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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 11/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Onzième mardi

Dévotion de Saint Antoine envers la Sainte Vierge


Tous les Saints ont eu une dévotion spéciale envers la sainte Vierge, Mère de Jésus et notre Mère. Donc, la dévotion à Marie est un signe de prédestination. Mais saint Antoine, dit le pieux Auteur que nous continuons à citer, brille au premier rang parmi les dévots serviteurs de la sainte Vierge. Il était né le jour de l'Assomption de Marie, et il avait reçu le baptême dans l'église cathédrale de Lisbonne, consacrée aussi à l'Assomption de Marie. Tout petit enfant, il ne pouvait être consolé que par la vue de la sainte demeure de Marie. Par les soins de sa pieuse mère, il grandit dans l'amour de Marie. Dans ses nombreuses pérégrinations, dans sa solitude, dans ses études, il aimait à redire l'hymne de son enfance O Gloriosa Domina! Dans ses tentations, dans les dangers qui menaçaient son corps ou son âme, il appelait à son secours sa bonne Mère, sa Glorieuse Reine. Il chercha à communiquer aux peuples l'ardent amour dont il était embrasé pour Marie. Il a laissé de nombreux et doctes sermons sur les grandeurs et les bontés de sa Glorieuse Reine. Enfin, avant de rendre le dernier soupir, il voulut adresser un dernier et solennel hommage à celle qu'il avait tant de fois appelée la Porte brillante de l'éternelle lumière; et de sa voix mourante il chanta son hymne favorite: O Gloriosa Domina. Ames pieuses, vous qui aimez Marie, et qui voulez à tout prix, par l'intermédiaire de Marie, aller rejoindre un jour saint Antoine et tous les Saints en Paradis, vous qui aimez à répéter, avec t jus ces mêmes Saints, qu'un vrai serviteur, une vraie servante de Marie ne saurait périr, permettez-nous donc de vous expliquer, dans la méditation si douce de ce Onzième Mardi comment il faut entendre cette consolante proposition: Un serviteur de Marie ne peut périr. Mais ce n'est pas nous qui parlerons, c'est un grand docteur et un très aimable Saint, saint Alphonse de Liguori, qui, dans tous ses écrits, mais spécialement dans son beau Livre, son livre d'or Les gloires de Marie a admirablement parlé de notre Glorieuse Reine, la douce Reine du ciel, notre Mère, la très sainte Vierge Marie! Il est impossible, dit saint Alphonse, qu'un serviteur de Marie se perde, pourvu qu'il la serve fidèlement et qu'il se recommande à elle... quand nous disons qu'il est impossible qu'un serviteur de la Sainte Vierge se damne, cela ne s'entend point de ceux qui se prévalent de leur dévotion pour pécher avec plus de sécurité. Il semble donc que, lorsque nous exaltons la miséricorde de Marie envers les pécheurs, on a tort de nous blâmer, sous prétexte que ces malheureux s'en autorisent pour pécher plus librement; car nous disons que de tels présomptueux, parleur téméraire confiance se rendent dignes de châtiment, et non de miséricorde. Ainsi, les pécheurs dont il est ici question, sont ceux qui, au désir de s'amender, joignent la fidélité à servir et à invoquer la mère de Dieu. Pour ceux-ci, je soutiens, il est moralement impossible qu'ils se perdent. Saint Alphonse étudie ensuite les docteurs et les Saints qui l'ont précédé et qui concluent unanimement avec lui, qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr et il continue: En effet, il est certain, comme l'affirme saint Bernard, que la Bienheureuse Vierge ne peut manquer ni de puissance ni de bonne volonté pour nous sauver. La puissance ne lui manque pas, puisqu'il est impossible que ses prières ne soient pas exaucées, ainsi que l'assure saint Antonin. Saint Bernard dit pareillement que ses demandes ne peuvent jamais être vaines, et qu'elle obtient tout ce qu'elle veut. La volonté de nous sauver ne lui manque pas non plus», puisqu'elle est notre Mère, et qu'elle désire plus notre salut que nous le désirons nous-mêmes. Si donc tout cela est vrai comment un serviteur de Marie pourrait-il se perdre? C'est un pécheur, dira-t-on; mais, si avec fidélité et désir de s'amender, il se recommande à cette bonne Mère, elle se chargera de lui procurer les lumières nécessaires pour sortir de son mauvais état, le repentir de ses fautes, la persévérance dans le bien et enfin une bonne mort. Et quelle est la mère qui, ayant toute facilité d'arracher son fils à la mort, demandant seulement sa grâce au juge, ne le ferait pas ? Comment donc penser que Marie, la Mère la plus tendre pour ceux qui s'attachent à son culte, pouvant délivrer un de ses enfants de la mort éternelle, et le pouvant si facilement, n'en ferait rien? Ah! pieux Lecteurs! remercions le Seigneur, si nous voyons qu'il nous a donné la confiance et l'affection que nous devons avoir envers la Reine du ciel, puisque Dieu, selon saint Jean Damascène, n'accorde cette grâce qu'à ceux qu'il a résolu de sauver. Voici les paroles remarquables par lesquelles ce grand Saint anime son espérance et la nôtre: O Mère de Dieu ! je mets ma confiance en vous, je serai sauvé; si je suis sous votre protection, je n'ai rien à craindre; car, vous être dévoué, c'est avoir des armes qui assurent la victoire, armes que Dieu n'accorde qu'à ceux qu'il veut sauver. Marie est notre Mère, elle nous a adoptés pour ses enfants, au pied de la croix, sur le Calvaire! Oh! heureux ceux qui vivent sous la protection d'une Mère si aimante et si puissante! Le prophète David, bien que Marie ne fût pas encore née alors, demandait à Dieu son salut, en se déclarant fils de Marie, et faisait cette prière: Sauvez-moi, Seigneur! moi qui suis le fils de votre servante. De quelle servante parlait-il, demande saint Augustin, sinon de celle qui a dit: Je suis la servante du Seigneur? Eh ! qui osera jamais, dit le Cardinal Bellarmin, venir arracher du sein de Marie ceux de ses enfants qui s'y réfugient pour échapper à leurs ennemis? O Mère pleine de tendresse! Mère pleine de bonté! soyez à jamais bénie! et béni soit à jamais le Dieu qui vous a donnée à nous pour Mère, et pour Refuge assuré dans tous les dangers de la vie! Ayez donc toujours bon courage, ô vous qui êtes les enfants de Marie et nous savons qu'elle reçoit pour ses enfants tous ceux qui désirent l'être. Courage et confiance! quelle crainte auriez-vous de périr, quand une telle mère vous défend et vous protège ? Voici ce que doit se dire, avec saint Bonaventure, quiconque aime cette bonne Mère et se met sous sa protection: O mon âme! que crains tu? la cause de ton salut éternel ne peut se perdre, puisque la sentence est laissée à la décision de Jésus, qui est ton Père, et de Marie qui est ta Mère! La même pensée rassurait saint Anselme et le remplissait de joie: O heureuse confiance! s'écriait-il, ô refuge assuré ! la Mère de Dieu est ma Mère; avec quelle certitude ne dois-je pas espérer, quand je vois l'affaire de mon salut entre les mains d'un Père si bon et d'une Mère si compatissante! Ecoutons donc la voix de notre Mère qui nous engage à devenir comme de petits enfants, à nous tenir près d'elle et à l'invoquer dans tous nos besoins. Les enfants ont toujours à la bouche le nom de leur mère; et dans tous les dangers qui les menacent, dès que la moindre crainte les saisit, on les entend aussitôt s'écrier: Ma mère, ma mère! Ah ! douce Marie, ma tendre Mère! c'est là précisément ce que vous désirez de nous: vous désirez que, comme vos enfants, nous vous appelions à notre secours dans tous les périls, parce que vous voulez nous protéger et nous sauver, ainsi que vous avez toujours fait, quand vos enfants ont eu recours à vous.


Exemple


L'an 1683, Nicolas Grassi, président de la chambre royale, fut envoyé en mission dans l'Etrurie par le vice-roi de Naples. A son retour, il s'arrêta à Rome, avec toute sa suite, pour vénérer les sanctuaires de cette ville. On était à la fin du carnaval, quand son fils unique tomba malade. Il fut bientôt réduit à la dernière extrémité ; si bien que les médecins l'abandonnèrent. Sa mère était au désespoir; mais parce qu'elle était très dévote à saint Antoine, elle lui adressa de ferventes prières. Le mardi avant les cendres, environ vers trois heures du matin, elle entendit son jeune enfant, qui s'appelait Philippe, prononcer doucement le nom de saint Antoine: elle courut aussitôt vers le lit du pauvre agonisant, et lui demanda ce qu'il voulait. L'enfant se contenta de remuer sa petite main: il semblait lui dire de s'écarter, comme si elle était un obstacle au soulagement qu'il attendait. La mère s'éloigna en effet; mais elle l'entendit répéter avec plus de joie encore, le nom de saint Antoine. Comme elle lui demanda ce que signifiait cette appellation réitérée du Saint, l'enfant lui répondit: J'ai vu un petit Frère, qui portait une robe grise: ce Frère c'était saint Antoine. Il tenait à la main quelques fleurs blanches et rouges, avec un livre sur lequel était assis un petit enfant qui brillait comme s'il était tout en argent. Il ne sut pas en dire davantage; cependant il donna à entendre par ses signes qu'il avait vu autre chose. Bientôt après il entra en convalescence; et le quatrième jour du mois de mars suivant, il était complètement guéri. Quelque temps après, on le porta dans une église où l'on vénérait l'image de saint Antoine. En l'apercevant, il se tourna, vers sa mère et dit: Voilà, Maman, comment était le petit Frère qui m'a guéri. Chaque fois qu'il rencontrait un Franciscain, il répétait: L'habit que portait le petit Frère ressemblait à celui-là. Quand le président fut rentré à Naples avec sa femme et ses enfants, il alla rendre grâce à l'église Saint Laurent: depuis il ne cessait de publier partout la grâce insigne dont il avait été l'objet.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 10/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Dixième mardi

Saint Antoine et la Sainte Eucharistie


La divine Eucharistie! C'est ici que nous retrouvons notre angélique Saint tout entier. Le fameux miracle de la mule rapporté par l'histoire, a rendu son nom célèbre dans tout l'univers. Puisse-t-il donc nous obtenir à tous, maintenant qu'il jouit, dans le ciel, de ce bon Jésus qu'il avait tant aimé sur la terre, puisse-t-il nous obtenir au moins une faible parcelle de cet amour qui le consumait pour Jésus dans la divine Eucharistie! Ah ! fasse le ciel que nous puissions au moins comprendre Un peu les merveilles de la divine Eucharistie que nous allons méditer en ce moment! Notre Seigneur, à la dernière Cène, quand l'heure fut venue, se mit à table, et les douze apôtres avec lui. Et il leur dit: J'ai désiré d'un grand désir de manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir. A ce brûlant désir de se donner à nous dans la sainte communion, notre divin Maître ajoute le précepte formel: et au précepte, afin que nous ne cherchions pas à nous y soustraire, il joint la promesse du Paradis. Il y a plus, il nous menace de l'enfer, si nous refusons de le recevoir. Ces invitations, ces promesses, ces menaces, naissent toutes, dit saint Alphonse, du désir extrême que Jésus a de se communiquer à nous dans ce sacrement de son amour. Le saint Concile de Trente exhorte, conjure, dans sa 13e session, tous et chacun des chrétiens vraiment dignes de ce nom, par les entrailles de la miséricorde divine, de vivre avec une dévotion et une piété telles qu'ils puissent recevoir fréquemment ce Pain super substantiel de la sainte communion. Et à la session 22e, le saint Concile ajoute ces paroles mémorables: Le très saint Concile désirerait que les Fidèles, chaque fois qu'ils assistent à la sainte messe, ne se contentassent pas de faire seulement la communion spirituelle, mais la fissent sacramentalement, afin de retirer plus de fruit de cet adorable sacrifice! De son côté le Catéchisme du Concile, parle de l'obligation grave du devoir pascal, dit: Cependant que les Fidèles ne se persuadent pas qu'il suffit pour entrer dans l'esprit du précepte de communier une seule fois l'an, mais qu'ils considèrent qu'il faut Communier plus souvent dans le cours de l'année. Quant à déclarer s'il convient, pour tous, de communier tous les mois, ou toutes les semaines ou même tous les jours, on ne peut point là-dessus prescrire une règle générale, cependant c'est une Règle très certaine qu'indique saint Augustin, quand il dit: Vivez de telle manière que vous soyez capable de communier tous les jours. Et de fait, continuent les mêmes Pères qui ont composé le Catéchisme, les premiers chrétiens communiaient tous les jours, comme nous le lisons dans les actes des Apôtres. Les mondains et les indifférents ne comprennent rien à la sublimité fie cette doctrine, mais les âmes saintes, dans tous les temps, depuis les premiers chrétiens jusqu'à nos jours, ont toujours eu faim et soif de la communion fréquente. C'est qu'elles connaissaient les avantages divins de la sainte communion. Le même saint Concile de Trente expose ces avantages, lorsqu'il répond, en face du protestantisme naissant, avec une autorité souveraine et dans un langage infaillible, au pourquoi de l'institution de l'adorable Eucharistie. Donc notre Sauveur, avant de quitter ce monde pour retourner vers son Père, institua ce Sacrement, dans lequel il a comme épanché toutes les richesses de son amour divin pour les hommes, en en faisant l'abrégé de toutes ses merveilles. Et en instituant ce Sacrement il a voulu que les hommes le reçussent comme la nourriture spirituelle de leurs âmes; pour entretenir en elles la vie, pour les fortifier, pour les faire vivre de la vie même de Celui qui a dit: Celui qui me mange vivra aussi par moi; et comme un antidote qui nous délivre des fautes vénielles et quotidiennes et qui nous préserve des fautes mortelles! Il a voulu en outre que ce Sacrement fût le gage de notre gloire future et de notre perpétuelle félicité; comme aussi le symbole de l'union de ce corps dont Lui-même est le Chef et dont nous sommes les membres, dans les liens très-resserrés de la Foi, de l'Espérance et de la Charité, afin que nous n'eussions tous qu'un seul et même langage et qu'il n'y eût point de division parmi nous! Après cette sublime et consolante doctrine, que dirons-nous de tant d'âmes, pieuses d'ailleurs, mais qui s'abstiennent, fréquemment peut-être, de s'approcher de la sainte Table, et cela pour des raisons absolument futiles? ô qu'elles le regretteront à leur heure dernière. Il est pourtant si consolant de faire la communion fréquente et aussi souvent que notre Directeur spirituel nous y autorise. Notre Seigneur apparut un jour à sainte Marguerite de Cortone et lui dit: Je sais, ma fille, que tu as faim et soif de la communion fréquente, et en cela tu me plais grandement. Je bénis ton confesseur à qui j'accorderai une grâce toute spéciale, parce qu'il te dirige en ce sens et qu'il te remonte dans tes craintes. Et lorsque mourut ce confesseur, Notre Seigneur révéla à la Sainte qu'il était magnifiquement récompensé dans le ciel!


