurité de la nuit, mais ils étaient pleins de la sollicitude que leur imposait la garde du trésor céleste qu'ils emportaient dans un pays étranger, où ils ne connaissaient personne. Certainement, la foi et l'espérance les soutenaient ; néanmoins, le Seigneur leur laisse sentir les angoisses inséparables de l'amour qu'ils avaient pour l'Enfant Jésus. Ils ne savaient point tout ce qui pouvait leur arriver dans un si long voyage, ni quand il finirait, ni comment ils seraient reçus en Egypte, étant étrangers, ni les ressources qu'ils auraient pour élever l'Enfant, et d'abord pour lui adoucir les incommodités de la route.

Ah ! en présence de cette anxiété, que les pauvres se réjouissent, que les affamés ne se désolent plus dans leur détresse, que ceux qui souffrent persécution espèrent le secours et que personne ne se plaigne de la divine Providence, en quelque affliction et en quelque nécessité qu'ils se trouvent. Nous sommes tous frères du Fils de Dieu fait homme, les enfants de sa très miséricordieuse Mère.

Une chose consola le cœur très aimant de Marie à l'entrée du Sauveur en Egypte, le démon y perdit de son pouvoir et la présence réelle de Jésus-Christ commença de se faire sentir d'une manière merveilleuse. C'était le prélude des torrents de la lumière que cette divine présence devait un jour répandre sur l'univers, et Marie se réjouit à la pensée du grand bienfait de la foi que l'incarnation du Verbe devait prochainement distribuer avec une admirable profusion sur la terre encore enveloppée des ténèbres de l'erreur.

 

Résolution : Se confier avec une amoureuse et filiale confiance en la Providence de Dieu qui s'est manifestée déjà tant de fois dans la conduite des événements de notre vie.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, nuée légère sur laquelle le Seigneur s'est assis pour entrer en Égypte ! (Isaïe 19, 1).

 

St Simon Stock

 

Exemple

Promesse de la sainte Vierge

 

Le 26 juillet 1251, la sainte Vierge apparut à son dévot serviteur, saint Simon Stock. Elle était entourée d'une multitude d'esprits bienheureux, tout éclatante de lumière et le visage rayonnant de joie. Elle lui présenta un scapulaire de couleur brune, en disant : « Reçois, mon bien-aimé fils, ce scapulaire de ton ordre : c'est le signe de mon alliance avec toi, la marque du privilège que j'ai obtenu pour toi et pour les confrères du Carmel. Celui qui mourra re vêtu de cet habit sera préservé des feux éternels. C'est un signe de prédestination, une sauvegarde dans les périls, le gage d'une paix et d'une protection spéciale jusqu'à la fin des siècles ». (Vie de saint Simon Stock).

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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14 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Présentation

 

Quinzième jour

Au Temple

 

Prélude : Marie présente son fils au Seigneur : les Anges sont en adoration, le prêtre reçoit des mains de Marie les deux tourterelles qu'elle offre pour obéir à la loi.

 

Méditation

 

En entrant dans le Temple pour se conformer à une loi qui n'était point faite pour elle, la très sainte Vierge se mit à genoux et adora le Seigneur en esprit et en vérité. Au même instant, Siméon et la prophétesse Anne accoururent au-devant du Verbe incarné et le contemplèrent, le cœur rempli de la consolation merveilleuse que le Saint-Esprit avait promise à Siméon. Mais, que ces consolations furent mêlées de tristesse pour le cœur si tendre et si aimant de la divine Mère ! Elle commença d'éprouver la vérité de la prophétie de Siméon, et son cœur fut dès lors percé du glaive qui la menaçait dans l'avenir. Elle vit que son aimable Fils serait une pierre de scandale et un sujet de ruine pour les incrédules. Elle vit que le triomphe qu'il remporterait sur les démons et sur la mort lui coûterait bien cher, puis qu'il ne le remporterait que par la mort ignominieuse et douloureuse de la croix.

Ô Mère de douleurs ! Vous seule avez pu éprouver et ressentir dignement ce qui ne nous touche point à cause de la dureté et de l'ingratitude de nos cœurs. Oh ! que le cœur humain est faible et lâche pour supporter ce qui contra rie péniblement ses inclinations terrestres ! comme il oublie que son Maître et son Seigneur a été le premier à souffrir, qu'il a honoré et sanctifié en lui-même la souffrance et qu'il a voulu la faire partager avec une si grande profusion à sa Mère bien-aimée ? J'ose vous le demander, comptant sur votre bonté maternelle pour en obtenir cette grâce ; ô Marie, faites-moi apprécier la souffrance et donnez moi la force de l'embrasser avec joie ou du moins avec résignation.

