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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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18 février 2009

Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

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Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

Fondateur du Scoutisme Catholique et des Soeurs de Sainte Croix de Jérusalem

1882-1951

Plus qu'un éducateur, qu'un animateur et entraineur de jeunes et que le promoteur en France de la méthode scoute, le Père Sevin a donné a la méthode scoute toute sa dimension puisqu'il l'a catholicisée. Le Père Sevin n'est donc pas que le fondateur du scoutisme français : il est le fondateur du scoutisme catholique, de la spiritualité scoute. C'est en cela qu'il est un exemple pour les jeunes du XXIème siècle, scout et non scout : parce qu'il a su apprendre à la jeunesse tout à la fois la joie, l'ascèse et l'amour de la création divine, et leur proposer une méthode simple menant à la sainteté.

Né à Lille le 7 décembre 1882, Jacques Sevin est d'abord l'élève des Jésuites au collège de la Providence à Amiens. Dès cette époque, il s'enthousiasme pour la marine et la Chevalerie. En mars 1900, il réussit son baccalauréat et entre à l'Institut catholique de Lille pour y préparer une licence d'anglais. Au mois de mai, il décide d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Après son Noviciat, il enseigne l'Anglais au collège de Florennes, ce qui lui permet de passer un séjour en Angleterre. La même année, en 1907, Baden-Powell dirige son premier camp scout. Le Père ne s'en doute alors même pas ! En 1913, à la suite de deux articles défavorables au Scoutisme dans la revue jésuite "Les Etudes", le Père obtient la permission d'aller en Angleterre pendant les grandes vacances pour voir ce qu'il en est. Le 20 septembre, il prend sa première tasse de thé avec Baden-Powell et, enthousiasmé, forme la résolution de fonder en France "la Fédération Catholique du Scoutisme". Dès son retour d'Angleterre, il approfondit la méthode scoute et la fait connaître autour de lui. Le 2 août 1914, il est ordonné prêtre. Après plusieurs séjours en Angleterre où il étudie sur place le scoutisme, le Père Sevin commence la rédaction de son fameux livre "le Scoutisme", qui sera édité en 1922. Il fonde plusieurs Troupes et, en 1919, avec Xavier Sarrazin, fonde "l'Association des Scouts de France" qui regroupera plusieurs Troupes. Cette même année, il rencontre l'abbé Cornette et lui fait part d'un grand projet : la fondation d'une Fédération Nationale des Scouts Catholiques. Il reste plusieurs semaines à Paris pour faire avancer les choses. Enfin, le 1er mars 1920, un comité organisateur est créé. Le Père Sevin propose le nom de la Fédération : "Les Scouts de France". Il est chargé de mettre au point le règlement. Par ailleurs, le Père Sevin est autorisé par ses supérieurs à se mettre à la disposition de la nouvelle Fédération.

Le 25 Juillet 1920, date officielle de la création des Scouts de France, paraît le premier règlement. La jeune Fédération a quatre co-fondateurs : le Père Sevin, secrétaire général, le Chanoine Cornette (le " Vieux Loup "), aumônier général, Edouard de Macédo et le Général de Maud'huy. Très vite, le Père Sevin échange le titre de Secrétaire Général contre celui de Commissaire Général. Par un travail acharné, il bâtit la "Maison Scouts de France" : organisation et extension de la Fédération, recrutement et formation des chefs, création et rédaction de la revue Le Chef. Bientôt, le Père Sevin reçoit l'autorisation de Baden-Powell d'organiser des camps-école d'égale valeur internationnale que celui de Mac-Laren en Angleterre : c'est dire la confiance que le fondateur met en cette toute jeune association promise a un brillant avenir ! Comprenant que l'" on ne peut donner que ce que l'on a reçu ", l'année 1922, voit donc l'ouverture du camp de "Chamarande", destiné à la formation des chefs. C'est également au Père Sevin que l'on doit la croix potencée, le cérémonial, la rédaction catholique de la Loi scoute et de la Promesse, la rédaction des trois Principes, la prière des chefs, les paroles de nombreux chants scouts (chant de la Promesse, cantique des Patrouilles, chant des adieux, monte flamme...), ainsi que l'extension du Scoutisme aux handicapés physiques et mentaux. Le travail du Père est considérable. En 1924, il doit abandonner son titre de Commissaire général pour se consacrer uniquement à ses fonctions de Commissaire à la formation des chefs. Pendant 10 ans, à partir du mois d'août 1923, le Père dirigera le camp de formation des chefs de Chamarande. Il en sera l'animateur et donnera le meilleur de lui-même pour former des chefs dignes du Scoutisme catholique. Mais au sein du quartier général, des difficultés surgissent. Des oppositions doctrinales provoquent une crise. Le 15 mars 1933, le Père Sevin est prié de se retirer. De cette crise il a donné l'explication suivante : "Après avoir vécu la mystique du Scoutisme, nous sommes entrés dans la politique du Scoutisme !" Le Père Sevin se retire sous sa tente, à l'écart des camps, des conseils et des assemblées, ce qui lui permet de réaliser un projet que depuis longtemps il portait dans son cœur : la fondation d'un Ordre religieux issu du Scoutisme. Le premier prieuré en est créé en 1944, sous le nom de l'Institut de la Sainte Croix de Jérusalem . En 1948, il crée une école scoute, la " Maison française ". C'est dans la nuit du 19 au 20 juillet 1951 que le Père Sevin rentre doucement à la Maison du Père. Son corps repose encore aujourd'hui dans le cimetière de Boran-sur-Oise, où, en unité ou anonymement, des scouts viennent encore chaque année déposer quelques fleurs et réciter des prières sur la modeste tombe du fondateur de cette chevalerie des temps modernes. Le Père Sevin est actuellement en procès de béatification à Rome...

Toute sa vie, il fut un animateur spirituel, un entraîneur d'âmes, un formateur de caractères, puisant sa force auprès de Celui qui a dit : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire !". Cette parole du Christ, le Père Sevin s'en était profondément pénétré. Ce fut sans doute là le grand secret de son admirable rayonnement. Plaçant à la base de l'éducation scoute l'Amour (aimer le jeune tel qu'il est, et pour ce qu'il est appelé à être), la Joie (celle de l'oubli de soi, celle qui est contagieuse), et la Confiance (même dans les pires canailles, il y a toujours 5% de bon, disait BP. Croire sur parole, et croire capable du mieux), le Père a découvert une véritable spiritualité : rechercher l'ascèse, cultiver les Vertus (Franchise, Dévouement, Pureté), et donner par le contact avec la nature une mentalité de campeur (c'est à dire " d'homme vraiment libre, indépendant des lieux et des biens, homme qui ne tient à rien, pas même à sa tente, et qui par conséquent, est toujours prêt. "). Incontestablement, c'est le Père Sevin qui est le fondateur du Scoutisme Catholique. La meilleure façon de lui témoigner notre reconnaissance consiste tout simplement à respecter intégralement l'héritage qu'il nous a légué, le magnifique trésor du scoutisme catholique.

Pensées du Père Sevin

" Ayons horreur des mots, passons aux actes ".

" Ce dont un scoutisme missionnaire ne peut se passer, ce qui seul rend son action féconde, c'est la splendeur de sa sainteté. "

" Des scouts qui soient des saints. Il ne faudrait avoir peur ni du mot ni de la chose, la sainteté n'est d'aucun temps, ni d'aucun uniforme particulier. "

" Ouvrez toutes grandes les portes de votre âme comme naguère Abraham ouvrit les portes de sa tente et la Trinité toute entière y entra. "

"Pas d'Evangile au rabais"

"On ne fait rien sur Terre qu'en se consumant"

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Prière pour obtenir la béatification du Père Jacques Sevin, s.j.

O Dieu, Tu as mis au cœur de Ton serviteur Jacques Sevin le désir ardent de « s’user jusqu’au bout » pour Ton Amour et celui de la jeunesse ; ainsi Tu as voulu faire grandir au sein de l’Eglise catholique, les jeunes liés à travers le monde par la promesse et la loi scoutes ; Tu lui as inspiré la fondation de l’Institut de la sainte Croix de Jérusalem, pour l’extension de ton Royaume et le Salut de la jeunesse du monde entier : donne-nous le même amour généreux dans la prière, l’accueil et le service des jeunes, afin de les conduire jusqu’à Toi. Et, si cela T’est agréable, Daigne glorifier ici-bas Ton serviteur Jacques En nous accordant par son intercession les grâces que nous implorons. Amen.

Les personnes qui reçoivent des grâces par l’intercession de Père Jacques Sevin sont priées de les faire connaître au : Prieuré de Boran sur Oise (60820) France.

Téléchargez la prière pour le Père Sevin (pdf) en cliquant ici

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Pour approfondir

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-524303.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169283.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169284.html

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8 janvier 2009

Neuvaine à Notre Dame de Pontmain

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Notre Dame de Pontmain

Apparition en 1871

Fête le 17 janvier


Au soir du 17 janvier 1871, La Vierge Marie est apparu dans le Ciel avec une robe bleue sombre remplie d'étoiles, un crucifix dans ses mains. Des mots se sont "affichés" par la suite au dessous d'elle: « Mais priez donc mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps, Mon Fils se laisse toucher. »


L'hiver 1870-1871 fut terrible pour la France. Le 19 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre à la Prusse et depuis, les défaites se succédaient. L'Empereur avait capitulé le 2 septembre, Paris était assiégé par l'ennemi, l'armée de l'Ouest était battue au Mans le 13 janvier, et elle se repliait en désordre ; une grande partie de la France était occupée : il ne restait plus aucun espoir humain d'arrêter l'invasion. A près la défaite du Mans, l'inquiétude augmenta dans l'Ouest ; les troupes françaises battaient en retraite en direction de la Bretagne. Le soir du 17 janvier, le général allemand Von Schmidt disait : "En ce moment, mes troupes sont à Laval". Elles étaient, en effet, aux portes de la ville et avaient reçu l'ordre de la prendre; celle-ci ne pouvait résister. Or, Laval est à 52 kilomètres de Pont-Main. L'angoisse régnait à Pont-Main. Depuis le 23 septembre, 38 hommes ou jeunes gens étaient partis à la guerre. Monsieur le Curé les y avait préparés. Après la messe qu'il avait célébré pour eux le jour du départ, il les avait bénis, consacrés à la Sainte Vierge, et leur avait promis qu'ils reviendraient tous ; mais, depuis plusieurs jours, on était sans nouvelles de la plupart d'entre eux. L'angoisse était telle que le 15 janvier, après les vêpres, personne n'avait eu le courage d'entonner le cantique habituel : "Mère de l'Espérance". Mais l'abbé Guérin avait su trouver dans son coeur les paroles de foi et de confiance qui raniment le courage : la prière et les chants s'étaient finalement élevés comme de coutume. Puisque toutes les espérances et les consolations humaines semblaient perdues, ne fallait-il pas se tourner vers Dieu ? Dieu, en effet, allait « se laisser toucher » par l'intervention de sa Mère à qui l'on recourait de toutes parts. C'est sa Mère aussi, que Dieu allait choisir pour apporter le message d'espérance et l'assurance d'être exaucé en peu de temps. C'est à Pont-Main qu'elle apporta ce message. On y priait tellement! Au départ des soldats, Monsieur le Curé avait demandé à ses paroissiens de venir à la messe, chaque jour si possible. Son appel avait été entendu ; l'assistance était nombreuse et, après la messe, on priait encore pour la France et les soldats. La paroisse était devenue une véritable communauté priante, dans laquelle chaque famille voulait avoir sa place. Les enfants priaient peut-être encore plus que leurs parents. Monsieur le curé ne se lassait pas de leur redire : « Priez, mes enfants, vous obtiendrez miséricorde ; et surtout, demandez par Marie ». Parmi les enfants, les deux petits Barbedette se distinguaient par leur piété. Chaque matin, après une courte prière et le travail avec leur père, ils récitaient le chapelet à haute voix pour leur frère (parti à la guerre), avant le déjeuner. Depuis le début de la guerre, ils allaient chaque jour à l'église faire le chemin de croix, pour demander la cessation des hostilités. Ils servaient ensuite la messe de 7 heures et s'unissaient encore aux prières pour les soldats. La classe sonnait à 8 heures. Là encore, les religieuses les faisaient prier et chanter des cantiques pour obtenir la miséricorde divine. Ainsi se passa la journée du 17 janvier 1871... Au moment précis où la Vierge Marie promettait la paix aux petits enfants de Pont-Main, les troupes allemandes étaient établies dans le voisinage immédiat de Laval et recevaient du général Von Schmidt l'ordre de prendre la ville qui était sans défense... Mais dans la nuit du 17 au 18, le prince Frédéric-Charles donnait contrordre ; le lendemain avaient lieu à Saint-Melaine, à 2 km de Laval, les derniers combats qui se terminaient à l'avantage de l'armée française. Le 20 janvier, Laval vivait encore dans l'inquiétude, car la nouvelle de l'apparition n'était pas connue. Mgr Wicart, évêque de Laval faisait dans la basilique d'Avesnières le voeu de rebâtir la tour et la flèche, pour que la ville fut préservée de l'invasion. Le jour même, les troupes allemandes commençaient à évacuer la Mayenne. Le message de Pont-Main se réalisait : « Priez, Dieu vous exaucera en peu de temps ». Le 28, l'armistice était signé...


D'après le Chanoine Foisnet, Notre Dame de Pont-Main, Belles histoires belles vies, éditions Fleurus

Neuvaine à Notre Dame de Pontmain


Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher


Pontmain, lieu d'apparition officiellement reconnu par l'Eglise. Reméditons son message riche d'enseignement pour aujourd'hui. Car comme en 1871, la France est envahie. Non pas par les Prussiens, mais par le découragement et la culture de mort. Prions afin qu'elle soit délivrée !


Chaque jour à la fin de la prière, prier : un Notre Père, un Ave Maria, puis dire l’invocation : Notre Dame de Pontmain, prie pour nous !

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Premier jour

Notre Dame de la prière

L’apparition : une prière communautaire entre le Ciel et la terre.

Prière : Seigneur, Dieu de l’Alliance, tu invite tes enfants à une communion de vie avec Toi. Par Marie, tu nous en rappelles le chemin. Apprends-nous à prier afin que nous puissions t’exposer les besoins de notre vie humaine et t’écouter nous redire ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

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Deuxième jour

Mère de l’Espérance

L’apparition : Marie apporte l’espérance au petit peuple découragé.

Prière : Par la promesse d’un sauveur, Dieu de nos pères, tu as soutenu l’espérance de ton peuple durant les épreuves de son histoire. Aux heures de doute, de lassitude ou de dégoût, qu’intercède pour nous Celui qui se laisse toucher par la prière, le Sauveur des hommes, né de la Vierge Marie, Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles. Amen !

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Troisième jour

Madone de l’Enfance


L’apparition : à Pontmain, ce sont les petits enfants qui sont témoins et messagers.

Prière : Seigneur Jésus-Christ, tu as donné les enfants comme modèles à ton peuple et tu ouvres ton Royaume à ceux qui leur ressemblent. Avec l’aide de Marie que tu a donnée pour Mère, apprends-nous à aimer et à comprendre les tout-petits. A leur exemple, garde-nous confiants dans l’amour que tu nous portes. Toi qui est vivant dans l’amour du Père et du Saint-Esprit pour les siècles des siècles.

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Quatrième jour

Mère compatissante

L’apparition : Dans l’angoisse de la guerre Marie vient assurer de la tendresse de Dieu.

Prière : Aux heures de détresse et d’angoisse, tu as permis Seigneur, que Marie, Mère du Christ et Mère des hommes, redonne à tes enfants l’espérance et la joie. A sa prière, fais-nous reconnaître, aujourd’hui la présence de l’Emmanuel, la vraie lumière qui éclaire notre nuit, Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui règne avec Père et le Saint Esprit, maintenant et dans les siècles des siècles. Amen !

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Cinquième jour

Mère du sauveur


L’apparition : Marie nous présente la croix douloureuse puis glorieuse de son Fils.

Prière : Seigneur Jésus-Christ, tu as pris sur toi, les souffrances et le péché du monde et tu as offert ta vie pour la multitude. Que ta Croix glorieuse, présentée dans le ciel de Pontmain, par la Vierge Marie, soit un signe dans notre marche hésitante et que sa présence en nos vies nous fasse découvrir ton Visage de Gloire, en ton Royaume où tu règnes avec le Père et le Saint-Esprit. Amen !

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Sixième jour

Mère de l’Eglise

Prière : Père des cieux, tu as voulu que la Vierge Marie témoigne d’une tendresse particulière pour un peuple en prière. Donne-nous le sens du rassemblement ecclésial. Apprends-nous à voir en Marie le modèle et la Mère du Peuple de Dieu. Soutiens chacun de nous dans la mission que tu lui confies d’annoncer ton œuvre d’amour et de salut accomplie par ton fils, Jésus, notre Seigneur.

L’apparition s’entoure d’un ovale de Gloire quand la paroisse se réunit avec le curé Guérin.

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Septième jour

Enseignante céleste

L’apparition : Dans le ciel de Pontmain Marie nous enseigne l’essentiel du Mystère du Salut.

Prière : Dans ta bonté paternelle, Seigneur, tu soutiens l’espérance de tes enfants. Fais-nous vivre le regard tourné vers ton Fils, Lui que la Vierge Marie nous présente comme le fondement de notre foi et de notre espérance : Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi, Père et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen !

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Huitième jour

Messagère de la sainte Cité

L’apparition : à Pontmain par Marie c’est le Ciel qui s’ouvre et la vie éternelle apparaît !

Prière : Père des Cieux, dans la visite de la Vierge Marie, tu ouvres notre regard sur la merveilleuse beauté des élus dans la Gloire. Aide ton peuple à être le témoin assuré de la vie éternelle dans un monde livré à l’incroyance. Donne-lui d’être, en cette vie, un reflet de la lumière de ton Christ, dans la ferme espérance d’être corps glorieux en ton Royaume de lumière. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

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Neuvième jour

Reine de la Paix


L’apparition : à Pontmain, le 17 janvier Marie est venue apporter un message de paix, et de fait, à partir de ce jour ce fut la fin de la guerre et les soldats rentrèrent chez eux.

Prière finale à Notre Dame de Pontmain, Mère de l’Espérance et Reine de la Paix. Très douce Vierge Marie, tu as, dans ton apparition à Pontmain, rappelé l’importance de la prière, fortifié en nos cœurs l’Espérance et apporté la Paix. Daigne accueillir favorablement aujourd’hui la prière ardente que nous t’adressons pour que s’établisse dans nos coeurs, nos familles, notre pays et toutes les nations la paix, fruit de la justice, de la vérité et de la charité. Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi, sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie. Aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu. Amen !



Permis d’imprimer. Laval le 30 novembre 1994.

+ Louis-Marie Billé

Evêque de la Mayenne (France).

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Notre Dame de Pontmain (pdf) en cliquant ici

23 janvier 2009

Neuvaine enseignée par le Christ à Dozulé

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Neuvaine de Noël

A Dozulé, le 25 Décembre 1975, le Seigneur a dit à Mme Madeleine Aumont, avant la Neuvaine destinée à prolonger l’Année Sainte : “ L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne connaîtra pas Mon Message et ne le mettra pas en pratique. Mon Père, dont la Bonté est infinie, veut faire connaître au monde Son Message, pour éviter la catastrophe. Plus que jamais, Je veux verser dans les cœurs Ma Grâce à toutes ces âmes en détresse. Et voici ce que Je promets à chacune de ces âmes, quand elles connaîtront Mon Message et le mettront en pratique. ”

Jésus: « Je désire qu’ils disent chaque jour la prière, suivie d’une dizaine de Chapelet. Chaque foyer qui la dira avec une grande Confiance sera protégé de tout cataclysme, puis Je verserai dans les cœurs Ma Miséricorde. » Promesse faite par Jésus Lui-même à Mme Madeleine Aumont le 28 Mars 1975 à Dozulé (Normandie).

Prière Quotidienne

Jésus de Nazareth a Triomphé de la Mort, Son Règne est Eternel, Il vient Vaincre le monde et le temps. Pitié mon Dieu pour ceux qui Te blasphèment, pardonne-leur, ils ne savent ce qu’ils font, pitié, mon Dieu pour le scandale du Monde, délivre-les de l’esprit de Satan, pitié mon Dieu pour ceux qui Te fuient, donne-leur le goût de la Sainte Eucharistie, pitié mon Dieu pour ceux qui viendront se repentir au Pied de la Croix Glorieuse, qu’ils y trouvent la Paix et la Joie en Dieu notre Sauveur, pitié mon Dieu pour que Ton Règne arrive, mais sauve-les, il en est encore temps, car le temps est proche et voici que Je Viens. Amen !

Viens Seigneur Jésus !

1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie

Seigneur, répands sur le Monde Entier les trésors de Ton Infinie Miséricorde.

Après la Prière Quotidienne, dire pendant 9 jours les prières suivantes :

Premier jour

“ J’adoucirai l’amertume où se plonge l’âme des pécheurs. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Deuxième jour

“ Je multiplierai de grâces l’âme des prêtres et des religieuses, car c’est par elles que Je veux faire connaître Mon Message. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Troisième jour

“ Je garderai près de Mon Cœur les âmes pieuses et fidèles, elles M’ont réconforté sur le Chemin du Calvaire. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Quatrième jour

“ Je verserai les Rayons de Ma Grâce au moment où ils connaîtront Mon Message, aux païens et à tous ceux qui ne Me connaissent pas encore. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Cinquième jour

“ J’attirerai à l’unité de l’Eglise l’âme des hérétiques et des apostats. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Sixième jour

“ Je recevrai dans la Demeure de Mon Cœur les enfants et les âmes humbles, afin qu’elles gardent une affection spéciale à notre Père des Cieux. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Septième jour

“ J’accorderai des grâces de tout ordre à ceux qui connaissant Mon Message persévéreront jusqu’à la fin. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Huitième jour

“ Je soulagerai les âmes du Purgatoire, Mon Sang éteindra leurs brûlures. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Neuvième jour

“ Je réchaufferai les cœurs les plus durs, les âmes glacées, celles qui blessent le plus profondément Mon Cœur. ”

1 notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix.

Téléchargez le texte de la Neuvaine de Noël (pdf) en cliquant ici

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Consultez les Messages de Jésus à Dozulé,

en cliquant sur le lien suivant:

http://mercy.e-monsite.com/rubrique,messages-de-jesus-a-dozule-1,227686.html

21 novembre 2008

Neuvaine à Sainte Philomène

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Sainte Philomène

La chère petite Sainte du Curé d'Ars

au 3e siècle

Fête le 10 août


Jésus disait à Sr Faustine : "Chaque jour, tu amèneras à mon Coeur. un groupe différent de ces âmes, et tu les plongeras dans l'océan de ma Miséricorde. Moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père. Tu feras cela dans cette vie et dans l'autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma Miséricorde. Chaque jour, par ma douloureuse Passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes." (Petit Journal, § 1209)


Pape Grégoire XVI lui donne le titre de grande Thaumaturge. Le vénérable Curé d'Ars a été suscité par Dieu pour servir de modèle et de patron aux prêtres. Il ne faut pas leur demander d'aspirer aux mêmes dons extraordinaires ni d'imiter ses extrêmes rigueurs, Cela n'est pas possible sans un appel spécial de Dieu. Mais ils peuvent facilement suivre son exemple de bien d'autres façons.Si les prêtres voulaient seulement placer une statue de cette grande Thaumaturge dans leurs églises et répandre sa dévotion, du haut de la chaire comme dans le confessionnal, leurs églises deviendraient bientôt des centres de dévotion, et des grâces abondantes se répandraient sur le pasteur et sur le peuple. Les malades, les affligés, et surtout, les pécheurs les plus endurcis récolteraient sans tarder les bienfaits de la puissante intercession de la Sainte. Chapitre 6 p. 52ge du XIX siècle, aussi le titre Patronne du Rosaire Vivant(1) Dans sa jeunesse , Jean-Paul II a lui-même fait partie d'un Rosaire vivant, qui consiste à vivre et prier plus spécifiquement tel ou tel mystère du Rosaire, personnellement ou en groupe. Le Pape Pie IX lui donne le titre : Patronne du Royaume de Naples et 1849 Patronne des Enfants de Marie....


Que faut-il donc penser d'une dévotion que les Papes ont non seulement sanctifiée l'un après l'autre de leur autorité suprême, mais recommandée eux-mêmes par leur amour et leur propre exemple? Rien ne peut être assurément plus consolant pour les dévots de sainte Philomène que les Vicaires du Christ aient si clairement manifesté leur foi dans les pouvoirs miraculeux de son intercession. Que nos lecteurs ne s'imaginent pas que les exemples que nous avons donnés soient exceptionnels ; ils sont plutôt la règle. La venue de la Sainte dans une église ou une région est le signal des plus étonnantes bénédictions. Les miracles opérés dans certains sanctuaires de sainte Philomène sont si merveilleux qu'ils rivalisent presque avec ceux de Mugnano. Si seulement les prêtres pouvaient être amenés à placer une statue de la Sainte dans leur église. elle ferait le reste toute seule.


Je demande aux lecteurs et lectrices d'aller acheter ce livre et visiter les sites internets qui parlent de cette grande sainte martyre et d'avoir une dévotion pour elle et la faire connaître. Je demande aux prêtres de la faire connaître et de placer son image à défaut d'une statuette dans leur église, chapelle et de lui faire une place de choix. On peut faire une neuvaine à sainte Philomène en récitant la belle litanie de Sainte Philomène neuf jours consécutifs. Lorsque l'intention est très importante, il est bon d'assister à la Messe et de recevoir la communion pendant les neuf jours. De merveilleux résultats ont également été obtenus en faisant dire une neuvaine de Messes à son Sanctuaire de Mugnano.

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Sainte Philomène, Vierge et Martyre


Partie commune pour chaque jour. Daignez prier pour moi pendant cette neuvaine faite en votre honneur; Vous savez ce que j'espère de votre intercession, ( préciser ici, dans les termes que l'on voudra, la faveur que l'on désire). Sainte Philomène, en qui le saint Curé d'Ars mettait toute sa confiance, moi aussi j'ai confiance en vous! Sainte Philomène, Vierge et Martyre, priez pour nous.
Pater, Ave. Gloria.

Répandre la dévotion à Sainte Philomène

Une autre façon très efficace de conquérir l'amour et l'amitié de la " chère petite Sainte'' c'est de répandre sa dévotion et de faire largement connaître ses pouvoirs miraculeux. La façon la plus simple est de faire connaître la vie et l'Histoire de sainte Philomène au plus grand nombre de personnes possibles. Il est presque impossible de lire le simple récit des miracles qu'elle opère et des faveurs qu'elle obtient sans éprouver une puissante attirance et une ardente affection pour la chère Thaumaturge. Ceux qui répandent sa dévotion peuvent être assurés de sa puissante protection.


Neuvaine à Sainte Philomène

Premier jour


Par la pensée, ô sainte Philomène, je descends en cette catacombe romaine où vos restes sacrés sont demeurés ensevelis pendant des siècles. Je vénère ces reliques d'une Vierge martyre des premiers temps de l’Église, puis je lis sur les trois briques qui fermaient votre tombeau cette suave inscription: Pax te cum fi lumena! La paix soit avec toi Fille de Lumière. Sainte Philomène, votre nom signifie Bien-aimée. Oui, en vérité, vos précoces vertus, votre pureté virginale, votre courage dans les sacrifices vous ont valu d'être ici-bas, avant même de l'être au Ciel, une de ces âmes que Jésus aima particulièrement. Et à présent, après votre immolation sanglante, vous reposez dans la paix, dans l'éternelle paix ! Ô sainte Philomène, obtenez-moi de fuir le péché, de rester dans la grâce de Dieu et de posséder ainsi toujours la paix de la bonne conscience, afin que moi-même j'aie une place privilégiée dans le coeur de mon Dieu.

Deuxième jour


O sainte Philomène, ce n'est qu'à l'aurore du dix-neuvième siècle que votre humble tombe est sortie, comme par hasard, de l'oubli. Jusque-là, on avait ignoré jusqu'a votre existence et à votre nom, comment s'est passée votre existence sur la terre? Nous l'ignorons. Nous savons seulement qu'elle s'acheva en peu d'années, et qu'elle fut humble comme votre tombeau. Oh! la vie cachée, la vie modeste et obscure, comme vous la relevez aux yeux du chrétien ! C'est la vie de Jésus à Nazareth et ce fut la vôtre, douce Vierge martyre. Apprenez-moi à l'apprécier et à l'aimer. Faites-moi mépriser et fuir, comme elles le méritent, les vanités d'un monde coupable. Qu'à votre exemple, je m'attache à mes devoirs d'état, si humbles, si laborieux soient-ils, afin qu'en les remplissant j'accomplisse, moi aussi, la divine Volonté.

Troisième jour


O sainte Philomène, l'Église vous a décerné le titre de Vierge. Vous avez été immolée au printemps de votre vie, et vous étiez restée pure au milieu d'un monde païen, corrompu et corrupteur .Vous êtes comme un beau lys ensanglanté dont le parfum, traversant les âges, est parvenu jusqu'à nous. N'est-ce pas même votre amour de la virginité qui vous fit accepter si généreusement le martyre? Les temps où nous vivons, ô petite Sainte, sont-ils moins mauvais que ceux où vous avez vécu? À combien de dangers ne sont pas exposées les âmes croyantes ! Gardez-moi au milieu de ce monde. Donnez-moi en même temps l'amour de la prière qui écarte les périls et qui, comme le disait votre saint ami le Curé d'Ars, " rend une âme pure toute-puissante sur le coeur si bon de Notre-Seigneur".

Quatrième jour


O sainte Philomène, avec le titre de Vierge, l'Église vous a décerné le titre de martyre. Cette palme, peinte sur votre tombe, prouve en effet que vous avez bien donné à Jésus-Christ le témoignage suprême de l'amour. À treize ans vous avez quitté la terre, alors que la vie vous souriait, pleine de promesses; mais pour éviter la mort il eût fallu renier Dieu, et vous ne l'avez pas voulu, Sainte Martyre, vous nous apprenez le prix de notre âme et combien précieux est le trésor de notre foi. Vous nous apprenez encore que nous devons tout endurer, tout souffrir plutôt que d'abandonner nos pratiques religieuses et l'obéissance aux lois de l'Église. Obtenez-moi la force dans les épreuves, dans les peines, dans les maladies, avec le courage de faire, pour l'amour de Dieu, tous les sacrifices nécessaires.

Cinquième jour

O sainte Philomène, c'est dans le sanctuaire de Mugnano, en Italie, que vous avez d'abord manifesté votre bienveillant pouvoir. À peine vos restes précieux y furent-ils honorés que les miracles dus à votre intercession se multiplièrent. C’est au pied de votre reliquaire que fut guérie, en particulier, une mourante amenée de France, celle-là même qui avait fondé à Lyon l'oeuvre admirable de la Propagation de la Foi. Cette guérison poussa le souverain Pontife Grégoire XVI à approuver votre culte déjà si répandu." C'est une grande Sainte", avait déjà dit de vous le pape Léon XII. Oui, ô bien-aimée du Christ, nous le croyons, vous êtes vraiment une grande Sainte. Un village de la terre de France, ARS, a été aussi le témoin de vos prodiges. Votre puissance n'a point diminué. On vous a appelée une " sainte petite Thérèse des premiers temps de l'Église" : comme votre angélique soeur ne passez-vous pas votre Ciel à faire du bien sur la terre?

Sixième jour


O sainte Philomène, pendant trente années, un prêtre de France que l'Église a canonisé, le Curé d'Ars, n'a cessé de vous invoquer et de vous faire invoquer. Il vous appelait sa chère petite Sainte, son consul, sa chargée d'affaires, près de Dieu. C'est par vous que saint Jean-Marie Vianney a obtenu de Dieu des grâces et des miracles sans nombre. À sa demande, vous guérissiez les corps, vous convertissiez les âmes. En vérité vous paraissiez lui obéir comme un enfant à son père. Une prière fervente, ô douce Vierge Martyre, trouve toujours le chemin de votre coeur. C'est pourquoi, m'inspirant de l'exemple du saint Curé d'Ars, je fais instance auprès de vous. Vous mettiez parfois sa patience à l'épreuve. Si vous voulez éprouver ma Foi, donnez-moi, avec la persévérance dans la prière, la confiance assurée que Dieu, prié par vous, m'accordera la grâce la meilleure.

Septième jour


O sainte Philomène, il est conté dans la vie du saint Curé d'Ars que vous lui apparaissiez pour le réconforter au milieu des luttes qu'il avait à soutenir contre l'enfer. Vous " descendiez vers lui du Ciel, belle et lumineuse", lui apportant un reflet des divines splendeurs. Ne disait-il pas en son langage simple " Avec la sainte Vierge et sainte Philomène, nous nous connaissons bien" ? Vaillante Martyre, moi aussi je désire vous bien connaître, vous et la Vierge bénie qui écrase la tête du serpent infernal. Satan multiplie les assauts contre les âmes baptisées ; il en veut spécialement aux âmes des plus petits. Ö petite sainte du Curé d'Ars, rendez sa rage impuissante. Donnez-moi une horreur toujours plus grande du péché, afin qu'il n'ait sur moi aucun empire. Fortifiez-moi au milieu des tentations et donnez-moi la victoire.

Huitième jour


O sainte Philomène, du monde disparaîtraient peu à peu les Vérités de l'Évangile si, de temps en temps, il ne nous les montrait vivantes dans une âme pleine de Foi. Au sortir de la grande révolution qui accumula tant de ruines, vous avez été comme la messagère de Dieu et l'apôtre du surnaturel. En beaucoup d'âmes, vos prodiges ont rallumé ou ranimé la Foi. Votre mission, ô Vierge du Christ, n'est pas achevée encore, le désir des jouissances, les passions mauvaises, les doctrines perverses, la presse impie et immorale ont exercé leurs ravages en trop d'âmes de notre temps et de notre pays. Des criminels se sont acharnés à chasser la religion consolatrice du coeur des humbles et des petits. Combattez, je vous en prie, leur action perverse; faites que moi-même j'exerce autour de moi une chrétienne et salutaire influence.

Neuvième jour


O sainte Philomène, après les épreuves de la terre, après les tourments du martyre, là-haut vous reposez dans la paix. Vous jouissez de la vision sans fin de Dieu que vous avez tant aimé. De toutes vos peines, de toutes vos souffrances il ne vous reste plus que la joie de les avoir acceptées généreusement et une éternelle gloire. Que vous êtes heureuse ! Pour moi, c'est encore l'exil loin de la maison de notre Père, voyez les regards de mon coeur dirigés vers vous. Écoutez ma prière fervente. Cette neuvaine ne s'achèvera pas sans que je vous supplie, ô douce et puissante Philomène, de me continuer votre aide et votre protection. Par vous, j'implore la grâce finale, le bonheur de contempler, avec vous et le saint curé d'Ars, Celui qui fait au Ciel les éternels délices des élus.


La '' chère petite Sainte'' du Curé d'Ars, R.P. Paul O'Sullivan,o.p.(E.D.M.) Éditions Leparex 405.195,Côte Ste-Catherine Outremont,(Québec)- Canada H2V 2B1 tél/fax : (514) 270-7441)

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Téléchargez la Neuvaine à Sainte Philomène (pdf) en cliquant ici

Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2007/11/28/7049600.html

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23 décembre 2008

Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France

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Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avez dit : « J’aime la France, ma patrie, je veux lui conserver la foi », ayez pitié de la France ! Délivrez-la des ténèbres qui l’environnent, détournez-la du mensonge, vous qui étiez une âme de lumière et de Vérité. O vous qui disiez encore : « J’aime l’Eglise, ma Mère, je serais prête, pour la défendre, à verser tout mon sang », ramenez notre patrie infidèle à cette Eglise, Mère des âmes. Nouvelle et puissante patronne de la France, demandez à la Vierge Immaculée, Reine de France, de sauver sa Nation privilégiée. Revenez vers nous avec Saint Martin et Saint Louis, avec Sainte Geneviève et Sainte Jeanne d’Arc, pour chasser l’étranger du Royaume. Nous ne voulons pas que cet étranger - l’esprit de révolte et d’incrédulité - règne sur nous, mais le Prince de la Paix, Jésus, notre seul Maître et Sauveur bien-aimé. Ainsi soit-il.


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sauvez la France !

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23 décembre 2008

Prière du matin par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Offrande de la journée

Prière du matin composée par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face


Mon Dieu, je vous offre toutes les actions que je vais faire aujourd'hui, dans les intentions et pour la gloire du Coeur Sacré de Jésus; je veux sanctifier les battements de mon coeur, mespensées et mes oeuvres les plus simples en les unissant à ses mérites infinis, et réparer mes fautes en les jettant dans la fournaise de son amour miséricordieux. O mon Dieu! je vous demande pour moi et pour ceux qui me sont chers la grâce d'accomplir parfaitement votre sainte volonté, d'accepter pour votre amour les joies et les peines de cette vie passagère afin que nous soyons un jour réunis dans les Cieux pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

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1 décembre 2008

Neuvaine à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Neuvaine à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Chère Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, grande Sainte du pur amour de Dieu, je viens aujourd'hui te confier mon ardent désir. Oui, très humblement, je viens solliciter ta puissante intercession pour la grâce suivante (...) Peu de temps avant de mourir, tu as demandé à Dieu la faveur de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre. Tu as même prophétisé que tu répandrais sur nous autres, les petits, une pluie de roses. Le Seigneur a exaucé ta prière : des milliers de pèlerins en témoignent à Lisieux et dans le monde entier. Fort de cette certitude que tu ne rejettes pas les petits et les affligés, je viens avec confiance solliciter ton secours. Intercède pour moi après de ton Epoux crucifié et glorieux. Dis-Lui mon désir. Toi, Il t'écoutera. Comme la Vierge Marie, Il t'exaucera, car tu ne Lui a jamais rien refusé sur terre. Ô Sainte Thérèse, Victime d'amour du Seigneur, Patronne des Missions, modèle des âmes simples et confiantes, je m'adresse à toi comme à une grande sœur très puissante et très aimante. Obtiens-moi la grâce que je sollicite, si telle est la volonté de Dieu. Ô sois bénie, Sainte Thérèse, pour tout le bien que tu nous as fait et que tu souhaites encore nous prodiguer jusqu'à la fin du monde. Oui, sois mille fois bénie et remerciée de nous faire ainsi, en quelque sorte, toucher la bonté et la miséricorde de notre Dieu ! Amen.

Ô mon Dieu, ne me laisse pas succomber à la tentation mais délivre-moi du Malin.

Ô Seigneur écoute ma prière et que mes cris s'élèvent jusqu'à Toi.

Ô Jésus, Roi d'Amour, j'ai confiance en Ta miséricordieuse Bonté.