Exemple


A la mort de saint Antoine de Padoue, les miracles se multipliaient de tous côtés. Ceux que je vais raconter s'accomplirent en faveur de deux esprits prévenus contre le Bienheureux. L'incrédulité est une maladie terrible: la guérison n'en est que plus éclatante. Un soldat nommé Alcardino, du bourg de Salvatiera, peu zélé pour la foi catholique qu'il avait abjurée, entendait parler de tout côté des grands miracles qui s'opéraient au tombeau du bienheureux Antoine; mais il refusait obstinément d'y croire. Sur ces entrefaites, il vint à Padoue; et, comme dans l'hôtellerie où il était logé, les étrangers commentaient, à table, les merveilles qu'on racontait en ville, il dit: J'ai la foi dure: avant de croire à vos propos, je vais jeter cette coupe de verre contre le pavé de la salle: si le thaumaturge dont vous êtes si enthousiastes l'empêche de se casser, je me rendrai à l'évidence. A l'instant même, il prit la coupe, et il la lança de toute la force de son bras contre les dalles de pierre de la salle. Or tandis qu'il aurait suffi de la laisser tomber par mégarde pour qu'elle volât en éclats, ce jour-là, elle rebondit comme si elle était élastique, et resta entière. A la vue du prodige, Alcardino se rangea à l'avis de l'assemblée: il proclama la sainteté d'Antoine et la foi catholique. Depuis il se purifia de ses fautes par une bonne confession. Non content de se soumettre aux lois de l'Eglise, il prêchait partout la puissance du Bienheureux, dont il était la preuve vivante, portant à la main la coupe, désormais frimeuse, dont Dieu s'était servi pour lui ouvrir les yeux. Un autre jour, dans une réunion assez nombreuse, on parlait des miracles en général. Un des assistants vanta beaucoup les miracles du bienheureux Antoine: il cita en exemple le miracle de la coupe de verre que le soldat incrédule avait lancée, de toute sa hauteur, contre les dalles de la salle et qui ne s'était pas cassée. Alors un esprit fort qui écoutait ce récit, voulut faire une plaisanterie : prenant d'une main une coupe vide et de l'autre des sarments desséchés, il dit: Si le bienheureux Antoine fait naître des raisins sur ces sarments, et en assez grande quantité pour qu'en les exprimant je remplisse cette coupe de vin, je crierai au miracle et j'ajouterai foi à celui que vous venez de rapporter. Chose merveilleuse! il avait à peine fini de parler, que les sarments commencèrent à verdir. Ils se couvrirent de feuilles comme au printemps: enfin, on vit naître des raisins qui fleurirent d'abord et arrivèrent bientôt à leur pleine maturité Quand on les pressa dans la main, le vin qui en coula remplit, la coupe de verre jusqu'au bord. Ce prodige rendit les témoins stupéfaits: ceux qui se moquaient du Saint devinrent ses panégyristes.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Quatrième mardi

la profonde humilité de Saint Antoine


Pour perfectionner ses premiers disciples dans la sainte vertu d'humilité, notre Séraphique Père Saint François avait coutume de dire et il le répétait encore: Mes Frères bien-aimés et mes Enfants bénis, sachez que Notre Seigneur quittant le ciel, n'est venu sur la terre que pour une seule chose, que pour nous donner une seule Leçon et cette Leçon est celle-ci: Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! Parcourez d'un bout à l'autre tout le Livre des Saints Evangiles et vous trouverez que le divin Maitre, en nous donnant ses préceptes et ses conseils, n'a dit qu'une fois: Apprenez de moi... C'est que l'humilité est la base, le fondement, la racine de toutes les vertus. Oui, si nous étions plus humbles, notre Foi serait plus vive, notre Espérance plus ferme et notre Amour plus ardent. Si nous avions bien l'humilité, nous pratiquerions mieux la patience, nous posséderions toujours la paix du cœur, et nous porterions sans peine, c'est Jésus lui-même qui le dit, le joug du Seigneur ; et nous accepterions les épreuves de la vie, sans murmure ! Les Saints qui ont tous été si humbles, parce qu'ils ont eu le bonheur de mettre en pratique cette Leçon de notre divin Maître, les Saints ont essayé de nous donner une définition de la vraie humilité, et ils nous disent, un peu en hésitant, avec saint Bernard: L'humilité est une vertu qui nous rend méprisables à nos propres yeux, par la véritable connaissance que nous avons de nous-mêmes. Ensuite les Saints admettent plusieurs degrés dans l'humilité. Le Docteur séraphique saint Bonaventure les réduit tous à trois principaux. Le Premier consiste donc à se mépriser soi-même. Le Second consiste à être bien aise que les autres nous méprisent. Or, si nous étions bien solidement établis dans le Premier, nous n'aurions guère de chemin à faire pour arriver au Second. Car si nous avions véritablement du mépris pour nous-mêmes, nous ne serions pas fâchés que les autres en eussent aussi. En voulez-vous une preuve, dit le même Saint ; " N'est-il pas vrai que naturellement nous éprouvons de la satisfaction que les autres se conforment à notre propre sentiment ? que si cela est, pourquoi n'en éprouvons-nous pas lorsqu'ils nous méprisent ? C'est que nous ne nous méprisons pas nous-mêmes en réalité, mais que nous avons bonne opinion de nous-mêmes. O sainte vertu d'humilité, à qui donc de nous sera-t-il donné de gravir dès aujourd'hui même ce second Echelon et de pratiquer cette sentence du même Docteur Séraphique: Aimer à rester inconnu et à être considéré pour rien ! Le Troisième degré d'humilité, c'est lorsqu'une personne ayant reçu de grands dons de Dieu, et se voyant honorée et estimée, ne s'enfle de rien et ne s'attribue rien à elle-même, mais rapporte tout à la source de tout bien qui est Dieu lui-même. Ce troisième degré, continue saint Bonaventure, n'est que pour ceux qui étant déjà consommés dans la vertu, s'humilient d'autant plus en toutes choses, qu'ils sont plus élevés dans la perfection. Venons donc à la pratique. Les vertus morales, dit saint Basile, non plus que les arts et les sciences, ne s'acquièrent que par l'exercice et par la pratique. Donc, si nous voulons acquérir l'humilité, il faut quel nous en pratiquions les actes. Si vous voulez acquérir l'humilité, ajoute saint Bernard, commencez par vous mettre résolument dans le chemin de l'humiliation; car si vous ne pouvez souffrir les humiliations, vous ne pourrez pas non plus parvenir à l'humilité. Mais si nous pratiquons les actes d'humilité promptement, facilement et avec plaisir, ah ! Réjouissons-nous, car nous commençons à entrer dans la perfection de cette indispensable vertu. Notre Saint a été, comme son séraphique Père, profondément humble. Ecoutons, à ce sujet, un Auteur déjà cité. Quelle humilité dans saint Antoine! Il redoute les honneurs de la terre, il fuit môme les dignités de l'Eglise. Toute son ambition est de vivre obscur et ignoré dans la maison du Seigneur. Héritier d'un grand nom, il l'échange contre celui d'Antoine, à l'aide duquel il espère vivre inconnu au monde, dans un Ordre mendiant. Il cache ses talents avec tant de soin, que pendant assez longtemps ses confrères le regardent comme à peu près incapable. Il se plait à remplir les offices les plus bas. Pour l'arracher à sa vie toute cachée en Dieu, il fallut un ordre formel de Saint François. Devenu la merveille de son siècle, il ne s'attribue en rien ses triomphes : il en renvoie toute la gloire à Dieu, auteur de tout don parfait. Est-il étonnant que Dieu lui ait donné le pouvoir d'opérer tant et de si grands prodiges ?


Exemple


Tous les Saints ont eu, à l'imitation du divin Sauveur, une prédilection marquée pour les petits enfants, à cause de leur candeur et de leur innocence. Saint Antoine semble les avoir pris spécialement sous sa protection. Déjà nous avons vu que l'origine du Pain de saint Antoine est due, selon certains Auteurs à la résurrection d'un petit enfant, opérée par notre grand Thaumaturge. Le fait suivant est arrivé à Rome, en l'année 1830, Un petit enfant de six ans se laissa tomber de la fenêtre d'un troisième étage sur le pavé. Sa pauvre mère en le voyant tomber, s'écria: Ah ! saint Antoine! et elle courut aussitôt pour relever son enfant. Elle s'attendait à le trouver mort, ou au moins tout abîmé; l'enfant n'avait aucun mal, il était debout sur le pavé. "Comment cela s'est-il fait, mon pauvre petit, lui demanda sa mère? Un Religieux s'est trouvé là, répondit l'enfant, il m'a reçu entre ses bras et m'a posé bien doucement à terre. La pieuse mère songea à saint Antoine qu'elle avait invoqué, et aussitôt elle allai au couvent de l'Ara Cœli demander une messe d'action de grâce à l'autel du Saint. Elle raconta le fait à plusieurs Pères qui se trouvaient en ce moment à la sacristie. L'un d'eux, le P. François de Camajore, s'adressant à l'enfant, lui posa cette question: Ce Religieux dont tu parles, me ressemblait-il? Il était bien plus beau, répondit naïvement le petit. La mère alla ensuite avec son enfant prier devant le tableau de saint Antoine. A peine l'enfant eut-il jeté les yeux sur l'image du Saint, qu'il se retourna vers sa mère: Maman, lui dit-il avec vivacité, le voilà le Religieux qui m'a porté à terre. Et sa petite main montrait le tableau. L'heureuse mère ne pouvait contenir ses transports de joie et de sa reconnaissance. Elle se retira en criant: Vive saint Antoine, vive mon cher Saint !


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 3/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Troisième mardi

la grande simplicité de Saint Antoine


Simplicité, ô que cette vertu est nécessaire pour faire un Saint! L'Esprit Saint faisant l'éloge du saint homme Job, commence par cette parole : Il y avait un homme nommé Job; et cet homme était simple, droit, craignant le Seigneur et s'éloignant du mal. " Il avait la droiture du cœur parce qu'il était simple. Le Sage, en invitant les puissants de la terre à aimer la justice et à chercher le Seigneur, sans quoi il n'y a de salut pour personne, commence le Livre merveilleux de la Sagesse, par cette autre parole, indiquant la manière de chercher le Seigneur, Auteur de notre salut : Ayez du Seigneur de bons sentiments et cherchez-le dans la simplicité de votre cœur. Notre Seigneur ne demandait-il pas une grande simplicité de ses Apôtres, lorsqu'il leur disait: Soyez simples comme des colombes. Et saint Paul, imitant son divin Maître, prévenait avec une grande sollicitude les premiers chrétiens contre les perfidies de l'antique serpent qui cherche toujours, afin de nous éloigner de la voie de la sainteté, à nous faire pécher contre la vertu de simplicité: Je suis jaloux de vous, disait-il aux corinthiens, d'une jalousie de Dieu même. En effet, je vous ai fiancés à un Epoux unique, au Christ, pour vous présenter à lui, comme une Vierge pure. Mais je crains que comme le serpent séduisit Eve par son astuce, ainsi vos esprits ne se corrompent et ne dégénèrent de la simplicité qui est dans le Christ Jésus. Et le grand Apôtre exhorte souvent les premiers fidèles à pratiquer la simplicité sur le modèle de Jésus, leur adorable Maître. Pourquoi donc tant d'insistance pour une vertu que les prétendus sages tournent si facilement en division ? Ecoutons encore, pieux Lecteurs, la réponse de l'Esprit de toute vérité : Dieu veillera au salut des hommes droits, et il protégera ceux qui marchent dans la simplicité. Et ainsi sous la protection de Dieu Celui qui marche dans la voie de la simplicité, marche sûrement. Et celui qui marche ainsi sait qu'il marche sûrement parce que la Bienveillance du Seigneur est pour ceux qui marchent avec simplicité. Finalement il obtiendra le salut éternel, parce que celui qui marche avec simplicité, celui-là sera sauvé. Ainsi marcha toujours notre grand Thaumaturge, saint Antoine. Sa vie tout entière est semée de grands actes de simplicité : il marchait noblement en cela sur les traces de François son séraphique Père. La simplicité est toujours, du reste, le signe caractéristique de son ordre, la prédilection de tous ses vrais Enfants comme le Bienheureux Frère Egide, saint Pascal Baylon, saint Félix de Cantalice, saint Laurent de Brindes, saint Joseph de Copertino. Et pour ne citer qu'un seul exemple de simplicité daans tous ces Saints, on raconte le dernier le trait suivant : Un jour on amena au Père Joseph, un pauvre fou. C'était un grand et beau jeune homme et ses parents affligés le lui présentèrent pour qu'il le bénît et lui obtînt sa guérison. Pour toute réponse, le Père Joseph pousse un petit cri, saisit le jeune homme par les cheveux et l'entraîne avec lui à travers les airs. Le Saint avait un Ravissement ! mais le pauvre fou, lui, n'était point en extase, et la peur terrible qui l'avait saisi, le rendait plus mort que vif. En revenant de son extase, le Père Joseph le déposa tranquillement à terre et il lui dit, avec beaucoup de bonhomie et de simplicité: Mon ami, es-tu encore fou maintenant ? Le jeune homme encore tremblant répondit: Non, mon Père, j'ai eu trop peur. Il avait laissé effectivement sa folie dans les airs, et parfaitement sain d'esprit, il retourna chez lui, avec ses heureux parents, louant Dieu et remerciant le Saint de l'avoir guéri d'une manière originale, il est vrai mais pourtant si réelle et si consolante !L'exemple qui va suivre prouve la simplicité de notre propre Saint, le bon saint Antoine que nous invoquons en ce moment.


Exemple


Le Livre des miracles, Liber miraculorum, inséré dans la vie de saint Antoine, par les Bollandistes, rapporte un miracle bien extraordinaire que le saint opéra, contre toute vraisemblance humaine à Padoue, lorsqu'il y prêcha le carême de 1231. Un jour donc, pendant que le Saint prêchait à Padoue, un citoyen de la ville, appelé Léonard, vint trouver l'homme de Dieu pour lui faire sa confession. Entre autres péchés, il s'accusa d'avoir donné un coup de pied à sa mère, avec tant de violence que la pauvre femme lut renversée jusqu'à terre. En écoutant cet aveu, l'homme de Dieu fut saisi d'horreur; et,opposant à l'émotion de son âme, il lui adressa de sévères reproches, en ajoutant : Le pied qui a frappé sa mère, mériterait d'être coupé. Dans sa simplicité, le pauvre Léonard ne saisit pas la pensée de son dire, le remords de son crime et l'indignation du Saint ait plongé dans une amère tristesse. Egaré par sa douleur, il rentra dans sa maison ; et prenant à la lettre ce qu'il lui avait dit, il se coupa le pied. Le bruit de cette pénitence héroïque, si elle n'avait pas été contre nature, se répandit bientôt dans toute la ville et arriva jusqu'aux oreilles de la mère de Léonard. Celle-ci courut en toute hâte; et apercevant son fils horriblement mutilé, elle demanda la cause de ce malheur. On lui raconta ce qui s'était passé ; à l'instant, elle alla trouver le serviteur de Dieu, en poussant des cris et des menaces. Elle adressa au Bienheureux de sanglants reproches, et l'accusa d'être la cause de la mort de son fils. L'homme de Dieu excusa sa douleur, et se défendit lui-même du crime qu'on lui imputait. En même temps, on transporta auprès du pauvre mutilé: il adressa à Dieu une prière, avec une tendre dévotion et une sollicitude anxieuse; ensuite il prit le pied coupé et il prit la jambe, en traçant le signe de la croix, et faisant sur le membre des onctions avec ses mains vénérables. Il continua quelques instants: alors le pied s'adapta à la jambe et y demeura uni avec une grande solidité. Le bon Léonard se leva avec prestesse; et, fut heureux de sa guérison, il s'abandonna à des transports de joie, louant Dieu de la protection dont il l'avait entouré.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 2/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Deuxième mardi

Saint Antoine, Lys de céleste pureté


Le Sage contemplant à travers les siècles, l'aimable et sainte vertu de Pureté, s'écrie dans son âme ravie: quelle est belle la chaste génération des âmes virginales ! car, sa mémoire est immortelle, et elle est connue et de Dieu et des hommes. Cette vertu est si précieuse aux yeux de Dieu et de ses saints Anges que le Saint-Esprit nous assure, au Livre de l'Ecclésiastique que tout le prix de l'or n'est rien au prix d'une âme vraiment chaste et pure ! Notre Seigneur, en descendant du ciel en terre pour opérer l'œuvre de notre Rédemption n'a voulu avoir pour Mère qu'une âme chaste et pure, une âme virginale, Marie Immaculée, la Reine des âmes angéliques et pures. Ensuite le bon Jésus ne fit connaître d'abord le mystère de son Incarnation qu'à des âmes pures et virginales, saint Joseph, le Patriarche de la chasteté et saint Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein de sa mère, en mourant plus tard, martyr pour la défense de la chasteté conjugale, pour la défense de la sainte vertu le pureté. Notre Mère la sainte Eglise nous fait remarquer, avec les saints Pères, que Notre divin Maître eut pour l'apôtre saint Jean, la prédilection marquée dans l'Evangile, parce que saint Jean était une âme virginale. Et Marie, la Mère de Jésus, n'a-t-elle pas, elle aussi, dans ses célestes apparitions, durant tout le cours des siècles, marqué sa prédilection, comme toutes les vies des saints en font foi, pour les âmes innocentes et pures ? Bienheureux donc ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Qui montera sur la montagne du Seigneur ? ou qui demeurera dans son Sanctuaire ? — Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur : celui-là recevra du Seigneur la bénédiction et la miséricorde de Dieu son Sauveur. Comme ces paroles du Psalmiste s'appliquent admirablement à l'angélique saint Antoine. Ses mains étaient innocentes, parce que son cœur était pur. Nous l'avons déjà vu dans l'Abrégé de sa Vie : tout petit enfant, à l'âge de cinq ans, il fit le vœu de virginité, et dans tout le cours de son existence, il conserva, avec un soin jaloux, pure et sans tache la blanche robe de son innocence baptismale. Il semble que les Litanies composées en l'honneur de notre Saint, aient voulu résumer en un seul mot toute la beauté de cette âme si pure, en l'appelant Lys de céleste pureté. Et comme la vertu, surtout chez les Saints est essentiellement communicative, la voix seule de notre Saint, l'innocence peinte sur son angélique visage portait les autres à la vertu. Le seul contact même de ses vêtements avait une vertu particulier pour combattre les tentations et pour chasser l'esprit impur, cet esprit, encore sept fois plus méchant que les autres, qui tyrannise si affreusement ses malheureuse victimes. Notre Saint venait d'arriver à son Couvent de Limoges. Un jeune Religieux Bénédictin, d'une abbaye voisine, passait par le tourment si pénible des tentations impures. Ayant entendu parler de la haute sainteté d'Antoine, ce pauvre Religieux demanda à son Abbé d'aller trouver le Saint. Il se jeta à ses pieds, et lui fit l'aveu des humiliantes tentations qui jour et nuit assaillaient son âme. L'homme de Dieu l'accueillit avec une incomparable bonté, lui donna ses conseils; le consola et par une de ces inspirations que Dieu donne aux Saints, il ôta sa propre tunique pour en revêtir son cher pénitent. Aussitôt les tentations cessèrent immédiatement. Le jeune Religieux, au comble du bonheur, trouva avec la paix de l'esprit, la sérénité d'une âme pure! O aimable saint Antoine, vous, vrai Lis de céleste ah ! couvrez-nous donc tous de votre tunique, embaumée du parfum de votre angélique pureté ! Mais surtout prenez sous votre protection les jeunes gens de nos jours, si exposés aux traits empoisonnés de leur perfide ennemi. Obtenez-leur, par votre puissant crédit auprès de Jésus, la Pureté des Vierges, et de sa douce Mère, Marie Immaculée. Qu'ils aient tous un grand amour pour la sainte vertu de pureté et que pour la conserver dans leurs jeunes coeurs, ils fuient avec horreur les mauvaises compagnies et les occasions dangereuses, qu'ils veillent à la garde de leurs sens, pratiquant la mortification chrétienne, ne négligeant point le saint exercice de la prière et surtout de la prière en famille, et qu'ils fréquentent fidèlement les Sacrements. Oh ! que d'âmes seront sauvées et bienheureuses pour l'éternité, si Dieu daigne, aimable Saint, par votre angélique intercession, exaucer notre suppliante prière !


