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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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10 mai 2008

Saint Gabriel Archange

Saint Gabriel Archange

Fêtes le 24 mars et le 29 septembre

Gabriel appartient aux plus hautes hiérarchies des esprits célestes; il assiste devant la face de Dieu, comme il le dit lui-même à Zacharie. Les missions qui concernent le salut des hommes par l'Incarnation du Verbe lui sont réservées, parce que c'est dans ce mystère, si humble en apparence, qu'éclate principalement la force de Dieu: or le nom de Gabriel signifie Force de Dieu. Dès l'Ancien Testament, l'Archange a préludé à ce sublime emploi. Nous le voyons se manifester à Daniel, après la vision qu'a eue ce prophète sur les deux empires des Perses et des Grecs; et tel est l'éclat dont il brille que Daniel tombe anéanti à ses pieds. Peu après, Gabriel reparaît encore; et c'est pour annoncer au même prophète le temps précis de la venue du Messie: Dans soixante-dix semaines d'années, lui dit-il, la terre aura vu le Christ-Roi. Lorsque les temps sont accomplis, et que le Ciel a résolu de faire naître le dernier des prophètes, celui qui, après avoir averti les hommes de la prochaine manifestation du Divin Envoyé, doit Le montrer au peuple comme l'Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, Gabriel descend du Ciel dans le temple de Jérusalem, et prophétise au prêtre Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, prélude de celle de Jésus Lui-même. Après six mois, le saint Archange reparaît sur la terre, et, cette fois, c'est à Nazareth qu'il se montre. Il apporte du Ciel la grande nouvelle. Sa céleste nature s'incline devant une fille des hommes; il vient proposer à Marie, de la part de Jéhovah, l'honneur de devenir Mère du Verbe éternel. C'est lui qui reçoit le consentement de la Très Sainte Vierge; et quand il quitte la terre, il La laisse en possession de Celui qu'Elle attendait comme la rosée des Cieux. Mais l'heure est venue où la Mère de l'Emmanuel doit donner aux hommes le fruit béni de Ses chastes entrailles. La naissance de Jésus s'accomplit dans le mystère de la pauvreté; toutefois le Ciel ne veut pas que l'Enfant de la crèche demeure sans adorateurs. Un ange apparaît aux bergers des campagnes de Bethléem, et les convoque au berceau du Nouveau-né. Il est accompagné d'un nombre immense d'esprits célestes qui font entendre les plus ravissants concerts, et chantent: Gloire à Dieu et paix aux hommes! Quel est cet ange supérieur qui parle seul aux bergers, et dont les autres anges forment comme la cour? De graves docteurs catholiques nous enseignent que cet ange est Gabriel, qui continue son ministère de messager de la bonne nouvelle.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 120-121

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Litanies de Saint Gabriel Archange

Seigneur, prends pitié.
O Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié.

Père céleste qui es Dieu, prends pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui es Dieu, prends pitié de nous.
Esprit Saint qui es Dieu, prends pitié de nous.
Trinité Sainte qui es un seul Dieu, prends pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous
Saint Gabriel, Archange, priez pour nous
Saint Gabriel, l’un des sept qui se tiennent devant la Face de Dieu, priez pour nous
Saint Gabriel, dont le nom signifie " Force de Dieu ", priez pour nous
Saint Gabriel, Puissance de Dieu, priez pour nous
Saint Gabriel, adorateur parfait du Verbe divin, priez pour nous
Saint Gabriel, fidèle messager de Dieu, priez pour nous
Saint Gabriel, qui avez éclairé Daniel sur le temps de la venue du Messie, priez pour nous
Saint Gabriel, ange des prophètes et des proclamateurs de la Parole de Dieu, priez pour nous
Saint Gabriel, qui avez annoncé à Zacharie la naissance du Précurseur du Seigneur, priez pour nous
Saint Gabriel, qui avez appris au Ciel le mystère sacré du Verbe fait chair, priez pour nous
Saint Gabriel, qui avez annoncé à Marie l’Incarnation du Verbe éternel, priez pour nous
Saint Gabriel, qui avez apporté à la terre le nom de Jésus, priez pour nous
Saint Gabriel, ange de l’Annonciation, priez pour nous
Saint Gabriel, ange qui confère le sens du sacré et de la crainte de Dieu, priez pour nous
Saint Gabriel, ange de l’humilité, priez pour nous
Saint Gabriel, ange de la louange, priez pour nous
Saint Gabriel, qui offrez nos prières au Très-Haut, priez pour nous
Saint Gabriel, admirable lumière de l’Eglise, priez pour nous
Saint Gabriel, protecteur des communications et de l’unité des croyants, priez pour nous

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, pardonne-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, exauce-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous

Priez pour nous, Saint Gabriel
le Seigneur notre Dieu.

Prions

Ô Dieu qui, parmi tous les anges, as fait choix de l’archange Gabriel pour annoncer le mystère de l’Incarnation de ton Fils, accorde-nous qu’après l’avoir honoré sur la terre, nous goûtions dans le Ciel les effets de sa protection. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

Prière à Saint Gabriel

Saint Gabriel Archange, ange de l’Incarnation, ouvre nos oreilles aux doux avertissements et aux appels pressants du Seigneur. Tiens-toi toujours devant nous, nous t’en conjurons, afin que nous comprenions bien la Parole de Dieu, afin que nous Le suivions et Lui obéissions et que nous accomplissions ce qu’Il veut de nous. Aide-nous à rester éveillés afin que, lorsqu’Il viendra, le Seigneur ne nous trouve pas endormis. Amen.

Prière à Saint Gabriel Archange récitée à L'Ile-Bouchard

Fait unique, Saint Gabriel Archange a accompagné Marie lors de chacune des apparitions à L'Ile Bouchard en 1947. L'on récite cette prière à l'Ile Bouchard

Saint Gabriel Archange, Vous, le messager céleste, qui annoncez la Parole de Dieu, Vous avez accompagné la Vierge Marie dans cette église Saint-Gilles de L’Ile-Bouchard, témoignant d’une apparition venue du Ciel, à genou, vous lui avez offert le lys symbole de sa pureté de Vierge Immaculée, conçue sans péché et comblée de grâces, à la demande des quatre enfants et à l’invitation de notre  « Maman du Ciel », vous vous êtes présenté en vous tournant vers elles,vous avez ensuite gardé le silence, ce silence dans lequel on entend Dieu, durant une semaine, par votre présence, vous avez manifesté le mystère de l’Annonciation : l’annonce à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur, le deuxième jour, vous avez changé de place pour signifier l’acceptation de Marie, son OUI à la Parole de Dieu, vous êtes resté toute la semaine en contemplation et admiration devant la Vierge Marie, Reine du Ciel et de la Terre et Reine des Anges, Ange de l’humilité, avec elle, vous vous êtes effacé devant Jésus dans le Saint-Sacrement, nous vous en prions, préparez nos cœurs à accueillir les Mystères du Salut : l’Incarnation du Fils de Dieu par le Oui de Marie à Dieu le Père, et l’action de l’Esprit-Saint, la Rédemption, que la Vierge Marie a rappelée en présentant la Croix de son chapelet à embrasser et en faisant un lent et majestueux signe de croix, l’Eucharistie, lorsqu’elle s’est effacée devant le Saint-Sacrement, Témoin du Oui de Marie, aidez-nous à dire Oui avec elle, à la volonté du Père en Jésus-Christ, dans la lumière du Saint-Esprit. Et accordez-nous votre protection pendant notre pèlerinage terrestre.

Saint Gabriel Archange, veillez sur nous !

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Gabriel Archange (pdf), en cliquant ici

Téléchargez la prière à Notre Dame de l'Ile Bouchard et à Saint Gabriel (pdf), en cliquant ici

Notice sur les Apparitions de l'Ile Bouchard,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-778986.html

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6 mai 2008

Notre Dame de Bétharram

Num_riser0057

Notre Dame de Bétharram

La Vierge du Beau Rameau

Lestelle-Bétharram, Diocèse de Bayonne, France

Connaissez-vous Notre Dame de Bétharram?  Cet antique Sanctuaire est situé à 15 kilomètres de Lourdes, sont bien souvent une étape pour les pèlerins achevant leur pèlerinages à Lourdes. L'histoire de ce sanctuaire est liée à trois légendes et à un très grand Saint, Saint Michel Garicoïts. Des bergers découvrent une statue de la Très Sainte Vierge auprès du Gave, non loin de Lestelle. L'on emmène la statue à l'Eglise de Lestelle,  et par deux fois, elle revientau lieu où elle avait été découverte. L'on décide alors de construire une chapelle. Bien des années plus tard, une jeune fille tombée dans le Gave de Pau est sauvée par la Très Sainte Vierge qui, lui apparaissant, lui tend une branche de rameau, le beau rameau, qui en béarnais se traduit: "Beth Aram". En 1619*, une violente tempête abat la croix du calvaire et 5 hommes voient la Croix se relever dans une très grande clarté. Après les guerres de Religion, le Sanctuaire est reconstruit par Hubert Charpentier, qui fondera à Paris les Prêtres du Calvaire au Mont Valérien.

Au 19e siècle, le Saint Père Michel Garicoïts, relevant le sanctuaire de Bétharram reconstruit le chemin de Croix qui fut détruit pendant la Révolution Française et y ajoute pour la première fois une 15e station, celle de la Résurrection du Seigneur. Du fait de son rayonnement et de sa répurtation de Sainteté, Michel Garicoïts reçoit Sainte Bernadette Soubirous au moment des apparitions de Lourdes en 1858. De nos jours, l'on vénère en la chapelle Notre Dame, une fort belle statue de Notre Dame de Bétharram, oeuvre de renoir. L'on y voit aussi la châsse contenant le corps de Saint Michel Garicoîts et un fort beau chemin de Croix. Les sanctuaires de Bétharram sont aussi le siège et la maiuson-mère des Pères du Sacré Coeur de Bétharram, fondés par Saint Michel Garicoïts.

Prière à Notre Dame de Bétharram

Mère du Sauveur, Votre Fils au Calvaire, veut nous rassembler tous en Lui, près de Vous. Mais, les torrents de la vie nous entraînent loin de Lui...loin de Vous... Venez à notre secours! Que l'Arbre de la Croix étende ses rameaux sauveurs sur nos familles, sur l'Eglise, sur le monde! Notre Dame du Beau Rameau, Notre Dame du Beau Rameau Sauveur, intercédez pour nous!

Sanctuaires Notre Dame de Bétharram

F- 64 800 Lestelle-Bétharram (France)

Site internet des Sanctuaires

www.betharram.fr

2 mai 2008

Neuvaine avec Benoîte Rencurel

Num_riser0014 Neuf étapes de la vie de Benoîte Rencurel,

bergère de Notre Dame du Laus,
pour vivre une neuvaine de prière en sa compagnie.

A partir des écrits des Manuscrits du Laus, mais aussi avec les lieux marqués par la vie de Benoîte (1647-1718), voici 9 étapes fondamentales dans la vie de la Bergère de St Etienne d'Avançon. La parole de Dieu puis une prière permet d'avancer spirituellement pas à pas, jour par jour, grâce au témoignage de Benoîte.

Premier jour

L'enfance de Benoîte à St Etienne d'Avançon.


Benoîte est baptisée le 17 septembre 1647 à St Etienne d'Avançon. Elle est la 2ème fille de Guillaume Rencurel et de Catherine Materons. Elle a une sœur aînée, Madeleine et bientôt une sœur cadette, Marie. Son père meurt en 1654,  Benoîte à 7 ans. Catherine est destituée de tous ses biens. La maman et ses trois filles se trouvent rapidement dans une situation d'extrême précarité. A l'âge de 12 ans, Benoîte est mise en service pour garder les moutons, tantôt dans une famille du village, tantôt dans une autre.


La Parole de Dieu : "La mère et les frères de Jésus arrivèrent près de lui mais ils ne pouvaient le rejoindre à cause de la foule. On lui annonça : "Ta mère et tes frères se tiennent dehors ; ils veulent te voir." Il leur répondit : " Ma mère et les frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mette en pratique." (Lc 8, 19-21)

Prions pour les familles en difficultés à cause de la maladie, d'un décès, du chômage de l'un des parents ou des deux. Très tendre Marie, nous confions à ta prière tout spécialement les enfants de ces familles pour que tu les accompagnes sur le chemin de ton fils, Jésus-Christ.

Récitation d'un chapelet.

Deuxième jour

La préparation de Benoîte à la vie spirituelle


Benoîte a 12 ans. Elle est placée chez Louis Astier qui avait confiance en elle. Mais il meurt rapidement et sa femme reste seule avec six enfants. Benoîte donne souvent son pain aux enfants de Madame Astier. Elle se consolait en disant : "Oh ! C’est bien assez que je mange la semaine prochaine chez mon autre maître." Benoîte apprend un jour qu’une femme est gravement malade (elle avait perdu la parole). Sensible à ce drame, elle réunit ses compagnes : "Venez – dit-elle – allons dire le rosaire pour cette malade." Guidée par la prière de Benoîte, les jeunes filles récitent alors le chapelet. Leur prière n’est pas terminée que la malade retrouve la parole, et le premier usage qu’elle en fait est de remercier les jeunes filles et Benoîte qui se rendaient à son chevet. Ne sachant ni lire ni écrire, elle s'ouvre très tôt à une vie de prière très intense. Son comportement manifeste les signes indéniables d'une authentique vie spirituelle et d'une charité très généreuse, jusqu'au jour où, touchée par les mots d'un sermon de son curé, Jean Fraisse, qui parle de la Mère de Miséricorde, elle éprouve le désir secret de la voir. Elle a 17 ans.


La Parole de Dieu :"Des gens amenaient à Jésus même des bébés pour qu'il les touche. Voyant cela, les disciples les rabrouaient. Mais Jésus fit venir à lui les bébés  en disant : "Laissez les enfants venir à moi; ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent." (Lc 18, 15-17)

Père, envoie ton Esprit Saint sur les enfants et sur les jeunes afin qu'ils découvrent la beauté de la Bonne Nouvelle de Ton Fils, Jésus-Christ. Que son témoignage éclaire leur chemin pour qu'ils deviennent, comme Benoîte, des témoins de la foi de ton Eglise. Qu'ils découvrent ainsi en recevant Ton Esprit Saint, la joie intérieure la plus intense qui soit.


Récitation d'un chapelet.


Troisième jour

L'appel de Benoîte: Les premières apparitions (1664-1665)

Dès le début de mois de mai, Benoîte rencontre chaque jour au Vallon des Fours, près de son village, une "belle dame" qui tient par la main un petit enfant d'une beauté singulière. Après 2 mois de silence, la conversation s'engage : la dame éduque Benoîte à la patience, au détachement et à la prière. C'est une période de décantation, d'affinement et de profonde transformation de la Bergère, jusqu'au 29 août où, à l'issue d'une procession, la Dame révèle son nom : "Je suis Dame Marie". Elle lui fait savoir qu'elle ne la verra plus de quelque temps. Auparavant, le juge de la vallée, François Grimaud, qui est présent sur les lieux, avait interrogé Benoîte. Il dit avoir été impressionné par sa joie et la qualité de ses réponses. Après un mois d'attente silencieuse, la Bergère revoit Dame Marie à Pindreau, de l'autre côté de la vallée de l'Avance. Elle est invitée à se rendre au Laus où elle trouvera une petite chapelle d'où sortiront de bonnes odeurs. Là, elle la verra et elle priera très souvent. En effet, presque quotidiennement, la jeune fille revient à la petite chapelle, durant tout l'automne et tout l'hiver. La Mère de Dieu la prépare à sa mission, lui commandant de prier continuellement pour les pécheurs.


La Parole de Dieu: "Comme il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon appelé Pierre et André son frère, en train de jeter les filets dans la mer : c'était des pêcheurs. Il leur dit : "Venez à ma suite et je vous ferai des pêcheurs d'hommes. Laissant leurs filets, ils le suivirent." (Mt 4, 18-20)


Père, appelle toujours plus de jeunes à te servir et à servir Ton Eglise. Donne-leur la force de Benoîte pour qu'ils persévèrent dans l'écoute de Ta volonté. Qu'ils découvrent ainsi la mission que Tu veux leur confier. Donne-moi aussi d'entendre cet appel à marcher à la suite de Ton Fils. Que je sache toujours mieux accueillir le souffle d'amour que Tu m'envoies et pour le transmettre à tous.



Récitation d'un chapelet


Quatrième jour

La mission de Benoîte devant l'affluence des foules


Dès le printemps les pèlerins commencent à se rendre au Laus. 130 000 personnes viendront en 18 mois, selon le rapport du juge de la vallée, François Grimaud, à l'archevêque d'Embrun. Benoîte accueille les pèlerins. Ayant reçu de la Vierge Marie le don de lire dans les consciences, elle les prépare à la confession et les conduit aux prêtres en vue de recevoir le sacrement du pardon de Dieu et l'Eucharistie. Les Manuscrits notent de nombreuses conversions, beaucoup de guérisons, des confessions d'une rare qualité. De nombreux pèlerins témoignent de la perception d'odeurs suaves qui ouvrent les cœurs et les âmes aux réalités invisibles. Le vicaire général d'Embrun, Antoine Lambert, autorise la construction de l'église (1666-1669), après reconnaissance de la guérison miraculeuse de Catherine Vial. Le Laus est placé sous la haute autorité spirituelle et morale de Pierre Gaillard, vicaire général de l'évêque de Gap, docteur en théologie et en droit canon, qui va devenir le grand historien de Benoîte et du pèlerinage.


La
Parole de Dieu : "Comme une foule nombreuse se rassemblait et que de toutes les villes on s'acheminait vers lui, il dit par parabole : "Le semeur est sorti pour semer sa semence. Et comme il semait, une partie du grain est tombée au bord du chemin ; elle a été foulée aux pieds et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Une autre est tombée sur le roc et, après avoir poussé, elle s'est desséchée faute d'humidité. Une autre est tombée au milieu des épines et, poussant avec elle, les épines l'ont étouffée. Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et produit du fruit au centuple." Et, ce disant, il s'écriait : "Entende, qui a des oreilles pour entendre !" (Lc 8, 4-8)


Père, Tu as donné à Benoîte le don de clairvoyance et  celui du discernement des âmes. Tu as permis par le témoignage de Benoîte que des hommes et des femmes vivent au Laus, de profondes conversions. Je te prie de me donner aussi ce sens pénétrant pour acquérir cette très belle écoute des autres et les guider, avec charité, sur le chemin des sacrements de l'Eglise.


Récitation d'un chapelet.


Cinquième jour

Les souffrances de Benoîte


Les visions du Crucifié à la Croix d'Avançon.
Les deux grands interrogatoires (1669 – 1684)


Alors que l'église est achevée, Benoîte, attirée par un parfum se rend à la Croix d'Avançon où elle aura, au moins à 5 reprises, la vision du Christ crucifié. A partir de 1673, elle participe aux douleurs de la Passion de son Seigneur en vivant ce que les Manuscrits appellent "les souffrances du vendredi", où elle est comme crucifiée. Ces souffrances sont interrompues de 1677 à 1679 durant la construction de la Maison des prêtres. Elles reprendront alors pour cesser définitivement en 1684. Entre-temps, Benoîte est interrogée d'abord à Embrun pendant 10 jours en 1670 par le nouvel administrateur apostolique, et l'année suivante pendant deux heures et demie au Laus par le nouvel archevêque Mgr Charles Brulard de Genlis. A l'issue de ces deux interrogatoires, elle est reconnue et confirmée dans sa mission par l'autorité ecclésiastique.


Parole de Dieu: "Prenant avec lui les Douze, il leur dit : "Voici que nous montons à Jérusalem et que s'accomplira tout ce qui a été écrit par les Prophètes pour le Fils de l'homme. Il sera en effet livré aux païens, bafoué, outragé, couvert de crachats ; après l'avoir flagellé, ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera." Et eux ne saisirent rien de tout cela ; cette parole leur demeurait cachée, et ils ne comprenaient pas ce qu'il disait."  (Lc 18, 31-34)

Père, tu as envoyé ton propre fils pour guérir et sauver les hommes du refus de Ta parole. Tu as donné à Benoîte le douloureux privilège de voir dans la souffrance de Ton Fils sur la Croix les conséquences des péchés des hommes. Aide-moi à convertir mon propre cœur pour l'ouvrir à la vraie compassion auprès de ceux qui m'entourent et à accompagner leur vie sur le chemin de l'Espérance.

Récitation d'un chapelet.


Sixième jour

Le grand essor du pèlerinage (1684-1692)

Le pèlerinage connaît alors pendant cette période un grand essor avec les prêtres Jean Peytieu et Barthélémy Hermitte qui se consacrent totalement à la vie du pèlerinage, collaborant harmonieusement avec Benoîte à l'œuvre divine de conversion. Jean Peytieu devient confesseur de Benoîte. Il est témoin de la vie quotidienne de la voyante et du pèlerinage, pendant vingt ans jusqu'à sa mort en 1689. On apprend de Pierre Gaillard, combien la Mère de Dieu invite Benoîte à demeurer obéissante envers ses confesseurs sans jamais chercher à se mettre au centre du pèlerinage. Les prêtres et Benoîte se consacreront tous les jours ensemble à l'accueil des foules et des personnes. Dans ses Mémoires, le prêtre, déjà octogénaire, constate la grande complémentarité entre la tâche de cette laïque totalement dévouée au Seigneur et à sa Mère, et celle des confesseurs dévoués à recevoir les pénitents pour leur offrir le sacrement du pardon. Le pèlerinage du Laus devient une mission perpétuelle et attire les pèlerins, non seulement de la région mais de tout le royaume de France et même d'ailleurs.


Parole de Dieu: "Beaucoup de signes et de prodiges s'accomplissaient dans le peuple par la main des apôtres. Ils se tenaient tous, unanimes sous le portique de Salomon, mais personne d'autre n'osait s'agréger à eux; le peuple faisait partout leur éloge, et des multitudes de plus en plus nombreuses d'hommes et de femmes se ralliaient par la foi, au Seigneur."
(
Actes 5, 12-14)


Père, tu as envoyé la "Belle Dame" à Benoîte, pour éduquer celle-ci à la vie chrétienne. Des prêtres sont venus à leur tour servir les pèlerins pour les rassembler, leur offrir les sacrements et les enseigner. Sois béni pour la très fructueuse collaboration entre le ministère de Benoîte et celui de tes prêtres. Suscite encore aujourd'hui des laïcs au service du ministère des prêtres pour contribuer à édifier ensemble le Corps de ton Fils.


Récitation d'un chapelet.


Septième jour

Les persécutions contre l'œuvre de Dieu.

L'invasion de 1692. L'exil à Marseille.

L'éclipse du Laus et la période des persécutions (1692 – 1712)

L'invasion savoyarde de 1692 a fait beaucoup de mal dans les Alpes dauphinoises. Elle oblige Benoîte à s'enfuir à Marseille. Connue pour sa foi, la bergère de Saint Etienne du Laus y est très bien accueillie. Elle visite les couvents de religieuses et elle a une influence considérable qui provoque de nombreuses transformations. Hélas, à son retour, en septembre, le Laus est ruiné. Une nouvelle équipe de prêtres originaires d'Embrun se met en place. Benoîte est mise à l'écart, brimée et persécutée pendant 20 ans, jusqu'à l'arrivée des Pères Missionnaires de la Sainte Garde qui viennent de Carpentras. Durant ces vingt ans, elle est soutenue par le chanoine Gaillard qui est devenu son confesseur et qui achève d'écrire sa grande histoire et quelques traités complémentaires en 1712. Benoîte qui connaît depuis 1686 des attaques nocturnes diaboliques est profondément atteinte dans sa santé par ces années difficiles. Elle a 65 ans.

La parole de Dieu :"Ce jour-là, éclata contre l'Eglise de Jérusalem une violente persécution. Tous, sauf les apôtres se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie." (Actes 8, 1)

Père, tu connais la violence dont les hommes sont capables entre eux. Tu as souffert des guerres et des oppositions qu'a connues le Pèlerinage du Laus au temps de Benoîte. Je te prie pour la paix dans le monde, pour plus de pardon entre les hommes. Donne-moi Seigneur, la foi droite et l'humilité profonde pour que je sois à l'exemple de Benoîte, un témoin de ta paix auprès de tous mes frères désunis.



Récitation du chapelet.


Huitième jour

Le monde surnaturel aux côtés de Benoîte.

Benoîte s’est incroyablement approchée du monde surnaturel. Plutôt, c’est le monde divin qui semble être descendu dans la Vallée de l’Avance. La Vierge Marie, le Christ en Croix, saint Joseph et d’autres saints de l’Eglise catholique sont venus se présenter et parler à la voyante du Laus, et aussi les anges, beaucoup d’anges. Ils sont partout, là où se trouve Benoîte, et viennent sans cesse la consoler lors des attaques du démon. Ils font partie de la vie normale de Benoîte ; elle les appelle "ses amis". Les Manuscrits sont remplis de témoignages où l’on découvre les anges dicter à Benoîte, au nom de la Vierge Marie, les réponses à faire aux demandes adressées par les pèlerins. Ils l’accompagnent dans son discernement pour des situations difficiles et ils vont même jusqu’à suggérer des avertissements à quelques pécheurs qui se présentent à elle. On perçoit une intimité fraternelle, une complicité entre Benoîte et les anges et inversement. Ils collaborent vraiment avec Benoîte pour l’aider à réaliser l’œuvre de Dieu et aussi les paroles de la Vierge Marie.

La parole de Dieu : "Et j'entendis la voix d'anges nombreux autour du trône, des animaux et des anciens. Leur nombre était myriades de myriades et milliers de milliers. Ils proclamaient d'une voix forte : il est digne, l'agneau immolé, de recevoir puissance, richesse et sagesse, force honneur, gloire et louange." (Ap; 5, 11-12)


Père, tu connais mon chemin, les parcours souvent difficiles et infidèles des hommes et des femmes, tes enfants. Dans nos fragilités, ne nous soumets pas à la tentation. Viens à mon secours pour me défendre du mal. Comme tu l'as fait pour ta servante Benoîte, envoie-moi tes anges de paix. Qu'ils viennent à moi comme à tous mes frères et sœurs en amis joyeux, nous rappeler ta miséricorde. Loué sois-tu Seigneur, pour le don de ton fils mort et ressuscité. Loué sois-tu Seigneur pour ton Eglise céleste qui descend sur le monde des hommes et les sanctifie.


Récitation d'un chapelet.


Neuvième jour

Les dernières années de Benoîte et la grâce du Laus.


L'arrivée des Pères Missionnaires de Notre-Dame de la Sainte Garde marque l'étape du renouveau du pèlerinage. Benoîte a acquis une grande maturité spirituelle. Par son action et par sa foi, désormais les pèlerins sont accueillis depuis toujours dans ce refuge des pécheurs. Au nom de son Fils Jésus, la Vierge Marie leur offre deux signes de la grâce de Dieu : l'huile qui guérit le corps et l'âme des pécheurs, les parfums qui montrent la bienveillance de Dieu sur chacun. A Notre-Dame de Guadeloupe et, plus tard, à La Salette, à Lourdes, à Fatima, à Pontmain ou Baneux, des milliers de pèlerins viennent aussi déposer le poids de leur vie, leurs interrogations, peut-être même leurs doutes.... Au Laus, une forme de « réponse » toute simple et très douce semble entourer d’affection l’un ou l’autre, parfois même plusieurs personnes. Un signe de résurrection descend sur l'un ou l'autre des pèlerins. Une odeur forte et d'une merveilleuse douceur survient ainsi, conduisant le pèlerin sur le chemin de l'Espérance. La servante de Dieu, épuisée par ses mortifications, les vexations qu'elle a subies et les attaques nocturnes, meurt le 28 décembre 1718. Elle bénit les prêtres qui se considèrent comme ses enfants et qui attestent sa haute sainteté.

Parole de Dieu : "Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives. Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s'emplit de la senteur du parfum." (Jn 12, 1-3) 


Père, sois loué pour ce très haut lieu de Ta présence qu'est devenu le Laus par les paroles de la Vierge Marie et par le témoignage de Benoîte. Tu en as fait un lieu de prière et un refuge des pécheurs. Que je sache poursuivre la très belle mission de Benoîte en imitant la charité de son écoute et la profondeur de son adoration de Ton Fils Jésus, mort et ressuscité. Loué sois-tu Père, Fils et Esprit Saint. Louée sois-tu, Toi, la Belle Dame du Laus. Louée sois-tu, Benoîte, servante de l'Eglise, guide mes pas incertains vers la "splendeur de la vérité toute entière."

Récitation d'un chapelet.

Prière pour obtenir la glorification de Benoîte Rencurel

Seigneur, plein de Miséricorde, Ton Fils nous a donné Marie pour Mère. OPar Elle, Tu as choisi le Laus comme refuge des pécheurs, grâce au témoignage de Ta Servante, Benoîte Rencurel, dont nous espérons ardemment la prochaine Béatification. Nous Te prions à cette intentions. Fais qu'à la suite de cette missionnaire laïque et par l'intercession de Marie, demeure de l'Esprit Saint, nous nous laissions transformer pour vivre aujourd'hui la fidèlité à l'Evangile, dans l'Eglise et dans le monde. Amen.

Les personnes qui penseraient avoir obtenu des grâces après avoir demandé au Seigneur la Béatification de Benoîte Rencurel, sont invitées à en faire part à Monsieur le Recteur de Notre Dame du Laus, à l'adresse suivante:

Monsieur le Recteur de Notre Dame du Laus

F-05130 Saint Etienne-le-Laus (France)

Biographie de Benoîte Rencurel,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-768059.html

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Benoite Rencurel (pdf) en cliquant ici

1 mai 2008

Neuvaine à Notre Dame du Sacré Coeur

Our_Lady_of_the_Sacred_Heart_3

Neuvaine de Souvenez-Vous,

Suivie d'un Triduum d'actions de grâces

de l'Archiconfrérie de N. D. du Sacré Coeur à Issoudun, Indre, France, 1918



«Souvenez-Vous» à Notre Dame du Sacré Coeur


Souvenez-Vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur, de l'ineffable pouvoir que votre divin Fils vous a donné sur son Coeur adorable. Pleins de confiance en vos mérites, nous venons implorer votre protection. O céleste Trésorière du Coeur de Jésus, de ce Coeur qui est la source intarissable de toutes les grâces et que vous pouvez ouvrir à votre gré pour répandre sur les hommes tous les trésors d'amour et de miséricorde, de lumière et de salut qu'il renferme, accordez-nous, nous vous en conjurons, les faveurs que nous sollicitons! (exposer ici la grâce que l'on désire) ... Non, nous ne pouvons essuyer de refus; et, puisque vous êtes notre Mère, ô Notre Dame du Sacré Coeur, acceuillez favorablement nos prières, et daignez les exaucer! Ainsi soit-il.



