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25 septembre 2016

Neuvaine à saint François d’Assise

Neuvaine à saint François d’Assise

Du 26 septembre au 4 octobre

Fête de saint François

 

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Introduction

 

Né à Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica, en 1181, François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire : « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? » C'est pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentré à Assise, « le roi de la jeunesse » se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire : « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines ». Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux. Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'Evangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : « Que le Seigneur vous donne sa paix ! » Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d'Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III. Parallèlement, Claire Favarone devient la première clarisse. Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui « la Fraternité séculière ». Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son cœur l'infini de l'amour du Christ, donnant sa vie pour les hommes. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Créatures » et le 3 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre sœur la mort corporelle ». François est, fait inhabituel, rapidement canonisé le 16 juillet 1228 par le pape Grégoire IX.

Cette neuvaine de prières à saint François qui prêcha à tous, l’amour de Dieu, dans une joie communicative, nous ramènera aux fondements même de notre foi.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. 

 

Je crois en Dieu.

 

Prière du matin de Saint François d'Assise

 

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant, je viens Vous demander la paix, la sagesse et la force. Je veux regarder aujourd'hui le monde avec des yeux remplis d'amour ; être patient, compréhensif, doux et sage ; voir vos enfants au-delà des apparences, comme Vous les voyez Vous-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun. Fermez mes oreilles à toute calomnie, gardez ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit. Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m'approchent sentent votre puissance et votre présence. Revêtez-moi de votre beauté, Seigneur, et qu'au long du jour je vous révèle. Ainsi soit-il.

 

Le Notre Père paraphrasé de Saint François d'Assise


Notre Père Très Saint, notre Créateur, notre rédempteur, notre Sauveur et notre Consolateur.


Qui es aux Cieux, dans les Anges et dans les Saints, les illuminant pour qu'ils te connaissent, car tu es, Seigneur, la lumière ; les enflammant pour qu'ils t'aiment, car tu es, Seigneur, l'amour ; habitant en eux et les emplissant de ta divinité, pour qu'ils aient le bonheur, car tu es, Seigneur, le bien souverain, le bien éternel, de qui vient tout bien, sans qui n'est aucun bien.


Que Ton Nom soit sanctifié, que devienne toujours plus lumineuse en nous la connaissance que nous avons de toi, afin que nous puissions mesurer la largeur de tes bienfaits, la longueur de tes promesses, la hauteur de ta majesté, la profondeur de tes jugements.


Que Ton Règne vienne, règne en nous dès maintenant par la grâce, introduis-nous un jour en ton royaume où sans ombre enfin nous te verrons, où deviendra parfait notre amour pour toi, bienheureuse notre union avec toi, éternelle notre jouissance de toi.


Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel, que nous t'aimions de tout notre cœur en pensant toujours à toi ; de toute notre âme en te désirant toujours ; de tout notre esprit en dirigeant vers toi tous nos élans et ne poursuivant toujours que ta seule gloire ; de toutes nos forces en dépensant toutes nos énergies et tous les sens de notre âme et de notre corps au service de ton amour et de rien d'autre. Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes ; en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir, en partageant leur bonheur comme s'il était le nôtre, en les aidant à supporter leurs malheurs, en ne leur faisant nulle offense.


Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour, ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, pour que nous puissions nous rappeler, mieux comprendre et vénérer l'amour qu'il a eu pour nous, et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert.


Pardonne-nous nos offenses, par ta miséricorde ineffable, par la vertu de la Passion de ton Fils bien-aimé, par les mérites et par l'intercession de la Vierge Marie et de tous les élus.


Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, et ce que nous ne pardonnons pas pleinement, toi, Seigneur, fais que nous le pardonnions pleinement : que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi, que nous arrivions à te prier sincèrement pour eux ; qu'à personne nous ne rendions le mal pour le mal, mais que nous tâchions de faire du bien à tous, en toi !


Et ne nous laisse pas entrer en tentation, qu'elle soit manifeste ou sournoise, soudaine, ou lancinante et prolongée.


Mais délivre-nous du mal, passé, présent et futur. Amen.

 

10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

Saint François, soleil qui surgit

 

« Surgit au monde un soleil ». A travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François, survenue au début de 1182, à Assise. Appartenant à une riche famille – son père était marchand drapier –, François passa son adolescence et sa jeunesse dans l'insouciance, cultivant les idéaux chevaleresques de l'époque. A l'âge de vingt ans, il participa à une campagne militaire, et fut fait prisonnier. Il tomba malade et fut libéré. De retour à Assise, commença en lui un lent processus de conversion spirituelle, qui le conduisit à abandonner progressivement le style de vie mondain qu'il avait mené jusqu'alors. C'est à cette époque que remontent les célèbres épisodes de la rencontre avec le lépreux, auquel François, descendu de cheval, donna le baiser de la paix, et du message du Crucifié dans la petite église de saint Damien. Par trois fois, le Christ en croix s'anima, et lui dit: « Va, François, et répare mon église en ruine ».

Ce simple événement de la parole du Seigneur entendue dans l'église de Saint-Damien renferme un symbolisme profond. Immédiatement, saint François est appelé à réparer cette petite église, mais l'état de délabrement de cet édifice est le symbole de la situation dramatique et préoccupante de l'Eglise elle-même à cette époque. Toutefois, au centre de cette église en ruines se trouve le crucifié, et il parle: il appelle au renouveau, appelle François à un travail manuel pour réparer de façon concrète la petite église de Saint-Damien, symbole de l'appel plus profond à renouveler l'Eglise même du Christ, avec la radicalité de sa foi et l'enthousiasme de son amour pour le Christ. Cet événement qui a probablement eu lieu en 1205, fait penser à un autre événement semblable qui a eu lieu en 1207: le rêve du Pape Innocent III. Celui-ci voit en rêve que la Basilique Saint-Jean-de-Latran, l'église mère de toutes les églises, s'écroule et un religieux petit et insignifiant la soutient de ses épaules afin qu'elle ne tombe pas.

Le Pape reconnaîtra François qui lui rend visite. Innocent III était un Pape puissant, d'une grande culture théologique, et d'un grand pouvoir politique, toutefois, ce n'est pas lui qui renouvelle l'église, mais le religieux petit et insignifiant: c'est saint François, appelé par Dieu. Etant donné que son père Bernardone lui reprochait sa générosité exagérée envers les pauvres, François, devant l'évêque d'Assise, à travers un geste symbolique, se dépouille de ses vêtements, montrant ainsi son intention de renoncer à l'héritage paternel: comme au moment de la création, François n'a rien, mais uniquement la vie que lui a donnée Dieu, entre les mains duquel il se remet. Puis il vécut comme un ermite, jusqu'à ce que, en 1208, eut lieu un autre événement fondamental dans l'itinéraire de sa conversion. En écoutant un passage de l'Evangile de Matthieu – le discours de Jésus aux apôtres envoyés en mission –, François se sentit appelé à vivre dans la pauvreté et à se consacrer à la prédication. D'autres compagnons s'associèrent à lui, et en 1209, il se rendit à Rome, pour soumettre au Pape Innocent III le projet d'une nouvelle forme de vie chrétienne.

Saint François a eu réellement une relation très directe avec Jésus et avec la Parole de Dieu, qu'il voulait suivre telle quelle, dans toute sa radicalité et sa vérité. Il est aussi vrai qu'initialement, il n'avait pas l'intention de créer un Ordre avec les formes canoniques nécessaires, mais simplement, avec la parole de Dieu et la présence du Seigneur, il voulait renouveler le peuple de Dieu, le convoquer de nouveau à l'écoute de la parole et de l'obéissance verbale avec le Christ.

 

Prière de Saint François d'Assise

(Exhortation à la louange de Dieu)

 

« Craignez le Seigneur et rendez-lui hommage. Seigneur, toi qui es Bon, Très-Haut et Tout-Puissant, à toi la louange, la gloire, l'honneur et toute bénédiction. A toi seul ils reviennent, ô Très-Haut, et personne ne peut dire tout ton mystère !

Loué sois-tu, Seigneur, pour toutes tes créatures, spécialement pour le Soleil, notre grand frère. Il fait le jour et par lui, tu nous illumines. Il est si beau et si rayonnant. De toi, Très-Haut, il est un magnifique reflet ! » (cantique des Créatures)

 

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Deuxième jour

Saint François, François de l’Eglise, le pur

 

« La volonté du Père fut que son fils béni et glorieux, qu’il nous a donné et qui est né pour nous, s’offrît lui-même par son propre sang, en sacrifice et en victime sur l’autel de la Croix ; non pour lui-même, par qui toutes choses ont été faites, mais pour nos péchés, nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces. Il veut que tous nous soyons sauvés par lui, et que nous le recevions d’un cœur pur et dans un corps chaste.»  (2e Lettre à tous les fidèles, 4,11-14).

Saint François n'avait pas l'intention de créer un nouvel ordre, mais uniquement de renouveler le peuple de Dieu pour le Seigneur qui vient. Mais il comprit avec souffrance que tout doit avoir son ordre, que le droit de l'Eglise lui aussi est nécessaire pour donner forme au renouveau et ainsi réellement il s'inscrivit de manière totale, avec le cœur, dans la communion de l'Eglise, avec le Pape et avec les évêques. Il savait toujours que le centre de l'Eglise est l'Eucharistie, où le Corps du Christ et son Sang deviennent présents. A travers le Sacerdoce, l'Eucharistie est l'Eglise. Le vrai François historique est le François de l'Eglise et précisément de cette manière.

 

Prière de Saint François d'Assise

(Louanges de Dieu)

 

Tu es le seul saint, Seigneur Dieu, Toi qui fais des merveilles. Tu es fort. Tu es grand. Tu es souverain. Tu es tout-puissant toi, Père saint, roi du ciel et de la terre. Tu es Trinité en même temps qu'unité, Seigneur Dieu. Tu es le bien, tout le bien, le bien suprême, Seigneur Dieu, vivant et vrai. Tu es amour et charité, Tu es sagesse, Tu es humilité, Tu es patience. Tu es sécurité. Tu es le repos. Tu es la gaieté et la joie. Tu es justice et tempérance. Tu es la beauté. Tu es la douceur. Tu es notre abri, notre gardien, notre défenseur. Tu es la force. Tu es la fraîcheur. Tu es notre foi. Tu es notre grande douceur. Tu es notre vie éternelle, grand et admirable Seigneur, Dieu tout-puissant, bon Sauveur plein de miséricorde. Amen. »

Pureté du cœur et du corps voilà ce que nous demande le Seigneur. Par la croix de Jésus sur laquelle elles ont déjà été crucifiées, offrons nos impuretés afin d’entrer dans la joie du Père.

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre sœur la Lune et pour les étoiles. Dans le ciel tu les as façonnées, si claires, si précieuses et si belles ! (Cantique des Créatures).

 

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Troisième jour

Saint François, fondateur, l’adorateur de Dieu

 

« Qu’ils sont heureux et bénis, ceux qui aiment le Seigneur et font ce qu’il dit lui-même dans l’Evangile : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, et ton prochain comme toi-même ». Aimons donc Dieu et adorons-le avec pureté de cœur et d’esprit, car c’est là ce qu’il cherche par-dessus tout quand il dit : « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité », car tous ceux qui l’adorent doivent l’adorer en esprit et en vérité. Adressons-lui des louanges et des prières, jour et nuit, en disant : « Notre Père qui es aux cieux. Car il nous faut toujours prier et ne cesser jamais ». Demandons la grâce de l’amour de la prière incessante. » (2e lettre à tous les fidèles II, 2, 18-21).