Exemple


Un jour que saint Antoine rentrait à Padoue par des sentiers solitaires, afin d'éviter les applaudissements de la foule électrisée par son éloquence, une femme prenant des chemins de traverse, se mit courir après lui, respirant à peine, tant sa marche était précipitée. Elle portait dans ses bras son petit enfant qui était perdu des bras et des jambes, depuis sa naissance. Dès qu'elle fut en présence du Bienheureux, elle se jeta à ses pieds, le conjurant avec des gémissements et des larmes d'avoir pitié d'une mère malheureuse et de daigner faire le signe de la croix sur son enfant. Elle espérait que le petit malade recouvrerait une santé parfaite parla vertu de cette bénédiction.! Comme le serviteur du Christ, par un sentiment d'humilité profonde, refusait d'exaucer sa prière, elle redoubla ses sanglots, et réitéra ses supplications, en criant : Père Antoine, ayez pitié de moi. Le saint homme touché de compassion à la vue de la douleur de la mère et de l'infirmité de l'enfant ; pressé d'ailleurs par les exhortations de son compagnon de route dont la piété était célèbre, se décida à tracer le signe de la croix sur l'enfant, le bénissant au nom et par la puissance de Jésus-Christ. O prodige ! l'enfant se redressa aussitôt parfaitement guéri. Tandis que, auparavant sa mère désolée le portait appuyé sur son sein, elle le ramena rétabli, dans sa maison en le tenant par la main. L'homme de Dieu ne rapporta pas la grâce obtenue, à ses mérites, mais à la foi de cette femme, en la quittant, il lui recommanda de ne la révéler à personne, avant sa mort.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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2 octobre 2009

La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

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La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

Impératrice d'Autriche, Reine Apostolique de Hongrie, épouse et de mère de famille

1892-1989

La princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892, près de Lucques, en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l’archiduc Charles d’Autriche, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l’empereur Charles Ier d’Autriche et le roi Charles IV de Hongrie en 1916. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, a huit enfants. Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère, où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l’impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux États-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre. Elle rend son âme à Dieu le 14 mars 1989, et est enterrée à Vienne le 1er avril suivant. Charles d’Autriche a été béatifié par Jean-Paul II en 2004. En 2008, la Congrégation des Causes des Saints a autorisé l’ouverture du procès de béatification de la Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme dans le diocèse du Mans.

Prière pour demander la glorification de Zita

Dieu, notre Père, Tu as racheté le monde par l'abaissement de Ton Fils, Notre Seigneur Jésus Christ. Lui qui était roi, s'est fait serviteur et a donné Sa vie pour la multitude. C'est pourquoi Tu L'as exalté. Daigne maintenant accorder à Ta Servante Zita, impératrice et reine, d'être élevée sur les autels de Ton Église. En elle, Tu nous donnes un exemple admirable de foi et d'espérance face aux épreuves, ainsi que d'une confiance inébranlable en Ta divine Providence. Nous Te prions pour qu'avec son époux, le Bienheureux empereur Charles, Zita devienne, pour les couples, un modèle d'amour et de fidélité conjugale et, pour les familles, un maître d'éducation chrétienne. Que pour tous, elle puisse être un exemple de service et d'amour du prochain, elle qui, en toutes circonstances, sut élargir son cœur à tous, spécialement aux plus pauvres. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Un Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père.

Imprimatur

† Mgr. Yves Le Saux,

évêque du Mans.

Nous serions reconnaissants à toutes personnes ayant obtenu des grâces par l'intercession de la Servante de Dieu, l'impératrice Zita, d'en faire part à:

Association pour la béatification de l'impératrice Zita

Abbaye Saint Pierre

1, Place Dom Guéranger

72300 Solesmes, France

www.beatification-imperatrice-zita.org

Téléchargez la prière pour la Béatification de Zita (pdf) en cliquant ici

8 novembre 2009

Litanies du Père Matteo d'Agnone

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Litanies du Père Matteo d'Agnone

Pour la délivrance et les coupures de liens occultes et ésotériques

Seigneur, ayez pitié

Christ, ayez pitié

Seigneur, ayez pitié

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, de votre amour, remplissez-nous

Esprit Saint, du don de discernement, remplissez-nous

Esprit Saint, de votre lumière, remplissez-nous

Esprit Saint, de votre force, remplissez-nous

Esprit Saint, de votre sainteté, remplissez-nous

Esprit Saint, de votre joie, remplissez-nous

Esprit Saint, de votre paix, remplissez-nous

Sang de Jésus, recouvrez-nous

Sang de Jésus, purifiez-nous

Sang de Jésus, protégez-nous

Sang de Jésus, délivrez-nous

Sang de Jésus, rejaillissez sur nous

Vierge Marie, qui avez écrasé la tête de Satan, priez pour nous

Vierge Marie, invulnérable aux attaques de Satan, priez pour nous

Vierge Marie, qui nous protégez contre le dragon, priez pour nous

Vierge Marie, Reine des Anges, priez pour nous

Notre Dame de la Délivrance, priez pour nous

Notre-Dame des Victoires, priez pour nous

Saint Michel Archange, priez pour nous

Saint Joseph, priez pour nous

Saints apôtres, priez pour nous

Saints martyrs, priez pour nous

Saints exorcistes, priez pour nous

Père Matteo, ami de Dieu, priez pour nous

Père Matteo, apôtre de la Passion du Christ, priez pour nous

Père Matteo, adorateur de l’Eucharistie, priez pour nous

Père Matteo, prédicateur de l’Assomption de Marie, priez pour nous

Père Matteo, disciple très saint du séraphique François, priez pour nous

Père Matteo, exorciste de première force, priez pour nous

Père Matteo, vainqueur de Satan, priez pour nous

Père Matteo, terreur des démons, priez pour nous

Père Matteo, puissant thaumaturge, priez pour nous

Père Matteo, rempli de l'esprit des prophètes, priez pour nous

Père Matteo, théologien sublime, priez pour nous

Père Matteo, perle de chasteté, priez pour nous

Père Matteo, modèle de pénitence, priez pour nous

Père Matteo, exemple d'obéissance, priez pour nous

Père Matteo, amateur de la pauvreté, priez pour nous

Du pouvoir et des tentations de Satan, Père Matteo délivrez-nous

Des possessions démoniaques, Père Matteo délivrez-nous

Des esprits des ténèbres, Père Matteo délivrez-nous

Des attaques sataniques, Père Matteo délivrez-nous

Des liens maléfiques, Père Matteo délivrez-nous

Des attaques des sorciers et des maîtres occultes, Père Matteo délivrez-nous

Du spiritisme et de la divination, Père Matteo délivrez-nous

Des sectes et de la sorcellerie, Père Matteo délivrez-nous

Du satanisme et de ses adeptes, Père Matteo délivrez-nous

Des malédictions et des envoûtements, Père Matteo délivrez-nous

Des maladies d’origine maléfique, Père Matteo délivrez-nous

De tous les dangers, Père Matteo délivrez-nous

Des traumatismes, Père Matteo délivrez-nous

De toutes nos infirmités du corps, de l’âme et de l’esprit, Père Matteo délivrez-nous

Des soucis pour notre famille, Père Matteo délivrez-nous

Des blocages de la vie sentimentale, Père Matteo délivrez-nous

Des soucis de finances et de travail, Père Matteo délivrez-nous

De toutes nos angoisses, doutes et afflictions, Père Matteo délivrez-nous

De nos faiblesses, notre misère et nos péchés, Père Matteo délivrez-nous

Du désespoir et du découragement, Père Matteo délivrez-nous

De la haine et des obsessions, Père Matteo délivrez-nous

Des faux amis et des personnes maléfiques, Père Matteo délivrez-nous

Des embûches du démon, Père Matteo délivrez-nous

De la damnation éternelle, Père Matteo délivrez-nous



Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur


Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur


Prie pour nous, Père Matteo d’Agnone,

afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ

Prions

Nous te louons, ô Dieu, pour la victoire de ton Fils notre Seigneur Jésus-Christ. Nous Te louons pour notre Mère, la Vierge Marie, et pour notre puissant intercesseur le Père Matteo d’Agnone, exorciste. Par leur intercession accorde nous la délivrance des maux qui nous affligent, libère-nous des ténèbres et des dangers de l’âme et du corps, afin que nous vivions dans la liberté des enfants de Dieu. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies du Père Matteo d'Agnone (pdf) en cliquant ici

17 octobre 2009

La Servante de Dieu Élisabeth de France

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La Servante de Dieu Élisabeth de France

1764-1794

Élisabeth-Philippine-Marie-Hélène de France, fille de Louis, Dauphin de France et de Marie-Josèphe de Saxe, son épouse, naquit à Versailles, le 3 mai 1764. Douée d'une nature vive, d'un caractère noble et généreux, Madame Élisabeth de France, dont le nom n'était prononcé qu'avec respect, donna à la Cour l'exemple des plus éminentes vertus. Elle joignait à une âme angélique, une énergie rare et une vigueur de volonté que l'on ne trouve guère chez une femme. Chrétienne avant tout, la vertueuse soeur de Louis XVI eût préféré la mort à l'abandon du moindre article de sa Foi, et malgré les circonstances particulièrement pénibles qu'il lui fallut traverser, ses actes se trouvèrent toujours à la hauteur de ses principes. La Foi était son guide, l'Espérance son appui, la Charité sa vie! Son héroïque dévouement aux siens lui fit partager leurs épreuves et leur captivité douloureuse dans la prison du Temple; et comme le Roi et la Reine, Madame Élisabeth de France porta sa tête sur l'échafaud. Elle mourut à Paris le 10 mai 1794, après avoir adressé au bourreau, qui prêt à la frapper, écartait le fichu de lin recouvrant sa poitrine, cette chaste et suprême prière: « Monsieur, au nom de Dieu, couvrez-moi! » Elle n'avait alors que 30 ans. Une des notes caractéristiques de sa vie – après son abandon absolu à la Providence – fut son touchant et tendre attachement à ses amies, auxquelles elle demeura toujours fidèle, malgré la tourmente. Cette admirable princesse, qui avait été donnée à la famille Royale, comme un Ange Consolateur, unissait les qualités qui font les Reines, aux Vertus qui font les Saintes.

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Prière récitée au Temple par Madame Élisabeth de France

Que m'arrivera-t-il aujourd'hui, ô mon Dieu, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne m'arrivera rien que Vous ne l'ayez prévu, réglé, voulu et ordonné de toute éternité. Cela me suffit, j'adore vos desseins éternels et impénétrables, je m'y soumets de tout mon cœur, pour l'amour de Vous. Je veux tout, j'accepte tout, je vous fais un sacrifice de tout; j'unis ce sacrifice à celui de mon Divin Sauveur. Je Vous demande en Son Nom et par ses mérites infinis, la patience dans mes peines et la parfaite soumission qui vous est due pour tout ce que vous voulez et permettez.

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Prière pour demander des grâces par l'intercession de Madame Élisabeth de France

O Dieu, qui par un effet admirable de Votre Providence, avez daigné enrichir le cœur de votre servante Madame Élisabeth de France, des trésors les plus précieux de la nature et de la grâce, ces donc ne demeurent pas stériles en son âme, daignez avoir pour agréables les prières que nous Vous adressons par son intercession, et donnez-nous d'imiter, avec son abandon à cette même Providence, son abnégation et sa générosité dans le sacrifice, afin que, par une sainte vie, nous méritions tous d'avoir part à la joie dont Vous couronnez vos élus. Ainsi soit-il.

1 Notre Père, 1 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père

Imprimatur

A. Laveille, Vic. Capit.

Meaux, le 11 juillet 1921

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Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici

4 octobre 2009

Neuvaine à Saint Gérard Majella

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Saint Gérard Majella

Saint Patron des femmes enceintes

1726-1755

Fête le 16 octobre


Gérard naquit à Muro, en 1726. Muro est une petite ville au sud de l'Italie. Sa mère, Benedetta, un don du ciel dans sa vie, lui apprit à connaître l'amour surabondant de Dieu. Le bonheur de Gérard était de se sentir tout près de Dieu. A l'âge de douze ans, il perdit son père et il devint le support de sa famille. Apprenti chez un tailleur, il eut à subir de nombreux sévices de la part du contremaître. Après quatre ans d'apprentissage, au moment même où il pouvait commencer sa carrière de tailleur autonome, il fit part de son intention d'aller travailler comme serviteur auprès de son évêque à Lacedonia. Ses amis tentèrent de l'en dissuader. Malgré les sautes de colère et la hargne incessante qu'avaient à subir les serviteurs qui l'avaient précédé, Gérard n'y vit aucun obstacle. Pendant trois ans, jusqu'au décès de l'évêque, Gérard s'adonna, auprès de ce dernier, à toutes sortes de travaux. Tant qu'il était convaincu de faire la volonté de Dieu, Gérard acceptait tout. Bousculé chez le tailleur, ignoré par son évêque, Gérard souffrait avec patience afin de suivre le Christ. "Monseigneur m'a salué" disait-il. Déjà Gérard passait de longues heures devant le Saint Sacrement, signe de la présence du Seigneur crucifié et ressuscité. En 1745, âgé de 19 ans, il retourna à Muro. Il y établit une boutique de tailleur à son propre compte. Ses affaires allaient en croissant, mais il ne faisait que peu d'argent. Il donnait pratiquement tout. Il ne gardait que le nécessaire pour suffire aux besoins de sa mère et de ses sœurs. Le reste, il le donnait aux pauvres ou bien il offrait des messes pour les âmes du Purgatoire. Il n'y eut pas de conversion soudaine pour Gérard; seulement une croissance constante dans l'amour de Dieu. Puis, pendant le carême de 1747, il résolut de ressembler le plus possible au Christ. Il commença une série de pénitences rigoureuses; dans la rue, il prétendait la folie et s'en réjouissait quand on le prenait en ridicule. Il désirait tant être au service exclusif de Dieu qu'il demanda à entrer chez les frères capucins. Il ne fut pas accepté. À 21 ans, il entreprit la vie d'ermite. Son désir intense d'imiter le Christ le poussa à prendre le rôle principal dans le jeu de la passion, un tableau vivant, à la cathédrale de Muro.