Prologue: Confiance


Espérez encore, espérez contre toute espérance, espérez malgré tous les obstacles, vous tous qui parcourez ces lignes, Notre Dame du Sacré Coeur, l'avocate des causes difficiles, est aussi l'avocate des causes les plus désespérées: donc courage et confiance. La vierge qui, sur la terre et jusqu'au pied de la croix, consola le coeur d'un Dieu plongé dans un abîme de souffrances, ne saurait-elle consoler votre pauvre coeur? Celle qui consola le Souverain Seigneur et des anges et des hommes n'aurait-elle aucune consolation pour un enfant de Dieu? Celle qui a ranimé tant d'esprit abattus, ne pourrait-elle pas ranimer le vôtre? Celle que Jésus vous a donnée pour Mère, qui vous aime si tendrement et dont la puissance est si grande au ciel, refuserait-elle de venir à votre secours quand vous l'invoquez dans vos angoisses et dans vos douleurs? Loin de vous une si triste pensée! ... Comme vous écraseriez un serpent venimeux, foulez sous vos pieds, non seulement le désespoir, si jamais il avait anvahi votre âme, mais encore la plus petite crainte et le doute le plus léger. Notre Dame du Sacré Coeur est tout près de vous. Livrez donc votre coeur à l'espérance, en lisant ces quelques pages. Leur unique ambition est de faire résonner à vos oreilles les belles et suaves paroles du Souvenez-vous à Notre Dame du Sacré Coeur, de vous les faire aimer, de les faire briller dans l'intime de votre âme comme un rayon de lumière que rien ne saurait obscucir et qui respledira au sein des ténèbres les plus épaisses, de vous engager à les prononcer comme l'expression de votre invincible espérance; de les graver à jamais dans votre esprit, lorsqu'autour de vous tout semblera conspirer à votre ruine; de les ramener sur vos lèvres à l'heure du péril, et surtout au moment suprême de votre agonie, afin qu'elles vous soient une planche de salut, et vous conduisent au port. Naguère inconnue, ô sublime prière, tu résonnes maintenant sous tous les cieux; née d'hier dans le sanctuaire d'Issoudun aux pieds de la première image de Notre Dame du Sacré Coeur aujourd'hui approuvée par le Siège Apostolique, enrichie d'indulgences par le Souverain Pontife, tu ne cesses de résonner au sein de la Ville Eternelle elle-même, dans le temple dédié à Celle qui en est l'objet, devenu le centre général de toute l'Archiconfrérie; hier encore, quelques lèvres pieuses seulement te prononçaient avec amour, aujourd'hui tu es connue dans toutes les contrées, chaque langue du monde te redit à chaque instant du jour, et dans tous les périls , dans les entreprises les plus importantes, dans les angoisses les plus cruelles, dans les infirmités les plus douloureuses, dans les misères les plus désespérées. O sainte prière du Souvenez-vous à Notre Dame du Sacré Coeur! tu fais l'objet de notre amour. Depuis le jour où nos lèvres eurent pour la première fois le bonheur de te prononcer, tu as été pour nous un fidèle soutien. Le matin comme le soir, souvent durant les heures de la journée, notre langue t'a fait monter jusqu'au trône de la Mère de miséricorde et a obtenu de cette Reine incomparable des grâces sans nombre. Mais quelle est donc la secrète vertu qui rend tes accents si efficaces? Quelle sublime éloquence renfermes-tu donc en toi pour nous rendre si propice la Vierge immaculée? Ah! voici la cause de cette mystérieuse puissance: Tu rappelles à la Mère de DIEU l'ineffable pouvoir que son divin Fils lui a donné sur son Coeur adorable, et cette divine Mère, qui est en même temps la nôtre, invoquée sous ce titre, ressent plus vivement le désir de nous venir en aide, et, pour la gloire de DIEU et notre sanctification, elle répand avec abondance sur nos âmes tous les trésors d'amour et de miséricorde, de lumière et de salut dont le Sacré Coeur de JÉSUS est la source inépuisable. Poursuis donc ta glorieuse mission ô sainte prière, et va porter partout, à ceux qui souffrent et désespèrent, la force et la consolation, l'espoir et le courage, en leur redisant la puissance et la bonté de Notre Dame du Sacré Coeur, Avocate et Patronne des causes difficiles et désespérées.



Premier Jour: Le pouvoir ineffable de Notre Dame du Sacré Coeur


"Souvenez-vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur, de l'ineffable pouvoir que votre divin Fils vous a donné sur son Coeur adorable!"

Nous voici agenouillés devant vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur, et vous savez le motif qui nous fait commencer aujourd'hui cette neuvaine de prières. Nous sommes faibles, et nous venons, épuisés de fatigue, vous montrer le lourd fardeau de nos épreuves, la difficulté de nos entreprises, la grandeur de nos luttes. Mais vous, vous êtes puissante, et vous pouvez nous venir en aide. Oui, nous le dirons, ô Notre Dame du Sacré Coeur: grande est la puissance de Josué arrêtant le soleil, merveilleux est le pouvoir de Moïse faisant sortir l'eau du rocher, étonnante la vertu d'Elie se faisant obéir des éléments; mais plus grand encore, plus merveilleux et plus sublime est le pouvoir que vous a accordé sur son Coeur Sacré votre Fils, Jésus!... Plus noble que celle des prophètes, plus durable que celle des rois, plus sublime que celle des anges, plus étendue que celle de tous les esprits célestes, votre puissance se répand sur le monde tout entier; une seule prière tombée de vos lèvres bénies, un seul de vos regards acquiert sur le Coeur de votre divin Fils une influence inénarrable. A la voix de sa Mère Immaculée, notre Souverain Juge supend les foudres vengeresses toutes prêtes à punir nos crimes, ferme l'abîme des enfers entr'ouvert sous nos pieds, nous rouvre la porte du ciel, fait descendre sur nous des grâces salutaires, et nous obtient tous les moyens nécessaires pour arriver à la patrie bienheureuse des élus. Voilà ce qui m'engage, ô Notre Dame du Sacré Coeur, à avoir recours à vous. La seule pensée, que vous pouvez me faire du bien, me console et me fortifie; et j'ai lieu de tout espérer d'une Mère qui est tout à la fois si puissante et si bonne.


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Deuxième Jour: La Meilleure Avocate


"Pleins de confiance en vos mérites."


O Marie, pour obtenir une grâce, nos mérites ne nous sont pas de grande utilité, car ils sont faibles, peu nombreux, et souvent, hélas! ensevelis dans nos fautes de chaque jour. Il est donc nécessaire de choisir une avocate qui puisse plaider efficacement pour nous auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Cette avocate, c'est vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur!
Enfants d'Eve, malheureux exilés, nous élevons nos cris vers vous. Nous soupirons vers vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Oh! de grâce, notre Avocate, tournez vers nous vos regards pleins de miséricorde. A vous seule, vous avez plus de mérites que tous les Saints ensemble. Immense est votre amour pour nous, toute-puissante est votre prière, sans refus est votre demande. Courage donc, ô mon âme!... précieuse est la grâce que tu sollicites, plus précieuse encore la protection dont t'environne Marie. Jette-toi dans ses bras maternels et dis-lui: "O ma Mère, daignez nous venir en aide! Je ne vois personne plus digne que vous de parler au Coeur de Jésus; je ne connais pas de miséricorde au-dessus de la vôtre, après celle de Jésus, pour prendre nos intérêts et faire triompher notre cause." Nous implorons donc votre généreuse assistance, ô notre bien-aimée Souveraine! Jetez un voile sur nos indignités, couvrez-nous, nous vous en conjurons, du manteau de vos vertus; revêtez-nous de vos mérites innombrables. Nous vous le demandons, au nom de l'amour ardent que vous avez toujours eu pour votre divin Fils, au nom du dévouement sans bornes que vous lui avez constamment témoigné, et surtout au nom de la part abondante que vous avez prise aux angoisses et aux cruelles amertumes de son Coeur.



Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Troisième Jour: La Protection de Notre Dame du Sacré Coeur

"Nous venons implorer votre protection."


Quel royaume que notre coeur!... la nature et la grâce l'assiègent tour à tour; l'esprit du bien et l'esprit du mal se le disputent à l'envi, et c'est nous seuls qui sommes maîtres de le donner à qui il nous plaît... Mais infiniment plus désirable est le Coeur de Jésus, ce vaste royaume où habite l'Amour divin avec ses infinies miséricordes! Là se trouvent la justice et la paix; les richesses de l'éternité y abondent; toutes les vertus y fleurissent; la terre et le ciel s'y rencontrent. Dieu et l'homme s'y donnent le baiser de réconciliation, et c'est Marie qui peut nous introduire dans cet asile du vrai bonheur. Vous avez toujours libre accès auprès de lui, ô Notre Dame du Sacré Coeur! Vous pouvez en obtenir l'entrée à ceux que votre amour protège. O Mère bien-aimée, souvenez-vous que nous sommes vos enfants; que nous sommes sous votre protection; que nous voulons demeurer avec vous dans le royaume de l'éternel amour: et aujourd'hui voyez-nous humblement prosternés à vos pieds pour vous demander une nouvelle preuve de votre maternelle et auguste libéralité! O céleste Trésorière du Coeur de Jésus, vous êtes riche et nous sommes pauvres: vous avez tout et nous n'avons que le néant! En nous voyant prosternés devant vous, resterez-vous sourde à nos gémissements?... Est-ce en vain que nous serons près de vous et que nous frapperons à la porte du Coeur de votre divin Fils?... N'êtes-vous pas la Mère de miséricorde? Ne dédaignez pas de porter secours à des enfants qui gémissent sous le poids de tant d'épreuves, de les délivrer de tant de maux qui les accablent, et d'écarter d'eux les attaques de leur infernal ennemi. O Notre Dame du Sacré Coeur, que votre manteau virginal abrite toujours vos enfants! Gardez-les, ils sont à vous sans retour.

Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!

Quatrième Jour: La source intarissable de tout bien

"O céleste Trésorière du Coeur de Jésus, de ce Coeur qui est la source intarissable de toutes les grâces, et que vous pouvez ouvrir à votre gré!..."

Chaque jour, ô Notre Dame du Sacré Coeur, des torrents de grâces se répandent par vos mains dans le monde entier! Grâces de conversion, de persévérance, de martyre, d'apostolat, de résistance à la tentation, de générosité dans le service de Dieu; Grâces de prières, de vertus, de consolations, de secours, de repentir, de ferveur; Grâces pour chaque instant de la vie, pour chaque circonstance heureuse ou malheureuse, pour chaque difficulté... et toutes ces grâces temporelles ou spirituelles sortent à la fois du Coeur de Jésus, de coeur de votre divin Fils. Depuis des siècles, cette source jaillissante n'a cessé de produire ces eaux merveilleuses qui rafraîchissent et désalèrent les âmes, fortifient toute faiblesse, guérissent toute langueur, dégoûtent des faux plaisirs d'ici-bas et donnent la soif des vrais biens du Ciel. Jusqu'à la fin des siècles, cette source, que rien ne peut épuiser, et qui semble de jour en jour devenir plus abondante, répandra partout avec profusion les richesses de la vie... les fidèles entendront toujours Jésus leur dire en leur montrant son Coeur: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive! Mais où se trouve l'aqueduc admirable qui fait communiquer les âmes altérées avec cette source de délices?... Quelle main a reçu la douce mission de diriger ces eaux bienfaisantes et de veiller de préférence à ce que le terres les plus abandonnées, les âmes les plus accablées d'épreuves, les coeurs les plus malades les reçoivent et trouvent la paix?... C'est vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur, vous qui pouvez ouvrir à votre gré le Coeur de Jésus, distribuer ses grâces et combler vos enfants de ses plus précieuses faveurs. Comme cette pensée me ranime et me réjouit!


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!

Cinquième Jour: L'Amour et la Miséricorde

"Pour répandre sur les hommes tous les trésors d'amour et de miséricorde du Sacré Coeur."

Vous aimer, ô mon Dieu, et être aimé de vous, voilà bien l'unique nécessaire. Vous aimer, ô mon Dieu, c'est vous donner avec joie, entièrement et pour toujours, tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons: notre corps, notre âme, notre volonté, notre avenir! Être aimé de vous, c'est être prévenu de vos grâces, enrichi de vos bienfaits, appelé à votre éternel héritage, consommé dans votre union et transformé en vous pour ne plus faire qu'un seul Coeur. Franchissant tous les obstacles, dépassant toutes les limites, se dérobant à toute mesure, ces deux amours, plus forts que la mort, ont couvert le monde des plus étonnants prodiges. L'amour que vous nous portez a inventé la virginité, l'apostolat, le martyre. Tous deux sont allés déjà jusqu'aux derniers sacrifices; tous deux cependant poursuivent leur généreuse lutte, faisant l'admiration des hommes et des anges. Comme nouvelle preuve de votre infinie charité, ô Jésus, vous nous manifestez maintenant plus que jamais, votre Coeur, avec tous les trésors d'amour qu'il renferme, et vous voulez nous le transmettre par les mains de votre divine mère. C'est donc vous ô Notre Dame du Sacré Coeur, qui nous communiquez cet éclatant témoignage des bontés divines! C'est entre vos mains que nous irons déposer notre coeur, pour que vous l'offriez de notre part à votre divin Fils. Mais, pour obtenir la grâce d'aimer Dieu, un pécheur comme moi a surtout besoin des trésors de la divine miséricorde. J'ai de grandes dettes à payer; mes fautes sont nombreuses; je suis demi-mort sur le chemin de la vie, dépouillé de mérites, affaibli par le mal, je suis trop souvent, hélas! la malheureuse victime du démon. Avant tout, ô ma Mère! obtenez-moi la compassion du Coeur de Jésus et versez sur les plaies de mon âme le baume qu'il vous offrira. Hélas! il m'a pardonné tant de fois, que la crainte et la honte m'empêchent de réclamer de lui un nouveau pardon. Vous disposez de ce Coeur où se trouvent les trésors de la miséricorde; j'espère, par votre entremise, obtenir pour moi et pour les pécheurs auxquels je m'intéresse, la grâce d'une sincère et durable conversion?


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!

Sixième Jour: La lumière et le salut

"Les trésors de lumière et de salut que renferme le Sacré Coeur."

Le chemin du Ciel est étroit, couvert de ronces et d'épines, hérissé de rochers, bordé de précipices sans fond, infesté de voleurs qui arrêtent et dépouillent les âmes. Il est difficile à connaître, pénible à gravir. Malheur à celui qui s'y engage tout seul, sans défense, au milieu des ténèbres du péché! Malheur à celui qui, pour accomplir ce glorieux, mais rude pèlerinage, ne se munit pas d'un bon guide, d'une lumière sûre, d'une arme puissante! Il court sûrement à sa perte et se trouve incapable de ravir le royaume des Cieux. Pour éviter un pareil malheur, ô ma bien-aimée Souveraine! je cherche et je trouve en vous tous les moyens qui me sont nécessaires: la lumière vous environne comme d'un vêtement; le Coeur Sacré de Jésus est le resplendissant foyer de cette lumière, et c'est à votre maternel pouvoir qu'il appartient d'en faire arriver jusqu'à nous les plus doux rayons. Eclairez-nous, ô Notre Dame du Sacré Coeur: faites-nous connaître la voie que nous devons suivre, les demandes que nous devons faire, les périls que nous devons éviter; éclairez-nous sur nos misères, pour nous les faire déplorer, sur les grandeurs de Dieu, pour nous les faire adorer; sur les bontés du Coeur de Jésus, pour nous les faire aimer; sur votre sollicitude si pleine de tendresse à notre égard, pour nous exciter à une juste et continuelle confiance. Ne vous contentez pas, ô Notre Dame du Sacré Coeur, de nous montrer le chemin, soyez aussi notre conductrice! Jésus sera avec nous; dans son Coeur, que vous nous tiendrez toujours ouvert, nous trouverons des armes pour combattre victorieusement les plus mortels ennemis de notre salut. Notre salut... ô ma Mère, quand je pense que vous pouvez m'obtenir, pour moi et pour tous ceux qui me sont chers, cette grâce des grâces, j'oublie toutes les autres; en effet, de quoi nous serviraient la science, la santé, la réussite de nos affairs, la fin de nos épreuves, les consolations même de la piété, si nous ne devions un jour mourir de la mort des justes, et si nos derniers moments de devraient être semblable à ceux des Saints?


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Septième Jour: La Demande

"Accordez-nous, nous vous en conjurons, les faveurs que nous sollicitons..."

Quand même je serais tout seul à vous adresser ma prière, ô Mère bien-aimée, la vue de ma faiblesse, de mes fautes, de mes ingratitudes ne serait pas capable de détruire la filiale confiance que j'ai en vous; je fermerais les yeux sur mon indignité, et le cri de mon âme arriverait jusqu'au pied de votre trône... Mais je suis loin de me trouver seul à vous prier. Heureux membre de cette pieuse et chère Archiconfrérie qui vous acclame sous le beau titre de Notre Dame du Sacré Coeur, j'ai des millions de frères et de soeurs qui prient avec moi et pour moi. Il y a, dans cette grande armée de Chrétiens consacrés à votre gloire, de nombreux et saints Evêques qui se rangent autour du Pontife suprême; des troupes de Vierges, des congrégations entières de Religieux, une mulitude de Fidèles de tout âge et de tout mérite: et cette grand famille, répandue sur la surface de la terre, ne forme qu'un seul coeur et une seule âme; toutes les intentions sont réunies, et chacun prie à l'intention de tous. Je vous offre donc, ô Notre Dame du Sacré Coeur! toutes les prières de tant d'âmes ferventes, et en considération de leurs vertus, je vous conjure de m'accorder la faveur que je sollicite... Si jamais vous n'aviez exaucé de pécheurs, ô ma bonne Mère, ma témérité serait grande de me présenter le premier; quelque chose cependant m'engagerait à le faire sans crainte!... Mais, il serait plus facile de compter les grains de sable du rivage que de calculer le nombre des pécheurs favorisés de votre protection et exaucés dans leurs demandes. Et dans votre chère Archiconfrérie, ô Notre Dame du Sacré Coeur! ne voyons-nous pas avec quel empressement vous nous faites du bien? Que de milliers d'actions de grâces montent chaque jour vers vous du milieu de nos frères! Que de guérisons réputées impossibles! Que de conversions éclatantes qui paraissaient désespérées!... Que de preuves authentiques de ces merveilles dans votre insigne Basilique d'Issoudun! Que d'ex-voto, que de plaques de marbre racontant vos bienfaits! Que de lampes et de cierges allumés à votre autel en témoignage de reconnaissance! Voulez-vous donc, ô Marie! que je soie le seul à vous avoir invoquée en vain? Ne voulez-vous pas me contraindre à vous remercier, et me faire connaître encore une fois que vous êtes véritablement Notre Dame du Sacré Coeur?


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Huitième Jour: Point de refus

"Non, nous ne pouvons essuyer de refus..."

Marie est trop puissante sur le Coeur de son divin Fils, pour ne pouvoir m'obtenir la grâce que je demande. J'entends un de ses dévots serviteurs (Saint Bernard) s'écrier: "Pions-la donc qu'elle parle pour nous au Coeur de son Fils: Loquatur ad Cor Domini nostri Jesu Christi." "Oui, certainement, ô Marie! c'est à vous qu'il appartient de parler à ce Coeur, à vous qui avez un fidèle correspondant, je veux dire l'amour filial, qui s'avancera pour recevoir l'amour maternel et qui préviendra ses désirs. "Devez-vous craindre d'être refusée quand vous parlerez au Sauveur? Son amour intercède en notre faveur; la nature même le sollicite pour nous. On se rend facilement aux prières lorsqu'on est déjà vaincu par son affection. "C'est pour cette raison que Marie parle toujours avec efficacité; parce qu'elle parle à un coeur déjà tout gagné, parce qu'elle parle à un coeur de fils... "Intercédez pour nous, ô bienheureuse Marie! vous avez entre vos mains, si j'ose le dire, la clef des bénédictions divines. C'est votre Fils qui est cette clef mystérieuse par laquelle sont ouverts les coffres du Père éternel" (Bossuet). Non, je ne puis essuyer de refus... Notre Dame du Sacré Coeur est trop bonne pour ne pas vouloir m'accorder la grâce que j'implore, lorsqu'elle le peut si facilement et que mes larmes et mes prières la lui demandent si instamment. Non, il ne sera pas dit, j'en ai la ferme confiance, ô ma douce Mère! que j'ai frappé à la porte de votre miséricorde sans la voir s'ouvrir; que j'ai eu besoin de votre protection sans la recevoir; et que j'ai cherché votre secours sans le rencontrer. Non, je ne puis essuyer de refus... car l'affaire pour laquelle j'ai recours à vous est importante, difficile, désespérée, il n'y a plus de ressource qu'en votre puissance, ô Marie, ô ma Souveraine! je vous en conjure par ce que vous avez de plus cher, obtenez-moi la grâce que je sollicite du Coeur de Jésus.


Récitez le Souvenez-vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pous nous!


Neuvième Jour: L'espérance

"Et puisque vous êtes notre Mère, ô Notre-Dame du Sacré-Coeur, accueillez favorablement nos prières et daignez les exaucer. Ainsi soit-il!..."


Je viens à vos pieds, ô Notre Dame du Sacré Coeur, terminer ma neuvaine de prières, j'éprouve le besoin de vous remercier avant même de connaître le résultat de ma demande. Le calme que j'éprouve, l'espérance qui grandit dans mon âme, l'amour plus ardent que mon coeur ressent pour vous, me font croire avec raison que je n'ai pas vainement sollicité votre secours. Vous avez voulu me donner une nouvelle preuve de votre amour; soyez-en mille fois bénie, ô la meilleure de toutes le mères, ô la plus puissante de toutes les reines! Si donc, comme je l'espère, ma prière est exaucée aujourd'hui, rien ne sera capable d'arrêter le transport de ma reconnaissance et le sentiment de ma vive allégresse; je publierai vos louanges, je dirai hautement que le plus sûr moyen d'obtenir la grâce est de s'adresser à Notre Dame du Sacré Coeur, et qu'il faut aller en toute confiance à ce trône de l'éternelle miséricorde. Mais si la faveur que j'implore est différée de quelque temps, je l'attendrai avec patience, sans cesser de vous la demander, loin de me décourager, je renouvellerai chaque jour avec plus d'ardeur mes supplications, parce que j'espère toujours en votre bonté et que vous savez mieux que moi
l'heure et le moment, où il me sera plus utile de recevoir l'objet de mes désirs. Enfin, ce qu'à Dieu ne plaise, si la grâce que je sollicite était changée pour moi en quelque épreuve redoutée, ou en quelque sacrifice inattendu, c'est alors surtout, ô Notre Dame du Sacré Coeur! que vous auriez à venir à mon aide, à me renouveler dans l'esprit de foi et dans la résignation chrétienne, et à me faire comprendre que cette mystérieuse conduite de la divine Providence est en vue d'un plus grand bien. Mais, maintenant, ô ma céleste Protectrice, j'ai agi envers vous comme un enfant vis-à-vis de sa mère bien-aimée, je vous ai fait connaître mes souffrances et mes craintes, mes peines, mes tentations, ma faiblesse, mes périles; je me jette dans vos bras, je m'abandonne à vous, je sais que vous ne me laisserez pas périr. Ô Notre Dame du Sacré Coeur, de nouveau je vous conjure d'écouter ma prière et de m'accorder toutes les grâces que j'ai solicitées pendant cette neuvaine; étendez votre protection sur moi et sur toutes les personnes que je vous ai tant de fois recommandées, obtenez-nous du Coeur de Jésus le bonheur de l'aimer ici-bas et de régner avec lui dans le ciel! (1) Aisi soit-il!

Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!


(1) Les Annales de Notre Dame du Sacré Coeur ont publié des milliers de grâces obtenues après une neuvaine, mais elles en ont publié un très grand nombre qui n'ont été obtenues qu'après plusieurs neuvaines successives. Notre Dame du Sacré Coeur veut quelquefois éprouver la confiance de ses enfants: la persévérance dans le prière est le moyen le plus sûr d'obtenir la faveur que l'on demande.

Nota: On recommande instamment aux personnes qui sont favorisées d'une grâce de Notre Dame du Sacré Coeur, d'en envoyer le récit le plus détaillé à M. le Directeur de l'Archiconfrérie de Notre Dame du Sacré Coeur à Issoudun (Indre), pour que ce témoignage de reconnaissance soit religieusement conservé dans la collection de toutes les actions de grâces, et, si on le désire, publié dans les Annales, pour la gloire de Notre Dame du Sacré Coeur. La Direction des Annales, respectant toujours les intentions des narrateurs, ne publie pas leurs noms quand ils désirent conserver l'anonymat; mais aussi elle ne publie pas les actions de grâces qui lui parviennent sans signature.L'insertion des actions de grâces dans les Annales est gratuite.

Triduum d'action de grâce à Notre Dame du Sacré Coeur



Premier Jour: Le triple souvenir


II- Vous vous êtes souvenue, ô Notre Dame du Sacré Coeur, au cri de notre douleur, du pouvoir ineffable que votre divin Fils vous a donné sur son Coeur adorable, et prenant en main notre cause, vous avez daigné la plaider avec toute la force de votre puissante intercession. Nous vous en remercions mille et mille fois, ô Notre Dame du Sacré Coeur! ô vous, notre céleste et victorieuse Avocate!


III- Vous vous êtes souvenue, ô Notre Dame du Sacré Coeur, pour notre plus grand avantage, que le coeur de Jésus est la source intarrissable de toutes les grâces, et que vous pouvez l'ouvrir à votre gré pour répandre sur les hommes tous les trésors d'amour et de miséricorde, de lumière et de salut qu'il renferme; et vous avez daigné les répandre sur nous avec profusion! Nous vous en remercions mille et mille fois, ô Notre Dame du Sacré Coeur! ô céleste Trésorière du Coeur de Jésus! Et vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur! du haut de votre trône de gloire, vous jetez les yeux sur vos enfants et vous dites à chacun d'entre nous ces paroles que nous voulons graver dans notre coeur en caractères de feu comme un triple et suave souvenir:
Souvenez-vous à tout jamais, ô mes enfants, que je suis votre mère, l'Espérance des désespérés, et la Trésorière du Coeur de Jésus. Toujours, oui, toujours, nous nous en souviendrons, ô Notre Dame du Sacré Coeur, aidez-nous du secours de votre intercession et de la grâce de votre divin Fils. Ainsi soit-il!

Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur
ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Deuxième Jour: Le triple avantage

I- Nous nous souviendrons toujours, ô Notre Dame du Sacré Coeur, pour notre propre sanctification, de la grâce insigne que vous avez daigné nous accorder. Vous avez accueilli avec bienveillance notre cause, au plus grand profit de notre salut éternel, pour nous élever à des pensées de fois, de dévotion et de piété; nous raffermir dans le sentier de la vertu, et graver en nous la pensée de l'éternité. Cette faveur obtenue est pour nous une étincelle venue du ciel qui enflamme notre âme tiède et languissante, une flèche lancée par la miséricorde divine qui transperce notre coeur; un rayon de lumière qui nous éclaire au milieu des ténèbres d'un monde pervers; un stimulant salutaire qui excite notre volonté et la porte à une plus grande ferveur.


II-
Nous nous souviendrons toujours, ô Notre Dame du Sacré Coeur! pour votre propre gloire, de la grâce insigne que vous avez daigné nous accorder. Touchée à la vue de notre faiblesse, vous avez plaidé notre cause près du Coeur de Jésus; si ce divin Coeur a exaucé votre demande, c'est à cause de l'amour qu'il vous porte. A l'exemple de Jésus nous voulons, nous aussi, vous témoigner tout notre amour: à tout jamais, ô Mère bien-aimée, nous sommes vôtres. Si, au moment de l'épreuve, votre beau nom est venu souvent sur nos lèvres comme un soupir et une prière, aujourd'hui et toujours nous le dirons comme un doux chant d'allégresse et de reconnaissance.

III-
Nous nous souviendrons toujours, ô Notre Dame du Sacré Coeur, pour la plus grande gloire du Coeur de Jésus
, de la grâce insigne que vous avez diagné nous accorder. Votre plus ardent désir est de nous attirer à ce coeur adorable. La faveur dont notre âme, naguère si éprouvée, vous est redevable, est comme une modeste fleur de cet immense jardin, une petite pierre précieuse d'un si grand trésor, une goutte de ces torrents de miel, un faible avant-goût de ce paradis de délices. Cette faible part de bonheur qui nous est échue en partage n'a pas d'autre but, nous le savons, que de nous engager à tourner notre pauvre coeur vers le divin Coeur de notre aimable Jésus. Ainsi soit-il!


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!



Troisième Jour: Le triple apostolat

I- Le souvenir de vos bienfaits, ô Notre Dame du Sacré Coeur, se répand sur toute la terre comme un suave parfum... Vous êtes l'Espérance des désespérés... Nous voulons être avec vous les Apôtres de l'Espérance des désespérés... Nous voulons être avec vous les Apôtres de l'Espérance près de ceux qui souffrent et pleurent, accablés par les dures souffrances de cette vallée de larmes, fortement éprouvés par les séductions du monde, poursuivis par d'amères perplexités et par les ombres funestes du désespoir.


II-
Le souvenir de vos bienfaits, ô Notre Dame du Sacré Coeur, se répand sur toute la terre comme un suave parfum. Vous êtes la céleste Trésorière du Coeur de Jésus, et nous voulons être, ô Notre Dame du Sacré Coeur, les Apôtres de votre glorieux titre, les Apôtres de la dévotion qu'il inspire, de l'Association qui porte ce nom, et nous vous promettons de nous inscrire pour un si consolant apostolat, au nombre de vos plus fidèles serviteurs de vos plus dévoués zélateurs, de vos fils les plus aimants.

III-
Le souvenir de vos bienfaits, ô Notre Dame du Sacré Coeur, se répand sur toute la terre comme un suave parfum. Vous êtes par excellence l'Apôtre du Sacré Coeur de Jésus: en union avec vous, nous voulons être les Apôtres de cet aimable Coeur, afin de lui offire de dignes hommages d'amour et de réparation pour les opprobres dont un monde ingrat et pervers l'abreuve. C'est là, sans aucun doute, l'acte le plus noble que nous puissions accomplir pour exprimer à votre Coeur immaculé, et au Coeur adorable de votre divin Fils, notre éternelle gratitude. O Notre Dame du Sacré Coeur, nous vous promettons d'user de toute notre influence, pour propager le culte du Sacré Coeur; à l'avenir, nous n'aurons pas d'autre désir que de voir ce divin coeur aimé totalement, partout, chaque jour davantage, malgré tout obstacle, dans le temps et dans l'éternité; que de voir ainsi se réaliser cette belle devise, qui est la nôtre: Aimé soit partout le Sacré Coeur de Jésus: Ametur ubique terrarum Cor Jesu Sacratissimum!


Récitez le Souvenez-Vous à Notre Dame du Sacré Coeur ou au moins trois fois l'invocation:
Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous!

Pour plus de renseignements sur Notre Dame du Sacré Coeur, témoignages de grâces...

cliquer sur le lien suivant:

www.nd-sacre-coeur.org

Téléchargez le texte de la Neuvaine et du Triduum à Notre Dame du Sacré Coeur (pdf) en cliquant ici

I- Vous vous êtes souvenue, ô Notre Dame du Sacré Coeur, à la vue de notre misère et de notre faiblesse, que, malgré notre indignité, nous sommes toujours vos enfants; vous nous avez accueillis avec tendresse, votre bonté nous a tendu une main secourable; vous nous avez écoutés avec bienveillance chaque jour de la neuvaine, alors que, prosternés à vos pieds, nous méditions la belle prière du Souvenez-vous. Nous vous en remercions mille et mille fois, ô Notre Dame du Sacré Coeur! ô vous la meilleure des mères!!...

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19 avril 2008

Notre Dame de Buglose

Notre Dame de Buglose

Saint Vincent de Paul, Landes, France

1 La Basilique Notre Dame

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2 La Chapelle des Miracles

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3 La statue Miraculeuse de Notre Dame de Buglose

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Prière à Notre Dame de Buglose

O Notre Dame de Buglose, comme j'aime vous honorer dans ce sanctuaire que Vous vous êtes choisie depuis tant de siècles! Je reconnais bien à ce choix, la Mère du Dieu qui est né à Bethléem; comme Lui Vous aimez tout ce qui est humble et caché, Vous règnez au plus haut des Cieux et Vous établissez Votre Trône dans une humble étable, au milieu des sables du désert. C'est là que tant de générations ont reçues les merveilleux effets de Votre Puissance et de Votre Bonté; c'est là que Vous avez accueilli Saint Vincent de Paul aux jours de son enfance; là est encore l'autel où aux jours de son sacerdoce, il a offert le Saint Sacrifice; c'est là que dans notre siècle encore Vous avez reçu un autre Apôtre, le premier Evêque d'Alger, de si douce et si sainte mémoire. O Mère, Vous les avez comblés, l'un et l'autre de l'abondance de Vos Grâces, Vous en avez fait des Saints; ayez aussi pitié de nous qui Vous invoquons, transportés en esprit dans ce béni sanctuaire; nous nous unisson à toutes les prières comme à tous les hommages que Vous ont offerts tant de générations venues s'agenouiller à Vos pieds. Montrez-nous toujours que Vous êtes notre Mère, soyez toujours Notre Dame de Buglose, la Toute Puissante par la vertu de Son intercession et la Toute Bonne par la Tendresse de Son Coeur Maternel (Hamon, curé de Saint Sulpice). Ainsi soit-il.