27 novembre 2008

Neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

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Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Apparitions à Paris en 1830

Fête le 27 novembre


Entrée au noviciat depuis quelques jours seulement, sainte Catherine Labouré fut gratifiée de plusieurs faveurs célestes. La Très Sainte Vierge Marie daigna lui apparaître à six reprises. La seconde apparition eut pour objet la manifestation de la Médaille Miraculeuse. Voici en substance le rapport que la voyante en a fait à son confesseur, le Père Jean-Marie Aladel: «Le 27 novembre 1830, un samedi avant le premier dimanche de l'Avent, à cinq heures et demie du soir, j'étais à la chapelle quand il m'a semblé entendre du bruit du côté de l'épître, comme le froufrou d'une robe de soie. Ayant regardé de ce côté-là, j'aperçus la Sainte Vierge. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore à manches plates, un voile blanc qui descendait jusqu'en bas. En-dessous du voile, j'ai aperçu Ses cheveux en bandeaux; la figure était assez découverte et Ses pieds appuyés reposaient sur une boule. Elle tenait aussi une boule dans Ses mains représentant le globe terrestre. Ses mains étaient élevées à la hauteur de l'estomac, d'une manière très aisée et les yeux élevés vers le ciel. Sa figure était de toute beauté; je ne pourrais la dépeindre. «Et puis, tout à coup, j'ai aperçu des anneaux à Ses doigts revêtus de pierreries plus belles les unes que les autres; leur éclat couvrait tout le bas et je ne voyais plus Ses pieds. A ce moment, il s'est formé un tableau un peu ovale autour de la Vierge Sainte, avec au haut, ces mots écrits en lettres d'or: O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. Une voix se fit alors entendre qui me dit: Faites frapper une médaille sur ce modèle; toutes les personnes qui la porteront au cou recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour tous ceux qui la porteront avec confiance. Le tableau se retourna soudain et je pus contempler le revers de la Médaille sur lequel était gravé le monogramme de la Sainte Vierge, composé de la lettre M, surmonté d'une croix, avec une barre à la base. Au-dessous de cette lettre M, côte à côte, les deux saints Cœurs de Jésus et de Marie.» Pendant un an, sainte Catherine Labouré fut traitée de visionnaire par son directeur. Marie vint de nouveau la visiter en cet endroit et Se plaignit de ce que la Médaille n'avait pas encore été frappée. Dès son premier entretien avec le Père Aladel, sœur Catherine lui avait fait promettre de ne jamais révéler son nom à qui que ce soit; elle-même garda inviolablement son secret. Le Père Aladel confia ses scrupules à Monseigneur de Quélen, archevêque de Paris. Le pieux prélat l'encouragea à faire frapper la Médaille, ce qui n'engageait en rien l'autorité ecclésiastique et ne pouvait que contribuer à faire honorer la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Aladel n'hésita plus et commanda vingt mille médailles. En trois ans, plus de cinq millions de médailles furent vendues. Sa diffusion internationale fut accompagnée d'incessants prodiges, de guérisons et d'innombrables conversions Pendant que la Médaille Miraculeuse inondait les cinq continents de ses inénarrables bienfaits, sainte Catherine Labouré continuait de se dévouer dans l'obscurité au service des vieillards. A l'âge de soixante-dix ans, juste avant de mourir, elle confia son secret à sa supérieure. L'approbation officielle de l'Église, les merveilles opérées en si grand nombre, et enfin la prodigieuse humilité de la voyante garantissent l'authenticité de l'origine céleste de la Médaille Miraculeuse.


Neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

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Premier jour de la neuvaine

La première apparition


Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, la Sainte Vierge apparaît pour la première fois à Sainte Catherine Labouré que son Ange gardien réveille et conduit du dortoir jusqu’à la chapelle. « J’entends comme un bruit, comme le frou-frou d’une robe de soie, qui venait du côté de la tribune, auprès du tableau de Saint Joseph, qui venait se poser sur les marches de l’autel, du côté de l’Évangile, dans un fauteuil pareil à celui de Sainte Anne. (…) Alors, regardant la Sainte Vierge, je n’ai fait qu’un saut auprès d’Elle, à genoux sur les marches de l’autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge. Là, il s’est passé le moment le plus doux de ma vie. » 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, regardez mon âme avec miséricorde, obtenez-moi un esprit d’oraison qui me fasse toujours recourir à vous ; obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Deuxième jour

Protection de Marie dans les temps de malheur


« Les temps sont très mauvais, des malheurs vont fondre sur la France, le trône sera renversé par des malheurs de toutes sortes (la Sainte Vierge avait l’air très peinée en disant cela). Mais venez au pied de cet autel, là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur, elles seront répandues sur les grands et les petits (…). Le moment viendra où le danger sera grand. On croira tout perdu. Là, je serai avec vous ! » 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, dans les désolations actuelles du monde et de l’Église, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Troisième jour

«  La Croix sera méprisée ... »


« Mon enfant, la Croix sera méprisée, on la mettra par terre, le sang coulera dans les rues, on ouvrira de nouveau le côté de Notre Seigneur. Monseigneur l’archevêque sera dépouillé de ses vêtements (ici la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage). Mon enfant, me dit-elle, le monde entier sera dans la tristesse ». 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, obtenez-moi la grâce de vivre en union avec Vous, avec votre divin Fils et avec l’Église, en ce moment crucial de l’histoire où une humanité entière est en train de se déclarer pour le Christ ou contre le Christ, en cette période qui est tragique comme l’a été la Passion ! Obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Quatrième jour

Marie écrase la tête du serpent 


Le 27 novembre 1830, à cinq heures et demie du soir, alors que Sainte Catherine est en oraison dans la chapelle, la Sainte Vierge lui apparaît pour la deuxième fois, debout, à la hauteur du tableau de Saint Joseph qui se trouve à droite du maître-autel, « la figure si belle qu’il me serait impossible de dire sa beauté, elle avait une robe de soie blanche aurore (…) la tête couverte d’un voile blanc qui lui descendait de chaque côté jusqu’aux pieds. » Les pieds appuyés sur une demi sphère, Elle écrase du talon la tête d’un serpent.

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, soyez ma protection contre les attaques de l’ennemi infernal, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Cinquième jour

La Vierge au globe 


La Sainte Vierge tient dans ses mains un globe qui représente le monde entier, particulièrement la France et chaque personne en particulier, qu’Elle offre à Dieu en implorant Sa miséricorde. À ses doigts, des anneaux enchâssant des pierreries d’où jaillissent des rayons plus beaux les uns que les autres, qui symbolisent les grâces que la Sainte Vierge répand sur les personnes qui les demandent.

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Sixième jour

L’invocation de la médaille 


Au cours de la deuxième apparition, la Sainte Vierge fait comprendre à Sainte Catherine Labouré « combien il était agréable de prier la Sainte Vierge et combien Elle était généreuse envers les personnes qui la prient ; que de grâces Elle accordait aux personnes qui les lui demandent ; quelle joie Elle éprouve en les accordant ». Puis, il se forme « un tableau autour de la Sainte Vierge , un peu ovale, où il y avait en haut ces paroles écrites en lettres d’or : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». » 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Septième jour

Révélation de la médaille 


« Alors une voix se fit entendre qui me dit : Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle, toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces en la portant au cou. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance ». 

 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Huitième jour

Les Cœurs de Jésus et de Marie 


Après avoir contemplé le tableau de la médaille, Sainte Catherine le voit qui se retourne pour présenter le revers : Un « M », monogramme de Marie, surmonté d’une petite croix et au bas les deux Cœurs Jésus et de Marie, le premier entouré d’épines et le second traversé d’un glaive ; tout autour, est ensuite placée une couronne de douze étoiles.

Ô Cœur immaculé de Marie, rendez mon cœur semblable au Vôtre, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

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Neuvième jour

Marie sera proclamée Reine de l’Univers


Sainte Catherine, confirmant en cela les prédictions de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, affirme que la Très Sainte Vierge sera proclamée Reine de l’Univers : « Oh qu’il sera beau d’entendre dire : Marie est la reine de l’Univers, particulièrement de la France. Et les enfants s’écrieront : Et de chaque personne en particulier ! Avec joie et transport. Ce sera un temps de paix, de joie et de bonheur qui sera long. Elle sera portée en bannière et elle fera le tour du monde ». 

Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, obtenez-moi les grâces que je vous demande et inspirez-moi surtout de vous demander les grâces que vous voulez le plus me donner.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».


Prière Finale de la neuvaine


Ô Très Sainte Vierge, ô ma Mère, demandez pour moi à Votre divin Fils tout ce dont mon âme a besoin et tout ce dont toute l’humanité a besoin, pour instaurer sur Terre votre Règne. Car ce que je vous demande plus que tout c’est votre triomphe en moi et dans toutes les âmes, et l’implantation de votre Règne sur la Terre. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à ND de la M. Miraculeuse (pdf) en cliquant ici

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24 novembre 2008

Marie Mère de l'Eucharistie

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Marie Mère de l'Eucharistie

Origine

Pendant une longue période de temps, Notre Dame apparaissait en privé à Marisa Rossi à Rome. Elle lui transmet des messages de Dieu concernant L'Eucharistie qui est le coeur de la foi Catholique. En Juin 1993 elle a demandé au nom de Dieu à ce que ces messages soient rendus publiques et depuis 1995 plusieurs miracles eucharistiques se sont réalisés. Notre Dame dit: « Je suis la Mère de l'Eucharistie. Apprenez la Parole de Jésus, aimez Jésus, l'Eucharistie. » Son Excellence, Monseigneur Claudio Gatti a reconnu l'origine surnaturelle des apparitions et des miracles eucharitiques (Décret du 14/9/2000) Depuis 1971 Marisa Rossi a été assistée par l'Evêque Claudio Gatti, qui est son directeur spirituel. Il a fondé le "Movimento Impegno e Testimonianza - Madre dell'Eucaristia", un mouvement de prière pour le "Triomphe de l'Eucharistie". Ces apparitions continuent actuellement et de nouveaux messages sont toujours transmis.

Prière à Marie, Mère de l'Eucharistie

Salut, Marie, douce Mère de l'Eucharistie. Avec douleur et un grand amour, tu nous as donné ton Fils Jésus suspendu à la croix. Faibles créatures que nous sommes, nous nous attachons à toi pour être des fils dignes de ce grand Amour et de cette grande Douleur. Aide-nous à être humbles et simples, aide-nous à aimer tous les hommes, aide-nous à vivre dans la grâce, toujours prêts à accueillir Jésus dans nos coeurs. Ô Marie, Mère de l'Eucharistie, nous ne pourrons jamais comprendre par nos propres forces ce grand mystère d'Amour. Obtiens-nous la lumière du Saint-Esprit, car c'est seulement ainsi que nous pourrions comprendre, ne serait-ce qu'un instant, l'Amour infini de ton Fils Jésus qui se donne à nous. Amen.

Rome, le 9 mars 1990. Prière dictée par Jésus à Marisa

Consécration à Marie, Mère de l’Eucharistie

Mon Dieu, Je crois que Tu es Un en nature, en Trois Personnes, égales en divinité, présentes dans l'Eucharistie. Devant Toi, Dieu Un et Trois, je me prosterne en adoration et Te reconnais Créateur, Rédempteur, Sanctificateur. Moi petite et faible créature, élevée par ta gâce à la dignité d'être ton fils, je veux vivre les enseignements de l'Evangile, être un membre docile de l'Eglise, accueillir les messages que Tu nous a envoyés par la Mère de l'Eucharistie. Mon père, j'ai besoin de ton amour
pour donner un sens, une direction et un but à ma vie, je ne peux pas me passer de Toi pour me réaliser comme ton fils. Jésus, doux Maître, je veux te reconnaître et t'aimer toujours plus, fais que ma vie soit nourrie, soutenue, fortifiée par l'Eucharistie, pain de Dieu, pain de vie, pain vivant descendu du ciel. Saint Esprit, donne-moi ta lumière, pour que je puisse comprendre, même pour un seul instant, tout l'amour infini de la Très Sainte Trinité qui se donne à moi dans l'Eucharistie. O Dieu, Un et Trois, je me consacre à Toi par l'intermédiaire de Marie, Mère de l'Eucharistie. Je m'engage, pour autant que cela me soit possible, à participer chaque jour à la Sainte Messe et à Te recevoir dans mon coeur, je crois que Tu es réellement présent dans les tabernacles des églises, où je veux aller te louer, t'adorer et te tenir compagnie. Mère de l'Eucharistie, toi qui nous a donné ton Fils Jésus, avec douleur et tant d'amour alors qu'Il était suspendu à la croix, aide-moi à vivre dans la grâce pour être toujours prêt à recevoir Jésus dans mon coeur. Ainsi soit-il.

Rome, le 6 décembre 1994

Litanies de Marie, Mère de l'Eucharistie

Formulées par Monseigneur Claudio Gatti

Seigneur, ayez pitié - Seigneur, ayez pitié 
Christ, ayez pitié - Christ, ayez pitié
Seigneur, ayez pitié - Seigneur, ayez pitié

Dieu le Père qui nous a créés - Ayez pitié de nous
Dieu le Fils, qui nous a rachetés - Ayez pitié de nous
Dieu Esprit Saint, qui nous sanctifies - Ayez pitié de nous

Fille préférée de Dieu le Père - Priez pour nous.
Mère toujours vierge de Dieu le Fils.
Mère par l'action du Saint Esprit.
Femme pleine de grâce et exempte de tout péché.
Créature humaine dotée par Dieu de talents surnaturels et naturels.
Fille pleine d'amour et de docilité envers ses parents.
Adolescente chaste, généreuse et méditative.
Exemple de prière et de méditation de la Parole de Dieu.
Epouse toute douce et toute pure de Saint Joseph et exemple pour les épouses chrétiennes.
Témoin vivant pour les veufs et veuves de la sérénité et de l'abandon à la Volonté Divine.
Disciple humble et joyeux du Divin Fils.
Mère unie par l'amour et la douleur au Divin Fils.
Mère de l'Eucharistie.
Saint Joseph, gardien de l'Eucharistie, patron du monde, protecteur de l'Eglise.
Mère du peuple de la Nouvelle Alliance.
Mère du Collège apostolique dont Pierre a été fait chef.
Mère de l'Eglise, cette communauté rassemblée autour de la Parole de Dieu, qui accepte et reconnaît l'efficacité des Sacrements et est guidée par la Hiérarchie ecclésiastique.
Mère du Pape, des évêques, des prêtres et des diacres.
Guide, aide et consolation des âmes consacrées.
Mère et enseignante des séminaristes et des jeunes.
Protecteur et gardienne de la famille chrétienne.
Maître et exemple de toutes les vertus.
Refuge de ceux qui pleurent, soutien dans les épreuves, consolation au milieu des hostilités.
Reine de la paix.
Reine de l'amour.

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, pardonnez nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, écoutez nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous Mère de l'Eucharistie - Pour que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Pour de plus amples renseignements

visitez le site officiel

www.madredelleucaristia.it

28 octobre 2008

Le Mois de Saint Michel Archange

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Saint Michel Archange

« Qui est comme Dieu? »

Fêtes le 8 mai et le 29 septembre

Le peuple Juif considérait déjà l'Archange comme le protecteur d'Israël. Dans la tradition chrétienne, le nom de Saint Michel est cité juste après celui de Marie, Reine des anges, comme protecteur de l'Eglise. Dans certaines prières il est invoqué comme "notre sauvegarde contre les pièges et les embûches du démon" en tant que "chef des armées de Dieu" (Josué V,14). Dans l'apocalypse (XII,7-9), Saint Jean nous dit en effet: "et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut pas trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui." Dans l'offertoire de la messe des défunts, Saint Michel est chargé de prendre soin des âmes de tous les fidèles défunts, en sorte que, lui "le porte étendard céleste, les introduise dans la sainte lumière promise à Abraham et à sa descendance." Saint Michel est aussi celui qui préside au culte d'adoration de Dieu, c'est lui que St Jean a vu dans le ciel, près de l'autel de Dieu, porteur de l'encensoir d'or et qui fait monter de sa main la prière des saints avec la fumée des parfums (Ap.VIII, 3-4). La fête de la Saint Michel se célèbre le 29 septembre mais une autre fête moins importante a lieu le 8 Mai pour commémorer l'apparition de Saint Michel sur le Mont Gargan au Vème siècle(voir ci-après). En France il est apparu aussi à Saint Aubert (Evêque) lui demandant de lui édifier une église (consacrée en 709) sur le Mont  appelé de nos jours Mont Saint Michel. Pour mieux le connaître et appréhender son rôle auprès des hommes il parait important de méditer sur des éléments symboliques qui lui sont souvent associés.

2497679490_60b20a31a0_bLa Balance

Pour les chrétiens l'Archange Saint Michel se trouve entre l'homme et Dieu au moment de la mort et pèse les âmes des défunts. Nous retrouvons cela gravé dans la pierre sur les tympans de certaines églises: l'Archange Saint Michel pesant les âmes en regardant droit devant lui sans se laisser distraire par le diable qui tente de faire pencher la balance de son côté. La balance est l'emblème permettant de peser, de mesurer et d'évaluer les actions et les pensées du défunt. Elle représente également les capacités permettant à l'être humain de soupeser chacune de ses expériences, leur attribuant une juste valeur en fonction de leur véritable importance. Mise en rapport avec la date du 29 septembre, fête de Saint Michel, la balance évoque alors la toute première étape qui consiste à jeter un regard rétrospectif sur les évènements vécus au cours de l'année pour les évaluer et en tirer les leçons correspondantes.

L'épée2497712474_33c63f020b_o

La tradition judéo-chrétienne nous apprend que l'Archange mit en déroute les Anges rebelles qui s'étaient détournés de la Lumière. Dieu envoya contre ceux dirigés par Satan ("l'accusateur" ou "l'adversaire" en Hébreu) l'Archange Michel et des Anges demeurés sous son autorité. Saint Michel se fit alors entendre de part et d'autre des cieux en s'écriant: "Qui est semblable à Dieu ?" Ces paroles furent si efficaces que l'Archange de Dieu et ses Anges prévalurent et chassèrent les Anges rebelles des sphères célestes. Ainsi il n'est pas étonnant que Saint Michel Archange soit représenté comme un chevalier armé d'une épée étincelante s'apprêtant à terrasser le démon (symbolisé souvent par un dragon). L'épée évoque la guerre. Il ne s'agit pas toutefois d'une guerre destructrice cherchant à assouvir des instincts belliqueux, mais d'une guerre constructive. En effet il est important de noter que Saint Michel ne tue pas le dragon mais qu'il le tient en respect  à la pointe de son épée: il le maîtrise et le contrôle. Ainsi l'épée que brandit Saint Michel est pour l'homme l'outil d'une guerre sainte menée contre les égarements de la dimension corporelle et conduisant à sa réconciliation avec la dimension spirituelle. L'épée peut être vue comme l'emblème de la rédemption pour une adéquation entre la vie extérieure de l'homme et sa vie intérieure (spirituelle). En fait on pourrait résumer cela à: chercher à "vivre en vérité" en combattant toute dissonance intérieure, rectifiant ainsi notre personnalité pour l'amener à se conformer aux lois de l'esprit. C'est ce que nous rapporte également le récit de la Genèse à propos de la chute de l'homme. Il voulut à son tour "devenir Dieu", c'est à dire faire de sa dimension extérieure l'essence même de son être. C'est de ce piège que cherche à nous préserver Saint Michel en invitant l'homme à entrer en sa dimension intérieure afin qu'il s'élève vers Dieu.

85_editedLa Cuirasse

Saint Michel est très souvent représenté avec une cuirasse de chevalier qui lui colle à la peau (elle ne laisse aucune prise et aucun interstice où le Malin pourrait s'accrocher. Cette cuirasse a même valeur qu'un bouclier, arme passive et défensive par excellence. Elle sert à sa protection. Cette cuirasse, ce bouclier dont le chrétien doit se revêtir pour le "combat spirituel", c'est sa Foi en Dieu. Foi inébranlable qui ne laisse pas de prise au doute et contre laquelle se brise tous les arguments qui lui sont néfastes et toutes les tentations inutiles.

L'étendard422302239_fd97a90e5b_b

En tant que chef des armées de Dieu, l'iconographie religieuse représente souvent Saint Michel à la tête d'une troupe innombrable d'Anges et portant l'étendard de la croix, emblème de ralliement des Anges restés fidèles à Dieu. Cet étendard devrait être pour nous le symbole de ralliement à une cause commune et incarner en ce sens le dépassement des limites de l'ego et l'élévation de la conscience vers des principes plus universels et altruistes.

mkglobeEn Résumé

A partir du 29 septembre, date de la fête de Saint Michel et jusqu'au temps de l'Avent qui recommence l'année liturgique, le cycle temporal invite à entrer en nous-mêmes pour évaluer de manière objective la portée de nos actes, de nos paroles et de nos pensées de l'année écoulée pour ensuite en rectifier les égarements (maîtriser nos actes, nos paroles et nos émotions)et enfin, mettre au service de tous les "ressources" dont nous disposons. Saint Michel Archange est donc le vecteur de cette lutte du bien et du mal dans le monde mais aussi en nous. Il dirige ce combat spirituel en nous permettant de corriger les effets du mal et d'en tarir la source. C'est Lui qui nous permet de nous "transfigurer". Il se trouve à peser l'âme des défunts mais Il nous demande aussi à nous, vivants, de mourir à cet état de vieil homme qui à chuté et de renaître à l'homme nouveau. Ce n'est pas grandir mais changer littéralement en se laissant pénétrer par la puissance d'amour de Dieu, un peu comme la chenille qui devient papillon; elle ne se contente pas de grandir, c'est une véritable métamorphose! L'eucharistie, les sacrements et la prière sont là pour nous aider, en changeant notre mode de relation aux autres, en nous introduisant dans la lumière de la résurrection, en laissant le regard de ce monde pour adopter le regard d'amour de l'Esprit-Saint attention de ne pas se tromper : le but n'est pas de se déconnecter du monde ni de brimer son corps pour élever son esprit. La spiritualité n'est pas de fuir le corporel, de l'abandonner ou de le neutraliser comme on a voulu nous le faire croire pendant si longtemps mais, d'introduire l'Esprit dans le corps pour transmuter le corps. Ils méritent tout deux attention et respect. Nous devons leur permettre de grandir ensemble en harmonie afin de pouvoir mieux être et rayonner. Saint Michel Archange ne demande pas plus que notre accord et notre prière pour nous aider à grandir en ce sens.

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L'apparition de Saint Michel au Monte Gargano

(en 492)

Nous trouvons dans les histoires ecclésiastiques le récit de diverses apparitions de l'Archange saint Michel, et nous voyons, tant en Orient qu'en Occident, un certain nombre d'églises consacrées en son honneur. Si Dieu veut que nous honorions tous les Anges, à plus forte raison est-ce Sa Volonté que nous rendions hommage à celui des Esprits célestes qui leva contre Lucifer et les mauvais Anges l'étendard du combat et de la victoire. Le nom de l'Archange Michel signifie: Qui est comme Dieu? C'est, en effet, le cri d'indignation par lequel il rallia autour de lui les Anges fidèles. On représente saint Michel comme un beau jeune homme, le pied levé sur la tête d'un dragon qu'il transperce de sa lance. Parmi les faits merveilleux qui nous attestent la protection de saint Michel sur l'Église, il faut mentionner son apparition à Rome, où saint Grégoire le Grand l'aperçut dans les airs, remettant son glaive dans le fourreau pour marquer la cessation de la peste et l'apaisement de la colère de Dieu. Mais le 8 mai est destiné à rappeler une apparition non moins merveilleuse, sur le mont Gargan, dans le royaume de Naples.

En l'an 492, un homme, nommé Gargan, faisait paître dans la campagne ses nombreux troupeaux. Un jour, un taureau s'enfuit dans la montagne, où on le chercha d'abord vainement. On tira une flèche; mais cette flèche revint blesser celui qui l'avait tirée. Devant cette merveille, on crut devoir consulter l'évêque voisin. Le prélat ordonna trois jours de jeûne et de prières. Au bout des trois jours, l'Archange saint Michel apparut à l'évêque; il lui déclara que cette caverne où le taureau s'était retiré était sous sa protection, et que Dieu voulait qu'elle fût consacrée sous son nom et en l'honneur de tous les Anges. Accompagné de son clergé et de son peuple, le pontife se rend à cette caverne, qu'il trouve déjà disposée en forme d'église. On y célèbre les divins mystères, et bientôt, dans ce lieu même, s'élevait un temple magnifique où la Puissance divine a opéré de grands miracles. De tout temps la sainte Église a eu la plus grande vénération pour le glorieux Archange, elle a favorisé son culte, établi des confréries en son honneur; elle nous le montre présentant à Dieu les âmes des justes trépassés et nous invite à l'invoquer pour obtenir, à l'heure de la mort, le dernier triomphe sur les esprits des ténèbres. Ses apparitions à sainte Jeanne d'Arc sont célèbres. Il est regardé comme l'un des grands protecteurs de l'Église et de la France.

D'après l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Le Mois de Saint Michel Archange

Si pendant le mois de septembre, qui se termine par la fête de Saint Michel, et est naturellement consacré à ce glorieux Archange, partout on priait ardemment Saint Michel, bientôt nous ressentirions l'effet de sa puissante protection. Que les âmes Chrétiennes, chaque jour de ce mois, étudient les grandeurs de Saint Michel Archange et s'édifient au récit des choses admirables qu'il a faites, qu'elle lui adressent leur ferventes prières et se concilient ses bonnes grâces. En septembre, comme à tous moment de l'année, vivons un mois dans l'intimité de l'Archange Saint Michel et Malin sera mis en fuite!...

Premier jour

Le Triomphe de Saint Michel au Ciel

A l'exemple de Saint Michel, défendons les droits de Dieu quand ils sont attaqués devant nous.

Prière

O Glorieux Saint Michel, vous qui, à la tête des Anges fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater avec une nouvelle puissance vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et des blasphèmes dont le Divin Sauveur est l'objet. Prenez en main Sa Cause, obtenez-nous la grâce de mieux Le servir, et prosternez devant Sa Majesté trois fois Sainte tous Ses ennemis contrits et humiliés. Ainsi soit-il.

Deuxième jour

La Place de Saint Michel au Ciel

Honorons Saint Michel que Dieu a si grandement glorifié.

Prière

Grand Prince qui êtes élevé en grâce et en gloire au-dessus de tous les esprits Bienheureux, faites que nous restions nous-mêmes sur ces hauteurs Saintes où Dieu nous a placés, en nous créant à Son image et à Sa ressemblance et en restaurant notre nature déchue. Nous mériterons ainsi de vous admirer et de vous chanter dans le Ciel, et d'y contempler face à face l'Auteur de toute perfection et de toute Gloire. Ainsi soit-il.

Troisième jour

Les Grandeurs de Saint Michel

Prions avec confiance Saint Michel: Dieu peut-Il rien refuser au Grand Prince de sa milice?

Prière

Très glorieux Saint Michel, Chef et Prince des Armées Célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la Maison de Dieu, notre admirable Guide après Jésus-Christ, vous dont l'excellence et la vertu sont éminentes, daignez nous délivrer de tout mal, nous qui recourons à vous avec confiance, et faites que, par votre incomparable protection, nous avancions chaque jour, dans la fidélité à servir Dieu. Ainsi soit-il.

Quatrième jour

"Qui est grand comme Dieu?"

Attachons-nous à la vertu d'humilité, c'est le fondement de toute Sanctification.

Prière

O Saint Michel, qui avez rappelé aux anges rebelles les grandeurs de Dieu, et avez confondu l'orgueil de Lucifer, faites-nous comprendre que Dieu seul est grand et qu'à Lui seul sont dûs gloire, honneur et louange; enseignez-nous l'estime de l'humilité, afin que, marchant sur vos traces, nous reconnaissions le souverain domaine de Dieu et Le servions dans l'obéissance et l'amour. Ainsi soit-il.

Cinquième jour

"Qui est fort comme Dieu ?"


Le triomphe de Dieu n'est pas douteux: Sachons attendre son heure.


Prière

Grand Prince de la Milice Céleste, qui avez terrassé l'ange superbe révolté contre le Dieu Fort, réduisez à l'impuissance l'impiété qui se dresse aussi contre Lui. Assistez ceux qui combattent les combats du Seigneur et assurez la victoire à ceux qui, s'oubliant eux-mêmes, pour ne songer qu'aux seuls intérêts de Dieu, ont mis leur confiance en la Miséricorde toute-puissante du Souverain Seigneur de toutes choses. Ainsi soit-il.

Sixième jour

"Qui est nécessaire comme Dieu ?"

Tournons-nous vers Dieu, sans qui nous ne pouvons rien, et attendons tout de Lui.


Prière

Puissant Archange, nous recourons à vous avec confiance. Nous voulons, malgré les impies qui ont dit: « Plus de Dieu! » rester les fidèles serviteurs du Très-Haut, et n'adorer que Lui. Assistez-nous et défendez-nous, pour qu'à votre exemple, nous proclamions sans faiblir les droits de Dieu, et que nous Lui restions attachés tous les jours de notre vie. Ainsi soit-il.

Septième jour

"Qui est bon comme Dieu?"

Pensons souvent aux bienfaits dont Dieu nous comble et remercions-le.


Prière

Nous avons, ô Saint Michel, un temple à défendre, le temple de notre âme, et des trésors à garder, les trésors des vertus Chrétiennes. Or, des Héliodores en grand nombre nous menacent. Puissant Archange, défendez-nous contre ces ennemis qui veulent nous ravir ce que nous avons de plus cher au monde. Et puisque ces trésors qui sont l'enfance Chrétienne et les institutions religieuses sont aussi en danger, faites-vous en le gardien et le protecteur. Ainsi soit-il.

Huitième jour

"Saint Michel protecteur du peuple de Dieu"

Rappelons-nous les commandements que Dieu a donnés aux hommes par le ministre des Anges, et demandons à Saint Michel la grâce de bien les observer.

Prière

Glorieux Saint Michel, qui avez été choisi par Dieu pour être le protecteur de Son Peuple, assistez ce nouveau peuple de Dieu, et peuple Chrétien. Défendez-nous contre nos ennemis, inspirez-nous le zèle et la force pour le service de Dieu et conduisez-nous dans la vie, afin que nous arrivions à la possession de l'éternelle patrie. Ainsi soit-il.

Neuvième jour

"Saint Michel, Ange de Jésus Christ"

Suivons les exemples de Jésus Christ, et écoutons Ses enseignements ; là est le salut.

Prière

Glorieux Archange, qui avez eu l'insigne privilège d'être le gardien de Jésus-Christ, son premier adorateur et l'admirateur de Ses vertus, gardez aussi Ses disciples afin qu'ils marchent sur Ses traces Divines, offrez-Lui vos hommages en réparation de leurs outrages et de leurs ingratitudes et obtenez-leur de goûter ce qu'Il a aimé, de haïr ce qu'Il a réprouvé et de mériter de célébrer avec vous Ses louanges et Ses triomphes pendant les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

Dixième jour

"Saint Michel, Ange de la Croix"

Vénérons la Croix, et quand nous la rencontrerons, saluons-la avec Amour.

Prière

O Saint Michel Archange, voici que des mains sacrilèges osent briser et profaner la Croix, signe sacré de notre Salut. De grâce levez-vous pour son triomphe, pour réparer tant d'outrages, nous presserons sur nos lèvres plus d'amour pour la Croix de Jésus-Christ, nous la saluerons avec plus de respect et nous en tracerons plus souvent sur nous le signe. Puissions-nous, par votre intercession, mourir bénis et sanctifiés par ce signe qui ouvre le Ciel. Ainsi soit-il.

Onzième jour

"Saint Michel, Ange de l'Eucharistie"

Pénétrons-nous d'un Saint Respect quand nous entrons dans l'Eglise et assistons à la Sainte Messe avec une religieuse dévotion.

Prière

O Saint Michel, qui adorez le Dieu caché et présentez à l'autel sublime la Sainte Offrande, réveillez notre Foi, fortifiez notre Espérance, excitez notre amour, afin qu'avec vous, nous adorions Celui qui s'immole pour nous, et que nous participions plus efficacement aux Saints Mystères, pour nous appliquer les mérites de la Passion de Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Douzième jour

"Saint Michel, l'Ange du Sacré Cœur"

Plaçons l'image du Sacré Cœur dans nos maisons et faisons, chaque premier vendredi du mois, un exercice de piété en Son honneur.

Prière

O Saint Michel, qui avez entendu les battements du Cœur de Jésus et qui avez pénétré le Mystère de ce Divin Cœur transpercé par la lance, faites-nous connaître les sentiments de ce Cœur adorable et conduisez-nous à cette Source intarissable de grâces et de bénédictions. Nous vous prions aussi pour la France, la nation privilégiée à laquelle Il a montré Son Amour. Obtenez-lui du Cœur de Jésus les grâces qui la relèveront. Ainsi soit-il.

Treizième jour

"Saint Michel, chevalier de Notre-Dame"

Prions la Sainte Vierge avec confiance: On ne L'invoque jamais en vain.

Prière à Marie généralissime des armées célestes

Auguste Reine des cieux et maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la missiond'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. Qui est comme Dieu ? O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.

Quatorzième jour

"Saint Michel, protecteur de l'Eglise"

Prions souvent pour la Sainte Église afin que Dieu la délivre de ses ennemis.

Prière

Nous vous en supplions, Prince invincible, secourez le peuple de Dieu et donnez-lui la victoire. Il vous vénère, ce peuple, comme son protecteur et son patron, et l'Eglise se glorifie de vous avoir pour défenseur contre les puissances de l'Enfer. A vous Dieu a confié le soin de conduire les âmes à la céleste Béatitude. Priez donc le Dieu de Paix de mettre sous nos pieds Satan vaincu et tellement abattu, qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans l'esclavage ni causer de préjudice à l'Eglise. Ainsi soit-il.

Quinzième jour

"Saint Michel, Ange gardien du Souverain Pontife"

Prions pour le Souverain Pontife qui est le père de nos âmes, et recevons avec docilité ses enseignements.


Prière

Très glorieux Prince des Célestes Milices, levez-vous. Voici que Satan a relevé la tête. Des ennemis pleins d'astuces ont comblé d'opprobres et abreuvé d'amertume l'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, et sur ses biens les plus sacrés, ils ont portés leurs mains sacrilège. Même en ce lieu saint où a été établi le siège de Pierre et la Chaire de la Vérité qui doit éclairer le monde, ils ont élevé le trône de leur impiété avec le dessein inique de frapper la Pasteur et de disperser le troupeau. Nous vous en conjurons, présentez nos prières au regard du Tout-Puissant, afin que les Miséricordes du Seigneur nous préviennent au plus tôt. Ainsi soit-il.

Seizième jour

"Saint Michel, défenseur des chrétiens"

Dans les tentations, recourons à Saint Michel; son nom est terrible à l'enfer.

Prière

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son emprise, nous le demandons en suppliant; et Vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la vertu divine, Satan et les autres esprits malins, qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

Dix-septième jour

"Saint Michel, Ange de la paix"

La paix, dit Saint Augustin, est la compagne inséparable de la Charité. Que s'accroisse donc en nous l'Amour de Dieu et du prochain.

Prière

O Prince de la Paix, regardez avec bienveillance ce pays qui vous est confié et apportez-lui la paix et la concorde. Secourez-les peuples Chrétiens et reléguez en Enfer les guerres qui font couler tant de larmes. Descendez des sommets du Ciel jusque dans nos demeures pour faire régnez la paix parmi nous. Ainsi soit-il.

Dix-huitième jour

"Saint Michel, Ange de la prière"

Soyons fidèles à la prière: C'est la suprême ressource du chrétien.

Prière

Bienheureux Archange, qui avez la fonction d'offrir nos vœux sur l'autel des parfums, soyez-nous propice. Nous vous exposons avec confiance nos besoins. Faites-vous notre avocat auprès du Seigneur. Prince très glorieux, Archange Michel, souvenez-vous de nous ici, partout et toujours priez pour nous le Fils de Dieu. Ainsi soit-il.

Dix-neuvième jour

"Saint Michel, Ange de la lumière"

Gardons notre Foi et sachons éviter tout ce qui pourrait obscurcir ce divin soleil de nos âmes.

Prière

Archange glorieux, vous qui êtes le Prince de la lumière, défendez notre Foi contre les entreprises de l'esprit des ténèbres, éclairez-nous toujours, afin que marchant à la lueur de ce divin flambeau, nous ne perdions jamais de vue le Maître qu'il nous faut servir, le chemin que nous avons à suivre et le bien que nous devons pratiquer. Ainsi, nous en avons l'espoir, nous mériterons d'être introduits par vous dans la céleste lumière. Ainsi soit-il.

Vingtième jour

"Saint Michel, Ange de la force"

Pour avoir la force, allons la puiser à ses sources: la prière et les Sacrements.

Prière

Très glorieux Prince des armées célestes, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les Principautés et les Puissances, contre les Souverains de ce monde de ténèbres, contre les Esprits de malice répandus dans les airs (Eph. 6. 10.12). Venez en aide aux hommes que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du démon. C'est vous que la Sainte Église vénère comme son Gardien et son Protecteur, vous à qui le Seigneur a confié les âmes rachetées pour les introduire dans la céleste Félicité. Conjurez le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds, afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes, et nuire à l'Eglise. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, descendent sur nous, les miséricordes du Seigneur. Et que vous saisissiez vous-même le dragon, l'antique serpent qui n'est autre que le "Diable ou Satan" (Apoc. 20, 3). Pour le précipiter enchaîné dans l'abîme, "en sorte qu'il ne puisse plus jamais séduire les nations" (Apoc. 20, 3). Saint Michel Archange, venez à notre secours avec tous vos Saints Anges ! Apprenez-nous à garder la Foi en ces temps de ténèbres ! Apprenez-nous à combattre avec votre humilité ! Apprenez-nous à vaincre dans le silence et l'obéissance à Dieu ! Apprenez-nous à aimer et à être fidèle comme Marie ! Amen.

Vingt-et-unième jour

"Saint Michel, Ange de la douleur"

Dans les peines de la vie, levons les yeux au Ciel et appelons à notre secours l'ange des Célestes consolations.

Prière

O Saint Michel, ange consolateur des âmes affligées, accordez-nous dans nos épreuves votre puissante et efficace protection. Apprenez-nous à souffrir avec résignation et par amour pour Dieu. Faites descendre sur nous les grâces et les bénédictions du Ciel, afin que nous supportions chrétiennement les peines et les douleurs de la vie et que nous méritions la récompense promise par Jésus-Christ à tous ceux qui souffrent avec Lui et pour Lui. Ainsi soit-il.