 

Résolution : Se considérer volontiers comme immolé en union avec Jésus et Marie.

Bouquet spirituel : Je vous salue, Marie, dont l'âme a été transpercée d'un glaive de douleur. (Luc 2, 35).

 

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Exemple

Dévotion de Saint Augustin à la Vierge-Mère

 

Ceux qui ont écrit la vie de saint Augustin nous apprennent qu'il avait la plus grande dévotion à Marie allaitant l'enfant Jésus, et au Sauveur attaché à sa croix. Aussi les peintres l'ont-ils sou vent représenté entre ces deux objets de sa tendre affection, avec la devise suivante : « De ce côté, je me sens attiré par les blessures, et de celui-là par le lait du sein virginal ». « Je suis rempli, disait-il souvent, de confiance et d'amour chaque fois que je considère mon Dieu attaché à la croix : mais je dois avouer que j'éprouve les mêmes sentiments et au même degré, lorsque je considère les heureuses mamelles qui ont nourri le Fils de Dieu. De telle sorte que, placé entre ces deux célestes tableaux, je ne sais vers lequel ma porter d'abord, tant je me sens attiré fortement et simultanément vers le sang du Fils et le lait de la Mère ».

 

Immaculée Franciscaine-002

 

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20 mai 2023

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

Le Mois de Marie avec la Vénérable Maria d’Agreda

 

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Vingt-et-unième jour

Le chemin du Calvaire

 

Prélude : Au milieu d'une foule énorme animée des sentiments les plus barbares, Jésus s'avance péniblement, les épaules courbées sous le poids d'une croix, longue et lourde. Dans le lointain, Marie accourt au-devant de son divin Fils si indignement traité par les pécheurs.

 

Méditation

 

L'esprit humain ne saurait concevoir ni exprimer la douleur que la tendre Vierge Marie éprouva dans le trajet qu'elle fit à la suite de son fils jusqu'au mont du Calvaire, ayant devant les yeux son propre Fils, qu'elle seule pouvait dignement connaître et aimer. Son affliction était si grande, qu'elle n'aurait pu manquer d'en mourir, si la puissance divine ne l'eût soutenue.

La Mère de douleurs s'avançait à quelques pas du divin Maître et elle se conformait entièrement à la volonté de Dieu le Père dans toutes les peines de la passion de son adorable Fils, auxquelles elle participait de la manière la plus sensible, de sorte qu'elle n'eût pas un seul moment la pensée de rétracter le consentement que son admirable soumission à la volonté de Dieu lui avait fait donner aux souffrances et à la mort de son Jésus, tant sa charité pour les hommes, tant la grâce qui l'aidait à surmonter les répugnances de la nature était immense !

Ô Mère affligée, votre douleur et votre soumission sont une prédication bien éloquente qui nous enseigne le prix de la croix. Je comprends mieux à présent combien, dans le cours de cette vie passagère, je dois chercher ma gloire dans les persécutions, les mépris, les outrages, la pauvreté, les humiliations, dans tout ce qui coûte à la nature et contrarie les inclinations de la chair. Désormais, j'en prends la résolution sur cette route du Calvaire où je veux vous accompagner tous les jours de ma vie, je m'unirai à vous et à votre divin Fils, mon Sauveur, pour souffrir être crucifié avec Jésus et Marie.

 

Résolution : Unir ses souffrances à celles de Jésus et de Marie sur le chemin du Calvaire.

Bouquet spirituel : « Je vous salue, Marie, coadjutrice de Jésus Christ dans sa passion ». (Richard de Saint-Laurent).

 

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Exemple

Sainte Marie Égyptienne

 

Après seize années de désordres, cette célèbre pécheresse eut un jour la fantaisie d'entrer dans l'église de la Sainte-Croix à Jérusalem. Mais elle se sentit repoussée par une main invisible, et par trois fois elle tenta inutilement de franchir le seuil de la porte. Éclairée d'en haut, elle rentra en elle-même et, levant les yeux sur une image de la sainte Vierge, elle s'écria en fondant en larmes : « O mère de mon Dieu, ayez pitié d'une misérable créature ! Vous êtes le refuge des pécheurs ; ne me refusez pas la consolation de voir et d'adorer ce bois sacré sur lequel mon Sauveur votre Fils a répandu son sang pour me racheter ; après quoi, je vous promets d'aller pleurer mes crimes le reste de mes jours, dans l'endroit que vous m’indiquerez ». Elle rentra et adora la sainte Croix, puis, sur l'ordre de la très sainte Vierge, elle s'enfonça dans la solitude du désert où elle vécut pendant quarante-sept ans dans les plus beaux sentiments de pénitence. (Vie des Pères du désert).