L’Ordre des frères mineurs, fondé par saint François d'Assise eut un rôle providentiel dans le renouveau de l'Eglise de leur temps. François et ses frères, toujours plus nombreux, s'établirent à la Portioncule, ou église Sainte-Marie des Anges, lieu sacré par excellence de la spiritualité franciscaine. Claire aussi, une jeune femme d'Assise, de famille noble, se mit à l'école de François. Ainsi vit le jour le deuxième ordre franciscain, celui des Clarisses, une autre expérience destinée à produire d'insignes fruits de sainteté dans l'Eglise.

 

Prière de Saint François d'Assise

(Lettre à tout l'Ordre)


Dieu Tout-Puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que néant et pauvreté ; mais Toi, à cause de Toi-même, donne-nous d'agir selon Ta volonté, telle que nous La connaissons, et de vouloir toujours ce qui Te plaît ; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, et par Ta seule grâce, de parvenir jusqu'à Toi, Très-Haut, qui, en Trinité parfaite et très simple Unité, vis et règnes et reçois toute gloire, Dieu Tout-Puissant dans tous les siècles des siècles. Amen.

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre frère le Vent, et pour l'air et pour les nuages, pour le ciel paisible et pour tous les temps : par eux, tu réconfortes tes créatures. (Cantique des Créatures)

 

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Quatrième jour

Saint François, missionnaire plein de douceur et de respect

 

« Je crie vers Toi, ô mon Dieu, je prononce ton Nom très saint, mais sans pouvoir jamais Te saisir ! Seigneur mon Dieu, Tu es plus grand que nos paroles, plus silencieux que notre silence, plus profond que nos pensées, plus élevé que nos désirs… Donne-nous, ô Dieu souverain, si grand et si proche, un cœur vivant, des yeux nouveaux, pour Te découvrir et pour T’accueillir quand Tu viens à nous. Amen. » (Office de la Passion)

Le successeur d'Innocent III, le Pape Honorius III, avec sa bulle Cum dilecti de 1218 soutint lui aussi le développement singulier des premiers Frères mineurs, qui partaient ouvrir leurs missions dans différents pays d'Europe, et jusqu'au Maroc. En 1219, François obtint le permis d'aller s'entretenir, en Egypte, avec le sultan musulman, Melek-el-Kâmel, pour prêcher là aussi l'Evangile de Jésus. Cet épisode de la vie de saint François est d'une grande actualité. A une époque où était en cours un conflit entre le christianisme et l'islam, François, qui n'était volontairement armé que de sa foi et de sa douceur personnelle, parcourut concrètement la voie du dialogue. Les chroniques nous parlent d'un accueil bienveillant et cordial reçu de la part du sultan musulman. C'est un modèle dont devraient s'inspirer aujourd'hui encore les relations entre chrétiens et musulmans: promouvoir un dialogue dans la vérité, dans le respect réciproque et dans la compréhension mutuelle (Nostra Aetate, n.3). Il semble ensuite que François ait visité la Terre Sainte, jetant ainsi une semence qui porterait beaucoup de fruits: ses fils spirituels en effet firent des Lieux où vécut Jésus un contexte privilégié de leur mission. C’est la Custodie franciscaine de Terre Sainte qui s’occupe aujourd’hui de tous les sites importants religieux de Terre Sainte.

De retour en Italie, François remit le gouvernement de l'ordre à son vicaire, le frère Pietro Cattani, tandis que le Pape confia à la protection du cardinal Ugolino, le futur Souverain Pontife Grégoire IX, l'Ordre, qui recueillait de plus en plus d'adhésions. Pour sa part, son Fondateur, se consacrant tout entier à la prédication qu'il menait avec un grand succès, rédigea la Règle, ensuite approuvée par le Pape. 

 

Prière de Saint François d'Assise

(Legenda Major 14,2)

 

« Je Te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j'éprouve ; je Te demande, ô mon Seigneur, de m'en envoyer cent fois plus encore si tel est Ton bon plaisir, car j'accepterais très volontiers que Tu m'affliges sans m'épargner, puisque c'est pour moi une consolation surabondante que d'accomplir Ta très sainte volonté. Amen. »

Sainte Mère de Dieu, douce et belle, prie pour nous le Roi livré à la mort, ton Fils très doux, notre Seigneur Jésus Christ, de nous accorder, par sa bonté et par la vertu de sa très sainte incarnation et de sa mort très amère, le pardon de nos péchés. Amen.

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre sœur l'eau, qui est si utile et si modeste, si précieuse et si pure! (Cantique des Créatures)

 

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 Cinquième jour

Saint François, autre Christ

 

« Nous ne devons être ni sages ni prudents selon la chair ; mais nous devons plutôt être simples, humbles et purs. Jamais nous ne devons désirer d’être au-dessus des autres ; mais nous devons plutôt être serviteurs et soumis à toute créature humaine à cause de Dieu. Tous ceux qui agiront ainsi et persévéreront jusqu’à la fin, l’Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux habitation et demeure. Ils seront fils du Père céleste dont ils font les œuvres et ils seront époux, frères et mères de Notre Seigneur Jésus Christ. Aide-nous, Seigneur, à approfondir notre esprit de service. » (2e Lettre à tous les fidèles)

François représente un autre Christ. Il était vraiment une icône vivante du Christ. Il fut également appelé « le frère de Jésus ». En effet, tel était son idéal: être comme Jésus; contempler le Christ de l'Evangile, l'aimer intensément, en imiter les vertus. Il a en particulier voulu accorder une valeur fondamentale à la pauvreté intérieure et extérieure, en l'enseignant également à ses fils spirituels. La première béatitude du Discours de la Montagne – Bienheureux les pauvres d'esprit car le royaume des cieux leur appartient (Mt 5,3), a trouvé une réalisation lumineuse dans la vie et dans les paroles de saint François.

Chez François, l'amour pour le Christ s'exprima de manière particulière dans l'adoration du Très Saint Sacrement de l'Eucharistie. Dans les Sources franciscaines, on lit des expressions émouvantes, comme celle-ci: « Toute l'humanité a peur, l'univers tout entier a peur et le ciel exulte, lorsque sur l'autel, dans la main du prêtre, il y a le Christ, le Fils du Dieu vivant. O grâce merveilleuse! O fait humblement sublime, que le Seigneur de l'univers, Dieu et Fils de Dieu, s'humilie ainsi au point de se cacher pour notre salut, sous une modeste forme de pain ».

 

Prière de Saint François d'Assise

(Salutation des Vertus)

 

« Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte et pure Simplicité. Dame sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte Humilité. Dame sainte Charité, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte Obéissance. Vous toutes, saintes Vertus, que le Seigneur vous garde, Lui de qui vous procédez et venez. Nul homme en ce monde, si d'abord il ne meurt, ne peut posséder une seule d'entre vous. Qui possède l'une et ne blesse pas les autres, il les possède toutes. Qui blesse l'une les blesse toutes et n'en possède aucune. Chacune d'elles met en déroute les vices et péchés : Sainte Sagesse confond Satan et toutes ses malices. Pure et sainte Simplicité confond toute sagesse de ce monde et toute sagesse de la chair. Sainte Pauvreté confond cupidité, avarice, et les soucis matériels de ce monde. Sainte Humilité confond l'orgueil et tous les vaniteux de ce monde et toutes les prétentions de ce monde. Sainte Charité confond toutes les tentations qu'elles viennent du diable ou de la chair et toutes les craintes égoïstes. Sainte Obéissance confond toute volonté propre et tout charnel attachement et toute charnelle obstination. C'est elle qui tient le corps mortifié pour qu'il obéisse à l'esprit, pour qu'il obéisse à son frère. C'est elle qui rend l'homme docile et soumis à n'importe quel homme de ce monde, et non seulement aux hommes, mais aux bêtes et aux fauves eux-mêmes, les laissant disposer de lui comme ils veulent, autant que d'en haut leur permet le Seigneur. Amen. »


Loué sois-tu, Seigneur, pour notre frère le feu, par lui, tu éclaires la nuit. Il est si beau et si joyeux, si indomptable et si fort ! (Cantique des Créatures)

 

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Sixième jour

Saint François, frère universel joyeux et humble

 

« Heureux le serviteur qui, lorsqu'il est repris, reconnaît facilement ses torts, cède volontiers, avoue humblement et répare de bon cœur. Heureux celui qui aimerait autant un frère malade et incapable de lui rendre service, qu'un frère bien portant qui peut lui être utile. Heureux les pacifiques; ils seront appelés fils du Dieu. Ce qu'un serviteur de Dieu possède de patience et d'humilité, on ne peut pas le savoir tant que tout va selon ses désirs. Sont vraiment pacifiques ceux qui, malgré tout ce qu'ils ont à souffrir en ce monde, pour l'amour de notre Seigneur Jésus-Christ, gardent la paix de l'âme et du corps. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. Ont vraiment le cœur pur ceux qui méprisent les biens de la terre, cherchent ceux du ciel et, ainsi purifiés de tout attachement de l'âme et du cœur, ne cessent jamais d'adorer et de voir rien d'autre que le Seigneur Dieu vivant et vrai. » (Admonitions 22-23)

De l'amour pour le Christ naît l'amour envers les personnes et également envers toutes les créatures de Dieu. Voilà un autre trait caractéristique de la spiritualité de François: le sens de la fraternité universelle et l'amour pour la création, qui lui inspira le célèbre Cantique des créatures. François a été un grand saint et un homme joyeux. Sa simplicité, son humilité, sa foi, son amour pour le Christ, sa bonté envers chaque homme et chaque femme l'ont rendu heureux en toute situation. En effet, entre la sainteté et la joie existe un rapport intime et indissoluble. Un écrivain français a dit qu'il n'existe qu'une tristesse au monde: celle de ne pas être saints, c'est-à-dire de ne pas être proches de Dieu. En considérant le témoignage de saint François, nous comprenons que tel est le secret du vrai bonheur: devenir saints, proches de Dieu! 

 

Prière de saint François d'Assise

(Salutation à la Vierge Marie)

 

« Salut, Marie, Dame sainte, Reine, Sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Eglise ; choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l'Esprit Paraclet ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien. Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu ! Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit-Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d'infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu ! Amen ».

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre mère la terre qui nous porte et nous nourrit. Elle produit la diversité des fruits et les herbes et les fleurs de toutes les couleurs ! (Cantique des Créatures)

 

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Septième jour

Saint François, « Poverello » d’Assise

 

« Ce verbe du Père, si digne, si saint et si glorieux, le Père très haut en annonça la venue, par son saint archange Gabriel, à la sainte et glorieuse Vierge Marie, du sein de laquelle le Verbe reçut vraiment la chair de notre humanité fragile. Lui qui était riche plus que tout, il a voulu choisir, avec sa bienheureuse Mère, par-dessus tout, la pauvreté. Il y a bien des pauvretés, à chacun la sienne. » (2e Lettre à tous les fidèles I 4-5)

Toute sa vie, saint François fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s'oppose à toute appropriation. C'est dans la prière qu'il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l'amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre sœur la Lune, notre frère le soleil. Acceptons notre pauvreté, remettons là au Seigneur, afin d’être comblé d’un trésor plus précieux que toutes les richesses humaines.

 

Prière à Saint François d'Assise

 

Grand saint François, heureux pauvre de Jésus-Christ, qui ne vouliez d'autres richesses que Dieu seul, apprenez-moi à me détacher des biens trompeurs de ce monde, afin que ne connaissant d'autre science ici-bas que Jésus et Jésus crucifié, je puisse aller avec vous jouir éternellement de celui qui, étant infiniment riche et heureux, a voulu vivre et mourir pauvre et souffrant pour l'amour de nous. Ainsi soit-il.