Vingt-deuxième jour

"Saint Michel, Ange du pécheur"

Prions souvent Saint Michel pour la conversion des pécheurs.

Prière

O grand prince du Ciel, je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat. Daignez m'admettre au nombre de vos dévots serviteurs. Assistez-moi pendant la vie, afin que je n'offense jamais les yeux très purs de Dieu. Défendez-moi contre les tentations du Démon et à l'heure de la mort obtenez la paix à mon âme et introduisez-la dans l'éternelle Patrie. Ainsi soit-il.

Vingt-troisième jour

"Saint Michel, Ange de la famille"

Invoquons souvent l'Ange Gardien de la famille, et appelons sur nos maisons la protection de Saint Michel.

Prière

Visitez, Seigneur, cette demeure et éloignez-en toutes sortes d'embûches de l'ennemi; que Vos saints Anges y habitent pour nous conserver en paix et que Votre bénédiction soit toujours sur nous. Exaucez-nous, Seigneur et daignez envoyer du Ciel Votre Saint Ange, pour garder, soutenir, protéger, visiter et défendre tous ceux que Votre Providence a réunis sous ce toit. Ainsi soit-il.

Vingt-quatrième jour

"Saint Michel, Ange de l'enfant"

Consacrons les enfants à Saint Michel, donnons-leur son nom, et confions à la garde de Saint Michel les maisons d'éducation.

Prière

Anges du Ciel, vous que Saint Michel a commis, au Nom de Dieu, à la garde des enfants, couvrez de vos aimes leurs berceaux et leurs jeunes années; protégez leur fragile existence et éloignez d'eux l'ombre même du mal. Suppléez à la vigilance souvent en défaut de leurs visibles gardiens, donnez-leur des maîtres Chrétiens et conservez en eux l'innocence et la Foi. Saints Anges Gardiens, priez pour eux. Saint Michel, défendez-les. Ainsi soit-il.

Vingt-cinquième jour

"Saint Michel, Ange de la bonne mort"

Recommandons-nous souvent à Saint Michel afin d'obtenir la grâce d'une bonne mort.

Prière

Dieu Tout-puissant et Éternel, qui par un prodige de Bonté et de Miséricorde pour le Salut commun des hommes, avez choisi pour Prince de Votre Église le très glorieux Archange Saint Michel, rendez-nous dignes, nous Vous en prions, d'être délivrés par sa puissante protection, de tous nos ennemis, afin qu'à notre mort, aucun d'eux ne puisse nous inquiéter, mais qu'il nous soit donné d'être introduits par lui en la présence de Votre Auguste Majesté. Ainsi soit-il.

Vingt-sixième jour

"Saint Michel, Ange du jugement particulier"


Pensons souvent au Jugement de Dieu et mettons dans notre vie les bonnes œuvres d'intéresser l'Archange à notre sort.


Prière

Je tremble, ô Saint Michel, à la pensée du compte qu'il me faudra rendre un jour à Dieu. Je vous invoque pour ce moment suprême. Vous que Dieu a chargé de recevoir les élus et de les introduire dans le Paradis de la Gloire, soyez favorable à ma pauvre âme et rendez-moi mon jugement clément. Saint Michel Archange, défendez-moi dans le combat, afin que je ne périsse pas à l'heure terrible du Jugement. Ainsi soit-il.

Vingt-septième jour

"Saint Michel, Ange du Purgatoire"

Prions Saint Michel pour les âmes du Purgatoire et faisons souvent célébrer pour elles le Saint Sacrifice en son honneur.

Prière

Grand Saint Michel, vous que Dieu a chargé d'introduire au Ciel les âmes des élus, je vous priez pour tous ceux que j'ai aimés et qui ne sont plus. Daignez les visiter, les assister et les secourir au milieu des flammes où ils brûlent, dans l'obscure prison où ils pleurent. Faites que Dieu les mette au plus tôt dans le lieu du rafraîchissement, de la Lumière et de la Paix. Et quand viendra pour mon âme l'heure de descendre en ce sombre séjour, je vous en conjure, intercédez pour elle et venez la secourir. Ainsi soit-il.

Vingt-huitième jour

"Saint Michel, Ange des derniers temps"

La sentence portée sur nous au dernier jour sera telle que nous l'aurons préparée pendant notre vie; Dieu ne fera que ratifier notre choix: à nous de bien choisir.

Prière

A cette époque terrible, ô Saint Michel, les hommes auront besoin de votre puissante protection; je vous la demande pour eux. Si je dois vivre en ces jours d'abomination, ne permettez pas que je sois victime de la séduction; donnez-moi la force et le courage de résister jusqu'au sang s'il le fait; marquez mon front du signe sauveur; faites enfin que mon nom soit écrit au Livre de Vie et que je puisse suivre l'Agneau Divin dans le Royaume de Sa Gloire. Ainsi soit-il.

Vingt-neuvième jour

"Saint Michel, Ange de la France"

Répandons autour de nous le culte de Saint Michel, Ange protecteur de la France.

Prière

Grand prince de la Milice Céleste, établi par la Providence Divine le protecteur spécial de la France, souvenez-vous que vous l'avez faite grande entre toutes les Nations, que vous l'avez établie sentinelle de la Foi et le Soldat de Dieu dans le monde. Obtenez-lui un prompt et sincère retour à l'antique Foi, source de sa force et de sa grandeur. Éclairez les incrédules, rassurez les timides les faibles, encouragez les bons, secourez-nous tous et rendez-nous meilleurs et plus Chrétiens. Ainsi soit-il.

Trentième jour

"Saint Michel, Ange du Mont-Tombe"

Faire au moins, une fois dans sa vie le pèlerinage du Mont Saint Michel.

Prière

Glorieux Archange Saint Michel, qui avez entendu mes prières chacun des jours de ce mois béni, je viens me consacrer à vous et vous confier mon Cœur, mon esprit, mon intelligence, ma volonté, tout mon être. Prenez-moi sous votre puissante protection, défendez-moi contre les dangers sur corps et de l'âme, assistez-moi pendant la vie et la mort, et après vous avoir prié ici-bas, j'irai louer et contempler avec vous le Seigneur notre Dieu pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte du Mois de Saint Michel (pdf) en cliquant ici

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22 octobre 2008

Hommage à Soeur Emmanuelle

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Sœur Emmanuelle

un siècle d'amour

1908-2008

Les chiffonniers du Caire l’appelait Ableti, « grande sœur ». Son prénom ? Madeleine. Mais le monde entier connaît mieux celui que cette perpétuelle révoltée s’est choisi à 22 ans : Emmanuelle. Toute sa vie, la religieuse vêtue de sa sempiternelle blouse de nylon gris s’est battu contre la misère et l’exclusion. Notre biographie. Sœur Emmanuelle s'est éteinte comme une étoile. En laissant un immense rayon de lumière. Une disparition ressentie par tous : à qui n'était-elle pas devenue familière ? Foulard et blouse grise, tennis usés, on reconnaissait sans peine la silhouette. Le visage ridé comme par un appétit de vie et de soleil, le regard bleu scintillant derrière de larges lunettes, et toujours le sourire aux lèvres. Une femme totalement disponible aux autres : « Si on ne s'intéresse pas aux autres, la vie devient monotone », confiait-elle un jour à Paula Boyer. Chacun avait compris depuis son retour d'Egypte que le mot retraite lui était étranger. Elle n'avait jamais semblé aussi présente. Auprès de ses amis de l'association Asmae bien sûr, mais aussi à la télévision et à la radio, dans les écoles, les paroisses, les prisons. Mais encore, et toujours, près des pauvres, des exclus. Les SDF de l'association Paola à Fréjus, par exemple. Certes, elle goûtait la compagnie des religieuses de la maison de retraite du Pradon, dans le village de Callian, au pied de l'Esterel. Elle aimait bavarder de jardinage, mais on la sentait toujours sur le départ, vaillante sur ses pieds ou calée dans un fauteuil roulant, prête à monter dans une voiture, un car ou un train. « Il faut qu'elle aille jusqu'au bout de ce qu'elle peut donner », expliquait un jour sœur Jeanne-Bernadette.

Jusqu’au bout, être utile et efficace

Inaction : autre mot banni de son vocabulaire. La gamine insupportable, la jeune religieuse frondeuse, la révoltée du Caire : comment effacer un tel caractère ? Jusqu'au bout, elle entendait dire ce qu'elle pensait, secouer les dormeurs, ne pas rester les bras croisés. Etre encore utile et efficace, avec cet optimisme qui en désarmait plus d'un, et cette façon de mettre un terme au doute : « C't'évident, non ? » Ne jamais laisser s'éteindre la flamme de l'espérance. Yalla ! Qui n'a perçu l'infatigable volonté derrière cette interjection souvent répétée d'une voix à la fois fluette et ferme ? Le charisme de sœur Emmanuelle reposait sur un sens inné du contact. Tutoyant tout le monde - sauf le pape...-, dotée d'une mémoire d'éléphant pour les noms, elle marquait toujours un intérêt sincère pour celui qu'elle rencontrait. Avec le même égard, mais aussi le même culot, qu'il soit puissant ou misérable. Dans les échanges, elle savait avec intuition ce qu'il fallait dire et faire à chaque instant. Et elle affichait une force de conviction inaltérable : « J'ai opté pour l'amour universel », disait-elle, expliquant que ce n'était pas la pauvreté qu'elle aimait, mais les pauvres ; la justice plus que la charité. On comprend que, dans ses vœux prononcés, le plus dur aura été celui d'obéissance. Et celui de chasteté ? Celle qui fut une jeune fille coquette effaçait d'une pirouette les remords : « Je n'aurais pas pu me consacrer à un seul homme ». A un autre que Dieu.

Au sommet des sondages

Tout le monde s'inclinait devant son obstination et admirait cette femme heureuse de vivre. Elle séduisait, fascinait, ou déroutait avec sa gouaille et son franc-parler. Avouant ses péchés mignons - les glaces à la vanille, les moules-frites, les polars d'Agatha Christie-, rabrouant des ministres dans des directs télévisés, et gardant même sa liberté vis-à-vis du pape. Ce caractère bien trempé, si peu sensible aux normes et aux institutions, partageait pourtant bien des traits communs avec celui de Jean-Paul II. Mais... « il a sa manière de voir et moi la mienne », affirmait-elle. Ce tempérament robuste n'a jamais freiné sa popularité. Au baromètre annuel, elle caracolait, première femme derrière l'Abbé Pierre et les Zidane, Sardou, Noah et Belmondo. Pas de quoi s'enivrer : « Quand j'arriverai devant le Seigneur, il ne me demandera pas quelle place j'ai occupée dans les sondages », écrivait-elle. Toujours les pieds sur terre, en somme, devant l'éphémère. Mais sœur Emmanuelle savait user habilement de ce succès médiatique pour défendre sa cause. Le public français l'avait découverte en 1977, sur Europe 1 avec Philippe Gildas. Elle fut invitée régulièrement par la suite dans les grands rendez-vous des ténors de l'audiovisuel : chez Drucker, Poivre d'Arvor, Cavada, Giesbert ou Fogiel. Tous dressèrent le même constat : sa maîtrise naturelle de l'outil télévisuel. Même en fin de soirée, elle pouvait faire grimper l'audimat. Les qualificatifs n'ont pas manqué : énergique, brillante, drôle, ironique, charmeuse. Mais surtout sincère. Elle disait ce qu'elle pensait, et se moquait de sa popularité. Car telle est la clé du personnage : son authenticité. Personne ne s'y est trompé. Elle avait puisé dans son parcours une harmonie. L'action n'empêchait pas la méditation : elle n'a raté la messe quotidienne « que trois ou quatre fois ». La foi identifiée avec le cœur, pour suivre le philosophe Pascal, ne l'incitait à aucune arrogance. « Avant, je pensais avoir le monopole de la vérité du fait que j'étais catholique, disait-elle ; aujourd'hui, je sais qu'il y a beaucoup de demeures dans la maison du Seigneur.»Sa supérieure à Istanbul interdisait le prosélytisme, mais encourageait les religieuses à « transpirer le Christ ». Sœur Emmanuelle aura été un exemple, tout simplement un témoin. « Je ne suis qu'une petite goutte dans un océan de misère. » Cette goutte vaut de l'or.

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Soeur Emmanuelle en quelques dates


16 novembre 1908
: naissance à Bruxelles de Madeleine Cinquin, d’une mère Belge et d’un père français. Ses parents étaient commerçants en confection et en lingerie fine. Sa grand-mère maternelle était née d’un père juif et d’une mère chrétienne. Sa fille a épousé un protestant suisse. A 6 ans, elle voit son père se noyer : « Je me suis raccrochée à Dieu, et Dieu s’est accroché à moi. »

1929 : Elle rentre dans la congrégation Notre-Dame-de-Sion, à Paris, rue Notre-Dame-des-champs. Le 10 mai 1931 elle prononce ses vœux et prend le nom de Sœur Emmanuelle. Diplômée en philosophe et lettres, elle enseignera successivement en Turquie (1932-1954 puis 1959-1963), en Tunisie (1954-1959) et en Egypte (1963-1971).

1971 : elle s’installe dans un bidonville au Caire. Elle va partager la vie des chiffonniers pendant 22 ans. « Mes 22 ans dans le bidonville ont été l’accomplissement de ma vie. »

1977 : Ouverture du centre Salam. Le centre offre un dispensaire, des ateliers professionnels et de couture, un club social, un jardin d'enfants, une maternité. Le centre Salam est inauguré par Jehane Sadate, épouse du président égyptien Sadate.

1978 : tournée en Europe et aux Etats-Unis : Soeur Emmanuelle et Soeur Sara collectent des fonds aux Etats-Unis et en Europe pour améliorer le sort des chiffonniers. Jardin d'enfants, école et dispensaire voient le jour.

1980 : Elle reçoit l’Ordre du Mérite à Paris et fonde ASMAE "Agir, Soutenir, Mobiliser pour l'Avenir des Enfants". L'association est laïque. Aujourd'hui, elle intervient dans huit pays et auprès de 74000 enfants.

1991 : Tandis qu'elle célèbre ses noces de diamant de vie religieuse avec les chiffonniers du Caire, l'épouse du président Moubarak lui confère la nationalité égyptienne.

1993 : à la demande de ses supérieures, elle rentre en France et rejoint sa communauté en Provence. Toujours au service des plus démunis, elle se rend régulièrement dans les prisons et auprès des SDF. Active, elle donne des conférences et visite les projets ASMAE dans le monde entier.

28 janvier 2002 : elle est promue au grade de commandeur de la Légion d’Honneur.

25 avril 2005 : elle reçoit les honneurs belges en obtenant les insignes de Grand Officier de l'Ordre de la Couronne.

20 octobre 2008 : Soeur Emmanuelle s'éteint

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Soeur Emmanuelle

Elle ne possède ni l'éloquence de Raoul Follereau pour défendre les malheureux ni la fougue emplie de défi et de provocation de l'Abbé Pierre vis-à-vis de tous ceux qui vivent égoïstement. Pourtant, elle peut aussi être rangée dans la lignée des grands prophètes, même si, comme une journaliste l'a dit, elle possède une charité " politiquement correcte ", c'est-à-dire qu'elle ne s'attaque pas de front aux gouvernements et aux institutions publiques ou privées comme l'ont fait les deux célèbres personnages précités, mais plutôt à tous ceux qui possèdent de la haine dans leur cœur. Elle ne risque donc probablement pas d'être prise à partie par des multinationales ou certains responsables politiques du fait de déclarations fracassantes. La seule chose que l'on pourrait lui reprocher, pensent certains, c'est de lutter contre la misère, certes avec conviction, mais de le faire avec trop de douceur, le sourire aux lèvres. Or, cette douceur et ce sourire presque continuels, au moins lorsqu'on est en sa présence ou lorsqu'elle s'exprime à la radio ou la télévision, trompent. Ils ne sont pas le signe de manque de passion, de naïveté ou de timidité, mais ils proviennent de son âme, c'est-à-dire d'une immense spiritualité et, par conséquent, d'un amour d'autrui qui lui permet, en fonction de l'Evangile qu'elle vit constamment, d'une part d'être en communion, dans l'humilité, avec les plus faibles et d'autre part d'aimer son prochain quel qu'il soit, riche ou pauvre. Voilà les qualités qui caractérisent Sœur Emmanuelle et lui procurent sa vraie force et sa joie évidente.


C'est exactement ce que j'ai ressenti lorsque, le 2 avril 1989, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer " la chiffonnière du Caire ", comme on l'appelle aussi. Ce nom lui vient de son travail principal, dans la banlieue de la capitale égyptienne, avec des chiffonniers vivant de détritus triés dans la chaleur étouffante pour les revendre ou en faire de l'engrais, les bénéfices étant reconvertis dans toutes sortes de constructions et d'activités sociales pour rehausser l'hygiène et la santé, scolariser et éduquer enfants et adultes, loger les habitants du bidonville et créer des emplois.


Je l'ai d'abord entendue donner son témoignage dans la petite église du village touristique de Crans (Valais/Suisse), pleine à craquer. Elle y évoqua son travail avec ses amis les pauvres, mais aussi ses voyages sur les routes du monde et du Soudan, en particulier, pour sauver les enfants qui fuient la guerre et la faim. Ce jour-là, j'ai compris, grâce à quelques paroles dont j'ai été le témoin direct, pourquoi l'espérance l'habitait toujours, malgré la misère partagée,. En effet, à la fin de son exposé, son visage, momentanément assombri par la citation des catastrophes et des malheurs qui assaillent les pays du tiers monde, mais aussi nos populations des pays riches, redevenait soudain radieux : " Il nous faut faire passer le Christ dans les autres, ne serait-ce que par un sourire. Notre mesquinerie, notre faiblesse se transforment alors en amour. Chacun de nous est capable de l'exprimer. L'amour doit vaincre la haine. Il est plus fort que la mort."


Et puis, le soir, ce fut ma rencontre personnelle avec elle à la cure de Montana, non loin de Crans. Là, Sœur Emmanuelle évoqua l'apparition que la célèbre voyante Anne-Catherine Emmerich a eue de la Vierge et conclut : " Ce ne sont pas les détails de cette vision qui sont importants, mais bien la lumière dans laquelle baignait Marie. J'aime beaucoup cela. " Et comme si elle s'était imbibée de cette lumière, elle s'en est allée, une fois encore, un sourire sur les lèvres.


Mais quel a bien pu être le détonateur, pour ainsi dire, qui a conduit Sœur Emmanuelle sur ce chemin des Béatitudes au milieu des pauvres, sans se relâcher, sans perdre courage, les défendant sans cesse? J'ai cherché longtemps dans les livres que je possède sur elle les secrets de cette destinée. Je les ai, je crois, trouvés dans ses propres révélations très claires, sous forme d'au moins deux aspects.


D'abord, dans son livre " Chiffonnière avec les chiffonniers ", elle consacre, à la fin, un court mais très important chapitre au chapelet de sa mère qui risque presque de passer inaperçu. Et là, elle dit ceci : " Une chère figure me revient à la mémoire : celle de ma mère à qui je dois le meilleur de moi-même. " Puis, citant quelques petits incidents qui ont marqué sa jeunesse, elle en arrive à un " soir de trouble ", comme elle dit, où elle rencontre, alors qu'elle marche lentement, oppressée dans la nuit, un individu qui la prend par le bras et lui conseille amicalement de rentrer chez elle. A la maison, après cette aventure, elle trouve sa mère - qui est déjà veuve avec trois enfants - endormie, le chapelet entre ses doigts. Il vaut la peine de citer in extenso ce qu'elle écrit :


" J'ai souvent pensé plus tard à ce soir de trouble. Je crois profondément que les grains du chapelet de ma mère glissaient, invisibles, entre cet individu et moi. Une voix murmurait: priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant…Sans savoir qu'il y répondait, l'homme m'a dit : Rentrez chez vous, ma petite. Cet homme-là, dans ma reconnaissance, j'ai souvent prié pour lui. Je le rechercherai dans l'autre monde pour le remercier.


Comment expliquer que, à travers tant de vents contraires qui ont déraciné des cèdres puissants, mon pauvre petit arbuste soit resté debout ? J'en sais rien, moi, la raison. Les racines étaient fortes. Tant qu'elle en a été capable, ma mère s'est rendue tous les jours à l'église, elle y communiait pour ses enfants. Elle m'avait dit : Tu veux vraiment entrer au couvent ? Alors, sois une bonne religieuse. Chaque matin, elle m'en envoyait la force. Ces chiffonniers, comme elle les aurait aimés, comme elle les aime plutôt ! Je sais qu'elle est là, dans mon sourire qui était le sien quand elle allait vers l'autre…

Merci, mon Dieu, de me l'avoir donnée pour mère. "

Il y a aussi ce passage dans son dernier livre " Richesse de la pauvreté " qui révèle la raison de son choix décisif de la pauvreté : " C'est que l'expérience que j'en ai faite reste une des dates importantes de ma vie : le 5 mai 1929, je me suis dépouillée des beaux atours d'une fille coquette pour revêtir la pauvre robe noire d'une petite novice. Ce geste représentait la libération des futilités qui m'asservissaient. Soudain, j'étais devenue légère. J'entrais dans une vie qui deviendrait de plus en plus passionnante. Je renonçais à une humanité égocentrique pour entrer dans une humanité fraternelle. Soixante-douze ans ont passé, j'en goûte encore la richesse. "


Enfin, on peut certainement y ajouter la rencontre qu'elle a faite en 1965 à l'occasion d'un voyage au Caire avec les filles de sa classe de philosophie de l' établissement des sœurs de Notre-Dame de Sion à Alexandrie. Elle raconte : " Dans le train, je fus frappée par des spectacles de misère que je n'avais jamais vus en Turquie : des enfants en haillons, une foule de mères chargées de leurs marmots. "

La famille, les racines, la perception de la misère et de la souffrance et, dans ce contexte, la maman. C'est ce dont nous avons besoin nous aussi et qui peut nous former pour toute la vie. Chaque père et chaque mère de famille devraient en être conscients et se nourrir de la foi et surtout de l'Eucharistie qui nous permet de recevoir en nous Jésus " la lumière du monde ", afin de la transmettre à nos enfants dès leur plus jeune âge. Nous pourrons alors ouvrir leurs cœurs aux autres, particulièrement aux malheureux et aux blessés de toutes sortes, en nous inspirant de l'exemple de Sœur Emmanuelle et nous consacrer, comme elle, à trois choses primordiales.


D'abord ne pas négliger, sous forme d'un secours matériel direct quand nous le pouvons, ceux qui, autour de nous ou ailleurs, sont les moins privilégiés. Mais je ne m'étendrai pas sur le sujet, cette fois-ci, même si cette condition est vitale et si tous les prophètes nous renvoient sans cesse à l'aide concrète au prochain. J'ai déjà développé cet aspect de la charité à maintes reprises, aussi du fait de mon activité sociale durant plus de cinquante années auprès des déshérités et des lépreux..

Ensuite, porter en soi le Christ, " la lumière du monde ", et disséminer dès qu'on le peut une parole, un sourire…J'ai aussi eu la chance dans ce domaine de pouvoir en expérimenter la valeur lors de dizaines de rencontres dans les avions, les trains et les transports en commun, les plus significatives ayant été celles que j'ai eues avec des handicapés, quelques-uns dans le bus qui me conduit de mon quartier en ville. Chaque fois que nous nous revoyons, la joie est de mise dans nos conversations, même lorsqu'un d'entre eux me fait signe ou me parle à haute voix en faisant retourner les têtes et en provoquant même des grimaces ou des étonnements parmi les voyageurs. Chaque fois, j'en rapporte un immense appui et un enrichissement intérieur considérable qui durent souvent des heures.


Enfin, savoir discerner, à côté du péché - auquel nous sommes tous confrontés - aussi les choses magnifiques qui nous entourent, dons du Créateur : les arbres, les fleurs, les montagnes, les gens qui se dévouent pour les autres. Ainsi, Sœur Emmanuelle a écrit : " Quand je tombe dans la ruelle sur un chien crevé, ou des boyaux de porc couverts de mouches, je regarde plus loin les gosses qui se poursuivent en riant. "


Par la prière, demandons à Dieu et à Marie, sa mère, de nous envoyer les grâces qui conduisent à ce chemin de simplicité et de dévotion. En renonçant à nos manières égocentriques et en nous libérant des convenances imposées par la mode, le marché ou les médias, nous entrerons comme Sœur Emmanuelle dans " une humanité fraternelle ", malgré les soucis et les difficultés inhérentes à la vie sur terre. Et puis, finalement, nous aussi nous percevrons de plus en plus le vrai bonheur, celui que Dieu seul peut nous donner et qui se reflète dans une rencontre, dans l'amour profond d'un être ou dans un geste désintéressé vers l'autre.


Marcel Farine

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"Il faut être heureux"

interview avec Soeur Emmanuelle

La voix jeune, l’esprit toujours aussi vif, parfois même espiègle, dans un entretien qu'elle avait donné à Pèlerin, Soeur Emmanuelle revient sur sa vie, évoque sa foi, parle sans détours de la vieillesse et rappelle la force de l’amour. Extraits.

Comment vous sentez-vous, sœur Emmanuelle ?


Pas mal pour 99 ans ! Je crois être lucide, ce dont je remercie le Seigneur. La marche est difficile, mais tout le reste va bien.


C'est difficile à accepter, cette moindre mobilité ?


Se lamenter ne sert rigoureusement à rien. Et puis, je n'ai pas le caractère à regretter. J'ai appris à accepter les choses telles qu'elles viennent, elles ont toujours un côté positif. Il faut regarder ce côté et laisser tomber le négatif. C'est ce que j'ai fait toute ma vie, de telle sorte que je suis contente de ma vieillesse. Bien sûr, je ne peux plus voyager comme avant, je suis forcée de rester dans ma chambre. Maintenant, j'ai beaucoup de temps pour prier.


Vous priez beaucoup ?


Je prie toute la journée ! Comme je suis très fatiguée, je ne peux plus me concentrer comme avant, pour la prière. Dieu merci, j'ai mon chapelet ! Je dis le rosaire. J'ai le temps, c'est très beau, et ça ne me fatigue pas de murmurer : « Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous... » Je le répète tout simplement, mais chaque dizaine de « Je vous salue Marie » renvoie à un mystère de la vie de la Vierge et de Jésus. Par exemple, je commence par l’Annonciation de l’ange qui vient dire à Marie qu’elle sera la mère de Jésus. Alors, pendant que je dis le « Je vous salue Marie », je vois cette œuvre du peintre Fra Angelico où l’ange est prosterné au pied de la Vierge qui sourit doucement et je me remémore cette conversation. Ainsi chaque dizaine. Après c’est la Visitation. Marie va voir sa cousine Elisabeth déjà âgée et pourtant enceinte de six mois. Elle trotte, trotte pour voir sa cousine. Alors, moi, je la vois trottant sur la route… C’est très joli ! C’est ravissant de prier comme cela du matin au soir avec le chapelet. Je dis ces prières pour tous ceux que j'aime, pour tous ceux qui viennent me voir, et pour toute l'humanité. Je trouve que c'est très beau, très vivifiant même, de terminer ainsi ma vie. La vieillesse, c'est une grâce que Dieu permet à l'homme. Vous laissez tomber ce qui vous encombre.


Quand on approche, comme vous, les 100 ans, sait-on un peu mieux qui est Dieu ?


Ah, on ne peut pas tout savoir ! Mais avec le temps, la relation avec Dieu Amour se fait de plus en plus intime, douce, profonde. Cela donne du tonus à la vie, c'est comme du champagne, ça fuse ! C'est beau, c'est bon, c'est doux ! Il n'y a rien de meilleur sur terre que la relation d'amour avec Dieu. Et comme disait Thérèse de l'Enfant-Jésus, je reçois d'une main du Seigneur et je donne de l'autre main. Tout ce que Dieu me donne d'amour, j'essaie de le verser sur les hommes et les femmes qui m'écrivent, qui viennent me voir, et puis sur l'humanité entière.


Vous n'avez jamais douté ?


Si, bien sûr ! J'ai eu des années terriblement difficiles... A Istanbul, pendant la guerre de 1939-1945, j'étais enseignante. A l'époque, j'avais seulement l'équivalent du bac en Belgique. Comme je ne pouvais pas aller étudier à Paris, à la Sorbonne, à cause de la guerre, j'ai fréquenté l'université d'Istanbul. Là, j'ai connu des professeurs musulmans et juifs d'une très haute teneur spirituelle, intellectuelle, morale et religieuse. Ils puisaient beaucoup de lumière et de force dans leur religion. C'est alors que j'ai commencé à m'interroger. Je me suis mise à étudier toutes les religions. J'ai trouvé des lumières dans chacune. Arrivée à la religion chrétienne, j'ai trouvé un soleil resplendissant, l'amour du Christ qui est allé jusqu'à la mort pour sauver les hommes. C'était magnifique. Mais quelles preuves avais-je qu'il était « Dieu, né de Dieu, lumière, née de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu », comme le dit le credo ? Quelle preuve avais-je que Jésus était le fils de Dieu ? Je n'en avais aucune. Alors, j'ai commencé à douter, c'était très difficile parce que j'étais « embarquée », comme dit Pascal, j'étais religieuse. Cette période de doute a duré des années.  La guerre finie, j'ai eu la grande chance de pouvoir étudier à la Sorbonne, à Paris. J'ai eu Pascal au programme. C'est lui qui m'a sauvée. Pascal, qui est infiniment croyant, dit que Dieu n'est pas sensible à l'intelligence mais au cœur. Le cœur, c'est le lieu le plus intime de l'homme. Avec l'aide de Pascal, je suis arrivée à la conclusion que tous les biens matériels ne valent pas une seule pensée, que toutes les découvertes scientifiques ne valent pas un seul acte de charité, d'amour gratuit. Grâce à Pascal, j'ai compris que c'est au plus profond de moi-même que je devais chercher Dieu et non pas en lisant les textes des savants et des philosophes. Plus tard, quand je vivais au Caire, j'ai reçu une très grande lumière, une nuit, dans le bidonville. Ce soir-là, comme il faisait très froid, j'avais fermé ma porte, lorsque j'ai entendu une mélopée. C'était ma voisine, Fauzeya, une femme très misérable, qui chantait. J'ai entrouvert ma porte et l'ai vue, assise par terre. Son fils faisait ses devoirs. Nous avions obtenu, elle et moi, qu'il aille à l'école, ce qui était extraordinaire dans le bidonville. Elle faisait du feu avec de vieux cartons. Son mari, qui savait un peu lire, déchiffrait l'Evangile. Quand il s'arrêtait, Fauzeya reprenait la phrase de l'Evangile et la chantait doucement. Son visage était illuminé. Je ne reconnaissais pas cette pauvre malheureuse, souvent battue. Elle n'avait pas étudié comme je l'avais fait, mais elle avait confiance. Elle était sûre que Jésus aiderait son fils à sortir du bidonville. Elle était sûre que Jésus aiderait la petite Teresa qu'elle avait au sein à devenir une femme plus heureuse qu'elle. Dans ma cabane, j'ai demandé au Seigneur de me donner un cœur comme Fauzeya. C'est ainsi que j'ai pu me retremper dans la foi toute simple des enfants et jouir de l'amour de Dieu dont, finalement, je reste sûre. Maintenant, avec le Seigneur, on se comprend. On s'aime, c'est tout.


Voici quatre ans, vous avez publié un ouvrage intitulé Vivre, à quoi ça sert ? Quelle est votre réponse à cette question ?


Vivre, ça sert à aimer ! Et, quand on est vieux, c'est un avantage, on a plus de temps pour aimer, c'est-à-dire pour donner aux autres le meilleur de soi-même en suppliant le Seigneur de les aimer, de les aider. Maintenant, j'ai évidemment plus de temps qu'avant !


Vous avez souvent dit que vous aimiez beaucoup les jeunes. Pourquoi ?


J'ai toujours aimé la jeunesse, parce que c'est l'espoir, l'enthousiasme. Les jeunes, quand on sait leur parler, ils sont passionnants. Quand j'allais dans les écoles, les lycées par exemple, ils restaient vraiment suspendus à ce que je disais. Tout simplement parce que je m'adressais autant à leur cœur qu'à leur intelligence. Les jeunes comprennent très bien qu'il faut s'aider. Malheureusement, une partie de notre jeunesse est sans repère, certains font des bêtises ; à leur place, j'en aurais peut-être fait aussi.


Parce que la société actuelle ne donne pas assez de repères ?


Aujourd'hui, chacun fait ce qu'il veut. Bien sûr, il faut faire ce que l'on veut, mais il faut aussi vouloir le bonheur. Dieu nous veut heureux.


Qu'entendez-vous par là ?


C'est vivre en harmonie. Qu'est-ce que l'harmonie ? C'est regarder les autres avec son cœur, pas avec sa tête, établir des relations simples. Et pour moi, la source est en Dieu. Je vois l'amour qu'il porte aux hommes. Je suis en harmonie avec Dieu, avec les autres et avec moi-même, c'est tout simple.Les jeunes comprenaient très bien lorsque je leur expliquais, exemples à l'appui, qu'aimer, c'est une pratique. Evidemment, beaucoup ne connaissent pas Dieu. Ils ne savent pas ce qu'est aimer parce qu'on ne leur a jamais appris. Il faut savoir aimer. Mais ça s'apprend... Il faut l'apprendre aux jeunes parce qu'ils veulent être heureux.


Comme parler de Dieu et d’Amour aux non croyants qui sont si nombreux dans une société ?


Il suffit d’aimer. Les non croyants comprennent cela très très bien. Quand je parle à des jeunes, je ne leur dis pas d’aller se confesser, cela ne me regarde pas. Ils sont libres. Je leur dis que la vie est passionnante lorsque l’on sait aimer. Et ça ils le comprennent tellement bien. Je leur donne des exemples de gens qui avait tout perdu mais qui n’avaient pas perdu l’amour. Dans des pays très ravagés, j’ai rencontré des tas de gens qui faisaient tout pour aider les autres à en sortir. Ces gens étaient donc passionnés et passionnants.


L'heure tourne. Le jour commence à tomber. Isabelle allume une lampe de chevet qui donne une lumière douce. Elle s'installe au pied du lit de sœur Emmanuelle, lui retire ses chaussures, ses bas, et commence à lui masser les pieds, tout doucement.


A plusieurs reprises, vous avez déclaré : « La religion ne m'intéresse pas, c'est Dieu qui m'intéresse. » Pouvez-vous m'expliquer ?


La religion ne m'intéresse pas en tant que telle. Elle est un moyen, pas un but. La religion, c'est quelque chose qu'on a dans la tête, d'abord. Mais, moi, ce n'est pas la tête qui m'intéresse le plus, c'est le cœur. J'ai des amis athées, j'ai des amis juifs, beaucoup d'amis musulmans. Je ne discute pas religion avec eux ! A mes amis athées, je dis que ce qui compte, c'est qu'ils savent partager leur temps, leur cœur, leur bourse. Je leur dis aussi que s'ils ne connaissent pas Dieu, Dieu les connaît. Qu'ils n'aient pas peur ! Au jour de leur mort, le Seigneur leur dira : « Viens. Quand j'ai eu faim, quand j'ai eu soif, quand j'étais malade, quand j'étais en prison, tu es venu vers moi. » C'est cela, savoir aimer. Ce n'est pas simplement croire.


C'est finalement beaucoup plus exigeant ?


Oh oui, c'est vraiment exigeant, mais c'est passionnant. Quand on sait aimer, on fait de sa vie une aventure merveilleuse.


Si vous deviez faire un bilan de votre vie, quel serait-il ?


Ma vie a été passionnante. Elle l'a été évidemment parce que Dieu m'a permis, partout où je suis passée, d'aimer les autres, de les aimer vraiment, d'essayer de les aider, de sorte que ma vie a été une suite d'actions d'amour. C'est pour cela que je suis ravie d'avoir vécu ce que j'ai vécu et d'être vieille maintenant.


N'avez-vous pas quelques regrets, cependant ?


Non ! Le jour où je suis entrée au couvent, chez les sœurs de Notre-Dame de Sion, j'ai été libérée ! Avant, je n'avais jamais assez d'argent pour mes toilettes. Je voulais aussi danser avec de beaux garçons. Je voulais voyager. Tout cela m'attirait irrésistiblement mais, à la fin, il me restait le vide. A quoi tout cela servait-il ? Il me manquait l'absolu de Dieu et, à la minute où j'ai changé ma robe de jeune fille coquette contre la robe noire de religieuse qui, à l'époque, tombait jusqu'à terre, avec aussi un petit bonnet attaché sous le cou comme une veuve, j'ai été libérée de tout, des garçons, de l'argent et aussi de ma propre volonté. Dès lors, j'ai eu une supérieure à qui j'obéissais et c'était tout.


Vous obéissiez sans difficulté ? Pourtant, vous avez un caractère bien trempé !


J'ai toujours obéi. Même quand je vivais chez les chiffonniers du Caire. Quand j'ai eu 80 ans, mes supérieures m'ont demandé de rentrer en France. J'ai obtenu un délai. Lorsque j'ai eu 85 ans, elles m'ont dit de revenir absolument. Sincèrement, je me suis demandé quoi faire, obéir ou non ? Laisser les chiffonniers qui n'ont rien pour m'installer dans une maison de retraite où j'aurais tout ? Mais sœur Sarah était déjà là et avait toutes les qualités pour prendre la suite. J'ai compris qu'il ne fallait pas rester contre le gré de mes supérieures, j'ai obéi, je ne l'ai pas regretté.


Tout de même, n'avez-vous pas rencontré quelque épreuve ?


Quand j'étais jeune religieuse, j'ai eu un problème. J'étais dans l'enseignement, et il y avait un professeur très intelligent, très bien de sa personne, il savait énormément de choses et en parlait très brillamment, profondément aussi. Un beau jour, je me suis rendu compte qu'il commençait à m'intéresser un peu trop, le professeur ! Alors, je suis allée voir une vieille mère, je lui ai dit que je ne me sentais pas bien du tout. Tout d'abord, elle m'a dit que je pouvais écrire à Rome pour demander à être relevée de mes vœux de célibat. Mais ce n'était pas ce que je voulais. Alors, elle m'a conseillé de ne pas rester braquée sur mon problème, mais de visiter les malades, les pauvres, tous ceux qui souffrent. Petit à petit, m'a-t-elle dit, vous vous rendrez compte que beaucoup sont plus à plaindre que vous. Et puis, naturellement, vous direz le chapelet. Elle m'a donné une planche de salut. Maintenant, je conseille à ceux qui sont en souffrance de s'intéresser aux autres plus qu'à eux-mêmes, c'est radical. Le fait est que, par la grâce de Dieu, j'en suis sortie.


C’est extraordinaire, à presque 100 ans, de se souvenir que vous avez été amoureuse...