Chez les Rédemptoristes


Les Rédemptoristes vinrent à Muro en 1749. Ils étaient quinze missionnaires et prirent d'assaut les trois paroisses de la petite ville. Gérard suivit scrupuleusement la mission et en vint à la décision que cette vie était celle qu'il désirait. Il demanda à se joindre à l'équipe missionnaire, mais le Supérieur, le Père Cafaro, refusa de l'accepter à cause de sa faible santé. Il insista tellement auprès des missionnaires qu'à leur départ le Père Cafaro suggéra à sa famille de l'enfermer à clef dans sa chambre. Gérard prit les draps de son lit, les noua ensemble et, sortant par la fenêtre, suivit les missionnaires. Exploit qui soulève un écho au cœur de plusieurs jeunes! Il dut marcher plus de 19 kilomètres pour rejoindre les missionnaires. Gérard leur dit: "Laissez-moi essayer, donnez-moi une chance et si je ne fais pas l'affaire, vous me renverrez." Devant une telle insistance, le Père Cafaro se résigna à lui offrir une période d'essai. Il l'envoya au monastère de d'Iliceto avec une lettre qui disait: "Je vous envoie un autre Frère, mais il sera bien inutile quant au travail.…". Il fit sa première profession le 16 juillet 1752 et, grande consolation pour lui: c'était le jour de la fête du Très Saint Rédempteur et celle de Notre Dame du Mont Carmel. A l'exception de quelques visites à Naples et de ses derniers jours qu'il passa à Caposele où il mourut, la vie de Gérard s'est écoulée à la communauté rédemptoriste d'Iliceto. Cette étiquette d'"inutile" dont on l'avait caractérisé ne dura pas longtemps. Gérard fut un excellent travailleur. Pendant les années qui suivirent, il fut jardinier, sacristain, tailleur, portier, cuisinier, menuisier et commis de construction des nouveaux édifices de Caposele. Il apprenait rapidement: ayant visité l'atelier d'un sculpteur, il devint un habile sculpteur de crucifix. Gérard, un trésor pour sa communauté; et sa seule ambition était de toujours faire en tout la volonté de Dieu. Son directeur spirituel lui demanda, en 1754, de mettre par écrit quel était son plus ardent désir. Il écrivit: "beaucoup aimer Dieu; toujours être uni à lui; toujours agir pour lui plaire; aimer toute chose pour le plaisir de Dieu; souffrir beaucoup pour Dieu. En tout, faire la volonté de Dieu".


Sa grande épreuve


La véritable sainteté trouve sa preuve dans la croix. Gérard, en 1754, subit cette grande épreuve. Cette épreuve lui mérita, sans doute, le pouvoir spécial qu'il aurait de venir en aide aux mères et à leurs enfants. Son zèle le poussait, entre autres, à encourager et à aider les jeunes filles qui désiraient entrer au couvent. Il alla même, à l'égard de filles pauvres, jusqu'à leur procurer une dot sans laquelle elles ne pouvaient être admises dans un ordre religieux. Neria Caggiano fut l'une de ces filles à qui Gérard vint en aide. Elle prit en horreur la vie du couvent et, après trois semaines seulement, elle retourna chez elle. Pour justifier son départ, elle fit circuler des rumeurs mensongères sur la vie des religieuses. Les gens de Muro refusèrent de croire ces histoires touchant un couvent recommandé par Gérard; ainsi, afin de sauver sa propre réputation, elle voulut salir la réputation de son bienfaiteur. Elle écrivit une lettre à saint Alphonse, supérieur de Gérard. Elle accusait ce dernier de fautes d'impureté avec une jeune fille de la famille où Gérard demeurait souvent au cours de ses voyages missionnaires. Saint Alphonse fit venir Gérard et lui demanda de se justifier devant cette accusation. Gérard garda le silence et ne se défendit pas. Il suivait l'exemple de son divin Maître. Devant un tel silence, Alphonse n'eut d'autre choix que d'imposer au jeune religieux une pénitence sévère. Il lui enleva le privilège de recevoir la sainte communion et lui refusa tout contact avec l'extérieur. Quelle épreuve pour Gérard que de devoir abandonner son travail auprès des âmes. Mais cela n'était rien comparé à être privé de la sainte communion. Il en fut si profondément touché, qu'il demande qu'on le libère du privilège de servir la messe. Son désir de communier était si fort qu'il craignait de saisir de l'hostie consacrée des mains du célébrant. Quelque temps plus tard, Neria tomba dangereusement malade. Elle écrivit alors une lettre à saint Alphonse pour lui avouer que les accusations qu'elle avait portées contre Gérard étaient une pure invention et une calomnie. Le saint se réjouit en apprenant l'innocence de son fils. Quant à Gérard, lui qui n'avait pas été déprimé par son épreuve, ne se réjouit pas outre mesure de sa réhabilitation. Dans les deux cas, il vit la main de Dieu et cela lui suffit.


Le thaumaturge


Il y a très peu de saints auxquels on a attribué autant de faits merveilleux qu'à Saint Gérard. Ses procès de béatification et de canonisation révèlent que les miracles qu'il fit étaient d'une variété et d'une profusion incroyables. Il fut fréquemment transporté en extase en méditant sur Dieu ou sa sainte volonté. On a même vu à plusieurs occasions son corps s'élever à une bonne distance au-dessus du plancher. Il existe même des faits authentifiés prouvant ce miracle très inhabituel d'être présent à deux endroits en même temps. La plupart de ses miracles avaient pour objet de rendre service à autrui. Des choses aussi extraordinaires que celles qui suivent semblent avoir été bien ordinaires dans sa vie: ramener à la vie un jeune qui était tombé d'une paroi rocheuse très élevée; bénir la petite réserve de blé d'une pauvre famille et ils en eurent jusqu'à la prochaine récolte; multiplier le pain pour le distribuer aux pauvres, chose qui arriva à maintes reprises. Un jour, il marcha sur l'eau pour conduire des pêcheurs en détresse jusqu'à la sécurité de la rive. Plusieurs fois, il mentionna à des gens leurs péchés cachés dans le secret de leur âme. Honteux de les confesser, il les amena à la pénitence et au pardon. Son apostolat miraculeux auprès de mères commença aussi de son vivant. Un jour qu'il quittait une famille amie, les Pirofaldo, une des jeunes filles l'appela pour lui dire qu'il avait oublié son mouchoir. Dans un moment de vision prophétique, Gérard dit: "Garde-le, il te servira un jour." On garda le mouchoir comme un précieux souvenir de Gérard. Plusieurs années plus tard, cette même fille se vit en péril de mort à la naissance de son premier enfant. Elle se souvint des paroles de Gérard. Elle demanda qu'on lui apporte le mouchoir de Gérard. Presque immédiatement, elle était hors de danger et donna naissance à un enfant plein de santé. En une autre circonstance, une mère dont la vie était en danger ainsi que celle de son enfant sur le point de naître, demanda les prières de Gérard. Elle et son bébé furent immédiatement sauvés.


Sa mort et sa glorification


De santé toujours fragile, il était évident que Gérard ne vivrait pas longtemps. En 1755, il fut saisi de violentes hémorragies et de dysenterie. On voyait déjà sa mort approcher. Il lui restait cependant à donner une grande leçon d'obéissance. Son directeur spirituel lui ordonna de revenir à la santé si c'était la volonté de Dieu. Immédiatement, sa maladie le quitta et, laissant son lit, il rejoint la communauté. Il savait, cependant, que cette guérison n'était que temporaire et qu'il n'avait guère plus qu'un mois à vivre. Il dut bientôt reprendre le lit. Il se prépara à mourir. Dans son abandon complet à la volonté de Dieu, il demanda qu'on place un écriteau à sa porte. "Ici on fait la volonté de Dieu, comme Dieu le veut, et aussi longtemps qu'il le veut." On l'entendit souvent répéter cette prière: "Mon Dieu, je désire mourir pour me conformer à ta sainte volonté." Un peu avant minuit, le 15 octobre 1755, sa belle âme retourna à Dieu. A la mort de Gérard, le frère sacristain, tout excité, sonna la cloche comme pour une fête plutôt que de sonner pour les morts. La foule se rua pour voir le corps de "leur saint" et pour trouver un souvenir de celui qui les avait aidés si souvent. Après sa mort, de presque toutes les parties d'Italie, on rapporta des miracles attribués à l'intercession de Gérard. En 1893, le Pape Léon XIII le béatifia. Il fut canonisé par le Pape Pie X le 11 décembre 1904.


Le saint, protecteur des mères


En raison des miracles que Dieu fit en réponse aux prières des mères, en Italie, il devint le saint favori des mères et elles l'adoptèrent comme leur patron. Au procès de sa béatification, un témoin affirma qu'il était connu comme "il santo dei felici parti", le saint des heureux enfantements. Des milliers de mères ont expérimenté le pouvoir de Saint Gérard en participant à la Ligue de Saint Gérard. Dans plusieurs hôpitaux, le département de maternité est dédié à Saint Gérard. On y distribue aux parturientes des médailles et des livrets de prières en son honneur. Des milliers d'enfants reçoivent à leur naissance le nom de Gérard. Leurs parents sont convaincus que c'est par l'intercession du saint qu'ils ont eu des enfants en bonne santé. Même des filles portent son nom. Il est intéressant de voir comment le nom de Gérard prend diverses formes: Gérarda, Géralyn, Gérardine, Gérianne et Gérardette.


Texte extrait du site www.cssr.com

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Neuvaine à Saint Gérard Majella


Chaque jour


Très adorable Trinité


Très adorable Trinité, qui êtes la puissance éternelle et la charité même, nous Vous rendons mille actions de grâces pour les dons surnaturels dont Vous avez daigné enrichir gratuitement pour notre bien, Votre très fidèle serviteur Gérard, lorsqu'il vivait sur cette terre. Nous Vous remercions également pour l'immense gloire dont Vous l'avez revêtu dans le Ciel et pour le pouvoir miraculeux qu'il continue d'exercer en ce monde. Daignez le glorifier de nouveau en lui permettant de nous secourir en cette circonstance. Mais surtout, faites-nous imiter ses vertus et rendez-nous dignes de participer un jour à son éternelle béatitude.


Au nom de Jésus et de Marie, les délices de votre cœur, saint Gérard, exaucez-nous.

Pour que nous aimions Dieu davantage, saint Gérard exaucez-nous.

Pour que nous allions glorifier Dieu avec vous dans le ciel, saint Gérard, exaucez-nous.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Premier jour


Saint Gérard, vous comblez de bienfaits tous ceux qui vous invoquent avec ferveur. C'est pourquoi nous commençons cette neuvaine avec la plus grande confiance, en remerciant le Seigneur de vous avoir accordé tant de merveilleux privilèges pendant votre vie sur la terre. Ce qui excite surtout notre admiration, c'est ce don de miracles qui semblait vous accompagner partout et vous valait la reconnaissance de tous ceux que vous approchiez : bénédictions célestes sur tous ceux qui vous ont accueilli, guérison de toutes les maladies du corps et de l'âme, si bien que la création toute entière semblait soumise à votre prière. S'il a plu au Tout-Puissant de vous glorifier ainsi sur la terre, que ne pouvez-vous pas pour nous maintenant qu'il vous a glorifié dans le ciel ! C'est pourquoi nous vous supplions ardemment de nous accorder cette faveur.


Deuxième jour


Puissant ami de Dieu, saint Gérard,ce qui augmente notre confiance en vous, c'est ce cœur si bon, si tendre, si compatissant dont vous étiez doué pour les malheureux. Vous ne pouviez voir les misères d'autrui sans y compatir et sans chercher à les soulager. Cette douce compassion vous fit sécher bien des larmes, mettre fin à bien des angoisses, adoucir bien des douleurs. Grâce à vous, que d'enfants sont parvenus au baptême ! Que de mères ont échappé à la mort ! Que de malades ont été sauvés ! Que d'ouvriers sans travail ont été secourus ! Que d'âmes troublées ont retrouvé la paix ! Que de mourants sont revenus à la santé ! Vous, si bon sur la terre, ô bienheureux Gérard, le seriez-vous moins dans le Ciel ? C'est ce qui nous encourage à vous demander cette faveur.


Troisième jour


Saint Gérard, humble frère au service de tous,nous admirons vos extases et votre science infuse, votre esprit de prophétie et votre pénétration des cœurs, vos visions à distance et vos bilocations, votre pouvoir sur la nature, sur les hommes et sur les démons, mais ce qui excite au plus haut degré notre confiance en vous, c'est votre zèle et votre inépuisable charité pour les pécheurs, pour les affligés et les malades. Si les choses que nous vous demandons ne concordent pas avec la volonté divine, nous ne les accorderez pas; mais si elles sont utiles pour les autres et pour nous, soyez-nous propice et exaucez-nous. Considérez nos nécessités, celles de nos frères et de toute l'Église, voyez nos afflictions, celles de tous les chrétiens opprimés, mais aussi la confiance qui nous attire vers vous. Pourriez-vous y être insensible, vous si complaisant ? Vous pouvez nous secourir, vous qui avez accompli tant de miracles et qui êtes maintenant dans la gloire du ciel. Parlez à Dieu pour nous, et nous serons exaucés.


Quatrième jour


Saint Gérard, frère bien-aimé, rendez-nous dignes de votre fraternelle amitié et faites que nous en ressentions les effets. Vous êtes devenu l'ami intime de Notre-Seigneur par cette exquise pureté d'âme qui vous faisait avoir en horreur la faute la plus légère. Ici-bas déjà, Jésus ne vous refusait rien, Il accomplissait vos désirs. À tel point que vous sembliez jouer avec les miracles. Nous voudrions être comme les amis de Jésus. Hélas ! Que de fois ne l'avons-nous pas offensé ! Aujourd'hui, nous déplorons nos fautes et prenons la ferme résolution de ne plus les commettre à l'avenir. Et si nous n'en avons pas encore reçu le pardon par le sacrement de pénitence, nous nous proposons d'aller nous confesser pendant cette neuvaine. Alors, purifiés de tous nos péchés et devenus amis de Dieu, nous osons espérer que Jésus, qui daignera se donner tout à nous dans la sainte communion, ne nous refusera pas la grâce que nous vous demandons. Saint Gérard, nous offrons à Dieu les communions si ferventes que vous faisiez autrefois, pour suppléer aux imperfections de la nôtre et mériter le bonheur d'être exaucés.


Cinquième jour


Saint Gérard, formé à l'école du cœur de Jésus, votre charité a fait le bonheur de tous ceux qui vous ont connu. Vous étiez le père des pauvres, l'ami des ouvriers, l'ange-gardien des enfants, le médecin des malades, le refuge des affligés, le secours de ceux qui étaient dans le besoin, le sauveur de ceux qui étaient en danger, la lumière des ignorants, le soutien des âmes tentées, libérateur de ceux qui étaient obsédés par des pensées mauvaises, le guide sur le chemin de la perfection, le conseiller des vocations, l'apôtre de le virginité, toujours soucieux du bien des autres et de l'accroissement de la sainte Église. Tous ces titres, frère bien-aimé, font naître en nos cœurs la plus grande confiance en vous. Nous aussi nous avons besoin d'un père, d'un ami, d'un frère, d'un consolateur, d'un protecteur, qui veuille prendre en mains nos intérêts. Nous espérons en votre prière auprès de Jésus. Saint Gérard, aidez-nous; vous savez ce que nous désirons.


Sixième jour


Saint Gérard, ami de ceux qui sont dans la misère, nous nous souvenons de toutes les merveilles que vous avez opérées durant votre vie et de toutes celles que vous avez multipliées depuis que vous avez rejoint Jésus au ciel. Il nous semble que chacune d'elles nous crie : Confiance ! Confiance! Nous ne sommes pas dignes de la grâce que nous vous demandons, et nos prières sont bien peu de chose lorsque nous les comparons aux vôtres. Ces biens qui nous manquent, ces maux qui nous font gémir, ne sont-ils pas la trop juste punition de nos fautes ? N'avons-nous pas mérité pour nous et pour ceux qui nous sont chers toutes ces misères dont nous sommes accablés, soit en violant nous-mêmes les commandements de Dieu, soit en les laissant violer par nos subordonnés, par nos enfants et par ceux qui nous entourent ? Maintenant nous regrettons nos fautes. Saint Gérard, veuillez prier Dieu de nous les pardonner. Par le charme de vos vertus, qui vous ont rendu pour toujours ami de Dieu, éloignez de nous et de ceux que nous aimons la rigueur de la justice divine, et obtenez-nous cette grâce.


Septième jour


Mon Jésus, vous ne saviez rien refuser à votre très fidèle serviteur Gérard, parce qu'il était un homme selon votre Cœur, toujours prêt à accomplir en tout vos divines volontés. Nous contemplons la grandeur de sa foi, la fermeté de son espérance, les ardeurs de son amour pour vous, la plénitude de sa charité envers ses amis et ses ennemis, la profondeur de son humilité, les rigueurs de sa pénitence, la délicatesse de sa chasteté, la ferveur de ses oraisons, la perfection de son obéissance, de sa patience, son zèle pour la conversion des pécheurs et pour l'accroissement du règne de Jésus dans le monde. Seigneur Jésus, si nous ne sommes pas dignes d'être exaucés, souvenez-vous de votre amitié pour saint Gérard, qui a pratiqué toutes ces vertus avec tant d'héroïsme; et, par ses mérites, daignez nous accorder la faveur que nous sollicitons.