« Louez et bénissez avec moi le Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le avec beaucoup d'humilité ! »

 

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Huitième jour

Saint François, crucifié avec le Christ

 

En 1224, dans l'ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d'un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates; il devint ainsi un avec le Christ crucifié: un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur.

 

Prière de saint François d'Assise

(Exhortation à la Louange de Dieu)

 

« Craignez le Seigneur et rendez-Lui hommage. Digne est le Seigneur de recevoir honneur et louange. Vous tous qui craignez le Seigneur, louez-Le ! Salut, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Toi. Louez Le, ciel et toute la terre. Tous les fleuves, louez le Seigneur. Fils de Dieu, bénissez le Seigneur. Voici le jour que le Seigneur a fait, jour d'allégresse et jour de joie, Alléluia, alléluia, alléluia, Roi d'Israël. Que tout esprit loue le Seigneur ! Louez le Seigneur, car Il est bon ; Vous tous qui lisez ceci, bénissez le Seigneur. Toutes les créatures, louez le Seigneur. Tous les oiseaux du ciel, louez le Seigneur. Tous les enfants, louez le Seigneur. Jeunes gens et jeunes filles, louez le Seigneur. Digne est l'Agneau immolé de recevoir honneur et gloire. Bénie soit la sainte Trinité et l'indivise Unité. Saint Michel archange, défends nous dans le combat. Amen. »

Un jour en écoutant un passage de l'Evangile, il lui vient une réponse à ce qu'il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d'annoncer les messages de joie, d'espoir et d'amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s'habille d'un vêtement gris et se ceint la taille d'un cordon.

Loué sois-tu, Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi et qui supportent les épreuves et les maladies: heureux s'ils demeurent dans la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront récompensés ! (Cantique des Créatures)

 

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Neuvième jour

Saint François, mort par amour

 

« Nous aussi, lorsque, de nos yeux de chair, nous voyons du pain et du vin, sachons voir et croire fermement que c'est là, réels et vivants, le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tel est en effet le moyen qu'il a choisi de rester toujours avec ceux qui croient en lui, comme il l'a dit lui-même: « Je suis avec vous jusqu'à la fin du monde. » (Admonitions I, 21-22).

La mort de François – son Transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. Deux années plus tard, le Pape Grégoire IX l'inscrivit dans l'album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd'hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François.

 

Prière d’offrande totale de saint François d'Assise

 

« Seigneur, je T'en prie, que la force brûlante et douce de ton Amour prenne possession de mon âme et l'arrache à tout ce qui est sous le ciel, afin que je meure par amour de ton Amour, comme Tu as daigné mourir par Amour de mon amour. Amen. » (Saint François d'Assise, Documents, Prières, p.174)

« Jésus lui répondit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne me connaissez pas encore ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père » (Jn 14,9). Le Père habite une lumière inaccessible ; Dieu est esprit; personne n'a jamais vu Dieu. Puisque Dieu est esprit, on ne peut donc le voir que par l'Esprit, car c'est l'esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien. Il en va de même pour le Fils : en tant qu'il est égal au Père, on ne peut le voir autrement que le Père, autrement que par l'Esprit. Voilà pourquoi furent damnés tous ceux qui autrefois n'ont vu que l'homme dans le Seigneur Jésus-Christ, sans voir ni croire, selon l'Esprit et selon Dieu, qu'il est vraiment le Fils de Dieu. Pareillement sont damnés tous ceux qui aujourd'hui leur ressemblent: ils voient bien, sous forme de pain et de vin, le sacrement du Corps du Christ, consacré sur l'autel par les mains du prêtre au moyen des paroles du Seigneur; mais ils ne voient ni ne croient, selon l'Esprit et selon Dieu, que ce sont là réellement les très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, »

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre sœur la mort que personne ne peut éviter. Quel malheur pour ceux qui meurent avec un cœur mauvais ! Mais quel bonheur pour ceux qu'elle surprendra avec un cœur bon car le paradis les attend auprès de Toi ! (Cantique des Créatures).

 

Images Franciscaines

Litanies de saint François d'Assise

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Marie, Vierge Immaculée, priez pour nous.

Marie, Reine de l'Ordre des Mineurs, priez pour nous.


Saint François, notre Père, priez pour nous.

Patriarche des pauvres, priez pour nous.

Législateur admirable, priez pour nous.

Modèle de pénitence, priez pour nous.

Type d'humilité, priez pour nous.

Forme de simplicité, priez pour nous.

Exemple de générosité, priez pour nous.

Image de la joie parfaite, priez pour nous.

Miroir de chasteté, priez pour nous.

Ecole de pauvreté, priez pour nous.

Règle d'obéissance, priez pour nous.

Homme catholique, priez pour nous.

Serviteur de l'Eglise, priez pour nous.

Propagateur de l'Evangile, priez pour nous.

Zélateur des âmes, priez pour nous.

Apôtre des infidèles, priez pour nous.

Ange de paix, priez pour nous.

Médecin des malades, priez pour nous.

Thaumaturge puissant, priez pour nous.

Chevalier de la Croix, priez pour nous.

Ami du Sacré-Coeur, priez pour nous.

Adorateur de l'Eucharistie, priez pour nous.

Serviteur de Marie, priez pour nous.

Imitateur du Sauveur, priez pour nous.

Stigmatisé de l'Alverne, priez pour nous.

Séraphin embrasé, priez pour nous.

Père aimable, priez pour nous.

Père vénérable, priez pour nous.

Père secourable, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

Visitez vos malheureux enfants, bienheureux Père saint François.

- Et réveillez-les du sommeil de la mort.

Prions

 

O Dieu qui, par les mérites du bienheureux saint François, avez enrichi votre Eglise d'une nouvelle famille, faites-nous la grâce qu'à son imitation, nous méprisions les choses terrestres et que nous puissions jouir pour toujours de la participation de vos dons célestes. Par Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

 

Cette Neuvaine est proposée par l'Etoile Notre Dame et est disponible en CD en cliquant ici

Poverello

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21 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Vingt-deuxième jour

Quis ut Deus ?

 

Le mot Michel (Mi-cha-el) signifie « Qui est comme Dieu ? » C'est le nom que l'Ange de la Victoire conquit au jour de son grand triomphe sur Lucifer.

Depuis ce jour glorieux, nommer, invoquer saint Michel avec confiance, c'est ou se prémunir contre une défaite, ou triompher soi-même de Satan et de ses légions, puisque ce Prince de la milice céleste n'a plus à diriger son invincible armée que vers les champs de bataille où l'homme lutte contre les esprits infernaux.

Oh ! Qu'il aime à venir à notre secours, dès le premier appel de notre âme, cet Adorateur de la sainte Humanité de Jésus et de son Sang précieux, ce Sujet fidèle de la Vierge-Mère, cet Ami de l'homme racheté par le Sang même qui l'a préservé du mal.

Adorateurs du Précieux Sang, les armes de saint Michel, son bouclier impénétrable, son armée toujours victorieuse, lui-même est à notre service. Appelons-le à notre aide aussi souvent que nous en avons besoin pour protéger en nous les intérêts de Jésus et de Marie, et il se hâtera d'accourir pour nous faire entendre d'une manière efficace son « Quis ut Deus ? »

Jeunes enfants, vous toutes, âmes privilégiées, qui ressemblez encore à l'Ange par le parfum d'innocence que vous exhalez, placez- vous aujourd'hui même, sous la protection de saint Michel, afin qu'il vous en revête comme d'une cuirasse impénétrable, et dites-lui :

« Saint Michel Archange, protégez-moi contre les ruses et les séductions de Satan. Je vous consacre toutes les avenues de mon âme, cette âme elle-même et toutes ses puissances. Protégez si bien les parties faibles de ma pauvre nature que toutes les luttes qu'elle aura à soutenir se changent en autant de victoires, à l'éternelle gloire du Sang très précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

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Vingt-troisième jour

Saint Michel et les vaincus de Satan

 

Mais, hélas ! Ce n'est pas seulement la troisième partie des hommes qui sont vaincus par les démons et laissés comme morts sur le champ de bataille spirituel ; plus que les trois quarts de l'humanité ne parviennent à leurs destinées éternelles qu'après avoir reblanchi leur robe dans le bain du Sang divin.

Saint Michel est trop ami de l'homme à cause de l'Homme-Dieu, trop ami du Sang précieux à raison de la grâce de préservation qu'il en a reçue, pour ne point s'efforcer de ressusciter la vie spirituelle dans lame du pécheur. Nous aider à recouvrer la grâce sanctifiante, quand nous avons eu le malheur de la perdre, constitue donc une des plus importantes missions du saint Archange. Il est l'Ange du Pardon.

Matin et soir, en disant le Confiteor, nous nous confessons « à Dieu, à la bienheureuse Vierge Marie et à saint Michel Archange d'avoir péché, grandement péché » ; matin et soir, nous conjurons « la bienheureuse Vierge Marie et saint Michel Archange de prier pour nous le Seigneur notre Dieu », parce que nous avons péché, grandement péché. Que cette accusation et cette supplication ne soient pas routinières sur nos lèvres ; disons-les de tout cœur, avec l'intention d'obtenir la contrition de nos péchés, la grâce de les confesser sincèrement, d'en recevoir le pardon, de ne les plus commettre et d'en faire pénitence. Si nous ne sommes pas de ces âmes qui ne font usage des pratiques de piété que pour pécher plus facilement, à l'aide de la présomption, saint Michel rendra efficace notre bonne volonté, notre désir sincère de rentrer en grâce avec notre Dieu rédempteur : il blanchira, dans le Sang de l'Agneau, notre vêtement spirituel, fût-il plus rouge que l'écarlate.

O glorieux Archange, j'ai péché, mille fois péché, et, en péchant, j'ai méprisé les souffrances et le Sang de mon Jésus, victime d'expiation et de réparation. S'il ne me convertit, s'il ne me pardonne, j'habiterai éternellement en la compagnie et sous les pieds des démons. Je vous en conjure, ô saint Michel, aidez-moi à me retirer de cet abîme de misère ; priez pour moi, et obtenez que mon âme resplendisse encore de l'éclat de la grâce ici bas ; faites qu'elle la conserve jusqu'à la mort, afin que, sortant de cette vie revêtue du Sang rédempteur, elle puisse aller le glorifier éternellement au ciel. Ainsi soit-il.

 

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 Vingt-quatrième jour

Saint Michel, notre Secours universel

 

Pantaléon assure que saint Michel nous délivre des dangers, et même des nécessités temporelles, lorsque nous l'invoquons avec confiance. Citons deux faits à l'appui de cette assertion : l'un est ancien et l'autre récent.

Sozomène raconte la guérison suivante. Un de ses amis souffrait d'une maladie qui finit par lui rendre impossible la digestion de tout aliment, même de tout médicament. Le médecin ayant perdu tout espoir de guérir son malade, Aquilin se fit porter dans une église consacrée à saint Michel, « afin d'y guérir ou d'y mourir ». Pendant la nuit, le saint Archange lui apparut et lui dit : « Faites-vous faire une potion composée de miel, de vin et de poivre et assaisonnez-en quelques aliments légers que vous prendrez ; ce remède vous rendra votre santé première ». Le médecin, consulté, jugea que, de soi, cette potion ne pouvait qu'être funeste au malade : celui-ci en usa néanmoins et fut guéri.