Pas un peu, j’ai été terriblement amoureuse. Ca a été vraiment terrible !


Où cela s’est-il passé ? A Istanbul ?


Ca, je ne vous le dirai pas ! Peu importe d’ailleurs. Le fait est que, par la grâce de Dieu, j’en suis sortie. Je suis d’ailleurs persuadée que si, dans les ménages en difficulté, on savait s’arrêter, essayer de résoudre les problèmes au lieu de laisser s’ouvrir la faille, on éviterait bien des divorces.


Mais notre société n’encourage pas ce genre d’effort…


C'est vrai, et nous n’en sommes pas heureux ! Vivre, c’est lutter. Tant qu’on n’a pas lutté dans sa vie, on ne sait pas ce que c’est. Mais quand on arrive à se prendre en main, alors tout change. La vie devient passionnante parce qu’elle est à base d’amour. Ce n’est pas difficile d’aimer. Il suffit de s’attarder, de regarder, d’admirer ce qu'il y a de positif chez les autres et de positif dans les événements qui se succèdent.


Vous avez décidé de publier un livre testament après votre mort. Pourquoi seulement après ?


Ce livre s'appelle Confessions d'une religieuse. J'y parle de moi d'une manière plus intime. Tant que je serai sur terre, je ne veux pas que les gens sachent. J'ai surtout voulu montrer à quel point l'amour de Dieu est quelque chose de merveilleux qui transforme tout dans la vie.


Vous arrive-t-il de penser à la mort ?


Oui, beaucoup, maintenant. Mourir, ce n'est pas triste. Mourir, pour un chrétien, devrait être le plus beau jour de la vie. C'est le jour où l'enfant tombe dans les bras de son père, le jour où la fiancée voit enfin en face celui qu'elle aime. La mort ne me fait pas peur, c'est l'agonie qui me fait peur.


Isabelle, une jeune femme que je prends pour la kinésithérapeute, est avec nous dans la chambre. Sœur Emmanuelle est allongée sur son lit. Isabelle masse les pieds de sœur Emmanuelle, intervient alors :


Mais, vous ne serez pas seule !


Sœur Emmanuelle : La Vierge, que je prie tous les jours avec mon chapelet, sera là et elle m'aidera, ça, je me le dis souvent. Je ne serai pas seule, comme le dit justement Isabelle.


Quelquefois, le passage est facile...


Sœur Emmanuelle : C'est vrai, quand on lâche, c'est plus facile...


Isabelle : Quelquefois, j'ai accompagné des personnes qui sont parties doucement. Ce qui est dur, c'est quand les personnes ne se laissent pas aller. Alors il y a agonie, peur de mourir... Mais si on est accompagné à ce moment-là, si on n'est pas seul, c'est plus facile...


Si vous aviez un message-testament, quel serait-il, sœur Emmanuelle ?


Mon message ? Il faut être heureux, il faut chanter, aussi. Pour cela, il suffit d'aimer. Le dernier mot de tout, c'est l'amour. L'amour vrai, gratuit, ouvert, qui ne va pas s'arrêter à des défauts. Car des défauts, nous en avons tous, c'est évident ! Mais si on s’arrête aux défauts, la vie devient pénible, dure. Si au contraire, on regarde les qualités des autres, la vie est passionnante. Même dans les pires situations, il y a toujours des aspects positifs.


Vous voyez des aspects positifs dans la souffrance ?


Eh bien, la souffrance nous libère un peu de notre égoïsme. Je sais, ce n’est pas facile. Mais c’est peut être libérateur. Surtout quand on s'offre avec le Christ pour les autres. Alors, cela devient très beau de souffrir parce qu’on n’est pas seul. On souffre avec Jésus, on prend la Vierge avec soi et on sait qu’on participe au salut de l’Humanité. Ca c’est passionnant, vous savez.


Vous êtes célèbre dans le monde entier, il y a quelques années, vous passiez à la télévision comme une vedette et maintenant, vous êtes sous assistance respiratoire, abandonnée dans les mains d'Isabelle qui vous masse. Ce n'est pas difficile à vivre, cet abandon ?


Ce n'est pas difficile. Parce que je ne vis plus que d'Amour. Je me laisse couler en Dieu.


Pourtant, vous avez eu une vie exceptionnelle, extrêmement féconde, vous avez vécu avec les chiffonniers du Caire, avec votre association, Asmae, vous avez aidé des milliers d'enfants dans le monde...


Oui, d'une certaine manière j'ai eu 70 000 enfants dans huit pays !


A ce moment-là, Isabelle prend la parole pour faire une « petite parenthèse » . Non, elle n'est pas kinésithérapeute. Elle fait « du massage de réconfort ».

Isabelle : Il s'agit de faire sentir à l'autre, en le touchant avec respect qu'il est unique, qu'il a de la valeur. Ce toucher avec les mains, mais aussi par le regard, par le sourire, est un acte d'amour. Ici, c'est une rencontre intime loin des flashs et des projecteurs. C'est toute la réalité de la vie qui est là sur ce lit. Et la réalité de la vie, c'est l'amour.

Sœur Emmanuelle : Elle est très gentille, Isabelle ! Oh, vous savez, la vie, c'est passionnant, passionnant, passionnant...

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Les hommages rendus à Soeur Emmanuelle

"Elle montrait d’une manière absolue que l’amour envers le prochain, quel qu’il soit, est la valeur essentielle du christianisme. Avec elle, dans les bidonvilles d’Egypte, du Soudan ou du Liban, le Christ devenait présent. Source de dons sans frontière, Soeur Emmanuelle a inspiré ma vie et ma prière." Emile Shoufani, curé de Nazareth.

Marc-Olivier Fogiel, journaliste et animateur


"Sœur Emmanuelle a répondu plusieurs fois à mon invitation, pour mon émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Elle n’avait pas d’œillères : elle ne faisait pas de distinction entre les émissions « fréquentables » et les autres. Quand on s’est connu un peu mieux, elle me donnait des conseils, du genre : « Tu es quelqu’un de bien, pourquoi laisses-tu paraître cette image rude de toi à la télévision ? » Elle était soucieuse du décalage entre mon image et la réalité qu’elle connaissait. J’avoue que je n’ai guère fait d’effort en ce sens. Si je me suis arrondi, c’est plutôt à cause du temps qui passe... Mais c’est grâce à ce genre de rencontre qu’on mesure le privilège de faire ce métier de journaliste. Et, surtout, que l’on s’interroge de temps en temps sur le sens de ce qu’on fait. Après l’émission que j’ai faite sur RTL, il y a un an, pour ses 99 ans, elle me disait : « Tu sais, je vais bientôt partir. Je sais bien que les médias en feront tout un plat. Mais je ne voudrais pas qu’on oublie les amis de l’association qui travaille, au Caire ou ailleurs sur le terrain. C’est sur eux qu’il faudrait mettre la lumière."


Le Père Guy Gilbert


"On s'écrivait tous les mois. je lui disais souvent : "Plus tu vieillis, plus ton témoignage est resplendissant." Il existait une convergence entre sa foi et ses actes. Dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a rien de plus beau. Elle avait un charisme extraordinaire, un charisme de témoin. Elle vivait avec les souffrants, et ce "paquet" qu'elle portait lui donnait une légitimité énorme. Quand elle parlait, elle apportait une grande lumière parce qu'en l'écoutant, on était obligé de se situer au-delà des débats qui agitent l'Eglise. "


Patrick Poivre d’Arvor, journaliste


"J’ai rencontré sœur Emmanuelle pour la première fois, il y a une trentaine d’années, à l’occasion d’un reportage pour Antenne 2, sur les chiffonniers du Caire. A l’époque, elle était encore peu médiatique. Pourtant, elle avait déjà presque 70 ans. Comme elle le faisait toujours, elle m’a tutoyé d’emblée. Et je me suis tout de suite senti en harmonie. J’ai alors découvert cet être d’un optimisme exceptionnel, dont le seul contact rendait heureux. Elle a beaucoup contribué à faire aimer Jésus et la religion catholique.  Nous sommes restés proches. Elle a su être présente aux moments difficiles de mon existence. A la disparition de mes filles, elle était là. Elle gardait toujours près d’elle une photo de Solenn. Souvent, elle se comportait comme la grand-mère que l’on rêve tous d’avoir. Il lui est arrivé de me morigéner parce qu’il y avait longtemps que je n’avais pas appelé mes parents."


Trao Nguyen, président de l’Association Sœur Emmanuelle

"Je ressens un grand vide à l’annonce de la disparition de Sœur Emmanuelle. Nous abordions souvent son départ et elle en parlait avec une grande sérénité. Depuis un accident de santé qu’elle avait eu il y a trois ans, en Belgique, elle avouait redouter la souffrance et l’agonie. Elle s’est éteinte tranquillement, dans son sommeil, comme elle le souhaitait. Pour elle, la mort n’était qu’un passage. Maintenant, elle doit être dans la joie. La dernière fois que je l’ai vu, c’était mardi 14 octobre, lors d’un entretien qu’elle avait accordé à France 3 pour l’émission de Jean-Yves Serrand « Comme un vendredi » consacrée à la solidarité. Sœur Emmanuelle était très fatiguée, aussi essayions nous de la ménager, mais elle insistait pour répondre aux nombreuses sollicitations des médias. Elle tenait à être encore utile, à témoigner. Le 16 novembre, elle aurait eu 100 ans. Un sujet sur lequel nous plaisantions souvent. « Il faut que vous battiez votre sœur (morte à 102 ans, NDLR) », lui disais-je en souriant. « Si tu as le numéro de téléphone du Seigneur, passe le moi, je lui demanderai le jour et l’heure. », me répondait-elle sur le même ton. En fait, elle n’aimait pas beaucoup qu’on lui parle de cet anniversaire. « A mon âge, chaque jour compte », expliquait-elle. De même, elle se fichait pas mal de son image, du fait que depuis des années elle figurait au palmarès des personnalités les plus aimées des Français. « Est-ce que tu crois que lorsque j’arriverai là-haut, mon Seigneur me demandera ma place au classement ? », se moquait-elle. En réalité, la seule chose qui lui tenait vraiment à cœur, c’était son combat pour les plus pauvres et les plus démunis. Le plus beau cadeau que l’on puisse lui faire aujourd’hui et de reporter tout l’amour que nous lui portions sur les gens, en particulier les enfants, dont elle s’est occupé tout au long de sa vie."


Martin Hirsch, haut commisaire aux Solidarités actives


"Le combat de sa vie était de venir au soutien des plus déshérités. Elle l’a fait avec une énergie et un entrain spectaculaires, aussi forts que sa silhouette était frêle. Son message a d’autant plus de sens dans le contexte actuel. Soeur Emmanuelle savait convaincre qu’il y avait beaucoup à apprendre des plus pauvres. Elle répétait inlassablement que ce qu’ils avaient à nous dire devait inciter à modifier le cours d’une société qui faisait la part belle à l’argent facile et aux richesses indécentes. Soeur Emmanuelle avait noué une très forte complicité avec l’abbé Pierre. Ils avaient plaisir à unir leur voix pour porter la cause la plus noble à laquelle ils avaient chacun consacré leur vie, celle de la guerre contre la pauvreté."


Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France


"Sœur Emmanuelle a rejoint le Seigneur. Femme de cœur et d'action, elle nous manquera, tout comme elle manquera aux religieuses de sa congrégation et aux bénévoles des associations qu’elle a créées. Sœur Emmanuelle a su mobiliser ses contemporains en faveur des plus déshérités par son franc-parler et sa simplicité. Jusqu’à son dernier souffle, elle a fait preuve, inlassablement, d’une immense énergie et d’une inébranlable foi. Je pense tout particulièrement aux nombreux enfants et familles qu'elle a accompagnés tout au long de sa vie, d'abord comme enseignante, puis en vivant parmi les pauvres des bidonvilles du Caire, enfin dans sa prière quotidienne. Il me revient en mémoire ce propos qu'elle tenait dans l'un de ses ouvrages : « Je garde, quant à moi, une immense reconnaissance pour tous ceux qui (…) m'ont appris que l'amour est plus fort que la mort et porte en lui une semence d'éternité » . À notre tour, nous lui sommes infiniment reconnaissants du témoignage d'amour que fut sa vie, entièrement consacrée à Dieu et aux autres. Suivant son exemple, vivons dans l’Espérance et ne cessons pas d’agir pour les plus pauvres et de témoigner de l'amour de Dieu pour les hommes."


Sylvain Augier, journaliste et animateur radio et télévision


"C'est triste parce que c'est une amie qui nous quitte. Je l’ai rencontrée pour la première fois, en 1993, à son retour du Caire (Egypte), pour la radio. J’avais rendez-vous avec elle, j'étais en retard, et je fonçais sur mon scooter. Tout d’un coup, j’ai vu une religieuse avec des baskets aux pieds qui courait dans la rue. Je lui ai proposé de monter et nous avons fait connaissance comme ça. J'ai été envoûté, pris par son charme. Nous sommes restés amis. Je suis allé la voir plusieurs fois dans sa maison de retraite, avec mes enfants. C’est quelqu’un qui m’a énormément marqué. Nous discutions de tout. Elle m'a fait découvrir la philosophie de Pascal. Un jour, je lui ai demandé : « Madeleine, est-ce qu’on peut vraiment croire en Dieu ? » Elle m'a répondu« Si tu ne l’avais pas déjà trouvé tu ne le chercherais pas » . Elle m’a donné beaucoup de lumière."


Emile Shoufani, curé de Nazareth


"Je l’avais rencontrée en France, il y a cinq ans quand elle donnait encore des conférences. Elle avait choisi de consacrer sa vie à Jésus, et le retrouvait dans chaque visage de ces chiffonniers du Caire, parmi lesquels elle vivait. Elle montrait d’une manière absolue que l’amour envers le prochain, quel qu’il soit, est la valeur essentielle du christianisme. Avec elle, dans les bidonvilles d’Egypte, du Soudan ou du Liban, le Christ devenait présent. Source de dons sans frontière, Soeur Emmanuelle a inspiré ma vie et ma prière."


Xavier Emmanuelli, président fondateur du Samu social de Paris


Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l’ONU


"Les éboueurs étaient des petits enfants qui venaient avec des voitures tirées par des ânes. Ils ramassaient les ordures qui servaient de nourriture aux cochons. Ces “zabalines” sont tous des chrétiens coptes, car les musulmans ne s’occupent pas des cochons. Les zabalines étaient des oubliés de Dieu, les damnés de la terre. Nous, la bourgeoisie égyptienne, nous ne nous rendions pas compte à l’époque. Les autorités égyptiennes n’aimaient pas que sœur Emmanuelle montre ce visage misérable de l’Egypte. Elles étaient persuadées, au début, qu’elle faisait du prosélytisme. Or, elle n’a pas essayé de convertir. Le grand problème pour moi est que le fossé entre monde riche et monde pauvre s’élargit. Et l’intérêt que porte le Nord à l’égard du Sud diminue. On a donc besoin d’acteurs non étatiques, avec une spiritualité aussi grande que sœur Emmanuelle, pour essayer de rappeler au monde riche qu’il existe un monde pauvre."


Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères


"Je retiens d’elle une formidable jeunesse. Elle avait ce don extraordinaire de secouer tout le monde, y compris elle-même. Elle était très ouverte. Elle ne plaçait pas les gens dans des catégories. Elle ne disait pas : “Qui es-tu ?”, mais : “Qu’est-ce que tu fais ?” Elle ne se baladait pas une Bible à la main, puisqu’elle était la Bible. Elle était respectueuse de l’Eglise mais ne s’intéressait pas à sa hiérarchie. Seul, peut-être, le pape trouvait grâce à ses yeux. Elle était très spontanée dans ses refus. Elle a dû bousculer toutes les hiérarchies et enjamber toutes les convenances sociales pour pouvoir s’occuper des misérables. Elle dérangeait. Elle n’était ni dogmatique ni doctrinaire. C’était une contestatrice, pas un trublion, une agitatrice, pas un casseur. Si vous ne bougez pas, personne ne vous emm… La loi du tapage, c’est l’Abbé Pierre qui l’a inventée."


Pierre Lunel auteur de "Soeur Emmanuelle - la biographie" chez Anne Carrière et Robert Laffont

Pour une Église servante et pauvre

le Testament spirituel de Soeur Emmanuelle


Si je devais résumer l’essentiel de mon engagement religieux pour le transmettre aux jeunes générations, je dirais que j’ai toujours milité pour une Église servante et pauvre. Dans ma jeunesse, un tel idéal allait contre les idées reçues. Je me souviens d’avoir scandalisé les personnes présentes lorsque, en 1931, à vingt-trois ans, devant le monumental escalier du siège parisien de notre ordre, j’ai demandé à une mère du conseil de Notre-Dame-de-Sion : « Devrons-nous toujours passer par cet imposant escalier de marbre ? » La réponse à ma jeune impertinence fut : « Vous voulez faire sauter cet escalier à la dynamite ? » Et il a fallu attendre des années pour qu’un promoteur rénove tout l’immeuble, déposant le magnifique escalier afin d’aménager des appartements moins somptueux mais plus fonctionnels. Durant le concile Vatican Il, la cause d’une Église servante et pauvre a commencé d’émerger. Elle correspondait au voeu d’une partie de l’Église préoccupée des manifestations de richesse qui existent malheureusement encore ici et là dans l’Église, à côté d’une authentique pauvreté que certains, dont moi, voudraient universelle. Il existe des palais épiscopaux trop fastueux, des monastères trop privilégiés. Mais j’ai aussi visité des évêques dans des HLM, qui avaient voué leur demeure aux oeuvres du diocèse. Et nombre de religieux habitent de modestes appartements dans des quartiers défavorisés. À Rome, comme j’évoquais avec un cardinal les richesses des musées du Vatican, je reçus cette réponse : « Ma soeur , le président Mitterrand a-t-il le droit de vendre la Vénus de Milo ? » Je comprends très bien que, tout comme le Président français – pour lequel j’ai voté en 1981 – n’a pas le droit de vendre les chefs-d’oeuvre du Louvre, le Pape n’a pas non plus le droit de vendre les trésors accumulés par l’Église pendant des siècles grâce aux donations des fidèles. Mais – et c’est ce que je suggérai à mon interlocuteur – le Pape ne peut-il déléguer, par exemple à I’Etat italien, la gestion de ses musées, à charge pour lui de reverser chaque année une somme convenue qui aiderait les pays pauvres ? Le cardinal ne rejeta pas ma suggestion : « Ce n’est pas impossible, dit-il. Prions pour cela, soeur Emmanuelle ! » Le 15 août 2004, j’ai eu la très grande joie de parler une dernière fois à Jean-Paul Il, à Lourdes. Je lui ai lu une supplique que j’ai ensuite remise à son secrétaire. Ma requête était que Jean-Paul II veuille bien écrire une Encyclique insistant sur le fait qu’une Église servante et pauvre serait le plus authentique et le meilleur message à transmettre au monde. Je me trouvais auprès du Pape après la très longue Messe de l’Assomption où il avait été chaleureusement ovationné par plus de cent mille jeunes. Mais il était alors épuisé, trop faible pour parler. II m’a écoutée, puis m’a adressé un sourire, faisant un signe amical de la main. Je ne saurai jamais si c’est seulement sa santé déficiente qui l’a empêché d’écrire cette Encyclique. Cependant je garde espoir et je confie à la jeunesse, afin qu’elle le réalise, mon idéal d’une Eglise servante et pauvre, une Eglise rayonnant l’amour évangélique pour qu’advienne enfin un monde plus juste et plus fraternel.


Soeur Emmanuelle, 15 août 2005

Prières de Soeur Emmanuelle

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Prière pour une journée

Seigneur, accorde-moi cette Grâce : que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur, mais que j'arrive à parler santé, joie,prospérité à chaque personne que je vais rencontrer, pour l'aider à découvrir les richesses qui sont en elle. Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder la face ensoleillée de chacun de ceux avec qui je vis. Il m'est parfois si difficile, Seigneur, de dépasser les défauts qui m'irritent en eux, plutôt que de m'arrêter à leurs qualités vivantes, dont je jouis sans y prendre garde. Aide-moi aussi, Seigneur, à regarder ta Face ensoleillée, même en face des pires événements : il n'en est pas un qui ne puisse être source d'un bien qui m'est encore caché, surtout si je m'appuie sur Marie. Accorde-moi, Seigneur, la Grâce de ne travailler que pour le bien, le beau et le vrai, de chercher sans me lasser, dans chaque homme, l'étincelle que Tu y as déposée en le créant à ton image. Accorde-moi encore d'avoir autant d'enthousiasme pour le succès des autres que pour le mien, et de faire un tel effort pour me réformer moi-même que je n'aie pas le temps de critiquer les autres. Je voudrais aussi, Seigneur, que tu me donnes la Sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé que pour me hâter vers un avenir meilleur. Donne-moi, à toute heure de ce jour, d'offrir un visage joyeux et un sourire d'ami à chaque homme, ton fils et mon frère. Donne-moi un coeur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit. Seigneur,mon Dieu, je Te demande ces Grâces pour tous les hommes qui luttent aujourd'hui comme moi, afin que diminue la haine et que croisse l'amour, car depuis ta Résurection, la haine et la mort ont été vaincues par l'Amour et la Vie. Ouvre mes yeux à l'invisible pour que rien n'arrive à ébranler l'optimisme de ceux qui croient en Toi
et qui espèrent en l'Homme. Amen.


Soeur Emmanuelle

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Prière des Epoux

Seigneur, nous te confions notre amour pour qu'il ne meure jamais. Fais que sa source soit en toi pour que chacun de nous cherche à aimer plus qu'à être aimé, à donner plus qu'à recevoir. Fais que les jours de joie ne nous enlisent pas dans l'indifférence au reste du monde. Fais que les jours de peine ne nous désemparent pas mais cimentent notre amour. Seigneur, toi qui es la Vie, donne-nous de ne jamais refuser la vie qui voudra naître de notre amour. Seigneur, toi qui es la Vérité, donne-nous de ne jamais refuser la vérité mais de rester transparents l'un à l'autre. Seigneur, toi qui es le Chemin, donne-nous de ne jamais nous alourdir la marche mais d'avancer la main dans la main.

Prière des Bidonvilles

Tu sais bien que les hommes ont besoin d’amis. Qu’ils ne peuvent pas vivre seuls. Alors, Seigneur, veux-tu être mon ami ? Pour cela, chaque jour, je viendrai m’asseoir près de toi. Je te regarderai, tu me regarderas. Il y a tant de choses dans un simple regard ! Tu sais bien que moi, je ne sais pas parler, pas même à toi. C’est tellement embrouillé et compliqué ce qu’il y a dans mon coeur . Apprends-moi seulement à t’écouter dans le silence de mon coeur. Apprends-moi aussi que pour toi, je suis unique au monde. Tu sais bien Seigneur que j’ai besoin de toi pour vivre. Mon coeur a tellement besoin d’amour, Alors accroche-le bien fort au tien parce que toi aussi, tu veux avoir besoin de moi.Et puis, Seigneur, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Je serai pour-toi unique au monde, Tu seras pour moi unique au monde. Partout où j’irai je te trouverai, ce sera merveilleux. J’irai vers les hommes avec toi, ils seront tous mes amis, Tu m’apprendras à les aimer comme toi tu les aimes et j’aurai besoin d’eux parce que toi, tu veux avoir besoin de moi et comment pourrai-je t’aimer si ce n’est à travers eux ! Je serai pour toi unique au monde et tu seras pour moi, unique au monde Si tu m’apprivoises, chaque homme deviendra pour moi unique au monde parce qu’il est pour toi unique au monde. Son étoile, ce sera pour moi une de tes étoiles. J’aimerai les regarder le soir et si je sais bien regarder, avec mon coeur, je verrai qu’aucune ne se ressemble parce que chacune a sa place dans ton ciel et elles seront toutes mes amies. Seigneur, pour que chaque homme devienne pour moi unique au monde, tu m’as donné ton grand secret. Le voici : ’’On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux.’’Seigneur, apprivoise-moi, veux-tu ?

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Prière d’espérance

Seigneur, accorde-moi aujourd’hui Cette grâce que rien ne puisse Troubler ma paix en profondeur, Mais que j’arrive à parler joie, Prospérité, à chaque personne Que je vais rencontrer, pour l’aider A découvrir les richesses qui sont en elle. Aide-moi aussi, seigneur, A regarder ta face ensoleillée Même en face des événements difficiles : Il n’en est pas un qui ne puisse être source de bien encore caché Donne-moi, à toute heure de ce jour, D’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami A chaque homme, ton fils et mon frère. Donne-moi un cœur trop large Pour ruminer mes peines, Trop noble pour garder rancune, Trop fort pour trembler, trop ouvert Pour le refermer sur qui que ce soit. Seigneur je te demande ces grâces Pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui Afin que diminue la haine Et que croisse l’amour. Ouvre nos yeux à l’invisible, Pour que rien n’arrive à ébranler L’optimisme de ceux qui croient en Toi Et qui croient en l’homme, Qui espèrent en Toi et espèrent en l’homme.

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Elle avait une présence, un contact extrêmement direct avec les gens de la rue qui se sont mis à l’adorer. Elle avait une authenticité, une vérité qui ne trompe pas les gens qui ont tout perdu. Elle n’usait pas de mots compliqués. Elle comprenait et savait ce que valent les hommes. Elle était sans jugement et elle se donnait sans barrières à être découverte. Elle a voulu montrer que l’exclusion, ce n’est pas le grand Autre, seulement là-bas, au loin. Nous vivons une époque où les discours n’ont pas grande audience, parce qu’il y a un bruit de fond où chacun fait de la surenchère : plus humanitaire que moi, tu meurs. Par sa présence dans les médias, elle a montré qu’aujourd’hui le missionnaire y trouve la seule manière de se faire entendre. Chaque fois que quelqu’un s’engage, il doit lutter contre les institutions qui ont tendance à le formater. Il faut être subversif soi-même. »

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"Il y a une trentaine d’années, j’ai passé des semaines avec elle dans le bidonville du Mokattam, au Caire (Egypte) pour écrire sa biographie. Lors de mon premier séjour, j’étais révulsé par la pauvreté, les rats, les odeurs et la saleté. Un chiffonnier nous avait invité. En voyant la couleur de l’eau de cuisson des pâtes, j’ai refusé de manger. J’ai prétexté une fatigue. Soeur Emmanuelle s’est alors tournée vers moi en me disant d’un ton sec: «Si tu ne manges pas, va-t’en ! Tu n’as rien a faire ici.» Elle m’avait donné une vraie leçon, que je n’ai jamais oubliée."

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4 novembre 2008

Bienheureux Frédéric Ozanam

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Bienheureux Frédéric Ozanam

Tertiaire Franciscain, fondateur de la Société de Saint Vincent de Paul

1813-1853

Fête le 9 septembre

Frédéric Ozanam est né à Milan le 23 avril 1813, mais il passa presque toute sa vie en France. Il a été un des fondateurs de la Société de Saint Vincent de Paul pour l'assistance des pauvres et s'est engagé fortement dans sa diffusion. Il en fut aussi vice-président. Professeur à l'université de la Sorbonne à Paris, il se distingua par sa science et, à travers la culture, il défendit et communiqua la Vérité de la Foi. Marié, il fut un père excellent et fit de sa famille une petite Église. Il vécut dans un contact intime avec Dieu et fut exemplaire dans la pratique des vertus Chrétiennes. Il mourut à Marseille, après une longue maladie, le 8 septembre 1853. Il fut béatifié par Jean Paul II, à Paris, le 22 août 1997.

Frédéric Ozanam est affilié à l'Ordre Séculier de Saint François à la suite d'une lettre qu'il reçut du Ministre Général peu de temps avant sa mort et dont il parla lui-même avec fierté: « Le Père Général me met au nombre des bienfaiteurs de la Famille Franciscaine et m'associe aux mérites des Frères Mineurs qui travaillent et prient par tout le monde, ce n'est pas le moins touchant de mes titres. »

Texte extrait du Missel Franciscain, Editions Franciscaines

Oraison Liturgique de la Fête du Bienheureux Frédéric Ozanam

Dieu qui as suscité le Bienheureux Frédéric Ozanam, brûlant de Ton Esprit de Charité pour promouvoir des associations de laïcs en vue d'assister les pauvres: accorde-nous de suivre, à son exemple, Ton Commandement d'Amour pour être un ferment dans le monde où nus vivons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Prière pour demander la canonisation du Bienheureux Frédéric Ozanam

O Dieu, qui as mis l'amour des pauvres au Cœur du Bienheureux Frédéric Ozanam et de soulager ses compagnons et qui leur inspiras de fonder une société pour soulager les misères spirituelles et temporelles de nos frères souffrants, daigne bénir cette oeuvre de Charité et d'apostolat, et, s'il être dans Tes desseins que le Bienheureux Frédéric Ozanam soit canonisé par l'Eglise, nous Te supplions de manifester par des faveurs célestes son crédit auprès de Toi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez la notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam (pdf) en cliquant ici

Notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam,

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http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1027511.html

3 novembre 2008

Le Christ Roi Prince de la Paix et Maître des Nations

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Le Christ Roi, Prince de la Paix et Maître des Nations

Prière dictée par Notre Seigneur, à Soeur Marie Olive du Christ-Roi,

le 7 Juillet 1927, au monastère des bénédictines du Saint Sacrement, 16 rue Tournefort, Paris V


«Ô JESUS, l'Unique Roi de l'univers, nous nous prosternons à vos pieds, pour vous adorer, et pour vous prendre pour notre Roi et notre Guide. Oui SEIGNEUR, à vous toutes les nations sont soumises, Vous êtes Seul le Vrai Roi, Vous êtes Seul la vraie Paix, Vous êtes Seul la vraie lumière, Nous n'adorons que Vous Seul. Vous êtes notre Seul soutien, Vous êtes notre Maître, Ô Grand DIEU du Ciel et de la Terre. Nous croyons très fermement que vous êtes réellement présent, dans la Sainte Eucharistie . Vous êtes là, vivant, aimant. Vous voulez nous nourrir du Pain de Vie. oui, venez et nourrissez vos enfants. Vos regards sont fixés sur les âmes, Vous veillez sur toutes les Nations. Votre Coeur est pour nous un asile de repos, Nous nous consacrons donc à votre Coeur de Roi et de Prince. A Vous Seul, SEIGNEUR, Toute Gloire, Honneur, Amour, soient rendus, Jusqu'à la consommation des siècles et dans toute l'Eternité . Amen . † »

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Prière de Jésus à Soeur Marie Olive du Christ-Roi, pour la France


«Ah France, si aimée de mon Coeur, il ne te reste plus qu'à méditer, pour suivre avec amour, Ton Seigneur, qui veut en vérité te couronner. Dépose ta main douce et blanche, dans celle de ton Aimé Sauveur. Il la baise et vers toi se penche, de son regard plein de candeur. Ne sens-tu pas, Ô France tendrement aimée, Mes lèvres brûlantes et desséchées ? Vois mon Amour pour toi prodigué, hâte toi, le bien de Me prouver ! J'ai soif de toi, Ô France, veux-tu Me désaltérer ? France, en vérité, tu as tout égaré, richesse, bonheur, tu es dépouillée. Je peux, Ô France, tout te donner ! Si tu veux vraiment et fidèlement M'aimer, Donne ta confiance à celui qui compte tes pas, ouvre ton coeur à celui qui te tend les bras, ta tête meurtrie par grande douleur, incline la sur la poitrine de ton Seigneur. Sa Parole si douce saura te fortifier, et son coeur blessé sera pansé. Par ton union, Ô France, tu seras glorifiée, ton âme troublée sera apaisée ! que de fois, Ô France, j'ai vu couler de tes larmes, les gouttelettes argentées, en voyant tomber, les héros et l'effondrement de tes âmes ! Ce sont, à cette heure des diamants précieux, mérités par ta belle et pure souffrance. Elles sont toutes comptées, reçois ce doux baiser. Souris à l'innocente présence à tes yeux, contemple l'adolescente qui vient vers toi de par les Cieux. Ô France, il ne faut plus me quitter, sois fidèle à mon Amour, car tu ne peux t'en aller, ni la nuit, ni le jour ! Et si tu voulais ta liberté, France de nouveau tu seras éprouvée. Et en vérité, il te faut un Maître, un soutien, un Seigneur tout Amour, te tenant par la main ! Ô France, ne Me quitte plus désormais, ton chemin, Je veux l'embaumer, et si tu désires, ton visage pâle Je baiserai, près de Moi, toujours tu pourras régner. Tendre France, douce Reine, garde ton âme simple et sereine, comme la colombe, sois le symbole, vers ton Aimé Seigneur, prends ton envol ! Reste dans mon Coeur , l'Arche bénie, là, ne crains rien, tu es à l'abri, ta volière, Ô France n'est point limitée, mon Coeur est plus vaste que l'espace, en vérité. Tu ne seras que prisonnière de mon Amour, celui qui ne cesse de se donner, nuit et jour ! Elève tes yeux vers la beauté suprême, Vers la réalité, le bonheur extrême ! Laisse à la terre, le fruit gâté, cueille sur ton fruitier, le fruit nouveau, celui qui dans l'ombre jusqu'à cette heure cachée, et qui triomphe de son bourreau ! France, Paix à ton âme, Joie à ton coeur, je viens allumer la flamme, et faire jaillir ton bonheur ! † »

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Prière préférée de Soeur Olive

«Ô Coeur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, Coeur attristé et martyrisé par tant de crimes et de fautes, Coeur victime de toutes les iniquités, je vous aime de toute mon âme et par dessus toute chose, je vous aime pour ceux qui vous méprisent et vous délaissent, je vous aime pour ceux qui vous outragent et vous empêchent de régner, Je vous aime pour ceux qui vous abandonnent seul, dans la Sainte Eucharistie, Je vous aime pour les âmes ingrates, qui osent profaner votre Sacrement d'Amour par leurs insultes, et leurs sacrilèges. Coeur de Jésus, pardonnez aux pécheurs, ils ne savent pas ce qu'ils font ! Coeur de Jésus, soutenez ceux qui propagent votre Saint nom, Coeur de Jésus soutenez ceux qui souffrent et qui luttent, Coeur de Jésus faîtes que la société s'inspire en tout, de votre Saint Evangile, seule sauvegarde de la justice et de la Paix, Coeur de Jésus que les familles et les Nations proclament Vos droits ! Coeur de Jésus, régnez sur ma patrie ! Coeur de Jésus, que Votre règne arrive par le Coeur Immaculé

De Marie † » Imprimatur en 1930

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2 novembre 2008

Le Vénérable Angelico de None

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Le Vénérable Angelico de None

Prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs capucin

1875-1953

Fête le 15 janvier


Matteo Pittavino est né a None, un village de la campagne de Turin, 28 Mai 1875, le premier de huit enfants. Il était un bon garçon, intelligent, vif, mais parfois un peu "impulsif. Il reçut une solide éducation chrétienne, et bientôt mûri en lui la vocation religieuse. Mais son père préféra qu'il devienne prêtre et non moine. A l'âge de quinze ans, il entre au Grand séminaire de Chieri et deux ans après la mort de ses parents, il entre chez les Frères Mineurs Capucins à Racconigi. Le 2 Octobre 1896, à Caraglio, il émet sa profession solennelle. Le 18 Décembre 1897, il fut ordonné prêtre. Pendant une quinzaine d'années il enseigne la théologie dans les couvents de Busca, Villafranca et au Monte di Torino. En 1902, il est nommé vicaire de la paroisse de Busca, puis trois ans plus tard, il est élu Définiteur de la province de l'Ordre. Malgré ses engagements et ses charges, il prenait soin des pauvres du pays. Un jour, en soignant un malade, il contracta la variole et fut miraculeusement guéri par la Madonne de la Consolata de Turin. En 1908, à seulement trente-trois ans, il est élu ministre provincial. Homme de prière de prière vivant joyeusement la pauvreté, il fut toujours considéré comme un exemple et un modèle par ses Frères. Il portait en son cœur, depuis toujours, un grand désir, de partir évangéliser en Afrique, cela put se réaliser le 2 février 1914. Pendant trente ans, il se dépensa sans compter pour le bien des populations éthiopiennes et Érythréennes, sans faire jamais de rendement dans le pays. Dans la ville de Cheren (Érythrée), parmi les gens, il vécut des années de dévouement extraordinaire. Il était, en retour, profondément aimé des populations locales. Il partageait la condition de ceux qui vivaient dans la plus grande pauvreté. Sous sa direction, le séminaire local vit le nombre d'étudiants passer de deux à soixante séminaristes. Il les a formés culturellement et spirituellement le samedi et le dimanche, puis il les a envoyé dans les villages voisins pour qu'ils enseignent le catéchisme. Pour les aider dans l'étude, il a écrit, éclairé à la bougie, des traités de théologie d'éthique et de philosophie. Il ouvrit et construisit de nombreuses petites chapelles et des centres missionnaires. Il a ouvert des écoles qui devinrent rapidement très populaires dans les villages, ainsi que des infirmeries. Grâce a son engagement, il semblerait, d'après les calculs, que plus de 6000 personnes aient embrasé la Foi Catholique. En 1919-1921 il y eût une épidémie appelée "Espagnol" ainsi qu'une grande famine, le Père Angelico réalisa de véritables miracles et d'authentiques prodiges grâce à sa Foi inébranlable.

En 1937, il a été transféré dans un pays voisin, en Éthiopie, et est nommé Vicaire général de la ville de Harar. Il enseigne au séminaire, puis dans la capitale, Addis-Abeba, et il est nommé à la tête de la pro-cathédrale. Là encore, il est rapidement devenu le point de référence de la communauté. Il se réservait les tâches les plus humbles, tels par exemple les travaux de charpente et de maçonnerie. Il était si modeste, que la plupart des gens pensaient qu'il n'était qu'un frère laïc. Il a fait de longs voyages à pied, un jour, il fit un trajet de quarante km. Jusqu'à la fin, il marcha pieds-nus. Son sourire était inexprimable, un collaborateur a dit à ce sujet: "le meilleur cadeau pour les bureaux de prêts était son sourire." La Corne de l'Afrique pendant des décennies fut occupée par les puissances coloniales européennes et par les les luttes sanglantes des habitants qui voulaient retrouver leur indépendance. Le Père Angelico, en dépit de son apostolat, s'occupant uniquement de la défense du plus petit et du plus vulnérable, a été incarcéré et interné dans un camp de concentration (à Mandera, en Somalie Britannique). Bien que le climat était torride et la chaleur fortement pesante,, cela n'a pas empêcher le Frère Mineur Capucin, de porter de l'aide et de consoler ses compagnons qui étaient emprisonnés avec lui. Plus tard, Il a raconté que pendant ces mois terribles, son esprit était en paix et dans une grande sérénité. Il a été chassé de l'Éthiopie, avec d'autres missionnaires en 1943. Il rentra en Italie et prit sa retraite au couvent de Bra (Cuneo), où il demeura jusqu'à sa mort. Il a encore occupé le poste de professeur pour les étudiants de grec et de latin. Il a dit: "Je me soumets à la charité universelle, à la communion des saints", que "je poursuivrais jusqu'à ce que le bon Dieu veuille m'accueillir." Il Passa de nombreuses heures au confessionnal et absorbé dans la prière. L'amour qu'il a porté à l'Eucharistie, nous le trouvons dans la brochure qu'il a publié "Une heure avec Jésus-Sacrement". Après des mois de grandes souffrances, il rendit l'esprit à 14h00 le 15 Janvier 1933. Depuis Juin 1978, son corps repose dans l'église des Capucins de Santa Maria degli Angeli à Bra. En 1966 s'est ouverte sa cause de Béatification. Le 7 Mars 1992, a eu lieu la reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus, il a été déclaré Vénérable.