Huitième jour


Marie, mère de Jésus, vous par qui nous viennent toutes les grâces, souvenez-vous de ce que fit pour vous saint Gérard, de l'amour filial qu'il vous portait et de son zèle à développer chez les autres la dévotion envers vous, tout spécialement par la récitation du chapelet. Nous vous le demandons, ô sainte Mère de Dieu, par cet amour de fils que Gérard avait pour vous et par cet amour de mère que vous aviez pour lui, prenez-nous sous votre protection, nous qui sommes des enfants indociles, rendez-nous meilleurs et conduisez-nous sans défaillance vers votre Fils Jésus. Par les mérites de saint Gérard, priez le Seigneur de nous accorder aussi la grâce que nous vous demandons.


Neuvième jour


Saint Gérard, ami intime de Jésus et de Marie, le nombre toujours croissant de ceux qui vous invoquent et qui vous remercient pour les bienfaits reçus par votre intercession, nous prouvent que ce n'est pas en vain que l'on espère en vous. Serons-nous moins favorisés que les autres, nous qui avons été inspirés de faire cette neuvaine en votre honneur ? Obtenez-nous donc cette grâce si elle concorde avec la volonté de Dieu sur nous. Si vous daignez nous exaucer, notre confiance en vous redoublera, nous vous prendrons pour notre modèle et notre protecteur, nous placerons votre image à une place d'honneur dans notre maison, à côté de celle de Jésus, de Marie et de Joseph, nous vous invoquerons tous les jours de notre vie, et nous nous emploierons selon notre pouvoir, à propager votre culte.

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Pour approfondir

Site du Sanctuaire Saint Gérard

http://fr.sangerardo.eu

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

1 août 2009

Saint Rosaire médité et récité

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Saint Rosaire médité et récité

en l'honneur du Précieux-Sang, du Sacré-Cœur et de la Sainte Face de Notre-Seigneur


« Le Rosaire est la prière la plus efficace pour accroître dans le cœur des fidèles la dévotion à, Marie... C'est un abrégé de l'Evangile ». (Bienheureux Pie IX).


« Le Rosaire est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, propre a la défense de l'Eglise et à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers ». (Léon XIII)


Petite notice sur le Rosaire


La dévotion du Rosaire consiste à réciter quinze dizaines d'Ave Maria, chacune précédée d'un Pater et suivie d'un Gloria Patri, en joignant à cette récitation la méditation des quinze principaux mystères de la vie de Jésus et de Marie. Les quinze dizaines du Rosaire entier peuvent se diviser en trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines, auxquelles correspondent cinq des principaux mystères de notre foi. Voici le tableau de ces mystères :


Mystères Joyeux


Annonciation de la Sainte Vierge, la Visitation, la nativité de Notre Seigneur, la Présentation de Jésus au Temple et la Purification Marie de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au Temple.


Mystères Douloureux


Agonie de Jésus au jardin des oliviers, sa flagellation ; son couronnement d'épines ; le portement de croix ; son crucifiement.

Mystères Glorieux


Résurrection de Jésus; son Ascension; la descente du Saint-Esprit; l'Assomption de la Sainte Vierge; son couronnement.


On ne peut pas substituer à la méditation de ces 15 mystères des considérations sur d'autres sujets pieux (Décision de la S. C. des Ind.)


Quelques unes des principales indulgences du Saint Rosaire


Cent ans et cent quarantaines par jour, si étant contrit, on porte avec soi le Rosaire en l'honneur de la Ste-Vierge. Cinquante ans, si on récite la 3e partie du Rosaire devant l'autel du Rosaire. Cinq ans et cinq quarantaines, quand on prononce le Nom de Jésus qui se trouve dans l'Ave Maria. Trois indulgences plénières le 1er dimanche de chaque mois: 1e Indulgence plénière, si contrit et confessé, on communie dans l'église de la confrérie et on prie dans les intentions du Souverain Pontife. 2e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on assiste à la procession qui se fait en l'honneur de la Ste Vierge et on prie dans les intentions du Saint- Père. 3e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on visite l'autel du Rosaire. Pour gagner ces indulgences, il faut appartenir à la Confrérie du St-Rosaire. On s'y agrège en se faisant inscrire dans le registre de la confrérie. Il faut ensuite avoir un chapelet Rosarié, c'est-à-dire béni par un Père Dominicain ou un prêtre qui en ait reçu le pouvoir, suivant la formule et les cérémonies prescrites. On doit (non toutefois sous peine de péché) réciter un Rosaire par semaine. On conseille aux personnes qui ne peuvent dire le chapelet chaque jour, de réciter les trois premières dizaines le dimanche, et deux dizaines chacun des autres jours de la semaine, en suivant l'ordre des mystères. Le Rosaire se trouve ainsi complet à la fin de la semaine.

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Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine, en l'honneur de votre Miséricordieuse Incarnation, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une profonde humilité.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux, offrez la 1ere Dizaine en disant :

« O Jésus, prenant dans le sein immaculé de Marie les premières gouttes du Sang qui a sauvé le monde, je vous rends grâces pour ce don an-dessus de tous les dons. »


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez dans ce 1er mystère


le Cœur de Jésus, Sauveur des hommes.


Cœur sacré de Jésus, dont le premier battement dans le sein de la plus pure des Vierges a été un battement d'amour pour les hommes, je vous adore et je vous remercie. A vous, notre Sauveur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles.


Si vous récitez le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, adorez dans ce 1er mystère


La Sainte Face de Jésus, type de l'humanité régénérée


Je vous remercie, ô Jésus, qui étant Dieu, êtes devenu homme pour nous refaire tous à votre image. Imprimez dans nos âmes le sceau de la divine ressemblance.


Priez pour les pauvres païens, éloignés de l'Evangile.

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Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine eu l'honneur de la Visitation de Marie A Ste Elisabeth, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'amour du prochain.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 1e Dizaine en disant:

« O Jésus, faisant à l'âme de votre Précurseur Jean-Baptiste l'application de votre Sang libérateur , daignez nous délivrer nos âmes captives du démon et du péché. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez dans le 2e Mystère


Le Cœur de Jésus, libérateur des captifs


Cœur adorable de Jésus, qui vous donnez à nous par Marie pour nous arracher de l'esclavage du démon, visitez et délivrez tant de pauvres captifs qui subissent la tyrannie de Satan. A vous, notre Libérateur, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez dans le 2e Mystère


La Sainte Face de Jésus, soleil de justice


O Jésus, votre divine Face, dissipant les ténèbres du péché originel, vient illuminer, avant sa naissance, votre Précurseur. Elle a lui sur nous aussi au jour de notre baptême : hélas ! N'avons-nous pas obscurci ses divins rayons ?


Priez pour les hérétiques qui fuient la vraie lumière.

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Troisième Mystère Joyeux

La Naissance de Jésus


Nous vous offrons, Seigneur, cette troisième dizaine en l'honneur de votre sainte naissance, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'esprit de pauvreté.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 3e dizaine en disant :

« Jésus, petit Enfant, à peine venez-vous de naître et déjà vous appelez avec une ardeur toute divine l'heure de la Circoncision, afin de verser votre Sang pour nous. Soyez mille fois béni pour cette marque de votre amour. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans ce 3e mystère

Le Cœur de Jésus richesse de notre pauvreté


Cœur adorable de Jésus, infiniment digne d'être aimé dans vos abaissements, soyez béni de ce que, touché de notre misère vous nous avez communiqué les trésors de votre divinité. A vous le Tout de nos âmes, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face , considérez

La Sainte Face de Jésus, ravissement de ses premiers adorateurs


Petit enfant, couché dans une crèche, votre visage si plein de grâces inspire les chants angéliques, ravit les bergers et les mages beauté! ô bonté de Jésus ! enlevez tous les cœurs !


Priez pour les indifférents et les égoïstes.

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Quatrième Mystère joyeux

La Présentation de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de la Purification de Marie et de votre Présentation au Temple, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une grande pureté de corps et d'esprit.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette dizaine en disant:

« Je vous adore, Jésus, offrant à votre Père votre Sang précieux pour le substituer à celui des victimes figuratives immolées dans le Temple. — Sang de l'Agneau sans tache, purifiez nos unies ! »




Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur , adorez dans le 4e mystère :


Le Cœur de Jésus, parfait adorateur


Cœur adorable de Jésus, qui vous présentez dans le temple pour offrir à votre Père la seule Victime digne de Lui, renouvelez perpétuellement sur l'autel de nos cœurs ce sacrifice de louange et de parfaite adoration. A vous, la Victime pure et sans tache, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, considérez dans le 4e mystère :


La Sainte Face de Jésus, hostie de propitiation


Dieu éternel! dans ce temple où ont été immolées tant de victimes figuratives, se présente, enfin devant Vous, la seule Victime digne de votre Majesté. Regardez, ô Père très clé-ment, la très douce Face de Jésus, votre Fils, et pardonnez au monde coupable."


Priez pour le clergé.

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Cinquième Mystère Joyeux

Le recouvrement de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur de votre recouvrement au Temple et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, de vous retrouver par la grâce et de ne plus jamais nous séparer de vous par le péché.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 5e dizaine en disant :

« Faire la volonté de votre Père, telle est, ô Jésus, au milieu des Docteurs comme à Nazareth, votre unique ambition ; verser la dernière goutte de votre Sang pour accomplir cette volonté sainte, c'est la soif incessante de votre Cœur! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, considérez dans ce 5e mystère :


Le Cœur de Jésus, asile des âmes intérieures


Cœur adorable de Jésus, qui continuez dans le Sacrement de votre amour les merveilles de votre vie cachée à Nazareth, daignez nous faire goûter les douceurs de cette vie cachée et nous inspirer l'horreur des plaisirs et des convoitises du monde. A vous, notre parfait Modèle, gloire, honneur et bénédictions! »


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans le 5e mystère :


La Sainte Face de Jésus, éclat de la sagesse éternelle


O Jésus, j'adore cette infinie sagesse qui ravit les docteurs d'Israël et que vous proportionnez à l'intelligence des plus humbles. "Je rechercherai votre Face, Seigneur, car vous êtes le seul Maître qui ne puisse tromper".


Priez pour les enfants qui se préparent à leur première communion.

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Premier Mystère Douloureux

L'Agonie de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre Agonie mortelle au Jardin des Oliviers, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la contrition de nos péchés.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 6e dizaine, en disant :

« Mon Seigneur Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant, à Gethsémani, de toutes les parties de votre corps sous la pression de votre amour. Sueur de Sang de Jésus, fortifiez mon âme à l'heure de mon agonie ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans le 6e mystère :


Le Cœur de Jésus, notre caution


Cœur adorable de Jésus, qui acceptez de boire jusqu'à la lie le Calice de la Passion, soyez béni de ce qu'en prenant sur vous les péchés du monde, vous nous arrachez à la mort éternelle. A vous notre miséricordieux Rédempteur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles des siècles.


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans ce 6e mystère :


La Sainte Face de Jésus inondée de la sueur de sang


Père éternel, je vous offre la Face de votre Fils, inondée des sueurs de l'agonie, couverte des ombres de la mort. Qu'à cette vue, votre justice s'apaise, qu'elle traite avec miséricorde les pécheurs, malgré tant de crimes dont ils ne savent plus rougir.

Priez pour les persécuteurs de l'Eglise.

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Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus cette seconde dizaine en l'honneur de votre sanglante flagellation et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Votre très Sainte Mère l'esprit de pénitence et de mortification.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 7e dizaine en disant :

« Mon Sauveur Jésus, j'adore votre Sang Précieux coulant à grands flots sous les fouets des bourreaux. Piscine sacrée de nos âmes, purifiez mon cœur de toutes ses iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, contemplez dans le 7e mystère :


Le Cœur de Jésus broyé pour nos péchés


Cœur adorable de Jésus, en acceptant, avec la douceur de l'agneau, la terrible flagellation, vous m'apprenez quelle injure fait à la Majesté divine le péché qui exige une telle expiation. Non, non, désormais, plus de péché ! A vous, notre Victime, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, contemplez dans ce 7e mystère :


La Sainte Face de Jésus couverte de confusion


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, réparant par votre inénarrable confusion les excès abominables auxquels l'homme déchu se livre en obéissant à ses sens révoltés. Face adorable de Jésus, guérissez-nous !


Priez pour les esclaves de leurs passions.

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Troisième Mystère Douloureux

Notre Seigneur couronné d'épines


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette troisième dizaine en l'honneur de votre Couronnement d'épines, et nous vous demandons par ce Mystère et par l'intercession de Votre Très Sainte Mère de nous délivrer de l'orgueil et de l'amour propre.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 8e Dizaine en disant:

« O Jésus, j'adore le Sang de votre tête auguste, Sang divin que fait couler chaque épine de votre couronne. O mon Maître et mon roi, par cette couronne sanglante, faites que je porte un jour la couronne des Saints. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 8e Mystère :


Le Cœur de Jésus, affamé d'opprobres.


Cœur adorable de Jésus, vous vous plongez avec délices dans toutes les humiliations pour guérir les profondes blessures faites à nos âmes par l'infernal orgueil. Ah ! que désormais ma gloire soit d'être méprisé à cause de vous. A vous, ô bon et divin Jésus couronné d'épines, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez en ce 8e Mystère :


La Sainte Face de Jésus, indignement outragée


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, ignominieusement voilée, couverte de crachats, couronnée d'épines, meurtrie par les soufflets. Effacez au milieu de nous l'orgueil satanique qui brave la colère de Dieu.


Priez pour la conversion des membres des sociétés secrètes.

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Quatrième Mystère Douloureux

Notre Seigneur porte la Croix


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de votre portement de la Croix et de la rencontre de votre très sainte Mère, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Marie la patience.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 9e Dizaine en disant:

« Mon Sauveur Jésus, j'adore et je baise avec amour les traces de votre Sang, nous montrant la voie royale du Calvaire. Je suivrai fidèlement ces traces bénies, car leur terme est la gloire éternelle. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 9e mystère :


Le Cœur de Jésus, passionné pour la Croix


Cœur adorable de Jésus, qui depuis le premier instant de votre existence avez désiré d'un grand désir nous racheter par la Croix, apprenez-nous à aimer ce que vous avez chéri, à porter courageusement nos croix de chaque jour. A vous, Consolateur des âmes affligées, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 9e mystère :


La Sainte Face de Jésus testament de son amour


Je vous adore, sainte Face de mon Sauveur, miraculeusement imprimée sur le voile de Véronique, et conservée au milieu de nous pour être notre consolation et notre force. Puisse mon âme porter vos traits humiliés pour revêtir un jour votre gloire !


Priez pour le Saint-Père.

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Cinquième Mystère Douloureux

Notre Seigneur est crucifié


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette cinquième Dizaine en l'honneur de votre mort du la Croix, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre Très Sainte Mère la mort à nous-mêmes et la douceur envers nos ennemis.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang offrez la 10e dizaine, en disant :

« Mon Sauveur Jésus, souffrez qu'avec Marie-Madeleine, le« lèvres collées à vos pieds transpercés, je reçoive sur ma tête coupable le prix infini de ma rédemption. Sang de Jésus crucifié, purifiez mon âme, embrasez-la de votre amour ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez dans ce 10e mystère :


Le Cœur de Jésus, ouvert par la lance


Cœur adorable de Jésus, retraite des élus, ouvrez et dilatez les bornes infinies de votre charité, afin de nous recevoir tous : pécheurs, nous n'avons de salut qu'en Vous ; justes, nous ne pouvons persévérer qu'en Vous. Cœur de Jésus, Victime d'amour, à Vous gloire, bonheur et bénédiction par toutes les créatures et à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 10e mystère ;


La Sainte Face de Jésus force du chrétien mourant


O traits de Jésus, traits de l'amour crucifié, votre ineffable expression a ravi tous les Saints; imprimez-vous de plus en plus au fond de mon cœur ! " Père éternel, regardez la face de votre Christ et faites-nous miséricorde!


Priez pour les pécheurs endurcis.

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Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre glorieuse Résurrection et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une véritable conversion et la persévérance.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 11e dizaine en disant :

« O Jésus, j'adore votre Sang précieux rentré fidèlement dans vos veines après une effusion généreuse. Sang divin, vie de Jésus, soyez la vie de nos âmes, bannissez-en toute langueur, toute infidélité. »


Pour le rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez en ce 11e mystère :


Le Cœur de Jésus, vie de nos âmes

Cœur adorable de Jésus ressuscité, pénétrez nos âmes d'une vie nouvelle, cachée en Dieu avec Vous; détruisez en nous les germes de mort déposés par le péché et faites que, ressuscités spirituellement, nous ne mourrions plus. A Vous, notre Vie, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 11e mystère :


La Sainte Face de Jésus, terrible à ses ennemis


Gloire à Vous, ô Jésus ressuscité, dont la Face, plus radieuse que le soleil, frappe de terreur vos ennemis. Faites luire sur moi votre visage, mais que ce soit afin de rendre à mon âme sa première beauté."


Priez pour les ennemis de l'Église.