Le fait suivant a été publié dans les pieuses Annales du Mont-Saint Michel : « Ma mère allant à l'église par un sentier détourné, passait au bord d'une vigne en côtoyant un ruisseau profond. A moitié chemin, la tête lui tourne, elle perd l'équilibre et se sent tomber. Soudain, il lui semble être soulevée par les bras , et elle est transportée dans la vigne. Elle en a été tout effrayée. Moi, j'ai cru reconnaître là un trait de protection de saint Michel puisque ma mère dit tous les jours son chapelet ; mais, pour savoir s'il y avait eu réellement intervention surnaturelle, je fis cette prière : « Saint Archange, si c'est vous, il me faut une autre grâce : une personne nous doit de l'argent ; si, dans trois jours, la somme nous est remise par votre intercession, je croirai que c'est vous qui avez ainsi préservé ma mère dans cet imminent danger ». Le lendemain du jour où j'avais ainsi prié saint Michel, on me remit l'argent dont nous avions si grand besoin ».

Bon saint Michel, protégez-nous en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances. Soyez le médecin de nos corps et de nos âmes ; assistez-nous en toutes sortes de nécessités ; gardez-nous de tout accident et surtout du péril d'offenser Dieu : nous vous en conjurons par les mérites du très précieux Sang de Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

 

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Vingt-cinquième jour

Saint Michel nous aide à obéir à Dieu

 

Saint Michel, d'après Pantaléon, aide ses fidèles serviteurs à faire la volonté de Dieu. Jeunes gens, jeunes personnes qui êtes indécis, perplexes, embarrassés sur la voie qu'il vous faut prendre pour entrer dans les desseins de Dieu sur vous, recourez à saint Michel, l'Ange de l'Obéissance, et il vous enseignera le sentier de la soumission à la volonté divine.

Vierges, qui aspirez à donner à Dieu la première sève de votre jeunesse, la fleur de vos sentiments, votre être tout entier, et qui ne pouvez réaliser vos désirs de solitude, de vie cachée, de tête à tête, de cœur à cœur avec Jésus, recourez à saint Michel, et il écartera les obstacles qui entravent l'accomplissement de la volonté de Dieu sur vous ; il comblera vos saintes aspirations en vous conduisant au sentier de la perfection.

Aspirants au Sacerdoce et à l'Etat religieux, qui hésitez entre le monde et le sanctuaire, entre la bure et la soie ; vous qui craignez d'être téméraires en choisissant le calice du Sang divin, le calice de la souffrance pour votre partage dans la vie, recourez à Saint Michel, et il vous dira le secret de la volonté de Dieu sur vous.

Pauvres affligés que l'épreuve accable, que le pressoir de la douleur écrase, qui versez des larmes que l'Ange de la Résignation ne recueille pas, parce que votre agonie est sans Fiat, pauvres affligés, souvenez-vous que saint Michel porte l'étendard de la croix, que cet étendard est rougi du Sang divin, et qu'il suffit d'une goutte de ce Sang pour adoucir votre joug et alléger votre fardeau. Recourez à saint Michel, invoquez-le avec persévérance et il versera sur vos douleurs une telle onction, ou dans votre âme une telle force que l'Ainsi soit-il jaillira insensiblement de vos lèvres, et deviendra comme le baiser, l'Alléluia de votre âme à la volonté du Dieu qui vous crucifie.

Saint Michel Archange, dirigez et maintenez nos pas dans les sentiers de la volonté de Dieu, soit qu'ils mènent dans la plaine ou sur le Calvaire ; car, quoi qu'il m'en coûte, je veux sauver mon âme et glorifier éternellement, avec les Anges et les élus, le Précieux Sang de mon Rédempteur.

 

 

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Vingt-sixième jour

Saint Michel à l'heure de la mort

 

« Michel, mon archange, je vous ai établi prince sur toutes les âmes qui doivent être reçues dans mon royaume ». Ces paroles; que l'Eglise met sur les lèvres de Notre-Seigneur, nous apprennent que saint Michel a aussi pour fonction de nous assister à la mort.

Quelle heure terrible ! Quelle heure épouvantable ! C'est l'heure de la faiblesse de l'homme à qui il ne reste plus qu'un souffle de vie ; c'est l'heure de la puissance des esprits de ténèbres, l'heure où ils s'assemblent en légions pour tourmenter notre âme, afin de lui faire perdre la grâce de la rédemption. Mais saint Michel arrive aussi, avec la multitude de ses Anges, auprès du juste mourant. Là, la lutte s'engage de nouveau entre les deux armées ; mais, comme toujours, Satan est vaincu et repoussé dans le noir abîme.

Pour mériter cette grâce insigne de la protection de saint Michel à l'article de la mort, il faut : 1° être fidèle à Dieu pendant la vie ; 2° ou si la faiblesse en empêche, se hâter, au moins, après une faute, de purifier son âme dans le bain du Sang de Jésus ; 3° honorer le grand Archange et l'invoquer habituellement dans ce but, ne fût-ce que par l'une ou l'autre des deux courtes prières qui suivent :

 

Prière de la Sainte Eglise

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Prière de Saint Anselme

 

« Saint Michel, archange de Dieu, gardien du ciel, venez à mon secours au moment de la mort ; soyez ma défense contre l'ennemi malin, et conduisez mon âme dans le paradis de la jubilation éternelle » que Jésus-Christ nous a acquis par l'effusion de tout son Sang. Ainsi, soit-il.

 

 

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Vingt-septième jour

Saint Michel au Tribunal de Dieu

 

Saint Michel archange ne présente pas seulement les âmes au tribunal de Dieu, il est encore chargé de procéder au pèsement de leurs œuvres. (C'est pourquoi saint Michel est souvent représenté portant une balance). Ce pèsement des œuvres ne signifie pas que ceux qui auront fait un plus grand nombre de bonnes œuvres que de péchés seront sauvés, ni que ceux qui en auront fait un moindre nombre seront damnés ; cela signifie seulement que l'âme qui aura quitté la terre dans la grâce de Dieu aura le bonheur de contempler le Sang Divin dans le plateau de la balance opposé à celui de ses péchés.

Or, c'est Saint Michel, le premier adorateur de la sainte humanité de Jésus et de son Sang précieux, qui remplit l'auguste fonction d'ajouter ce prix de la rédemption aux œuvres des âmes qui sortent de cette vie dans l'amitié de Dieu.

L'âme revêtue de la grâce n'eut-elle à opposer à des iniquités incalculables que le seul acte de contrition qui l'aura sauvée, cet acte de contrition étant une une goutte du Sang de Jésus, c'est à dire un fruit de sa passion et de sa mort, c'en est assez pour que je jugement favorable qu'elle recevra soit un jugement plein d'équité ; son éternelle couronne sera un tissu des miséricordes du Sang rédempteur.

Cette raison n'est-elle point assez puissante pour nous engager à rendre chaque jour, quelque hommage au Sang infiniment précieux dont les mérites, sont destinés à nous couvrir des mérites, si nous savons obtenir qu'ils nous soient appliqués.

Saint Michel Archange, ô vous qui aimez mon âme, et qui la voulez voir éternellement heureuse, je vous en conjure, manifestez-moi votre amour dès cette vie, en m obtenant une grande dévotion envers le Précieux Sang et la douloureuse Passion de mon bien-aimé Rédempteur. Si j'obtiens cette grâce et celle de vous invoquer chaque jour, je suis certain d'entendre une sentence de salut au tribunal du Souverain Juge, et de chanter éternellement la puissance, la miséricorde et la charité du Sang de l'Agneau immolé. Ainsi soit-il.

 

 

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Vingt-huitième jour

Saint Michel après la sentence du Juge

 

Après le jugement, l'âme n'a plus qu'à prendre le chemin de son éternité. Si elle a entendu la sentence de salut qui lui ouvre le ciel sans délai, saint Michel l'y introduit au milieu des concerts de sa triomphante armée. Si l'enfer est son partage, saint Michel la livre à Satan qui la précipite dans le gouffre de feu.

Si l'âme doit séjourner au purgatoire, saint Michel, nous pouvons le conjecturer, l'y conduit en compagnie de l'Ange gardien. Et si cette âme a souvent invoqué saint Michel pendant la vie, si elle l'a fait honorer et aimer, le glorieux archange intercède pour elle et lui obtient une diminution de temps et de peine.

Jacques Massi rapporte qu'un prêtre, célébrant la Messe des morts recommandait quelques âmes d'une manière spéciale, en prononçant ces paroles : « Que le prince des Anges, Saint Michel, les introduise dans la Sainte Lumière » ; et à l'instant même, il vit le saint archange descendre du ciel dans le purgatoire pour les délivrer.

Le même auteur rapporte qu'un moine de Citeaux apparut à un prêtre et lui dit qu'il serait délivré du Purgatoire, si, à la messe, il le recommandait à saint Michel. Le ministre de l'autel se rendit à son désir, et il vit ainsi que d'autres personnes, l'âme de son ami conduit au ciel par le saint Archange.

Remarquons que l'âme du défunt demande qu'on invoque saint Michel pendant la messe. N'est-ce point dire que le glorieux dépositaire des âmes est plus promptement propice à celles qui l'invoquent en lui rappelant les souffrances, le Sang répandu et la mort de notre bien-aimé Rédempteur ?

O saint Michel, qu'elle sera longue mon expiation en l'autre vie, si vous ne m'obtenez, dès celle-ci, cet amour douloureux qui expie toute faute !... Ah ! si je ne suis pas digne d'une grâce aussi insigne, si je dois connaître le feu du purgatoire, je vous en prie, je vous en supplie, je vous en conjure par toutes les plaies de Jésus-Christ, versez abondamment sur mon âme la rosée rafraîchissante du Sang divin, afin que je ne gémisse pas longtemps loin de mon Dieu. Par ce même Sang si généreusement répandu, ayez pitié, ô saint Archange, de toutes les âmes détenues dans ce lieu d'expiation, particulièrement de celles qui m'intéressent davantage. Ainsi soit-il.

 

 

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Vingt-neuvième jour

Fête de Saint Michel Archange

 

La sainte Eglise ayant fait de ce jour la fête principale de Saint Michel, considérons-je aujourd'hui comme son protecteur spécial. Le dragon, dit saint Jean dans son apocalypse, se mit à persécuter la femme. Quelle femme est donc l'objet de cette persécution ? « Voulez-vous la connaître, dit Mgr Gaume ? Prêtez l'oreille à la voix des siècles passés et présents, tous répètent le nom de Marie »

Voici comment le docte abbé Soyer met le texte que nous lui empruntons en rapport avec Saint Michel considéré comme le protecteur de l’Église universelle.

« Marie, dit-il, est la femme immortelle, quarante siècle avant sa naissance, elle vivait dans Eve ; et Satan le savait. Depuis dix-neuf siècle, elle vit dans l’Église et Satan le sait encore.

Marie, en effet, vit dans l'Eglise, sa fille et sa ressemblance. Nous disons sa fille ; car le Sang divin qui a enfanta l'Eglise est le sang de Marie. Nous disons sa ressemblance ; comme Marie, l'Eglise est vierge et mère tout ensemble. Vierge, jamais l'erreur ne l'a souillée ; mère, elle enfante autant de Christs qu'elle enfante de chrétiens. Ainsi la femme, objet de la haine éternelle du Dragon, c'est l'Eglise, ou plutôt Marie vivant dans l'Eglise.