 

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17 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Dix-huitième jour

 

Sainte Philomène ressuscite un enfant mort

 

Tel est le grand pouvoir de sainte Philomène, qu’il s’étend même sur les corps qui ont perdu le souffle de la vie qui les animait, et qu’elle a commandé avec succès à la mort de rendre à leurs familles qui lui étaient affectionnées et dévouées des êtres bien chers.

Rose de Lucia, cousine du missionnaire de ce nom, qui fut un ardent propagateur du culte de la Sainte, avait un enfant d’environ huit ans, qui, malgré les soins maternels et les efforts de la médecine, était depuis longtemps miné par une maladie fort grave.

Il entre enfin en agonie, et il expire sous les yeux de ses parents et de plusieurs autres personnes.

La pauvre mère ne pouvait se résoudre à le croire. Elle essaie de tous les moyens pour justifier une espérance qu’il lui était impossible d’arracher de son cœur ; mais enfin tout devenant inutile, elle acquiert la désolante certitude du trépas de son fils.

Sainte Philomène n’a point exaucé les vœux ardents qui lui ont été si souvent adressés par une mère affligée. Dans l’amertume de son cœur, la foi de cette pauvre personne semble se ranimer avec une vivacité nouvelle.

Elle court à l'image de la Sainte, l’enlève du mur, où elle était suspendue, et la jetant sur le cadavre de l’enfant, elle demande à grands cris, et en versant un torrent de larmes, que son fils lui soit rendu.

Au même instant, le petit mort se lève, comme s’il sortait de son sommeil. Il se jette en bas du lit ; et les yeux qui déjà pleuraient sur lui, le voient non-seulement ressuscité, mais sans le plus léger symptôme de maladie.

Que de parents pleurent la mort temporelle d’un enfant, qui pour l’ordinaire à cause de son innocence le fait passer d’une existence misérable à une vie bienheureuse, et qui ne pleurent pas la mort spirituelle de leurs enfants, par le péché mortel qui leur ravit la grâce divine, c’est-à-dire la plus belle et la plus désirable des vies, la seule vie qui dispose à la vie éternelle !

Ah ! prions sainte Philomène, de préserver les enfants de cette double mort, et d’ouvrir par la lumière de la foi les yeux de tant de parents négligents qui se soucient si peu si leurs enfants vivent avec Dieu, dans sa grâce et dans son amitié.

 

Pratique : Apprendre aux petits enfants de quelle manière il faut prier et honorer sainte Philomène. Avoir soin qu’ils lui rendent chaque jour un hommage quelque léger qu’il soit. Cette pratique ne pourra que leur obtenir les bénédictions célestes.

 

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14 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Quinzième jour

 

Sainte Philomène délivre un condamné à la mort

 

Si nous sommes délaissés, confions-nous en la Providence et prions sainte Philomène de nous aider.

C’est toujours quand les causes semblent le plus désespérées que le secours divin est plus près de nous. Voyons-en la preuve dans le trait suivant, qui montre qu’il n’y a point de malheur dans la vie auquel sainte Philomène ne puisse remédier, si on la prie avec toute la foi et la confiance possible.

C’est la délivrance d’un homme condamné à mort.

Il s’appelait Pellegrino Ruocco. La cour spéciale d’Avellino, dont les jugements sont sans appel, venait de lui appliquer cette peine, on ne dit pas pour quel crime, et deux autres coupables la partageaient avec lui La sentence leur ayant été intimée, on ne songea plus qu’à les disposer à bien mourir. Elle devait s’exécuter le lendemain, 19 août 1832.

Ce misérable avait dans la ville une tante qui lui portait une grande affection. La funeste nouvelle lui parvient presque aussitôt ; et sur-le-champ, de compagnie avec quelques autres personnes pieuses, elle se rend à l’église, et y fait de ferventes prières pour son malheureux neveu.

On y célébrait un triduum solennel en l’honneur de la sainte Martyre. Après avoir imploré le secours de la reine des Vierges, ces femmes, pleines de foi, se dirigent vers l’autel de sainte Philomène, et lui demandent à grands cris, au milieu d’un torrent de pleurs, qu’elle veuille s’intéresser pour la grâce du condamné.

La foule qui se trouvait là pour rendre ses hommages à la Sainte, ne put, en les entendant, se défendre de les désapprouver. Comment, se disait-on, demander la grâce d’un criminel, après que la sentence a été portée? Ne valait-il pas mieux la prévenir ? Eh ! quel moyen maintenant d’obtenir cette grâce ?

Ainsi raisonnait le peuple ; la bonne tante pensait bien différemment. Persuadée qu’au Seigneur et à ses Saints il n’est rien d’impossible, elle rentre dans son logis, et prosternée devant une image de sainte Philomène, elle persiste à demander avec foi la grâce du malheureux.