Notice sur Notre Dame de Buglose,

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9 avril 2008

Notre Dame de l'Annonciation de Tinos

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Notre Dame de l'Annonciation de Tinos (Grèce)

Prière de l'Angelus

L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
- Et elle conçut du Saint Esprit.

- Voici la Servante du Seigneur
- Qu’il me soit fait selon votre parole.

- Et le Verbe s’est fait chair
- Et il a habité parmi nous.

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions

Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître, l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Notice sur Notre Dame de Tinos,

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8 avril 2008

Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

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O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous

Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Prière de Sainte Catherine Labouré

"Lorsque je vais à la chapelle, je me mets là, devant le Bon Dieu, et je lui dis : «Seigneur, me voici, donnez-moi ce que vous voulez». S’il me donne quelque chose, je suis bien contente et je le remercie. S’il ne me donne rien, je le remercie encore, parce que je n’en mérite pas davantage. Et puis je lui dis alors tout ce qui me vient dans l’esprit. Je lui raconte mes peines et mes joies, et j’écoute. Si vous l’écoutez, Il vous parlera aussi, car, avec le Bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on y va bonnement et simplement."

22 mars 2008

Le Christ de la Miséricorde Divine

Le Christ de la Miséricorde Divine

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Jésus, j'ai confiance en Toi

Litanies de la Miséricorde Divine

“Que l’âme qui doute, lise ces réflexions sur la miséricorde et elle deviendra confiante.

Miséricorde divine, jaillissant du sein du Père – j’ai confiance en Toi.
Miséricorde divine, le plus grand attribut de Dieu – j’ai confiance en Toi .
Miséricorde divine, mystère inconcevable – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, source jaillissant du mystère de la Très Sainte Trinité
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, insondable à tout esprit humain ou angélique – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, dont jaillit toute vie et bonheur – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, au dessus des cieux – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, source de miracles et de merveilles – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, qui enveloppes l’univers entier – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, venue dans le monde en la Personne du Verbe Incarné
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, qui coulas de la plaie ouverte du Coeur de Jésus
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, contenue dans le Coeur de Jésus pour nous et particulierement pour les pécheurs – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, insondable dans l’institution de la sainte Hostie
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, dans le Sacrament du saint baptême – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, dans notre justification par Jésus - Christ – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous accompagnant pendant toute la vie – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous enveloppant particulièrement à l’heure de la mort
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous donnant la vie éternelle – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous accompagnant à chaque instant de la vie – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous préservant du feu infernal – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, dans la conversion des pécheurs endurcis – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, étonnement pour les anges, inconcevable pour les saints
– j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, insondable dans tous les mystères divins – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous relevant de toute misère – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, source de notre bonheur et de notre joie – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, nous appelant du néant à l’existence – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, englobant toutes les oeuvres de Ses mains – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, couronnant tout ce qui existe et existera – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, en laquelle nous sommes tous plongés – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, doux apaisement des coeurs tourmentés – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, seul espoir des âmes désespérées – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, repos des coeurs, paix au milieu des frayeurs – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, délice et merveille des âmes saintes – j’ai confiance en Toi
Miséricorde divine, éveillant la confiance contre tout espoir – j’ai confiance en Toi

Ô Dieu éternel, dont la miséricorde est insondable et le trésor de pitié inépuisable, jette sur nous un regard bienveillant et multiplie en nous Ta miséricorde pour que dans les moments difficiles nous ne désespérions ni ne perdions courage, mais que nous nous soumettions avec grande confiance à Ta sainte volonté qui est l`amour et la miséricorde-même.” (PJ 949)

Extrait du Petit Journal de Soeur Faustine

Sainte Faustine

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Neuvaine à Sainte Faustine

O Dieu, dont la miséricorde excelle en toutes tes oeuvres, je Te remercie des innombrables et extraordinaires grâces que Tu as daigné accorder à ta servante. Sainte Faustine, et en particulier pour la révélation de ton infinie miséricorde que Tu désires répandre, dans la grave situation des temps présents, sur chaque âme et sur toute l'humanité et égarée. Je Te demande avec une grande confiance, daigne me manifester aussi ta miséricorde si cela n'est pas contraire au bien de mon âme, accorde-moi la grâce de (......), qui me tient tant à coeur. Fais-le par les mérites et par l'intercession de Sainte Faustine, que Tu as voulu choisir pour être la confidente et l'apôtre de ta miséricorde. Puisque ta miséricorde n'a pas de limite, je Te supplie aussi par l'intercession de Sainte Faustine, entoure de ta miséricorde notre patrie bien-aimée, et préserve-la de tout danger. Fais que nous demeurions fidèles à ton Fils et à la Sainte Eglise catholique. Amen.

Notice sur la Miséricorde Divine,

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28 février 2008

Saint Pancrace

Saint Pancrace

Saint Patron des bandits de Corse

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Fête le 12 mai

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Prière à Saint Pancrace

O glorieux Saint Pancrace, je vous demande de m'accorder toutes les grâces dont j'ai besoin, et plus spécialement, la grâce que tous aient une bonne santé, de procurer du travail à ceux qui n'en ont pas, afin que je puisse témoigner sans cesse des bienfaits de votre intercession, pour tous ceux qui vous invoquent. Amen.

Notice sur Saint Pancrace,

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9 février 2008

Le serviteur de Dieu Yves Nicolazic

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Le Serviteur de Dieu Yves Nicolazic

Le voyant de Sainte Anne d'Auray

1591-1645

Yvs Nicolazic est baptisé le 3 avril 1591 à PLuneret (Morbihan, France). Il reçoit une mission de Sainte Anne, le 25 juillet 1624: "Je suis Anne, mère de Marie... Dieu veit que je sois honorée ici..." Il découvre, le 7 mars 1625, la statue miraculeuse sous la conduite de Sainte Anne. Il entre dans la Vie le 13 mai 1645, au Couvent des Carmes de Sainte Anne d'Auray. Il repose actuellement dans la Basilique de Sainte Anne d'Auray. Sa cause de Béatification a été ouverte par l'Evêque de Vannes.

Prière pour demander à ieu la Béatification d'Yves NIcolazic

Dieu notre Père, nous Te remercions d'avoir donné à notre pays Ton serviteur Yves Nicolazic, l'humble voyant de Sainte Anne d'Auray... Il est proche de nous... Il nous entraîne à la suite de Jésus, par l'exemple qu'il nous a laissé. Lui, l'homme de Foi, généreux, détaché, humble et assidu à la prière, surtout celle du Chapelet. Lui, le laboureur reconnu pour son honnêteté, son appliaction au travail, son sens de l'entente et de la solidarité. Lui, l'homme totalement donné à la mission particulière qu'il avait reçue de Sainte Anne, "sa bonne maîtresse", pour le service de l'Eglise. Lui, le père de famille, qui a su, avec son épouse Guillemette Le Roux, surmonter de longues années de stérilité et ensuite éduquer dans la Foi leurs quatre enfants. Oui, Père, nous Te louons pour Yves Nicolazic... et nous Te demandons, par l'intercession de la Vierge Marie et de Sainte Anne, qu'il puisse être déclaré prochainement Bienheureux, et que nous ayons le privilège de l'invoquer... Père, que cette joie nous soit donnée... Amen.

Imprimatur: Vannes, le 8 décembre 1997; François-Mathurin Gourvès, Evêque de Vannes.

Notice sur Sainte Anne d'Auray,

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27 janvier 2008

Notre Dame de la Peinière

Notre Dame de la Peinière

Marie, consolatrice des affligés

Saint Didier, Diocèse de Rennes, Ile et Vilaine

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Prière à Notre Dame de la Peinière

Sainte Vierge Marie, Vous qui avez dit oui à Dieu avec tant de générosité et de disponibilité, Vous qui avez été la fidèle compagne des douleurs et des joies de votre Fils Jésus, Vous qui avez participé si parfaitement à son obéissance à la volonté du Père, accordez-nous de pouvoir Le suivre et L’imiter avec toute notre Foi. Consolatrice des affligés, délivrez-nous des infirmités de l’âme et du corps et aidez-nous à vivre nos épreuves avec Foi et espérance. Refuge des pécheurs, obtenez nous la grâce du pardon de nos péchés et la conversion de jotre cœur. Mère de Miséricorde, donnez nous un cœur d’enfant dous et humble, plein de confiance envers vous et de miséricorde envers nos frères. Mère de l’Eglise, faites de nous des témoins fidèles et généreux de l’Evangile, prompts au service et au partage fraternel. Sainte Mère de Dieu, rendez notre cœur accueillant à l’action de l’Esprit de Sainteté, de Vérité, de Lumière et de Pureté. Pénétrez-nous de l’amour de Jésus, afin que toute notre vie, jusqu’à l’heure de notre mort, devienne offrande à la gloire du Père . Amen.

Notre Dame de la Peinière , priez pour nous !


Imprimatur: +Cardinal Gouyon, Archevêque de Rennes, Le 5 septembre 1982

Notice sur Notre Dame de la Peinière,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-616932.html

2 août 2007

Notre Dame des Cyclistes

Notre Dame des Cyclistes

La Bastide d'Armagnac, Landes, France

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Notre Dame des Cyclistes

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La Chapelle, vue extérieure

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Vitrail du Vélo, à l'intérieur de la chapelle

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Intérieur de la chapelle

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Intérieur de la Chapelle, le choeur

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Notre Dame des Cyclistes, statue de Marie dans le parc

Renseignements, visitez les sites suivants,

cliquer sur les liens ci-dessous

http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_Dame_des_Cyclistes

www.labastide-darmagnac.net/Notre_dame_des_cyclistes.htm

Pèlerinage paroissial à Notre Dame des Cyclistes

http://secteur-pastoral-des-graves-catho33.cef.fr/NDCycle.htm

2 août 2007

Notre Dame du Rugby

Notre Dame du Rugby

Larrivière-Saint Savin, Landes, France

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La Chapelle Notre Dame du Rugby, vue extérieure

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Vitrail de Notre Dame du Rugby, à l'intérieur de la Chapelle

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Autre vitrail

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Notre Dame du Rugby, statue à l'extérieur de la chapelle

Liens sur Notre Dame du Rugby

pour y accèder, cliquer sur les lien ci-dessous

Méditation sur Notre Dame du Rugby

www.inxl6.org/article1303.php

renseignements

www.tourismegrenadois.com/patrimoineculturelchapelle.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-dame-du-Rugby

vidéo

http://laposte.lci.fr/jt/0,,3507262-VU5WX0IEIDQ0OQ==,00-pelerinage-notredame-du-rugby-.html

14 octobre 2024

Neuvaine à Saint Jude Thadée

Neuvaine à saint Jude Thadée

Du 20 au 28 octobre

 

Introduction

 

Jude est aussi appelé Thaddée, dans l’Evangile, pour le distinguer de Judas. Avec Simon, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène: «Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde?» (Jean 14,22). Jésus y répondra indirectement: «Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement». Dans la liste des apôtres, Simon et Jude sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse. Cette neuvaine va nous faire cheminer, avec Jude, aux côtés de Jésus.

 

Prières quotidiennes

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

O Saint Esprit, que ton amour immense éveille tous les cœurs meurtris par la douleur ! O Saint Esprit, que par ta volonté, les affamés de par le monde entier retrouvent le chemin de leur nourriture et qu’enfin ils puissent se rassasier de la vraie vie qui est celle que tu nous promets à tous. O Saint Esprit, que par ta grâce, les dirigeants du monde soient un peu indulgents envers leur peuple pour qu’enfin disparaissent les haines et disputes entre les hommes. C’est avec toi que nous arriverons à Dieu le Père tout puissant ! O Saint Esprit, que par cette courte prière tu penses à tous ceux qui espèrent en toi ;  aide chacun à pouvoir accepter ta volonté, et donne à chacun la force de pouvoir valider ta volonté ! Amen.

 

Prière à saint Jude, patron des causes désespérées

 

Saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus, l’Église vous honore et vous invoque universellement comme le patron des cas désespérés. Priez pour moi si malheureux. Je vous en supplie du plus profond de mon cœur, servez-vous en ma faveur, du grand privilège que vous avez d'apporter un secours visible et rapide à ceux qui vous invoquent. Venez à mon secours et soulagez ma misère. Obtenez-moi l'aide et la grâce du Bon Dieu dans toutes mes difficultés et en particulier ...... (Demandes particulières). Faites en sorte que je sois du nombre des élus et obtienne le salut éternel. Je vous promets, ô saint Jude, de me souvenir toujours de la grande faveur que vous m'accorderez. Toujours je vous honorerai comme mon patron et mon protecteur. En signe de reconnaissance, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour développer votre dévotion et vous faire connaître comme le patron des causes désespérées. Amen !

 

Béni soit le Cœur Sacré de Jésus.

Béni soit le Cœur Immaculé de Marie.

Béni soit Saint Jude Thaddée de par le monde et pour l'éternité. Amen !

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

 

Premier jour

Saint Jude Thaddée, apôtre choisi du Seigneur

 

Nous prenons aujourd’hui en considération deux des douze Apôtres : Simon le Cananéen et Jude Thaddée (qu’il ne faut pas confondre avec Judas Iscariote). Nous les considérons ensemble, non seulement parce que dans les listes des Douze, ils sont toujours rappelés l’un à côté de l’autre (Mt 10,4 ; Mc 3,18 ; Lc 6,15 ; Ac 1,13), mais également parce que les informations qui les concernent ne sont pas nombreuses, en dehors du fait que le Canon néo-testamentaire conserve une lettre attribuée à Jude Thaddée. (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006) 

 

Saint Jude, vous avez été un apôtre du Seigneur. Quel grand privilège, mais aussi quelle grande mission ! Saint Jude, notre fidèle intercesseur auprès de Jésus, recueillez nos intentions spéciales suivantes, pour les présenter au Seigneur tout-puissant, Source de tout bien. Obtenez-nous un accroissement de notre foi en son amour. Que chaque jour nous trouve en union de plus en plus intime avec notre Père des cieux. Amen.

 

Deuxième jour

Saint Jude Thaddée, bienheureux évangélisateur

 

Jude Thaddée, est ainsi appelé par la tradition qui réunit deux noms différents : en effet, alors que Matthieu et Marc l’appellent simplement « Thaddée » (Mt 10,3 ; Mc 3,18), Luc l’appelle « Jude fils de Jacques » (Lc 6,16 ; Ac 1,13). Le surnom de Thaddée est d’une origine incertaine et il est expliqué soit comme provenant de l’araméen taddà, qui veut dire « poitrine » et qui signifierait donc «magnanime », soit comme l’abréviation d’un nom grec comme « Théodore, Théodote ». (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006

 

Saint Jude, vous faites renaître en nos cœurs l’espoir. Vos mérites et votre vie exemplaire nous attirent maintenant les bénédictions et les grâces divines, soyez notre avocat. Conduisez-nous à Jésus et à Marie. Avec vous, bienheureux apôtre, nous rendons grâce à Dieu et le louons de tout cœur pour ses innombrables bienfaits dont nous sommes sans cesse l’objet. Amen.

 

Troisième jour

Saint Jude Thaddée, fidèle intercesseur

 

On ne connaît que peu de choses de lui. Seul Jean signale une question qu’il posa à Jésus au cours de la Dernière Cène. Thaddée dit au Seigneur : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? » C’est une question de grande actualité, que nous posons nous aussi au Seigneur. Pourquoi le Ressuscité ne s’est-il pas manifesté dans toute sa gloire à ses adversaires pour montrer que le vainqueur est Dieu ? Pourquoi s’est-il manifesté seulement à ses Disciples ? La réponse de Jésus est mystérieuse et profonde. Le Seigneur dit : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui » (Jn 14, 22-23). Cela signifie que le Ressuscité doit être vu et perçu avec le cœur, de manière à ce que Dieu puisse demeurer en nous. Le Seigneur n’apparaît pas comme une chose. Il veut entrer dans notre vie et sa manifestation est donc une manifestation qui implique et présuppose un cœur ouvert. Ce n’est qu’ainsi que nous voyons le Ressuscité. (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006).

 

Saint Jude, notre fidèle intercesseur auprès de Jésus, recueillez nos intentions spéciales suivantes, pour les présenter au Seigneur tout-puissant, Source de tout bien. Obtenez-nous un accroissement de notre foi en son amour. Que chaque jour nous trouve en union de plus en plus intime avec notre Père des cieux. Amen.

 

Quatrième jour

Saint Jude Thaddée, lumière pour le monde

 

A Jude Thaddée a été attribuée la paternité de l’une des Lettres du Nouveau Testament, qui sont appelées « catholiques » car adressées non pas à une Eglise locale déterminée, mais à un cercle très vaste de destinataires. Celle-ci est en effet adressée « aux appelés, bien-aimés de Dieu le Père et réservés pour Jésus Christ » (v. 1). La préoccupation centrale de cet écrit est de mettre en garde les chrétiens contre tous ceux qui prennent le prétexte de la grâce de Dieu pour excuser leur débauche et pour égarer leurs autres frères avec des enseignements inacceptables, en introduisant des divisions au sein de l’Eglise « dans leurs chimères » (v. 8). C’est ainsi que Jude définit leurs doctrines et leurs idées particulières. Il les compare même aux anges déchus et, utilisant des termes forts, dit qu’« ils sont partis sur le chemin de Caïn » (v. 11). En outre, il les taxe sans hésitation de « nuages sans eau emportés par le vent ; arbres de fin d’automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; flots sauvages de la mer, crachant l’écume de leur propre honte ; astres errants, pour lesquels est réservée à jamais l’obscurité des ténèbres » (v. 12-13). (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006).

 

Saint Jude, vous faites renaître en nos cœurs l’espoir. Vos mérites et votre vie exemplaire nous attirent maintenant les bénédictions et les grâces divines, soyez notre avocat. Conduisez-nous à Jésus et à Marie. Avec vous, bienheureux apôtre, nous rendons grâce à Dieu et le louons de tout cœur pour ses innombrables bienfaits dont nous sommes sans cesse l’objet. Amen.

 

Cinquième jour

Saint Jude Thaddée, aux paroles comme des flèches

 

Aujourd’hui, nous ne sommes peut-être plus habitués à utiliser un langage aussi polémique, qui nous dit cependant quelque chose d’important. Au milieu de toutes les tentations qui existent, avec tous les courants de la vie moderne, nous devons conserver l’identité de notre foi. Certes, la voie de l’indulgence et du dialogue, que le Concile Vatican II a entreprise avec succès, doit assurément être poursuivie avec une ferme constance. Mais cette voie du dialogue, si nécessaire, ne doit pas faire oublier le devoir de repenser et de souligner toujours avec tout autant de force les lignes maîtresses et incontournables de notre identité chrétienne. (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006).

 

Saint Jude, notre fidèle intercesseur auprès de Jésus, recueillez nos intentions spéciales suivantes, pour les présenter au Seigneur tout-puissant, Source de tout bien. Obtenez-nous un accroissement de notre foi en son amour. Que chaque jour nous trouve en union de plus en plus intime avec notre Père des cieux. Amen.

 

Sixième jour

Saint Jude Thaddée, modèle de foi 

 

D’autre part, il faut bien garder à l’esprit que notre identité demande la force, la clarté et le courage face aux contradictions du monde dans lequel nous vivons. C’est pourquoi le texte de la lettre se poursuit ainsi : « Mais vous, mes bien-aimés, – il s’adresse à nous tous – que votre foi très sainte soit le fondement de la construction que vous êtes vous-mêmes. Priez dans l’Esprit Saint, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ en vue de la vie éternelle. Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié… » (v. 20-22). (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006).

 

Saint Jude, vous faites renaître en nos cœurs l’espoir. Vos mérites et votre vie exemplaire nous attirent maintenant les bénédictions et les grâces divines, soyez notre avocat. Conduisez-nous à Jésus et à Marie. Avec vous, bienheureux apôtre, nous rendons grâce à Dieu et le louons de tout cœur pour ses innombrables bienfaits dont nous sommes sans cesse l’objet. Amen.

 

Septième jour

Saint Jude Thaddée, puissante voix du Christ

 

La Lettre se conclut sur ces très belles paroles : « Gloire à Dieu, qui a le pouvoir de vous préserver de la chute et de vous rendre irréprochables et pleins d’allégresse, pour comparaître devant sa gloire : au Dieu unique, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et puissance, avant tous les siècles, maintenant et pour tous les siècles. Amen » (v. 24-25). (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006).

 

Saint Jude, notre fidèle intercesseur auprès de Jésus, recueillez nos intentions spéciales suivantes, pour les présenter au Seigneur tout-puissant, Source de tout bien. Obtenez-nous un accroissement de notre foi en son amour. Que chaque jour nous trouve en union de plus en plus intime avec notre Père des cieux. Amen.

 

Huitième jour

Saint Jude Thaddée, témoin fort et serein

 

On voit bien que l’auteur de ces lignes vit en plénitude sa propre foi, à laquelle appartiennent de grandes réalités telles que l’intégrité morale et la joie, la confiance et, enfin, la louange. Le tout n’étant motivé que par la bonté de notre unique Dieu et par la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ. C’est pourquoi Jude Thaddée, doit nous aider à redécouvrir toujours à nouveau et à vivre inlassablement la beauté de la foi chrétienne, en sachant en donner un témoignage à la fois fort et serein. (Catéchèse de Benoît XVI du 11 octobre 2006)

 

Saint Jude, vous faites renaître en nos cœurs l’espoir. Vos mérites et votre vie exemplaire nous attirent maintenant les bénédictions et les grâces divines, soyez notre avocat. Conduisez-nous à Jésus et à Marie. Avec vous, bienheureux apôtre, nous rendons grâce à Dieu et le louons de tout cœur pour ses innombrables bienfaits dont nous sommes sans cesse l’objet. Amen.

 

Neuvième jour

Saint Jude Thaddée, missionnaire avec saint Simon 

 

Les deux apôtres, Simon et Jude, ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres.

 

Saint Jude était frère de saint Jacques le Mineur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur. Saint Simon prêcha d'abord en Egypte, en Mauritanie, en Libye. Saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Evangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. 

 

Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle. Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet. En compagnie de l’Apôtre Simon, il évangélisa la Perse, où il fut martyrisé et tué à coup de massue.

 

Saint Jude est souvent représenté tenant une massue dans sa main. Ce n’est pas un bâton de marche, mais l’instrument de son supplice. Il est reconnu comme étant le saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le patron des causes désespérées, des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs.

 

Saint Jude, priez pour nous, surtout quand nous sommes englués dans les difficultés. Venez à notre secours, saint apôtre de Dieu ! Nous avons confiance en la force de votre intercession. Amen.

 

 

Litanies de saint Jude

 

Seigneur, ayez pitié de nous,

O Christ, ayez pitié de nous,

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus Christ, écoutez-nous,

Jésus Christ, exaucez-nous,

Père du Ciel qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,

 

Sainte Marie, reine des Apôtres, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste précurseur du Messie, priez pour nous.

Saint Joseph, patron de l'Église universelle, priez pour nous.

Saint Pierre, prince des Apôtres, priez pour nous.

Saint Jude, vous avez tout quitté pour suivre Jésus,

Saint Jude, vous avez persévéré avec Jésus au milieu des persécutions,

Saint Jude, vous étiez disposé à mourir pour Jésus-Christ,

Saint Jude, vous avez été nourri du Corps de Jésus-Christ,

Saint Jude, vous avez tant souffert durant la Passion de votre divin Maître,

Saint Jude, vous avez vu Jésus montant au Ciel, priez pour nous,

Saint Jude, priant au Cénacle avec Marie et les autres Apôtres,

Saint Jude, vous avez reçu le Saint-Esprit en langue de feu,

Saint Jude, jeté en prison,

Saint Jude, délivré par un ange,

Saint Jude, joyeux d'avoir souffert pour Jésus-Christ,

Saint Jude, vous avez éclairé le monde par vos enseignements,

Saint Jude, vous avez opéré d'éclatants miracles,

Saint Jude, vous avez su demeurer en possession de votre âme par la patience,

Saint Jude, plein de courage dans vos combats contre le démon et le monde,

Saint Jude, vos paroles étaient semblables à des flèches,

Saint Jude, vos paroles perçaient les cœurs de ceux qui vous écoutaient,

Saint Jude, vous avez gagné des royaumes à Jésus-Christ,

Saint Jude, vous êtes maintenant et pour toujours assis à la table du Roi des rois,

Saint Jude, vous devez juger un jour les tribus d'Israël,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, l’Église de Jésus-Christ soit de plus en plus exaltée, nous vous en prions, exaucez-nous.

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, les ennemis du Vicaire de Jésus-Christ soient convertis,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, les maîtres de la doctrine sacrée s'appliquent à l'enseigner dans toute sa pureté,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, les âmes des vrais croyants se fortifient dans leur foi de jour en jour,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, nous recevions avec une obéissance filiale et généreuse les enseignements du Vicaire de Jésus-Christ,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, les peuples qui ont reçu le don de la foi n'aient pas le malheur de le perdre,

Seigneur,  que par l’intercession de saint Jude, les nations qui se sont laissé séduire reviennent au divin bercail,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, les contrées jadis évangélisées redeviennent chrétiennes,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, viennent des Apôtres aux peuples encore assis à l'ombre de la mort,

Seigneur, que par l’intercession de saint Jude, tous ceux qui l’invoqueront dans leurs nécessités s'en trouvent consolés et fortifiés,

Saint Jude, que les fidèles appellent, le Patron des causes désespérées, ne cessez pas de nous montrer que vous jouissez de ce crédit auprès de Dieu.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, ô bienheureux apôtre Jude !

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Seigneur, vous dont la bonté et la clémence sont inépuisables, prêtez l'oreille à nos prières, et daignez faire que tous ceux qui vous honorent dans la personne de saint Jude, votre apôtre, obtiennent, en considération de ses mérites, d'être exaucés dans leurs demandes, par Jésus-Christ, Notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen !

 

Neuvaine proposée par l'Etoile Notre Dame

 

22 novembre 2024

9 jours avec Dorothy Day

9 jours avec Dorothy Day : une rebelle au grand cœur

 

Prières quotidiennes

 

Prière pour solliciter des grâces par l’intercession de Dorothy Day

 

Dieu notre Père, ta servante Dorothy Day a incarné la foi catholique par sa vie de prière, de pauvreté volontaire, ses œuvres de miséricorde et son témoignage de justice et de paix inspiré de l’Évangile de Jésus. Que sa vie inspire à ton peuple de se tourner vers le Christ comme son Sauveur et de voir son visage dans les pauvres du monde, et d’élever la voix pour la justice du royaume de Dieu. Je te prie pour que sa sainteté soit reconnue par ton Église et que tu accordes la grâce suivante que je te demande humblement par son intercession : (…). Je te le demande par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Prière pour les Vocations

 

Seigneur Jésus, Bon Pasteur, qui as donné ta vie pour tes brebis, entends notre prière humble et confiante. Bénis ton Église avec de nombreux saints prêtres, des personnes consacrées et des laïcs engagés qui annoncent l'Évangile avec passion et amour. Inspire aux jeunes le désir profond de te suivre, de servir l'Église et leurs frères et sœurs avec un cœur généreux. Accorde à ton peuple des pasteurs selon ton cœur, qui soient des témoins vivants de ta présence parmi nous, des hommes et des femmes animés par l'Esprit Saint, prêts à devenir des saints dans ce monde. Par l'intercession de Marie, Mère de l'Église, nous te prions, Seigneur, d'accorder à ton Église les ouvriers dont elle a besoin pour que le Royaume de Dieu s'étende dans chaque cœur. Amen.

 

Premier Jour

Enfance et jeunesse : une sensibilité sociale en devenir

 

Dorothy Day naît le 8 novembre 1897 à Brooklyn, New York, dans une famille chrétienne peu pratiquante et plutôt modeste. Son père, John Day, est un journaliste sportif dont le travail amène la famille à déménager régulièrement. En 1906, alors qu'ils sont installés en Californie pour quelque temps, la famille est profondément touchée par le séisme de San Francisco qui a ravagé la ville. La famille perd tous ses biens et part se réfugier à Chicago. 

 

Dorothy grandit ensuite à Chicago, dans un quartier ouvrier, où elle observe les inégalités sociales et les luttes des classes populaires. La lecture devient un refuge pour la jeune Dorothy, qui dévore les œuvres des écrivains socialistes, anarchistes et religieux. Ces influences nourrissent sa conscience sociale naissante et son désir de justice. 

 

Elle se rend compte de la misère qui l'entoure. Elle comprend que les plus pauvres sont considérés dans la société comme des incapables, des bons à rien. Aussi se met-elle à décrire les croyants allant à l'église comme des personnes ayant assez d'argent pour ne pas se soucier des choses du monde. Adolescente, elle s'engage dans des actions militantes et participe à des manifestations, déjà animée par un profond sentiment d'injustice face aux conditions de vie des plus démunis.

 

Prions

 

Seigneur, nous te prions pour toutes les personnes qui souffrent dans leur travail, toutes celles qui travaillent dans des conditions de vie pénibles, voire indécentes. Selon l'enseignement social de l'Église, la notion de « travail décent » suppose que soient respectés la dignité humaine, la justice sociale et environnementale, le souci du bien commun par un travail de qualité et une solidarité sociale et écologique. 

 

Donne-nous Seigneur, de réaliser que chaque vie humaine a du prix à tes yeux et donne-nous la grâce de lutter pour de meilleures conditions de vies dans toutes les parties du monde. Seigneur, comme Dorothy a été fascinée par la gauche révolutionnaire, par ses lectures de littérature d'extrême gauche, par son engagement politique pour la cause sociale, nous te confions les questions que se posent les jeunes sur le sens de la vie aujourd'hui, sur la présence de Dieu dans le monde, et sur les moyens justes à employer pour que notre société soit plus humaine.

 

Pour agir

 

- Je peux prier pour ceux qui vivent des situations d'esclavage, de harcèlement, d'abus d'autorité, de traitement indécent dans leur milieu professionnel. 

- Je peux rendre grâce au Seigneur avant de me mettre à travailler pour la mission qu'il me donne et en étant particulièrement attentif à ceux qui m'entourent sur mon lieu de travail ou d'études, en commençant par me poser cette question : Comment est-ce que je traite ceux qui ne me sont pas utiles ? 

- Je peux prendre un moment pour partager ma foi autour de moi, oser être missionnaire, prier pour tous ceux qui n'ont jamais entendu parler de Dieu et qui cherchent un sens à leur vie.

 

Deuxième Jour

Révolte et activisme précoce : une vie à contre-courant

 

À 19 ans, Dorothy Day quitte l'université à Chicago pour s'installer à New York, où elle se plonge dans l'effervescence intellectuelle de Greenwich Village et se lie d'amitié avec des écrivains, des artistes et des militants radicaux. 

 

Travaillant comme journaliste, elle écrit pour des journaux socialistes tels que The Masses et The Call, où elle défend les droits des travailleurs, les causes féministes, et dénonce les injustices sociales. Son engagement va au-delà des mots : elle participe à des manifestations et est même emprisonnée à plusieurs reprises pour avoir protesté en faveur du droit de vote des femmes. 