Le défenseur, le protecteur de Marie et de l'Eglise dans laquelle elle vit, est toujours celui qui fit entendre, dans le ciel, ce cri : « Qui est comme Dieu ? »

La sagesse divine a ses vues sur l'Eglise comme elle a eu ses vues sur Marie. L'épée du chef de la milice céleste n'empêche pas toujours l'Eglise de perdre ses possessions matérielles, ou plutôt de se les voir usurpées ; car la victoire de l'Archange, aux époques des spoliations et des persécutions qu'il laisse faire, est dans la défaite elle-même. En effet, la vie de l'Eglise n'est jamais plus vigoureuse et plus forte que quand celui qui la gouverne n'a plus qu'un sceptre brisé, une couronne dérisoire, un palais d'emprunt. D'ailleurs comme Marie, comme le Christ, l’Église doit ensanglanter sa voie à travers les siècles, par la souffrance...

Mais, comme ministre de Jésus-Christ qui a promis l'immortalité à son église, Saint Michel la protège toujours victorieusement contre le mal réel auquel les méchants veulent arriver par leur persécution : jamais elle ne sera détruite ; jamais son action sur la terre ne sera interrompue ; jamais elle ne cessera d'être une, sainte, catholique, apostolique ; jamais elle ne sera atteinte dans ce qui la constitue à proprement parler : sa foi, ses principes, son autorité, son infaillibilité. Dans ces circonstances, le « Qui ut Deus ? » de Saint Michel retentit toujours triomphalement ; et quand la conversion ne fait pas rentrer les oppresseurs de l’Église dans les voies du pardon, la lance de Saint Michel les précipite, au jour de la reddition des comptes, avec les premiers révoltés.

Saint Michel est aussi chargé de protéger les hommes apostoliques qui travaillent à l'extension de la sainte Eglise Un jour, il entre dans la prison de saint Erasme, martyr, et lui dit : « Je suis l'Archange Michel envoyé vers toi pour te mener dans la province de Campanie où tu dois enseigner le peuple ». Il rompt les chaînes du martyr, le sort de sa prison et le transporte au lieu de son apostolat. Une légende ajoute que, pendant sept ans, il fournit à l'apôtre le pain de chaque jour.

O saint Archange, au nom et pour la gloire du Sang de Jésus, secourez l'Eglise et son auguste chef, qui vous fait invoquer quotidiennement par toute la chrétienté, depuis si longtemps déjà ; secourez les hommes apostoliques qui vont annoncer la Bonne Nouvelle aux quatre coins du ciel ; soyez avec eux dans leurs tribulations, dans leurs prisons et à leurs derniers instants, et que le Sang vivificateur qu'ils distribuent aux âmes soit le Sang qui en fasse d'autres Christs sur la terre et au ciel. Ainsi soit-il.

 

 

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Trentième jour

Saint Michel à la fin du monde

 

« Aussitôt, dit l'apôtre, que le signal aura été donné par la voix de l'Archange, et par le son de la trompette de Dieu, le Seigneur descendra du ciel et ceux qui seront morts avec Jésus-Christ ressusciteront les premiers ».

Bernardin de Picquigny dit que cet Archange est Saint Michel, et que c'est d'après ses ordres que les esprits angéliques rassembleront... des extrémités du ciel les élus de Dieu. « Alors, dit l'Evangile, le signe du Fils de l'Homme paraîtra dans le ciel ». Quel est ce signe ? La Croix de Jésus-Christ, le porte-étendard des élus ? L'église nous l'apprend : « Sed explicat vidor Crucem Michael, salutis signifier » : c'est-à-dire : « à leur tête l'Archange Saint Michel porte l'étendard de la Croix, emblème de la victoire ». C'est donc saint Michel qui a pour mission de réunir les élus sous ce drapeau du chef des prédestinés.

Si nous voulons que cette croix, que ces plaies nous attirent au jour de la grande victoire ; si nous voulons qu'elles nous glorifient, rendons hommage, pendant la vie, à la Croix du Calvaire aux plaies sanglantes du Rédempteur ; et souvenons-nous qu'il n'y aura, pour suivre Jésus dans sa gloire, que ceux qui l'auront suivi dans ses humiliations et ses souffrances.

Oserions-nous prendre place sous ce royal étendard, le saluer avec confiance, au jour de son triomphe, si pendant la vie, le mystère de la croix nous avait été indifférent. Surtout si nous avions été des ennemis pratiques de la croix de Jésus ?

O saint Archange, la terreur me saisit quand je réfléchis à cette sortie du tombeau, à ce voyage vers le lieu du jugement, à cette apparition de la Croix du Christ dans les nues... En quel état ressusciterai-je ?.. Sera-ce comme les amis du Crucifié ? Ah ! je vous en prie et je veux vous en prier tous les jours de ma vie, fortifiez-moi, ô saint Archange, dans mes combats contre la croix, afin qu'elle remporte sans cesse de nouvelles victoires sur ma nature, et qu'après avoir ainsi triomphé de moi ici-bas, elle me fasse participer aux joies de l'éternel triomphe. Ainsi soit il.

 

 

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Prière pour choisir saint Michel Archange comme protecteur spécial

 

O grand Prince du ciel, gardien très fidèle de l’Église, Saint Michel Archange, moi N, quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l'excellence de vos privilèges et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien et, en présence de tous les Anges du ciel que je prends a témoin de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat particulier et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n'offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles ni en pensées. Défendez moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté ; et à l'heure de ma mort, obtenez la paix à mon âme et introduisez-la dans l'éternelle patrie. Ainsi soit-il.

Grand saint Michel et vous tous, ô saints Protégez-nous dans les dangers présent : les ennemis de vos saintes phalanges nous font la guerre en tous lieux, en tous temps : luttez pour nous, Anges de la victoire, et que le Sang qui vous rendit vainqueurs un jour, au ciel, nous couronne de gloire, et nous unisse à vos célestes chœurs.

 

Épilogue

 

Les exercices de ce Mois ressemblent à ceux de la vie : ils fatiguent. Pourquoi ? Parce qu'il ne s'y rencontre un pas seul jour de parfait repos. L'Ange et l'âme reparaissent invariablement les armes à la mains, revêtus du casque de guerre, de l'armure et du bouclier... Est-ce que ce Mois n'eut pas plu d'avantage si l'Ange et l'âme eussent été montrés sous des vêtements plus diaphanes ? Oui, sans doute. Mais la lutte étant de tous les instants, il a fallu sonner le clairon, se remettre sous les armes tous les jours, afin de rappeler à l'homme que l'heure du repos ne sonnera pas avant le jour éternel : et qu'il importe, pour réunir l'Ange et l'âme dans le triomphe des cieux, qu'ils soient toujours militants l'un près de l'autre sur le champ de bataille de la terre.

 

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

 

 

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

Fin du Mois de Saint Michel et des Saints Anges

 

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Prochain mois de dévotion: Mois des âmes du Purgatoire, rendez-vous le 31 octobre

 

 

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Neuvaine à saint Michel et aux neuf chœurs des Anges

Neuvaine à saint Michel et aux neuf chœurs des Anges

Du 21 au 29 septembre

Fête des saints Archanges

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Introduction

 

Dans les religions juive, chrétienne et musulmane, les Archanges sont une catégorie d'Anges. Ils constituent l'un des neuf chœurs des Anges. Dans la hiérarchie des Anges, les Archanges forment le second niveau, juste au-dessus des Anges eux-mêmes (comme l'indique le préfixe « arch » qui signifie supérieur). Le Nouveau Testament mentionne un « chef des Anges » : Michel (Jd 1,9). Le terme n'est par ailleurs employé, toujours au singulier, qu'en une autre circonstance. (1Th 4,16). Il existe deux expressions pour désigner cet Archange : « l'Archange saint Michel », comme dans la phrase « L'Archange saint Michel a terrassé le dragon. » « Saint Michel Archange », comme dans la phrase « Saint Michel Archange, priez pour nous. » Cette dernière expression étant une forme honorifique où l'on insiste sur le rang d'archange. Le grand théoricien de la hiérarchie céleste reste le Pseudo-Denys l'Aréopagite, dans sa Hiérarchie céleste (vers 490).

« Lorsqu'il s'agit de déployer une puissance extraordinaire, c'est Michel qui est envoyé. En effet, son action comme son nom, qui veut dire : « Qui est comme Dieu », font comprendre aux hommes que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de réaliser. L'antique Ennemi, le diable, qui a désiré par orgueil de se faire semblable à Dieu, disait : « J'escaladerai les cieux ; au-dessus des étoiles j'érigerai mon trône ; je serai semblable au Très Haut » (Is 14,13). Mais l'Apocalypse nous dit qu'à la fin des temps, lorsqu'il sera laissé à sa propre force, avant d'être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l'archange Michel : « Il y eut un combat dans le ciel : Michel et ses anges combattirent contre le Dragon. Et le Dragon lui aussi combattait avec ses anges ; mais il n'eut pas le dessus ; il fut précipité en bas » (Ap 12,7). En vertu de l'autorité attribuée à saint Michel Archange, l’ange en chef,  il sera comme le bras de Jésus-Christ lors de son retour dans la gloire (Apocalypse 12,7; 19,14-16; 1pierre 3,22). Cette neuvaine à l’archange saint Michel et aux neuf chœurs des anges obtient des grâces extraordinaires et le secours du ciel contre les afflictions et actions d'origine démoniaque.

 

Prières quotidiennes

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Esprit-Saint, Toi qui es depuis toujours le maître de l’impossible, viens réaliser en nous tout ce qui t’est possible : fais revivre ce qui meurt, fais éclore ce qui germe, fais mûrir ce qui est tombé en terre. Sois en nous l’Esprit du Père ; viens nous convaincre de donner notre vie et de collaborer au grand œuvre de la création, de la terre à transformer aux terres à partager entre nous. Sois en nous l’Esprit du Fils : viens nous apprendre à passer par la Croix, pour ouvrir le chemin de ton Royaume et à vivre dans la confiance, les épreuves comme les joies. Sois en nous l’Esprit de sainteté, qui nous initie aux mœurs de Dieu, à la générosité du Père, à la fidélité du Fils, et aussi au courage des apôtres et à la louange de Marie. Sois en nous l’Esprit qui fait sans cesse une humanité nouvelle, qui recrée nos libertés quand elles se défont, qui maintient l’espérance au cœur même des violences, qui ne désespère d’aucun homme, pas même de ceux qui n’attendent plus rien de Dieu. Donne-nous à chacun de trouver notre place dans ce grand corps du Christ et de consacrer tout notre être à sa croissance, pour que le monde ait la Vie, la Vraie Vie, celle que l’on trouve en perdant la sienne, avec toi, grâce à toi, O maître de l’impossible ! Amen !

 

Confiteor

 

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères que j'ai péché, en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, j'ai vraiment péché ; c'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints, et vous aussi mes frères, de prier pour moi le Seigneur Notre Dieu.

 

Formuler ensuite la demande ou l'intention de la neuvaine.

 

Trois Notre Père, trois Je vous salue Marie et trois Gloire au Père.