Prière pour demander des grâces par l'intercession du Père Angelico

Jésus, doux et humble de cœur, qui avez rendu le Père Angelico semblable à Vous, accordez-nous la grâce d'aimer comme lui, avec fidélité et sincérité. Daignez glorifier votre inlassable apôtre, et envoyez des missionnaires en Afrique, cette terre qu'il a tant aimé et servie et, par son intercession, accordez-nous les grâces que nous demandons. Amen.

Téléchargez la prière au Père Angelico (pdf) en cliquant ici

28 octobre 2008

Prières à Sainte Claire d'Assise

Prières à Sainte Claire d'Assise

Patronne de la Télévision

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Sainte Claire d'Assise, toi qui as appris, en contemplant sans te lasser la Beauté du visage du Christ, parfaite Icône de la gloire de Dieu et miroir de l'homme transfiguré‚ à "voir" la dimension intérieure des êtres et des choses, aide-nous à purifier et à convertir notre regard. Sainte Claire, toi notre sœur sur les chemins de la foi, accorde-nous ce regard du "cœur", illuminé par la lumière de l'Esprit, capable de discerner, à travers l'épaisseur des événements quotidiens, la lumineuse et discrète Présence du Christ qui éclaire la face cachée des hommes et de notre histoire. Sainte Claire d'Assise, toi dont le cœur brûlant d'amour a pu "voir" et "entendre", à distance, la joyeuse célébration de Noël en l'église Saint-François, accorde-nous la grâce de "voir" le Royaume de l'Amour qui émerge lentement, à travers tant d'hommes et de femmes, qui inventent, jour après jour, de nouvelles manières de vivre, de partager, d'espérer et "d'entendre" ceux qui crient la vérité. Sainte Claire d'Assise, Toi la Pauvre Dame, qui vécus toute ta vie dans le silence du cloître, puisque, par un étrange humour dont Dieu a le secret, tu es devenue la patronne de la télévision, accorde aux hommes du XXIe siècle la grâce de découvrir que l'adoration est la première école du regard, et que pour bien communiquer, il faut surtout être "câblé" sur le cœur où habite l'Esprit. Amen.

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Claire, cœur qui s’épanche, éveille la joie. Claire, folle d’amour, suscite la tendresse en leur demeure. Claire, de nom, de vie, guide-nous dans la nuit. Claire, tempête de l’Esprit, dissipe nos peurs. Claire, lumière sur notre table, réunis nos familles. Claire, fille aux yeux clairs, purifie nos paupières de leur poussière. Claire, mère et sœur, prie pour nous. Prie pour ces mains qui parfois se trompent, Prie pour ces yeux qui parfois se ferment, Prie pour ce cœur qui n’aime pas comme il convient. Claire, mère et sœur, prie pour la paix qui nous manque. Pour l’espérance que nous ne possédons pas, Pour la joie qui s’éteint. Claire, mèrWe et sœur, prie le Seigneur pour qu’il nous accorde le don de la fidélité et le don de nouveaux frères et de nouvelles sœurs. Amen.


Rome, Curie générale OFM, 11 août 2004

22 octobre 2008

Homélie du Cardinal André Vingt-Trois

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Homélie du Cardinal André Vingt-Trois prononcée lors de la Messe de Requiem de Soeur Emmanuelle, à Notre Dame de Paris, le 22 octobre 2008

"J’ai cent ans et je voudrais vous dire". Au moment où Sœur Emmanuelle quitte ce monde, il est bon pour nous d’essayer de comprendre ce qu’elle voudrait, ce qu’elle veut nous dire. Non seulement l’exposé de ses idées (sur la vie) ou ses pensées, mais surtout le témoignage de sa vie. Car, comme chacun d’entre nous, comme tout homme ou toute femme en ce monde, ce qu’elle peut vraiment nous communiquer c’est ce qu’elle a vécu, ce qui l’a fait vivre et ce qui dévoile le sens de son action.Le premier trait qui se présente à nous dans la vie de Sœur Emmanuelle, c’est la puissance de l’amour. Un jour, elle a été saisie et transformée par l’amour d’une façon décisive et irrémédiable. Sans doute le don qu’elle avait fait d’elle-même dans sa consécration religieuse était-il déjà inspiré par le désir d’aimer et de servir Dieu et ses frères. Mais le chemin où elle s’est engagée avec les enfants du Caire est un basculement total. Il découvre à nos yeux la profondeur et la puissance de cet amour. Il s’agit du même don de soi définitif qui fut celui de sa profession religieuse, mais ce don prend une dimension nouvelle par la communauté de destin dans laquelle elle s’engage avec ces enfants qui, avant d’avoir besoin de ses leçons de professeur et d’éducatrice, ont besoin de manger pour survivre. Elle comprend que les aimer, c’est se lier à eux par le genre de vie, par le partage de la misère et par l’encouragement à faire quelque chose pour en sortir.

Il s’agit d’un véritable basculement qui saisit la liberté et le cœur et qui entraîne à miser tout sur une parole, la parole de celui qui est venu donner sa vie pour l’humanité, Jésus de Nazareth. Comme les disciples, qui avaient passé en vain toute la nuit à pécher, elle entend le Maître l’appeler à « jeter les filets pour la pêche. » Et, confiante en la parole de Celui qu’elle aime, elle lâche tout et se lance dans une aventure inimaginable, au-delà des conventions habituelles, hors de son champ de compétence. Elle se fait chiffonnière avec les chiffonniers. Elle plonge sans retour dans la solidarité de destin avec ceux qui n’ont rien et que tous méprisent. Et la joie qui l’habitait et dont elle rayonnait était certainement le signe extérieur de ce cœur donné sans retour pour répondre à l’appel du Christ. Mais nous devons faire un pas de plus. Faut-il considérer l’histoire de Sœur Emmanuelle comme un prodige extraordinaire que l’on admire avec d’autant plus de ferveur qu’on n’imagine pas qu’il puisse nous concerner ? Est-elle un de ces héros dont on exalte la figure sans craindre d’être nous-mêmes entraînés à les suivre ? Saint Paul nous le disait à l’instant, l’amour est le don le plus grand qui puisse nous arriver et qui les surpasse tous. Mais de quel amour parle-t-il ? De l’amour que Dieu nous manifeste et qu’Il nous invite à vivre dans nos rapports les uns avec les autres. Sans cet amour je ne suis rien. Il n’y a pas trente six sortes d’amour et si nous voulons progresser dans l’amour, il nous faut nous mettre à l’école de celles et de ceux qui en ont été habités au point de tout donner pour le vivre, l’école de saint Vincent de Paul, du Bienheureux Frédéric Ozanam, de Mère Térésa, de l’Abbé Pierre et de tant d’autres qui ont passé leur vie au service des pauvres dans lesquels ils reconnaissaient le visage du Christ qui les avait appelés : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir » (Mt 25, 36).

De ces exemples nous pouvons tirer quelques enseignements qui éclairent notre propre route. L’amour suppose un don total de soi. Il nous entraîne à quitter les sécurités des chemins bien balisés et surtout il nous demande de ne pas nous laisser prendre au piège de la bonne conscience qui se nourrit du souci de notre image. Sœur Emmanuelle a utilisé sans complexe les moyens de la communication et de la médiatisation, non pour faire la promotion de son image, mais pour faire connaître à tous l’univers de cauchemar dans lequel vit aujourd’hui encore une bonne partie de l’humanité. L’amour est un don définitif et sans retour, sinon il n’est que chimère et illusion. Comment les enfants du Caire auraient-ils pu faire confiance à Sœur Emmanuelle si sa présence au milieu d’eux avait été incertaine et épisodique ? Il n’y a pas d’alliance s’il y a une échappatoire. Enfin l’amour est contagieux. Il est une force d’attraction qui embarque des complices à tout moment. Certes la personnalité de Sœur Emmanuelle est une sorte de figure emblématique. Mais l’authenticité du service qu’elle a accompli se manifeste dans sa capacité à associer toutes sortes de gens à son action, telle sœur Sara, une religieuse copte orthodoxe qui poursuit aujourd’hui son œuvre avec les chiffonniers du Caire. Elle ne les séduisait pas pour elle-même, ni pour se donner la satisfaction d’avoir des disciples, mais elle les enrôlait dans son armée de miséreux parce qu’ils pouvaient y faire quelque chose d’utile pour les autres et pour eux-mêmes. Les vedettes n’ont pas de successeurs, les serviteurs ont des amis qui les soutiennent et qui développent leur œuvre. Notre véritable hommage à Sœur Emmanuelle n’est-il pas de tirer les leçons de son histoire d’amour avec les pauvres de ce monde ? N’est-il pas de crier pour tous ceux qui survivent avec peine dans la malnutrition et le manque de soins ? N’est-il pas de nous interroger sur le déséquilibre qui marque notre univers : d’un coté, l’énergie que l’on dépense pour la richesse et le confort d’une société dont on attend qu’elle assume tous les risques de la vie et de l’autre, l’insécurité absolue sur les besoins élémentaires de l’existence : manger, boire de l’eau, se soigner, apprendre à lire et à écrire ? Ceux qui professent la foi chrétienne autrement que comme une assurance supplémentaire ne doivent-ils pas être les premiers à « avancer en eaux profondes et à jeter les filets pour la pêche » pour que l’amour soit connu non pas seulement en paroles, mais en acte et en vérité.

Certes, les chrétiens se mobilisent pour vivre davantage le partage avec les pauvres de ce temps et nous en sommes fiers. Mais nous n’oublions pas que même la générosité n’est rien si elle n’est pas animée par l’amour. Nous ne sommes pas appelés seulement à donner de nos biens, nous sommes appelés à nous donner nous-mêmes.Sœur Emmanuelle a souhaité que ses obsèques soient célébrées dans l’intimité de sa famille religieuse. Aurait-t-elle été très à l’aise dans notre hommage national ? Je ne suis pas capable de répondre à sa place, mais il y deux choses dont je suis sûr. Premièrement, elle jubile certainement de voir que sa mort est une occasion de rappeler à tous l’urgence du service des pauvres de ce monde, un temps d’antenne supplémentaire pour ceux dont on parle si peu. Deuxièmement, elle voit certainement avec joie que nous n’essayons pas d’expliquer sa vie en oubliant Celui qui seul lui a donné sens : Jésus de Nazareth qui est passé parmi les hommes en faisant le bien et qui, à la veille de sa passion, nous a donné la clef d’interprétation absolue : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » C’est ce qu’il a fait et ce qu’il fait aujourd’hui dans cette Eucharistie. C’est ce que Sœur Emmanuelle a vécu à la suite et en compagnie de tant de disciples du Christ. C’est ce que nous sommes tous appelés à vivre, car finalement sans l’amour nous ne sommes rien. L’amour seul est digne de foi.

21 octobre 2008

Notre Dame des Roses de San Damiano

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Notre Dame des Roses de San Damiano

La Mère de la Consolation et des Affligés

Apparitions entre 1964-1981


Extraits des messages de la Vierge Marie


« Je viens pour préparer vos coeurs par un grand amour, par une grande charité, par un grand élan... Préparons tous les coeurs à ma Venue et à celle de mon Fils Jésus. » (17.11.1967)


« Le monde entier doit savoir que mon Règne et celui de mon Fils arriveront bientôt, et que je suis déjà sur la terre. » (13.11.1967)


« Je viendrai avec une grande lumière et je triompherai sur le monde entier. Et mon Fils Jésus viendra avec un Nouveau Royaume et portera la paix et l'amour, la tranquillité et la joie dans les coeurs. » (13.5.1967)


Historique


Rosa Buzzini était d'une famille de sept enfants dont trois moururent en bas-âge. Quatre filles devinrent adultes : Pierina, Anna, Rosa et Giuseppina. L'année même de la naissance de Rosa, (née le 26 Janvier 1909), Frederico, son père, fut amputé d'une jambe. II mourut deux ans plus tard d'une pneumonie. La veuve de Frederico, à son retour du cimetière, s'est rendue à l'église avec ses quatre petites filles. Devant le Saint-Sacrement, elle a dit: "Jésus, maintenant c'est Toi qui va remplacer mon époux et père. Je te consacre mes filles, afin qu'elles soient toutes tes épouses. " Elle a appelé le prêtre, les a fait bénir: "Que soit faite ta volonté, Jésus, non la mienne. Je te donne mes filles et moi-même pour toujours. " La mère de Rosa continua à habiter avec ses quatre filles auprès de son beau-père. Elle suivit celui-ci lorsqu'il prit en fermage une grande propriété agricole à Guzzano. Rosa ne fréquenta l'école que durant trois hivers. L'instruction qu'elle reçut fut donc rudimentaire. Si elle manquait de formation intellectuelle, Rosa n'en avait pas moins l'esprit vif et une bonne mémoire. Elle ne voyait les choses du monde qu'à travers les vérités de la foi qu'elle comprenait d'instinct. Comme ses soeurs, elle a appris toute jeune à prier. "Maman, disait-elle, nous faisait réciter le rosaire tous les jours. Nous avions toujours notre chapelet avec nous. Nous récitions des prières - là où nous nous trouvions - durant la journée, notamment le chapelet des anges ou les sept plaies de Jésus. » Les trois soeurs de Rosa entrèrent au couvent : Pierina, religieuse du Sacré-Coeur au Brésil. Anna, était franciscaine au Sri Lanka. La cadette, Giuseppina, au Carmel de San Colombano di Lucca. Rosa, elle, choisit une autre voie, celle du mariage. En effet, si Rosa aimait profondément le Bon Dieu, elle aimait aussi beaucoup les enfants... Et le 7 Octobre 1937, âgée de 28 ans, elle épousa un jeune ouvrier de la briqueterie de Ponte dell'Olio, Giuseppe Quattrini. Giuseppe et Rosa eurent trois enfants Giacomina en 1938, Paolo en 1943 et PierGiorgio en 1952. Chaque naissance nécessita une césarienne. Lors de la troisième grossesse, le médecin conseilla fortement un avortement thérapeutique. Rosa refusa catégoriquement, affirmant : "Cet enfant, c'est Dieu qui me l'a donné !" Ce troisième accouchement eut lieu dans des conditions particulièrement difficiles et la santé de Rosa s'aggrava progressivement. Dès lors, Rosa fit des aller et retour de son domicile à l'hôpital et de l'hôpital à son domicile. Le 24 Septembre 1961, elle est rentrée de l'hôpital pour mourir chez elle lorsque, le 29 septembre, en la fête de saint Michel archange, une mystérieuse dame lui rendit visite... Peu avant midi, le 29 Septembre, une jeune femme inconnue vint donc frapper à la porte. Tante Adèle qui vivait avec la famille, alla ouvrir. La femme, très belle, portait le costume des paysannes de la région. Elle avait sur la tête un foulard bleu ciel. La visiteuse venait quêter cinq cents lires pour les oeuvres de Padre Pio. Tante Adèle lui rétorqua que entre eux tous ils ne possédaient que mille lires, lesquelles avaient d'ailleurs été empruntées. La visiteuse se tourna vers Rosa qui était alitée au fond de la pièce: As-tu foi en Padre Pio ? lui demanda-t-elle. Oui, répondit Rosa, j'ai grande confiance en lui. Je le prie déjà depuis un certain temps, mais je ne suis pas encore guérie. Si tu as confiance en Padre Pio, il te fera guérir. A ce moment-là, midi a sonné et la dame lui dit: Récitons l'Angélus ! Puis s'approchant de Rosa, elle ajouta: Allons, lève-toi ! Je ne peux pas me lever, j'ai de trop fortes douleurs. Donne-moi la main! Lève-toi! Je ne peux pas.Donne-moi encore l'autre main! Alors Rosa se leva et ensemble elles récitèrent l'Angélus. Après l'Angélus, la dame ajouta: Maintenant, disons cinq Pater, Ave et Gloria aux intentions de Padre Pio, en l'honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur. Pendant ce temps, la dame toucha les plaies de Rosa qui se fermèrent instantanément. Tu te rendras maintenant chez Padre Pio. Je n'ai ni argent, ni vêtements, objecta Rosa. Tu auras ce qu'il faut. Descendant de la chambre à l'étage, tante Adèle a alors donné les 500 lires à la dame. Elle les a prises, l'a beaucoup remerciée et lui a dit avant de sortir: Ta nièce a grande confiance en Padre Pio, mais toi pas assez. Tante Adèle, voyant Rosa près de l'évier et qui commençait à laver la vaisselle s'exclama: Mais qu'est-ce que tu fais ici, Rosa ? C'est moi qui lave la vaisselle, pas toi ! Rosa lui sauta alors au cou et lui dit en l'embrassant: «Mais, tante, je suis guérie». C'est la Madone qui est venue en personne, j'aurais du m'en douter, conclue avec des regrets Tante Adèle. Pendant ce temps, Giuseppe, la mari de Rosa était allé cueillir des châtaignes pour assurer aux siens le moyen d'assouvir leur faim, car il devait entrer à l'hôpital le lendemain pour être opéré d'une hernie. A son retour, quelle ne fut pas sa surprise de constater que son épouse était réellement guérie. Une vie nouvelle va commencer, pensa-t-il... Selon les témoignages d'habitants du village, Rosa Quattrini reprit aussitôt une vie tout à fait normale et se rendait chaque jour à l'église. Son mari Giuseppe, ayant trouvé un nouveau lieu d'habitation ainsi que l'avait promis la mystérieuse visiteuse, mais entrant, le lendemain, à l'hôpital, ce fut Rosa elle-même, avec sa tante qui assura le déménagement des meubles et des affaires en charrette à bras, jusqu'à une distance d'un bon kilomètre. Quelques mois plus tard, en mai 1962, Rosa se rendit avec un pèlerinage diocésain placé sous la conduite spirituelle de son curé, Don Edgardo Pellacani, à San Giovanni Rotondo. Le matin, tandis qu'elle récitait le chapelet sur le parvis de l'église à San Giovanni, elle s'entendit soudain appeler: "Rosa, Rosa !" Elle se retourna et vit avec surprise la Dame... Tu me reconnais ? Oui, répond Rosa, vous êtes la Dame qui m'avez apporté la guérison. Je suis la Mère de Consolation, la Mère des affligés. Dis-le donc à San Damiano, et au professeur qui n'a pas voulu croire à ta guérison. Après la messe, nous nous trouverons près de la sainte table et je t'accompagnerai chez Padre Pio. (Biographie de Padre Pio) Ainsi fut fait. Dès qu'elles furent auprès de Padre Pio, la Vierge disparut sans laisser de trace. Sans s'émouvoir d'une telle intervention et d'un tel départ, Padre Pio reçut Mamma Rosa et lui enjoignit d'aller assister les malades, spirituellement surtout, durant deux ans. On imagine la perplexité de Rosa, elle qui n'avait jamais travaillé chez les autres... Elle raconte elle-même cette période :"J'entendais une voix intérieure qui me disait où je devais me rendre : c'était toujours chez des malades proches de la mort. Pendant ces années, je suis allée très souvent chez Padre Pio, emmenant des malades. Lorsque ma tante a contracté une pneumonie, je suis retournée le voir. Partis le 22 septembre nous y sommes restés jusqu'au 26. Je me suis confessée au Père. 11 m'a dit de ne plus quitter notre maison, de prier devant la petite chapelle de saint Michel, afin qu'il m'illumine, me guide, m'assiste et me défende, car il m'adviendra un grand événement...» «Prépare-toi par la prière et le sacrifice... , m'a-t-il dit. Saint Michel et notre Maman céleste te seront toujours proches, et moi aussi. »Le 16 Octobre 1964, un vendredi, alors que sonnait midi au clocher du village, Rosa récitait l'Angélus, elle entendit une voix l'appeler du dehors: "Rosa viens, viens ici, je t'attends!". La voix était douce et si belle et, arrivée au milieu de la cour, elle vit une nuée blanche descendre du ciel, elle était éclatante de lumière et parsemée d'étoiles d'or et d'argent. Elle contenait aussi un nombre incalculable de pétales de roses de toutes les couleurs qui s'évanouissaient en touchant le sol du jardin. Un instant après, est sorti de la nuée un grand globe rouge qui s'est placé sur le poirier. Alors la nuée disparut et la Madonne parut entourée d'une vive lumière. La Madone était vêtue d'un grand manteau blanc très léger qui, flottant au vent, semblait recouvrir le monde entier. Elle avait une robe bleue avec une ceinture blanche d'où à gauche pendait un chapelet avec des grains resplendissants se terminant par un crucifix tout fulgurant ou Jésus crucifié paraissait vivant. Elle avait autour du cou un chapelet rond plein d'étoiles étincelantes. De ses mains, sortaient de grands rayons lumineux qui me frappaient le visage et tout mon être... Notre Dame des Roses, rappelant son rôle de Mère, s'installait dans ce petit Jardin et donnait son premier Message: "Ma petite fille, je viens de très loin. Annonce au monde que tous doivent prier, car Jésus ne peut plus porter sa Croix. Je veux que vous soyez tous sauvés, tous, bons et mauvais. Je suis la Mère de l'Amour, la Mère de tous, et vous, vous êtes tous mes enfants. Je veux que vous soyez tous sauvés. Aussi suis-je venue avertir le monde qu'il faut prier, car les châtiments sont proches. Je reviendrai chaque vendredi, je te donnerai des messages, et tu devras les annoncer au monde!"...


Texte paru dans L'Etoile de Notre-Dame n°69 - Mars 1999


Mamma Rosa


D'autres phrases encore:Je viendrai avec une grande lumière en forme de colombe pour éclairer le monde entier. Tous la verront, tous s'embraseront d'amour pour Moi et tous auront la lumière du Ciel pour réveiller vos coeurs de ténèbres... Mais ceux qui n'auront pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux ?(4 4 70)Une étoile viendra dans le Ciel. Avec cette étoile, je viendrai au milieu de vous, et je donnerai la Lumière au monde entier! Ceux qui auront la foi trouveront dans leur coeur tant de joies et de consolations, et tant d'âmes se convertiront! Elles se sauveront et auront le salut et la paix .... Cette étoile, quand je viendrai, sera grande comme cet "Enclos" et voyagera sur le monde entier... Elle portera la Lumière partout et j'enverrai ses rayons dans le coeur des prêtres et dans toutes les âmes.(7 4 67)


La conversion de Robert Hossein


Si Robert Hossein multiplie aujourd’hui les spectacles à thème religieux, c’est parce qu’il a soudainement découvert la foi, à San Damiano, un petit hameau de Lombardie où la Vierge serait apparue pour la première fois le 16 octobre 1964. La "voyante" était une paysanne de cinquante quatre ans, surnommée "Mamma Rosa", décédée en 1984. La Vierge, affirmait-elle, lui avait enjoint de faire de son jardin un lieu de prière et d’inviter le plus grand nombre de gens à venir y prier. Et chaque mois des trains et cars français partent de Paris pour y passer 3 jours. Robert Hossein n’a pas fait partie de ces "voyages organisés". Mais de passage en Italie, dans la région de Plaisance, il s’est décidé à se rendre à San Damiano. Il garde depuis sur lui en permanence, dans son portefeuille, la photo prise au village en 1971, par un amateur. Le cliché qui montre une déformation étrange du soleil qui paraît surmonter ce que les fidèles de San Damiano n’hésitent pas à désigner comme une apparition de la Vierge, avait été expertisé à l’époque par des techniciens de Leiz France, et certifié par eux sans trucage. Depuis Robert Hossein s’est fait "rebaptiser" et il assure vivre intensément sa foi.


D’après un article d’Emmanuel Peze Repris dans le Recueil marial 1985 du Frère Albert Pfleger, mariste

Prière à Notre Dame des Roses

Mère Céleste, Reine des Cieux, Souveraine du genre humain, vous qui avait reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, docile à votre appel, nous accourons à vos pieds. Mère pleine de miséricorde, daignez agréer les louanges et les prières que font monter vers vous pleins de confiance, vos fils pèlerins. Ils sont venus vous confier toutes leurs peines, toutes leurs misères. Ô merveilleux reflet de la beauté du Ciel, par la lumière de la Foi, chassez de nos esprits les ténèbres de l’erreur. Rose mystique, par le parfum céleste de l’espérance, ranimez le courage des âmes abattues. Source inépuisable d’eau salutaire, par les flots de la divine charité, rendez la vie aux cœurs desséchés. Nous sommes vos enfants, vous nous réconfortez dans nos peines, vous nous protégez dans le danger, vous nous soutenez dans la lutte. Faites que nous aimions et servions votre Fils Jésus, donnez-nous un ardent amour pour votre Rosaire, faites que nous répandions partout la dévotion mariale, que nous nous efforcions de vivre en état de grâce pour mériter le bonheur éternel auprès de vous. Ainsi soit-il.

Cette prière a été approuvée et indulgenciée le 8 Nov. 1969

+ Glu Placido Nicolini, O.S.B. Evêque d’assise.

Téléchargez la notice et la prière à Notre Dame des Roses (pdf) en cliquant ici

17 octobre 2008

Saint Saturnin de Toulouse

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Saint Saturnin de Toulouse

(nommé aussi Saint Sernin)

+ au 3e siècle

Fête le 29 novembre

Saturnin, fils d'Egée, roi d'Achaïe, naquit à Patras. Il fut le disciple de Saint Jean-Baptiste et de Jésus-Christ. Le Prince des Apôtres l'associa d'abord à ses travaux, puis le sacra Evêque, et l'envoya dans les Gaules avec Saint Papoul. Partout où il passa, notamment à Arles, à Nîmes, à Carcassonne, à Toulouse, Saturnin convertit un grand nombre de païens, construisit des églises, ordonna des Prêtres et des Diacres. La moitié de la population de Toulouse embrassa le Christianisme. Confiant cette Église naissante à ses disciples Papoul et Honneste, l'apôtre se rendit à Villa Clara (Auch), où il fit bâtir sur les bords du Gers, une petite église en l'honneur de Saint Pierre.

Il évangélisa Eauze, en nomma Evêque Saint Paterne, et revint à Toulouse. Il passa en Espagne, convertit Pampelune, baptisa 40 000 infidèles, et alla jusqu'à Tolède. Ayant laissé Honneste pour gouverner cette Chrétienté, il repassa les Pyrénées, annonça la Foi aux Vascons et aux Convènes (Comminges), érigea un autel à la Vierge Marie à Lugdunum (Saint Bertrand) et bâtit une église en l'honneur de Saint Pierre dans un lieu appelé le Mas (Le Mas Saint Pierre, Saint Gaudens). Ayant appris que Saint Papoul venait d'être martyrisé à Toulouse, il se rendit dans cette ville où il ne tarda pas d'être arrêté, enchaîné, trainé au Capitole. On le somma de sacrifier aux idoles. Sur son refus, il fut dépouillé de ses vêtements, flagellé, coupué, couvert de crachats comme son Divin Maître. Alors les idoles s'écroulèrent et vinrent rouler à ses pieds.

Pleins de confusion et de rage, les Prêtres païens l'attachent par les pieds, avec une corde, au taureau destiné au sacrifice, qu'ils lâchent en l'aiguillonnant: le taureau se précipite sur la pente du Capitole, entraînant dans sa course furieuse la Sainte Victime, dont la tête se brise et le corps est mis en pièce.

Tropaire de Saint Saturnin de Toulouse

Fidèles, honorons le Protecteur de l'Occitanie, le Saint Martyr et le Grand Hiérarque Saturnin! Lui, qui délivra nos ancêtres du paganisme, qu'il protège en ce jour, ceux qui l'acclament ainsi: Gloire au Christ qui t'a glorifié! Gloire à Celui qui t'accorda la couronne du Martyre! Gloire à Celui qui fit de toi une colonne de la Foi! Amen.

Texte extrait du livre "Saint Saturnin de Toulouse" aux Editions Saint Jean le Roumain (Monastère Orthodoxe Saints Clair et Maurin F-32 700 Lectoure (France).) www.monasteresaintgeny.fr

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 4/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Quatrième Mystère Joyeux: La Présentation de Jésus au Temple


Je vois partir d'une petite maison très modeste un couple de personnes. D'un petit escalier extérieur descend une très jeune mère avec, entre ses bras, un bébé dans un lange blanc. Je reconnais, c'est notre Maman. C'est toujours elle, pâle et blonde, agile et si gentille en toutes ses démarches. Elle est vêtue de blanc, avec un manteau d'azur pâle qui l'enveloppe. Sur la tête un voile blanc. Elle porte son Bébé avec tant de précautions. Au pied du petit escalier, Joseph l'attend auprès d'un âne gris. Joseph est habillé de marron clair, aussi bien pour l'habit que pour le manteau. Il regarde Marie et lui sourit. Quand Marie arrive près de l'âne, Joseph se passe la bride sur le bras gauche, et prend pour un moment le Bébé qui dort tranquille pour permettre à Marie de mieux s'installer sur la selle. Puis, il lui rend Jésus et ils se mettent en marche. Joseph marche à côté de Marie en tenant toujours la monture par la bride et en veillant qu'elle marche droit et sans trébucher. Marie tient Jésus sur son sein et, par crainte que le froid ne puisse Lui nuire, elle étend sur Lui un pli de son manteau. Ils parlent très peu, les deux époux, mais ils se sourient souvent. La route qui n'est pas un modèle du genre se déroule à travers une campagne que la saison a dépouillée. Quelque autre voyageur se rencontre avec les deux ou les croise, mais c'est rare. Puis voici des maisons qui se découvrent et des murs qui enserrent une ville. Les deux époux entrent par une porte, puis commence le parcours sur le pavé très disjoint de la ville. La marche devient beaucoup plus difficile, soit à cause du trafic qui fait arrêter l'âne à tout moment, soit parce que sur les pierres et les crevasses qui les interrompent il a de continuelles secousses qui dérangent Marie et l'Enfant. La route n'est pas plane : elle monte bien que légèrement. Elle est étroite entre les hautes maisons aux entrées aussi étroites et basses et aux rares fenêtres sur la rue. En haut, le ciel se montre avec tant de morceaux d'azur de maison à maison ou de terrasse à terrasse. En bas sur la rue, il y a des gens qui crient et croisent, d'autres personnes à pied ou à âne, ou conduisant des ânes chargés et d'autres, en arrière d'une encombrante caravane de chameaux. A un certain endroit passe avec beaucoup de bruits de sabots et d'armes une patrouille de légionnaires romains qui disparaissent derrière une arcade qui enjambe une rue très étroite et pierreuse. Joseph tourne à gauche et prend une rue plus large et plus belle. J'aperçois l'enceinte crénelée que je connais déjà tout au fond de la rue. Marie descend de l'âne près de la porte où se trouve une sorte d'abri pour les ânes. Je dis "abri" parce que c'est une espèce de hangar ou mieux d'abri couvert jonché de paille avec des piquets munis d'anneaux pour attacher les quadrupèdes. Joseph donne quelque argent à un garçon qui est accouru, pour acheter un peu de foin et il tire un seau d'eau a un puits rudimentaire situé dans un coin, pour la donner a l'âne.

Puis, il rejoint Marie et ils entrent tous deux dans l'enceinte du Temple. Ils se dirigent d'abord vers un portique où se trouvent ces gens que Jésus fustigea plus tard vigoureusement : les marchands de tourterelles et d'agneaux et les changeurs. Joseph achète deux blanches colombes. Il ne change pas d'argent. On se rend compte qu'il a déjà ce qu'il faut. Joseph et Marie se dirigent vers une porte latérale où on accède par huit marches, comme on dirait qu'ont toutes les portes, en sorte que le cube du Temple est surélevé au-dessus du sol environnant. Cette porte a un grand hall comme les portes cochères de nos maisons en ville, pour en donner une idée, mais plus vaste et plus décoré. La il y a à droite et à gauche deux sortes d'autels c'est-à-dire deux constructions rectangulaires dont au début je ne vois pas bien a quoi elles servent. On dirait des bassins peu profonds car l'intérieur est plus bas que le bord extérieur surélevé de quelques centimètres. Je ne sais si c'est Joseph qui a appelé : voila qu'accourt un prêtre. Marie offre les deux pauvres colombes et moi qui comprends leur sort, je détourne mon regard. J'observe les ornements du très lourd portail, du plafond, du hall. Il me semble pourtant voir, du coin de l’œil, que le prêtre asperge Marie avec de l'eau, Ce doit être de l'eau, car je ne vois pas de tache sur son habit. Puis, Marie, qui, en même temps que les colombes avait donné au prêtre une petite poignée de monnaie (j'avais oublié de le dire), entre avec Joseph dans le Temple proprement dit, accompagnée par le prêtre. Je regarde de tous côtés. C'est un endroit très orné. Sculptures à têtes d'anges avec rameaux et ornements courent le long des colonnes, sur les murs et le plafond. Le jour pénètre par de longues et drôles fenêtres, étroites, sans vitres naturellement et disposées obliquement sur le mur. Je suppose que c'est pour empêcher d'entrer les averses. Marie s'introduit jusqu'à un certain endroit, puis s'arrête. À quelques mètres d'elle il y a d'autres marches et au-dessus une autre espèce d'autel au-delà duquel il y a une autre construction. Je m'aperçois que je croyais être dans le Temple et au contraire j'étais au dedans des bâtiments qui entourent le Temple proprement dit, c'est-à-dire le Saint, et au-delà duquel il semble que personne, en dehors des prêtres, ne puisse entrer. Ce que je croyais être le Temple n'est donc qu'un vestibule fermé qui, de trois côtés, entoure le Temple où est renfermé le Tabernacle. Je ne sais si je me suis très bien expliquée, mais je ne suis pas architecte ou ingénieur. Marie offre le Bébé, qui s'est éveillé et tourne ses petits yeux innocents tout autour, vers le prêtre, avec le regard étonné des enfants de quelques jours. Ce dernier le prend sur ses bras et le soulève à bras tendus, le visage vers le Temple en se tenant contre une sorte d'autel qui est au-dessus des marches. La cérémonie est achevée. Le Bébé est rendu à sa Mère et le prêtre s'en va. Il y a des gens, des curieux qui regardent. Parmi eux se dégage un petit vieux, courbé qui marche péniblement en s'appuyant sur une canne, Il doit être très vieux, je dirais plus qu'octogénaire. Il s'approche de Marie et lui demande de lui donner pour un instant le Bébé. Marie le satisfait en souriant. C'est Siméon, j'avais toujours cru qu'il appartenait à la caste sacerdotale et au contraire, c'est un simple fidèle, à en juger du moins par son vêtement. Il prend l'Enfant, l'embrasse. Jésus lui sourit avec la physionomie incertaine des nourrissons. Il semble qu'il l'observe curieusement, parce que le petit vieux pleure et rit à la fois et les larmes font sur sa figure des dessins emperlés en s'insinuant entre les rides et retombant sur la barbe longue et blanche vers laquelle Jésus tend les mains : C'est Jésus, mais c'est toujours un petit bébé et, ce qui remue devant lui, attire son attention et lui donne des velléités de se saisir de la chose pour mieux voir ce que c'est. Marie et Joseph sourient, et aussi les personnes présentes qui louent la beauté du Bébé. J'entends les paroles du saint vieillard et je vois le regard étonné de Joseph, l'émotion de Marie, les réactions du petit groupe des personnes présentes, les unes étonnées et émues aux paroles du vieillard, les autres prises d'un fou rire. Parmi ces derniers se trouvent des hommes barbus et de hautains membres du Sanhédrin qui hochent la tête. Ils regardent Siméon avec une ironique pitié. Ils doivent penser que son grand âge lui a fait perdre la tête. Le sourire de Marie s'éteint en une plus vive pâleur, lorsque Siméon lui annonce la douleur. Bien qu'elle sache, cette parole lui transperce l'âme. Marie s'approche davantage de Joseph pour trouver du réconfort; elle serre passionnément son Enfant sur son sein et, comme une âme altérée, et le boit les paroles d'Anne qui, étant femme, a pitié de la souffrance de Marie et lui promet que l'Éternel adoucira l'heure de sa douleur en lui communiquant une force surnaturelle : "Femme, Celui qui a donné le Sauveur à son peuple ne manquera pas de te donner son ange pour soulager tes pleurs. L'aide du Seigneur n'a pas manqué aux grandes femmes d'Israël et tu es bien plus que Judith et que Yaël. Notre Dieu te donnera un cœur d'or très pur pour résister à la mer de douleur par quoi tu seras la plus grande Femme de la création, la Mère. Et toi, Petit, souviens-toi de moi à l'heure de ta mission."


Fruit du Mystère, demandons la pureté et l'obéissance

3 octobre 2008

Un cri vers le Ciel !

Un cri vers le Ciel!

Dieu si tu existes, écoutes ma prière!

Une neuvaine composée par Thierry Ferchaud

 

Neuvaine efficace pour tous, dans les situations les plus difficiles

 

Pourquoi ce titre?

 

Un cri vers le Ciel!

 

C’est l’attitude d’une personne qui n’en peut plus, qui ne trouve plus de solution humaine. C’est l’attitude d’une personne qui cherche la vérité, en vérité. Une personne qui a peut-être cherché longtemps sans trouver de réponse…

 

Dieu si tu existes, écoutes ma prière !

 

C’est comme une provocation, comme un enfant qui cri vers son Père qu’il n’en peut plus. Comme cette merveilleuse prière d’un moine du désert qui cri un jour dans sa solitude « J’en ai marre ! ». Cela peut paraitre choquant, mais c’est une véritable prière du cœur, un cri vers le Ciel. Attention, Dieu répond toujours à ces provocations, car il existe vraiment et comme il est bon, il ne supporte pas de voir ces enfants souffrir. Donc, souvent la réponse à cette prière c’est l’ouverture de notre propre cœur qui s’était fermé depuis des années à la réalité amoureuse de Dieu. Cette neuvaine est comme un secret à ne pas mettre entre toutes les mains sans prévenir, car elle est puissante sur le Cœur de Dieu et aussi sur le cœur de celui qui la pratique s’il y met véritablement tout son cœur, toute sa force, toute son âme.