 

Par ailleurs, Dorothy mène une vie personnelle tumultueuse, marquée par des relations amoureuses complexes dont une grossesse non désirée qui se soldera par un avortement. Cet épisode douloureux restera pour Dorothy la plus grande tragédie de sa vie. Traumatisée, elle tente par deux fois, de mettre fin à sa vie. 

 

Prions

 

Seigneur, nous te prions pour les jeunes filles qui subissent un avortement par choix ou non-choix et qui en souffrent. Pour tous les jeunes qui vivent des relations affectives désordonnées et qui se retrouvent dans des situations difficiles. Seigneur, prends pitié. Nous te demandons pardon pour toutes ces fois où nous ne respectons pas assez nos corps que tu as créés. Donne-nous la grâce de pouvoir t'honorer par nos vies, que nos vies soient belles et rayonnantes. Aide-nous à réaliser davantage que chacune de nos vies est infiniment précieuse à tes yeux.

 

Pour agir

 

- Je peux prier avec les textes bibliques sur la naissance de Jésus, le miracle de Noël et accueillir la vie qui vient de Lui.

- Je peux me regarder dans un miroir et rendre grâce à Dieu pour ma vie, pour mon corps qu'il a créé et reconnaître la merveille que je suis à ses yeux, avec le verset suivant : 

« Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres, toute mon âme le sait » (Ps 138, 14).

- Je peux aussi prier pour tous ceux qui éprouvent aujourd'hui tristesse et angoisse et qui peuvent être traversés par l'idée de mettre fin à leurs jours.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Conversion au catholicisme : une quête de foi et de sens

 

Malgré son fort engagement social, Dorothy Day ressent un vide spirituel. Le tournant de sa vie se produit dans les années 1920, après la rencontre de Forster Batterham, avec qui elle aura une petite fille. La maternité éveille en elle un besoin de transcendance et de stabilité, amorce d'un véritable cheminement spirituel. Elle choisit pour sa fille le nom de « Teresa » en référence à sainte Thérèse d'Avila qu'elle s'est mise à lire et qu'elle admire particulièrement.

 

De plus en plus attirée par la foi catholique, Dorothy se résout à faire baptiser sa fille tout en sachant que cela risque d'engendrer des difficultés dans sa relation avec Forster, qui ne partage pas sa foi. Un jour, alors qu'elle croise une religieuse dans la rue, elle lui demande comment s'y prendre pour faire baptiser son enfant et lui explique sa situation familiale. Sœur Aloysia, une sœur de la Charité, prend soin d'elle et l'aide dans ses démarches. Elle donne des cours de catéchisme à Dorothy, qu'elle prépare en vue du baptême de sa fille, tout en l'interpellant elle-même sur la possibilité d'être baptisée dans l'Église catholique. Dorothy comprend que l'Église est « la maison » qu'elle cherche depuis longtemps et qu'elle a soif d'y appartenir.

 

En 1927, elle reçoit le baptême catholique, un acte qui surprend ses amis radicaux et intellectuels. Elle souhaite un mariage religieux avec Forster et de nombreux enfants. Mais elle comprend aussi qu'il n'acceptera jamais de se marier à l'Église. A la suite de nombreuses disputes, pendant l'hiver 1927, Dorothy et Forster se séparent définitivement. Elle en a le cœur brisé.

 

Prions

 

Seigneur, nous te prions pour nos relations humaines. Nous te confions ceux qui traversent des périodes plus difficiles, qui ne croient plus en un amour vrai et durable. Nous te confions tous ceux qui souhaitent s'engager définitivement dans une voie et choisir de te mettre au centre de leur vie. Nous te prions aussi pour les couples touchés par le divorce, la séparation, à cause d'incompréhensions, de mésententes, de violences et les conséquences sur leurs familles. Viens apporter ta paix au cœur de la discorde, donne Ta grâce d'unité et de réconciliation à ceux qui en ont le plus besoin.

 

Pour agir

 

- Je peux rendre grâce pour ceux de mon entourage qui choisissent de s'engager (fiançailles, mariage, vie consacrée).

- Je peux prier pour tous les couples qui souffrent dans leur vie conjugale et familiale, pour les familles monoparentales et je peux oser inviter un couple à prendre du temps pour faire une retraite.

- Je peux faire mémoire de mon propre baptême, remercier le Seigneur pour cette grâce que j'ai de lui appartenir et d'appartenir à l'Église. Je peux aussi le remercier pour la grâce du baptême qui nous rattache à une famille, qui nous rend « fils et filles bien aimés du Père », tous frères et sœurs d'un même Père.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Fondation du Catholic Worker Movement : foi et action sociale

 

En 1932, Dorothy Day rencontre Peter Maurin, un intellectuel français, ancien frère des écoles chrétiennes, qui bouleverse complètement sa vie et que Dorothy qualifiera de « saint François des temps modernes ». Peter souhaite créer un mouvement pour mettre en œuvre les enseignements sociaux de l'Église et prône un ordre social imprégné de valeurs chrétiennes. Dorothy y voit une réponse providentielle à ses attentes.

 

Ensemble, ils fondent le Catholic Worker Movement en 1933, un mouvement visant à rapprocher la foi catholique, des réalités sociales et économiques de leur temps. Leur projet se concrétise par la création du journal The Catholic Worker, qui défend les droits des travailleurs, promeut la non-violence, et critique le capitalisme tout en proposant une économie de subsistance basée sur des communautés agricoles. Le journal devient rapidement un instrument de mobilisation et de conscience sociale, atteignant des tirages impressionnants. 

 

Le mouvement ne se limite pas à la parole : il inspire la création de "maisons d'hospitalité", où les plus pauvres peuvent trouver refuge, nourriture et soutien, chaque jour. Ce réseau de maisons se répand à travers les États-Unis, devenant le cœur de l'engagement pratique du mouvement.

 

Prions

 

Seigneur, nous te remercions pour les personnes que tu mets sur notre route pour nous aider à avancer avec toi. Tu connais tout de nos vies, Tu conduis nos pas et Tu sais exactement ce dont nous avons besoin. Nous te remercions particulièrement pour cette rencontre entre Peter Maurin et Dorothy Day qui a été providentielle, à l'origine de beaucoup de grâces pour l'Église, le monde et l'humanité. Merci de nous envoyer les bonnes personnes pour nous aider à être audacieux, inventifs dans notre amour pour toi.

 

Pour agir

 

- Je peux remercier le Seigneur pour une personne qu'il a mise sur ma route, qui m'a aidé à avancer, qui m'a ouvert les yeux sur le monde. 

- Je peux demander à une personne de confiance, d'une communauté, d'un diocèse, de m'accompagner spirituellement, si j'en éprouve le besoin, pour m'aider à avancer sur mon chemin de vie.

 

Prières quotidiennes


Cinquième jour

Les maisons d'hospitalité : la charité en action

 

Toute l'œuvre du Catholic Worker Movement est fondée sur les œuvres de miséricorde inspirées de l'Évangile selon saint Matthieu au chapitre 25. Trois d'entre elles : donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif et accueillir les étrangers, sont vécues quotidiennement dans chacune des maisons.

 

Les maisons d'hospitalité du Catholic Worker Movement sont au centre de l'action de Dorothy Day. La première de ces maisons, située dans le Lower East Side de New York, ouvre ses portes en 1933. Ces maisons fonctionnent sur le principe de la charité chrétienne : elles offrent un refuge aux sans-abris, aux chômeurs, et aux exclus de la société. Pour Dorothy, ces maisons incarnent l'Évangile en action, concrétisant les enseignements de Jésus sur l'accueil des pauvres et des marginalisés. 

Les résidents des maisons ne sont pas seulement des bénéficiaires d'aide, mais sont encouragés à participer activement à la vie communautaire, contribuant ainsi à leur propre dignité. Les maisons deviennent des lieux de vie intense, où cohabitent prière, travail manuel, et engagement social. Au fil des années, ces maisons d'hospitalité se multiplient, reflétant le succès du mouvement et l'engagement profond de Dorothy envers les valeurs de solidarité et d'entraide.

 

Prions

 

Nous te remercions Seigneur pour cette aventure du Catholic Worker Movement que tu as permis, pour la manière dont tu as conduit ce projet et pour le fruit que cela a rapidement porté. Nous te rendons grâce pour tous les lieux de solidarité qui ont pu naître, toutes les maisons d'hospitalité qui ont vu le jour, pour toutes les personnes qui ont pu trouver de l'aide et du soutien. Nous te remercions Seigneur en particulier pour cette fondation dont le pilier principal est l'hospitalité, l'accueil des plus pauvres. Encore aujourd'hui, tu nous appelles à mettre en pratique cet esprit d'hospitalité décrit dans la Lettre aux Hébreux au chapitre 13 verset 2 : « N'oubliez pas l'hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. »

 

Pour agir

 

- Je peux choisir de prendre un temps de volontariat et faire l'expérience de la pauvreté, chez les petites sœurs des pauvres, ou par du volontariat auprès d'organismes tels que les Missions étrangères de Paris ou les missions Misericordia par exemple.

- Je peux susciter ou rejoindre une activité de ma paroisse au service des plus nécessiteux, vestiaire, repas partagé, soutien scolaire, patronage, café solidaire…

 

Prières quotidiennes


Sixième jour

Une fidélité radicale à la non-violence

 

« Heureux les artisans de paix », cette béatitude, Dorothy l'a vécue à fond tout au long de sa vie. Le pacifisme est une composante essentielle de son engagement. Profondément influencée par les enseignements du Christ sur la non-violence, elle adopte une position ferme contre toute forme de guerre et de violence, y compris en période de conflit mondial. 

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la majorité de la population américaine soutient l'effort de guerre, Dorothy et le Catholic Worker Movement se prononcent contre la guerre, prônant la non-violence active. Cette position lui attire de vives critiques, mais elle reste inébranlable dans sa conviction que la violence ne peut jamais être justifiée, même dans la lutte contre le mal.

 

Son pacifisme la conduit également à s'opposer aussi à la guerre du Vietnam, organisant des manifestations et soutenant les objecteurs de conscience. Pour Dorothy, le pacifisme est un impératif moral, un témoignage de sa foi et de son engagement envers la dignité humaine.


Prions

 

Nous te remercions Seigneur pour la richesse de nos pays, de nos cultures, de nos différences. Merci pour l'histoire singulière de chacun de nos pays et pour celle qui nous est commune. Pardonne-nous nos fautes, nos manques de fraternité et d'intelligence. Pardonne-nous nos erreurs, nos violences, nos conflits, tout ce qui menace la paix entre les hommes et les nations, nos soifs de pouvoir, de vengeance, pour nos jalousies… Guide-nous sur un chemin de paix. Que nous soyons amenés à dépasser les frontières de nos différences, à briser les injustices, à nous rapprocher et à être solidaires. Nous te supplions, Seigneur, de faire taire les conflits incessants dans ce monde. Donne-nous ta paix, Seigneur.

 

Pour agir

 

- Je peux rendre grâce pour les hommes et femmes de paix, témoins de non-violence dans le monde : Martin Luther King, les moines de Tibhirine, Mère Teresa… Pour tous ceux qui ont offert leur vie pour la paix entre les peuples, les nations.

- Je peux implorer la bénédiction du Seigneur sur mon pays, sur l'histoire de mon pays, de mon peuple.

- Je peux prier pour les gouvernants des pays, pour qu'ils puissent trouver des solutions adéquates à la résolution de conflits en entamant de réels chemins de dialogue et de fraternité.

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Une femme obéissante à l'Église

 

Dorothy est très attachée à sa « Sainte Mère » l'Église. Elle lui est particulièrement obéissante et est même intransigeante sur la morale qu'elle propose : « L'Église représente tout pour moi. Elle est le Christ lui-même. […]. » 

 

Dorothy est convaincue que la liturgie et l'action sociale sont intimement liées : « Je n'ai voulu défier l'Église sur aucune de ses positions doctrinales. J'essaie d'être fidèle à l'Église, à ses enseignements, ses idéaux. J'aime l'Église de tout mon cœur et de toute mon âme. Je n'entre jamais dans une église sans remercier notre Dieu tout-puissant de m'avoir donné une maison. L'Église est ma maison, et je ne voudrais pas être sans domicile. » dit-elle. 

 

La douloureuse expérience personnelle de Dorothy l'a également conduite à avoir une position radicale et tranchée sur la question de l'avortement et à reconnaître la sagesse des enseignements de l'Église en matière de morale. Elle a aidé de nombreux jeunes à s'en sortir et exhorté des femmes à ne pas faire les mêmes erreurs qu'elle. En Dorothy cohabitent à la fois un esprit révolutionnaire, radical qui cherche à faire progresser la société, et une vie de prière, d'intimité avec le Christ, de foi intense, ancrée dans la tradition.

 

Prions

 

Nous te remercions Seigneur pour l'amour de l'Église de Dorothy, pour son engagement pour la justice sociale et pour la défense de toute vie humaine. Merci Seigneur pour l'Église catholique aujourd'hui, qui forme un seul corps, un corps vivant, pour tout ce qu'elle représente pour chacun d'entre nous, pour son enseignement. Nous te demandons humblement pardon, pour toutes ces tempêtes que l'Église catholique traverse, pardon pour nos manquements, nos indélicatesses, nos infidélités, nos désirs de posséder, de mettre la main sur l'autre. Seigneur, donne-nous la grâce de pouvoir te suivre dans une sainteté de vie, dans un don de nos vies sans mesure à ta suite. Merci aussi Seigneur pour les femmes dans le monde, qui, connues ou inconnues, contribuent à rendre le monde plus humain et plus fraternel. Merci pour toutes celles qui ont su rester proches du Christ en se dépassant elles-mêmes et en offrant leurs vies pour le monde. Nous te rendons grâce pour la tendresse féminine.

 

Pour agir

 

- Je peux aller prendre un temps de prière en silence dans une église proche de chez moi et redire mon attachement à cette Église, au Christ.

- Je peux participer à un évènement d'Église qui peut me faire du bien (dans mon diocèse, ma paroisse ou une communauté religieuse).

- Je peux découvrir et me laisser inspirer par des portraits de jeunes saintes : sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Chiara Luce Badano, Léonie Martin, Claire de Castelbajac, sainte Jeanne d'Arc et tant d'autres…

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Vie intérieure et spiritualité : l'âme d'une militante mystique

 

Malgré son activisme public, Dorothy Day mène une vie spirituelle intense et intérieure. Sa foi est nourrie par la prière quotidienne, la participation aux sacrements, et la lecture des Écritures et des œuvres des mystiques chrétiens.

 

Elle est profondément influencée par les écrits de Thérèse de Lisieux, François d'Assise, et les Pères du désert, qui lui enseignent l'importance de la simplicité, de l'humilité, et de la persévérance dans la foi.

 

La spiritualité de Dorothy n'est pas séparée de son action sociale ; elle en est le moteur et l'inspiration. Pour elle, chaque acte de charité est une prière, chaque geste en faveur des pauvres est un service rendu à Dieu. Sa vie spirituelle lui permet de supporter les épreuves, les critiques, et les sacrifices que demande son engagement. Elle voit dans la souffrance et les difficultés de son travail une participation à la Passion du Christ, une voie vers la sanctification personnelle.

 

Prions

 

Nous te rendons grâce Ô Christ d'être le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer. Nous te remercions Seigneur de nous parler à travers les Écritures et la vie des saints, dans lesquels nous pouvons puiser l'énergie et l'inspiration nécessaires pour aller de l'avant. Donne-nous la grâce de prendre soin de notre vie intérieure, de prendre le temps de prier, de lire des vies de saints, d'apprendre à faire silence. 

 

Pour agir

 

- Puisque Dorothy s'est laissé inspirer par les Saintes Écritures, je peux aussi prendre le temps de choisir un livre ou un passage de la Bible qui peut m'aider à me centrer sur le Christ et à m'ouvrir aux autres, l'Évangile du jour, des Lettres de saint Paul, les Psaumes, les Proverbes…

- Quelles sont les vies de saints qui m'inspirent ? Quels sont ceux que j'admire et à qui j'aimerais ressembler ? Je peux lire la vie de certains saints, accrocher leurs portraits dans certaines pièces de la maison, les prendre comme amis, leur demander ce dont j'ai besoin.

 

Prières quotidiennes


Neuvième jour

Une figure intemporelle du christianisme social

 

Dorothy Day meurt le 29 novembre 1980, laissant un héritage monumental dans le domaine de la justice sociale. Son œuvre et son exemple continuent d'inspirer des générations de militants et de chrétiens à travers le monde. Le mouvement Catholic Worker qu'elle a fondé perdure, avec des maisons d'hospitalité toujours actives, fidèles à sa vision d'un christianisme au service des pauvres. 

 

En 2000, le Pape Jean-Paul II ouvre la cause de sa canonisation, reconnaissant en elle une figure exemplaire de sainteté contemporaine. Bien que Dorothy ait souvent rejeté l'idée d'être considérée comme une sainte, estimant qu'elle n'était qu'une pécheresse repentante, son engagement inlassable pour la justice, sa foi profonde, et sa vie de sacrifice et de service incarnent les idéaux de la sainteté chrétienne. Sa canonisation, encore en cours, serait la reconnaissance ultime de son rôle en tant que prophète de la charité et de la paix dans le monde moderne.

 

Pour agir

 

- Je peux prier pour demander au Seigneur de nous donner des saints pour notre temps, des témoins vivants de Sa lumière, dans ce monde en quête de sens et d'espérance.

- Je peux, moi aussi, à mon échelle, rendre mon quotidien plus saint avec de petites actions concrètes : donner de mon temps à un proche qui en a besoin, faire preuve de plus de patience, accorder mon pardon à une personne qui m'a blessé(e)…

 

Prières quotidiennes

 

 

Relations de grâces

 

The Dorothy Day Guild

4513 Manhattan College Parkway

Bronx, NY  10471

Mail : ddg@archny.org

Net : www.dorothydayguild.org

 

Source de la Neuvaine : Hozana

3 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quatrième jour

Origine de la dévotion du Scapulaire de l'Immaculée Conception de Marie

 

Un jour le Divin Sauveur apparut en compagnie de Sa Sainte Mère, à la Vénérable Ursule Bénincasa, dont les admirables vertus ont été déclarées héroïques par un décret de Pie VI, du 7 août 1793. La Très Sainte Vierge était revêtue d'une robe d'une blancheur éblouissante, et portait sur cette robe un autre vêtement de couleur bleue ; un chœur de vierges vêtues de la même manière l'environnait. Jésus fit alors connaître à la Vénérable Ursule que Sa Volonté était qu'elle fondât un pieux ermitage où trente-trois vierges mèneraient la vie érémitique sous le titre de l'Immaculée Conception de Marie en portant un habit tout semblable, pour la couleur et la forme, à celui dont elle la voyait revêtue. Il promit des biens infinis et des grâces signalées aux âmes choisies qui embrasseraient la règle imposée dans cet ermitage. La Vénérable Servante de Dieu s'adressant alors à Jésus Christ le conjura de vouloir étendre ces faveurs à toutes les personnes, mêmes séculières, qui, professant une dévotion sincère à Marie Immaculée, et vivant chrétiennement et chastement, suivant leur condition, porteraient sur eux le Scapulaire de l'Immaculée Conception. Pour l'assurer que sa prière était exaucée, Notre Seigneur lui fit voir, durant la même extase, des myriades d'anges occupés à répandre çà et là, par toute la terre, un nombre prodigieux de ces scapulaires. A la suite de cette vision, la Vénérable Ursule se mit à confectionner de ces petits scapulaires et à les distribuer à un grand nombre de personnes, après les avoir fait bénir par un Prêtre. Les fidèles les reçurent et les portèrent avec piété et respect, et le cœur de la sainte religieuse en fut au comble de la joie. Le Scapulaire de l'Immaculée Conception fut depuis approuvé par plusieurs Souverains Pontifes qui l'enrichirent d'innombrables indulgences plénières et partielles, comme on peut le voir dans le sommaire de ces indulgences. Le 21 mars 1857, la Sacrée Congrégation des Indulgences en a reconnu l'authenticité. On gagne les indulgences plénières, en remplissant les conditions ordinaires de la Confession, de la Communion et priant selon l'intention du Souverain Pontife. La fin principale que doit se proposer celui qui se revêt du Scapulaire de l'Immaculée Conception, est d'honorer ce glorieux privilège de Marie et de prier pour la conversion des pécheurs et la réforme des mœurs. Chacun s'impose à cette fin telle prière ou telle bonne œuvre que lui suggère sa piété.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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8 novembre 2011

Le Mois des Âmes du Purgatoire

Le Mois des Âmes du Purgatoire

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Neuvième jour

Intensité de la peine du dam


Méditation

 

Plus on reconnaît le prix d'un objet, plus on en chérit les qualités, plus on lui porte de reconnaissance, plus aussi la perte en est sensible. C'est là ce qui augmente la peine du dam dans le purgatoire. Quelle sublime connaissance de Dieu ont ces âmes bénies! Elles l'avaient connu, pendant leur vie, par les lumières de la raison, parcelles de la foi, parles illuminations spéciales de la grâce: mais elles l'ont connu bien plus parfaitement en sortant de ce monde et particulièrement quand elles lui furent présentées au jugement particulier; car, alors, il imprime si vivement son image dans leur esprit, qu'il ne s'occupe plus que de Dieu. El nous, chrétiens, tournons-nous quelquefois nos pensées vers Dieu? Quand l'intelligence connaît, elle produit l'acte de la volonté; et si l'objet contemplé par l'esprit est bon, nous nous sentons portés vers lui, et l'amour s'éveille en nous. Mais qu'y a-t-il de meilleur que Dieu, la source de la vraie bonté, l'océan de toute perfection ? Aussi, dès que les âmes saintes tournent un regard vers Dieu, le besoin qu'elles ont naturellement de lui s'unit à l'aiguillon de la charité, et les embrase d'un tel amour, qu'elles sont toutes à Dieu, qu'elles brûlent toutes pour Dieu ; mais en même temps elles sont retenues loin de leur bien suprême. Représentons-nous donc leurs impétueux désirs, leur tourment, leur douleur. Ah! pourquoi notre cœur reste-t-il si froid? Pourquoi ne s'enflamme-t-il pas, lui aussi, du divin amour? Aimons Dieu par-dessus toutes choses pendant la vie, et nous pourrons espérer de le posséder, sans avoir à souffrir une si longue attente en purgatoire. Dieu, non-seulement est bon en lui-même, mais il est encore bon à notre égard, et chaque jour il nous comble de ses bienfaits. Tout ce que nous avons vient de lui; tout ce que nous aurons, nous le tiendrons de lui: soit pour l'âme, soit pour le corps, dans cette vie comme dans l'autre, il est l'auteur de tout le bien qui nous arrive. Quelle reconnaissance ne devons-nous pas avoir pour un bienfaiteur si généreux! Elles le sentent bien, les âmes du purgatoire, qui dans l'économie de leur salut reconnaissent une à une toutes les grâces que le Seigneur leur a faites. Elles voudraient déposer à ses pieds le tribut de leur reconnaissance et de leurs actions de grâces; mais cet heureux moment n'est pas encore venu, et plus il tarde, plus leur peine augmente. Nous pouvons le hâter par nos suffrages; pourquoi ne le faisons-nous pas?

 

Prière

 

Ah! Seigneur, nous voici prêts à tout faire pour délivrer ces âmes du purgatoire et pour les conduire à l'éternel bonheur du ciel. Qu'à la grâce qui les éclaire, se joignent les rayons de la gloire: que leur amour se rassasie par la possession du souverain bien; que leur gratitude puisse s'épancher à vos pieds en joyeuses actions de grâces! Daignez, Seigneur, contenter leurs fervents désirs; nous promettons, à leur intention, de tenir toujours notre esprit humilié sous le joug salutaire de la foi; de consumer nos cœurs par le feu de la charité, de convertir tous nos sentiments en vénération et en reconnaissance pour vous. Nous vous supplions d'agréer nos humbles offrandes pour le rachat de ces malheureux captifs.

 

Exemple

 

L'âme d'une pieuse dame morte à Luxembourg commença à apparaître le jour de la Toussaint à une jeune fille de grande vertu, et à lui demander des prières. Toutes les fois que celle-ci allait à l'église et qu'elle s'approchait de la sainte table, elle était suivie par l'âme, dont, à l'élévation de l'hostie, le visage s'enflammait d'une ardeur qui la faisait ressembler à un séraphin du ciel. Hors de l'église, elle ne se laissait jamais voir; la jeune fille lui en demandant la raison, elle s'écria, en poussant un profond soupir: « Ah! tu ne sais pas quelle peine c'est que d'être loin de Dieu. Rien ne la saurait exprimer. Je suis portée vers Dieu par un désir ardent, une intolérable anxiété, un élan irrésistible, et rester privée de lui en châtiment de mes fautes est pour moi une douleur si grande, qu'auprès d'elle l'intensité du feu qui m'enveloppe n'est rien. Pour en adoucir la rigueur, le Seigneur m'a permis de venir dans cette église et de l'adorer au moins dans sa maison sur la terre, jusqu'au jour où je le posséderai dans son céleste palais. Même sous les voiles des sacrés mystères, sa présence me pénètre au point que je ne vis que pour lui; que sera-ce quand je le verrai face à face dans le paradis? » Et elle priait la jeune fille de hâter cet heureux moment par ses suffrages; ce qu'elle fit avec tant de ferveur, que le dix décembre elle la vit, plus resplendissante que le soleil, s'envoler dans le sein de Dieu. Ame heureuse!!! Dieu est le centre et la fin de toute créature raisonnable. Pénétrons-nous bien de cette maxime, et nous ne chercherons sur la terre d'autre bien que Dieu, comme dans l'autre vie nous n'aurons que Dieu pour notre éternelle récompense.

 

Récitons à l'intention des fidèles trépassés cinq Pater, Ave et Requiem, en mémoire de la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ; supplions le Père éternel d'avoir pitié de leurs âmes en vue du sang répandu par son divin Fils, et, pour cela, répétons cinq fois l'oraison jaculatoire: « Miséricorde, ô Père Eternel, par le Très Précieux Sang de Jésus-Christ ». Puis, réciter un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Requiem aeternam.

 

Suffrage

La table eucharistique est dressée pour les hommes, afin de servir aussi de soulagement aux âmes du purgatoire

 

Un bon serviteur de Dieu vit un jour, au milieu d'un tourbillon de flammes, apparaître un sien ami qui lui dit, avec l'accent de la désolation, qu'il était privé de la vision de Dieu pour la négligence et la froideur avec lesquelles il s'était approché de la sainte table; puis il le pria de communier pour lui avec le plus de ferveur possible, espérant, par la vertu de cet acte de piété, être délivré de ses peines. L'ami survivant se hâta d'obtempérer à cette requête, et obtint ainsi la délivrance de l'âme en peine, comme il l'apprit en la voyant, brillante de lumière, s'élever au séjour de la gloire. Que la charité nous porte donc à nous nourrir du corps de Notre Seigneur à l'intention des trépassés; car, dit Saint Bonaventure, la communion est un des moyens les plus efficaces de leur procurer la béatitude éternelle.

 

Psaume 129

 

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !

Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière!

Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera?

Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère, et j'attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,

attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour; près de lui, abonde le rachat.

C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Seigneur, donnez-leur le repos éternel;

Et faites briller pour eux la lumière qui ne s'éteint jamais.

 

Des portes de l'enfer arrachez leurs âmes, ô Seigneur!

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

Seigneur, exaucez ma prière,

et que mon cri parvienne jusqu'à Vous !

 

Prions

 

O Dieu, créateur et rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin qu'elles obtiennent, par nos très humbles prières, le pardon qu'elles ont toujours attendu de votre miséricorde; vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et faites briller sur eux la lumière qui ne s'éteint jamais,

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

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10 juillet 2011

Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 

« La femme qui craint Dieu est digue de de toute louange ». (Livre des Proverbes 31: 30)

 

Vu et approuvé

De Ladoue, Vicaire-Général.

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Abrégé de la Vie de Sainte Colette

Extrait de la bulle de canonisation

 

Naissance de sainte Colette et ensemble de sa vie

 

Sainte Colette naquit à Corbie, en Picardie, au diocèse d'Amiens, de pieux et honnêtes parents, le 13 Janvier, l'an du Seigneur 1380. Dès sa plus tendre enfance, elle donna des signes admirables de sainteté; car, méprisant les amusements ordinaires de son âge et les plaisirs trompeurs du siècle, elle s'appliquait sans relâche à l'oraison et à la contemplation des choses célestes; et elle trouvait tant de charmes dans ces exercices qu'elle a mérité à bon droit l'éloge que les Saintes Lettres accordent à Tobie dont il est dit, qu'étant encore fort jeune il ne faisait rien cependant qui ressentit l'enfance. Ensuite elle se prescrivit pour règle de vie de se contenter pour toute nourriture de pain et d'eau, de porter le cilice, de se flageller durant le silence de la nuit avec des disciplines de fer, et de n'accorder au sommeil qu'un temps fort court, à peine suffisant pour réparer les forces épuisées de la nature. Elle avait si bien contracté, dès sa jeunesse, l'habitude de soulager les misérables, qu'elle aurait pu dire comme Job avec vérité: « Dès mon enfance, la compassion pour les malheureux a grandi avec moi »; elle était sortie avec moi du sein de ma mère. Elle prodiguait, en effet, les marques de la plus grande bonté aux malades, et de la charité la plus ardente aux pauvres; elle s'étudiait à obtenir qu'on lui confiât les offices les plus bas; et tout ce qu'elle pouvait soustraire à sa dépense personnelle, ou à sa nourriture, elle le donnait en aumônes. Enfin, après avoir distribué aux pauvres tout ce qu'elle possédait, n'ayant de goût que pour la solitude, elle se voua à une clôture absolue. Là, fréquemment tourmentée par les démons, déchirée par leurs coups, elle n'en persévérait pas moins dans l'exercice de l'oraison avec tant de constance que, parfois ravie en extase, elle mérita de jouir de la vue et des entretiens des esprits célestes. Alors, ayant fait profession dans le Tiers Ordre de saint François, quoiqu'il parût impossible de rien ajouter aux saintes cruautés qu'elle exerçait sur son corps, elle trouva encore moyen de les augmenter considérablement, marchant toujours nu-pieds, même pendant les rigueurs de l'hiver, et s'exténuant par des jeûnes continuels. Elle entreprit de mener une vie toute céleste, ne se proposant qu'une seule chose, la gloire de Dieu à laquelle elle rapportait toutes ses paroles, toutes ses actions, toutes ses pensées. De là cette abondance de consolations et de délices spirituelles qui inondaient son âme; de là ces soupirs, ces paroles de feu par lesquelles éclataient au dehors les ardeurs de la charité dont son cœur était embrasé; de là ces ravissements admirables pendant lesquels l'Esprit, élevant dans les airs son corps mortel, semblait h transporter jusqu'au ciel.