 

9 choeurs des Anges

Premier jour

En l'honneur des Séraphins

 

Saint Michel Archange, rempli de la sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et protecteur contre les forces du Mal. Prince très glorieux de la milice céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l'air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits, à l'image de sa propre nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Amen

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Deuxième jour

En l'honneur des Chérubins


Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu du rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable, le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l'accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l'enfer. Saint Michel Archange, terreur des démons, vainqueur de Satan, venez à mon secours, dans la lutte que je dois mener chaque jour contre mes défauts, contre les mauvaises influences qui m'assaillent de toutes parts. Aidez-moi à vaincre les tentations et à mener le bon combat avec persévérance et confiance pour mon plus grand bien. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Troisième jour

En l'honneur des Trônes


Grand défenseur du peuple chrétien Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l'Eglise, terrassez l'hérésie, exterminez les schismes et confondez l'incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre foi. Que l'Eglise de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s'agrège des royaumes entiers afin qu'elle puisse peupler le ciel d'âmes élues, pour la plus grande gloire du divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité. Saint Michel Archange, fidèle serviteur de Dieu, humble et fidèle à votre Créateur, vous vous êtes levé et vous avez combattu contre Lucifer, le rebelle, l'orgueilleux. Soyez mon soutien ma force dans la lutte contre le mal. Apprenez-moi à louer, à aimer, à servir le Seigneur notre Dieu, dans l'humilité, la confiance, la fidélité et l'amour. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Quatrième jour

En l'honneur des Dominations


O vous, qui êtes le Prince et le Porte-Etendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l'ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du juste vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité ; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu. Saint Michel Archange, Ange de la paix, dans le combat du ciel, vous avez rassemblé les anges fidèles pour vaincre Satan et pour louer Dieu dans l'allégresse, dans la joie et la paix ; je vous prie spécialement d'intercéder pour faire régner la paix dans les cœurs, les familles, l'Eglise, les nations et le monde. Que vienne le Règne de paix et d'amour du Christ notre Sauveur. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Cinquième jour

En l'honneur des Puissances


Saint Michel Archange, c’est vous que la sainte Eglise vénère comme son gardien et son protecteur. C’est aussi à vous que le Seigneur a confié la mission d'introduire dans la céleste félicité, les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de Paix, d'écraser Satan sous nos pieds afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l'Eglise. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l'abîme, pour qu'il ne séduise plus les nations. Saint Michel Archange, bienfaiteur des peuples qui vous honorent, soyez toujours à mes côtés. Apprenez-moi à vivre en communion incessante de cœur et d'esprit avec le Seigneur, en paix avec mes frères. Présentez à Dieu mes humbles prières et supplications. Priez avec moi, priez pour moi, soutenez-moi. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.


Sixième jour

En l'honneur des Vertus

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. Prince très glorieux, souvenez-vous de nous, et priez le Fils de Dieu pour nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit du ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous êtes descendu du ciel. Venez au secours du peuple de Dieu. Saint Michel Archange, notre soutien dans la lutte contre le mal, voyez le combat acharné et continuel que les forces du mal livrent contre les enfants de Dieu. Je vous en supplie, intercédez pour nous, soutenez ceux qui sont méprisés, rejetés, persécutés, pour qu'ils puissent rester fidèles au Seigneur. Obtenez-leur, obtenez-nous le courage, la confiance, la persévérance. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Septième jour

En l'honneur des Principautés

 

O Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, Dieu vous a chargé d'organiser et de conduire les phalanges angéliques, très dignes de tout culte, de toute louange et de tout éloge. Eclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie ; élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit, incliné vers les choses de la terre ; affermissez mes pas sur le sentier qui conduit aux Cieux ; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi misères et malheurs. Saint Michel Archange, gardien et patron de la Sainte Eglise, voyez aujourd'hui l'Eglise du Christ, parfois contestée, critiquée par les forces du mal. Saint Michel, soutenez Sa Sainteté "le Pape" et tous les fidèles en communion avec lui. Eclairez ceux qui doutent et qui chancellent. Soyez aujourd'hui et toujours le défenseur et le protecteur de la Sainte Eglise du Christ. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Huitième jour

En l'honneur des Archanges

 

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté. Elle est si semblable à celle de Dieu, qu'après son Verbe éternel aucun autre Esprit céleste ne vous est comparable. Votre volonté, harmonieusement est unie à celle du Cœur immaculé de Marie, pour le bien de l'homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. Rendez-moi sensible le réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse. Saint Michel Archange, dont la prière conduit au bien, voyez notre prière bien humaine et compréhensible quand un être cher est enlevé à notre affection. Vous êtes notre intercesseur auprès de Dieu, priez intensément pour le repos de l'âme de nos chers défunts et pour la consolation de ceux qui les pleurent. Que Dieu de Miséricorde les accueille dans le bonheur de la vie éternelle. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

Neuvième jour

En l'honneur des Anges

 

Glorieux Archange Saint Michel, vous êtes le grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l'Eglise universelle. Le Tout-Puissant vous a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps, pour les présenter au très juste Juge. Daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide, et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu'ils m'épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l'Espérance et la Charité, afin que mon âme portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur. Amen.

Saint Michel Archange, vous introduisez les âmes dans la lumière éternelle. A chaque seconde, des âmes quittent cette terre d'exil, soyez auprès des agonisants qui livrent le dernier combat contre le prince du mensonge et du mal, qui voudrait les entraîner dans l'abîme. Avec la Vierge Marie, soyez auprès de nous pour nous assister à l'heure du grand passage vers l'éternité. Présentez notre âme au Dieu de Miséricorde et d'Amour. Amen.

Me confiant en l'intercession de votre Bienheureux Archange Saint Michel, je vous supplie, Seigneur, de m'accorder la grâce (…)

 

Saint Michel Archange, de votre lumière éclairez-nous.

De vos ailes, protégez-nous.

De votre épée, défendez-nous.

 

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Litanies à saint Michel, Prince de la Milice céleste

 

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous


Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous


Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte-Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte-Marie, Reine des Cieux, priez pour nous

Sainte-Marie, Reine des Anges, priez pour nous


Saint-Michel Archange, priez pour nous

Saint-Gabriel Archange, priez pour nous

Saint-Raphaël Archange, priez pour nous

Esprits bienheureux des neuf chœurs des Anges, priez pour nous

Saint-Michel, héraut du Christ-Roi et de la Reine du Monde, priez pour nous

Saint-Michel, miroir d'humilité, priez pour nous

Saint-Michel, terreur des démons, priez pour nous

Saint-Michel, protecteur et défenseur du saint sacrifice de la Messe, priez pour nous

Saint-Michel, rempli de la Sagesse divine, priez pour nous

Saint-Michel, parfait adorateur du Verbe divin, priez pour nous

Saint-Michel, couronné d'honneur et de gloire, priez pour nous

Saint-Michel, très puissant prince des armées célestes, priez pour nous

Saint-Michel, porte-étendard de la Sainte Trinité, priez pour nous

Saint-Michel, gardien du Paradis, priez pour nous

Saint-Michel, guide et consolateur du peuple d'Israël, priez pour nous

Saint-Michel, splendeur et forteresse de l'Église militante, priez pour nous

Saint-Michel, lumière des anges, priez pour nous

Saint-Michel, force de ceux qui combattent sous l'étendard de la Croix, priez pour nous

Saint-Michel, lien de la charité fraternelle, priez pour nous

Saint-Michel, lumière et confiance des âmes au dernier terme de leur vie, priez pour nous

Saint-Michel, secours très assuré, priez pour nous

Saint-Michel, notre aide dans toutes nos adversités, priez pour nous

Saint-Michel, héraut de la sentence éternelle, priez pour nous

Saint-Michel, consolateur des âmes retenues au Purgatoire, priez pour nous

Saint-Michel, que le Seigneur a chargé de recevoir les âmes après la mort, priez pour nous

Saint-Michel, notre prince, priez pour nous

Saint-Michel, notre avocat, priez pour nous


V/. Priez pour nous, ô glorieux Saint-Michel, prince de l'Eglise de Jésus-Christ.

R/. Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.

 

Prions

 

Seigneur Jésus-Christ, sanctifiez-nous par une bénédiction toujours nouvelle et accordez-nous, par l'intercession de Saint-Michel Archange, cette sagesse qui nous enseigne à amasser des trésors dans le Ciel et à échanger les biens du temps contre ceux de l'éternité. Vous qui vivez et régnez, avec le Père, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen !

 

Neuvaine proposée par l'Etoile Notre Dame et disponible en CD auprès de leur boutique

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14 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

21600BG

Quinzième jour

L'action des démons ici-bas

 

L'action des démons dans l'univers et sur l'homme serait à peu près sans borne, si elle n'était restreinte et dirigée par Dieu. Ainsi, d'après le Rituel et le Pontifical, ils peuvent corrompre l'air, l'eau, répandre la peste, soulever des tempêtes, envoyer des ouragans, des grêles, des foudres, en un mot déchaîner tous les éléments. Ils peuvent attaquer l'homme dans son corps, Se présenter à lui sous forme de spectres et de fantômes : souvent même ils se donnent pour les âmes des morts. Ils peuvent encore communiquer à l'homme leur vertu malfaisante, s'emparer de lui, habiter en lui, infester sa demeure, la hanter et la lui rendre dangereuse. Enfin, ils peuvent le harceler d'une manière terrible à l'heure de la mort, et disputer à son âme, au sortir du corps, le passage à la bienheureuse éternité. Quelle puissance ! Comme elle est propre à nous jeter dans l'épouvante !

L'éclair brille, la foudre éclate... C'est peut-être Satan qui déchire la nue pour atteindre une âme en péché mortel avant qu'elle n'ait le temps de se repentir... Pauvre âme, tremblez... et priez les saints Anges de vous secourir en offrant, en votre faveur, le Sang du Dieu bon qui n'acheva pas le roseau à demi brisé et qui n'éteignit pas la mèche encore fumante ; puis, hâtez-vous de vous blanchir dans l'Onde régénératrice de la pénitence.

Deux cavaliers bien coupables chevauchaient l'un près de l'autre, en un jour d'orage. Tout à coup, une voix formidable, criant : « Frappe ! Frappe ! » se fait entendre. Au même instant la foudre éclate, abat l'un des cavaliers et l'étend sans vie sur le sol. Terrifié, à ce spectacle, l'autre cavalier lance son cheval vers les premières habitations. Il allait les atteindre quand, tout à coup, la même voix terrifiante retentit : « Frappe ! Frappe ! » « Non, non », reprend une voix majestueuse, paraissant sortir de la nue, « épargne celui-là, car, ce matin, il a entendu ces paroles : « Et Verbum caro factun. est ». N'était-ce point la voix de saint Michel couvrant de sa protection l'adorateur du Précieux Sang ?... Ah ! De combien de malheurs nous préserve 'audition de la sainte messe à laquelle les saints Anges assistent par légions !

Comme tous ne peuvent l'entendre chaque jour, la pratique suivante pourrait peut être y suppléer, surtout si, d'esprit et de cœur, l'on s'unit à toutes les messes qui se célèbrent dans l'univers entier.

Un religieux Passionniste de Rome, le P. Fr.-J. Barthélemy, eut, un jour, en célébrant la sainte messe, la révélation que de grands maux allaient fondre sur le monde, et que, quiconque réciterait, avec piété, la prière suivante en serait préservé.

« Ô Jésus, divin Rédempteur, soyez-nous miséricordieux ; miséricorde pour nous et pour le monde entier ! Ainsi soit-il.

Dieu saint. Dieu fort, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. Ainsi soit-il.

Grâce et miséricorde ! Miséricorde, mon Jésus ! Pendant les dangers présents, couvrez-nous de votre Sang précieux.

Père éternel, faites-nous miséricorde, au nom du Sang de votre Fils unique ; faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Ainsi soit-il ».

 

21600BC

Seizième jour

Les Tentations du Démon

 

Mais c'est surtout sur nos âmes que Satan et ses légions exercent leur action malfaisante. Perdre l'homme pour l'éternité ; rendre stérile le Sang répandu avec une telle profusion ; anéantir les fruits de la douloureuse Passion de l'Homme-Dieu : voilà ce que veulent obtenir les anges déchus. C'est pourquoi le tentateur rôde sans cesse autour de nous, qu'il épie chacun de nos mouvements ; c'est pourquoi il nous présente la tentation sous ses formes les plus variées, les plus séduisantes, et dans les circonstances les plus dangereuses à notre fragile nature.