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Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension de Notre Seigneur


Nous vous offrons, .Seigneur Jésus, cette seconde dizaine en l'honneur de votre triomphante Ascension, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, un désir ardent du ciel, notre chère patrie.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 12e dizaine, en disant:

« Jésus, divin Triomphateur, j'adore votre Sang précieux, notre caution auprès du Père céleste. Ah ! ne cessez de faire entendre cette voix plus puissante que les clameurs horribles de nos iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 12'' mystère :


Le Cœur de Jésus, notre espérance


Cœur adorable de Jésus, glorifié à la droite du Père, inclinez-vous miséricordieusement vers les pauvres exilés, plaidez notre cause auprès de la justice divine, et au dernier jour soyez pour nous un Père et non un Juge sévère. A Vous, notre Médiateur, amour, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 12e mystère :


La Sainte Face de Jésus, Juge des vivants et des morts


Gloire à vous, Jésus montant au ciel, le front ceint de l'auréole du triomphe. Aujourd'hui notre Médiateur, vous serez demain notre Juge, et "qui pourra se tenir debout devant votre Face indignée ? " Seigneur, sauvez-nous de la colère à venir !


Priez pour ceux qui négligent leur salut.

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Troisième Mystère Glorieux

La descente du Saint Esprit


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette troisième dizaine en l'honneur de la descente du Saint-Esprit, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la descente du St-Esprit dans nos âmes.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 13e dizaine en disant :

« Mon Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant comme un fleuve de paix, avec les dons du Saint-Esprit, dans les veines de votre Corps mystique, la Sainte Eglise. Sang de Jésus, remplissez cette Epouse chérie d'une force nouvelle au milieu des épreuves présentes ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 13e mystère:


Le Cœur de Jésus, sanctuaire du St-Esprit


Cœur adorable de Jésus, très fidèle à vos promesses, vous embrasez le cœur de vos Apôtres des flammes du Paraclet. Daignez aussi soumettre entièrement nos cœurs à Faction de ce divin Esprit. Ayez pitié des malheureux qui lui résistent et le combattent. A vous, l'Auteur de notre sanctification, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 13e mystère:


La Sainte Face de Jésus, notre Médiateur


Gloire à vous, Seigneur Jésus, qui paraissez sans cesse devant la Face de Dieu votre Père pour plaider notre cause.

Obtenez à votre Eglise une nouvelle effusion du St-Esprit et un sincère retour dans son sein à ceux qui l'ont abandonnée.

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Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de l'Assomption de la très sainte Vierge au Ciel, nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une bonne mort.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 14e dizaine en disant :

« O Jésus, je vous bénis de ce que vous élevez à la gloire la chair virginale qui vous a porté, le sang très pur de Marie, qui a été la source du vôtre. Que ce Sang précieux garde mon âme pour la vie éternelle! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez en ce 14e mystère :


Le Cœur de Jésus, soutien de Marie.


Cœur adorable de Jésus, consolation de votre Mère exilée, quelle douceur ne répandez-vous pas en son cœur au moment de sa bienheureuse mort! Ah ! soyez aussi avec Elle auprès de nous à notre dernière heure. A vous, Espérance des mourants, gloire honneur et bénédiction!"


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face adorez en ce 14e mystère :


La Sainte Face de Jésus, consolation de Marie


Gloire à vous, ô Jésus apparaissant à Marie le visage radieux, afin d'introduire triomphalement cette Arche Sainte dans la Jérusalem céleste. A notre dernière heure, montrez-nous une face pleine de miséricorde et nous serons sauvés.


Priez pour les agonisants.

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Cinquième Mystère Glorieux

Le couronnement de Marie au Ciel


Nous vous offrons. Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur du couronnement de la Ste Vierge, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et la délivrance des âmes du purgatoire.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang:


O Jésus, votre Sang a changé les souffrances de Marie en couronnes. Elle est assise sur un trône pour l'exalter. Ses prières dispensent les grâces que vous nous avez méritées. Sa Sainteté est un monument et un trophée à la gloire de votre Sang victorieux.


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 15e Mystère :


Le Cœur de Jésus, délices de la Cité des saints


Cœur adorable de Jésus, vous remplissez de joie la Cité bienheureuse, et votre possession assurée fera le bonheur de vos élus pendant les siècles sans fin. Donnez aux enfants du Rosaire une place près de Vous et de Marie pour louer vos infinies miséricordes. A l'Agneau qui nous a rachetés, gloire, honneur, bénédiction, à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 15 mystère :


La Sainte Face de Jésus, délices des Saints


Gloire à vous, Seigneur Jésus, couronnant la Reine votre Mère et la faisant asseoir à vos côtés. Faites que, durant l'éternité, nous puissions contempler avec Marie votre Face adorable.


Priez pour les âmes du Purgatoire.


Imprimatur

Eduardus Car., Ep. Mariaiiopolitaïuis.



Publié par J. Palatin, Prêtre S.S., Directeur de la Confrérie du Saint Rosaire à l'Église Saint Jacques, Montréal, 1884

Téléchargez le texte de ce Rosaire (pdf) en cliquant ici

30 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 31e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Trente et unième jour

Aux pieds de Sainte Anne


Prélude


Unis aux anges et aux saints qui forment le cortège de Marie dans son Assomption, plaçons-nous à côté do la glorieuse sainte Anne, pour prendre part au triomphe de sa fille bien-aimée. Accourons tous aux pieds des autels de sainte Anne. Là le salut a plus d'attraits. Le joug du Seigneur y est doux et son fardeau léger. La foi se fortifie et devient féconde. Là le Seigneur irrité, prêt à faire justice du déluge d'iniquités qui souille la terre, dépose sa foudre vengeresse. Il renouvelle la vie du sein de la mort. O sainte Anne, mère de la Mère du Christ protégez-nous spécialement. O mère de la patrie, Anne très puissante, soyez le salut de vos Canadiens : conservez leur foi ; affermissez leurs mœurs ; obtenez-leur la paix par votre sainte intercession pour le temps et l'éternité. Ainsi soit-il.


Pratique


Formez la résolution de célébrer, l'an prochain avec un redoublement de piété et de ferveur le mois de sainte Anne.

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Téléchargez l'intégralité des textes du Mois de Sainte Anne (pdf) en cliquant ici

11 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 12e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Douzième jour

Le mariage


Prélude


Avant de méditer sur le mystère du mariage de sainte Anne et de saint Joachim, répétons, avec saint Jean Damascène : « couple trois fois heureux de sainte Anne et de saint Joachim! Vous avez à notre reconnaissance un droit imprescriptible : grâce à vous, nous avons pu offrir à notre Dieu le don le plus sensible à son Cœur, une mère-vierge, la seule Mère digne du Créateur."


Méditation


Si elle eût suivi l'attrait de son cœur, Anne, à la mort de sa mère, se fût volontiers retirée dans la solitude et elle aurait quitté le monde. Mais, Dieu la destinait à devenir la patronne des épouses chrétiennes. Aussi, comprit-elle que la volonté divine l'appelait à embrasser un état que la venue prochaine du Messie rendait alors si souhaitable à toutes les femmes, en Israël. Avant de s'engager dans des liens aussi étroits et aussi sacrés, la pieuse vierge voulut confier ses intérêts au ciel, en appelant les bénédictions d'en haut sur une affaire si grave. Elle pria et supplia le Seigneur de lui accorder l'époux vertueux, qui l'aiderait à marcher en sa sa présence. Or, tandis qu'elle s'adressait en toute confiance et humilité au Seigneur, Joachim, de son côté faisait une prière analogue. Il avait alors vingt ans. Né à Nazareth, en Galilée, Joachim eut pour père Nathan, de descendance de David par son fils Nathan. Esther sa mère, descend aussi de David par Salomon. On se souvient qu'Anne était de Bethléem et du sang de David par son père Stollan et sa mère Emérentienne. Joachim fui l'élu que le ciel désigna pour être l'époux de sainte Anne. Ainsi, dit un pieux écrivain, les deux races, sacerdotal et royales, déjà unies en sainte Anne, continuèrent ensemble une nouvelle et plus étroite alliance, alliance nécessaire pour que le fruit de cette sainte Union pût être un jour la mère du Messie.


Pratique


Rendre souvent nos devoirs de piété filiale à saint Joachim, persuadés que ce patriarche avec sa sainte épouse, nous aidera puissamment à bien vivre et à bien mourir.

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14 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 15e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Quinzième jour

Saints désirs


Prélude


Contempler sainte Anne et saint Joachim en prières, s'unir à la ferveur de leur oraison et à l'ardeur de leurs désirs.


Méditation


Parlant de la ferveur et de la pureté des désirs des parents de Marie, le Père Alvarez de Paz n'a pas craint de s'écrier : « Quels parents ! ô Vierge sacrée, quels ancêtres ! 'Pieux envers Dieu, miséricordieux envers le prochain, modérés envers eux-mêmes, ils vivaient sobrement, justement, pieusement, parce qu'ils étaient destinés à vous engendrer, ô Marie ! vous dont la justice possède le cœur tout entier et que la piété orna de tous ses dons; puis, ils se livraient à une oraison assidue, suppliant le Seigneur de vouloir leur accorder l'objet de leur ardente prière. Ainsi, ô notre souveraine! vous n'êtes pas tant l'œuvre de la nature que l'enfant bénie de l'oraison ! « Axa soupira, et, par ses gémissements et ses prières, obtint de son père, Coleb, une terre dont le haut et le bas étaient arrosés ». (Juges 1, 15.) '' Anne soupira pareillement, et, par ses gémissements et ses larmes, elle vous obtint, vous, la source de tous les biens du ciel et de la terre, Tels furent le père et la mère que Dieu vous choisit lui-même, virginale épouse du Seigneur ! Et ce fut du sang de ces élus qu'il forma votre corps sacré. Malheureux que nous sommes! ces qualités malfaisantes de la matière dont nos corps sont composés, font que parmi nous les uns sont enclins à la lâcheté, les autres et la colère, d'autres à des penchants plus honteux encore. Dieu ne voulut pas qu'il en fût ainsi de vous, ô Marie ! et, avant de tirer votre âme du néant, il purifia promptement la demeure qu'elle devait habiter, afin qu'aucun mouvement de la chair ne vint en troubler la paix. Pouvait-il en être autrement ? Lorsque la maison de Dieu se bâtissait, elle fût bâtie de pierres déjà toutes taillées et polies. On n'entendit dans la maison ni marteau ni cognée, ni le bruit d'aucun instrument, (3e Livre des Rois 6, 7). Combien, à plus forte raison, ô Temple le plus parfait de la divinité, deviez-vous être composé de l'âme et du corps les plus accomplis qui se puissent concevoir, où le marteau de la contrition n'eut rien à briser, ni la lime de la mortification rien à polir !


Pratique


Choisir sainte Anne pour mère, patronne spéciale, guide spirituel.

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18 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 19e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Dix neuvième jour

La maternité


Prélude


Admirons le recueillement de sainte Anne et son esprit d'oraison, tandis qu'elle se dispose à devenir la Mère de la Vierge Marie.


Méditation


Un orateur, admirablement résumé par le père Mermillod, a présenté, sur la Maternité de sainte Anne, une série de déductions tellement glorieuses pour notre bien-aimée patronne, que nous allons les méditer en son honneur, comme le plus bel hommage que ses enfants puissent offrir à cette vénérable mère. Suivant le langage des hommes, adopté par la sainte Ecriture elle-même, Dieu, pour se faire mieux comprendre, se donne, comme à nous, des passions et des sens : il se révèle triste, courroucé, compatissant, jaloux; sa colère s'allume contre le pécheur ; le bras de sa justice se lève sur lui ; il se laisse fléchir par les regret d'un cœur contrit et ri humilié. Sur ces données ne peut-on pas dire, en empruntant l'expression d'un Père Grec, que les trois personnes adorables ont voulu se donner une sorte de complément en sainte Anne ? Quoi que infiniment parfaites en elle-mêmes et ne manquant de rien, puisqu'elles ont la plénitude de l'être. elles manqueraient cependant d'une gloire visible et palpable à nos sens : le Père avait un Fils, éternel comme lui. Sa splendeur et son image vivante, mais, dans le temps, il n'avait pas de Fille digne de lui : le Fils avait un Père, mais il n'avait pas de mère à nous montrer ; le Saint - Esprit pouvait être époux, mais Il n'avait point d"épouse. O merveille de la grâce en sainte Anne ! Sa parfaite docilité, dit saint Jean Damascène. a permis à ces divines personnes de s'en faire un instrument irréprochable, et de se donner par elle une sorte de complément dans le temps. Anne, en devenant mère de Marie Immaculée, a donné une Fille au Père, une Mère au Fils, une Epouse au Saint-Esprit. On peut donc le soutenir dans une certaine mesure, ce ne sont pas seulement toutes les créatures qui sont redevables à sainte Anne, mais même en quelque sorte les trois personnes de l'Auguste Trinité.


Pratique


Remercier Dieu des grâces qu'il a accordées à sainte Anne.

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9 août 2009

Prière Litanique aux Saints Martyrs d'Ouganda

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Les Saints Martyrs d'Ouganda

Saint Charles Lwanga et ses compagnons

+ en 1886

Fête le 3 juin

Les Pères Blancs (Missionnaires d'Afrique) sont arrivés au royaume de Buganda en juin 1879. Ils étaient dix. Parmi eux, le P. Siméon Lourdel, qui jouera un rôle décisif dans l'évangélisation de la région. Très tôt les évangélisateurs ont obtenu des résultats prometteurs. Le 27 mars 1880 ils ont baptisé les premiers catéchumènes. D'autres gens ont demandé à apprendre la religion; parmi eux, des personnages de haut rang. L'accueil favorable que dès le commencement le roi Mutesa et son fils Mwanga, qui lui succéda en 1885, ont réservé aux missionnaires, ne dura pas longtemps. Mal conseillé et fâché contre des jeunes chrétiens qui ne consentaient pas à ses désirs libidineux, le roi interdit à ses sujets de suivre la religion chrétienne et peu après il ordonna leur élimination. Les baptisés et catéchumènes à la cour du roi Mwanga étaient environ cinq cents. On ne connaît pas exactement le nombre de ceux qui ont été mis à mort. On pense qu'une centaine furent brûlés vifs ou exécutés à l'arme blanche sur ordre du roi, pour leur attachement à la foi et à la morale chrétiennes. C'étaient des pages, des gardes royales, des chefs de villages, des juges, des artistes. Des chrétiens martyrisés entre le 15 novembre 1885 et le 27 janvier 1887, n'ont été retenus dans le calendrier des saints que les noms de vingt-deux. Pour ceux-là seulement le tribunal ecclésiastique a pu démontrer qu'ils sont morts pour leur foi. Ils ont été béatifiés le 6 juin 1920 et canonisés le 18 octobre 1964. En même temps que ces vingt-deux catholiques, ont été mis à mort, également pour des raisons religieuses, quatorze protestants, sept "païens" et un musulman: semence de l'œcuménisme en Afrique.

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Prière Litanique aux Saints Martyrs d'Ouganda


O Jésus, notre Seigneur et Rédempteur, à travers votre passion et la mort nous Vous adorons et vous louons par Votre douloureuse passion et Votre mort.

Sainte Marie, Mère et Reine des Martyrs, obtenez-nous la sanctification par l'offrande de nos souffrances.


Saints Martyrs, disciples du Christ souffrant, obtenez-nous la grâce de vous imiter.


Saint Joseph Balikuddembe, premier martyr de l'Ouganda, qui a inspiré et encouragé Nephyte, obtenez-nous l'esprit de vérité et de justice.


Saint Charles Lwanga, patron de la jeunesse et de l'Action catholique, obtenez-nous une foi ferme et zélée.


Saint Matthias Mulumba, idéal chef et disciple du Christ doux et humble de cœur, obtenez-nous une douceur chrétienne.


Saint Denis Sebuggwawo, rempli zèle pour la foi chrétienne et renommé pour votre modestie, obtenez-nous la grâce de rester modestes.


Saint André Kaggwa, modèle des catéchistes et des enseignants, obtenez-nous, un grand amour pour l'enseignement du Christ.


Saint Kizito, enfant resplendissant de la pureté et de joie chrétienne, obtenez-nous le don de la joie des enfants de Dieu.


Saint Gyaviira, brillant modèle du pardon, obtenez-nous la grâce de pardonner à ceux qui nous blessent et nous offensent.


Saint Mukasa, fervent catéchumène qui avez reçu le baptême de sang, obtenez-nous de toujours persévérer dans la Foi jusqu'à la mort.


Saint Adolphe Ludigo, remarquable par votre service envers le Seigneur et par votre esprit de service aux autres, obtenez-nous l'amour du service désintéressé.


Saint Anatole Kiriggwajjo, humble serviteur préférant une vie pieuse aux honneurs terrestres, obtenez-nous de préférer l'amour de la piété aux choses terrestres.


Saint Ambroise Kibuuka, jeune homme plein de joie et d'amour du prochain, obtenez-nous la grâce d'une charité fraternelle.