 

Comment elle entreprit l'œuvre de la Réforme

 

Enrichie de tant de vertus, comblée de tant de dons célestes, la bienheureuse Colette, (un jour qu'elle priait Dieu ardemment pour la conversion des pécheurs), entendit une voix céleste qui lui assura que la conversion des méchants, objet de ses ardents désirs, s'opérerait par la réforme des ordres fondés par saint François. Cette révélation tint en suspens l'humble vierge qui, réfléchissant sur l'avertissement du ciel, et le repassant en elle-même, le jour et la nuit, craignait d'être trompée par les prestiges du démon. Mais, les bas sentiments qu'elle avait elle-même l'ayant fait résister trop longtemps à la volonté divine, elle perdit l'usage de la vue et de la parole, jusqu'à ce qu'elle s'y fût soumise sans réserve. Dès lors, inspirée par l'Esprit divin, éclairée d'en-haut sur les moyens à prendre pour opérer la Réforme, sans plus de retard, elle se mit en devoir d'accomplir la mission qui lui était confiée. Mais plusieurs obstacles s'opposaient à ce qu'elle obtînt les pouvoirs qui lui étaient nécessaires : sa grande jeunesse, l'obscurité de sa condition et la rigueur extrême de l'institut qu'elle voulait réformer. Cependant, elle vint à bout, non sans un miracle, de vaincre tous ces obstacles: non seulement elle obtint ce qu'elle demandait, mais elle fut contrainte par l'obéissance à accepter la charge d'abbesse des religieuses qui embrasseraient la Réforme. Elle n'eut donc plus d'autre soin, d'autre pensée que d'accomplir fidèlement l'œuvre dont Dieu l'avait chargée. La Savoie, où la plus haute réputation de sainteté l'avait précédée, vit, en 1407, les commencements de cette entreprise épineuse. Il serait difficile de raconter tout ce qu'elle eut à endurer, dès le début de son œuvre, d'injures, d'affronts, de calomnies, tant de la part des étrangers que de la part de ceux qui jusque là lui avaient été favorables. On ne se contenta pas de la traiter de sorcière, de magicienne, d'invocatrice des démons, mais on poussa si loin les fausses imputations, que ce fut là ce qui l'obligea de quitter sa patrie. Dans ce déluge de maux, au milieu de ce torrent d'afflictions, la servante du Seigneur ne perdit rien de l'héroïsme de son courage et de sa constance, et elle prouva la vérité de cet oracle: qu'aucun accident, quel qu'il soit, ne peut contrister le juste. Dans ce débordement d'invectives et d'insolences impudentes, elle se conduisait de manière à montrer qu'elle y trouvait de vrais délices. Et dès ce monde même, elle reçut de Dieu une récompense signalée de cette patience admirable. Car, ayant été attaquée d'une maladie grave et dangereuse, elle fut visitée par la Sainte Vierge Marie qui, après l'avoir consolée par sa présence et par ses entretiens, lui rendit la santé. De plus, par le secours de la divine Providence, elle vit la Réforme se propager en peu de temps, grâce au grand nombre de sujets qui se présentaient de toutes parts, et à la multiplicité des couvents qu'on lui construisit en différentes provinces

 

Ses vertus

 

Durant l'espace de quarante ans, Colette s'appliqua avec un courage invincible à l'exaltation du Saint Nom de Dieu; mais de telle manière cependant, qu'en même temps, elle construisait dans son cœur un édifice de vertus d'autant plus sublime, qu'elle l'avait fondé sur une humilité plus profonde. Quoique comblée des plus riches dons du ciel, et devenue l'objet des louanges singulières des peuples, des grands et des princes, elle avait néanmoins d'elle même de si bas sentiments, qu'elle se disait et se croyait indigne de la lumière du jour. Elle n'avait reçu qu'à regret et en se faisant une extrême violence, le gouvernement des monastères de la Réforme, et quoiqu'il fût bien certain par là, que c'était par l'ordre de Dieu lui-même qu'elle se trouvait placée à la tète de toutes les autres, elle s'appelait néanmoins la dernière et la plus misérable de toutes. Ce qui la distinguait encore, c'était une austérité de vie à peine croyable, une brûlante ardeur de charité envers Dieu et envers le prochain, une assiduité admirable à ses devoirs religieux, sans jamais rien relâcher de ses veilles ni de ses travaux. Elle mettait tous ses soins à faire garder par les religieuses, avec la plus parfaite exactitude, toutes les observances régulières, et elle n'avait rien de plus à cœur que de confirmer par ses exemples ce qu'elle avait enseigné par ses leçons. Affable, douce, prévenante, elle avait pour toutes la tendresse et la sollicitude d'une mère. Comme la renommée de ses vertus et de ses miracles s'était répandue en Italie, en France, en Allemagne et dans d'autres contrées, les peuples accouraient en foule à elle, pour obtenir de Dieu, par ses prières, toutes sortes de grâces spirituelles. On vit même des personnages distingués par leur vertu et par leur science, s'adresser à elle pour trouver dans ses lumières la solution de questions obscures et élevées, dans les matières qui regardaient la perfection chrétienne; de ce nombre fut saint Vincent Ferrier qui vint, de l'Aragon, la visiter comme un oracle de toute sainteté, et un modèle de la perfection chrétienne.

 

Sa mort et sa réputation de sainteté

 

La servante du Seigneur avait achevé sa soixante sixième année. Avertie qu'elle était appelée aux noces célestes de l'Epoux, afin d'entrer la lampe allumée, elle satisfit le désir ardent qui la consumait de recevoir la divine Hostie, et elle le fit avec tant de ferveur, que par les flammes de la charité qui étincelaient sur son visage et dans ses yeux, elle alluma dans le cœur de ses filles qui étaient présentes, le feu de la plus vive piété. Alors, abîmée dans la contemplation des douleurs de la passion du Sauveur, les pieds et les mains étendus comme ceux de Jésus-Christ sur la croix, au milieu des chants d'allégresse des chœurs angéliques, elle s'envola dans les bras du céleste Epoux, à Gand, le 6e jour de Mars, de l'année 1447. Après son trépas, la couleur et les traits de son visage furent tels, que son aspect parut plus agréable que pendant sa vie. Le bruit de cette mort s'étant répandu jusqu'à Corbie et dans toute la contrée, on vit accourir de toutes parts une foule immense de fidèles de toute condition, des personnages distingués par leur naissance, des dames, des magistrats, des ecclésiastiques, en outre, des sourds, des muets, des paralytiques, des infirmes de toute espèce, qui avaient tous l'espérance certaine d'obtenir leur guérison par l'intercession de la servante de Dieu; et tous répétaient d'une voix unanime: « Colette est digne d'être comptée parmi les habitants des cieux ». Ainsi, aussitôt après son décès, elle fut honorée d'un culte public que le Siège Apostolique a étendu depuis, en approuvant pour plusieurs maisons de la Réforme une messe et un office en l'honneur de la Sainte.

 

Canonisation

 

Enfin, aujourd'hui Dimanche, 24 Mai de l'an 1807, jour auquel l'Eglise célèbre la fête de la Très-Sainte Trinité, après avoir rempli toutes les formalités prescrites par les sacrées constitutions et par les usages de la sainte Eglise Romaine, Nous avons déclaré que la bienheureuse Colette Boylet, réformatrice de l'ordre de sainte Claire, admirable par l'éclat de ses vertus, comblée des dons célestes, illustrée après sa mort par des miracles et par des prodiges, est véritablement sainte: nous l'avons ajoutée au nombre des saintes Vierges, et nous avons défini, qu'en cette qualité, elle devait être honorée et invoquée, ainsi que par la teneur des présentes nous le décrétons, nous le décidons, nous le définissons, statuant de plus que chaque année, le 6e jour de Mars, dans toute l'Eglise, on célébrera pieusement sa mémoire comme d'une sainte Vierge et sous le rit convenable. Nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur, que tous les fidèles qui, chaque année, le jour de sa fête, étant vraiment pénitents, et s'étant approchés des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, visiteront le sépulcre où son corps repose, puissent gagner une indulgence de sept ans et sept quarantaines des pénitences qui leur auraient été enjointes, ou de tontes autres dont ils auraient contracté l'obligation.

 

Conclusion

 

Maintenant donc que Sainte Colette a mérité ce culte religieux, qui permet d'ériger en son honneur des temples et des autels dédiés au Dieu Tout-Puissant, qui impose le droit de vénérer ses sacrées images, il est certainement convenable que les fidèles mettent tout leur soin à éloigner du Temple de Dieu, c'est-à-dire de leurs âmes, ce qui est impur ou profane, à offrir à Dieu leurs corps comme une hostie vivante, sainte et agréable, enfin à exprimer en eux et à y reproduire, avec zèle et avec le secours de la grâce divine, le modèle parfait des vertus de la Bienheureuse, et la ressemblance de sa sainteté. Qu'il en soit ainsi, afin que Dieu, apaisé par l'intercession de Sainte Colette, et des autres saints, daigne dans sa miséricorde éloigner de nous sa colère.

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Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 

Avis pour la Neuvaine

 

1° Chaque jour lire une des considérations qui suivent. Ne vous contentez pas d'une lecture rapide, réfléchissez avec recueillement et esprit de prière, afin de vous convaincre et de déterminer votre volonté à faire ce que Dieu demande de vous. Pendant la journée, revenez souvent, mais sans fatigue, sur la même pensée, afin de bien la comprendre, de l'aimer en la comprenant, de Vous résoudre à la pratiquer en l'aimant. 2° Si vos occupations vous le permettent, assistez chaque jour de la neuvaine au saint sacrifice de la Messe, en l'honneur de la Sainte, sinon, assistez-y au moins en esprit, en vous unissant à ceux qui y assistent. 3° Mettez-vous en état de participer à la divine Eucharistie dans l'intervalle de la neuvaine. Cet article est le plus important de tous. 4° Commencez avec confiance, vous proposant avant tout de chercher ce qui peut contribuer à la gloire de Dieu, à votre salut et au salut des personnes pour qui vous vous intéressez. 5° Lisez peu, réfléchissez beaucoup, priez encore plus, mais surtout déterminez-vous à agir.

 

Premier jour

La vue de la fin

 

Considération

 

Considérez pourquoi vous êtes sur la terre? Uniquement pour louer, révérer, servir Dieu, et, en faisant cela, sauver votre âme. Considérez encore pourquoi Dieu a fait tout ce qui existe et permet tout ce qui arrive? C'est afin d'aider l'homme à atteindre à la fin pour laquelle il a été créé. D'où il suit qu'il n'y a pour vous dans ce monde qu'une seule chose nécessaire : faire votre salut. Que rien de ce qui existe, ou de ce que vous voyez, ou de ce qui vous arrive, n'a de valeur qu'autant que vous pouvez vous en servir pour vous reporter vers votre fin. Que vous devez être dans une entière indifférence par rapport à quoi que ce soit. Que vous devez vous servir, vous abstenir, vous dépouiller des créatures dans la mesure de leur rapport avec votre fin. Sainte Colette l'avait compris. De là: Dieu toujours en vue; indifférence complète par rapport aux honneurs, aux biens de ce monde; sagesse et détachement admirable dans l'usage des créatures; esprit de sacrifice perpétuel par la pratique parfaite de la sainte pauvreté et de la sainte obéissance.

 

Prière à Sainte Colette

 

Glorieuse Sainte Colette, j'admire dans quelle perfection vous avez compris que Dieu est tout, que le monde entier n'est rien, et que nous ne sommes sur la terre que pour louer, révérer et servir Dieu. Loin de vous imiter, j'ai presque toujours perdu de vue cette vérité fondamentale dont l'oubli a été la source de tous mes égarements, Obtenez-moi la grâce de me convaincre de plus en plus que je ne suis au monde, ni pour obtenir l'estime des hommes, ni pour amasser des richesses, encore bien moins pour satisfaire mes passions, mais pour servir Dieu. C'est là mon unique destinée; si j'ai le bonheur de comprendre cette vérité comme vous l'avez comprise, j'aurai trouvé la vraie sagesse. Demandez-la pour moi à Notre-Seigneur qui vit et règne dans tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Porter à conviction au plus haut point sur ces vérités: la fin de l'homme, la fin des créatures, la nécessité d'être indifférent à tout, autant que possible, la nécessité de ne rien désirer et de ne rien choisir qui ne nous conduise à la fin pour laquelle nous sommes créés.

 

Second jour

Motifs de la fin

 

Considération

 

Considérez combien sont puissants les motifs qui vous pressent de vous occuper de l'unique nécessaire. Vos fins dernières, la Mort: je mourrai certainement et bientôt; le Jugement redoutable de Dieu: je serai certainement jugé sur toutes mes pensées, mes désirs, mes actions, mes paroles, mes omissions, par un Juge infiniment saint et infiniment clairvoyant, qui a tout vu et tout pesé; l'Enfer: il y en a un, il est éternel, il serait pour moi si je mourais en état de péché mortel; le Ciel: il y en a un aussi, il est éternel, il dépend de moi d'y entrer. Mort, Jugement, Enfer, Ciel, quels mots! Et je n'y pense pas! Souvenez-vous de vos fins dernières, a dit l'Esprit-Saint, et vous ne pécherez jamais.

 

Prière à Sainte Colette

 

La vue de leurs fins dernières a déterminé les Saints à tout entreprendre, pour opérer leur salut. Elle vous a déterminée vous-même, ô grande Sainte, à renoncer à toutes les espérances de ce monde, à vous renfermer pendant plusieurs années dans une solitude absolue, à supporter ensuite des fatigues sans nombre, et à vous imposer des mortifications de toute sorte. Vos exemples seront-ils perdus pour moi? Ne ferai-je rien pour m'assurer une sainte mort? pour me préparer un jugement favorable? pour éviter les peines éternelles de 1 Enfer et pour mériter le Ciel. C'en est fait, trop longtemps je me suis nourri de la frivolité de mes pensées. Je me recommande à vous; obtenez-moi de Notre-Seigneur la grâce de commencer sérieusement une vie nouvelle.

 

Pratique: Se déterminer aujourd'hui à mettre la main à l'œuvre. Coûte que coûte, il faut faire mon salut, c'est l'unique nécessaire.

 

Troisième jour

Encore les motifs de la fin

 

Considération

 

Comme il importe de rendre inébranlable cette détermination de prendre en main l'unique affaire de son salut, considérez encore aujourd'hui d'autres motifs également puissants. Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde et tout ce qu'il renferme? Pour vous aider à faire votre salut. Pourquoi l'Incarnation de la seconde personne de la Sainte Trinité? Principalement en vue de votre salut. Pourquoi la vie pauvre, humble, laborieuse de Jésus-Christ? Pour l'œuvre de votre salut. Pourquoi le Calvaire et toutes les douleurs de l'Homme-Dieu? c'est encore pour votre salut. Pourquoi les marques ineffables d'amour que nous donne Notre-Seigneur dans l'Eucharistie où il devient chaque jour notre nourriture, notre Prêtre et notre Victime? toujours pour notre salut. Création, Incarnation, Rédemption, Eucharistie, encore quatre mots qui me rappellent l'amour de mon Dieu et qui me pressent de m'occuper enfin de ma grande, de mon unique affaire. D'ailleurs il n'y a pas pour moi d'affaire plus importante; il s'agit du Ciel, de l'Enfer et pour toujours. Il n'y en a pas de plus pressante; le temps passe vite, la mort arrive comme un voleur, demain peut-être il ne sera plus temps. Il n'y en a pas de plus irréparable; si cette affaire est perdue, tout est perdu sans ressources, si elle est gagnée, tout est gagné à jamais. O hommes insensés qui n'y travaillent pas! qui n'y pensent même pas!

 

Prière à Sainte Colette

 

Grande Sainte, la vue de ce que Dieu a fait dans la création pour notre salut vous remplissait d'une sainte ardeur pour travailler à cette unique affaire. Mais surtout les abaissements de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans l'Incarnation, ses souffrances sur le Calvaire, son amour sans bornes dans la sainte Eucharistie vous rendaient tous les sacrifices possibles. Ne pas travailler sans relâche à votre perfection vous eût paru une profanation des abaissements, de la croix, et de l'amour de Jésus-Christ. Obtenez-moi de m'encourager par votre exemple. J'ai trop longtemps refusé de me rendre aux plus tendres sollicitations de mon Sauveur et méconnu mes plus chers intérêts. Je veux enfin commencer sous votre puissante protection. Ainsi soit-il.

 

Pratique: S'établir dans une parfaite indifférence de volonté à l'égard de toutes choses, ne voulant et ne choisissant que ce qui peut être plus utile à notre salut.

 

Quatrième jour

Le péché qui éloigne de la fin

 

Considération

 

Le péché est l'unique mal. Considérez quelques-uns des terribles effets d'un seul péché mortel. Sur Dieu : un seul péché mortel l'anéantirait s'il était possible, parce que Dieu est l'ordre et que le péché est le désordre; parce que Dieu est le bien et que péché est le mal; parce que Dieu veut le bien et que le péché empêche l'effet de cette volonté éternelle. Le péché force, pour ainsi dire, Dieu le Père à donner son Fils en expiation; le Fils à mourir comme homme sur la croix; l'Esprit-Saint à s'employer à nous faire incessamment l'application des mérites de Jésus-Christ. Le péché contredit tous les attributs essentiels de Dieu: sa Sagesse dont il renverse les plans, sa Bonté dont il arrête l'effusion, sa Toute-Puissance qu'il insulte, sa Sainteté qu'il outrage; il ne laisse d'action qu'à sa Justice. Le péché déconcerte tous les projets que Dieu avait faits pour sa propre gloire et pour le bonheur de l'homme. Dans le monde quel désordre! quel malheur y produit un seul péché mortel. Transportez-vous par la pensée sur les principaux théâtres où Dieu exerce sa vengeance contre le péché: Des millions d'anges précipités du ciel dans les flammes de l'enfer pour un seul péché! d'orgueil. Nos premiers parents chassés du Paradis terrestre, et tous les hommes jusqu'à la fin du monde justement condamnés aux souffrances, aux maladies, au travail, aux horreurs de la mort (sans parler de la perte des dons surnaturels ni des plaies faites à l'âme) pour un péché de désobéissance. L'enfer creusé, c'est-à-dire un feu dévorant, la séparation de Dieu à jamais pour un seul péché mortel. La croix dressée sur le Calvaire et l'Homme-Dieu expirant sur un infâme gibet. Faut-il dire ce que le péché fait de moi! Il me ravit la grâce de mon Dieu, il me fait perdre mes mérites, il m'enlève la paix de mon cœur, il déchire tous mes titres d'enfant de Dieu, de frère de Jésus-Christ et m'ôte tout droit à l'héritage du ciel. Il m'aveugle l'esprit, il m'endurcit le cœur, il me prépare une vie de remords, une mort affreuse, un jugement redoutable, une éternité malheureuse.

 

Prière à Sainte Colette

 

O bien-aimée Sainte Colette je me jette en ce moment à vos pieds. Je vous conjure de m'obtenir de Jésus, mon Sauveur, infiniment miséricordieux, la connaissance intime et la détestation de tous les péchés dont je me suis rendu coupable. O vous qui auriez mieux aimé mourir que de commettre un seul péché véniel volontairement, faites que j'obtienne de la bonté de Dieu le sentiment vif du sans-ordre de ma vie afin que je le déteste, que je me corrige et que je me rétablisse dans l'ordre. Obtenez-moi encore la grâce de connaître le monde et tout ce qui, dans le monde, pourrait être pour moi une cause de péché, afin que je l'abhorre et que je m'en éloigne.

 

Pratique: S'exciter à un profond regret de toutes ses fautes, accompagné d'une grande confiance dans la miséricorde de Dieu; et se mettre dans la disposition de tout perdre et de tout souffrir plutôt que d'offenser Dieu mortellement.

 

Cinquième jour

Jésus-Christ la voie qui conduit à la fin

 

Considération

 

Considérez combien il est nécessaire de vous déterminer à imiter Notre Seigneur Jésus-Christ. Lui-même n'a-t-il pas tous les droits à vous imposer cette obligation? Il est votre Dieu, vous n'avez rien que vous n'ayez reçu de lui; ses droits sur vous sont éternels, essentiels, imprescriptibles. Il est votre Père et quel père! il est votre Sauveur, et quel Sauveur! il est votre Roi et quel roi! lui qui a conquis votre âme par son sang ! Votre honneur y est engagé. Vous avez fait des promesses solennelles; des engagements sacrés ont été pris. Voudriez-vous y être infidèle? Votre bonheur en est inséparable. Vainement les hommes demandent le bonheur aux choses de ce monde; le bonheur n'est qu'en Dieu parce qu'en Dieu seul est l'ordre, et que Dieu seul est notre fin. Votre salut l'exige comme une douce et inévitable nécessité. Personne ne va au Père que par le Fils. Le Fils est la Voie, hors de cette voie, on ne va pas au but; il est la Vérité , hors de lui, mensonge; il est la Vie, hors de lui, la mort.

 

Prière à Sainte Colette

 

Vous avez compris, grande Sainte, que le secret aussi bien que le bonheur de la vie chrétienne est de connaître d'aimer et d'imiter Jésus-Christ. La connaissance que vous aviez des mystères de l'amour du divin Sauveur pour les hommes vous avait donné l'amour qui embrasait votre cœur. Cet amour lui-même vous faisait préférer à tout le pauvreté, les humiliations, les opprobres de votre Bien-aimé. D'où vient que je n'ai pas le courage d'agir à votre exemple contre ma sensualité, ou contre mon amour-propre, ou contre la vaine estime du monde! D'où vient que je travaille si faiblement à retracer en moi les vertus de notre souverain Modèle, si ce n'est de ce que je ne l'aime pas et de ce que je ne le connais pas. Obtenez-moi de son infinie bonté la grâce de le connaître moins imparfaitement, de l'aimer plus ardemment, de le suivre plus courageusement. Ainsi soit-il.

 

Pratique: Une grande paix du cœur, si l'on s'est approché du sacrement de Pénitence. Un grand désir de connaître, d'aimer, d'imiter de plus en plus Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Sixième jour

Encore Jésus-Christ qui conduit à la fin

 

Considération

 

Il ne suffit pas d'être convaincu de la nécessité d'imiter Jésus-Christ, il faut connaître ce divin Modèle. Considérez attentivement les principales vertus qu'il offre à votre imitation. Vertus de son intérieur: l'amour de l'humilité, il s'anéantit dans son incarnation prenant la forme d'esclave; l'amour de la sainte pauvreté, lui, le roi éternel de gloire naît dans une étable à Bethléem; l'amour de la dépendance, il fuit en Egypte et s'offre dans la présentation au Temple comme la victime prête à accomplir parfaitement la volonté de son Père. Vertus de sa vie privée: l'obéissance, il était soumis à Marie et à Joseph; le travail sanctifié, l'Evangéliste nous laisse entendre que Notre Seigneur Jésus-Christ n'a pas dédaigné, pour nous donner l'exemple de travailler dans l'humble atelier du patriarche saint Joseph; l'oubli de lui même, pendant trente ans il vit sans éclat aux yeux des hommes. Vertus de sa vie publique: l'amour de Dieu, il ne pense qu'à accomplir la volonté de son Père, il ne travaille que pour les intérêts de sa gloire; l'amour des âmes, après la gloire de Dieu Jésus-Christ ne fait rien que pour le salut des hommes; souffrir et mourir, la croix est le moyen qui glorifie Dieu et qui sauve le monde, Jésus-Christ l'embrasse, il meurt sur le Calvaire. Voilà notre Modèle. Jésus-Christ m'a donné l'exemple afin que je fasse comme il a fait lui-même. Où en suis-je pour cette imitation?

 

Prière à Sainte Colette

 

Glorieuse Sainte Colette, votre vie m'a fait connaître que vous avez été une fidèle copie de Notre Seigneur Jésus-Christ. Vous ne vous êtes pas contentée de travailler sans relâche à détruire en vous la sensualité, l'amour du monde et de vous même, vous vous êtes encore appliquée, avec une grande confiance en Dieu, à devenir une parfaite imitatrice de celui que votre cœur avait choisi pour époux. Vous vous êtes rendue par sa grâce pauvre comme lui, humble comme lui. A son exemple vous n'avez travaillé qu'en vue de la gloire de Dieu et du salut des âmes et vous avez voulu le suivre dans la voie douloureuse de la Croix. Et moi, je recherche incessamment la satisfaction de ma sensualité, je ne sais remporter aucune victoire sur mon amour propre, je m'inquiète des jugements d'un monde frivole, je ne suis pas humble, je sens dans mon cœur une secrète attache pour les honneurs de ce monde, je n'ose me glorifier en la croix du mon Sauveur. Grande Sainte, venez en aide à ma bonne volonté, je mets en vous ma confiance. Je sens bien que la voie qu'il faut suivre est difficile, mais la grâce de Dieu m'est toujours assurée, le ciel sera ma récompense, votre protection restera sur moi. Ainsi soit-il.

 

Pratique: En général un plus ardent désir de connaître, d'aimer, d'imiter Notre Seigneur. En particulier quelque chose des mystères de la vie intérieure, ou de la vie publique du divin Maître, par exemple: plus de simplicité, plus d'obéissance, plus de détachement, plus de résignation, plus de pureté d'intention, plus de zèle, plus d'oubli de soi-même en vue et à l'imitation de Jésus-Christ.

 

Septième jour

Les œuvres qu'il faut faire pour arriver à la fin

 

Considération

 

Il est nécessaire de faire des bonnes œuvres pour obtenir la récompense éternelle. Considérez combien celte nécessité est indispensable. Nous ne serons pas récompensés pour les belles pensées que nous aurons eues, ni pour les bonnes résolutions que que nous aurons prises, mais seulement pour le bien que nous aurons fait. Ce ne sont pas ceux qui disent: « Seigneur qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père ». Le royaume des cieux souffre violence. Parmi les œuvres saintes qui nous aident à avancer notre ressemblance avec Jésus-Christ il en est quelques-unes d'une efficacité plus certaine qu'il faut vous déterminer à accomplir: s'exercer à la pratique de l'humilité et de la mortification chrétienne; remplir fidèlement les devoirs de son état; pratiquer à l'égard du prochain quelque œuvre de charité corporelle ou spirituelle, selon son pouvoir.

 

Prière à Sainte Colette

 

Que j'aime à vous contempler, glorieuse Sainte Colette, dans l'exercice des bonnes œuvres que vous avez entreprises pour la gloire de Dieu et pour votre salut. De quels actes continuels d'humilité et de pénitence votre vie ne se trouve-t-elle pas remplie! Quelle fidélité scrupuleuse à accomplir les devoirs que votre charge de Réformatrice vous inspirait! De quelle charité à la fois douce et forte n'étiez-vous pas animée pour le soulagement des peines temporelles qui affligeaient les corps, et des misères spirituelles des âmes. Parla, semblable à un peintre habile, vous retraciez fidèlement dans votre âme la divine ressemblance de Jésus-Christ. Secourez-moi dans la résolution que j'ai prise de marcher sur vos traces en ne faisant plus consister ma perfection dans ce que je dis, ni même dans ce que j'éprouve mais dans les bonnes œuvres que je ferai. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Se déterminer à commencer la réforme de sa vie par l'exercice des trois œuvres saintes dont on vient de parler et qui suffisent pour nous faire arriver bientôt à une haute perfection: humilité et esprit de pénitence, fidélité aux devoirs d'état, pratique de la charité.

 

Huitième jour

Les moyens qui nous aident à atteindre notre fin

 

Considération

 

La volonté, dégradée par le péché, ne peut pas tout le bien dans l'ordre naturel; elle n'en peut aucun dans l'ordre surnaturel. Mais Dieu a remis entre nos mains des ressources d'une efficacité infaillible. Considérez la douceur et la nécessité de ces moyens. Le premier, c'est la prière. La prière est un devoir essentiel. Il faut prier, a dit Notre-Seigneur. Ne pas prier, s'est s'exclure volontairement, pour ainsi dire, du royaume des Cieux. Prier avec foi, confiance, persévérance, c'est être sûr d'avance d'obtenir ce que l'on demande, car Notre Seigneur a dit aussi: « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera ». Le second moyen est encore plus efficace parce qu'il nous confère par lui-même les grâces dont nous avons besoin, c'est la fréquentation des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. L'un nous remet nos péchés, nous rend ou augmente en nous la grâce sanctifiante. L'autre en nourrissant nos âmes du corps, du sang, de l'âme, de la Divinité de Jésus Christ Notre-Seigneur, nous donne vraiment et réellement l'Auteur de la grâce, Celui qui s'appelle la lumière et la vie, Celui qui nous convoque à son divin banquet en nous disant avec une bonté ineffable: « Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai ». Enfin le troisième moyen c'est le secours et la protection des saints mais principalement de la Sainte Vierge. Nous ne sommes pas seuls pour travailler à notre salut; les saints sont nos protecteurs. Nous avons auprès du trône de Dieu une mère infiniment bonne qui nous aime tendrement, une mère qui peut tout auprès de Dieu, une mère qui se tient toujours prête à répandre sur nous ses faveurs les plus signalées. Confiance sans borne en Marie.

 

Prière à Sainte Colette

 

Ici plus que jamais, ô glorieuse Sainte, je vois que si vous êtes parvenue sur la terre à un si haut degré de perfection, et que si vous êtes maintenant si élevée dans le ciel, c'est pour avoir employé avec tant de soin les moyens que Dieu nous a donnés pour opérer notre salut. Quel esprit de prière et d'oraison continuelle! quelle préparation et quel saint empressement quand vous vous approchiez du sacrement de pénitence! quelle foi, quelle confiance, quelle ferveur dans vos communions! quelle piété envers la très Sainte Vierge! Je me plains de ne pas avancer dans la vertu, de me retrouver perpétuellement avec des imperfections qui m'affligent, avec une tiédeur qui m'inquiète, avec une lâcheté qui me désole, quelle peut en être la cause? n'est-ce pas parce que je ne prie pas ou que je prie mal? n'est-ce pas parce que je ne m'approche pas des sacrements de pénitence et d'Eucharistie assez fréquemment ou avec des dispositions assez parfaites? N'est-ce pas parce que je ne recours pas assez finalement à la protection puissante de la plus tendre des mères? Voilà la véritable source de mes imperfections et peut être de mes chutes. Je suis maintenant résolu à me servir, à votre exemple, ô glorieuse Sainte Colette, de ces moyens de salut que Notre-Seigneur a mis à notre disposition dans tous nos besoins, et principalement dans les attaques contre la plus belle des vertus. Obtenez-moi la grâce d'être fidèle à ces résolutions. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Regarder la prière comme un devoir essentiel et s'en acquitter avec l'attention et id ferveur convenable. S'approcher le plus fréquemment possible des sacrements. Faire profession d'une dévotion sincère à la Reine des Vierges.

 

Neuvième jour

L'Amour de Dieu

 

Considération

 

La charité est la plénitude de la loi. Pour rendre plus inébranlable encore la résolution où vous êtes d'être désormais tout à Dieu sans réserve, sans partage, sans retour, rappelez-vous quelques-uns des motifs qui vous pressent d'aimer un si bon Maître de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces. Le monde, en quelque sorte, n'existe que pour votre utilité. Le soleil vous éclaire, les astres vous réjouissent, les productions de la nature sont à vos ordres, les animaux vous servent, les anges mêmes sont employés à veiller sur vous pour votre bonheur. Ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce dont vous vous servez, tout vous parle de l'amour de votre Dieu et vous aide à l'aimer. Dieu lui-même s'est prodigué à vous. Il vous prodigue sa Puissance, en créant et en conservant l'univers; sa Providence, en veillant sur tous vos pas; sa Miséricorde, en vous pardonnant toutes les fois que vous êtes revenu à lui dans la sincérité de votre cœur; sa Charité, en vous environnant sans cesse de nouveaux bienfaits. Il nous a donné son Fils pour nous sauver, son Saint-Esprit pour nous éclairer et pour nous sanctifier. Le Fils de Dieu, fait homme pour nous, nous a tout donné: sa gloire, son honneur, ses travaux, sa vie même sur la croix. Dans la sainte Eucharistie il demeure avec nous pour être notre nourriture, notre lumière, notre guide, notre consolation. Il nous y prodigue sa dignité, il y livre aux opprobres des méchants, non plus son corps sujet aux misères de l'humanité, mais son corps immortel. Et cependant j'ai vécu sans aimer mon Dieu! J'ai prodigué les affections de mon cœur à de viles créatures. Ce Maître, ou plutôt ce Père infiniment bon, me demande en ce moment mon cœur dont il veut bien encore agréer l'hommage. Ne le lui donnerai-je pas, décidé à n'aimer que lui, à ne vivre et à ne mourir que pour lui?