Puisque la vie de notre âme est si continuellement exposée, couvrons-nous du bouclier de la vigilance et armons-nous du glaive de la prière, c'est-à-dire ne nous exposons point à la tentation et protégeons-nous contre elle. Si, malgré ces précautions l'enfer nous attaque, invoquons le Sang divin, la Reine des Anges, Saint Michel, notre Ange Gardien, toute la milice angélique, et nous serons victorieusement défendus.

Rendons-nous familières les deux prières suivantes, que l'Eglise a enrichies d indulgences, et qui sont, à la fois un bouclier et une arme contre les démons :

Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu (100 jours d'indulgences).

Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et au soin duquel j'ai été confié par la bonté suprême, daignez m'éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Ainsi soit-il. (100 jours d'indulgences).

 

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Dix-septième jour

Satan n'est pas plus fort que nous

 

Pauvres combattants de la vie, reprenons courage ! Car il est un asile où Satan ne pénètre pas, une citadelle qu'il ne peut prendre malgré nous : c'est notre volonté.

Quelles que soient les séductions de Satan, eussent-elles comme pénétré toutes les fibres de la partie inférieure de notre âme : nous semblât-il même que toutes les pensées, tous les sentiments de l'enfer sont en nous, pourvu que notre volonté les subisse seulement, pourvu qu'elle ne dise pas ; J'accepte tout cela ; je consens à tout cela, notre âme est triomphante et l'enfer est vaincu : car ce qui fait le péché, c'est le consentement et non la tentation.

La victoire sur les démons est toujours possible à l'homme ; car, ainsi que le dit saint Paul, « Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au delà de nos forces », c'est-à-dire des forces que recevra du ciel l'âme qui les demande, car de nous-mêmes nous ne pouvons rien.

C'est vrai, mon Dieu, vous prêterez toujours votre force à l'âme qui lutte pour protéger en elle le Sang de votre Fils ; toujours vous la rendrez triomphante des ennemis qui veulent lui faire fouler aux pieds ce Sang divin. Vous ne mettez qu'une condition à ce secours : c'est qu'on l'implore avec ferveur. Nous vous en conjurons donc, ô mon Dieu, enseignez-nous à prier de cette manière efficace qui vous fait accourir à notre aide à l'heure de la tentation, et nous en rend victorieux.

Et vous, saints Anges, infatigables lutteurs, soldats intrépides de la milice céleste, venez, sous la conduite de saint Michel, votre chef, venez, à l'heure de la lutte, terrasser et mettre en fuite tous nos ennemis spirituels Ainsi soit-il.

 

 

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Dix-huitième jour

Les Anges des Mères chrétiennes

 

« Le pouvoir des Anges est tel, dit Saint Thomas d'Aquin, que le dernier 'entre eux commande à Lucifer lui-même et s'en fait obéir ». Saint Jean vit descendre du ciel un Ange qui avait la clef «le l'abîme et une longue chaîne à la main. Il prit le dragon et l'enchaîna ; puis, le jeta dans l'abîme, qu'il ferma et scella sur lui.

C'est pourquoi les puissances infernales ne pourront jamais nuire à l'homme qui invoque les saints Anges avec confiance, ceux-ci étant chargés de le protéger et de le défendre. Marie d'Agréda donne sur ce sujet des détails qui intéresseront vivement les mères chrétiennes.

« Dès l'instant, dit-elle, qu'un enfant a été conçu, le Seigneur ordonne aux anges de le garder, ainsi que la mère... De ce moment, les anges ont de grandes disputes avec les démons pour défendre les enfants qu'ils prennent sous leur protection. Les démons allèguent qu'ils ont juridiction sur eux, parce qu'ils sont conçus dans le péché... Les Anges les défendent, mettant en avant que, malgré le péché originel. Dieu les crée afin qu'ils le connaissent, et qu'en vertu de la passion et du Sang de Jésus-Christ, ils puissent mériter la gloire... Si les parents ont reçu le sacrement et la bénédiction de l’Église ; s'ils sont charitables envers les pauvres ; s'ils sont pieux et dévots ; s'ils pratiquent quelques bonnes œuvres, les Ancres se servent de ces vertus et de ces œuvres comme d'armes contre les démons pour défendre ceux qui leur ont été recommandés...

Les démons continuent leur persécution et les Anges leur défense, après la naissance des enfants. C'est alors que le dragon redouble sa fureur contre ceux qui peuvent recevoir le baptême, et qu'il fait tous ses efforts pour l'empêcher... Les saints Anges les gardent avec une sollicitude vigilante, car tous les soins de ceux qui les élèvent ne sauraient prévenir tant de périls qui les environnent dans un âge si tendre... Leurs Anges les défendent quand ils dorment, quand ils se trouvent seuls et en d'autres occasions dans lesquelles un grand nombre d'enfants périraient, si leurs Anges ne les protégeaient.

Quand, parvenus à l'âge de raison, les enfants commencent à pécher, la résistance que font les démons pour empêcher les Anges de les tirer du péché est plus forte. Alors, les Anges mettent en avant les vertus de leurs parents et les bonnes actions des mêmes enfants. N'eussent-ils fait que prononcer le Nom de Jésus ou celui de Marie, lorsqu'on leur apprend à l'articuler, ils l'allèguent pour les défendre ; et s'ils ont d autres dévotions, s'ils savent et récitent les prières chrétiennes, les saints Anges se prévalent de tout cela comme d'armes propres à l'homme pour le défendre du démon ».

Parents chrétiens, pères et mères, aidez vos enfants alors qu'ils ne peuvent s'aider eux-mêmes ; et que votre piété, vos prières, vos bonnes œuvres leur soient une protection contre l'enfer.

O saints Anges, c'est ainsi que vous avez gardé et protégé mon corps et mon âme, dès mon entrée dans la vie Si, du sein de ma mère, je suis passé dans le sein de la sainte Eglise, par l'eau de la régénération baptismale ; si je me suis purifié de mes premières souillures dans le Sang de l'Agneau, c'est à votre protection que je le dois... Merci, saints Anges, de tout ce que vous avez fait pour moi jusqu'à aujourd'hui. Daignez me continuer votre assistance pendant tout le cours de ma vie ; et, lorsque poindra l'aurore de mon dernier jour, accourez par légions, je vous en conjure, afin de veiller sur mes derniers instants, de me rendre victorieux contre tous les assauts de l'enfer et de garder mon âme pour la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

L'enfant et son Ange Gardien

 

L'enfant

 

Aimes-tu Marie,

Mon Ange Gardien ?

Là dans la patrie,

Ne lui dis-tu rien ?

 

As-tu le Rosaire

Pour la saluer?

Dans son sanctuaire,

Vas-tu l'honorer ?

 

Est-ce que tressaille

Pour elle ton cœur ?

As-tu sa médaille

Qui fait mon bonheur ?

 

Est-elle ta mère ?

Es-tu son Enfant ?

N'es- tu pas mon frère,

Toi que j'aime tant ?

 

Fais-tu des guirlandes

Pour son cher autel ?

Que sont tes offrandes

A Marie, au ciel ?

 

Sais-tu le cantique

Où j'apprends ces noms

De Rose mystique,

De Lys des vallons ?

 

L'Ave de louanges

Qu'a dit Gabriel,

Est-il, par les Anges,

Chanté dans le ciel ?

 

Oh ! Dis-moi ces choses

Bel Ange d'amour :

J'offrirai des roses

Pour elle en retour ?

 

L'Ange

 

Ah ! Si je l'aime, Marie !...

Enfant, que demandes-tu ?

Elle est ma Reine chérie,

Pour elle j'ai combattu.

Je suis serviteur fidèle

De cette Vierge plus belle

Que les anges radieux ;

Sa gloire efface ma gloire ;

Elle est un Trône d'Ivoire

Pour le fils du Roi des cieux.

 

Près de ma Reine, ta Mère,

Je suis ton frère en amour ;

Et pour moi, son sanctuaire

C'est tout l'éternel séjour.

Les rosaires angéliques

Ce sont les joyeux cantiques

Chantés sur nos harpes d'or ;

Pour médaille, pour image.

Nous la voyons sans nuage

Dans un céleste décor ?

 

Les fleurs que nos mains recueillent

Pour la Mère du Sauveur,

Enfant, jamais ne s'effeuillent :

Ce sont les vœux de ton cœur.

Elle accepte ces guirlandes,

Et sourit à tes offrandes

Gages d'amour filial.

Elle répète à ses Anges ;

Apprenez-lui mes louanges ;

J'aime son cœur virginal !

 

Exhale encor ta prière,

Tes Ave délicieux ;

Ils se disent sur la terre

Ils se chantent dans les cieux !

L'écho des saintes collines

A ces notes enfantines

Donne un immortel accent ;

Et, comme un lys sur sa branche,

Marie est là qui se penche

Pour écouter ses enfants !

 

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Dix-neuvième jour

Neuvaine en l'honneur des saints Anges

Pour la seule gloire de Dieu

 

Demain commence la Neuvaine en l'honneur de saint Michel Archange le chef de la milice céleste. Ce mot Neuvaine, qui est si usité, n'est peut-être pas aussi généralement connu quant à son origine.

Le mot Neuvaine (neuf jours) est né de la dévotion aux Neuf chœurs des Anges, et c'est cette dévotion qui a présidé à l'institution de ces excellentes pratiques de piété répandues parmi les fidèles et reconnues pour être d'une si grande efficacité.

La Neuvaine que nous plaçons ici est fortement recommandée. On pourra la faire en préparation à la fête du saint Ange Gardien. Dans ce cas elle devra commencer le 23 septembre. Les personnes qui n'auraient pas l'intention de faire cette Neuvaine pourront ne réciter, pour ce dix-neuvième jour, que l'une on l'autre des prières qui suivent :

 

Intentions générales de la Neuvaine

 

Contrition pour les péchés passés. Reconnaissance pour les faveurs reçues. De nouvelles grâces à obtenir. Par dessus tout, le règne et la gloire de Dieu.

 

Prière de la Neuvaine

 

9 Pater, 9 Ave, 9 Gloria Patri, en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, ou le Chapelet Angélique ou la prière suivante :

Saint Michel, saint Raphaël, saint Gabriel, mon Ange Gardien, vous tous Anges, Archanges, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances, Vertus, Chérubins et Séraphins, obtenez-moi de la Sainte Trinité la grâce dont j'ai besoin (spécifiez-la) : je vous en conjure par le Sang, la passion et la mort de Jésus, aux mérites duquel vous devez votre bonheur éternel. Ainsi soit-il.

Marie Immaculée, reine des Anges, priez pour nous qui avons recours à vous. Ainsi soit-il.

Le cinquième jour de la neuvaine, recevez la sainte communion en l'honneur des Puissances.

« J'ai vu, dit le pieux Boudon, des merveilles de grâce obtenues par de telles neuvaines : des personnes délivrées des plus terribles tentations, des machinations de l'enfer ruinées et détruites, etc ».