 

Neuvaine efficace pour tous, dans les situations les plus difficiles

 

Nous vous proposons une véritable rencontre personnelle avec des personnes humaines qui vivent maintenant dans le Ciel. Saint Joseph, la Vierge Marie, et la Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus. Nous vous proposons aussi une rencontre personnelle avec Dieu dans les trois personnes de la Trinité : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. C’est avant tout en ce sens là que cette neuvaine se révèle efficace, car elle entraine obligatoirement un changement au niveau humain et une prise de conscience du monde invisible à nos yeux, mais bien réel et agissant dans notre quotidien. Ce chemin n’est pas un chemin anodin, c’est un véritablement cheminement qui peut changer en profondeur votre vie et donc celle de votre entourage. Cette neuvaine est écrite d’une manière extrêmement simple, elle s’adresse à tous, qu’elle que soit votre niveau spirituel, votre pratique ou vos croyances. La seule chose qui compte c’est de vraiment « jouer le jeu » et particulièrement au moment de la prière du cœur. Durant le temps de silence, nous vous demandons de vraiment « écouter », car on ne trouve Dieu que dans le silence et la solitude. N’oubliez pas que Dieu est votre plus grand ami, avec Lui vous n’êtes jamais seul.

 

Préparer un lieu

 

Il est important pour bien vivre votre neuvaine de vous faire un petit coin prière chez vous. Une bible, une croix, un petit bouquet de fleur, une icône, quelques photos de votre famille de vos amis…C’est vous qui trouverez, avec ce que vous avez, de quoi agrémenter ce lieu de rendez-vous quotidien. C’est comme préparer une jolie pièce pour accueillir son ami le plus cher.

 

A quel moment ?

 

Il est préférable de commencer si possible la journée par la neuvaine. Ce lever un peu plus tôt et dans le calme du matin tendre vers le Ciel. C’est aussi plus pratique pour le petit cadeau du jour, la bonne résolution offerte. Cependant si cela vous est difficile il est alors souvent préférable de vivre le temps de la neuvaine le soir, dans la paix de la nuit et de faire sa promesse pour le lendemain.

 

Le principe de cette neuvaine

 

Dans notre monde d’aujourd’hui, souvent les gens se tournent vers de faux dieux : l’horoscope, les voyants, les jeux, et toutes les chimères proposées par les médias et la société de consommation. Aujourd’hui, nous voulons vous proposer une véritable démarche de foi et de confiance vers le seul Dieu qui est Créateur du monde, qui est Sauveur et qui Est l’Amour.

 

Qu’est-ce qu’une neuvaine ?

 

Cette prière ce fait en 9 jours ou en 9 étapes à son rythme (car quelque fois il est important de rester plusieurs jours sur une journée pour mieux « insister » et « laissé travailler en nous » la grâce de Dieu.)

 

Pourquoi 9 jours ?

 

Dans la tradition de l’Eglise c’est les 9 jours entre la montée de Jésus au Ciel (l’Ascension) et la venue de l’Esprit-Saint sur la terre (la Pentecôte). Là, les apôtres effrayés se sont rassemblés en prière dans la chambre haute autour de la Vierge Marie pendant 9 jours. Le neuvième jour, l’Esprit-Saint est descendu sur eux avec tous ses fruits et ses dons ! A partir de là, la face du monde à commencé à changer grâce à ces 12 hommes remplis de l'Esprit-Saint, qui ont se sont mis à annoncer le Christ Ressuscité ! Dès ce neuvième jour, toute la vie des apôtres est transformée !

 

Principe de cette neuvaine

 

Le principe et simple c’est un cri du cœur : Dieu si tu existe, exauce ma prière ! C’est un défi d’amour à notre Père du Ciel. En échange, dans ce commerce amoureux nous acceptons « de jouer le jeu ». Si Dieu exauce notre prière et nous lui faisons une promesse de conversion personnelle, c’est à dire que nous acceptons comme les apôtre de nous laisser transformer par l’Esprit-Saint. Nous vous proposons 9 étapes spécifiques qui élèvent progressivement en intensité votre prière vers Dieu.

 

Quelles intentions ?

 

En général nous avons beaucoup de choses à demander à Dieu. Le plus important et de présenter à Dieu le fonds de notre cœur et ce cri que nous portons en nous. Dieu est simple, il connaît notre situation. Entrons simplement dans ce dialogue avec Lui qu’est la prière. Comme un enfant présentons-lui, exposons-lui nos problèmes, nos difficultés. Remercions-le aussi, pour les bonnes choses et sachons enfin reconnaître nos fautes et demandons-Lui humblement pardon pour ce qui nous coupe de son amour, car le pardon est un chemin de libération.

 

Comment formuler son ou ses intention(s) personnelle(s) ?

 

Tout d’abord il est préférable d’avoir une seule intention générale par neuvaine. De plus il est important d’être précis dans sa demande. Nous rappellerons cette épisode savoureux de religieuses qui avaient demandées un âne à Saint Joseph. Elles avaient dessiné l’animal sur une feuille et placé le dessin sous la statut du saint. Au bout de 9 jours, un brave fermier leur apporte en cadeau un âne ! Mais surprise, il n’a pas de queue ? Les sœurs regardent alors leur dessin, et effectivement elles avaient oubliée de lui dessiner la queue ! Donc soyez précis dans votre demande et patient. Souvent nous ne sommes exaucés qu’à la fin de la neuvaine ou dans les jours suivant.

 

Comment reconnaître la réponse de Dieu ?

 

Souvent la réponse apparaît de manière significative en fonction de la demande. Cependant, quelque fois il faut être attentif à la manière de répondre du Ciel à travers les événements. Quelque fois la réponse peut-être légèrement différente que ce que l’on attend. Ce peut-être un changement inattendu de la part de personnes liées directement ou indirectement à la neuvaine. Quelque fois il faut être à « l’écoute » de la réponse de Dieu et saisir un événement apparemment extérieur qui en faite et la réponse. Par exemple, quelqu’un qui demande du travail, et au bout de 9 jours, c’est la cousine qui téléphone (alors qu’elle n’appelle jamais !) pour annoncer, « comme ça » dans son « bavardage » qu’il y a une place qui se libère dans son entreprise à côté de chez-vous… Laissez-vous surprendre par Dieu, comme ce frère en Afrique qui souffrait depuis des années de ne pas manger de fromage et surtout du Roquefort son fromage préféré. Ayant fait une neuvaine, il fut très étonné car sa communauté au cœur de la brousse, eue un don de plusieurs centaines de kilos de Roquefort !

 

Chaque journée de la neuvaine se présente en 5 temps :

 

1 Une présentation rapide

2 Une entrée en prière

3 La prière du Cœur

 

C’est le moment où vous exprimer votre intention personnelle du plus profond de votre cœur, avec vos mots, vos expressions…Comment sait- t-on que l’on prie avec le cœur ? Quand vous avez passer un temps avec un ami, vous avez très bien dans votre cœur si vous étiez avec lui ou déjà en train de penser à autre chose. Etre vraiment avec Lui, c’est ça prier avec le cœur. Vous pouvez prier à voix haute si cela vous aide ou en silence. Ce qui compte c’est l’intensité de votre prière.

 

4 Trois courtes prières

5 Votre promesse

 

Une des originalité de cette neuvaine qui la rend efficace d’une manière particulière c’est la promesse. C’est le petit cadeau ou le sacrifice (sacrifice veut dire étymologiquement « rendre sacré ») que vous faites. De cette manière la neuvaine devient encore plus agissante tout au long de la journée. En réfléchissant vous trouverez des tas de cadeaux à offrir, rien que pour l’aujourd’hui. Quelques exemples : aller à la messe, arrêter de fumer ou de regarder la TV une journée, un geste d’amour vers quelqu’un qui en a besoin, un coup de fil, une courte prière… A la fin de la neuvaine, nous vous proposons de faire une grande promesse à Dieu en réponse à votre prière. Ainsi, quand votre demande est exaucée, même longtemps après, il est important de rester fidèle et de réaliser sa promesse envers Dieu.

 

Programme de la Neuvaine

 

1 - Une journée avec Saint Joseph

2 - Une Journée avec la Vierge Marie

3 – Une journée avec l’Enfant-Jésus

4 – Une journée avec la Sainte Famille

5 – Une journée avec Sainte Thérèse de Lisieux

6 – Une journée avec mon Ange gardien.

7 - Une journée avec Dieu le Père

8 – Une journée avec le Christ Miséricordieux

9 – Une journée avec l’Esprit-Saint

Prière finale avec la Très Sainte Trinité

 

Num_riser0017__3_Premier jour

Journée avec Saint Joseph

 

Présentation : Saint Joseph est l’époux de la Vierge Marie et le Père adoptif de Jésus sur la terre. Nous le fêtons le 19 mars. Toute sa vie il exerce un rôle de protecteur envers Jésus et Marie. Il est le juste, c’est à dire celui qui à une attitude « ajustée » en toute circonstance. Joseph veut dire « celui qui élève », c’est à dire celui qui fait grandir. Il représente à la fois la force et la douceur. Il est modèle pour tous les pères de famille et pour les hommes. Il est « l’ombre du Père » c’est à dire celui que Dieu a choisi pour père sur la terre pour son fils Jésus. En ce sens il réajuste le rôle de du père au sein d’une famille. Il est travailleur et c’est lui qui porte tous les soucis matériels au sein de la Sainte Famille. Il est remarquable aussi par son obéissance à la volonté de Dieu. On l’invoque aussi comme patron de la bonne mort.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Saint Joseph, je te présente tous les pères qui ont un rapport direct ou indirect avec la situation que je présente dans cette neuvaine. Réajuste en moi et autour de moi, le rôle et l’image du père, à la fois protecteur et obéissant, à la fois fort et doux, comme celui « qui élève » c’est à dire celui qui n’écrase pas et aussi qui n’abandonne pas. Saint Joseph, je te présente ma propre image du Père. Toi le juste et le saint, réajuste en moi cette image masculine et apprend moi à reconnaître ce qu’il y a de beau et de grand dans le cœur de tous les pères de la terre... Saint Joseph je te présente aussi mes problèmes matériels et financiers.

 

La prière du cœur : Saint Joseph écoute maintenant mon cri vers le Ciel ! Dites avec vos mots à Dieu le Père votre cri du cœur à Saint Joseph. Exprimer lui en toute vérité et confiance votre demande spécifique…

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Notre Père : Notre Père qui est aux Cieux que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. Donnes-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumet pas à la tentation mais délivre nous du mal. Amen

 

Je te Salue Joseph :Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblée. Le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux. Tu es béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale épouse et béni. Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu, prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu'à nos derniers jours et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

Invocation : Saint Joseph, prie pour nous !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Saint Joseph, je te promets … (Exprimer alors pour aujourd’hui votre petit cadeau personnel, votre petite résolution pour faire plaisir à Saint Joseph)

 

dolorosaDeuxième jour

Journée avec la Vierge Marie

 

Présentation : La Vierge Marie est une jeune femme. Elle est née il y a un peu plus de 2000 ans en Israël. Elle est la fille de Anne et Joachim. Dieu l’a choisi pour être la mère du messie, Jésus le Christ. A 14 ans elle est visitée par l’ange Gabriel qui lui propose cette mission unique dans l’histoire du Salut de l’humanité. Elle accepte. Par son « Oui », Marie se laisse épouser par l’Esprit-Saint pour accueillir en son sein l’Enfant-Dieu. L'Église nous enseigne 4 dogmes (c’est à dire 4 vérités) sur la Vierge Marie : La Maternité Divine : Elle est Mère de Dieu; Sa Virginité; Son Assomption : A la fin de sa vie terrestre, elle s’est élevé au Ciel avec son corps et son âme. (Nous la fêtons le 15 août); Son Immaculée Conception : Elle est conçue sans péchés. Marie est avant tout une maman. Non seulement elle est la mère du Christ, et plus tard, sur la Croix, Jésus la donne pour mère à toute l’humanité. « Voici ta mère » (Jean 19, 27) Comme toutes les mamans, Marie est attentive à chaque petit problème de notre vie. Nous pouvons vraiment tout lui confier, tout lui dire.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Sainte Marie, ma mère, je te présente toutes les mères qui ont un rapport direct ou indirect avec la situation que je dépose dans cette neuvaine. Réajuste en moi le rôle et l’image maternelle à la fois forte et douce. Marie la toute pure, vient immaculiser les situations de conflit. Marie la toute humble vient ouvrir les cœurs à la réconciliation, Marie Reine de la paix, vient apaiser les cœurs. Sainte Marie, je te présente ma propre image des femmes en général. Réajuste en moi cette image féminine et apprend moi à reconnaître ce qu’il y a de beau et de grand dans le cœur de toutes les femmes. Sainte Marie, je te présente toutes mes relations, viens visiter les plus douloureuses avec ton cœur de mère.

 

La prière du cœur : Sainte Vierge Marie, ma mère écoute maintenant mon cri vers le Ciel ! (Dites avec vos mots à vous à Dieu votre cri du cœur par l’intercession de la Vierge Marie. Exprimez lui et toute vérité et confiance votre prière…)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Le credo : Je crois en Dieu le Père tout puissant, créateur du Ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, et né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les mort. Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Je te Salue Marie : Je te Salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es béni entre toutes les femmes et Jésus fruit de ton sein est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

 

Invocation : Sainte Marie mère de Dieu, prie pour nous !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Vierge Marie, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel pour faire plaisir à la Vierge Marie.)

Petite histoire…

 

Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre Thérèse s’était tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur…Tout à coup la Sainte Vierge me parut si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fonds de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors, toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillir de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes jours, mais c’était des larmes de joie sans mélange…Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse…Sans aucun effort je baissai les yeux, et je [vis] Marie (la sœur de Thérèse) qui me regardait avec amour, elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Ste Vierge m'avait accordée... Ah ! c'était bien à elle, à ses prières touchantes que je devais la grâce du sourire de la Reine des Cieux. En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s'était dit : « Thérèse est guérie ! » Oui la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l'avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits, il n'agit pas tout d'un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s'épanouissait sur la montagne fertile du Carmel.

 

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme chapitre 3

 

Enfant_J_sus_du_Carmel_de_BordeauxTroisième jour

Journée avec l’Enfant-Jésus

 

Présentation : L’Enfant-Jésus quel mystère de simplicité ! Dieu Emmanuel, c’est à dire Dieu avec nous, Dieu fait chair, Dieu fait petit bébé, petit homme ! L’Enfant-Jésus est à la fois pleinement Dieu et en même temps pleinement homme. Dieu nous révèle son identité, son humilité, son innocence. Regarder les petits yeux brillants de l’Enfant-Jésus nous redonne notre innocence. Il est totalement désarmé devant nous et totalement désarmant. Avec Lui, laissons tomber nos défenses, ces fortifications bâties sur nos amours blessés, déçus. En lui nous pouvons retrouver notre intégrité, notre pureté originelle et notre esprit d’enfance. En lui nous pouvons rejoindre l’enfant que nous avons été, et qui vit et souvent pleure en nous, et recevoir la guérison. L’Enfant-Jésus est un grand maître spirituel car il nous réapprend le bon sens des choses de la vie, la simplicité et la spontanéité.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Enfant-Jésus, je te présente tous les enfants qui ont un rapport direct ou indirect avec cette situation que je dépose dans cette neuvaine. Réajuste en moi la juste place de l’enfant et l’attitude à avoir face à un enfant tout innocent qui fait totalement confiance aux adultes et qui ne pas soupçonne pas le mal. Réajuste Enfant-Jésus l’attitude des grandes personnes. Viens guérir par ton regard et ton innocence nos blessures d’amour. Viens nous redonner notre innocence perdue. Rétabli cette confiance et cette simplicité avec Toi et avec ta maman Marie que tu nous donne comme notre mère et avec saint Joseph que tu nous donne comme notre père.

 

La prière du cœur : Enfant-Jésus, mon petit frère écoute maintenant mon cri vers le Ciel ! (Dites avec vos mots à vous à l’Enfant-Jésus votre cri du cœur. Exprimez lui et toute vérité et confiance votre prière…)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Enfant-Jésus, Roi d’amour, fais moi entrer dans la Sainte Famille. Montre-moi le Cœur de Marie et le Cœur de Joseph. =Donne à ma famille la paix et l’unité. Enseigne-moi l’amour et le don afin d’aider toutes les familles de la terre à transmettre la vie qui ne passe jamais. Enfant-Jésus, Innocence du Père, tu m’enseigne que toute autorité sur la terre vient d’En-Haut, et que toute paternité descend du Père des miséricordes. Enseigne à tous les père de la terre la tendresse et la force qui font grandir. Enseigne à tous les enfants la confiance dans l’autorité des parents et pour eux le respect et la tendresse filiale. Enfant-Jésus, je te présente toutes les familles pour que la vie y soit reçue avec reconnaissance et dans l’émerveillement de Noël, avec la joie et la foi du matin de Pâques, et dans l’effusion d’amour de la Pentecôte. Amen.

 

Frère Ephraïm

 

Enfant Jésus Roi d’amour (chant ou prière)

 

Enfant Jésus, Roi d’amour, j’ai confiance en toi, je t’ouvre mon cœur, viens y faire ta demeure, et garde-moi toujours, toujours, toujours près de toi, et garde-moi toujours, toujours, toujours près de toi.

 

Frère Ephraïm

 

Invocation : Enfant-Jésus Roi d’amour, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Enfant-Jésus, je te promets … (Exprimer alors pour aujourd’hui votre petit cadeau personnel pour faire plaisir à l’Enfant-Jésus.)

 

Cartel400x680Quatrième jour

Journée avec la Sainte Famille

 

Présentation : Par la Très Sainte Trinité, Dieu est famille. La sainte Famille, c’est la petite Trinité sur la terre. Elle est source et modèle pour toutes les familles de la terre. En elle circule, l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit, cet amour Trinitaire ineffable dans lequel chacun se donne totalement à l’autre dans une oblation parfaite. La sainte Famille, avec Joseph, Marie et l’Enfant-Jésus nous montre une vie faite de simplicité, d’harmonie et de don. Chacun est à l’écoute et au service de l’autre, la complémentarité est réalisée dans le fait que chacun sait parfaitement qui il est et quelle est sa place. La sainte Famille est source de guérison pour les familles, pour retrouver la place de chacun dans son identité pleinement vécue au sein de sa propre famille. Dieu nous ajuste, nous réajuste, nous donnant la paix, la joie et l’harmonie en famille. La sainte Famille est aussi particulièrement source de guérison pour les familles blessées. Nous fêtons la Sainte Famille le dimanche entre noël et nouvel an.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Sainte Famille de Nazareth je te présente ma propre famille telle qu’elle est, vient établir avec toujours plus de force ta paix, ta joie et l’harmonie entre chacun. Réajuste la place de chacun à ton image. Sainte Famille redonne l’identité divine à chacun des membres de ma famille, vient guérir les blessures, apaiser et sanctifier toutes les relations humaines. Vient faire de ma maison un foyer de charité et d’amour. Marie vient porter ta chaleur dans notre famille, Enfant-Jésus donne-nous ta lumière et saint Joseph toi le juste, guide-nous. Sainte Famille nous te remettons tout nos retours sur nous-même afin que nous puissions rentrer libérés dans un don total et gratuit les uns envers les autres.

 

La prière du cœur : Saint Famille de Nazareth, Joseph, Marie et Enfant-Jésus, vous qui connaissez ma situation, écoutez maintenant mon cri vers le Ciel ! (Dites avec vos mots à vous à la Sainte Famille votre cri du cœur. Exprimez lui et toute sincérité et confiance votre prière…)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Sainte Famille de Nazareth, nous nous confions à vous, en famille, parce que Dieu a choisi de venir dans une famille, et par une famille pour sauver le monde et lui montrer son amour. Nous avons ouvert votre porte et nous sommes entrés chez-vous. Joseph, tu es le modèle des pères, attentif et doux, fort et protecteur. Marie, lumière et joie dans la maison, tu es le modèle des mamans qui aiment et qui consolent. Enfant-Jésus, tu es le modèle de l'obéissance et de l’amour pour les parents. Faites que notre famille vous ressemble de plus en plus. Gardez-nous dans la paix et la prière. Gardez-nous des disputes, de la jalousie et de l’impatience. Gardez-nous dans la volonté de Dieu et dans le désir de nous donner aux autres. Gardez-nous dans l’harmonie et dans la charité, et veillez à tous nos besoins matériels et spirituels.

 

Frère Ephraïm

 

Sainte Famille de Nazareth (chant ou prière)

 

Sainte Famille de Nazareth, Petite Trinité sur la terre, Jésus Dieu sur la terre, Marie épouse de l’Esprit, Joseph ombre du Père, Rendez-nous semblable à vous. Petite Trinité sur la terre, Joseph mourant d’amour pour Marie, Marie mourant d’amour pour Jésus, Jésus mourant d’amour pour le monde, Rendez-nous semblable à vous.

 

Frère Ephraïm

 

Invocation : Sainte Famille de Nazareth, prie pour nous !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Saint-Famille, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel pour faire plaisir à la Sainte Famille de Nazareth.)

 

Num_riser0028__4_Cinquième jour

Journée avec Sainte Thérèse de Lisieux

 

Présentation : Née à Alençon, la petite Thérèse est la dernière des enfants de Louis et Zélie Martin. Parmi ses sœurs, trois se feront carmélites à Lisieux et une visitandine. En 1887, Thérèse n’a que 15 ans mais déjà confie à son père sa volonté de rejoindre ses sœurs au Carmel. Elle est admise l’année suivante avec une dérogation, elle s’appelle désormais Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la sainte Face. En 1894, sa sœur Pauline devenue prieure du Carmel lui demande d’écrire ses souvenirs, ce livre s’appellera « Histoire d’une âme ». En 1895, Thérèse décide de s’offrir pleinement à l’Amour de Dieu, elle meurt le 30 septembre 1897 et nous la fêtons le 1er octobre. Sa vie se résume ainsi : la « petite voie » qui est un message d’amour simple mais total. Avant de mourir, elle fit la promesse de passer son Ciel à faire du bien sur la terre. Canonisée (c’est à dire devenue sainte) en 1925, elle est la patronne des Missions et de la France. Elle est proclamée Docteur de l’Eglise au cours de JMJ 1997 par Jean-Paul II.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, toi qui as su garder ton cœur d’enfant, je te présente mon propre cœur et le cœur de chaque personne que je porte dans ma prière. Redonne-nous ta simplicité, ton émerveillement devant les toutes petites choses de tous les jours. Redonne-nous ce goût de vivre l’instant présent, aujourd’hui après aujourd’hui, d’être présent à la Présence. Petite Thérèse, emmène nous sur ta voix d’enfance, ce chemin d’amour des petits gestes quotidiens, du regard, du sourire… Petite Thérèse, donne nous ta confiance inébranlable en Jésus dans toutes les situations les plus difficiles. Tu nous répète encore : « c’est la confiance, rien que la confiance qui nous mène à l’Amour ». Viens Sainte Thérèse répandre une pluie de roses sur notre vie, notre passé, notre présent et notre futur.

 

La prière du cœur : Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, ma petite sœur qui connais ma faiblesse, écoute maintenant mon cri vers le Ciel ! (Dites avec vos mots à vous à la Petite Thérèse votre cri du cœur. Exprimez-lui avec un cœur d’enfant votre prière…)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Mon chant d’aujourd’hui

 

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère, Ma vie n’est qu’un seul jour, qui m’échappe et qui fuit, Tu le sais, ô mon Dieu, pour t’aimer sur la terre je n’ai rien qu’aujourd’hui, je n’ai rien qu’aujourd’hui. Je t’aime, ô mon Jésus, vers Toi mon âme aspire. Pour un jour seulement reste mon doux appui. Viens régner en mon cœur, donne-moi ton sourire rien que pour aujourd’hui, rien que pour aujourd’hui. O Vierge Immaculée, c’est toi, ma douce étoile qui me donne Jésus, et qui m’unis à Lui laisse-moi, tendre Mère, reposer sous ton voile, rien que pour aujourd’hui, rien que pour aujourd’hui.

 

Moi, si j’avais commis tous les crimes possibles

 

Moi, si j’avais commis, tous les crimes possibles, je garderai toujours, la même confiance, car je sais bien que cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau, dans un brasier ardent. Oui, j’ai besoin d’un cœur, tout brûlant de tendresse, qui reste mon appui, et sans retour, qui aime tout en moi, et même ma faiblesse Et ne me quitte pas, ni la nuit ni le jour. Non, je n’ai pu trouver, nulle autre créature, qui m’aimât à ce point, et sans jamais mourir car il me faut un Dieu qui prenne ma nature qui devienne mon frère et qui puisse souffrir. Non, tu n’as pas trouvé créature sans tache au milieu des éclairs, tu nous donnas ta Loi Et dans ton Cœur Sacré, ô Jésus je me cache non, je ne tremble pas, car ma vertu c’est Toi.

 

Poésies de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

 

Invocation : Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, prie pour nous !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Sainte Thérèse, ma petite sœur, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel pour réjouir le cœur de la petite Thérèse.)

 

Petite histoire…

 

A Haïti, un camarade me passe un petit livre, l'Histoire d'une âme. J'ouvre donc distraitement le livre, et parcours les premières pages sans m'y intéresser spécialement. Cela ne me semble pas écrit pour moi, utilisable par moi. J'arrive ainsi à l'épisode de la corbeille, où invitée par Léonie à choisir quelques coupons ou rubans, Thérèse répond : Je choisis tout. Avec la soudaineté de l'éclair, mon âme s'embrase tout entière. Une émotion inconnue me submerge, m'inonde : feu, " joie, pleurs de joie..." Je suis transporté dans un autre monde.(...) Non, ce n'est pas une illusion, cette grâce foudroyante dont, après quarante-huit ans, l'influence domine toujours ma vie...

 

Jean Le Cour-Grandmaison, directeur de La France Catholique en 1945 à 1974

 

guardianangelSixième jour

Journée avec mon Ange gardien

 

Présentation : Saint Thomas nous enseigne que « dès sa naissance, chaque personne humaine bénéficie de l’assistance d’un ange, et tout au long du chemin de la vie si semé d’écueils, celui-ci est le guide éclairé et vigilant. Au terme de notre vie terrestre, il sera encore notre compagnon pour l’éternité dans le Ciel. » Il existe donc un monde invisible autour de nous entouré d’anges. Ces êtres spirituels ont choisi Dieu de manière définitive. Quelle sécurité pour nous de savoir que ces amis ne nous abandonnent jamais ! Pie XII nous dit, « la familiarité avec les anges donne un sentiment de sécurité. Nos compagnons invisibles nous communiquent quelque chose de la paix qu’ils puisent en Dieu. Notre Ange gardien s’emploie aussi à notre sanctification, il met tout en œuvre pour favoriser notre ascension spirituelle et pour développer notre intimité avec Dieu.» Saint Bernard ajoute « c’est là un merveilleux effet de la bonté de Dieu et un des grand témoignage de son amour. Ces esprits si élevés, si heureux, si proches de Lui, si unis à Lui, c’est pour nous qu’Il leur commande de venir nous assister sur terre ! » Saint François d’Assise nous éclaire sur leur mission : « nos bons Anges, sont appelés nos Anges gardiens car ils sont chargés de nous assister de leurs inspirations, de nous défendre en périls, de nous reprendre en nos défauts et nous inciter à poursuivre la bonté. Ils nous obtiennent par leur intercession la force et le courage. Ils portent nos prières auprès de la miséricorde de Notre-Seigneur. Nous pouvons faire toutes nos actions, soit boire, manger, marcher, travailler, parler en présence de notre Ange. Imitons notre Ange gardien dans sa douceur,son humilité, sa charité et son amour du prochain. A nous de développer toute une intimité au quotidien avec notre Ange gardien. Apprenons à le connaître, à lui parler, à écouter ses bons conseils et n’hésitons pas à le solliciter, il sera alors le plus heureux ! La Vierge Marie est la Reine des Anges.

Nous fêtons les Anges gardiens le 2 octobre.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Mon cher Ange gardien, frère de mon âme, toi qui est présent avec moi à chaque instant de ma vie, je viens à ta rencontre en ce jour pour te dire merci. Merci pour toutes les fois où tu m’as protégé, pour toutes les situations ou tu m’as guidé sur le bon chemin. Merci de veiller sur les évènements de ma vie. Aujourd’hui je te présente mon intention dans cette neuvaine. Vas visiter les Anges gardiens de toutes les personnes que je porte dans mon cœur, afin que chacune soit bien inspirées pour répondre à la volonté de Dieu en cette prière. Console-moi dans mes épreuves, conduit-moi sur la bonne route, assiste-moi dans la difficulté. A partir d’aujourd’hui je décide de faire appel à toi qui est préposé pour me garder, car je sais que tu n’attends que cela pour intervenir. Tu connais ma grande faiblesse, alors dirige-moi, et de tes ailes protège-moi de toutes agressions. Mon cher ami, mon Ange gardien je t’aime et je veux vivre toujours avec toi.

 

La prière du cœur : Mon Ange gardien, écoute maintenant mon cri vers le Ciel ! (Dites avec vos mots à vous à votre Ange gardien votre cri du cœur…)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Litanies des Anges gardiens (extrait)

 

Père céleste qui es Dieu, ai pitié de nous ;

Fils rédempteur du monde qui es Dieu, écoutes-nous

Esprit-Saint qui es un seul Dieu, exauce-nous.

Trinité Sainte qui es Dieu, ai pitié de nous .

O Marie Reine des Anges, prie pour nous.

Saints Archanges, Gabriel, Michel et Raphaël, priez pour nous.

Saints Anges gardiens, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui contemplez pour toujours la face du Père, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui ne vous écartez jamais de nous, priez pour nous.

Saints Anges gardiens nos sages conseillers, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui nous préservez des nombreux maux du corps et de l’âme, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui nous consolez dans la détresse et la souffrance, priez pour nous.

Saints Anges gardiens, qui par vos inspirations et vos suggestions nous aidez à progresser vers le bien, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui veillez et priez quand nous dormons, priez pour nous.

Saints Anges gardiens qui consolez les âmes du purgatoire, priez pour nous.

Saints Anges gardiens, qui conduisez les justes au Ciel, priez pour nous.

Saint Anges gardiens avec qui un jour nous verrons Dieu et le louerons éternellement, priez pour nous.

 

Prions : Dieu éternel et tout-puissant, qui dans votre ineffable bonté avez envoyé à tous les hommes, dès le sein maternel, un Ange particulier pour la protection du corps et de l’âme, merci de nous accorder de suivre fidèlement notre Ange et de l’aimer afin que nous parvenions, par votre grâce et sous sa protection, au Ciel pour contempler votre divine Face, avec lui, tous les anges et tous les saints. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Amen !

 

Prière à Marie Reine des Anges

 

Auguste Reine des cieux et souveraine Maîtresse des Anges. Vous qui avec reçu de Dieu, dès le commencement, le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme. Qui est comme Dieu ? O Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. O divine Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. Amen !

 

Saint Louis Marie Grignion de Montfort

 

Invocation : Saint Ange gardien, prie pour nous !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Mon Ange gardien, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel, votre résolution pour faire réjouir votre Ange gardien.)

Petite histoire…

 

Padre Pio (1887-1968) fut un jour violemment attaqué par Satan, il se crut perdu et demanda de l’aide à son ange gardien. Mais l’ange ne se manifesta pas. Quand il apparut, Padre Pio, vraiment fâché, lui reprocha son absence. Puis, comme s’il voulait le punir, il le quitta sans le regarder. L’Ange le suivi tout penaud en pleurant presque ! Finalement ils se réconcilièrent et l’ange put expliquer que Dieu voulait que cette fois-là Padre Pio s’en sorte seul et sans aide.

 

pater1000Septième jour

Journée avec Dieu le Père

 

Présentation : Nous avons souvent une fausse image du Père, père distant ou père « fouettard », Dieu vengeur loin des hommes, posé sur son nuage comme Jupiter. Cela est une croyance qui nous empêche de voir combien, Dieu le Père est bon, tendre et miséricordieux. C’est pourquoi nous avons choisi ce tableau de Rembrandt (1606-1669) pour rencontrer « Notre Père ». Vous pouvez relire l’histoire de ce fils qui après avoir demandé sa part d’héritage à son père, s’en va dépenser tout son argent. Après un temps de famine et d’épreuve il décide de revenir comme serviteur chez son père. Lorsque celui-ci, aperçoit son fils au bout du chemin, il se précipite pour étreindre son enfant bien-aimé en disant « Tuez le veau gras, car mon fils était mort, il est revenu à la vie ! » (Lc 15, 11-31) Dieu le Père, n’a pas encore de fête officielle dans l’Eglise, cependant depuis quelques années la tradition grandit de le fêter le premier dimanche du mois d’août.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Père de bonté et de tendresse je reviens à Toi en ce jour, je veux reconnaître ton amour infini, et me blottir comme un petit enfant sur ton cœur. Je veux « baisser les armes » et me laisser guérir par ton amour, j’abandonne tout soupçons, toutes méfiance vis-à-vis de Toi, pour me laissé envahir par ta tendresse paternelle. Je reconnais que je suis ton (ta) fils (fille) bien-aimé(e) en qui tu mets tout ton bonheur. Pardon d’avoir douté de Toi  père! Oui, aujourd’hui de manière toute particulière j’entre à nouveau en cette filiation divine et je t’appelle Abba, papa, mon Père ! Viens visiter en moi toute mes fausses images du père, vient guérir en moi toute mes blessures quand à mon identité de fils (fille), car je pressens qu’au bout de ce chemin est la vraie vie, dans cette dépendance, dans ce don total et cet amour infini qui nous unis pour l’éternité.

 

La prière du cœur : Abba, mon Père du Ciel maintenant mon cri vers toi ! (Dites avec vos mots à vous la prière d’un fils à son Père votre cri du cœur . Exprimez-lui votre situation, vos problèmes afin que tout soit déposé aujourd’hui dans le cœur du Père des miséricordes.)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Notre Père

 

Notre Père qui est aux Cieux que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. Donnes-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumet pas à la tentation mais délivre-nous du mal. Amen

 

Consécration au Père Éternel

 

Père Éternel, Dieu de tendresse et de force, je me consacre à toi par l’Esprit de piété filiale que tu nous as envoyé et par ton Fils bien-aimé qui nous a montré ton visage de père des miséricordes. Tout ce qui est en moi soupire et gémit Abba, te loue et t’adore et te supplie de tourner le cœur des hommes vers ton Cœur de Père, qu’ils le reconnaissent et se réconcilient avec toi, qu’ils trouvent la paix et la consolation en se reposant dans ton sein. Je me consacre à toi qui es Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui n’abandonnes pas tes enfants. Je me consacre à toi, par le Cœur Immaculé de Marie dans ta pensée depuis toujours pour venir demeurer au milieu de nous, par le Cœur transpercé de Jésus en qui tu as mis tout ton amour pour l’humanité souffrante. O Père éternel engendre en moi ton Fils dans la jubilation de l’Esprit-Saint afin que j’accède à la plénitude de la bienheureuse lumière où tu demeures. Amen !

 

Frère Ephraïm

 

Invocation : Père du Ciel qui es Dieu, exauce-nous Seigneur!

 

Rendons gloire au Père tout-puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur, à l’Esprit qui habite en nos cœurs, Pour les siècle et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Mon Père du Ciel, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel au Père, sachant que ce qui lui ferais le plus plaisir, c’est d’aller le rencontrer au travers du sacrement de la réconciliation (la confession)).

 

Num_riser0019Huitième jour

Journée avec le Christ Miséricordieux

 

Présentation : Révélation de Jésus à Sainte Faustine Kowalska, religieuse (1905-1938) « Peins un tableau ; représente-moi tel que tu me vois, avec l’inscription : “Jésus, j’ai confiance en toi”Je désire que cette image soit vénérée d’abord dans votre chapelle et ensuite dans le monde entier.  Les rayons du tableau signifient le sang et l’eau, qui ont jailli de la profondeur de ma Miséricorde, alors que mon Cœur fut ouvert par la lance sur la croix. Les rayons blancs représentent l’eau qui justifie les âmes ; les rayons rouges symbolisent le sang, qui donne la vie aux âmes. L’humanité ne trouvera pas de paix, tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers la Miséricorde de Dieu. Le manque de confiance des âmes me déchire les entrailles. Les plus grands pécheurs, avant tous les autres mortels, ont droit aux trésors infinis de ma Miséricorde. Mes délices, ce sont les âmes qui font appel à ma Miséricorde. Je leur donne des grâces plus grandes que celles qu’elles me demandent. La source de Ma Miséricorde a été grande ouverte par la lance quand j’étais sur la croix. C’était pour toutes les âmes, je n’ai exclu personne. » Chaque année, nous fêtons le Christ Miséricordieux le dimanche après Pâque.

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Jésus Miséricordieux, j’ai confiance en toi. En ce jour je fais appel à ta Miséricorde sur moi, sur ma vie, ma famille et toute mon histoire. Viens, Seigneur Jésus ; m’abreuver à la source vive de ta Miséricorde. Vient guérir tout manque de confiance en Toi, en ta Passion, en ta Résurrection, pour me sauver et sauver toutes les âmes éternellement par ton amour infini. Pardon Seigneur si je n’aie pas suffisamment vécu de ta Vie ! Pardon Seigneur, si je n’aie pas suivi tes Chemins. Pardon Seigneur si je n’ai pas vécu dans la Vérité. Viens aujourd’hui faire fondre tous mes péchés, tout ce qui me coupe de Toi, dans le brasier d’amour de ta Sainte Croix. J’implore ta Miséricorde, donne-moi toutes les grâces qui me sont nécessaires pour retrouver une totale confiance, j’ai confiance en Toi !

 

La prière du cœur : Jésus Miséricordieux, écoute mon cri vers Toi ! (Dites avec vos mots à vous la prière votre cri du cœur à Jésus Miséricordieux. Exprimez-lui intimement votre désir afin que tout soit déposé aujourd’hui dans son Sacré-Cœur)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Seigneur Jésus, transforme-moi tout en ta Miséricorde ! Fais que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes ce qu’elles ont de beau et qu’à toutes je sois secourable. Fais que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel. Fais que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j’ai des paroles de pardon et de réconfort. Fais que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres. Fais que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement. Que je me repose en servant ! Fais que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne, même à ceux qui en abusent, et moi-même je m’enfermerai dans le Cœur de Jésus. Jamais je ne dirai mot de mes propres souffrances. Puisse ta Miséricorde se reposer en moi Seigneur ! Transforme-moi en Toi, car tu es mon Tout. » Amen !