Il lui semblait alors entendre une voix intérieure qui lui disait avec clarté : « Va, pars pour Naples; jette-toi aux pieds du Roi, et la grâce te sera accordée ».

Comme elle ne savait pas d’où pouvait lui venir cette invitation, elle poursuivit sa prière. Plus elle priait, plus cette voix se faisait entendre. Mais, lorsqu’elle commençait à y voir quelque chose de surnaturel, une difficulté l’arrêtait ; il lui paraissait que jamais elle ne viendrait à bout d’une pareille entreprise. La lumière divine l’emporte ; le voyage est décidé.

Elle part d’Avellino, vers les six heures trois quarts du même jour. Après avoir couru trente milles, elle arrive dans la capitale, vers le milieu de la nuit. Cette nuit-là même, son neveu, qui ne pouvait savoir les projets qu’elle avait formés, se recommandait vivement à la sainte Martyre. S’étant assoupi, il crut la voir et lui entendre proférer ces mots : « Ne crains pas ; sois content ; lors même que tu serais tout auprès de la potence, je saurai bien t’arracher aux mains de tes bourreaux ».

Il s’éveille, et sur-le-champ il fait part à ses compagnons de ce songe favorable. Le lendemain, il le racontait à ceux qui venaient le voir. La joie qui animait alors son visage décelait ce qui se passait dans son cœur. Il était inébranlable dans sa confiance.

La tante se trouvait néanmoins dans un grand embarras, La supplique était faite, l’audience obtenue, mais le Roi n’était visible qu'à deux heures environ de l’après midi, et la sentence devait s’exécuter à Avellino, le même jour, à cinq heures.

N’importe ; Dieu peut tout. Déjà, contre toute espérance humaine, la grâce est accordée. Les légalités vont se remplir ; et s’il faut un miracle pour que la grâce arrive avant l’exécution, sainte Philomène est là pour l’opérer.

Il est impossible de ne pas remarquer ici l’attention de Dieu à rehausser la gloire de sa servante. Il permit de nouvelles et de presque insurmontables difficultés. Car, au lieu d’expédier sur-le-champ les lettres de grâce, on laissa s’écouler encore deux mortelles heures. Quatre heures sonnaient (il n’en restait donc plus qu’une seule avant l’exécution), quand le Roi se souvient du par­ don accordé, des lettres qui n’ont pas été expédiées.

Nouvel embarras pour lui. Il fait chercher la supplique ; on ne peut la trouver. Il veut du moins se rappeler les noms des trois coupables. Car la grâce avait été sollicitée et obtenue pour tous les trois également. Mais, quoi qu’il fasse, le nom d’un seul vient se retracer à sa mémoire, celui de Pellegrino Ruocco.

Sur-le-champ, sans autre formalité, il ordonne à l’un de ses officiers de porter au télégraphe l’expression de sa volonté royale ; et l’oubli des noms amenant celui des personnes, Pellegrino Ruocco est le seul aussi dont il se souvienne de prononcer la grâce. Il était temps qu’elle arrivât.

Déjà, dans Avellino, tout était en mouvement pour l’exécution de la sentence. Les criminels, tirés de la prison, s’avançaient vers le lieu du supplice. Ils y arrivaient.

Au même instant, la dépêche télégraphique paraît. C’est un ordre du Roi; mais l’expression n’en est pas claire. Elle porte un seul mot : « Que l’on suspende ». Le directeur de l’observatoire flotte irrésolu. Cependant, s’il s’agit des condamnés, il n’y a pas de moments à perdre. Il laisse un suppléant ; il arrive sur la place, et de par le Roi, il commande un sursis.

La chose était si extraordinaire, que l’officier de justice eut toutes les peines du monde à se rendre à cet avis. L’on était encore à discuter avec chaleur, quand le suppléant accourt, et apporte en termes clairs et précis la grâce tout entière. Pellegrino est pardonné.

Seul, il avait intéressé en sa faveur la puissante sainte Philomène.

Le malheureux se trouvait déjà sur l’échelle ; on lui apprend son bonheur ; et il tombe, accablé sous le poids de sa joie. Il revient peu après à lui-même ; la liberté, l’honneur, la vie lui sont rendus ; il doit tout à son admirable Protectrice. Dieu ! que ne peut votre bonté ! Et nous, chrétiens, que ne peut aussi la foi qui nous a été donnée !

 

Pratique : Comme nous sommes tous condamnés par la divine justice à la mort temporelle, et que nous devons tous prier les uns pour les autres, nous ne saurions mieux exercer notre zèle qu’en suppliant sainte Philomène de protéger tout particulièrement les pauvres agonisants qui expirent à chaque moment !

 

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