 

Prière à Sainte Colette

 

L'amour de Dieu, voilà, glorieuse Sainte Colette, le principe qui a produit votre vie admirable, qui vous a inspiré tant de saintes entreprises, qui vous a fait pratiquer tant d'héroïques vertus, qui vous a mérité pour l'éternité un poids immense de gloire. Vous aimiez votre Dieu et votre Sauveur de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces; tout est expliqué. L'amour vous inspirait du courage et vous faisait trouver le bonheur dans l'humilité, la mortification, la pauvreté, l'obéissance et toutes les autres vertus. Tout entière à Dieu, vous ne vous serviez plus de votre mémoire que pour vous rappeler ses bienfaits, de voire intelligence et de votre volonté que pour vous attacher plus étroitement à lui en toutes choses, de votre vie que pour vous immoler à chaque instant à son service et au salut des âmes. Obtenez-moi de Dieu un peu de cet amour qui embrasait votre cœur, afin que je commence aussi à aimer mon Dieu et à l'aimer comme vous d'un amour total qui donne tout, d'un amour perpétuel qui donne sans retour, d'un amour actif qui se manifeste principalement par les actions, d'un amour courageux qui supporte tout, d'un amour pur qui ne voit que Dieu. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Terminer sa neuvaine, avec une sainte joie dans le cœur, confirmé dans la résolution d'être tout à Dieu, déterminé à se vaincre et à souffrir à l'imitation de Jésus-Christ et par amour pour lui.

 

Avis à la fin de la Neuvaine

 

Voulez-vous assurer les fruits de votre neuvaine?

 

1° Donnez chaque jour quelque temps à la pratiqua de l'oraison et de l'examen particulier.2° Approchez-vous souvent des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, choisissant un confesseur arrêté que vous regarderez comme votre guide dans les voies spirituelles, et avec qui vous traiterez de tout ce qui regarde votre âme. 3° Entretenez la ferveur de votre âme par quelque pieuse lecture, par la fréquentation des personnes de piété, par la fuite des compagnies dangereuses ou dissipées. 4° Fixez-vous un règlement pour les actions journalières, afin que vous ne viviez pas sans ordre. 5° Faites passer avant tout l'accomplissement de» devoirs d'état. La perfection défend principalement de cela, et de la pureté d'intention avec laquelle on fait les petites choses qui composent la vie de presque tous les hommes. 6° Appliquez-vous avec constance, avec une confiance sans borne en Notre Seigneur et en sa Saints Mère et la nôtre, à l'acquisition des vertus solides, surtout de l'humilité, de la patience, de la charité. 7° S'il se peut, consacrez, chaque année, huit jours à la retraite spirituelle, et si la chose est impossible, ne manquez pas de faire chacune de vos confessions comme si c'était la dernière de votre vie. Courage et surtout confiance.

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Prière apportée du Ciel à Sainte Colette par un Ange

 

On dit le Je Vous salue Marie et le Gloire au Père avant de dire l'Oraison

 

Que l'heure de la naissance d'un Dieu-homme soit bénie; que le Saint-Esprit, dont Jésus-Christ a été conçu, soit béni; que la glorieuse Vierge Marie, dont ce Dieu-homme est né, soit bénie; que le Seigneur exauce mes prières, par l'intercession de cette glorieuse Vierge Marie, et par le souvenir de cette heure très sacrée, à laquelle l'Homme-Dieu est né, que tous mes désirs s'accomplissent pour leur gloire et pour mon salut. O bon Jésus! ô Jésus Rédempteur! ne m'abandonnez pas, et ne punissez pas mes péchés comme ils le méritent; mais exaucez ma très humble prière, et accordez-moi ce que je Vous demande par l'intercession de la Très Sainte Vierge, et pour la gloire de Votre Saint Nom.

 

Neuvaine publiée à Amiens, chez Alfred Garon, Imprimeur-libraire en 1855

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

22 avril 2021

Litanies de Notre Dame de Fatima

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Litanies de Notre Dame de Fatima


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Notre Dame de Fatima, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, sanctifiez le clergé, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, rendez fervents les catholiques, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, inspirez ceux qui nous dirigent, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, guérissez les malades qui ont recours à vous, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, consolez les affligés qui se confient à vous, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, exaucez ceux qui implorent votre secours, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, délivrez-nous de tout mal, priez pour nous. .

Notre Dame de Fatima, donnez-nous la grâce de résister aux tentations, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, accordez-nous les faveurs que nous vous demandons, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, bénissez ceux qui nous sont chers, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, remettez sur le bon chemin ceux qui s’égarent, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, ayez compassion de nos chers défunts, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, faites revivre en notre patrie son ancienne ferveur, priez pour nous.

Notre Dame de Fatima, obtenez-nous le pardon de tous les sacrilèges qui pèsent sur nous, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, écoutez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

V. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.


Prions


Ô Dieu d’infinie bonté et miséricorde, daignez graver dans nos cœurs une grande confiance en votre Très Sainte Mère, sous le vocable de Notre Dame de Fatima. Accordez-nous, par son intercession, toutes les grâces spirituelles et temporelles dont nous avons besoin. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.


(Indulgence de 150 jours accordée à la récitation pieuse de ces prières par le Cardinal D. Manuel Gonçalves Cerejeira, Cardinal-Patriarche de Lisbonne, le 27 août 1928).

9 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Vendredi Saint

Le côté transpercé

 

Evangile selon Saint Jean (19, 25-37)

 

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

 

Vendredi 21 septembre 2012

 

Le souvenir terrible du combat spirituel de Darwin me hante. Je revois ses yeux épouvantés et cette angoisse qui imprégnait chaque trait de son visage. Je m’empresse donc de retourner à l’hôpital pour le retrouver, non sans une certaine appréhension, pour être à nouveau à ses côtés dans cette résistance d’un autre ordre.

Quelle n’est pas ma surprise, en entrant dans la petite chambre, de trouver Darwin souriant, le regard à nouveau pétillant mais surtout serein. Il est calme et semble être habité d’une grande paix intérieure. Conscient de l’inquiétude dans laquelle je demeure après l’expérience de la veille. Darwin me demande d’approcher et sans me quitter du regard, serre ma main entre son pouce et son index avec une affection indescriptible. Il se tourne ensuite vers le jeune infirmier qui est de garde à ses côtés pour pomper l’infernale poire de respiration et lui fait signe délicatement de le mettre en position assise sur son lit.

Bien calé sur deux gros oreillers, le jambes repliées devant lui, il pose à nouveau son regard sur moi en souriant, malgré la canule qui continue de le gêner puis me fait comprendre qu’il veut écrire quelque chose. L’infirmier me passe le grand cahier bleu qui lui sert à noter heure par heure tous les faits, même anodins, qui concernent le jeune patient. Je l’ouvre à l’envers pour que Darwin puisse écrire sur la dernière page. Je sors ensuite un stylo de ma poche et le cale dans sa main sans force, puis je maintiens son poignet pour qu’il puisse le garder à hauteur du cahier et écrire sans trop de difficulté.

Maladroitement et s’y reprenant même à deux fois, il écrit laborieusement quelques mots à gauche de la page et me demande de les lire. « Maraming salamat po. Un immense merci ». Comme à son habitude, Darwin prend le temps de remercier. Mais cette fois-ci ses mots prennent une solennité toute différente comme un testament. Je respire de manière appuyée avec un sourire gêné pour lui faire comprendre que je me sens infiniment plus redevable de lui.

Il appuie sur ma main pour écrire à nouveau et griffonne d’autres mots à droite de la page. « Masayang masaya ako » « Je suis très heureux ». Darwin laisse aussitôt tomber le stylo pour libérer son index et pointe alors son doigt sur cette petite phrase comme s’il voulait s’assurer que je la prenne bien au sérieux. Puis il me regarde et m’offre son plus beau sourire.

Je reste muet, les yeux rougis par les larmes qui commencent à monter et que j’essuie vite du revers de la main.

Je ne m’attendais pas à ces mots tout simples et pourtant si profonds que je lis et relis. Darwin n’a plus rien pour être heureux au sens où le monde l’entend, ni matériellement, ni affectivement. Son corps le fait souffrir et l’espoir d’un rétablissement s’estompe. Il devrait normalement tomber dans un désespoir sans fin, mais exprime surnaturellement sa joie.

Je ne doute pas d’ailleurs un instant de l’authenticité de cette joie qui nous fait plonger dans un mystère impressionnant où la dimension sensible n’a plus sa place. Darwin partage la joie des plus grands saints, celle qui se situe à un niveau que seule l’âme peut atteindre. C’est la joie d’une Mère Teresa, malgré les ténèbres qu’elle a traversées toute sa vie comme le révèle son précieux journal. C’est la joie d’un Saint François d’Assise, détaché de tout ce que le monde chérit.

Mais c’est surtout la joie du Christ en croix qui peut murmurer dans un dernier souffle : « Tout est accompli ».

Darwin me donne la clé pour comprendre l’allégresse inextinguible des enfants des rues de Manille. Il m’aide à percer le mystère de ces sourires immuables des petits chiffonniers de la décharge, ce rayonnement des plus pauvres qui interpelle tout ceux qui se mettent à leur service. Le jeune garçon myopathe s’est tellement uni au Christ jusque dans sa souffrance, qu’il partage aussi sa joie dont le Charpentier de Nazareth est la source. La dimension proprement sensible est reléguée à un plan inférieur car elle ne procure qu’un bien-être éphémère. La vraie joie quant à elle élève l’âme au niveau le plus haut, celui d’une union des coeurs. Darwin a accepté une telle intimité avec son Ami qu’il goûte déjà de ce bonheur promis.

Je regarde avec gravité mon petit bonhomme ratatiné sur son lit d’hôpital et je comprends l’incomparable noblesse de son âme. En regardant ce petit corps qui ne ressemble plus à rien, les mots de l’apôtre Saint Paul prennent un sens étincelant : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co, 12, 10). Je me sens tellement petit devant cet être héroïque et pourtant sans force. Toutes les contrariétés de mon quotidien m’apparaissent insignifiantes, presque misérables.

 

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Maître de joie.

 

Prenant conscience du privilège immérité d’être en présence d’un tel « bienheureux », je reste à ses côtés sans trop savoir quoi lui dire. D’ailleurs il ne répond plus à mes questions que par un sourire tendre, comme s’il avait dit les seuls mots qui en valaient la peine : « Je suis très heureux ». Il ferme les yeux et s’endort.

Je m’approche du jeune infirmier épuisé par sa nuit de veille et lui prends la poire de respiration pour qu’il puisse aller se dégourdir les jambes. Je me cale sur le rythme régulier de la respiration du jeune patient tout en contemplant son visage endormi et apaisé. Je me remémore alors tous les moments passés à la Fondation et je réalise qu’il gardait toujours son grand sourire, dans les temps de bonheur comme dans les épreuves.

Soudain Darwin se réveille en sursaut et me regarde en secouant le tube de sa bouche. Perdu dans mes souvenirs, je me suis arrêté de pomper, il n’a donc plus d’air ! Je m’excuse platement en rougissant d’avoir été si distrait mais lui pouffe de rire de me voir si gêné. Il me regarde en souriant et ferme à nouveau les yeux.

Nous sommes vendredi. Le Christ est mort en croix. Il a donné sa vie jusqu’au bout pour le salut du monde et la plaie de son coeur transpercé laisse couleur une source de joie qu’aucun péché, aucune maladie, ni aucun malheur ne pourront tarir.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012. Sa cause de béatification est ouverte.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorifi cation sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco,

évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 Facebook : @DarwinRamosAssociation

 

25 mai 2019

Le Mois de Marie Dominicain

Le Mois de Marie Dominicain

Marie honorée par les Saints et les Saintes de l’Ordre de Saint Dominique

ND du Laus

 

Vingt-sixième jour

Le Pèlerinage de Notre-Dame du Laus

 

I. Notre-Dame du Laus doit son origine à une simple bergère nommée sœur Benoîte, du Tiers Ordre séculier de Saint Dominique. Rien de plus suave, de plus édifiant, de plus délicieux, que la vie de cette pieuse bergère. Depuis l'âge de treize ans, jusqu'à l'époque de sa mort, elle fut favorisée des apparitions presque journalières de la très Sainte Vierge, qui fut sa divine institutrice dans les voies de la perfection ; aussi quelque chose de céleste s'unissait au charme de la candeur de Benoîte et ses paroles avaient une extraordinaire puissance. Citons quelques faits de sa gracieuse et poétique histoire.

Marie avait daigné apparaître à sa jeune servante pendant qu'elle gardait ses troupeaux dans le vallon du Laus. Dès lors le cœur de la pieuse bergère ne fut plus à elle. Pareille à la blanche pâquerette qui, au lever du soleil, ouvre sa riante corolle à l'astre qui la réjouit et la féconde, l'humble enfant reste immobile et muette devant la radieuse Étoile qui s'est levée sur elle et livre toute son âme aux mystérieuses influences de la vision qui l'éclaire, l'échauffe et la réjouit. Voir. voir toujours ce qu'elle voit, c'est sa nourriture, sa prière, son repos et sa vie. Le pain, le temps, le troupeau, tout, jusqu'au Rosaire est oublié... Les étoiles la surprirent à la même place... le bêlement de ses brebis vint la rappeler à elle et l'avertir qu'il était temps de se retirer. Pendant quatre mois, chaque jour, il lui est donné de contempler celle dont la vue lui fait un paradis sur la terre. Pendant la nuit, seul temps qui sépare l'heureuse bergère de l'objet de son amour, elle en rêve, et tout en rêvant elle se lève pour aller la voir. Elle se surprend alors au milieu des ténèbres courant sur les rochers, les pieds nus et à peine vêtue; c'est que, pendant qu'elle dort, son cœur veille, et l'amour du cœur entraîne le corps.

C'est dans une de ses apparitions que Marie déclara un jour à Sœur Benoîte qu'elle voulait être honorée au Laus et qu'on lui élevât là une chapelle où elle répandrait ses faveurs à pleines mains. « Mais, lui répondit Benoîte, qui connaissait la misère du pays, où prendra-t-on de l'argent pour bâtir cette église ? » « Soyez sans inquiétude, reprit la sainte Vierge, l'argent ne manquera point, et je veux que ce soit celui des pauvres ». Et voilà qu'à la voix de l'humble bergère, et attirés par les miracles qui se succédaient au Laus, une multitude de pèlerins s'y acheminaient. Le sanctuaire commencé en 1667 était achevé l'année suivante. Les pèlerins apportaient chacun une pierre pour concourir à la construction de l'édifice où il s'opérait chaque jour des conversions et des guérisons remarquables. La très Sainte Vierge avait promis qu'un des signes de sa présence au Laus serait une odeur céleste. Voici comment un vicaire général de Gap s'explique sur ces suaves effluves du ciel : « Les odeurs de Marie sont si délicieuses, et d'une si grande consolation, que celui qui les sent croit déjà jouir des avant-goûts du ciel. À mesure qu'elles frappent l'od0rat, elles enlèvent l'âme et toutes ses puissances, et remplissent le cœur de joie ; les parfums des fleurs ne sont rien en comparaison de ceux-ci. Si les hommes experts dans la distillation des plantes aromatiques et la préparation des baumes, respiraient ceux du Laus, ils en seraient pâmés de consolation. Ils ne sauraient ni, les connaître, ni en parler, parce qu'ils sont des écoulements de la divinité ». (Histoire des merveilles de N. D. du Laus).

Sœur Benoîte, qui respirait à leur source les doux parfums de la Rose mystique, et dont les sens, épurés par le travail de la sainteté, étaient plus exquis, en était toute transformée. Chaque fois qu'elle revenait d'auprès de sa tendre Mère, son visage paraissait lumineux, et son âme était tellement enivrée de consolation, que semblable aux bienheureux, elle ne pouvait ni boire, ni manger, ni dormir... Ses vêtements étaient aussi tout imprégnés de la bonne odeur, et la conservaient plusieurs jours. À ces signes, on connaissait qu'elle avait vu la Reine des anges ; ainsi l'abeille, chargée des parfums et de la poudre d'or du lys, laisse deviner qu'elle sort du sein de la Reine des fleurs.

Les bonnes odeurs étaient donc, pour la foule qui ne voyait pas la Mère de Dieu, une preuve d'autant plus sensible de sa présence, que ces odeurs paraissaient moins être une grâce particulière qu'un attribut de la nature céleste de Marie, en sorte qu'il eût fallu un acte de sa puissance pour les retenir.

Tout ce qui appartenait à la sainte bergère était parfumé, sa bute, son voile, sa main, son haleine, tout ce qu'elle touchait, et l'air qu'elle traversait. Lorsqu'elle parlait,le souffle de ses lèvres prévenait délicieusement l'odorat avant d'aller remuer le cœur. On se trouvait si bien auprès d'elle qu'on n'eût jamais voulu la quitter. Lorsque son cœur avait encore été échauffé par une communion, une extase, une vision, elle enivrait tous ceux qui l'approchaient, car ces fragrantes émanations avaient un flux réglé sur celui de l'amour. L'amour était le foyer intérieur qui volatilisait les arômes de son corps pur ; plus le foyer était ardent, plus il dégageait de parfums.

Si donc Benoîte ne porte pas l'or et les perles de la souveraine qu'elle représente, à la place elle répand de célestes parfums. Ce signe de sa mission n'est pas moins concluant que celui de la pénétration de son regard dans les ténèbres des consciences. Les parfums de Jésus-Christ, de la sainte Vierge, des Anges, et de sœur Benoîte composent ce que la tradition a nommé les bonnes odeurs du Laus, mots magiques, dont le charme subsiste encore, car les bonnes odeurs sont sensibles pour plus d'une âme privilégiée.

Lorsque l'église du Laus fut achevée, la sainte Vierge y envoya des Anges pour en célébrer l'inauguration, qui eut lieu le 25 décembre, après la messe de minuit. Benoîte était dans l'église, et suivait le cortège angélique dans sa procession. Du dehors, en apercevait par les fenêtres une grande lumière à l'intérieur, et de suaves parfums s'échappaient de toutes parts, quoique l'église fut fermée.

Sœur Benoîte est enterrée à l'entrée même de la chapelle miraculeuse, et sur sa tombe on lit cette simple inscription : « Tombeau de la, sœur Benoîte, morte en odeur de sainteté, le 28 décembre 1718 ».

 

II. Ô Marie, qui aimez à vous manifester aux âmes simples et innocentes, et qui avez daigné apparaître si souvent à notre sœur Benoîte sur la montagne du Laus, conversant si familièrement avec elle, qu'elle ne vous nommait que sa Bonne Mère, souffrez que je me mette sous votre protection, et daignez me faire sentir aussi les effets de votre maternelle bonté. Dites à mon cœur de ne plus aimer que ce qui peut plaire à votre divin Fils et à Vous, aidez-moi à accomplir mes bonnes résolutions ; attirez-moi dans le chemin de la perfection par l'odeur de vos parfums. Si, comme sœur Benoîte, je ne suis pas digne de la faveur de vous voir d'une manière sensible. Ah ! du moins, faites-moi éprouver la force et la douceur de votre puissante protection et alors je pourrai vous imiter, vous aimer, vous servir tous les jours de ma vie, et après ma mort vous contempler dans le ciel sur le trône de votre gloire. Amen.

 

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30 décembre 2013

Neuvaine à Notre Dame du Puy 2/4

Neuvaine à Notre Dame du Puy

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Quatrième jour

Les reliques conservées à Notre Dame du Puy

 

Il semblerait, selon les raisonnements de l'esprit humain, que là où se montre la Très Sainte Vierge, toute autre dévotion inférieure devrait disparaître ; car, quelle peut être la gloire des serviteurs de Dieu devant la splendeur de sa Mère? Tout éclat étranger ne doit-il pas s'éclipser devant la radieuse Image de celle qui est en même temps la reine des hommes et la maîtresse des anges ? Cependant la Sainte Vierge ne prétend pas s'attirer ces hommages exclusifs, et comme à Rocamadour elle s'est plu à s'associer le grand Solitaire qui a donné son nom au rocher où elle a suspendu son temple, ainsi, sur la montagne d'Anis, elle a voulu partager la vénération dont elle est l'objet avec les apôtres, les martyrs, les vierges et les confesseurs, dont elle a réuni autour d'elle les restes précieux. C'est que, par cette conduite, Marie a prétendu, 1° confirmer la Foi de la Sainte Église, 2° rehausser son honneur aux yeux des mortels, 3° nous apprendre à fouler aux pieds les vaines inquiétudes de la jalousie : nouveaux sujets d'études religieuses et de profondes méditations.

 

Marie, en s'associant les reliques des serviteurs de Dieu, confirme la foi de la sainte Église

 

On sait avec quelle rage les hérétiques, dans ces derniers temps comme dans les siècles plus anciens, se sont déchaînés contre les reliques sacrées des héros de la religion catholique. Détruire leurs autels, abattre leurs temples, profaner leurs ossements, disperser aux vents la poussière de leurs restes consumés par les flammes, tels ont été les exploits surtout des derniers et prétendus réformateurs. Insensés ! Ils ne voyaient donc pas qu'ils agissaient contre l'Écriture Sainte, dont ils prétendaient rappeler la pureté, contre l'enseignement général de tous les docteurs qui ne sauraient se confondre ainsi dans une même illusion, contre l'histoire de tous les siècles qui renverse leurs coupables nouveautés, contre la sentence de tous les Conciles qui se réunissent dans une seule et même décision, contre le sentiment même de la raison qui les condamne d'extravagance et de folie !

Et certes, les livres sacrés ne nous disent-ils pas que Joseph ordonna de transporter ses ossements dans la Terre promise, et que Moïse exécuta religieusement sa volonté ; que Josias détruisant l'idolâtrie, respecta le tombeau d'un prophète du Seigneur et défendit de remuer ses cendres : que le cadavre d'Élisée rappela un mort à la vie par la seule puissance de son attouchement ; que le manteau d'Élie servit au même prophète à diviser les eaux du Jourdain ; que l'hémorroïsse, dans l'Évangile, recouvra la santé en portant la main sur la frange des vêtements du Sauveur ; que les linges qui avaient été à l'usage de saint Pierre dissipaient toutes les maladies, et que les infirmités disparaissaient même sous la vertu de son ombre ?

Tous les docteurs des premiers siècles n'ont-ils pas tenu le même langage ? Saint Athanase ne loue-t-il pas Saint Antoine de sa dévotion à porter, dans les grandes solennités, le manteau de Saint Paul Ermite ? Saint Basile ne déclare-t-il pas que les corps des martyrs sont comme des tours qui protègent les villes et les provinces ? Saint Grégoire de Nysse ne témoigne-t-il point que les restes vénérables de Saint Théodore étaient placés avec honneur dans un lieu auguste et sacré ? Saint Grégoire de Naziance ne reproche-t-il pas à l'Apostat Julien de mépriser les reliques des martyrs, tandis qu'il admirait le bûcher d'un Hercule victime de la vengeance d'une femme ? Mais, sans accumuler les citations, qu'il nous suffise de recueillir ce témoignage solennel du grand Saint Ambroise, lorsqu'il disait : « J'honore, dans la chair des martyrs, les cicatrices endurées pour le nom de Jésus-Christ ; j'honore des cendres consacrées par la confession du Seigneur ; j'honore dans ces cendres les semences de l'éternité ; j'honore ce corps qui m'a montré à aimer mon Dieu, qui m'a appris à ne pas craindre la mort. Eh ! Pourquoi les fidèles n'honoreraient-ils pas ce corps que les démons révèrent, et qu'après avoir affligé dans le supplice, ils glorifient dans le sépulcre ? J'honore ce corps que Jésus-Christ a honoré par le glaive et qui règne dans le ciel avec Jésus-Christ ».

Parlerai-je des faits de l'histoire ? Montrerai-je la chaire de Saint Jacques conservée précieusement dans son église de Jérusalem ? Dirai-je comment les ossements de Saint Ignace furent transportés de Rome à Antioche, où ils se gardaient comme un trésor inestimable ; comment le même honneur fut rendu aux reliques de Saint Polycarpe, estimées plus précieuses que l'or et que les pierreries ; comment le grand Constantin enrichit Constantinople des restes de Saint André, de Saint Luc et de Saint Timothée ? Mais tous les doutes ne s'évanouissent-ils pas surtout devant la pompeuse translation de Saint Babylas au milieu des chants du peuple fidèle ; devant les innombrables miracles opérés au moment de l'invention du corps de Saint Etienne, et dont le grand Augustin nous a conservé de si frappants souvenirs, devant tant d'autres prodiges qui ont illustré les tombeaux des Gervais et des Protais, des Martin, des Geneviève, des Janvier, des Népomucène, prodiges si évidents qu'ils ont arraché de la bouche de Luther lui-même cet aveu solennel : « Qui peut disconvenir que Dieu ne fasse encore aujourd'hui par Ses Saints, auprès de leurs tombeaux et en présence de leurs reliques, des merveilles qui paraissent aux yeux de tout le monde ? »

Ajoutez à ces autorités déjà si respectables les décisions des Conciles anciens et nouveaux : partout vous retrouverez les mêmes usages et la même doctrine. Dès le quatrième siècle, le Concile de Gangres prononce anathème contre ceux qui avaient en horreur les lieux consacrés par la présence des martyrs. Celui de Carthage, terni en 368, confirme la pratique d'honorer les vraies reliques, en ordonnant de détruire les autels qui en renfermaient de fausses ou de douteuses. En Espagne, le Concile de Brague prescrit, en 675, le respect et la vénération avec lesquels on doit porter les châsses des serviteurs de Dieu. Celui de Mayence, en Allemagne, célébré en 813, ordonne, d'un côté, de solenniser la fête des saints dont les corps reposent dans la paroisse, et défend, de l'autre, de les transférer sans la permission de l'évêque. « Oui, dit le second Concile général de Nicée (787), notre Sauveur Jésus Christ nous a laissé les reliques de ses saints comme des fontaines salutaires d'où découlent en mille manières ses bienfaits ». C'est d'après ces témoignages irréfragables que le Concile de Trente a déclaré que les Corps saints doivent être vénérés comme les temples vivants de Jésus Christ, et condamné ceux qui oseraient soutenir qu'il n'est pas permis de rendre aux reliques un hommage religieux. Pouvait-il, après de tels antécédents, donner une décision différente ?

Et quand la foi se tairait, la raison ne parlerait-elle pas assez haut pour nous faire comprendre que, comme les enfants se plaisent à honorer les cendres de leurs pères, comme l'on conserve avec respect, dans l'or quelquefois, et dans les pierreries, le cœur des héros qui ont arraché leur patrie à la ruine et à l'esclavage, comme l'on va même jusqu'à garder avec un soin presque scrupuleux les objets souvent les plus simples qui n'ont d'autre mérite que d'avoir appartenu à des hommes célèbres et à d'illustres génies, ainsi la religion peut, sans blesser la raison, présenter à la vénération de ses disciples les cilices du solitaire, les chaînes du confesseur, les grils de fer du martyr, et à plus juste titre encore ces membres généreux que la pénitence a consumés ou qu'a déchirés le fer sanglant du bourreau. C'est pour rappeler, c'est pour maintenir, c'est pour propager ces hautes vérités, ces enseignements catholiques, que Marie a recueilli dans son temple tant de pieux trésors et de précieuses reliques. elle nous apprend par cette sage conduite que les vœux des âmes infidèles aux principes de la véritable église ne sauraient lui être agréables, et que nos prières, pour être exaucées, doivent partir d'un cœur soumis sans réserve à cette divine et infaillible autorité.

 

Marie, en s'associant les reliques des Saints, rehausse son honneur aux yeux de tous les mortels

 

Car, s'il est vrai qu'il n'y a rien qui fasse mieux ressortir les beautés d'un ouvrage que les contrastes, et la perfection des principaux traits d'un tableau que l'adroite disposition de ses ombres, ne peut-on pas dire que les Saints, malgré tous leurs mérites, ne semblent placés près de la Vierge-Mère que pour relever davantage l'éclat de ses privilèges et la splendeur de ses vertus ? Quelle différence, en effet, n'y a-t-il pas entre le cœur de Marie et le cœur des Saints, même les plus excellents ? On peut, comme dit saint Bernard, trouver ailleurs sur la terre des femmes qui, ou soient demeurées vierges, ou aient vécu dans l'humilité, ou se soient distinguées par la douceur, ou aient pratiqué la Charité et la Miséricorde ; mais quelle autre femme a jamais joint les joies de la maternité à l'honneur de la virginité ? N'est-ce pas là une grâce qui lui a été tellement particulière que personne ne l'a obtenue avant elle, et qu'après elle personne n'aura le bonheur de la posséder. Et sans parler même de cette haute et mystérieuse vocation, pour nous borner a ce qui lui a été plus personnel et plus intime, n'est-elle pas cette Vierge accomplie qui a surpassé toutes celles qui l'avaient précédée ou qui pourront la suivre dans la glorieuse carrière de la sainteté ? En elle, les vertus qui paraissaient communes n'ont-elles pas pris par leur perfection un caractère tout spécial et tout singulier ? On a vu des âmes pures ravir par leur modestie l'admiration de l'univers ; mais quelle pureté pourrait être mise en parallèle avec ce lys éclatant en blancheur que n'a jamais flétri la tache même la plus légère ? On a vu de grands Saints unir l'abondance des mérites aux abaissements de l'humilité ; mais quelle humilité oserait entrer en comparaison avec les anéantissements héroïques de cette incomparable reine, qui, tandis que Dieu l'élève jusqu'au Ciel, s'enfonce elle-même jusque dans l'abîme ? On a vu des cœurs embrasés pour Dieu de l'amour le plus vif et le plus ardent. mais que leur amour paraîtra faible, si on le rapproche de ce feu sacré qui dévorait celui de Marie, et dont la douce violence rompit enfin les chaînes qui attachaient à un corps mortel une âme incapable de supporter plus longtemps, loin de Jésus, les rigueurs d'une vie importune !

Venez donc, illustres serviteurs de Dieu, venez, par vos imperfections même, donner un nouvel éclat à l'admirable perfection de Votre Auguste Souveraine ; venez en même temps vous ranger autour d'elle pour lui offrir les hommages légitimement dus à sa grandeur ; venez, en vous courbant vous-mêmes devant elle, nous apprendre le recueillement et la ferveur que nous devons porter dans son sanctuaire ; venez enfin reconnaître, en présence de ses autels, que les dons spirituels qui ont orné votre vie et préparé votre gloire sont des effets de sa miséricorde et de sa tendresse pour vous ; venez jeter en quelque sorte à ses pieds, comme les vieillards dont il est parlé dans l'Apocalypse, ces palmes et ces couronnes que vous n'avez conquises que par son assistance maternelle. Mais permettez-nous en même temps de nous joindre à vous pour remercier, pour prier, pour vénérer, pour aimer celle qui est notre mère aussi bien que la vôtre. Soutenues de vos prières, nos prières seront plus ferventes; confondus avec vos hommages, nos hommages seront plus dignes de sa grandeur ; unis à vos actions de grâces, nos remerciements mériteront davantage d'être agréés ; échauffé par votre amour, notre amour sera moins glacé et moins languissant. Vous nous présenterez à cette puissante protectrice, vous qui êtes si particulièrement ses amis qu'elle partage son temple avec vous, et le pouvoir que vous exercez auprès d'elle nous préparera une aimable réception et d'abondantes faveurs.

