06 mai 2013

Le Serviteur de Dieu Henri Verjus

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Le Serviteur de Dieu Henri Verjus

Missionnaire du Sacré Cœur d'Issoudun

Premier Apôtre de la Nouvelle Guinée

1860-1892

 

Henri-Stanislas Verjus naquit le 26 mai 1860 à Oleggio, petite ville du Piémont, de mère piémontaise et de père savoyard ; né deux mois après l'annexion de la Savoie à la France, Henri Verjus était de Nationalité Française.

Tout enfant, il donna des signes d'une grande piété : au jour de sa Première Communion qu'il fit à l'âge de huit ans, il senti naître en son âme la vocation au Sacerdoce. Admis en 1872 à la Petite Œuvre du Sacré Cœur, alors à Chezal-Benoît, près d'Issoudun, il devint bientôt le modèle accompli de ses condisciples, par sa piété, sa dévotion à Marie, sa Charité, son renoncement.

Le 15 février 1878, il fit ses premiers pas dans la Congrégation des Missionnaires du Sacré Cœur ; à partir de ce moment, il ne rêva plus qu'apostolat et martyre : ce furent les deux passions de sa vie. Aussi fit-il converger vers l'apostolat toutes ses études, tous ses travaux, toute son activité, toutes ses prières, et commença-t-il son martyre en se livrant à des mortifications extraordinaires.

Ordonné Prêtre à Rome en 1883, il exerça pendant une année un ministère fécond dans la Ville Eternelle. Enfin, en 1884, il put partir pour ses chères missions. Le premier, il pénétra dans la Nouvelle Guinée, terre immense encore fermée à l'Evangile. Par son intarissable bonté, il gagna le cœur des indigènes et, au prix de mille souffrances, il les convertit au Christ. Son zèle et son activité étaient sans bornes, comme son amour pour Jésus Christ et les âmes. Il arrosa de ses sueur cette terre infidèle ; il l'arrosa aussi de son sang, grâce à ses pénitences effrayantes.

Il y reçut l'Onction Episcopale le 22 septembre 1889. Trois ans après il vint en Europe pour l'intérêt de ses missions : son but était principalement de susciter partout des vocations pour hâter la conversion de sa chère Nouvelle Guinée. Épuisé par les fatigues de son héroïque apostolat, miné par la fièvre, il voulut quand même aller jusqu'au bout de ses desseins apostoliques ; mais il dut s'arrêter à Oleggio, où il mourut martyr de Charité, à peine âgé de 32 ans. Sa terre natale garde et vénère sa tombe. Nombreuses sont les âmes qui l'ont invoqué après sa mort et ont éprouvé la puissance de son intercession.

 

Sa consécration au Sacré Cœur comme victime pour la Nouvelle Guinée

 

Mon bon et mon unique Bien-Aimé Jésus ! Aujourd'hui, 17 octobre, fête de l'aimante et première victime de Votre Divin Cœur, je viens, par les mains très pures de ma bonne Mère, m'offrir à Votre Justice et Miséricorde pour être Votre victime, Vous priant et Vous conjurant de me purifier, sanctifier et immoler entièrement pour payer les dettes de ces pauvres âmes, obtenir leur grâce et leur conversion. Je sais, ô mon Dieu, que Vous pouvez me prendre sur parole et me faire endurer toutes les rigueurs de Votre Justice. J'y consens, ô mon Dieu ! Je le souhaite !... Je le veux !... Je Vous me demande ardemment !... Il le faut, ô mon Dieu, que Vous soyez connu et aimé de tout ce peuple. Il faut que ces âmes soient sauvées !... Il faut que Votre Sang les lave, les purifie et les sauve ! Et si, pour cela, ô mon Jésus bien-aimé, il faut du sang ! Des tourments ! Une passion ! Une flagellation ! Un crucifiement ! Un chemin de croix vivant ! Ô bon Jésus, je Vous en conjure, acceptez-moi. Voici tout ce que j'ai, tout ce qui me reste encore !... mon sang... mon corps tout entier... mon cœur, mon âme, tout moi-même. Crucifiez-moi ! Ô mon Jésus !... Brisez-moi !... et triomphez sur mes ruines ! Ô ma bonne Mère, j'ose me placer sur Votre Cœur de Mère, comme sur un encensoir. Brûlez, consumez tout en moi, et faites que notre Jésus accepte ma pauvre offrande et qu'il envoie une grâce irrésistible à ces âmes que je veux Lui porter.

Je m'offre aussi, ô mon Jésus pour cette petite association des victimes dont j'ai le bonheur de faire partie. Je les aime, ô mon Dieu, comme Vous les aimez, multipliez-les pour le Salut de Votre peuple. Envoyez celui que Vous voulez être le consommateur de cette chère œuvre. Et encore une fois, ô mon Maître, si ma vie, si mon sang tout entier, répandu dans les plus cruels tourments peuvent hâter cet instant béni où Vous serez connu, aimé et adoré chez ce peuple, me voilà, ô mon Dieu, prenez-moi des mains de Votre Mère et la mienne, purifiez-moi, immolez-moi tout entier au bon plaisir de Votre Divin Cœur.

 

+Stanislas-Henri Verjus,

Esclave de Marie, Victime du Sacré Cœur

 

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Prière pour demander la glorification du Serviteur de Dieu

 

O Jésus, adorable Rédempteur du monde, Vous qui, aux jours de Votre Vie mortelle, avez laissé tombé ces consolantes paroles : « Demandez et vous recevrez », daignez écouter nos supplications et nos prières, et Vous glorifier Vous-même en glorifiant Votre Serviteur Henri Verjus. Daignez faire sentir de plus en plus sa protection à ceux qui l'invoquent et nous accorder les miracles que la Sainte Eglise réclame pour la Béatification de ses enfants. Souvenez-Vous, Seigneur, des trésors d'humilité, d'amour, de générosité, d'immolation dont Vous avez rempli son cœur, et daignez bientôt permettre à Vos serviteurs fidèles d'exalter Votre infinie Charité, en plaçant sur nos Autels celui qui en a été plus particulièrement l'objet. Ainsi soit-il.

 

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

 

Les personnes qui, après avoir invoqué Monseigneur Verjus, en ont obtenu des grâces, sont priées de les faire connaître à

Monsieur le Directeur de la Fraternité Notre Dame du Sacré Cœur d'Issoudun

4 rue de L'avenier, B.P. 18,

F- 36107 Issoudun cedex

www.issoudun-msc.com

 

Cum permissu Superiorum

 

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