Saint Achille Kiwanuka, qui pour l'amour du Christ avez détesté les vaines pratiques superstitieuses, obtenez-nous une sainte haine de ces pratiques.


Saint Jean Muzeeyi, conseiller sage et prudent, réputé pour la pratique des œuvres de miséricorde, d'obtenir pour nous l'amour des œuvres de miséricorde.


Bienheureux Jildo Irwa et le bienheureux Daudi Okello qui avez donné vos vie pour la propagation de la foi catholique, obtenez-nous un zèle ardent pour la propagation de la foi catholique.


Saint Pontaianus Ngondwe, soldat fidèle, désirant la couronne du martyre, obtenez nous la grâce d'être toujours fidèle à notre devoir.


Saint Athanase Bazzekuketta, fidèle gardien du trésor royal, obtenez-nous l'esprit de responsabilité.


Saint Mbaaga, qui a préféré la mort aux persuasions de vos parents; obtenez-nous de suivre généreusement la grâce divine.


Saint Gonzague Gonza, rempli de sympathie pour les prisonniers, et tous ceux qui sont en difficulté, obtenez-nous un esprit miséricordieux.


Saint Noé Mawaggali, humble travailleur et amoureux de la pauvreté évangélique, obtenez-nous un grand amour de la pauvreté évangélique.


Saint Luc Baanabakintu, qui a ardemment souhaité imiter le Christ souffrant le martyre, obtenez-nous l'amour pour notre patrie.


Saint Bruno Serunkuuma, le soldat qui a donné un exemple de repentir et de tempérance, obtenez-nous une vie de repentir et tempérance.


St. Mugagga, jeune homme reconnu pour votre chasteté héroïque, obtenez-nous la persévérance dans la chasteté.


Saint Martyrs, fermes et courageux dans la fidélité à la véritable Eglise du Christ, aidez-nous à être toujours fidèles à la véritable Eglise du Christ.


Prions


O Seigneur Jésus-Christ, qui a merveilleusement renforcé les Saint Martyrs de l'Ouganda, Charles Lwanga, Matthias Mulumba, les Bienheureux Jildo Irwa et Daudi Okello et tous leurs compagnons, et qui nous les avez donné comme exemples de foi et de courage, de chasteté, de charité et de fidélité; faites, nous Vous en supplions, que, par leur intercession, les même vertus croissent en nous, pour que nous méritions ainsi de devenir propagateurs de la vraie foi. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le texte de la Prière aux Sts Martyrs d'Ouganda (pdf) en cliquant ici

20 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 21e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt et unième jour

La fille et la mère


Prélude


Honorons sainte Anne comme le tabernacle vivant de Celle qui doit être à son tour le tabernacle de Dieu.


Méditation


Si sa maternité suppose déjà dans sainte Anne des mérites si grands, quel merveilleux accroissement ne durent pas, dès ce moment de la Conception Immaculée de Marie, donner à ces mérites ses rapports intimes et continuels avec sa fille ! Que se passe-t-il durant ces neuf mois entre Anne et Marie, entre le ciel et la terre? Un jour, sans doute, nous saurons les voies mystérieuses par où nous arrivait la Rédemption, et cette vue nous comblera de joie. Mais combien la reconnaissance, combien une communication incessante de mutuels services durent rendre leur union plus étroite! Anne fournissait à la vie matérielle, à l'accroissement physique de Marie; à son tour, elle recevait par Marie de divins accroissements, les plénitudes de la vie spirituelle ; car, dans l'ordre de la grâce, il n'est qu'une seule mère de vivants : Eve ne fut pas digne de ce beau titre, il fut l'apanage exclusif de Marie, soit pour le passé, soit pour l'avenir ; de même que Jésus est sauveur dans tous les siècles, passés et futurs. Marie était donc la mère spirituelle de sa mère, elle usait de son pouvoir sur la très-sainte Trinité pour l'enrichir constamment de nouveaux dons et lui payer en trésors célestes les bienfaits temporels qu'elle en recevait. Oh ! que sainte Anne est riche et grande avec son précieux fardeau ! Qu'elle est riche et grande avec Marie et bénissant la divine Majesté, modelant ses vertus sur celles de sa fille, cherchant non pas à les égaler, mais à donner aux siennes une perfection progressive et en rapport aux appels de la grâce ! Quel spectacle digne des cieux ! Vit-on jamais en contact deux cœurs s'embraser l'un l'autre de feux plus purs, s'éprendre d'un aussi vif amour de leur Dieu? Marie vivant en sainte Anne et de sainte Anne ; la fleur s'épanouissant sur sa tige et se développant de sa sève embaumée ! Ames chrétiennes, voyez : Marie prend la chair et le sang de sainte Anne pour les transmettre à Notre-Seigneur, et Jésus à son tour nous les donne dans l'adorable Eucharistie ! Ne sommes-nous pas en étroite parenté avec cette illustre sainte ? Sa substance passe en Marie, de Marie elle passe en Jésus, et Jésus tout entier passe en nous. Oh ! de quel respect, de quelle vénération, de quel amour ne devons-nous pas nous rendre tributaires envers notre aïeule en Jésus-Christ !


Pratique


Recommander la dévotion à sainte Anne aux jeunes mères, et leur inspirer la pensée de se consacrer à son culte pour attirer les bénédictions de Marie sur leurs enfants.

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21 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 22e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt deuxième jour

La Nativité


Prélude


Rendons nos hommages à cette "Vierge d'Israël qui vient de naître et unissons nos voix à celle des Anges pour chanter sa Nativité.


Méditation


Au huit septembre de notre calendrier, alors qu'au temple de Jérusalem la fumée des holocaustes montait vers le ciel pour fêter le renouvellement de l'année civile, la Vierge promise vint au monde. Elle était belle comme jamais fille d'homme n'avait paru; son âme était ornée de dons célestes si merveilleux que les Chérubins et les Séraphins eux-mêmes la contemplaient avec admiration. En effet, la très-sainte et Immaculée Vierge leur apparaissait non-seulement soustraite à l'empire du démon, pure et innocente comme Adam et Eve au sortir des mains du Créateur, mais encore enrichie de toutes les grâces que la sublime dignité de Mère de Dieu à laquelle elle était destinée semblait exiger. L'ineffable joie, le ravissement que l'apparition de cette aurore bienfaisante produisit dans le cœur des saints époux ne sauraient être exprimés. Pendant tant d'années, Anne avait soupiré douloureusement après les joies de la maternité, et l'enfant qui lui était donnée était le chef-d'œuvre des mains de Dieu, son reflet immaculé dans la créature raisonnable. Des révélations dignes de foi nous apprennent qu'une lumière céleste, inondant la chambre où se tenait sainte Anne, manifesta la naissance miraculeuse de Marie ; que les anges du ciel apparurent et la saluèrent de leurs joyeux concerts ; louez le Seigneur, il a eu pitié de son peuple, il a accompli la promesse qu'il avait faite à Abraham dans le paradis terrestre, quand il lui a dit que la femme écraserait la tête du serpent !


Pratique


Célébrer toutes les fêtes de la sainte Vierge en union avec les sentiments de sainte Anne pour sa fille bien-aimée.

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26 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 27e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt septième jour

La Présentation de Marie


Prélude


Représentons-nous la petite Vierge de Juda présentée au temple du Seigneur par ses pieux parents.


Méditation


Ce fut à l'ombre du sanctuaire, parmi l'essaim des jeunes vierges, confiées à la direction de la tribu sacerdotale, que s'écoula l'enfance de Marie. A l'âge de trois ans, ses parents songèrent à la présenter au Temple. Ils en avaient formé le vœu, longtemps même avant sa naissance, et la pieuse Anne l'avait renouvelé lors de sa purification. Cette consécration était aussi l'objet des plus ardents désirs de la jeune Vierge. Arrivés au but de leur long voyage, Anne et Joachim trouvent des parents et des amis qui les attendent. Ils sont nombreux : leur ensemble forme un beau cortège où la jeune Vierge occupe la place d'honneur. Parée comme il convient à une fiancée de Dieu, elle s'avance avec une ravissante modestie à travers les rues de la ville sainte. La voici au pied du grand escalier du Temple. Soulevée comme par une puissance surnaturelle, elle franchit rapidement les degrés et va s'agenouiller devant le prêtre qui s'avance pour la recevoir. Le père et la mère, étendant les mains au-dessus de la tête de leur fille, déclarent qu'ils la vouent au Seigneur ; le prêtre coupe une mèche des cheveux de Marie, la revêt d'un voile, et tandis que les lévites dressent l'acte de consécration, les vierges du Temple, futures compagnes de Marie, chantent des psaumes et des cantiques à deux chœurs. Marie fut dès lors élevée, disent unanimement les Docteurs et les Pères, par les soins du prêtre Zacharie, son parent. Le sanctuaire de Jéhovah avait, dès l'époque de Moïse et dans toute la suite de l'histoire juive, été entouré de pieuses femmes et de jeunes vierges. Le temple de Zorobabel, après la restauration d'Hérode, avait un quartier spécialement affecté à l'usage des femmes, isolé par des clôtures, avec deux portes, l'une ouvrant sur la ville, l'autre sur le Temple. Dans cet asile de prière, de recueillement et de saints labeurs, s'écoulèrent, sous le regard des Anges, les premières années de l'humble Marie.


Pratique


Prier sainte Anne de fortifier les pères et mères à qui Dieu accorde la grâce d'appeler à son service plus particulier leurs enfants.

26 juillet 2009

Notre Dame de Bonne Garde

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Notre Dame de Bonne Garde

Longpont sur Orge

« Virgini Pariturae »

Diocèse d’Evry



A 25 km au sud de Paris, la tour de Montlhéry se dresse, sentinelle avancée, témoin de bien des batailles. A 2 km au nord est, la Basilique Notre Dame de Bonne Garde est l’un des plus anciens sanctuaires de l’Ile de France, peut être même le plus ancien dédié à la Vierge Marie. Selon la légende en effet, au creux du vallon, au bord des marécages de l’Orge, les marchands rejoignaient par une longue digue – un long pont- la route de Lutèce à Orléans. Dans un bois de chênes, auprès d’une source, ils déposaient leur offrande aux pieds de la déesse mère. On dit même que les druides la vénéraient comme la Vierge qui allait enfanter, Virgini pariturae. Au IIIe siècle, Saint Denis, évêque de Paris, et Saint Yon, son disciple, viennent annoncer Marie à ces hommes qui l’attendent déjà sans la connaître. Cette légende – analogue à celle de Chartres – est plausible. En effet, lorsqu’en 1301, Guy, seigneur de Montlhéry, et sa femme Hodierne commencent l’église actuelle, visiblement ils respectent un site antérieur. On descend dans la nef par douze marches ; il y a une source, qu’on a retrouvée encore en 1942 et, semble t’il, une pierre tabulaire une peu au dessous du maître autel. En tout cas, dans cette légende nous reconnaissons volontiers la signification première du pèlerinage, l’événement fondateur, pourrait on dire : le vieux mode attendait un Sauveur. Aujourd’hui encore Marie accueille les attentes du monde, même les plus obscures et les portes à Son Fils.

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« Une aussi grande église pour un si petit village »


Donc le 25 mars 1031, Guy et Hodierne de Montlhéry invitent le roi de France, Robert le Pieux, et l’Archevêque de Paris, Humbert de Vergy, à poser la première pierre d’une vaste église. C’est déjà un sanctuaire de pèlerinage, mais il faudra 200 ans pour l’achever et, entre temps, on sera passé du roman au gothique. En 1061, Hodierne va trouver Saint Hugues à Cluny : il lui faut des moines pour animer de leur prières et de leurs chants le vaisseau naissant. Hugues se fait un peu tirer l’oreille, car Longpont est en Ile de France et Cluny en Bourgogne. Néanmoins, il envoie 22 moines fonder un prieuré. Jusqu’au XVIIe siècle, ces moines vivront en symbiose avec les seigneurs et les paysans de la contrée. En 1700, Louis XIV impose leur remplacement par les Bénédictins réformés de la Stricte Observance – les Mauristes – qui vont reconstruire à neuf le prieuré et se maintenir jusqu’à la révolution. Sanctuaire marial est aussi un lieu de passage. C’est une étape sur la route de Compostelle et depuis trois ans, j’ai encore vu passer deux pèlerins, dont une médecin hollandais qui s’en allait, avec son bourdon, prier pour ses cinq enfants. En 1130, Saint Bernard vient se recueillir devant la statue de la Vierge. Il s’en va à Etampes prêcher aux évêques et aux seigneurs le ralliement au pape Innocent II, alors que celui – ci a été chassé de Rome par l’antipape Anaclet II. Saint Louis avait gardé un mauvais souvenir de Montlhéry, où il s’était laissé enfermer par les seigneurs féodaux – c’est le peuple de Paris qui était venu le délivrer – mais il aimait bien venir partager la prière et la table des moines ; Philippe le Bel, Charles VIII et Anne de Bretagne qui achevèrent le portail, et tant d’autres… On peut dire que, pendant tout le moyen âge, Longpont a vu défiler des foules venues prier la Mère de Dieu, et peut être aussi attirées par un ensemble de reliques déjà important.

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« Péril et renaissance »


Aussi proche de Paris et de Montlhéry, Longpont n’a pas été à l’abri des vicissitudes de l’histoire. Le 16 juillet 1465 s’y déroule la bataille entre Louis XI et Charles le Téméraire, et nous avons encore une « rue du cimetière des bourguignons ». En 1562, le Prince Louis de Condé, oncle du futur Henri IV, à la tête de ses protestants, saccage la région et décapite une grande partie des statues du portail. En 1791, le prieuré est vendu parmi les biens nationaux et sera complètement rasé. L’église elle, a surtout souffert de n’être pas entretenue. Sous la restauration, certains souhaiteraient même détruire et reconstruire à la place une église plus modeste. En fait, en 1819, le transept, le chœur et l’abside sont démolis. En 1843, un jeune prêtre, l’abbé Arthaud, arrive dans une paroisse devenue misérable et très déchristianisée. Le matin du 22 mai- c’est lui qui raconte dans son cahier- il reçoit un pèlerin, un vieillard qui a retrouvé l’usage de ses jambes. D’abord perplexe, il interroge l’instituteur, le bedeau sur les origines du sanctuaire, mais surtout il va consulter des livres à Paris. Pendant 34 ans, patiemment, il va entreprendre la restauration de la paroisse, puis de la confrérie – promue Archiconfrérie Notre Dame de Bonne Garde en 1851 – et des pèlerinages. C’est l’époque où se développe la ligne des chemins de fers de Paris à Orléans, et beaucoup de groupes viennent de Paris, descendant à Saint Michel sur Orge ; nous avons encore une belle collection de bannières, témoins de cette renaissance. L’abbé Arthaud meurt en 1877, mais il a tant fait , tant remué les donateurs , les paroisses parisiennes , que le transept , le chœur et l’abside sont reconstruits de 1875 à 1878, en respectant semble t’il l’architecture originelle. C’est un autre curé le chanoine Nicolas, forte personnalité qui en 1913, obtiendra de Saint Pie X le titre de Basilique pour notre église. Mais il est put être temps de présenter le monument – sachant que la description ne remplace jamais la visite !

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Le portail : Marie élevée au ciel


Malgré ses mutilations, le portail principal demeure une œuvre attachante. Il date de 1230 environ – contemporain à celui de Notre Dame de Paris. A cette date, si les théologiens hésitent encore, la piété populaire, elle, tient déjà fermement confiance en l’Assomption de Marie. Au trumeau, une Vierge à l’enfant, majestueuse, nous accueille, tandis que dans les ébrasements ont reconnaît Saint Jean, peut être saint Barthélemy, patron d’une paroisse primitive de Longpont, Saint Denis et le diacre Saint Etienne. Au tympan, comme dans une bande dessinée, deux tombeaux représentent l’un la Dormition de Marie, mise en terre par les apôtres, l’autre son réveil par Son Fils Jésus qui lui tends les bras. Au dessus, Jésus la fait asseoir à côté de Lui, tandis qu’un Ange vient de la couronner, et qu’un Dieu le Père barbu, portant le globe et la croix domine l’ensemble. Si la première voussure – des anges portant nos prières – reprend un thème de l’Apocalypse assez classique , la seconde traite la parabole des vierges sages et des vierges folles et la présence de ce thème associé à celui de l’Assomption est , paraît il assez rare. Un autre petit portail, roman celui là s’inscrit dans la tour massive, qui penche : nous sommes bien sur un terrain marécageux !