 

Marie en s'associant les reliques des Saints, nous apprend à fouler aux pieds les vaines inquiétudes de la jalousie

 

La jalousie ne saurait entrer dans son cœur virginal, où règne la plus excellente charité ; elle voit sans peine les pieux fidèles passer de son autel à ceux des saints qui l'environnent, et quelquefois même, se prosterner devant leurs reliques avant que de saluer sa glorieuse image. C'est que la gloire de Dieu et le salut des hommes, sont le premier vœu et comme le premier besoin de son âme. Hélas ! Que ces sentiments sont rares aujourd'hui sur la terre ! Depuis que par l'envie du démon, le péché est entré dam le monde, les hommes ont été remplis de jalousie, et, par suite, d'un esprit de contention, de ruse, de malignité, de murmure, de médisance, d'outrages, de révolte, de dureté. C'est la jalousie qui arma la main du premier des homicides, et le poussa à répandre le sang de son frère ; c'est la jalousie qui inspira aux Pharisiens une haine injuste contre le Sauveur, et l'horrible pensée du déicide ; c'est la jalousie qui suscita à Paul des émules, jusque dans le ministère sacré de la prédication évangélique. La jalousie est une passion qui dessèche l'âme et le corps, un poison qui se glisse jusque dans les os pour les corrompre, une souillure qui couvre le front de rougeur, une source de meurtres et d'homicides, un désordre qui exclut du royaume de Dieu. L'envieux ne jouit pas tant de son propre bonheur qu'il n'est affligé de celui d'autrui ; il semble que le bien fait au prochain soit une perte pour lui, et qu'il souffre un tort quand le prochain obtient un succès. Les noirs soupçons fatiguent son cœur, il épie un regard, un geste, une parole pour surprendre un témoignage souvent imaginaire d'une prétendue préférence ; il n'est pas heureux, et il ne permet pas aux autres de l'être; parents, amis, enfants, épouse, tous ces êtres dont il devrait faire le bonheur, il les trouble, il les afflige, il les désespère par ses plaintes et par ses murmures. Que de péchés naissent de cette source empoisonnée ! De combien de péchés n'a-t-elle pas été pour moi le principe !

Daignez, ô mon Dieu, me préserver de retomber jamais sous l'empire de cette funeste passion, et comme elle vient ordinairement d'un grand fond d'orgueil qui porte l'âme à chercher la prédilection et à craindre le mépris, inspirez-moi cette profonde et salutaire humilité qui a été le fondement de tous les mérites et de tous les privilèges de la Très Sainte Vierge. Elle vous a plu par sa pureté, mais c'est par son humilité qu'elle a mérité de vous concevoir dans ses chastes entrailles. Une fois bien établi dans cette vertu, je ne m'offenserai plus de voir les autres plus favorisés que moi, puisque j'aimerai à me tenir à la dernière place, dans l'intime conviction de mon néant et de ma misère. Mais de quelle grâce n'ai-je pas besoin pour vaincre l'amour-propre qui me domine ? C'est à vous, ô Vierge très-humble, que j'ai recours, et c'est par vous que j'espère obtenir cette précieuse faveur qui assurera mon repos sur la terre, et mon salut dans la vie future.

 

Prière de saint Jean de Damas

 

Je vous salue, Marie, dont le nom semble indiquer l'abondance infinie des louanges que vous méritez. Car quelque innombrables que soient les éloges que l'on puisse faire de vous, jamais on ne parviendra à exprimer ce qui convient à votre dignité. Je vous salue, grande reine, qui avez obtenu de dominer, par l'autorité maternelle, le dominateur de l'univers ; assurer que tout vous est soumis, ce n'est pas s'éloigner beaucoup de la vérité.

Je vous salue, buisson environné de flammes, qui ne portent aucun préjudice et aucune atteinte à sa tige miraculeuse ; ainsi inaccessible au péché, vous avez, par votre enfantement divin, rouvert aux mortels l'accès du royaume céleste. Je vous salue, arche sacrée, sanctuaire construit parla main de Dieu, où le créateur du siècle nouveau a déposé ses trésors, et d'où est sorti Jésus le nouveau Noé qui a rempli de sainteté le monde de ces derniers temps. Je vous salue, tige sacrée, rameau planté par le Seigneur lui-même, vous qui seule féconde entre toutes les vierges, avez fait sans aucun secours humain germer comme une belle Fleur, un fils tout-puissant qui est le maître de l'univers. Je vous salue, urne fabriquée de l'or le plus pur, vase séparé de tout autre vase, d'où le monde entier reçoit le don de la manne céleste, je veux dire le pain de vie, cuit aux saintes ardeurs de la divinité. Je vous salue, tabernacle élevé par la puissance de Dieu, nouvelle création, Ciel nouveau mille fois supérieur à la voûte du firmament, d'où est sorti le Très-Haut pour habiter en personne avec les hommes, et d'où a découlé sur la terre, l'éternelle propitiation. Je vous salue encensoir d'or, mais d'un or tout spirituel, qui portant en vous un charbon divin, exhalez les doux parfums de l'esprit et dissipez l'odeur infecte de la corruption mondaine...

Je vous salue, temple du Seigneur, séjour de pureté, vous dont David a dit : « Seigneur, votre temple est saint et admirable par sa justice » ; vous à qui Jésus-Christ a emprunté le tabernacle de son corps pour faire des mortels le tabernacle du Dieu vivant. Je vous salue, source expiatrice, fontaine abondante en eaux célestes, ruisseau qui roulez des flots de sainteté, et d'où surgit le Saint des saints, qui efface les péchés du genre humain. Je vous salue, lieu ineffable où repose le Seigneur, terre que ses pieds ont doucement foulée, qui avez attaché à un lieu, en le revêtant de la chair, celui qui était libre de tout lieu, qui avez rendu composé celui qui était simple, temporel celui qui était éternel, borné celui qui ne connaissait point de bornes...

Je vous salue, porte tournée à l'orient, d'où s'élance le soleil levant de la vie, dont les rayons diminuent pour l'homme le triste couchant de la mort. Je vous salue, trône glorieux dont le faîte s'élève jusqu'aux nues, siège animé, où prend place le roi du ciel, et où il goûte un repos plus doux que dans les célestes intelligences elles-mêmes. Je vous salue, vrai chérubin, âme embrasée d'ardeurs, riche en sentiments divins qui sont comme autant d'yeux pour vous, centre de clarté, qui lancez des traits multipliés de grâce, et dont la libéralité transmet aux hommes la lumière qui ne se couche jamais.

Je vous salue, mère étrangère aux douceurs du mariage, seule immaculée parmi les mères, qui avez obtenu les joies de la maternité , en conservant les privilèges de la virginité ; prodige singulier, prodige nouveau qui surpasse tous les miracles. Je vous salue, vierge féconde, seule mère parmi les vierges, qui avez gardé le trésor de la virginité en recevant les consolations de la maternité, merveille qui, parla grandeur de l'étonnement qu'elle inspire, éclipse toutes les autres merveilles. Je vous salue, sceau royal, qui avez formé de votre substance le roi de l'univers qui naît de vous dans un petit corps semblable à celui de sa mère; car c'est une loi invariable, que telle est la mère, tel doit être le fils. Je vous salue, livre scellé, étranger à toutes les pensées des passions, où se laisse entrevoir, mais seulement à l'œil virginal, celui qui est l'arbitre de la loi divine. Je vous salue, volume pur et incorruptible, où est gravé le nouveau mystère, où le verbe exempt de toute forme a pris un corps dessiné d'après la forme et les couleurs humaines, en se rendant semblable à nous sous tous les rapports, excepté sous celui du péché.

Je vous salue, fontaine scellée, source d'innocence d'où a découlé, sans porter atteinte aux sceaux de la virginité, Jésus le ruisseau de la vie, qui par la participation de ses biens, nous a rappelés à l'immortalité et ramenés à ce paradis qui ne vieillit jamais. Je vous salue, jardin fermé, bosquet fertile, mais où la virginité n'a jamais donné aucun accès, et dont l'odeur est comme celle d'un champ en plein rapport, qu'a béni le Seigneur à qui vous avez communiqué la vie. Je vous salue, rose incorruptible, dont le parfum est si suave qu'on ne saurait en exprimer la douceur ; le Seigneur l'a senti, et il est venu se reposer en elle, il a germé d'elle comme une fleur qui a réduit au néant la vaine odeur du monde... Je vous salue, ô lys, dont le Fils Jésus revêt de splendeur les lys de nos campagnes, ô parterre odoriférant, où ce divin Sauveur a, sans culture et sans travail mortel, revêtu cette robe éclatante qui fait pâlir les ornements d'un Salomon. Je vous salue, céleste aromate dont les gouttes embaumées exhalent une odeur si douce à celui qui a dit dans le Cantique des Cantiques : « Mon nard a donné son odeur ».

Je vous salue, fille auguste, jeune prêtresse du Dieu vivant, dont la pureté excite les désirs, et dont la parure attire l'admiration du Seigneur, comme il le témoigne dans le même livre par ces paroles : « Que vos pas sont beaux, que votre chaussure est brillante, fille d'Aminadab ». Je vous salue, illustre sœur, amour suprême de ce noble frère dont vous partagez le titre et la beauté, et qui vous dit encore: « Vous avez blessé mon cœur, ô ma sœur, ô mon épouse, vous avez blessé mon cœur ». Je vous salue, chaste épouse, dont l'Esprit-Saint a présidé les noces, et dont l'époux est Jésus-Christ même qui chante dans les Cantique des Cantiques : « Vous êtes toute belle, ô ma bien-aimée, et il ri y a point de tache en vous; venez, ô mon épouse, venez du Liban ».

Je vous salue, or très pur, éprouvé par le feu du Saint Esprit dans le creuset du siècle, et que la rouille de la malice n'a jamais souillé, or mystérieux dont se composaient le chandelier, la table et tous les autres objets qui, selon les prescriptions de la loi, faits de ce précieux métal, représentaient, dans un sens allégorique et nullement ambigu, votre personne sacrée sous des noms divers et multipliés. Je vous salue, bois incorruptible, qui n'avez jamais admis en vous de vers rongeur, vous qui avez fourni la matière pour élever à Dieu un tribunal et un autel spirituels formés, non d'un bois impérissable, mais de votre sein immaculé. Je vous salue, pourpre royale, qui de votre sang virginal avez tissé un vêtement écarlate au Dieu qui a dit : « Les plis de votre Me sont comme la pourpre qui a été liée et teinte dans les canaux du roi ; que vous êtes belle ! que vous êtes aimable ! » Je vous salue, lien fortement filé, qui renfermez dans vos nœuds les hautes pensées et les sentiments sublimes, qui ne mollissez jamais, et jamais ne cédez aux attaques de la séduction... ; pourpre sacrée, or précieux qui se confondent dans un même tissu, pour former l'éphod du Pontife suprême des vertus célestes... Je vous salue, nuée légère, qui, comme à l'autel, avez caché le pain de vie, et sur laquelle s'est assis le Seigneur, ainsi qu'Isaïe l'a prophétisé. Je vous salue, vierge sans tache, honneur de la sainte intégrité, qui avez enfanté le Verbe Immaculé, et fait luire la splendeur de la virginité qui abrège la durée du monde, en multipliant les élus. Je vous salue, modèle de pureté, qui pouvez seule vous glorifier d'avoir un cœur sans souillure, montagne vraiment agréable à Dieu, du haut de laquelle est communiqué au nouvel Israël une sainteté plus excellente et plus durable que l'ancienne.

Je vous salue, toison de Gédéon, symbole de victoire, de laquelle a coulé en figure la rosée immortelle, qui a tenu ce langage : « Ayez confiance, j'ai vaincu le monde... » Je vous salue, nuée lumineuse, qui couvra de l'ombre de votre intercession le nouvel Israël dans la solitude de cette vie, et du fond de laquelle ont retenti les décrets de la grâce... Je vous salue, chandelier d'or, vase solide de la virginité, dont l'inspiration du Saint-Esprit est la mèche mystérieuse, et dont l'huile est le corps sacré emprunté à votre chair immaculée, heureuse combinaison d'où procède la lumière qui ne connaît pas de couchant, et qui allumé par votre saint ministère a brillé sur les peuples assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour les conduire à la vie éternelle. Je vous salue, pleine de grâce ; que peut-il y avoir, et quant au nom et quant à la réalité, de plus consolant, de plus gracieux que vous, par qui est venu au monde Jésus-Christ la joie immortelle, le remède à la tristesse attirée par Adam sur nos têtes. Je vous salue, paradis de délices, jardin plus fortuné que l'Éden, où a germé la plante verdoyante de toute vertu, et brillé l'arbre de la vie ; car c'est par le saint commerce que vous avez eu avec Dieu, que nous sommes rappelés à la vie primitive, malgré les menaces du glaive flamboyant dont parle l'Écriture, et qui cède et fuit devant vous. Je vous salue, cité du grand Roi, pour emprunter les oracles de David, cité célèbre et glorieuse, où s'ouvre le palais des cieux, où les habitants de la terre inscrits comme citoyens, tressaillent d'une joie perpétuelle, et dont l'esprit enfin et la langue de tous font de grandes et admirables peintures en Jésus-Christ duquel vous m'obtiendrez grâce pour la faute que j'ai commise en osant, malgré ma misère et mon peu de talent pour la parole, essayer de chanter vos louanges innombrables. A lui soit, comme il convient, gloire, honneur et adoration, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Cinquième jour

Les sanctuaires qui environnent l'Eglise de Notre Dame du Puy

 

La Très Sainte Vierge a recueilli dans son temple les reliques précieuses d'un grand nombre de Saints avec lesquels elle s'est plu à partager les hommages des peuples ; elle a fait plus encore : elle a groupé autour de son sanctuaire une multitude de pieux établissements qui l'environnent comme les rayons d'un centre glorieux, et que du sommet de son rocher elle semble dominer par Sa hauteur de sa position et protéger par l'étendue de ses regards. Les uns sont des paroisses confiées au clergé séculier qui s'y acquitte avec zèle du ministère pastoral; les autres sont des édifices religieux affectés à certaines confréries qui s'y rassemblent pour prier et pour entendre la parole de Dieu ; quelques-uns sont des communautés religieuses qui se sanctifient elles-mêmes et quelquefois sanctifient les autres avec elles. Tous méritent notre respect et peuvent offrir à notre esprit d'utiles sujets de méditation.

 

Respect dû aux églises paroissiales

 

Tous les temples élevés à la gloire de Dieu méritent un profond respect de notre part, selon cette parole de l'Écriture : « Tremblez en approchant de mon sanctuaire », « car le temple est le séjour de la gloire du Seigneur » ; « c'est la maison de prière », où s'établit un saint commerce entre le Créateur et ses créatures; c'est le lieu destiné au sacrifice, où s'immole sur l'autel la même victime qui a répandu sur la croix son sang adorable pour le salut de l'univers.

Mais l'église paroissiale doit avoir pour nous des souvenirs encore plus précieux : c'est là que, dès notre entrée dans la vie, nous avons été présentés sur les fonds sacrés du baptême, où l'eau sainte de la régénération, en effaçant le péché de notre origine, a gravé dans notre âme le caractère auguste d'enfants de Dieu ; c'est là que notre langue, commençant à peine à bégayer, se formait à prononcer les noms si doux de Jésus et de Marie, que notre esprit s'éclairait par des instructions simples et profondes de la lumière de la foi et que notre cœur, prévenu parles heureuses impressions de la grâce, commençait à ressentir déjà les délicieux élans de la charité ; c'est là que chaque dimanche le ministre choisi du ciel comme notre pasteur, célèbre pour nous, ainsi que pour toute la famille dont il est le père commun, l'adorable mystère du Saint Autel, et nous adresse, du haut de la chaire évangélique, des leçons familières et des conseils proportionnés à nos besoins présents; c'est là que, pour la première fois, il nous a été donné de nous asseoir au banquet divin et de goûter cette nourriture céleste que chaque année encore nous devons venir recevoir au pied du même autel, comme la brebis fidèle retourne avec empressement au bercail qui l'a vue naître ; c'est là que, réunis souvent avec nos frères dans une aimable et solennelle assemblée, nous aimons à chanter, d'une seule voix et dans un même chœur, les louanges du Dieu bienfaisant qui se plaît à répandre sur nous de douces et d'abondantes faveurs ; c'est là que se sanctifient, par la bénédiction du prêtre, les religieuses alliances qui donneront bientôt à l'Église des enfants nouveaux et de nouveaux défenseurs; c'est de là que le divin Sauveur enverra un jour ses ministres pour nous assister dans nos derniers combats, quand notre âme, accablée par la maladie, luttera péniblement avec la mort sur un lit de douleurs ; ou plutôt c'est de là qu'il sortira lui-même pour nous visiter sur notre triste couche et pour nous fortifier par sa présence au milieu des pénibles angoisses du trépas ; c'est là enfin qu'après notre dernier soupir seront portés nos restes inanimés, que l'eau sainte effacera les souillures légères échappées à notre faiblesse, et que les supplications de nos proches et de nos amis seront rendues plus efficaces par l'autorité de l'Église et la bénédiction de ses prêtres.

La paroisse ! N'est-ce pas le point de réunion des habitants d'une même contrée, l'école sacrée de l'enfance et de la vieillesse, le centre de la véritable civilisation ? La paroisse ! N'est-ce pas la flèche qui domine le château du riche comme la cabane du pauvre, qui, par le son mystérieux de sa cloche, rappelle à l'un et à l'autre la pensée d'un Dieu, que leur dérobent trop souvent les préoccupations et les intérêts de la terre, qui, par l'aspect du champ de repos, consacré par les prières de la religion, remet souvent sous leurs yeux l'idée si salutaire et si frappante de leur fin dernière ? La paroisse! n'est-ce pas là que la vie du chrétien prend son origine, reçoit ses développements, ranime ses forces, et, vaincue par l'âge ou les infirmités, vient enfin terminer sa course ?

Ne serait-ce donc pas tomber dans un grand désordre, que de passer sa vie dans l'éloignement continuel de ce bercail préparé à nos besoins spirituels, de méconnaître le pasteur légitime envoyé pour nous conduire dans les voies du salut, d'ignorer, je ne dis pas seulement ses conseils, mais jusqu'au son même de sa voix, de ne jamais édifier nos frères par notre présence dans l'assemblée des enfants de Dieu ? Mais aussi ne serait-ce pas un désordre également condamnable de venir dans ce lieu vénérable sans modestie et sans retenue, d'assister aux saints offices sans joindre nos voix aux accords des prêtres et des fidèles, de nous tenir dans le sanctuaire sans recueillement et sans piété, de n'apporter aux pieds des autels que des yeux égarés, des ornements mondains, une langue immortifiée, un esprit distrait, un cœur glacé et insensible ? N'ai-je,pas eu le malheur de me rendre coupable de ces excès ? pourrais-je m'y laisser encore aller à l'avenir ? Non, mon Dieu, et pour arrêter ma légèreté, je n'entrerai jamais dans ces églises qui doivent m'être si chères, sans répéter ces paroles du Prophète : « Que ce lieu est terrible! Oui, c'est vraiment ici la maison de Dieu et la porte du ciel. Oui, le Seigneur est véritablement dans ce lieu et je n'y pensais pas ».

 

Zèle empressé à s'enrôler dans les confréries

 

Plus un pays est pieux, plus les confréries s'y multiplient ; plus les confréries se multiplient dans un pays, et. plus la dévotion s'y propage. C'est là un fait incontestable démontré par l'expérience et dont la ville du Puy offre elle-même un grand exemple. Là, il n'est presque pas d'état et de condition qui n'ait son association particulière : c'est tantôt la congrégation des domestiques, tantôt celle des jeunes personnes, tantôt des réunions de pénitents, tantôt des assemblées d'artisans et d'ouvrières; chacun a son patron, chacun a ses exercices et ses jours de fête, et ce que l'on remarque dans ce pays de foi, on le voit s'accomplir de même dans les villes les plus dissipées, dans les campagnes les plus étrangères à la religion. Si dans les villages livrés à l'indifférence, si dans les grandes cités dévorées par les passions, il se trouve encore quelques âmes dans lesquelles la dévotion ne soit pas entièrement éteinte, c'est uniquement aux pieuses congrégations et surtout aux confréries de la Très Sainte Vierge que l'on est redevable de ce phénomène religieux. Aussi cet usage des associations chrétiennes a-t-il été de tout temps cher à l'Église et.à ses enfants. Dès les premiers siècles, Tertullien en traçait ainsi la forme et le réglement:

« Nous nous réunissons en assemblée et en congrégation, afin de faire à Dieu une sainte violence et de lui arracher ses grâces à force de prières ; car cette contrainte lui est agréable.... Nous nous formons en un même corps par le dévouement intime à une même croyance, par l'unité d'une même règle, par le sceau d'une même espérance.... Nos réunions sont consacrées à nourrir notre foi des paroles révélées, à ranimer notre espoir, à fixer en Dieu notre confiance, à inculquer dans notre âme la sainte discipline et à digérer les préceptes du Seigneur. Nous ajoutons à ces pratiques des exhortations, des châtiments, des censures divines. Si quelqu'un pèche assez grièvement pour mériter d'être séparé de la communication de la prière, retranché du corps des fidèles et privé de tout commerce avec les saints, nous regardons cette sentence comme un terrible préjugé de la condamnation future. La présidence appartient aux plus anciens et aux plus vertueux. Tous les mois, chacun des membres dépose une modique offrande, quand il le veut ou s'il le veut, pourvu qu'il en ait le moyen. Ce sont là comme les dépôts de la piété. A cette vue, les païens s'écrient: « Voyez comme ils s'aiment les uns les autres » (car pour eux ils se poursuivent d'une haine mutuelle) ; « voyez comme ils sont prêts à sacrifier leur vie pour leurs frères » (car pour eux ils sont disposés plutôt à donner la mort à leurs semblables). Si nous nous réunissons dans des repas de Charité, c'est pour confondre nos efforts dans un soin égal à garder la modestie et la pudeur; nous nous nourrissons bien moins d'aliments matériels que de vérité et de vertu ; nous ne blessons personne; nous ne causons à personne de déplaisir. Certes, quand des hommes probes, honnêtes, pieux et chastes se réunissent, leur assemblée doit être appelée non une faction, mais un sénat ».

Que les ennemis des confréries chrétiennes lisent attentivement ce passage, et ils ne manqueront pas de sentir l'injustice de leurs censures et de leurs attaques; que les âmes pieuses s'appliquent aussi à les méditer, et elles se sentiront portées plus vivement à s'engager dans ces saintes congrégations fondées sur la pratique des premiers serviteurs de Jésus-Christ, encouragées par les faveurs de l'Église, autorisées par l'exemple de tous les saints, et réclamées par notre propre intérêt, puisque c'est là souvent que nous trouverons des supérieurs vigilants pour nous avertir de nos défauts, des frères charitables pour nous animer par le spectacle de leurs vertus, des prédications touchantes pour dissiper nos langueurs, des fêtes pompeuses pour stimuler notre lâcheté, une espèce de nécessité d'approcher à certaines époques de ces sacrements salutaires sans lesquels nous tomberions bientôt de défaillance.

Mais aimons surtout les confréries de Marie; elles ont fait dans tous les temps les délices et la sécurité de ses enfants. Heureuse l'âme qui durant toute sa vie est demeurée unie par des liens sacrés à la Très Sainte Vierge ! Elle pourra dire, comme le fameux Juste-Lipse, au moment de la mort : « Ma plus grande consolation dans cet instant, c'est d'avoir été de la congrégation de la Vierge Mère de Dieu ». Elle pourra s'écrier comme lui avec une tendre confiance : « O Mère de mon Dieu, assistez votre serviteur qui est maintenant aux prises avec toute l'éternité ; ne m'abandonnez pas à cette heure, d'où dépend pour jamais le salut de mon âme ». Elle ne saurait abandonner,dans ce dernier passage, ceux qui ne l'ont jamais abandonnée durant les jours de leur vie mortelle.

 

Profonde estime pour les Ordres religieux

 

On sait avec quel acharnement le fanatisme et l'impiété ont déchaîné leur rage contre cette sainte milice, qui se sépare du monde pour vaquer avec plus de liberté à la pratique de la perfection et à la sanctification des âmes. C'est un crime à leurs yeux que d'embrasser la pratique des conseils évangéliques; les théâtres, les lieux de plaisirs et de débauches ne leur sembleront mériter aucun blâme ; tous leurs anathèmes seront pour les hommes humbles et modestes, pour les vierges pures et timides, qui n'ont en vue que la gloire de Dieu et leur salut éternel.

Mais en attaquant ces antiques et vénérables institutions ne va-t-on pas directement contre l'exemple et les leçons du Fils de Dieu ? Jésus-Christ, par sa pauvreté, son obéissance, sa chasteté, n'a-t-il point consacré en sa personne le triple vœu qui fait l'essence de la vocation religieuse ? ne les a-t-il pas promulgués solennellement, quand il a dit : « Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il se renonce soi-même... Il en est qui se sont rendus étrangers au mariage pour le royaume des cieux; mais tous ne comprennent pas cette parole »... « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous possédez, donnez-le aux pauvres, et venez et suivez-moi ».

Ces oracles divins n'ont-ils pas été, dès le commencement, entendus par tant de pieux solitaires et de fervents cénobites qui remplirent de leurs vertus encore plus que de leur multitude, les déserts de la Thébaïde et de l'Egypte? Saint Augustin n'a-t-il pas transformé en monastère son palais épiscopal ? Quelle admirable variété de costumes et de règlements dans ces troupes choisies qui s'avancent à la suite des Benoît, des Dominique, des François, des Bruno, des Jean de Matha, des Thérèse, des Jean de Dieu, des François de Sales, des Vincent de Paul, des Jean-Baptiste de la Salle ! Les hommes ne marchent pas seuls dans cette pénible carrière ; les femmes, malgré la faiblesse de leur sexe, les jeunes filles, malgré la légèreté de leur âge, les accompagnent et quelquefois les dépassent.

Mais ces admirables sociétés ne sont pas seulement utiles aux sujets qui les composent ; c'est de leur sein que découlent les bénédictions du Ciel, et la civilisation du monde ; leurs prières seules auraient dû suffire pour les recommander à l'intérêt des nations, qui sans elles auraient disparu souvent devant le souffle de la colère du Seigneur. Mais que d'autres bienfaits ! Et comment en retracer ici le tableau ? les malades soulagés dans leurs souffrances, les enfants recueillis dans leur abandon, les jeunes gens formés à la science et à la vertu par une éducation religieuse, les vieillards assistés dans leur décrépitude, les captifs arrachés à l'esclavage, les ignorants instruits, les mystères de la loi défendus, les sacrements administrés, les sauvages appelés à l'Évangile ; et puis les marais desséchés, les montagnes défrichées, les monuments élevés, les arts développés, les marbres richement sculptés, la peinture perfectionnée, les manuscrits propagés, les langues anciennes conservées, l'histoire confirmée, les ouvrages anciens promulgués, la poésie même cultivée avec un succès capable de le disputer presque aux chefs-d'œuvre de l'antiquité, voilà ce qu'ont fait, pour la société, pour la famille, pour les talents, ceux que l'ingratitude d'un siècle de prétendues lumières poursuit aujourd'hui de ses dédains et de. sa haine.

Gardons-nous bien de partager sa folie et son impiété. Si Dieu dans sa miséricorde nous appelle à braver les mépris du fanatisme, en nous donnant à lui sans réserve, ne nous rendons pas indignes, par nos résistances ou notre faiblesse, d'une si précieuse faveur ; si sa volonté, au contraire, nous retient dans la poussière d'un monde corrupteur, admirons dans des âmes plus courageuses que nous, un détachement que nous n'avons pas le courage de pratiquer; environnons de notre estime et de nos éloges, et ceux qui prient dans la solitude, et ceux qui travaillent dans le monde au bien public ; aidons-les dans leurs besoins, soutenons-les dans leurs combats, vengeons-les avec force et avec prudence des calomnies dont on les accable, et n'oublions jamais que quand des hommes pervertis ont voulu saper la religion dans, ses fondements, ils ont commencé par ébranler et détruire ces ordres religieux, qui sont comme les plus solides boulevards élevés de la main de Dieu pour la défense de son église.

 

Prière de Thomas A Kempis

 

O rejeton vraiment insigne, noblement issu de l'illustre tige des patriarches, glorieusement produit de la race sacerdotale, dignement émané du digne sang des pontifes, prédit par le chœur véridique des prophètes, sorti de la souche distinguée des rois, vous remontez jusqu'à David par la ligne d'une origine directe ; l'éclat de votre naissance a jeté sur la célèbre tribu de Juda, un nouveau reflet de lumière, et fait éprouver au peuple d'Israël un vif sentiment de bonheur. Élu d'avance et d'une manière singulière parmi le peuple élu de Dieu, favorisé de parents saints, religieux et agréables au Seigneur, vous vous êtes, par une disposition de la providence divine, levé sur la terre comme une aurore qui porte avec elle la sérénité. O heureuse Marie, ô vierge sans tache, digne de toute louange et de tout honneur, vous méritez d'être entourée de l'affection et du respect de tous. O diamant radieux des vierges, c'est vous qui, dès le commencement et avant tous les siècles, avez été prédestinée de Dieu pour enfanter dans le temps prescrit le Rédempteur du monde ; c'est vous que les patriarches ont désirée, les prophètes annoncée, la multitude des rois et des justes adoptée, le peuple dévot en Israël longtemps attendue ; c'est vous qui avez enfin été, par la miséricorde de Dieu, produite à la vue du monde languissant. O vierge sacrée, ô très illustre Marie, quel éclat, quelle louanges, s'attachent à votre nom sur toute la terre ! non, du couchant à l'aurore, il n'est pas une contrée, soit parmi les Juifs et les Gentils, soit parmi les Grecs et les Latins, soit parmi les Romains et les enfants de la Germanie, où votre nom n'ait été prêché avec l'Évangile de Jésus-Christ, et tous les jours encore il est prêché cet auguste nom dans toutes les églises de Dieu, dans les chapelles et dans les cloîtres, dans les champs et dans les forêts dédiés au Seigneur ; il est prêché par les petits et par les grands, par les prêtres et par les docteurs, ainsi que par les orateurs des divers ordres, qui tous ambitionnent également l'avantage de vous exalter et de vous glorifier. Car vous élever jusqu'aux astres des cieux, et proclamer à haute voix la supériorité de votre sainteté et de vos attraits sur la dignité même angélique ; c'est pour les âmes des justes un ardent besoin et une joie délicieuse. Le chant, la prière, la méditation, la célébration de vos solennités saintes, ne sauraient les fatiguer, tant l'amour a de force, tant la dévotion a de douceur ! C'est l'accomplissement de cette parole de la Sagesse : « Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif ». Louange et gloire au Dieu Très-Haut, qui vous accorde dans ce monde, ô Marie, des grâces si étendues préférablement aux autres filles des hommes, et qui maintenant a fixé votre place près du trône de son Fils au royaume céleste, dans un lieu dont la hauteur domine les chœurs des anges et des saints, dans un lieu magnifique qui, préparé pour vous de toute éternité, doit être le séjour durable d'une félicité sans terme.

O vierge souverainement vénérable, ô Marie, mère et fille du roi éternel, que toute bouche vous bénisse, que tout honneur, que tout hommage vous soient rendus ; vous possédez au plus haut degré la blancheur de la virginité, la profondeur de l'humilité, la ferveur de la charité, la douceur de la patience, la plénitude de la miséricorde, la dévotion de l'oraison, la pureté de la méditation, la sublimité de la contemplation, la tendresse de la compassion, la prudence du conseil, la puissance de la protection ; vous êtes le palais de Dieu, la porte du ciel, le paradis de délices, le puits de grâce, la gloire des anges, la joie des hommes, la règle des mœurs, la splendeur des vertus, le flambeau de la vie, l'espoir des indigents, le salut des infirmes, la mère des orphelins. O vierge des vierges, pleine de charmes et de suavité, étincelante comme l'étoile, vermeille comme la rose, brillante comme la perle, éclatante comme le soleil et la lune au ciel et sur la terre ; ô vierge douce et innocente comme la jeune brebis, simple comme la colombe, prudente comme la noble princesse, active comme l'humble servante. O sainte racine, cèdre élevé, vigne féconde, figuier d'une ravissante douceur, palmier d'une admirable étendue ; en vous se trouvent tous les biens, par vous nous sont données les éternelles récompenses. C'est donc près de vous que tous pendant le temps de notre vie nous devons nous réfugier, comme des enfants dans le sein de leur mère, comme des orphelins dans la maison de leur père, afin que vos glorieux mérites et vos prières nous garantissent de tous les maux. Ainsi soit-il.