 

Prière dictée par Jésus à Sainte Faustine

 

Fais de moi un instrument de Ta paix

 

Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix ! Là où il y a la haine, que j’apporte l’amour. Là où il y a l’offense, que j’apporte le pardon. Là où il y a la discorde, que j’apporte l’union. Là où il y a l’erreur, que j’apporte la vérité. Là où il y a le doute, que j’apporte la foi. Là où il y a le désespoir, que j’apporte l’espérance. Là où il y a les ténèbres, que j’apporte Ta lumière. Là où il y a la tristesse, que j'aporte la joie. Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé, qu’à consoler ; à être compris, qu’à comprendre à être aimé, qu’à aimer ; Car C’est en donnant qu’on reçoit, C’est en s’oubliant qu’on se trouve, C’est en pardonnant qu’on est pardonné, C’est en mourant qu’on ressuscite à la Vie Éternelle Amen !

 

Saint François d’Assise

 

Invocation : Jésus Miséricordieux, J’ai confiance en Toi!

 

Rendons gloire au Père tout-puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur, à l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècle et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Jésus Miséricordieux, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel, votre résolution pour faire plaisir à Jésus.)

 

pentecosteNeuvième jour

Journée avec l’Esprit-Saint

 

Présentation : L’Esprit-Saint est la personne la moins connue de la Sainte Trinité. Pourtant il est présent de la première à la dernière page de la Bible ! Nous le voyons aussi à chaque moment fort de la vie de Jésus et enfin d’une manière tout à fait spectaculaire le jour de la Pentecôte. Il est souvent représenté sous la forme d’une colombe, ou dans le signe du vent et du feu. Cependant, l’Esprit-Saint procède du Père et du Fils, c’est la troisième personne de la Sainte Trinité. En ce sens nous apprenons que c’est une personne ! Donc, adressons-nous à Lui comme à une personne divine comme nous nous adressons au Père et au Fils. Il est l’amour du Père pour le Fils et réciproquement, cet amour est tellement grand qu’il se distingue dans une nouvelle personne à part entière : l’Esprit-Saint. Enfin l’Esprit-Saint habite en chacun de nous, il nous est envoyé à la Pentecôte, (chaque année c’est le jour ou nous le fêtons, 40 jours après Pâque) et d’une manière toute particulière à notre baptême. Il veut développer en nous ses 7 dons, ses cadeaux : don de science, de conseil, d’intelligence, de sagesse, de piété, de force et de crainte pour que nous vivions pleinement de ses fruits que sont l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, l'humilité, et la pureté. Saint Séraphim de Sarov nous dit : « le but de la vie chrétienne est l'acquisition du Saint-Esprit » Quel magnifique programme !

 

Entrons en prière

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

Esprit-Saint consolateur, esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui rempli tout, donateur de vie, viens et demeure en moi. Purifie-moi et sauve-moi. Esprit-Saint toi qui est amour éternel, vient vivifier mon corps, mon esprit et mon âme. Vient renouveler en moi tes 7 dons pour que je vive chaque jour des fruits de ton amour. Ô Esprit-Saint, donne-moi de te rencontrer personnellement pour vivre quotidiennement avec Toi, pour me laisser conduire et guider par Toi et grandir dans l’union à Dieu, cette communion qui me donne de voir Jésus dans chaque personne humaine. Viens Esprit-Saint en moi et sur ma famille pour guérir ce qui est blessé, réchauffer ce qui est froid et assouplir ce qui est rigide. Vient en mon histoire pour transfigurer ma vie, mes gestes, mes paroles, mon identité profonde afin que je vive de Ta vie et de ton amour en moi.

 

La prière du cœur : Esprit-Saint, écoute mon cri vers Toi ! (Dites avec vos mots à vous la prière votre cri du cœur à l’Esprit-Saint. Exprimez-lui intimement votre désir afin que toute votre neuvaine soit déposé aujourd’hui dans le Cœur de l’Esprit-Saint.)

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 1 minute de silence.

 

Prières

 

Viens Esprit Créateur

 

Viens, Esprit Créateur, visite l’âme de tes fidèles, emplis de la grâce d’en haut les cœurs que tu as crées. Toi qu’on nomme le Conseiller, Don du Dieu très-haut, Source vive, feu, charité, Invisible consécration. Tu es l’Esprit aux sept dons, le doigt de la main du Père, l’Esprit de vérité promis par le Père, c’est toi qui inspires nos paroles. Allume en nous ta lumière, emplis d’amour nos cœurs, Affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps. Repousse l’ennemi loin de nous, donne-nous ta paix sans retard, pour que, sous ta conduite et ton conseil, nous évitions tout mal et toute erreur. fais-nous connaître le Père, révèle-nous le Fils, et toi, le commun Esprit, fais-nous toujours croire en toi. Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts, à l’Esprit-Saint Consolateur, maintenant et dans les siècles. Amen !

 

Veni Creator, traditionnel

Extraits de la Séquence de la Pentecôte

 

Viens, Consolateur souverain, Hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs le réconfort. O Lumière Bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, Donne la joie éternelle. Amen !

 

Invocation : Esprit-Saint qui es Dieu, exauce-nous Seigneur!

 

Rendons gloire au Père tout-puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur, à l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècle et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Esprit-Saint, aujourd’hui je te promets … (Exprimer alors votre petit cadeau personnel, votre résolution pour faire plaisir à l’Esprit-Saint).

 

 

Petite histoire…

 

 

Tout jeune novice, j’étais à l’église et j’entendis la prophétie d’Isaïe : « Lavez-vous, soyez purs ! » Et il me vint à la pensée de savoir si la mère de Dieu avait péché, ne serai-ce que par une seule pensée. Et voici que pendant que je priais, une voix disait distinctement en moi : « La Mère de Dieu n’a jamais péché, pas même par un pensée. » Ainsi l’Esprit-Saint rendait témoignage dans mon cœur de sa pureté.

 

Saint Silouane du Mont Athos 1866-1938 – écrits spirituels p.54)

trinita

 

 

Prière finale avec la Très Sainte Trinité

 

Nous vous conseillons de prendre un temps à part pour la prière finale de la neuvaine.

 

Entrons en prière

 

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

 

 

Très Sainte Trinité qui Est l’Amour, me voici arrivé au terme de cette neuvaine. Tu connais toute mon histoire, toute ma vie, viens par ton grand amour exaucer toutes les intentions de mon cœur. Écoute une dernière fois mon cri vers le Ciel : Dire avec toute votre force, votre cri vers la Très Sainte Trinité.

 

 

A la fin de ce temps de prière personnelle prendre 3 minutes de silence.

 

Prières

 

O mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oubliez en vous, immobile et paisible comme si mon âme était dans l’éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ô mon immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère. O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me pers, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en moi, pour que je m’ensevelisse en vous, en attendant d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs. Amen !

 

Bienheureuse Élisabeth de la Trinité

 

En ce jour de grâce, en présence de l’Eglise Céleste, je renouvelle solennellement ma consécration et celle du monde à Dieu, mon créateur et Sauveur, Père, Fils et Saint-Esprit par le Cœur Immaculé de Marie ma mère. Je renouvelle les vœux de mon baptême. Je renonce définitivement à Satan, et à toute forme de mal. Je me donne tout entier et pour toujours à l’indivisible Trinité Sainte. Quoiqu’il arrive, je décide aujourd’hui (date : _________) avec la grâce de Dieu, de m’abandonner totalement à l’heure de ma mort dans le Cœur de Jésus mon Sauveur. Je me place sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth, pour vivre en son amour sur le Chemin, la Vérité et la Vie qui mène à la Lumière Éternelle Amen !

 

Extrait du livre de consécration de la Communion Marie Reine de la Paix

 

Votre signature :

 

Rendons gloire au Père tout-puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur, à l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècles et les siècles. Amen !

 

Votre promesse : Trinité Sainte quand tu auras exaucé totalement ma demande par cette neuvaine je te promets… (Exprimer alors votre cadeau final ou votre résolution définitive pour dire merci à la Très Sainte Trinité.)

 

« Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et celui qui frappe, la porte s’ouvrira »

 

(Jésus dans l’évangile de Mathieu 6, 8)

 

Épilogue

 

Nous sommes sûr que la pratique de cette neuvaine porte de nombreux fruits dans votre vie et dans votre famille. Bien sûr vous pouvez recommencer la neuvaine pour d’autres intentions autant de fois que vous le souhaitez. Soyez persévérant dans la foi et la confiance, et mettez dorénavant votre espérance uniquement en Celui qui a tout créé et qui nous aime à en mourir.

 

Si vous avez des témoignages ou des questions ou si vous souhaitez commander le livre "un cri vers le Ciel" n’hésitez pas à contacter:


Thierry Fourchaud

La Bonne Nouvelle

Eglise Notre Dame

66 rue de la République

47200 Marmande (France)

Tel 05.53.20.99.86

www.labonnenouvelle.fr

Faîte connaître autour de vous cette neuvaine. En effet, se serait de la « non assistance à personne en danger » de connaître quelqu’un qui à « soif » dans votre famille ou dans vos amis, et de ne pas lui faire connaître « un cri vers le Ciel ». Il faut bien comprendre que cette neuvaine peut agir pour certain comme un « starter » de la prière, redonner le goût du dialogue avec le Ciel. Ramener les choses à l’essentiel, c’est à dire à Dieu ! Si vous souhaitez commander d’autres neuvaines « Un cri vers le Ciel » faite votre commande par écris sur papier libre à l’adresse ci-dessus. Pour que la neuvaine soit abordable à tous il n’est pas fixé de prix de vente. Chacun donne ce qu’il veut ou ce qu’il peut. C’est une libre offrande. A titre d’information, le coût de revient de la neuvaine est de 5 €. En complément de cette neuvaine, nous vous proposons le livre de retraite de consécration à la Très sainte Trinité par Marie. Recevez sur simple demande les informations sur ce livre et sur la Communion Marie Reine de la Paix. Tel : 02.43.64.23.25.


Bibliographie

 

« Bible de Jérusalem » de poche, Ed DDB.

« Joseph, un père pour le nouveau millénaire », Frère Ephraïm, L´auteur nous présente ici Saint Joseph comme le personnage-clé pour la guérison de notre génération, un trésor de Vie... 250 p., 15 x 23 cm

« Le secret de Marie » - « Prière embrasée », Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Une lumière d´amour sur le saint " esclavage " à la Sainte Vierge par la consécration totale de son corps et de son âme... 61 p., 11 x 15 cm

« Histoire d´une âme », Sainte Thérèse de l´Enfant-Jésus, Manuscrits autobiographiques de la plus grande Sainte des temps modernes. 370 p., 14 x 20 cm

« Neuvaine à Marie qui défait les nœuds », par Suzel Bourgerie

 

Si vous souhaitez approfondir cette neuvaine, vous pouvez vous procurer ces différents livres, ainsi que cette présente Neuvaine à la librairie Ephèse Diffusion:

 

Ephèse Diffusion

BP 36

53170 Saint-Denis du Maine (France)

 

www.ephese.fr

Dernière mise à jour de la page, le 4 janvier 2014

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 9/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Quatrième Mystère Lumineux: La Transfiguration


Qui parmi les hommes n'a jamais vu, au moins une fois, une aube sereine de mars ? S'il s'en trouve quelqu'un, c'est un grand infortuné car il ignore une des grâces les plus belles de la nature, quand elle se réveille au printemps, redevenue vierge, petite fille, comme elle devait l'être au premier jour. C'est une grâce pure dans tout ce qu'elle présente, depuis les herbes nouvelles où brille la rosée, jusqu'aux fleurettes qui s'ouvrent comme des enfants qui naissent, jusqu'au premier sourire de la lumière du jour, jusqu'aux oiseaux qui s'éveillent dans un frôlement d'ailes et qui disent leur premier "cip ?" interrogateur qui prélude à tous leurs discours mélodieux de la journée, jusqu'à l'odeur même de l'air qui a perdu pendant la nuit, par l'action de la rosée et l'absence de l'homme, toute souillure de poussière, de fumée et d'exhalaisons de corps humains. C'est dans cette grâce que cheminent Jésus, les apôtres et les disciples. Avec eux se trouve aussi Simon d'Alphée. Ils vont vers le sud-est, franchissant les collines qui forment une couronne autour de Nazareth, ils passent un torrent et traversent une plaine étroite entre les collines de Nazareth et des montagnes vers l'est. Ces montagnes sont précédées du cône à moitié coupé du Thabor qui me rappelle étrangement en son sommet la coiffure de nos carabiniers vue de profil. Ils le rejoignent. Jésus s'arrête et dit : "Que Pierre, Jean et Jacques de Zébédée viennent avec Moi sur la montagne. Vous autres disséminez-vous à la base en vous séparant sur les routes qui la côtoient et prêchez le Seigneur. Vers le soir, je veux être de nouveau à Nazareth. Ne vous éloignez donc pas. La paix soit avec vous." Et s'adressant aux trois qu'il a appelés, il dit : "Allons." Et il commence la montée sans plus se retourner en arrière et d'un pas si rapide que Pierre a du mal à le suivre. A un arrêt Pierre, rouge et en sueur, Lui demande hors d'haleine : "Mais où allons-nous ? Il n'y a pas de maisons sur la montagne. Au sommet, il y a cette vieille forteresse. Veux-tu aller prêcher là !" "J'aurais pris l'autre versant, mais tu vois que je lui tourne le dos. Nous n'irons pas à la forteresse et ceux qui y sont ne nous verront même pas. Je vais m'unir à mon Père et je vous ai voulu avec Moi, parce que je vous aime. Allons, vite !" "Oh mon Seigneur Ne pourrions-nous marcher un peu plus doucement et parler de ce que nous avons entendu et vu hier et qui nous a tenus éveillés toute la nuit pour en parler ?" "Aux rendez-vous de Dieu il faut toujours se rendre rapidement. Allons, Simon Pierre ! Là-haut, je vous ferai reposer." Et il reprend la montée... Je suis avec mon Jésus sur une haute montagne. Avec Jésus, il y a Pierre, Jacques et Jean. Ils montent encore plus haut et le regard se porte vers des horizons ouverts dont une belle et tranquille journée permet de voir nettement les détails jusque dans les lointains. La montagne ne fait pas partie d'un ensemble montagneux comme celui de la Judée, elle s'élève isolée et, par rapport à l'endroit où nous nous trouvons, elle a l'orient en face, le nord à gauche, le sud à droite et en arrière à l'ouest la cime qui dépasse encore de quelques centaines de pas. Elle est très élevée et l'œil peut découvrir un large horizon. Le lac de Génésareth semble un morceau de ciel descendu pour s'encadrer dans la verdure, une turquoise ovale enserrée dans des émeraudes de différentes teintes, un miroir qui tremble et se ride sous un vent léger et sur lequel glissent, avec l'agilité des mouettes, les barques aux voiles tendues, légèrement penchées vers l'onde azurine, vraiment avec la grâce du vol d'un alcyon qui survole l'eau à la recherche d'une proie. Puis, voilà que de l'immense turquoise sort une veine, d'un bleu plus pâle là où la grève est plus large, et plus sombre là où les rives se rapprochent et où l'eau est plus profonde et plus sombre à cause de l'ombre qu'y projettent les arbres qui croissent vigoureux près du fleuve qui les nourrit de sa fraîcheur. Le Jourdain semble un coup de pinceau presque rectiligne dans la verdure de la plaine. Des petits villages sont disséminés à travers la plaine des deux côtés du fleuve. Quelques-uns sont tout juste une poignée de maisons, d'autres sont plus vastes, avec déjà des airs de villes. Les grand-routes sont des lignes jaunâtres dans la verdure. Mais ici, du côté de la montagne, la plaine est beaucoup mieux cultivée et plus fertile, très belle. On y voit les diverses cultures avec leurs différentes couleurs riant au beau soleil qui descend du ciel serein. Ce doit être le printemps, peut-être mars, si je tiens compte de la latitude de la Palestine, car je vois les blés déjà grands, mais encore verts, qui ondulent comme une mer glauque, et je vois les panaches des plus précoces parmi les arbres à fruits qui étendent des nuées blanches et rosées sur cette petite mer végétale, puis les prés tout en fleurs avec le foin qui a déjà poussé, dans lesquelles brebis qui paissent semblent des tas de neige amoncelée un peu partout sur la verdure. Tout à côté de la montagne, sur des collines qui en forment la base, des collines basses et de peu d'étendue, se trouvent deux petites villes, l'une vers le sud et l'autre vers le nord. La plaine très fertile s'étend particulièrement et avec plus d'ampleur vers le sud. Jésus, après un court arrêt à l'ombre d'un bouquet d'arbres, qu'il a certainement accordé par pitié pour Pierre qui dans les montées fatigue visiblement, reprend l'ascension. Il va presque sur la cime, là où se trouve un plateau herbeux que limite un demi-cercle d'arbres du côté de la côte. "Reposez-vous, amis, je vais là-bas pour prier" et il montre de la main un énorme rocher, un rocher qui affleure de la montagne et qui se trouve par conséquent non vers la côte mais vers l'intérieur, vers le sommet. Jésus s'agenouille sur l'herbe et appuie sa tête et ses mains au rocher, dans la pose qu'il aura aussi dans sa prière au Gethsémani. Le soleil ne le frappe pas, car la cime Lui donne de l'ombre. Mais le reste de l'emplacement couvert d'herbe est tout égayé par le soleil jusqu'à la limite de l'ombre du bouquet d'arbres sous lequel se sont assis les apôtres. Pierre enlève ses sandales, en secoue la poussière et les petits cailloux et il reste ainsi, déchaussé, ses pieds fatigués dans l'herbe fraîche, presque allongé, la tête sur une touffe d'herbe qui dépasse et lui sert d'oreiller. Jacques l'imite, mais pour être plus à l'aise, il cherche un tronc d'arbre pour s'y appuyer le dos couvert de son manteau. Jean reste assis et observe le Maître. Mais le calme de l'endroit, le petit vent frais, le silence et la fatigue viennent aussi à bout de lui, et sa tête tombe sur la poitrine et les paupières sur ses yeux. Aucun des trois ne dort profondément, mais ils sont sous le coup de cette somnolence estivale qui les étourdit. Ils sont éveillés par une clarté si vive qu'elle fait évanouir celle du soleil et qui se propage et pénètre jusque sous la verdure des buissons et des arbres sous lesquels ils se sont installés. Ils ouvrent leurs yeux étonnés et ils voient Jésus transfiguré. Il est maintenant tel que je le vois dans les visions du Paradis, naturellement sans les Plaies et sans la bannière de la Croix, mais la majesté du visage et du corps est pareille, pareille en est la clarté et pareil le vêtement qui est passé d'un rouge foncé à un tissu immatériel de diamant et de perles qui est son vêtement au Ciel. Son visage est un soleil qui émet une lumière sidérale, mais très intense, et ses yeux de saphir y rayonnent. Il semble encore plus grand, comme si sa gloire avait augmenté sa taille. Je ne saurais dire si la clarté, qui rend phosphorescent même le plateau, provient toute entière de Lui ou bien si à sa clarté propre se mélange toute celle qu'a concentrée sur son Seigneur toute la lumière qui existe dans l'Univers et dans les Cieux. Je sais que c'est quelque chose d'indescriptible. Jésus est maintenant debout, je dirais même qu'il est au-dessus de la terre car entre Lui et la verdure du pré il y a une sorte de vapeur lumineuse, un espace fait uniquement de lumière et sur lequel il semble qu'il se dresse. Mais elle est si vive que je pourrais me tromper et l'impossibilité de voir le vert de l'herbe sous les pieds de Jésus pourrait venir de cette lumière intense qui vibre et produit des ondes, comme on le voit parfois dans les incendies. Des ondes, ici, d'une couleur blanche incandescente. Jésus reste le visage levé vers le ciel et il sourit à une vision qui le transporte. Les apôtres en ont presque peur, et ils l'appellent, car il ne leur semble plus que ce soit leur Maître tant il est transfiguré. "Maître ! Maître !" appellent-ils doucement mais d'une voix angoissée. Lui n'entend pas. "Il est en extase, dit Pierre tout tremblant. Que peut-il bien voir ?" Les trois se sont levés. Ils voudraient s'approcher de Jésus, mais ils ne l'osent pas. La lumière augmente encore avec deux flammes qui descendent du ciel et se placent aux côtés de Jésus. Quand elles sont arrêtées sur le plateau, leur voile s'ouvre et il en sort deux personnages majestueux et lumineux. L'un est plus âgé, au regard perçant et sévère et avec une longue barbe séparée en deux. De son front partent des cornes de lumière qui m'indiquent que c'est Moïse. L'autre est plus jeune, amaigri, barbu et poilu, à peu près comme le Baptiste auquel je dirais qu'il ressemble pour la taille, la maigreur, la conformation et la sévérité. Alors que la lumière de Moïse est d'une blancheur éclatante comme celle de Jésus, surtout pour les rayons du front, celle qui émane d'Élie ressemble à la flamme vive du soleil. Les deux Prophètes prennent une attitude respectueuse devant leur Dieu Incarné et bien que Jésus leur parle familièrement ils n'abandonnent pas leur attitude respectueuse. Je ne comprends pas un mot de ce qu'ils disent. Les trois apôtres tombent à genoux, tremblants, le visage dans les mains. Ils voudraient regarder, mais ils ont peur. Finalement Pierre parle : "Maître, Maître! Écoute-moi". Jésus tourne les yeux en souriant vers son Pierre qui s'enhardit et dit : "C'est beau d'être ici avec Toi, Moïse et Élie... Si tu veux, nous faisons trois tentes pour Toi, pour Moïse et pour Élie, et nous nous tiendrons ici pour vous servir..." Jésus le regarde encore et il sourit plus vivement. Il regarde aussi Jacques et Jean, d'un regard qui les embrasse avec amour. Moïse aussi et Élie regardent fixement les trois. Leurs yeux étincellent. Ce doit être comme des rayons qui pénètrent les cœurs. Les apôtres n'osent pas dire autre chose. Effrayés, ils se taisent. Ils semblent un peu ivres et comme stupéfaits. Mais quand un voile qui n'est pas un nuage ni du brouillard, qui n'est pas un rayon, enveloppe et sépare les Trois glorieux derrière un écran encore plus brillant que celui qui les entourait déjà et les cache à la vue des trois, une Voix puissante et harmonieuse vibre et remplit d'elle-même tout l'espace, les trois tombent le visage contre l'herbe. "Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé, en qui Je me suis complu. Écoutez-le." Pierre, en se jetant à plat ventre, s'écrie : "Miséricorde pour moi, pécheur ! C'est la Gloire de Dieu qui descend !" Jacques ne souffle mot. Jean murmure avec un soupir, comme s'il allait s'évanouir : "Le Seigneur parle !" Personne n'ose relever la tête, même quand le silence est redevenu absolu. Ils ne voient donc pas non plus le retour de la lumière à son état naturel de lumière solaire pour montrer Jésus resté seul et redevenu le Jésus habituel dans son vêtement rouge. Il marche vers eux en souriant, il les secoue, les touche et les appelle par leurs noms. "Levez-vous ! C'est Moi. Ne craignez pas" dit-il, car les trois n'osent pas lever le visage et invoquent la miséricorde de Dieu sur leurs péchés, craignant que ce soit l'Ange de Dieu qui veut les montrer au Très-Haut. "Levez-vous, donc. Je vous le commande" répète Jésus avec autorité. Eux lèvent le visage et ils voient Jésus qui sourit. "Oh ! Maître, mon Dieu !" s'écrie Pierre. "Comment ferons-nous pour vivre auprès de Toi, maintenant que nous avons vu ta Gloire ? Comment ferons-nous pour vivre parmi les hommes et nous, hommes pécheurs, maintenant que nous avons entendu la Voix de Dieu ?" "Vous devrez vivre auprès de Moi et voir ma gloire jusqu'à la fin. Soyez-en dignes car le temps est proche. Obéissez au Père qui est le mien et le vôtre. Retournons maintenant parmi les hommes, parce que je suis venu pour rester parmi eux et les amener à Dieu. Allons. Soyez saints en souvenir de cette heure, soyez forts et fidèles. Vous aurez part à ma gloire la plus complète. Mais ne parlez pas maintenant de ce que vous avez vu, à personne, pas même à vos compagnons. Quand le Fils de l'homme sera ressuscité d'entre les morts, et retourné dans la gloire de son Père, alors vous parlerez. Parce qu'alors il faudra croire pour avoir part à mon Royaume." "Mais Élie ne doit-il pas venir afin de préparer à ton Royaume ? Les rabbis le disent." "Élie est déjà venu et il a préparé les voies au Seigneur. Tout arrive comme il a été révélé. Mais ceux qui enseignent la Révélation ne la connaissent pas, ne la comprennent pas. Ils ne voient pas et ils ne reconnaissent pas les signes des temps et les envoyés de Dieu. Élie est revenu une première fois. Il reviendra une seconde fois quand les derniers temps seront proches pour préparer les derniers à Dieu. Mais maintenant il est venu pour préparer les premiers au Christ, et les hommes n'ont pas voulu le reconnaître, ils l'ont tourmenté et mis à mort. Ils feront la même chose au Fils de l'homme car les hommes ne veulent pas reconnaître ce qui est leur bien." Les trois penchent la tête, pensifs et tristes, et ils descendent par le chemin par où ils sont montés avec Jésus. ...Et c'est encore Pierre qui dit, dans une halte à mi-chemin : "Ah ! Seigneur ! Je dis moi aussi comme ta Mère hier : "Pourquoi nous as-tu fait cela ?" et je dis aussi: "Pourquoi nous as-tu dit cela ?" Tes dernières paroles ont effacé de nos cœurs la joie de la vue glorieuse ! C'est une grande journée de peur que celle-ci ! Ce qui nous a d'abord effrayé, c'est la grande lumière qui nous a éveillés, plus forte que si la montagne avait brûlé, ou que si la lune était descendue pour rayonner sur le plateau, sous nos yeux, puis ton aspect et ta façon de te détacher du sol, comme si tu allais t'envoler. J'ai eu peur que Toi, dégoûté des iniquités d'Israël, tu ne retournes aux Cieux, peut-être sur l'ordre du Très-Haut. Puis j'ai eu peur de voir apparaître Moïse que les gens de son temps ne pouvaient regarder sans voile tant resplendissait sur son visage le reflet de Dieu, et c'était un homme, et maintenant c'est un esprit bienheureux et enflammé de Dieu, et Élie... Miséricorde divine ! J'ai cru être arrivé à mon dernier moment, et tous les péchés de ma vie, depuis le temps où tout petit je volais des fruits dans le garde-manger du voisin, jusqu’au dernier quand je t'ai mal conseillé ces derniers jours, tous me sont venus à l'esprit. Avec quel tremblement je m'en suis repenti ! Puis il m'a semblé que ces deux justes m'aimaient... et j'ai osé parler. Mais même leur amour me faisait peur car je ne mérite pas l'amour de pareils esprits. Et après... et après !... La peur des peurs ! La voix de Dieu !... Jéhovah qui a parlé ! A nous ! Il nous a dit : "Écoutez-le" Toi. Et Il t'a proclamé : "Son Fils Bien-Aimé en qui Il se complaît". Quelle peur ! Jéhovah !... à nous !... Certainement il n'y a que ta force qui nous a gardés en vie !... Quand tu nous as touchés et tes doigts brûlaient comme des pointes de feu, j'ai eu la dernière épouvante. J'ai cru que c'était l'heure du jugement et que l'Ange me touchait pour me prendre l'âme et la porter au Très-Haut... Mais comment ta Mère a-t-elle fait pour voir... pour entendre... pour vivre, en somme, cette heure dont tu as parlé hier, sans mourir, elle qui était seule, jeune, sans Toi ?" "Marie, la Sans Tache, ne pouvait avoir peur de Dieu. Ève n'en eut pas peur tant qu'elle fut innocente. Et il y avait Moi. Moi, le Père et l'Esprit, Nous, qui sommes au Ciel, sur la terre et en tout lieu, et qui avions notre Tabernacle dans le cœur de Marie" dit doucement Jésus. "Quelle chose ! Quelle chose !... Mais après tu as parlé de mort... Et toute joie est finie... Mais pourquoi justement à nous trois tout cela ? Ce n'était pas bien de la donner à tous cette vision de ta gloire ?" "C'est justement parce que vous vous évanouissez en entendant parler de la mort, et mort par supplice, du Fils de l'homme, que l'Homme-Dieu a voulu vous fortifier pour cette heure et pour toujours, par la connaissance anticipée de ce que je serai après la Mort. Rappelez-vous tout cela pour le dire en son temps... Avez-vous compris ?" "Oh! oui, Seigneur. Il n'est pas possible d'oublier, et ce serait inutile de le raconter. Ils diraient que nous sommes "ivres"." Ils reprennent leur marche vers la vallée mais, arrivés à un certain endroit, Jésus tourne par un sentier rapide en direction d'Endor, c'est-à-dire du côté opposé à celui où il a quitté les disciples. "Nous ne les trouverons pas" dit Jacques. "Le soleil commence à descendre. Ils seront en train de se rassembler en t'attendant à l'endroit où tu les as quittés." "Viens et n'aie pas de sottes pensées."


Fruit du Mystère, demandons l'union à Jésus, et un esprit de contemplation et de prière

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 3/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Troisième Mystère Joyeux: La naissance de Jésus


Je vois encore l'intérieur de ce pauvre refuge pierreux où, partageant le sort des animaux, Marie et Joseph ont trouvé asile. Le petit feu sommeille ainsi que son gardien. Marie soulève doucement la tête de sa couche, et regarde. Elle voit Joseph, la tête inclinée sur la poitrine, comme s'il réfléchissait, et elle pense que la fatigue a triomphé de sa bonne volonté de rester éveillé. Elle sourit, d'un bon sourire. Faisant moins de bruit que ne peut en faire un papillon qui se pose sur une rose, elle s'assied, puis s'agenouille. Elle prie avec un sourire radieux sur le visage. Elle prie, les bras étendus non pas précisément en croix, mais presque, les paumes dirigées vers le haut et en avant, et elle ne paraît pas fatiguée de cette pose pénible. Puis, elle se prosterne, le visage contre le foin, dans une prière encore plus profonde. Une prière prolongée. Joseph s'éveille. Il voit le feu presque mort et l'étable presque dans les ténèbres. Il jette une poignée de brindilles et la flamme se réveille. Il y ajoute des branches plus grosses, puis encore plus grosses car le froid doit être piquant, le froid de la nuit hivernale et tranquille qui pénètre partout dans ces ruines. Le pauvre Joseph tout près comme il l'est de la porte - appelons ainsi l'ouverture que son manteau essaye d'obstruer - doit être gelé. Il approche les mains près de la flamme, défait ses sandales et approche ses pieds. Il se chauffe. Quand le feu est bien pris, et que sa clarté est assurée, il se tourne. Il ne voit rien, pas même cette blancheur du voile de Marie qui traçait une ligne claire sur le foin obscur. Il se lève et lentement s'approche de la couchette. "Tu ne dors pas, Marie ?" demande-t-il. Il le demande trois fois, jusqu'à ce qu'elle en prenne conscience et réponde : "Je prie." "Tu n'as besoin de rien ?" "Non, Joseph." "Essaie de dormir un peu, de reposer au moins." "J'essaierai, mais la prière ne me fatigue pas." "Adieu, Marie." "Adieu, Joseph." Marie reprend sa position. Joseph pour ne plus céder au sommeil s'agenouille près du feu et il prie. Il prie avec les mains qui lui couvrent le visage. Il ne les enlève que pour alimenter le feu et puis il revient à sa brûlante prière. A part les crépitements du bois et le bruit du sabot de l'âne, qui de temps en temps frappe le sol, on n'entend rien. Un faisceau de lumière lunaire se glisse par une fissure du plafond et semble une lame immatérielle d'argent qui s'en va chercher Marie. Il s'allonge peu à peu à mesure que la lune s'élève dans le ciel et l'atteint finalement. Le voilà sur la tête de l'orante. Il la nimbe d'une blancheur éclatante. Marie lève la tête comme pour un appel du ciel et elle s'agenouille de nouveau. Oh ! comme c'est beau ici ! Elle lève sa tête qui semble resplendir de la lumière blanche de la lune, et elle est transfigurée par un sourire qui n'est pas humain. Que voit-elle ? Qu'entend-elle ? Qu'éprouve-t-elle ? Il n'y a qu'elle qui pourrait dire ce qu'elle vit, entendit, éprouva à l'heure fulgurante de sa Maternité. Je me rends seulement compte qu'autour d'elle la lumière croit, croit, croit. On dirait qu'elle descends du Ciel, qu'elle émane des pauvres choses qui l'environnent, qu'elle émane d'elle surtout. Son vêtement, d'azur foncé, a à présent la couleur d'un bleu d'une douceur céleste de myosotis, les mains et le visage semblent devenir azurés comme s'ils étaient sous le feu d'un immense et clair saphir. Cette couleur me rappelle, bien que plus légère, celle que je découvre dans la vision du saint Paradis et aussi celle de la vision de l'arrivée des Mages. Elle se diffuse surtout toujours plus sur les choses, les revêt, les purifie, leur communique sa splendeur. La lumière se dégage toujours plus du corps de Marie, absorbe celle de la lune, on dirait qu'elle attire en elle tout ce qui peut arriver du ciel. Désormais, c'est elle qui est la Dépositaire de la Lumière, celle qui doit donner cette Lumière au monde. Et cette radieuse, irrésistible, incommensurable, éternelle, divine Lumière qui va être donnée au monde, s'annonce avec une aube, une diane, un éveil de la lumière, un chœur d'atomes lumineux qui grandit, s'étale comme une marée qui monte, monte en immenses volutes d'encens, qui descend comme un torrent, qui se déploie comme un voile... La voûte, couverte de fissures, de toiles d'araignées, de décombres en saillie qui semblent miraculeusement équilibrées, noire, fumeuse, repoussante, semble la voûte d'une salle royale. Chaque pierre est un bloc d'argent, chaque fissure une clarté opaline, chaque toile d'araignée un baldaquin broché d'argent et de diamants. Un gros lézard, engourdi entre deux blocs de pierre, semble un collier d'émeraude oublié là, par une reine; une grappe de chauve-souris engourdies émettent une précieuse clarté d'onyx. Le foin qui pend de la mangeoire la plus haute n'est plus de l'herbe : ce sont des fils et des fils d'argent pur qui tremblent dans l'air avec la grâce d'une chevelure flottante. La mangeoire inférieure, en bois grossier, est devenue un bloc d'argent bruni. Les murs sont couverts d'un brocart où la blancheur de la soie disparaît sous une broderie de perles en relief. Et le sol... qu'est-ce maintenant le sol ? Un cristal illuminé par une lumière blanche. Les saillies semblent des roses lumineuses jetées sur le sol en signe d'hommage; et les trous, des coupes précieuses, d'où se dégagent des arômes et des parfums. Et la lumière croît de plus en plus. L'œil ne peut la supporter. En elle, comme absorbée par un voile de lumière incandescente, disparaît la Vierge... et en émerge la Mère. Oui, quand la lumière devient supportable pour mes yeux, je vois Marie avec son Fils nouveau-né dans ses bras. Un petit Bébé rose et grassouillet qui s'agite et se débat avec ses mains grosses comme un bouton de rose et des petits pieds qui iraient bien dans le cœur d'une rose; qui vagit d'une voix tremblotante exactement comme celle d'un petit agneau qui vient de naître, ouvrant la bouche, rouge comme une petite fraise de bois, montrant sa petite langue qui bat contre son palais couleur de rose; qui remue sa petite tête si blonde qu'on la croirait sans cheveux, une petite tête ronde que la Maman soutient dans le creux de l'une de ses mains pendant qu'elle regarde son Bébé et l'adore, pleurant et riant tout ensemble et qu'elle s'incline pour y déposer un baiser, non pas sur la tête innocente, mais sur le milieu de la poitrine sous lequel se trouve le petit cœur, qui bat, qui bat pour nous... là où un jour sera la blessure. Elle la panse d'avance, cette blessure, sa Maman, avec son pur baiser d'Immaculée. Le bœuf éveillé par la clarté se dresse avec un grand bruit de sabots et il mugit. L'âne relève la tête et brait. C'est la lumière qui les réveille, mais j'aime penser qu'ils ont voulu saluer leur Créateur pour eux-mêmes et pour tous les animaux. Joseph aussi, qui comme extasié priait avec autant d'intensité qu'il s'était abstrait de tout ce qui l'entourait, se secoue et entre ses doigts dont il se couvre le visage, il voit filtrer la lumière étrange. Il découvre le visage, lève la tête, se retourne. Le bœuf debout, lui cache Marie, mais elle l'appelle : "Joseph, viens." Joseph accourt et devant le spectacle s'arrête comme foudroyé de révérence, il va tomber à genoux là où il se trouve. Mais Marie insiste : "Viens, Joseph." Elle appuie la main gauche sur le foin et tenant de la main droite l'Enfant qu'Elle serre sur son cœur, elle se lève et se dirige vers Joseph qui marche hésitant, pris entre le désir d'avancer et la peur d'être irrespectueux. Au pied de la couche les deux époux se rencontrent et se regardent en pleurant de bonheur. "Viens" dit Marie "offrons Jésus au Père." Pendant que Joseph s'agenouille, elle, debout, entre les deux poutres qui soutiennent la voûte, élève sa Créature entre ses bras et dit : "Me voici. C'est pour Lui, ô Dieu, que je te dis cette parole. Me voici pour faire ta volonté. Et avec Lui, moi, Marie et Joseph mon époux. Voici tes serviteurs, Seigneur. Que soit accomplie par nous, à toute heure et en toute occasion, ta volonté pour ta gloire et ton amour." Puis Marie se penche et dit : "Prends, Joseph" et Elle offre l'Enfant. "Moi ! A Moi ! Oh ! Non ! Je ne suis pas digne !" Joseph est tout effrayé, anéanti à l'idée de devoir toucher Dieu. Mais Marie insiste en souriant : "Tu en es bien digne. Personne ne l'est plus que toi. C'est pour cela que Dieu t'a choisi. Prends-le, Joseph, et tiens-le pendant que je cherche les langes." Joseph, rouge comme la pourpre, avance les bras et prend le petit bourgeon de chair qui crie parce qu'il a froid. Quand il l'a entre les bras, il ne persiste pas dans l'intention de le tenir par respect éloigné de lui. Il le serre contre son cœur et éclatant en sanglots : "Oh ! Seigneur ! Mon Dieu !" et il se penche pour baiser ses petits pieds et les sent glacés. Alors, il s'assoit sur le sol, le serre sur son sein. Avec son habit marron, avec ses mains il s'ingénie à le couvrir, à le réchauffer, à le défendre contre la bise nocturne. Il voudrait bien aller du côté du feu, mais là il y a un courant d'air qui entre par la porte. Mieux vaut rester où il est. Il vaut mieux même aller entre les deux animaux qui les protégeront du courant d'air et donneront un peu de chaleur. Il va se mettre entre le bœuf et l'âne avec les épaules tournées vers la porte, penché sur le Nouveau-né pour lui faire de sa poitrine une niche dont les parois sont une tête grise aux longues oreilles et un grand museau blanc aux naseaux fumants et aux bons yeux humides. Marie a ouvert le coffre et en a tiré les linges et les langes. Elle est allée près du feu pour les réchauffer. La voilà qui va vers Joseph et enveloppe le Bébé dans les linges tiédis, puis elle protège la petite tête avec son voile. "Où allons-nous le mettre maintenant ?" dit-elle. Joseph regarde autour, réfléchit... "Attends" dit-il. "Poussons plus loin les deux animaux et leur foin. Tirons en bas le foin de la mangeoire qui est plus haut et mettons-le ici à l'intérieur. Le bord de cette mangeoire le protégera de l'air, le foin lui fera un oreiller et le bœuf par son souffle le réchauffera un peu." Et Joseph se met à l'ouvrage, pendant que Marie berce son Petit en le serrant sur son cœur et en appuyant sa joue sur la petite tête pour la réchauffer. Joseph ravive le feu sans épargner le bois pour faire une belle flamme. Il réchauffe le foin et peu à peu le sèche et le met sur le sein pour l'empêcher de refroidir. Puis, quand il en a assez amoncelé pour faire un petit matelas à l'Enfant, il va à la mangeoire et l'arrange pour en faire un berceau. "C'est prêt" dit-il. "Maintenant il faudrait bien une couverture pour empêcher le foin de le piquer, et pour le couvrir..." "Prends mon manteau" dit Marie. "Tu auras froid." "Oh ! cela ne fait rien ! La couverture est trop rugueuse. Le manteau est doux et chaud. Je n'ai pas du tout froid. Mais que Lui ne souffre plus." Joseph prend l'ample manteau de moelleuse laine bleue sombre et l'arrange en double sur le foin, avec un pli qui penche hors de la crèche. Le premier lit du Sauveur est prêt. Et la Mère, de sa douce démarche ondoyante, le porte et le dépose, le recouvre avec le pli du manteau qu'elle amène aussi autour de la tête nue qui enfonce dans le foin, à peine protégé des piqûres par le mince voile de Marie. Il ne reste à découvert que le petit visage gros comme le poing, et les deux, penchés sur la crèche, radieux, le regardent dormir son premier sommeil. La chaleur des langes et du foin a arrêté ses pleurs et apporté le sommeil au doux Jésus.