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L’intérieur : élégance et robustesse


En pénétrant par le fond et en s’arrêtant avant de descendre les douze marches qui aboutissent à la nef, le pèlerin saisit d’un coup d’oeil un vaisseau composite certes, mais harmonieux. L’abside, voûtée en cul de four, l’arc triomphal du transept et les arcades de la nef sont solidement romans. Dans une partie de la nef, des chapiteaux hauts placés témoignent d’une période où cette nef était sans doute simplement recouverte d’une charpente. Les XIIe et XIIIe siècles ont apporté des voûtes gothiques, dont un bel ensemble à six nervures. La plupart des fenêtres n’ont pas de vitraux, mais de la grisaille. Mais les bas côtés étant moins nettement moins élevés que la nef, les baies sont grandes et l’ensemble est clair : la lumière y joue au rythme des jours et des saisons. La calotte de l’abside a été peinte par François Zbinden , un suisse élève de Puvis de Chavannes , dont l’œuvre n’est pas sans intérêt . Quand à la statue de Notre Dame de Bonne Garde qui domine l’autel, il est difficile de la dater. Elle a été couronnée en 18752, mais la couronne et le sceptre sont en toc, les originaux ayant été volés ! Disons que l’image est plutôt familière et accueillante ; les visiteurs qui passent chaque jour mettre un cierge ou confier leur intention au cahier de prière ne s’y trompent pas.

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Le reliquaire : l’immense cortège de tous les saints»


La présence d’une collection importante de reliques dans le sanctuaire de Longpont est attestée depuis au moins 1130, autour d’un morceau de voile de la Vierge, que Saint Denis aurait donné aux druides au IIIe siècle. Les reliques ont été cachées pendant les guerres de religion, puis pendant la Révolution Française, alors que les châsses, elles étaient fondues. L’abbé Arthaud était une fervent amateur de reliques ; aussi a t’il augmenté la collection grâce a des échanges, en particulier avec l’évêché de Turin. D’autres dons sont venus enrichir cet ensemble – en particulier au moment où les congrégations ont été expulsées de France. Actuellement, le reliquaire renferme 1400 reliques. C’est donc probablement la collection la plus importante de France. Si elles ne sont pas toutes sûrement authentiques, elles rappellent que les croyants forment la chaîne avec leurs pères dans la foi. Jadis les châsses étaient portées en procession lors du pèlerinage de Pentecôte. Actuellement, un gros effort est fait pour les répertorier et pour améliorer leur présentation.

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Longpont aujourd’hui


Longpont est situé dans le département de l’Essonne, et donc dans le diocèse d’Evry – Corbeil, un de ceux qui sont nés de celui de Versailles, en 1966.Le 31 mai 1969, Mgr Malbois, premier évêque d’Evry Corbeil, proclame Notre Dame de Bonne Garde « patronne et protectrice du diocèse ».La Basilique est donc d’abord un centre de vie pour notre diocèse, nous y accueillons avec joie des ordinations de prêtres et de diacres permanents. Depuis 1987- justement pour les 20 ans du diocèse – nous avons restauré un pèlerinage diocésain de printemps, dont le thème et la prière s’inscrivent dans les orientations pastorales du moment. Mais Longpont demeure aussi un haut lieu spirituel de l’Ile de France. Depuis 42 ans, dans la nuit du samedi au dimanche le plus proche du février, les Equipes Notre Dame de toute la région font une rude marche pour aboutir à Longpont au petit matin. Le 15 août 1988, pour la clôture de l’Année Mariale, nous avons restauré un pèlerinage de l’Assomption. A une période qu’on dit aussi creuse en région parisienne, nous avons été surpris d’accueillir tant de monde, dans une atmosphère de joie familiale. Et puis les groupes les plus divers viennent prier : des aumôneries, des paroisses et des secteurs, des groupes de Vie Montante. Nous ne sommes pas équipés pour des pèlerinages de plusieurs jours et l’hiver la Basilique est difficile à chauffer ! Mais c’est toujours avec joie que nous nous associons à la démarche des pèlerins. Nous présentons toujours la basilique, et parfois nous intervenons pour un enseignement ou une célébration ; tout ceci demeurant très souple, au gré des organisateurs de groupes.


Texte du Père Hilaire Barbier

Recteur de la Basilique

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Prière à Notre Dame de Bonne Garde


O Marie, Mère du Christ et de l’Eglise, des générations de croyants est venues Vous prier ici, depuis des siècles. Me voici avec eux devant vous, plein de confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. C’est par Vous que le Père a voulu nous donner Son Fils. Je Vous prie pour le monde et pour l’Eglise. ND de Bonne Garde, gardez leur la paix promise par Jésus. Je Vous prie aussi, Mère de Bonté et de Miséricorde, par la Passion et la Résurrection de Votre Fils, pour tous ceux que j’aime et pour moi même. Gardez nous dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Prenez pitié de moi et présentez mes supplications à Dieu notre Père. Demandez pour moi, je Vous en supplie, la grâce de… Bénissez moi, ma Mère, j’espère en vous, je ne serai pas confondu. Amen.


Notre Dame de Bonne Garde, priez pour nous

Presbytère de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde

12, rue de Paris

91310 Longpont sur Orge


Texte extrait du journal « Le Règne de Jésus par Marie » août septembre 1990

Renseignements

http://evry.catholique.fr/article.php3?id_article=512

28 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 29e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html


Vingt neuvième jour

La mort de Sainte Anne


Prélude


Marie, debout près de la couche de sa mère expirante, soutient avec amour sa tête vénérable et lui montre le ciel, qui bientôt s'ouvrira pour elle comme pour Joachim.


Méditation


Sainte Anne étant demeurée veuve, pleura son époux, vécut dans une plus grande retraite, méditant sur les vertus de saint Joachim et respectant sa mémoire ; elle s'appliqua aussi de plus en plus à favoriser l'éducation de sa fille bien-aimée, qui devait être appelée à un si haut degré de gloire. D'après l'opinion de plusieurs Pères de l'Eglise, sainte Anne n'aurait pas survécu longtemps à celui qui avait partagé ses peines et ses joies. Nous lisons que, à l'exemple de saint Joachim voyant approcher le terme de sa vie mortelle, elle fit venir près d'elle la très-sainte Vierge, sa fille, sur laquelle reposait toute son affection maternelle. Voyons sainte Anne rassembler toutes ses forces pour recommander à ses proches celle qu'elle avait obtenue au prix de tant de peines, de prières et de larmes ; maintenant il lui faut s'en séparer; elle veut malgré sa douleur, élever ses mains défaillantes et la bénir. Par cet acte généreux, elle remplit un devoir qui adoucit sa douleur. Dans sa foi, elle sait que Dieu sanctionne ces actes solennels qui émanent de l'autorité que lui-même a donnée aux pères et aux mères. Grande leçon que notre siècle oublie trop! Sainte Anne, après avoir reçu le baiser de la Reine des Anges, s'endormit du sommeil des justes, et alla attendre, dans le sein d'Abraham, en compagnie de Joachim, la délivrance que lui apportera bientôt le fils de Marie. Heureuse mort, que tu. me fais envie ! mais je puis, moi aussi, obtenir le bonheur d'être assisté à mes derniers moments par la Reine du ciel. Je n'ai pour cela qu'à l'imiter dans son amour et dans sa vénération pour sainte Anne, sa mère. En récompense, Marie viendra toujours assister à la dernière heure les pieux et fidèles serviteurs de sa mère bien-aimée.


Pratique


Suggérer aux mourants l'invocation du nom de sainte Anne, et se proposer soi-même de l'invoquer au moment de la mort.

29 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 30e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Trentième jour

Sainte Anne au Canada


Prélude


Invoquons les anges gardiens des nombreux sanctuaires dédiés à sainte Anne au Canada, afin qu'ils nous communiquent quelque chose de leur piété envers la glorieuse aïeule de Jésus-Christ.


Méditation


En se séparant forcément du Canada, la France ne le laissa pas orphelin. Outre sa langue, sa foi, ses traditions d'honneur et de générosité chevaleresques, elle lui laissa le patronage, la dévotion et des reliques de sainte Anne. A qui pouvait-elle mieux confier sa chère colonie qu'à celle qui avait si bien gardé le dépôt de la Vierge Immaculée: Entre tous les sanctuaires dédiés à la bonne sainte Anne le plus célèbre est celui de sainte Anne de Beaupré, ou cette grande sainte se plait à opérer des prodiges en faveur des nombreux pèlerins qui, chaque année, y affluent de tous côtés. Sainte Anne de Varennes et sainte Anne d'Yamachiche attirent aussi l'attention des dévots serviteurs de cette grande sainte et chaque année, de fréquents pèlerinages se dirigent vers ces deux sanctuaires qui méritent une mention toute particulière à cause des faveurs insignes que la bonne sainte Anne se plait a y répandre. Cette glorieuse sainte a voulu ainsi placer les trônes de ses miséricordes et les lieux de ses inclinations dans diverses parties du Canada pour nous faire comprendre qu'elle embrasse tout ce pays des deux bras de son affection, qu'elle verse sur lui les bénédictions à toute mains, qu'elle l'aime de cœur et qu'elle s'emploie détentes ses forces à le protéger."


Pratique


Se considérer spécialement tenu à pratiquer, maintenir et propager le culte de sainte Anne, chacun dans sa sphère d'action.

25 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 26e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt sixième jour

Fête de sainte Anne

La réjouissance


Prélude


Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant la Fête de la Bienheureuse Anne, dont la solennité réjouit les Anges, qui prient avec nous le Fils de Dieu. (Introït de la Messe du jour).


Méditation


D'où nous vient cette invitation, s'écriait Mgr Bécel, d'où nous vient cette invitation ? Oh ! qu'elle est bien en harmonie avec les pieuses odeurs qui transportent nos âmes ! Ne nous en étonnons pas. C'est la voix d'une mère. Ecoutons-la. Obéissons-lui. Aujourd'hui, ré-jouissons-nous. Gaudeamus ! Les mondains s'amusent et se fatiguent en pure perte. Certaines fêtes dégradent et dégoûtent. En est-il ainsi des joies chrétiennes ? Comprenez et jugez! Quel calme! Oh ! la douce ivresse ! C'est un avant-goût de la paix et de la félicité du Paradis. Ouvrons donc librement nos cœurs à l'allégresse : Gaudeamus ! Mais chez nous, enfants du même Père qui est aux Cieux, pas d'acception de personnes ! Que tous les membres de la famille s'approchent avec confiance ! Gaudeamus omnes ! L'Eglise chante en la fête de sainte Anne: « Dieu, qui avez daigné conférer à la bienheureuse Anne cette grâce de devenir la mère de la propre Mère de votre Fils Unique, accordez-nous dans votre miséricorde que nous soyons aidés auprès de vous par le patronage de celle dont nous célébrons la solennité ». Si notre dévotion envers sainte Anne pouvait grandir encore, ce serait dans la contemplation de ce privilège. Dieu daigne a

24 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 25e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt cinquième jour

L'éducation


Prélude


Représentons-nous sainte Anne montrant à lire, dans le Livre de la Loi, à sa bienheureuse fille, la Vierge Marie.


Méditation


Les soins et les mérites de la maternité, ne se bornent pas à donner le jour à une frêle créature; ils ne font que commencer avec sa naissance ; il faut qu'ils se prolongent encore au prix de beaucoup de veilles et de sacrifices. Le dévouement n'est-il pas la plus belle auréole de la maternité? Marie avait déjà beaucoup coûté à sa mère: elle lui avait coûté toute une vie de prières, de larmes, et de pénitence. Mais, dès que cette petite vierge, la désirée des nations, fut entre les bras de sa sainte Mère, le dévouement et par conséquent les mérites de sainte Anne prirent un nouvel essor. Quelle sainteté ne fallait-il pas pour remplir dignement cette nouvelle mission, ou du moins pour être la nourrice et la gardienne de cette enfant, puisqu'elle n'avait pas besoin d'une éducation humaine ! A peine créée, Marie était déjà plus grande aux yeux de son Créateur que tous les saints, que tous les anges à la fois. Mais, depuis neuf mois elle n'est pas restée inactive : sous l'action de l'Esprit sanctificateur, à chaque instant, elle a doublé ses mérites. Or, pour toucher, pour nourrir cette petite Reine, pour écarter loin d'elle toute image, tout voisinage indigne de son incomparable candeur, de quel manteau de pureté a dû s'envelopper sainte Anne ! Avec quelle discrétion a-t-elle dû régler dans une parfaite convenance ce qui intéressait l'ensemble de son entretien, les précautions commandées par une irréprochable modestie ! Quelles lumières pour ne rien exiger d'imparfait et ne jamais entraver les divines volontés sur cette âme choisie entre toutes." Quelle admirable modèle pour la mère chrétienne ! Si elle veut prendre sainte Anne pour guide de sa conduite vis-à-vis des enfants que la Providence lui confie à élever, elle fera d'autres Marie. Ah ! voilà bien ce qu'il faut que les mères se rappellent souvent, à savoir que, en leur confiant la sublime mission de la maternité, attend d'elles la formation de cœurs capables de le comprendre. Avec cette pensée, l'éducation sera parfaite et la société sera sauvée.


Pratique


Apprendre aux petits enfants à prononcer avec respect et a invoquer avec amour les noms sacrés de Jésus, de Marie, de Joseph en y ajoutant celui de la bonne mère sainte Anne.

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23 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 24e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt quatrième jour

La purification de Sainte Anne


Prélude


Représentons-nous sainte Anne au temple, portant dans ses bras la Vierge Marie qu'elle offre solennellement au Seigneur.


Méditation


Anne, dit la Légende, présenta son enfant au temple, à ce temple d'où elle a été chassée autrefois à cause de sa stérilité. Comprend-on sa fierté maternelle et le délire de sa joie, en voyant venir à elle avec respect ces mêmes prêtres qui l'avaient précédemment expulsée ? Elle arracha son enfant des mains des prêtres qui venaient de la bénir, la porte à son sein, et chanta ce cantique devant tout le peuple : « Je chanterai les louanges du Seigneur mon Dieu, parce qu'il m'a visitée et qu'il a ôté de dessus moi l'opprobre dont me couvraient mes ennemis ». L'enfantement de sainte Anne ayant été aussi privilégié qu'il convenait à son auguste fille, se demande un pieux auteur, cette mère bienheureuse avait-elle besoin d'une purification ? Elle s'empressa pourtant d'observer sur ce point la loi commune et elle le lit avec beaucoup de piété. Elle porta dans ses bras l'auguste Vierge et la présenta au Seigneur dans son temple à Jérusalem. Mais, tandis qu'on offrait pour Marie la victime ordonnée par la loi, l'enfant s'immolait elle-même d'une manière bien plus parfaite. Dieu n'avait point encore vu sur ses autels une victime si pure, si agréable à ses yeux, si digne enfin de ses divines complaisances. La jeune vierge s'offrait intérieurement à son Dieu, dans les bras de sainte Anne, comme la plus humble de ses servantes, et Dieu la recevait comme sa fille chérie, comme son époux sans tache, comme la mère future de son fils bien-aimé. Il n'y a que Dieu qui puisse savoir de quelle surabondance de grâces la fille et la mère furent comblées en cette occasion.


Pratique


Faire dans la journée quelque acte d'humilité en l'honneur des humiliations volontaires de sainte Anne.

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22 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 23e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt troisième jour

Le Nom de Marie


Prélude


Prononçons avec respect et amour le nom trois fois béni de Marie et unissons-nous aux sentiments que dut éprouver sainte Anne, quand elle le prononça, la première fois, sous l'inspiration du Saint-Esprit.


Méditation


Quand le jour fut venu de donner un nom à la Vierge nouvellement née, les parents se réunirent, des prêtres furent invités, et, ainsi qu'il était d'usage, on érigea dans la chambre principale de la maison un autel sur lequel on plaça un berceau, et au côté les rouleaux de parchemin servant à la prière. Une des vénérables femmes qui assistaient sainte Anne apporta l'enfant bénie, qu'elle plaça sur les bras de Joachim, tandis que les prêtres, debout devant l'autel, récitaient des prières. L'heureux père remit sa fille à l'un d'entre eux ; celui-ci releva en priant, comme pour l'offrir au Seigneur, puis il la déposa sur l'autel, dans le berceau préparé pour la recevoir. Le prêtre coupant alors trois petites mèches des cheveux de l'enfant, les brûla sur un brasier ; ensuite, avec une huile consacrée, il oignit les cinq sens de la jeune vierge, en la touchant avec le pouce aux oreilles, aux yeux, au nez, à la bouche et à la poitrine ; enfin, il lui donna le nom de Marie, lequel, en langue hébraïque, disent les anciens interprètes, signifiait dame souveraine, illumination, étoile de la mer et océan d'amertume. Il est facile de se figurer la joie avec laquelle les parents de Marie durent procédera l'imposition solennelle de ce beau nom, que l'archange avait lui-même apporté du ciel. Marie, que deviez-vous être vous-même, puisque votre nom est si aimable et si doux ! Marie ce nom invoqué avec foi, triomphe des tentations, met le démon en fuite, ferme renier et ouvre le ciel.


Pratique


Aimer à donner aux enfants le nom de sainte Anne, associé à celui de Marie.

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