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5 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 1/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Première semaine

Une semaine à Nazareth

 

Premier jour

La montée vers Nazareth

Quitter l'esprit du monde

Consécration des biens extérieurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens, Esprit Saint,

Viens, joie éternelle.

Viens, Toi qu'a désiré et désire mon âme.

Viens, Toi le seul, au seul,

puisque, Tu le vois, je suis seul.

Viens, Toi qui m'as séparé de tout

Et fait solitaire en ce monde.

Viens, Toi devenu Toi-même l'inaccessible.

Viens, mon souffle et ma vie.

Viens consolation de mon âme.

Viens, ma joie et ma gloire

Et mes délices sans fin.

Viens, Esprit, Toi qui m'as fait te désirer,

Toi l'inaccessible,

qui T'es fait Toi-même en moi désir.

 

(Syméon le Nouveau Théologien)

 

Symbole des Apôtres, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge. (La paix dans le monde, les familles, les jeunes, l'Eglise, la conversion des incroyants et, plus généralement, la prière, l'amour, la sainteté, la réconciliation et ses intentions particulière).

 

La Parole de Dieu

 

Saint Matthieu 19, 6-21

 

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

Saint Matthieu 19, 16-23

 

Un jeune homme riche s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements ». « Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux ».

 

Saint Matthieu 6, 31-34

 

« Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu'allons-nous manger ? » ou bien : « Qu'allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 août 1992

 

« Chers enfants, aujourd'hui je désire vous dire que je vous aime. Je vous aime de mon amour maternel et je vous invite à vous ouvrir complètement à moi, afin qu'à travers chacun de vous je puisse convertir et sauver ce monde où il y a beaucoup de péché et beaucoup de choses mauvaises. C'est pourquoi, mes chers petits enfants, ouvrez-vous complètement à moi pour que je puisse vous entraîner toujours davantage vers l'amour merveilleux de Dieu le Créateur qui se révèle à vous de jour en jour. Je suis avec vous et je désire vous révéler et vous montrer le Dieu qui vous aime. Merci d'avoir répondu à mon appel ».

 

Méditation

 

« Pour nous vider de nous-mêmes, il nous faut tous les jours mourir à nous-mêmes. C'est à dire qu'il faut renoncer aux opérations des puissances de notre âme et des sens du corps, qu'il faut voir comme si on ne voyait point, entendre comme si on n'entendait point, se servir des choses de ce monde comme si on ne s'en servait point (1 Co 7, 31), ce que saint Paul appelle « mourir tous les jours » (1 Co 15, 31) ! « Si le grain de froment tombant à terre ne meurt, il demeure seul et ne produit point de fruit qui soit bon ». (Jean 12, 24). Si nous ne mourons à nous-mêmes et si nos dévotions les plus saintes ne nous portent à cette mort nécessaire et féconde, nous ne porterons point de fruit qui vaille, nos dévotions nous deviendront inutiles, toutes nos œuvres de justice seront souillées par notre amour-propre et notre propre volonté, ce qui fera que Dieu aura en abomination les plus grands sacrifices et les meilleures actions que nous puissions faire. A notre mort, nous nous trouverons les mains vides de vertus et de mérites, et nous n'aurons pas une étincelle du pur Amour, qui n'est communiqué qu'aux âmes mortes à elles-mêmes dont la vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu ».

 

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Traité de la Vraie Dévotion à Marie, 8)

 

« Le Père des miséricordes que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie. (…) Au Messager céleste auquel elle fait Elle-même cette réponse : « Voici la servante du Seigneur, qu’il en soit de moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la Parole de Dieu son consentement, devint Mère de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption. C’est donc à juste titre que les saints Pères considèrent Marie non pas simplement comme un instrument passif aux mains de Dieu, mais comme apportant au salut des hommes la coopération de sa libre foi et de son obéissance ».

 

(Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, n°56)

 

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Prières

 

Prière Consécratoire

 

Marie, Toi qui as proclamé que Dieu renvoyait les riches les mains vides, je veux te dire que, sur la terre, le seul trésor que je désires, c'est Ton Fils, le Fruit de Tes entrailles, afin que là où est mon trésor, Ton trésor, là aussi soit mon cœur. Je Te consacre mes biens, toutes mes possessions matérielles afin que Tu en disposes en vue de l'avènement du Royaume. Toi qui nous as donné le Pain de la Vie, reçois le fruit de mon travail pour qu'il soit partagé et multiplié. La parole de Ton Fils qui nous dit que nul ne peut servir deux maîtres à la fois, cette parole me saisit et je Te déclaire que je ne veux rien d'autre que servir le seul Maître qui est Dieu et Son Humble Servante qui est ma Reine. Marie, je Te consacre mon travail, le fruit de mes efforts physiques et intellectuels, je mets à ta disposition mes biens matériels pour que tu en disposes selon Ton bon plaisir.

 

Antienne

 

Sainte Famille de Nazareth, petite Trinité sur la terre,

Jésus, Dieu sur la terre,

Marie, épouse de l'Esprit,

Joseph, ombre du Père,

Rendez-nous semblables à vous.

Petite Trinité sur la terre,

Joseph, mourant d'amour pour Marie,

Marie, mourant d'amour pour Jésus,

Jésus, mourant d'amour pour Marie,

rendez-nous semblables à Vous.

(Ephraïm) 

Psaume 130

 

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier

ni le regard hautain ;

Je n'ai pas pris un chemin de grandeur,

ni de prodiges qui me dépassent.

Non, je tiens mon âme en paix et silence.

Mon âme est en moi comme un enfant

comme un petit enfant contre sa mère.

Mets ton espoir Israël dans le Seigneur,

dés maintenant et à jamais.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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Pour recevoir les prières des 33 jours de la Retraite de Consécration par e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

3 mai 2013

Litanies de Saint Albert de Trapani

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Saint Albert de Trapani

Confesseur, Provincial de l'Ordre des Carmes

vers 1250-1306

Fête le 7 août


Avant que Pierre le Vieux montât sur le trône de Catalogue et de Sicile, il y avait dans ce dernier royaume, au Mont Trapani ou Eryx, aujourd'hui mont San Giuliano, un seigneur d'un sang très illustre et qui possédait de fort grands biens, appelé Benoît de Abbatibus il épousa une dame d'une naissance égale à la sienne, nommée Jeanne de Palizze. Ils marchaient l'un et l'autre dans les voies de la crainte de Dieu et de la véritable piété mais ils furent près de vingt ans ensemble sans avoir d'enfants qu'ils pussent laisser héritiers de leurs biens. Après avoir délibéré ensemble, ils résolurent tous deux de s'adresser à la Reine des anges et des hommes, et de la supplier, dans les sentiments d'une foi vive, de leur faire la grâce de leur donner un enfant, ajoutant que, si c'était un fils, ils le consacreraient pour jamais à son service dans l'Ordre des Carmes, que l'on appelait l'Ordre de la Bienheureuse Vierge.

Comme ils joignirent à ce vœu les jeûnes, les prières et les aumônes, Dieu l'écouta favorablement. Dans sa grossesse, Jeanne aperçut, ainsi que son mari, un flambeau allumé qui semblait sortir de son sein. Cette merveille lui fit juger que l'enfant qu'elle avait conçu serait un jour une lumière éclatante dont toute l'Eglise serait éclairée. Lorsqu'il fut né, on lui donna, par inspiration divine, sur les saints fonts de baptême, le nom d'Albert, qui jusqu'à lors avait été inconnu dans toute la Sicile. Quand il fut sorti de l'enfance, ses pieux parents n'oublièrent rien pour le faire instruire dans les lettres humaines et dans la science du salut. Le petit Albert y fit en peu de temps de tels progrès, que chacun était charmé de le voir si savant et si vertueux, dans un âge où les autres enfants n'ont rien que de léger et de puéril.

A peine eut-il huit ans, qu'un des plus puissants princes de l'île le demanda à son père pour lui faire épouser une de ses filles, quand il serait en âge d'être marié. Benoît. différa sa réponse autant qu'il lui fut possible ; mais, ne pouvant plus résister aux pressantes instances qu'on lui faisait, il en parla a sa femme, dans la pensée qu'elle n'aurait nulle peine à condescendre à une alliance qui paraissait si honorable pour eux et si avantageuse pour leur fils. mais la pieuse dame lui ayant remis devant les yeux qu'ils avaient voué ce fils a la Sainte Vierge, et qu'ils ne pouvaient pas violer une promesse si sacrée sans mériter un rigoureux châtiment de la part de Dieu, il rentra en lui-même, changea de sentiment, et ne voulut plus entendre parler de cette affaire.

Cependant Jeanne appela son fils en particulier, et lui déclara ce que son père et elle avaient résolu avant sa naissance. Le petit Albert, déjà rempli de l'esprit de Dieu, eut une joie extrême de savoir qu'il était consacré au service d'une si sainte Maîtresse. Il ratifia a l'heure même le vœu de ses parents il témoigna être prêt à l'exécuter, et, ayant reçu pour cela leur bénédiction, il s'en alla au couvent des Pères Carmes de Trapani, et y demanda avec instance le saint habit de leur Ordre. Le supérieur, admirant son zèle et sa dévotion, désirait beaucoup le recevoir mais parce qu'il apprit qu'il appartenait à des personnes de la première qualité, il n'osa pas lui donner entrée sans leur en avoir parlé auparavant. L'enfant fut donc obligé de s'en retourner chez ses parents sans avoir pu rien obtenir mais la nuit suivante la Sainte Vierge leur apparut, et les menaça d'une mort subite et précipitée s'ils n'accomplissaient au plus tôt ce qu'ils avaient promis à Dieu aussi, peu de jours après, ils conduisirent eux-mêmes leur fils dans le monastère, où il reçut le saint habit avec une ardeur et une piété qui toucha le cœur de toute la noblesse du pays, présente à cette sainte cérémonie.

Albert s'appliqua d'abord avec tant de ferveur à la vie intérieure et aux exercices de la pénitence, que le démon en fut bientôt épouvanté et, pour étouffer dans son âme cette précieuse semence de vertu, il lui apparut sous la figure d'une jeune personne douée de toutes les grâces et de toutes les beautés capables de gagner les cœurs les plus insensibles. Il ajouta à cette représentation des discours pleins de tendresse, et il tâcha de lui persuader de ne pas demeurer davantage dans un état qui était, disait-il, si peu conforme à la délicatesse de sa complexion, mais de venir plutôt goûter les douceurs et les plaisirs de la vie du monde, qui convenaient bien mieux à son âge et à son tempérament. Notre jeune novice fut d'abord étonné d'une si étrange vision. mais ayant reconnu que ce n'était qu'une illusion de Satan, il s'arma du Signe de la Croix, fit sa prière, et aussitôt ce spectre se dissipa sans laisser aucune mauvaise impression dans son esprit ni dans son cœur ; et bien loin qu'une si horrible tentation lui donnât de la froideur dans sa vocation, elle ne servit au contraire qu'à augmenter sa ferveur. Il ne manqua pas de faire sa profession au bout de l'année, et, depuis, il mena dans la religion une vie très rigoureuse et très pénitente ; car, outre les austérités communes à tout le saint Ordre des Carmes, il portait le cilice trois fois la semaine, se privait entièrement de l'usage du vin et ne buvait que de l'eau, et même, le vendredi, il ne prenait que du pain et de l'absinthe, pour mieux se ressouvenir du fiel et du vinaigre dont on a abreuvé la bouche adorable de Jésus-Christ en ce même jour.

L'oisiveté lui était insupportable, et il ménageait si bien son temps qu'il n'avait pas un moment qui ne fût destiné ou à la prière, ou à l'étude, ou aux œuvres de charité, ou à quelque autre occupation conforme à son état. Sa piété était telle qu'outre le Bréviaire ordinaire de son Ordre, il récitait toutes les nuits le Psautier entier, à genoux devant le crucifix ; et une fois que le démon fit tous ses efforts pour le troubler dans cette dévotion, en tâchant d'éteindre une lampe qui l'éclairait, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui apparut, et, rendant inutiles tous les efforts de Satan, il ne permit pas qu'il ressentit aucune distraction dans sa prière.

Quand il eut été ordonné prêtre, ce qu'il ne souffrit que par pure obéissance, on l'appliqua à la prédication. Ce fut alors qu'il fit paraître avec plus d'éclat son zèle pour la gloire de Dieu, car il s'acquitta de cette fonction avec tant de doctrine et de force, qu'outre le grand fruit qu'il fit parmi les fidèles, il convertit encore quantité de Juifs qui embrassèrent le christianisme. Notre-Seigneur, pour donner plus de poids à ses discours, voulut le favoriser du don des miracles. Lorsqu'il était à Messine par l'ordre de ses supérieurs, la ville fut assiégée par Robert, roi de Naples, et ce prince la serra si étroitement qu'il n'y pouvait entrer aucune munition de bouche, ce qui la réduisit en peu de temps à une extrême famine. Frédéric, roi de Sicile, voulait y mettre le feu, afin qu'elle ne tombât pas entre les mains des ennemis mais quelques personnes de piété ayant persuadé aux grands et au peuple de mettre leur espérance en Dieu et d'implorer son secours par les mérites d'Albert, ils vinrent tous trouver ce grand serviteur de Dieu. Il n'eut pas plus tôt connu l'état déplorable dans lequel ils étaient, qu'il offrit le saint sacrifice de la messe avec beaucoup de gémissements et de larmes pour leur mériter l'assistance du ciel, et alors on entendit en l'air une voix extraordinaire qui dit ces paroles : « Dieu a exaucé ta prière ». Ce qui fut confirmé par l'événement; car, dans le même temps, il parut au port trois galères chargées de vivres, sans qu'on ait pu savoir d'où elles étaient venues ni comment elles avaient pu entrer, le port étant assiégé et fermé de tous côtés. On reçut ces munitions comme des présents du ciel on les distribua aux habitants selon leurs besoins, et, par cette merveille, la ville fut délivrée de la grande extrémité où elle était et elle se trouva en état de se défendre. Le roi vint lui-même avec toute sa cour remercier le Saint, et il n'y eut ensuite personne dans Messine qui ne le regardât comme un excellent protecteur auprès de Dieu.

Voici une autre merveille bien plus considérable. Ce glorieux Saint voulut un jour chasser le démon du corps d'une jeune fille qui en était possédée depuis longtemps. Il alla donc chez elle à la prière de sa mère; mais aussitôt qu'il l'aborda, elle lui donna un soufflet sur la joue droite. Le serviteur de Dieu ne s'en émut point mais comme il était très-bien instruit à l'école de Jésus-Christ, il lui présenta sur-le-champ l'autre joue pour en recevoir un second, ce qui confondit si fort l'orgueil de Satan qu'il fut contraint de se retirer du corps de cette pauvre fille. Dans la ville de Trapani, saint Albert délivra une jeune femme qui avait déjà été six jours en travail d'enfant sans pouvoir accoucher, en lui donnant seulement un peu d'huile bénite, et en lui disant : « Notre-Seigneur Jésus-Christ te guérisse par les mérites de la sainte Vierge ! ».

Dans un voyage que ce saint religieux fit dans la Terre Sainte, il y guérit un Juif qui était en proie au mal caduc. Cette cure de son corps fit le salut de son âme, car lui et tous ses parents, qui furent témoins de cette merveille, se convertirent et reçurent de lui le Sacrement de la régénération spirituelle. Une autre fois, étant sur le chemin d'Agrigente en Sicile, il aperçut des Juifs, sur le bord d'un fleuve, près de se noyer, parce que l'inondation les avait surpris et, qu'ils ne pouvaient pas se sauver, à cause des hauteurs inaccessibles qui étaient, le long du rivage. Albert, qui était de l'autre côté, leur promit que, s'ils voulaient croire en Jésus-Christ, ils seraient infailliblement Le péril les força d'accepter la proposition du Saint, et aussitôt il passa le fleuve, marchant à pied sec sur les eaux et ayant retiré ces infortunés de la mort qui les menaçait, il leur donna le Sacrement de vie.

Saint Albert voyant que le grand nombre des miracles qu'il opérait lui attirait sans cesse un nouveau concours de peuples qui lui donnaient mille bénédictions et mille louanges, obtint permission de se retirer à Lentini afin de se mettre à couvert des applaudissements dos hommes mais Dieu, qui prend plaisir à ceux qui s'efforcent de s'anéantir pour le glorifier, se servit de sa retraite pour lui faire opérer des merveilles encore plus grandes car il continua de faire des miracles, non-seulement par la présence réelle de sa personne, mais encore par son ombre et par l'attouchement de ses habits. En effet, un jeune homme de grande naissance, réduit par la maladie à un état qui l'avait fait abandonner des médecins, fut guéri pendant une vision dans laquelle lui apparut saint Albert et par l'attouchement d'un de ses habits on avait, à l'instance de la mère de l'enfant, apporté cet habit du couvent, lorsque le Saint ne s'y trouvait pas. Un jeune enfant de Palerme, à qui sa sœur avait crevé un œil par un accident imprévu fut guéri de la même manière le Serviteur de Dieu lui apparut, et lui frotta cet organe avec de l'huile. A cause de ce miracle, on a toujours cru que l'eau ou l'huile où ses saintes reliques avaient été trempées était salutaire pour la guérison d'une infinité de maladies.

Ces rares vertus, ces merveilles de Saint Albert étant répandues dans tout son Ordre, le général l'obligea d'accepter la charge de provincial de la Sicile. Il s'acquitta de cette fonction avec toute la piété et tout le zèle d'un digne supérieur. Il faisait toujours à pied la visite des couvents qui étaient sous sa direction, sans autres provisions qu'un pot de terre où il y avait un peu d'eau et du pain pour sa nourriture. Un jour, le frère qui l'accompagnait et portait le vase, le laissa tomber et le cassa, ce qui le rendit tout triste et tout confus. Saint Albert s'étant aperçu de sa mélancolie et en ayant appris le sujet, lui commanda de retourner sur ses pas et de lui apporter les pièces du pot cassé. Ce frère retourna aussitôt par obéissance ; mais il fut bien étonné de trouver le pot tout entier et plein d'eau. Il empêcha encore un de ses religieux de tomber dans une action contraire à la pureté, en lui reprochant, par une connaissance surnaturelle que Dieu lui avait donnée, sa malheureuse résolution; car ce pauvre religieux, se voyant découvert, changea aussitôt de dessein et en fit une très rigoureuse pénitence.

Saint Albert étant arrivé à une extrême vieillesse, voulut enfin se dérober tout à fait aux yeux des hommes il s'en alla donc du côté de Messine et se retira dans une solitude voisine pour vaquer plus tranquillement à la contemplation des choses divines. Après y avoir passé quelque temps, il tomba dans une grande maladie; il eut révélation de l'heure de sa mort, et de celle de sa sœur, qui devait arriver au même jour et à la même heure que la sienne. Il en avertit ses religieux et s'y prépara de son côté en redoublant sa ferveur, ses pénitences et ses dévotions ; il les continua jusqu'au dernier soupir de sa vie. A cette heure suprême, faisant sa prière à genoux, après quatre-vingt ans d'une vie innocente, il mourut le 7 août 1306, et l'on vit son âme monter au ciel sous la forme d'une colombe. Son corps demeura sur la terre, couvert d'un cilice et exhalant une odeur suave qui embaumait tous les assistants. Au même moment, une cloche, qu'il avait fait faire à Messine, sonna d'elle-même et avertit tous les habitants de ce précieux décès.

Le roi de Sicile assista à ses funérailles avec la principale noblesse de son royaume et plusieurs prélats suivis d'une multitude innombrable de peuple. Pendant que l'archevêque de Messine délibérait avec le clergé et le peuple quel office on prendrait pour célébrer les obsèques de ce grand Serviteur de Dieu, on aperçut en l'air deux enfants revêtus chacun d'une robe blanche, qui entonnaient la messe d'un saint Confesseur par cet Introït : « Os justi meditabitur sapientam » ; le peuple ayant connu par la l'intention du ciel, on poursuivit cette messe jusqu'à la fin.

Sitôt que le bienheureux Albert fut enterré, on vit arriver de toutes parts, à son sépulcre, un nombre infini d'aveugles, de boiteux, de lépreux, de paralytiques et d'autres malades, pour lui demander la santé. Ils jeûnèrent et prièrent pendant trois jours, et au bout de ce temps, le Saint leur apparut environné de lumière et vêtu d'un habit d'une blancheur admirable, et il leur donna lui-même la guérison qu'ils demandaient. Dans la suite de la même année, le fléau de la guerre affligeant toute la Sicile, des cavaliers furent assez impies pour aller loger, avec leurs chevaux, dans l'église où reposait le corps de saint Albert et, comme ils désolaient tout dans ce temple sacré, ils n'oublièrent pas le tombeau du Saint, qu'ils mirent en pièces; mais ils furent bien surpris lorsqu'ils l'aperçurent à genoux dans le fond de son sépulcre, comme voulant crier à Dieu vengeance des outrages qu'ils faisaient a ses autels. En effet, tous les chevaux moururent sur-le-champ, et les soldats, frappés aussi de diverses maladies, expièrent leur sacrilège. Depuis ce temps-là, les Carmes, jugeant ce lieu trop exposé aux insultes des gens de guerre, s'établirent dans un autre endroit de Messine. Plus tard, on laissa seulement quelques ossements de Saint Albert dans ce nouveau couvent, et la principale partie de ses dépouilles fut transportée à Trapani, afin de satisfaire par là la dévotion des chrétiens dans l'un et l'autre lieu dans Messine, où il avait fait longtemps éclater une vie toute simple et toute miraculeuse dans Trapani, où il avait pris l'habit, fait profession et passé la plus grande partie de sa vie. Un ecclésiastique qui parla publiquement contre la sainteté d'Albert fut sur-le-champ puni par une grave maladie il ne put guérir que par l'intercession du Saint.

Ce grand serviteur de Dieu a encore opéré une infinité d'autres merveilles. Il a retiré les esclaves des prisons sans en forcer les portes, délivré des matelots du naufrage, ressuscité des morts, outre une infinité de maladies qui se guérissent encore tous les jours par le moyen de l'eau bénite dans laquelle on a fait tremper ses reliques sacrées. Toutes ces merveilles sont en trop grand nombre pour les pouvoir rapporter. Mais il y en a une que nous ne saurionstaire la bienheureuse Madeleine de Pazzi, religieuse de son Ordre et l'une des plus brillantes étoiles de son siècle, décédée l'an 1608, se trouvant un jour prise d'une violente tentation de quitter l'habit religieux, eut recours à saint Albert; à l'heure même, il lui apparut, et prenant un habit blanc dans le côté de Jésus-Christ crucifié, l'en revêtit; et depuis elle ne ressentit jamais de pareilles attaques.

On le représente 1° debout, tenant un lis et un livre; 2° chassant par sa bénédiction le démon qui s'était présenté à lui sous la, forme d'une femme. Aussi voit-on quelquefois des pieds d'animal paraître sous la robe de cette prétendue visiteuse; 3° avec une lampe en main, ou placée près de lui; 4° délivrant une jeune fille possédée.

 

Texte extrait des Petits Bollandistes, volume IX, Paris, 1876

 

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Litanies de Saint Albert de Trapani

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Albert, Victime de sainteté, priez pour nous

Saint Albert, Miroir de chasteté priez pour nous

Saint Albert, exemple de pauvreté, priez pour nous

Saint Albert, modèle d'obéissance, priez pour nous

Saint Albert, disciple de l'humilité priez pour nous

Saint Albert, Fraîcheur des fiévreux, priez pour nous

Saint Albert, qui dès votre enfance avez méprisé les richesses, priez pour nous.

Saint Albert, qui avez marché sur les eaux d'un fleuve sans vous noyer,

Saint Albert, qui avez libéré des Juifs d'un naufrage,

Saint Albert, qui par votre prédication avez conduit les païens à la foi,

Saint Albert, qui avez guéri un lépreux par un baiser,

Saint Albert, qui, avec le signe de la croix avez fait fuir le démon tentateur,

Saint Albert, qui dormiez sur des branches de vigne,

Saint Albert, qui avez libéré les malades de toute sortes d'infirmités,

Saint Albert, qui guidez les pas de voyageurs,

Saint Albert, doué du don de prophétie,

Saint Albert, protecteur des femmes enceintes,

Saint Albert, qui avez libéré Trapani, votre patrie, de la fièvre et de la peste,

Saint Albert, qui avez libéré Messine de la famine, de la guerre et de la peste,

Saint Albert, dont la sainteté à été proclamée à Messine par les Anges,

Saint Albert, qui avez voulu que votre chef soit conservé à Trapani,

 

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous de nous, Seigneur.

 

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.



Priez pour nous, Saint-Albert

Afin que nous devenions dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

Dieu, qui avez fait de Saint Albert de Trapani un religieux exemplaire par sa pureté, sa vie de prière et son amour de la Vierge Marie, donnez-nous d'imiter ses vertus et de pouvoir ainsi trouver place au Banquet du Royaume éternel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

 

6 mai 2013

Le Serviteur de Dieu Henri Verjus

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Le Serviteur de Dieu Henri Verjus

Missionnaire du Sacré Cœur d'Issoudun

Premier Apôtre de la Nouvelle Guinée

1860-1892

 

Henri-Stanislas Verjus naquit le 26 mai 1860 à Oleggio, petite ville du Piémont, de mère piémontaise et de père savoyard ; né deux mois après l'annexion de la Savoie à la France, Henri Verjus était de Nationalité Française.

Tout enfant, il donna des signes d'une grande piété : au jour de sa Première Communion qu'il fit à l'âge de huit ans, il senti naître en son âme la vocation au Sacerdoce. Admis en 1872 à la Petite Œuvre du Sacré Cœur, alors à Chezal-Benoît, près d'Issoudun, il devint bientôt le modèle accompli de ses condisciples, par sa piété, sa dévotion à Marie, sa Charité, son renoncement.

Le 15 février 1878, il fit ses premiers pas dans la Congrégation des Missionnaires du Sacré Cœur ; à partir de ce moment, il ne rêva plus qu'apostolat et martyre : ce furent les deux passions de sa vie. Aussi fit-il converger vers l'apostolat toutes ses études, tous ses travaux, toute son activité, toutes ses prières, et commença-t-il son martyre en se livrant à des mortifications extraordinaires.

Ordonné Prêtre à Rome en 1883, il exerça pendant une année un ministère fécond dans la Ville Eternelle. Enfin, en 1884, il put partir pour ses chères missions. Le premier, il pénétra dans la Nouvelle Guinée, terre immense encore fermée à l'Evangile. Par son intarissable bonté, il gagna le cœur des indigènes et, au prix de mille souffrances, il les convertit au Christ. Son zèle et son activité étaient sans bornes, comme son amour pour Jésus Christ et les âmes. Il arrosa de ses sueur cette terre infidèle ; il l'arrosa aussi de son sang, grâce à ses pénitences effrayantes.

Il y reçut l'Onction Episcopale le 22 septembre 1889. Trois ans après il vint en Europe pour l'intérêt de ses missions : son but était principalement de susciter partout des vocations pour hâter la conversion de sa chère Nouvelle Guinée. Épuisé par les fatigues de son héroïque apostolat, miné par la fièvre, il voulut quand même aller jusqu'au bout de ses desseins apostoliques ; mais il dut s'arrêter à Oleggio, où il mourut martyr de Charité, à peine âgé de 32 ans. Sa terre natale garde et vénère sa tombe. Nombreuses sont les âmes qui l'ont invoqué après sa mort et ont éprouvé la puissance de son intercession.

 

Sa consécration au Sacré Cœur comme victime pour la Nouvelle Guinée

 

Mon bon et mon unique Bien-Aimé Jésus ! Aujourd'hui, 17 octobre, fête de l'aimante et première victime de Votre Divin Cœur, je viens, par les mains très pures de ma bonne Mère, m'offrir à Votre Justice et Miséricorde pour être Votre victime, Vous priant et Vous conjurant de me purifier, sanctifier et immoler entièrement pour payer les dettes de ces pauvres âmes, obtenir leur grâce et leur conversion. Je sais, ô mon Dieu, que Vous pouvez me prendre sur parole et me faire endurer toutes les rigueurs de Votre Justice. J'y consens, ô mon Dieu ! Je le souhaite !... Je le veux !... Je Vous me demande ardemment !... Il le faut, ô mon Dieu, que Vous soyez connu et aimé de tout ce peuple. Il faut que ces âmes soient sauvées !... Il faut que Votre Sang les lave, les purifie et les sauve ! Et si, pour cela, ô mon Jésus bien-aimé, il faut du sang ! Des tourments ! Une passion ! Une flagellation ! Un crucifiement ! Un chemin de croix vivant ! Ô bon Jésus, je Vous en conjure, acceptez-moi. Voici tout ce que j'ai, tout ce qui me reste encore !... mon sang... mon corps tout entier... mon cœur, mon âme, tout moi-même. Crucifiez-moi ! Ô mon Jésus !... Brisez-moi !... et triomphez sur mes ruines ! Ô ma bonne Mère, j'ose me placer sur Votre Cœur de Mère, comme sur un encensoir. Brûlez, consumez tout en moi, et faites que notre Jésus accepte ma pauvre offrande et qu'il envoie une grâce irrésistible à ces âmes que je veux Lui porter.

Je m'offre aussi, ô mon Jésus pour cette petite association des victimes dont j'ai le bonheur de faire partie. Je les aime, ô mon Dieu, comme Vous les aimez, multipliez-les pour le Salut de Votre peuple. Envoyez celui que Vous voulez être le consommateur de cette chère œuvre. Et encore une fois, ô mon Maître, si ma vie, si mon sang tout entier, répandu dans les plus cruels tourments peuvent hâter cet instant béni où Vous serez connu, aimé et adoré chez ce peuple, me voilà, ô mon Dieu, prenez-moi des mains de Votre Mère et la mienne, purifiez-moi, immolez-moi tout entier au bon plaisir de Votre Divin Cœur.

 

+Stanislas-Henri Verjus,

Esclave de Marie, Victime du Sacré Cœur

 

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Prière pour demander la glorification du Serviteur de Dieu

 

O Jésus, adorable Rédempteur du monde, Vous qui, aux jours de Votre Vie mortelle, avez laissé tombé ces consolantes paroles : « Demandez et vous recevrez », daignez écouter nos supplications et nos prières, et Vous glorifier Vous-même en glorifiant Votre Serviteur Henri Verjus. Daignez faire sentir de plus en plus sa protection à ceux qui l'invoquent et nous accorder les miracles que la Sainte Eglise réclame pour la Béatification de ses enfants. Souvenez-Vous, Seigneur, des trésors d'humilité, d'amour, de générosité, d'immolation dont Vous avez rempli son cœur, et daignez bientôt permettre à Vos serviteurs fidèles d'exalter Votre infinie Charité, en plaçant sur nos Autels celui qui en a été plus particulièrement l'objet. Ainsi soit-il.

 

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

 

Les personnes qui, après avoir invoqué Monseigneur Verjus, en ont obtenu des grâces, sont priées de les faire connaître à

Monsieur le Directeur de la Fraternité Notre Dame du Sacré Cœur d'Issoudun

4 rue de L'avenier, B.P. 18,

F- 36107 Issoudun cedex

www.issoudun-msc.com

 

Cum permissu Superiorum

 

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