Fruit du Mystère, demandons la pauvreté et la simplicité

8 juin 2008

Saint Pie V

Saint Pie V

Un berger devenu pape

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Fête le 30 avril

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Le Corps incorrompu de Saint Pie V

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Prière

Dieu qui as suscité dans Ton Eglise le Pape Saint Pie V pour défendre la Foi et veiller à la dignité de la Liturgie, accorde-nous, à sa prière, d'entrer dans l'intelligence de Ton Mystère avec un coeur plein de Foi et d'amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Saint Pie V, priez pour nous!

Notice sur Saint Pie V,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-821635.html

29 mai 2008

Rosaire avec le Saint Curé d'Ars

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Rosaire avec le Saint Curé d’Ars…

Mystères joyeux

annonciation

1er mystère joyeux : l’Annonciation

Fruit du mystère : l’humilité

Marie répondit à l’Ange : « Voici la servante du Seigneur » (Lc 1,38). « Nous ne sommes aux yeux de Dieu que ce que nous sommes : ni plus, ni moins. Nous ne devons nous occuper qu’à lui être agréables. Tout notre mérite est de coopérer à la grâce. » Seigneur, par Marie, éveille dans le cœur des jeunes le désir de te suivre avec confiance sur le chemin du sacerdoce, du mariage ou de la vie consacrée.

visitation

2ème mystère joyeux : la Visitation


Fruit du mystère : l’amour du prochain

Élisabeth s’écria : « Bienheureuse celle qui a cru ! » (Lc 1,45). « Un bon chrétien qui aime Dieu et le prochain, voyez comme il est heureux ! Quelle paix dans son âme ! Que ceux qui aiment le bon Dieu sont heureux et aussi ceux qui sont autour d’eux. » Seigneur, par Marie, suscite au cœur du monde des personnes rayonnantes de charité.

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3ème mystère joyeux : la Nativité

Fruit du mystère : la pauvreté

L’Ange du Seigneur dit aux bergers : « Vous trouverez un nouveau-né couché dans une crèche » (Lc 2,12).
« Plus on se rend pauvre pour l’amour de Dieu, plus on est riche en réalité… Les pauvres et les amis des pauvres sont les amis de Dieu. » Seigneur, par Marie, apprends-nous à accueillir les pauvres et à les servir avec joie.

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4ème mystère joyeux : la Présentation de Jésus au Temple

Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté

« Syméon reçut l’Enfant Jésus dans ses bras et bénit Dieu » (Lc 2,28). « Mes frères, ne sommes-nous pas bien plus heureux que Syméon ? Nous pouvons garder Jésus toujours, si nous voulons. Il ne vient pas seulement dans nos bras, mais dans notre cœur. » Seigneur, par Marie, ouvre les enfants à une obéissance filiale et pleine d’amour envers leurs parents.

recouvrement

5ème mystère joyeux : le Recouvrement de Jésus au Temple

Fruit du mystère : la recherche de Dieu en toutes choses

Jésus répondit à ses parents : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49). « Si nous voulons témoigner au bon Dieu que nous l’aimons, il faut accomplir sa sainte volonté. Le moyen le plus sûr de connaître la volonté de Dieu, c’est de prier notre bonne Mère. » Seigneur, par Marie, aide tous ceux qui ont à prendre des décisions importantes à mettre Dieu à la première place.

Mystères lumineux

bapteme_de_jc

1er mystère lumineux : le Baptême au Jourdain

Fruit du mystère : raviver en nous la grâce de notre baptême

Une voix venue des cieux disait : « Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour » (Mt 3,17).
« Un chrétien créé à l’image de Dieu, un chrétien racheté par le sang d’un Dieu. Un chrétien, l’enfant de Dieu, le frère d’un Dieu, l’héritier d’un Dieu. » Seigneur, par Marie, affermis la foi de tous les catéchumènes.

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2ème mystère lumineux : les Noces de Cana

Fruit du mystère : l’amour de l’Église

Marie dit aux servants : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2,5). « Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé. Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé… Ce qui doit nous engager à nous adresser à elle avec une grande confiance, c’est qu’elle est toujours attentive. » Seigneur, par Marie, fais grandir en nos cœurs l’amour et la confiance en l’Église, notre Mère.

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3ème mystère lumineux : l’Annonce du Royaume

Fruit du mystère : la conversion

Jésus dit : « Le Royaume de Dieu est tout proche : convertissez vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15). « Notre-Seigneur qui est la vérité même, ne fait pas moins de cas de sa Parole que de son Corps… Il est tout à fait impossible d’aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette Parole divine. » Seigneur, par Marie, sanctifie les prêtres dans leur sacerdoce, afin qu’ils soient de véritables icônes de ton Fils.

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4ème mystère lumineux : la Transfiguration

Fruit du mystère : la grâce d’une vie intérieure

« Le visage de Jésus resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent éblouissants comme la lumière » (Mt 17,2). « Comme les disciples sur le Thabor ne virent plus que Jésus seul, les âmes intérieures, sur le Thabor de leur cœur, ne voient que Notre-Seigneur. Ce sont deux amis qui ne se lassent jamais l’un de l’autre. » Seigneur, par Marie, aide les chrétiens à tenir au cœur du monde par une vie de prière toujours plus profonde.

institutioneucharistie

5ème mystère lumineux : l’institution de l’Eucharistie

Fruit du mystère : la foi en la présence réelle

Jésus dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26,26). « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. » Seigneur, par Marie, fais que l’Eucharistie soit la source et le sommet de notre vie.

Mystères douloureux

agonie

1er mystère douloureux : l’Agonie de Jésus à Gethsémani

Fruit du mystère : la contrition de nos péchés

Jésus disait : « Père, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Lc 22,42). « Un chrétien doit être toujours prêt au combat. C’est dans le combat que nous prouvons à Dieu notre amour et dans l’acceptation des peines qu’il nous envoie. » Seigneur, par Marie, soutiens ceux qui ont à mener un combat pour la foi.

flagellation

2ème mystère douloureux : Jésus est flagellé

Fruit du mystère : la maîtrise des sens

« Les hommes qui gardaient Jésus le bafouaient et le battaient » (Lc 22,63). « Le bon Dieu ne demande pas de nous le martyre du corps, il nous demande seulement le martyre du cœur et de la volonté. » Seigneur, par Marie, aide-nous à garder un cœur pur au milieu de ce monde.

couronnement_d_ep

3ème mystère douloureux : Jésus est couronné d’épines

Fruit du mystère : la guérison de notre orgueil

Jésus répondit à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36). « Ceux qui nous humilient sont nos amis, et non ceux qui nous louent… » Seigneur, par Marie, fais régner dans nos cœurs l’humilité et la paix du Christ.

portement_de_croix

4ème mystère douloureux : Jésus porte sa Croix

Fruit du mystère : la patience dans les épreuves

« Jésus sortit de la ville, portant lui-même sa Croix » (Jn 19,17). « Notre Seigneur est notre modèle :  prenons notre croix et suivons-le. Si vous craignez que le courage vous manque, portez vos regards sur la croix où Jésus-Christ est mort, et vous verrez que le courage ne vous manquera pas. » Seigneur, par Marie, aide les personnes éprouvées à s’unir à toi dans leurs souffrances.

crucifixion

5ème mystère douloureux : Jésus meurt sur la Croix

Fruit du mystère : la soif du salut des âmes

Jésus s’écria : « Père, en tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23,46). « Ô amour immense d'un Dieu pour sa créature ! Il nous attend les bras ouverts, il nous ouvre la plaie de son divin Cœur. » Seigneur, par Marie, fais grandir dans le cœur des missionnaires le désir de te faire connaître partout dans le monde.

Mystères glorieux

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1er mystère glorieux : la Résurrection du Seigneur

Fruit du mystère : la foi

Jésus répondit à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25). « La foi peut tout. Mon Dieu, donnez-nous la foi et nous vous aimerons de tout cœur. » Seigneur, par Marie, guide le Saint Père afin qu’il annonce sans relâche que tu es l’unique Sauveur qui nous conduit vers le Père.

ascension

2ème mystère glorieux : l’Ascension du Seigneur

Fruit du mystère : le désir du ciel

« Comme Jésus bénissait ses disciples, il fut emporté au ciel » (Lc 24,51). « Voyez, mes enfants, il faut réfléchir que nous avons une âme à sauver et une éternité qui nous attend. » Seigneur, par Marie, répands ta grâce en nos cœurs afin que l’espérance de la vie éternelle nous habite chaque jour.

effusion_au_c_nacle

3ème mystère glorieux : la Pentecôte

Fruit du mystère : la venue du Saint-Esprit en nos cœurs

Jésus dit aux disciples : « Recevez l’Esprit-Saint » (Jn 20,22). « Le Saint-Esprit est comme un jardinier qui travaille notre âme… Nous n’avons qu’à dire ”oui” et à nous laisser conduire. » Seigneur, par Marie, aide les chrétiens à accueillir pleinement l’Esprit-Saint pour œuvrer à l’unité de l’Église.

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4ème mystère glorieux : l’Assomption de la Vierge Marie

Fruit du mystère : la grâce d’une bonne mort

Jésus pria : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient aussi avec moi » (Jn 17,24). « Au ciel, notre cœur sera tellement perdu, noyé dans le bonheur d’aimer Dieu, que nous ne nous occuperons ni de nous, ni des autres, mais de Dieu seul. » Seigneur, par Marie, ouvre les portes de ton Royaume à tous nos frères défunts.

couronnement

5ème mystère glorieux : le Couronnement de la Vierge Marie

Fruit du mystère : une plus grande dévotion à Marie

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12,1). « Le cœur de cette bonne Mère n’est qu’amour et miséricorde ; elle ne désire que de nous voir heureux. Il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé… » Seigneur, par Marie, nous te présentons toutes nos intentions particulières. En ta bonté, daigne les exaucer.

Texte extrait du site www.arsnet.org

Téléchargez le texte de ce Rosaire (pdf), en cliquant ici

27 mai 2008

Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

Apparitions à Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) depuis 1981

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Neuvaine à Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

Un cadeau pour la Gospa

Qu’offrir à la Gospa ?

Que pourrions-nous offrir à la Gospa pour l’anniversaire de ses apparitions ? C’est la question que se posent de nombreux pèlerins, et nous répondons par une autre question : Le plus beau de tous les cadeaux, ne serait-ce pas de vraiment vivre ses messages ? La trame centrale des messages de la Gospa est l’appel à la paix et à la réconciliation. Et pourtant : la Vierge n’a de cesse de nous dire que nous ne pouvons les obtenir que par la prière. C’est pourquoi elle nous appelle inlassablement à la prière, au renouvellement de la prière (jusqu’à ce que la prière devienne joie pour nous), à la prière avec le cœur… Avec le désir de lui offrir quelque chose de spécial pour cet anniversaire, une prière qui rassemblerait tous ses enfants dans le monde entier, une prière qui aiderait à vivre ses messages, nous avons composé une simple neuvaine.

Pourquoi une neuvaine ?

La notion de neuvaine vient du Nouveau Testament, notamment des neuf jours après l’Ascension de Jésus, pendant lesquels Marie et les disciples de Jésus ont prié d’un seul cœur, attendant, en persévérant dans la prière, la venue de l’Esprit Défenseur promis, de l’Esprit qui les remplirait « le jour de la Pentecôte » (Ac 2,1). Depuis ce jour-là, les neuvaines sont fréquentes dans la tradition de l’Eglise. La Gospa elle-même nous y invite : « Chers enfants, offrez des neuvaines, vous sacrifiant là où vous vous sentez le plus liés. » (25 juillet 1993)

Comment prier cette neuvaine ?

Une intention de prière est attribuée à chaque jour de la neuvaine, intention à laquelle on prie en méditant les textes proposés à la lumière des mystères glorieux du rosaire. Le premier texte est un passage de l’Evangile, le deuxième est un message de la Gospa, et le troisième un passage du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Ils ont été choisis pour donner aux intentions de prière un triple éclairage : évangélique, marial (puisant dans les messages de Medjugorje) et ecclésial, mais aussi en tant qu’aide offerte à la personne qui anime la prière. Les passages du Catéchisme concernant la prière nous montrent la richesse, la profondeur et l’immensité de l’expérience chrétienne de la prière à laquelle la Gospa à Medjugorje ne fait que renvoyer. La prière qui conclut chaque dizaine de chapelet rassemble toutes les prières offertes à l’intention de la journée.

Ensemble vers la nouveauté

Nous croyons que cette union dans la prière apportera aux priants une nouvelle expérience de l’amour de Dieu, amour qui est répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Cette expérience représente toujours un nouveau début, le passage d’un nouveau seuil dans la vie. Et puisque, par la prière, les vraies guerres, ainsi que les guerres dues au doute et à l’incrédulité peuvent être arrêtées et les lois naturelles changées, nous espérons sincèrement que cette prière commune, unie dans le cœur de Marie et offerte pour la victoire de son Cœur Immaculé, obtiendra le changement de nos cœurs et de nos vies et sera le plus beau cadeau que nous puissions offrir à la Gospa.

Message du 25 juillet 1993

«Chers enfants, je vous remercie pour vos prières et pour l'amour que vous me montrez. Je vous invite à vous décider à prier à mes intentions. Chers enfants, offrez des neuvaines, vous sacrifiant là où vous vous sentez le plus liés. Je désire que votre vie soit liée à moi. Je suis votre Mère, et je désire, petits enfants, que Satan ne vous fourvoie pas, car il désire vous mener sur le mauvais chemin. Mais il ne le peut pas si vous ne le lui permettez pas. C'est pourquoi, petits enfants, renouvelez la prière dans vos cours, et alors vous comprendrez mon appel et mon vif désir de vous aider. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

Textes proposés pour la méditation

Premier jour - Prions pour les voyants

1 Prière à la Reine de la Paix

Mère de Dieu et notre Mère, Marie, Reine de la Paix ! Tu es venue chez nous pour nous conduire à Dieu. Obtiens-nous la grâce, non seulement de dire : « Qu’il me soit fait selon Ta volonté ! », mais de vraiment accomplir la volonté de Dieu, comme Tu l’as fait, nous t’en prions ! Nous mettons nos mains entre Tes mains, afin qu’à travers toutes les épreuves et les difficultés, Tu nous conduises à Dieu. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.

Credo, 7 Notre Père, 7 Je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père

2- Invocation à l'Esprit Saint (Veni Creator)

Viens, Esprit Créateur, visite l'âme de tes fidèles, emplis de la grâce d'En-Haut les cœurs que tu as créés. Toi qu'on nomme le Conseiller, don du Dieu Très-Haut, source vive, feu, charité, invisible consécration. Tu es l'Esprit aux sept dons, le doigt de la main du Père, l'Esprit de vérité promis par le Père, c'est toi qui inspires nos paroles. Allume en nous ta lumière, emplis d'amour nos cœurs, affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps. Repousse l'ennemi loin de nous, donne-nous ta paix sans retard, pour que, sous ta conduite et ton conseil, nous évitions tout mal et toute erreur. Fais-nous connaître le Père, révèle-nous le Fils, et toi, leur commun Esprit, fais-nous toujours croire en toi. Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts, à l'Esprit Saint Consolateur, maintenant et dans tous les siècles. Amen.

Envoie ton Esprit, Seigneur, et tout sera créé.

Et tu renouvelleras la face de la terre.

Prions le Seigneur : O Dieu, qui as instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donne-nous, par ce même Esprit, de comprendre et d’aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

3- Le Rosaire

Mystères joyeux

1. Premier mystere joyeux : L’Annonciation

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

2. Deuxieme mystere joyeux : La Visitation

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

3. Troisieme mystere joyeux : La Nativité

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

4. Quatrieme mystere joyeux : La Présentation de Jésus au Temple

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

5. Cinquieme mystere joyeux : Le Recouvrement de Jésus au Temple

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

Mystères douloureux

1. Premier mystere douloureux : L’Agonie au Jardin de Gethsémani

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

2. Deuxieme mystere douloureux : La Flagellation

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

3. Troisieme mystere douloureux : Le Couronnement d’Epines

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

4. Quatrieme mystere douloureux : Le Portement de la Croix

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

5. Cinquieme mystere douloureux : La Crucifixion

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

Mystères glorieux

1. Premier mystere glorieux : La Résurrection

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

2. Deuxieme mystere glorieux : L’Ascension

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

3. Troisieme mystere glorieux : La Pentecôte

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

4. Quatrieme mystere glorieux : L’Assomption de Marie

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

5. Cinquieme mystere glorieux : Le Couronnement de Marie

Notre Pere, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Pere, O mon Jésus…

Meditation

Jésus leur dit : « Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Ecritures, et il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et qu’en son Nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De cela vous êtes témoins. Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtu de la force d’en haut. » (Lc 24,44-49)

Message du 25 juin 1999, (18e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui, je vous remercie parce que vous vivez, et par votre vie vous témoignez de mes messages. Petits enfants, soyez forts et priez pour que votre prière vous donne force et joie. C'est seulement ainsi que chacun de vous sera mien et je le guiderai sur le chemin du salut. Petits enfants, priez et témoignez par votre vie de ma présence ici. Que chaque jour soit pour vous un joyeux témoignage de l'amour de Dieu. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

« La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande des biens convenables. » D’où parlons-nous en priant ? De la hauteur de notre orgueil et de notre volonté propre, ou des « profondeurs » (Ps 130,14) d’un cœur humble et contrit ? C’est celui qui s’abaisse qui est élevé. L’humilité est le fondement de la prière. « Nous ne savons que demander pour prier comme il faut » (Rm 8,26). L’humilité est la disposition pour recevoir gratuitement le don de la prière : l’homme est un mendiant de Dieu. (CEC 2559)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Seigneur, aie pitié de nous !

Jésus-Christ, aie pitié de nous !

Seigneur, aie pitié de nous !

Jésus-Christ, écoute-nous !

Jésus-Christ, exauce-nous !

Pere du Ciel qui es Dieu, aie pitié de nous !

Fils, Rédempteur du monde, qui es Dieu, aie pitié de nous !

Esprit-Saint, qui es Dieu, aie pitié de nous !

Trinité Sainte, qui es un seul Dieu, aie pitié de nous !

Sainte Marie, prie pour nous

Sainte Mere de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mere du Christ,

Mere de la divine grâce,

Mere tres pure,

Mere tres chaste,

Mere toujours vierge,

Mere sans tâche,

Mere aimable,

Mere admirable,

Mere du bon conseil,

Mere du Créateur,

Mere du Sauveur,

Mere de l'Eglise,

Notre Mere,

Vierge tres prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louange,

Vierge puissante,

Vierge clémente,

Vierge fidele,

Miroir de justice,

Temple de la sagesse,

Cause de notre joie,

Demeure du Saint-Esprit,

Vase honorable,

Vase insigne de la dévotion,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'or,

Arche d'alliance,

Porte du ciel,

Etoile du matin,

Santé des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés,

Secours des chrétiens,

Reine des anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophetes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs,

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans le péché,

Reine élevée au ciel,

Reine du tres saint Rosaire,

Reine des familles,

Reine de la Paix,

Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur !

Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur !

Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, prends pitié de nous !

Christ, écoute-nous !

Christ, exauce-nous !

Prie pour nous, sainte Mere de Dieu !

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions le Seigneur:Alors que nous venons de contempler les merveilles que tu as accomplies en Marie, accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre des maintenant en ta présence et d’avoir part un jour a la plénitude de ta grâce. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Prière finale: Seigneur, tu appelles tous les chrétiens à être de vrais témoins de ta vie et de ton amour. Aujourd’hui, nous te rendons grâce pour nos voyants, pour leur mission de témoigner des messages de la Reine de la Paix. Nous te confions tous leurs besoins et nous prions pour chacun d’eux personnellement, afin que tu leur sois proche et qu’ils puissent sans cesse grandir dans l’expérience de Ta force. Nous te prions : guide-les à travers une prière plus profonde et plus humble vers le témoignage de plus en plus authentique de la présence de la Gospa en ce lieu. Amen.

Deuxième jour - Prions pour tous les Prêtres au service du sanctuaire

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais : et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jn 14,12-14)

Message du 25 juin 1997, (16e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui je suis avec vous d'une manière spéciale et je vous apporte ma bénédiction maternelle de paix. Je prie pour vous et j'intercède pour vous auprès de Dieu afin que vous compreniez que chacun de vous est porteur de paix. Vous ne pouvez pas avoir la paix si votre cour n'est pas en paix avec Dieu. C'est pourquoi, petits enfants, priez, priez, priez, car la prière est le fondement de votre paix. Ouvrez votre cour et donnez du temps à Dieu afin qu'il soit votre ami. Quand se crée une véritable amitié avec Dieu, aucune tempête ne peut la détruire. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

« Si tu savais le don de Dieu ! » (Jn 4,10) La merveille de la prière se révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là, le Christ vient à la rencontre de tout être humain, Il est le premier à nous chercher et c’est Lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non, est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui. « C’est toi qui L’aurais prié et il t’aurait donné de l’eau vive » (Jn 4,10). Notre prière de demande est paradoxalement une réponse. Réponse à la plainte du Dieu vivant : « Ils m’ont abandonné, moi, la Source d’eau vive, pour se creuser des citernes lézardées ! » 5Jr 2,13), réponse de foi à la promesse gratuite du salut, réponse d’amour à la soif du Fils unique. (CEC 2560 – 2561)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Seigneur, Tu es la seule source de la vie, le seul qui peux étancher notre soif d’amour et d’amitié. Merci pour ton humilité par laquelle tu te donnes à ton peuple à travers la personne du prêtre qui n’est qu’un homme, par laquelle tu te donnes dans la Sainte Messe, dans les sacrements, dans la bénédiction… Aujourd’hui, nous te prions tout particulièrement pour tous les prêtres au service du sanctuaire de la Reine de la Paix, afin qu’ils puissent découvrir davantage la puissance de la foi, par laquelle tu feras tout ce qu’ils te demanderont. Fais d’eux de vrais artisans de paix, et que ce soit un fruit de leur amitié de plus en plus grande avec Toi. Amen.

Troisième jour - Prions pour tous les paroissiens

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus dit : « Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l’aurez. C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. » (Jn 15,5-8)

Message du 25 juin 1996 (15e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui je vous remercie pour tous les sacrifices que vous m'avez offerts ces jours-ci. Petits enfants, je vous invite à vous ouvrir à moi et à vous décider pour la conversion. Vos cours, petits enfants, ne me sont pas encore pleinement ouverts, et c'est pourquoi je vous appelle à nouveau: ouvrez-vous à la prière, afin que, dans la prière, l'Esprit Saint vous aide et que vos cours deviennent des cours de chair et non des cours de pierre. Petits enfants, merci d'avoir répondu à mon appel et d'avoir décidé de cheminer avec moi vers la sainteté. »

D’où vient la prière de l’homme ? Quel que soit le langage de la prière (gestes et paroles), c’est tout l’homme qui prie. Mais pour désigner le lieu d’où jaillit la prière, les Ecritures parlent parfois de l’âme ou de l’esprit, le plus souvent du cœur (plus de mille fois). C’est le cœur qui prie. S’il est loin de Dieu, l’expression de la prière est vaine. (CEC 2562)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Merci, Seigneur, pour ton amour ; merci pour l’appel à demeurer dans ton amour avec notre cœur et à porter beaucoup de fruit. Merci d’avoir tout particulièrement choisi cette paroisse, en lui envoyant ta Mère, la Reine de la Paix, pour – à partir de ce lieu – appeler le monde à la paix et à la réconciliation, à la conversion à travers le jeûne et la prière… Merci pour l’ouverture de chaque cœur qui a su accueillir Marie et qui est devenu son image, au service de tous ceux qui viennent en ce lieu. Aujourd’hui, nous te prions, Seigneur, de faire de cette paroisse un signe plus grand encore du Royaume de Dieu et d’aider ses habitants à être de joyeux et saints fruits de la présence de la Gospa. Amen.

Quatrième jour - Prions pour tous les responsables de l’Église

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus leur dit : « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. » (Jn 8,12)

Message du 25 juin 1995 - (14e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui je suis heureuse de vous voir en si grand nombre, de voir que vous avez répondu et que vous êtes venus pour vivre mes messages. Je vous invite, petits enfants, à être mes joyeux porteurs de paix dans ce monde troublé. Priez pour la paix, afin que bientôt règne un temps de paix, ce que mon cour attend avec impatience. Je suis proche de vous, petits enfants, j'intercède devant le Très-Haut pour chacun de vous et je vous bénis de ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

Le cœur est la demeure où je suis, où j’habite (selon l’expression sémitique ou biblique : où je « descends »). Il est notre centre caché, insaisissable par notre raison et par autrui ; seul l’Esprit de Dieu peut le sonder et le connaître. Il est le lieu de la décision, au plus profond de nos tendances psychiques. Il est le lieu de la vérité, là où nous choisissons la vie ou la mort. Il est le lieu de la rencontre, puisque à l’image de Dieu, nous vivons en relation : il est le lieu de l’alliance. (CEC 2563)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Merci, Seigneur, de nous avoir donné l’Eglise pour Mère et Epouse, afin qu’elle nous conduise vers toi sur un chemin de lumière. Merci, parce qu’en elle, nous sommes tous frères et membres d’un même corps mystique. Nous te prions aujourd’hui pour tous ceux qui guident l’Eglise, afin qu’ils renouvellent intérieurement sans cesse leur alliance avec toi, la seule et vraie Tête, pour ainsi devenir de fidèles et joyeux porteurs de la paix et de la Vérité dans ce monde inquiet. Amen.

Cinquième jour - Prions pour tous les pèlerins qui se sont rendus à Medjugorje

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera. Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il ruine sa propre vie ? Et que peut donner l’homme en échange de sa propre vie ? » (Mc 8,34-38)

Message, 25 juin 1992 - (12e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui encore je me réjouis de votre présence ici. Je vous bénis de ma bénédiction maternelle, et j'intercède pour chacun de vous auprès de Dieu. Je vous appelle à nouveau à vivre mes messages et à les mettre en pratique dans votre vie. Je suis avec vous, et je vous bénis tous de jour en jour. Chers enfants, ces temps-ci sont particuliers, et c'est pourquoi je suis avec vous pour vous aimer et vous protéger; pour protéger vos cours de Satan et vous rapprocher tous davantage du Cour de mon Fils Jésus. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

La prière chrétienne est une relation d’alliance entre Dieu et l’homme dans le Christ. Elle est action de Dieu et de l’homme ; elle jaillit de l’Esprit Saint et de nous, toute dirigée vers le Père, en union avec la volonté humaine du Fils de Dieu fait homme. (CEC 2564)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Nos vies, Seigneur, sont entre tes mains. Toi seul sais ce dont nous avons besoin pour être sauvés. Nous te remercions de nous l’apprendre ici, à Medjugorje, depuis 20 ans déjà, à travers Marie, ta Mère, qui est venue pour nous conduire sur un nouveau chemin, le chemin du salut. Bénis et fortifie tous ceux qui ont commencé à marcher ici sur le chemin de la conversion et de la prière. Fortifie leur foi, leur espérance et leur charité, afin qu’ils ne renient jamais leur alliance avec toi. Amen.

Sixième jour - Prions pour tous les pèlerins qui viendront à Medjugorje

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. » (Mt 11, 25-30)

Message, du 25 juin 1992- (11e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui je suis heureuse, même si dans mon cour il y a encore un peu de tristesse pour tous ceux qui se sont mis en route sur ce chemin et qui l'ont ensuite abandonné. Ma présence ici est pour vous conduire sur un chemin nouveau: le chemin du salut. C'est pourquoi je vous appelle jour après jour à la conversion. Mais si vous ne priez pas, vous ne pouvez pas dire que vous êtes en train de vous convertir. Je prie pour vous et j'intercède auprès de Dieu pour la paix: d'abord pour la paix dans vos cours et ensuite pour la paix dans votre entourage, afin que Dieu soit votre paix. Merci d'avoir répondu à mon appel."

(La Vierge a donné à toutes les personnes présentes sa bénédiction spéciale.)» Dans la Nouvelle Alliance, la prière est la relation vivante des enfants de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus-Christ et avec l’Esprit Saint. La grâce du Royaume est « l’union de la Sainte Trinité tout entière avec l’esprit tout entier ». La vie de prière est ainsi d’être habituellement en présence du Dieu trois fois Saint et en communion avec Lui. Cette communion de vie est toujours possible parce que, par le Baptême, nous sommes devenus un même être avec le Christ. La prière est chrétienne en tant qu’elle est communion au Christ et se dilate dans l’Eglise qui est son Corps. Ses dimensions sont celles de l’Amour du Christ. (CEC 2565)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Ce n’est pas nous qui t’avons choisi, mais c’est toi, Seigneur, qui nous as choisis ! Toi seul connais tous ces petits qui recevront la révélation de ton amour à travers ta Mère, ici à Medjugorje. Nous te prions pour tous les pèlerins qui viendront ici, afin que tu protèges leurs cœurs de toute attaque satanique et que tu les rendes ouverts à toutes les inspirations de ton Cœur et du Cœur de Marie. Amen.

Septième jour - Prions pour tous les groupes de prière de Medjugorje et pour tous les Centres de Paix dans le monde entier

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus les enseignait en disant : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : voilà la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent. » (Mt 7,12-14)

Message du 25 juin 1988 - (7e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui je vous invite à l'amour qui est soumis à Dieu et qui lui plaît. Petits enfants, l'amour accepte tout ce qui est amer et difficile, à cause de Jésus qui est amour. Pour cela priez Dieu, chers enfants, pour qu'il vienne vous aider, mais pas selon vos désirs, mais selon son amour. Abandonnez-vous à Dieu, afin qu'il puisse vous guérir, vous consoler et pardonner en vous tout ce qui est un blocage sur le chemin de l'amour. De cette manière, Dieu peut former votre vie et vous grandirez dans l'amour. Louez Dieu, petits enfants, avec le chant de louange de l'amour, afin que l'amour de Dieu puisse grandir en vous de jour en jour jusqu'à sa plénitude. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

Dans la prière, l’Esprit Saint nous unit à la Personne du Fils Unique, en son Humanité glorifiée. C’est par elle et en elle que notre prière filiale communie dans l’Eglise avec la Mère de Jésus. Depuis le consentement apporté dans la foi à l’Annonciation et maintenant sans hésitation sous la Croix, la maternité de Marie s’étend désormais aux frères et aux sœurs de son Fils « qui sont encore des pèlerins et qui sont en butte aux dangers et aux misères ». Jésus, l’unique Médiateur, est le chemin de notre prière ; Marie, sa Mère et notre Mère, Lui est toute transparente : elle « montre le chemin » (Hodoghitria), elle en est « le signe », selon l’iconographie traditionnelle en Orient et en Occident. (CEC 2673 – 2674)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: L’amour est le signe selon lequel on reconnaît tes disciples, Seigneur. Merci pour toute réponse d’amour faite à travers le don et le service des autres. Nous te prions pour tous les membres des groupes de prière de Medjugorje et pour tous les Centres de Paix, afin qu’ils puissent montrer ce chemin étroit, le seul qui mène à Toi. Qu’ils le fassent ensemble avec ta Mère, dans les lieux et les familles où ils vivent, avec de plus en plus de courage et de détermination. Aide-les à grandir de jour en jour jusqu’à la plénitude de ton Amour ! Amen.

Huitième jour - Prions pour la mise en pratique de tous les fruits et des messages de Medjugorje

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu. Et tel est le jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises. Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables, mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu. » (Jn 3,16-21)

Message du 25 juin 1991 - (10e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui, en ce grand jour que vous m'avez offert, je souhaite vous bénir tous et vous dire: vous vivez un temps de grâce en cette période où je suis avec vous. Je veux vous enseigner et vous aider à cheminer sur la voie de la sainteté. De nombreuses personnes ne veulent pas saisir mon message, ni accepter avec sérieux ce que je dis. Voilà pourquoi je vous appelle et je vous prie: soyez les témoins de ma présence par votre vie, et votre vie de tous les jours. Si vous priez, Dieu vous fera découvrir la véritable raison de ma venue. C'est pourquoi, petits enfants, priez et lisez les Saines Écritures pour pouvoir découvrir par les Saintes Écritures le message contenu pour vous dans mes venues. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

Marie est l’Orante parfaite, figure de l’Eglise. Quand nous la prions, nous adhérons avec elle au dessin du Père qui envoie son Fils pour sauver tous les hommes. Comme le disciple bien-aimé, nous accueillons chez nous la Mère de Jésus, devenue la mère de tous les vivants. Nous pouvons prier avec elle et la prier. La prière de l’Eglise est comme portée par la prière de Marie. Elle lui est unie dans l’espérance. (CEC 2679)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Merci, Père, de nous avoir donné ton Fils et Marie, sa Mère, afin qu’aucun de ceux qui croient en eux et qui les écoutent, ne se perdent. Merci de prendre soin de chaque homme et, dans ta miséricorde, de ne juger personne. Nous te prions aujourd’hui pour tout ce que la Gospa t’a demandé, pour toutes les grâces qui se sont déversées ici et qui se sont déversées sur le monde à partir de ce lieu, afin qu’elles portent le fruit de sainteté et servent ton plan du salut. Amen.

Neuvième jour - Prions aux intentions de la Reine de la Paix

1- Prière à la Reine de la Paix

2- Invocations à l'Esprit Saint (Veni Creator)

3- Le Rosaire

Méditation

Jésus dit : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux. » (Jn 17,24-26)

Message du 25 juin 1987 - (6e anniversaire des apparitions)

«Chers enfants, aujourd'hui, je vous remercie et désire vous appeler tous à la paix de Dieu. Je souhaite que chacun vive dans son cour cette paix que Dieu donne. Je veux aujourd'hui tous vous bénir. Je vous bénis de la bénédiction de Dieu, et vous prie, chers enfants, suivez et vivez ma voie! Je vous aime, chers enfants, voilà pourquoi je vous ai appelé je ne sais combien de fois. Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour mes intentions. Je vous en prie, aidez-moi à vous présenter à Dieu. Aidez-moi à vous sauver et à vous conduire sur le chemin du salut. Merci d'avoir répondu à mon appel. »

La prière de Marie nous est révélée à l’aurore de la plénitude des temps. Avant l’Incarnation du Fils de Dieu et avant l’effusion de l’Esprit Saint, sa prière coopère d’une manière unique au dessein bienveillant du Père, lors de l’Annonciation pour la conception du Christ, lors de la Pentecôte pour la formation de l’Eglise, Corps du Christ. Dans la foi de son humble servante le Don de Dieu trouve l’accueil qu’Il attendait depuis le commencement des temps. Celle que le Tout-Puissant a faite « pleine de grâce » répond par l’offrande de tout son être : « Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ». « Fiat », c’est la prière chrétienne : être tout à Lui puisqu’Il est tout à nous. (CEC 2617)

4- Litanies de la Sainte Vierge

Prière finale: Merci, ô Père, pour le don de la prière, par laquelle nous pouvons toucher ton cœur, la prière dans laquelle tu te donnes entièrement à nous, et nous apprends à nous donner entièrement à toi. Aujourd’hui, nous te prions pour toutes les intentions de la Reine de la Paix, pour tout ce qui est nécessaire pour que le monde, par Marie, puisse entrer dans Ta gloire, la gloire de la Très Sainte Trinité. Amen.

L’Hymne de Medjugorje

Nous venons, ô bonne Mere,

de tous les pays du monde,

t'apporter nos joies, nos peines,

nos soucis, nos espérances.

Reine de la Paix, Marie,

ton sourire nous console.

Mets sur nous tes mains de Mere.

Prie ton Fils pour qu'il nous sauve.

Ta bonté, tres Sainte Mere,

ton amour et la tendresse

sont tangibles a Medjugorje

ou tu donnes tant de grâces.

En toi nous gardons confiance,

Sainte Etoile salvatrice.

Veille sur la Sainte Eglise.

Viens changer le cour du monde.

Mere, ton amour nous forme,

nous conduit vers Dieu le Pere

par ton divin Fils unique.

Que l'Esprit de Dieu nous guide.

Nous reviendrons tous Marie ;

tu es notre espoir supreme.

Préserve du mal, notre âme.

Garde en nous la paix divine.

Texte extrait du site www.medjugorje.ws

Notice et messages de Marie à Medjugorje,

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http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-800734.html

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