 

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Vingtième jour

Beauté de Saint Michel Archange

 

Au jugement de saint Anselme, « la beauté du dernier des Anges est si éclatante qu'elle est capable d'effacer autant de soleils, s'ils existaient, qu'il y a d'étoiles au firmament « . Quelle est la gloire de l'illustre chef de cette création de lumière ? « Aucune intelligence céleste ne lui est supérieure », dit le même saint Anselme. « Aucune ne l'égale », enseignent saint Basile, saint Alphonse de Liguori, etc. « L'éclat de la beauté et de la puissance de saint Michel serait capable, dit le P. Faber, de nous donner la mort, s'il nous était manifesté dans la chair ». D'après Pantaléon, diacre de l'Eglise de Constantinople, « saint Michel est la plus grande et la plus radieuse étoile de l'ordre angélique ; il occupe le rang le plus distingué parmi ces milliers et myriades d'Anges qui peuplent le fortuné séjour ».

Félicitons saint Michel, et, avec l'abbé Soyer, disons-lui : « Illustre Archange, votre grandeur est sans égalée ! Les limites de votre royaume sont celles du ciel. Vos sujets seront plus nombreux que les étoiles du firmament et que les sables de la mer ; un prophète, qui les a vus, ne parle que de myriades, de légions, de millions et de centaines de millions ; un seul vaut l'armée la plus nombreuse et la plus aguerrie ; sous votre commandement ils ont conquis le ciel où ils jouissent de tous les biens ».

Que je suis heureux de votre gloire, ô illustre Archange ! Avec quel bonheur et quelle gratitude envers Dieu je vous en félicite ! Qu'il m'est doux de savoir que c'est au Précieux Sang que vous devez tous les dons, toutes les prérogatives dont vous jouissez, et qu'avec nous, vous vous écriez sans cesse : « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir mérité toute grâce par l'effusion de son Sang précieux ! »

 

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Vingt-et-unième jour

Fidélité de Saint Michel

 

Mais il est quelque chose de plus éclatant, de plus éblouissant, de plus sublime encore que cette beauté dont Dieu a revêtu saint Michel : c'est la cause qui la lui a conservée, sa fidélité à Dieu.

Créature de Dieu, saint Michel fut fidèle à son Créateur jusqu'à l'adoration de la volonté divine dans ce qui lui paraissait être un abaissement de sa propre nature. Sujet du Monarque des cieux, il fut fidèle à son Souverain jusqu'à déserter, combattre, ruiner ceux de ses frères rebelles qui ne voulaient s'élever qu'en abaissant l'Homme-Dieu.

Constamment fidèle, le chef des armées de Dieu ne cesse de protéger la fidélité des âmes que Lucifer veut révolter contre son Souverain.

O Saint Archange, qui n'êtes parvenu si près de la divinité qu'en consentant à abaisser votre nature angélique jusqu'à celle de l'homme, je vous en conjure, par le Sang même de l'Homme-Dieu, obtenez-moi de bien comprendre que le sentier de l'humiliation mène directement à la gloire, quand on y marche par un principe de fidélité à Dieu. Daignez préparer vous-même ma couronne, en ne me laissant manquer aucune occasion d'accepter les anéantissements propres à me rendre conforme à l'Homme-Dieu couvert d'opprobres et de confusions. Ainsi soit-il.

  

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

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09 septembre 2016

Neuvaine à l'école de saint Dominique avec ses neuf manières de prier

Neuvaine à l'école de saint Dominique

Avec ses neuf manières de prier

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Introduction

 

En cette année du Jubilé de l’Ordre de Saint Dominique, nous vous proposons de le regarder prier. Le bienheureux Jourdain de Saxe disait de lui : « Il était comme l’olivier fécond et comme le cyprès qui s’élèvent vers les hauteurs. Il consumait ses jours et ses nuits se dédiant inlassablement à l’oraison ». Notre Père saint Dominique n’a pas laissé d’écrit, mais bien des frères l’ont vu prier et ont laissé de beaux souvenirs, dont un manuscrit d’un auteur inconnu, 1260-1288, écrit en catalan : Les neuf manières de prier de saint Dominique. C’est à partir d’extraits de cet opuscule, illustré avec de belles miniatures, que nous vivrons cette neuvaine. Il ne s’agit pas tant d’imiter tel quel saint Dominique dans ses gestes, mais de s’inspirer de l’esprit qui l’animait, pour stimuler notre ferveur et notre propre manière de prier. À la suite de chacune des manières de prier, une courte prière est formulée, pour alimenter notre prière personnelle.

01

Premier jour

Inclination

(la prière des inclinations)

 

La première manière était la suivante. Humblement prosterné devant l’autel, comme si Jésus-Christ, représenté par cet autel, lui était réellement et personnellement présent, et non pas seulement dans son symbole, il disait : « Mon Dieu, vous avez toujours eu pour agréable la prière des hommes humbles et doux » (Judith, IX, 16) (…) Après avoir prié de la sorte, le saint père se relevait, inclinait la tête, et considérant avec humilité son chef Jésus-Christ (…) il appliquait tout son être à lui manifester sa vénération. Il enseignait aux frères à faire de même quand ils passaient devant le crucifix, signe de l’humiliation de Jésus-Christ; (…) Cette sorte d’humilité, il la demandait aussi en l’honneur de la Sainte Trinité, lorsqu’on chantait le verset : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ». Cette manière d’incliner profondément la tête, comme le montre la figure, était le point de départ de ses dévotions.

Avec Dominique qui se prosternait humblement devant le Crucifié, nous t’implorons, Seigneur : que Jésus crucifié, vainqueur du mal et de la mort, demeure toujours notre seule richesse.

02

Deuxième jour

Prostration

(La prière des prostrations)

 

Souvent aussi le bienheureux Dominique priait entièrement étendu la face contre terre. Il entretenait alors dans son cœur de vrais sentiments de [regret de ses fautes]. Il se rappelait les enseignements des divines Écritures, prononçant quelquefois, à voix assez haute pour être entendue, cette parole du saint Évangile : « Ô Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur » (Luc, XVIII, 13). Pieusement et avec une crainte respectueuse, il redisait ce verset de David : « C’est bien moi qui ai péché et accompli l’iniquité » (Ps L, 5) Alors il pleurait et poussait de grands gémissements. (…) Il exhortait aussi les plus jeunes en ces termes : « Si vous ne pouvez pleurer vos péchés parce que vous n’en avez pas, pensez au grand nombre de pécheurs qui peuvent être préparés à la miséricorde et à la charité. Pour eux les prophètes et les apôtres ont adressé au ciel leurs gémissements; pour eux aussi Jésus, qui les pénétrait de son regard, pleura douloureusement. »

Avec Dominique étendu à terre en signe de pénitence, nous t’implorons, Seigneur : pardonne à l’humanité ses égoïsmes de toutes sortes et son orgueil redoutable qui abîment sa première beauté et donne à tous la grâce de la charité qui refait toute chose nouvelle.

03

Troisième jour

Discipline

(La prière du sang)

 

Pour ce motif, comme suite naturelle de ce qui vient d’être dit (cf. 2e manière de prier, 2e jour de la neuvaine), il se relevait pour se donner la discipline avec une chaîne de fer, en disant : « Votre discipline m’a corrigé jusqu’à la fin » (Ps XVII, 36). C’est pourquoi l’ordre entier a statué que tous les frères, en mémoire de cet exemple de saint Dominique, (…) recevraient la discipline … pendant ce temps, ils réciteraient avec dévotion le Miserere ou le De Profundis. Ils feraient cette pénitence soit pour leurs propres fautes, soit pour celles des bienfaiteurs qui les font vivre de leurs aumônes. Aussi personne, si innocent qu’il puisse être, ne doit se soustraire à cet usage.

(N.B. : Si cet usage n’est plus en vigueur dans l’Ordre maintenant, l’obligation demeure cependant, et plus que jamais, de prier pour nos péchés et pour ceux du monde entier !)

Avec Dominique qui se donnait la discipline, nous t’implorons, Seigneur : veille particulièrement sur nos frères et sœurs qui œuvrent au Moyen-Orient. Aie pitié de tous ceux qui aujourd’hui et de tant de façons sont rejetés, torturés, et souviens-toi de ceux qui rejettent et torturent.

04

Quatrième jour

Génuflexions

(prière des regards)

 

Ensuite saint Dominique se rendait devant l’autel, ou bien au chapitre. Là, le regard fixé sur le crucifix, il le considérait avec une incomparable pénétration. Devant lui il faisait de nombreuses génuflexions. Parfois aussi, depuis complies jusqu’au milieu de la nuit, tantôt il se relevait, tantôt il s’agenouillait… (…) Il se formait alors dans notre père saint Dominique un grand sentiment de confiance dans la miséricorde de Dieu pour lui-même, pour tous les pécheurs, et pour la conservation des frères plus jeunes qu’il envoyait au milieu du monde prêcher l’évangile aux âmes. (…) Il restait parfois très longtemps en génuflexion, l’âme perdue dans le ravissement. Et quelquefois il semblait que dans cette sorte de regard son intelligence pénétrait le ciel, et tout aussitôt rempli d’une céleste joie, il essuyait les larmes qui coulaient de ses yeux. (…) Il était tellement habitué à fléchir les genoux que, même en voyage, dans les hôtelleries, après les fatigues de la route et jusque sur les chemins, pendant que ses compagnons dormaient ou se reposaient, il revenait à ses génuflexions comme à son art et à son ministère particuliers. Et par son exemple plus que par ses paroles, il enseignait aux frères cette manière de prier.

 

Avec Dominique qui, le regard tourné vers le ciel, se sentait attiré vers Dieu, nous t’implorons, Seigneur : regarde ceux qui cherchent une raison de vivre; que leur regard se tourne vers Jésus le chemin, la vérité et la vie.

05

Cinquième jour

Debout devant l’autel

(prière des mains)

 

Quand il était au couvent, le saint père Dominique se tenait aussi quelquefois debout devant l’autel, bien droit de tout son corps sur les pieds, sans se soutenir ou s’appuyer à quoi que ce fût, les mains étendues devant la poitrine à la façon d’un livre ouvert. Ainsi se comportait-il dans la manière de se tenir debout avec grand respect et dévotion, comme s’il eût fait sa lecture en la présence visible de Dieu. Alors plongé en oraison, on le voyait méditer la parole de Dieu, et comme se la redire à lui-même avec suavité. (…) Tantôt il joignait les mains et les tenait fortement unies devant ses yeux en se ramassant sur lui-même; tantôt il les élevait à la hauteur des épaules, comme le prêtre a coutume de le faire quand il célèbre la sainte messe. Il semblait vouloir tendre l’oreille pour mieux écouter quelque parole qui lui aurait été dite de l’autel. (…) Témoins de cet exemple, les frères étaient très impressionnés en présence de leur père et de leur maître; et, devenus plus fervents, ils se trouvaient merveilleusement entraînés à une prière admirable de piété et de constance.

Avec Dominique qui se tenait près de l’autel, les mains ouvertes comme un livre devant sa poitrine, nous t’implorons, Seigneur : que ta Parole aide les chrétiens à garder leur cœur ouvert pour aimer et servir comme ton Fils au soir de la Cène.

06

Sixième jour

Bras étendus

(prière de violence)

 

On a vu aussi d’autres fois le saint père Dominique prier les mains ouvertes, les bras fortement tendus en forme de croix, et debout, le corps bien droit autant qu’il le pouvait. C’est ainsi qu’il pria quand, sur sa prière, Dieu ressuscita le jeune Napoléon, dans la sacristie du couvent de Saint-Sixte, à Rome. (…) Le saint homme Dominique n’avait recours à cette manière de prier que dans les circonstances où, sous l’inspiration de Dieu, il savait que quelque chose de grand et de merveilleux allait se produire par la vertu de sa prière. S’il ne défendait pas aux frères de prier ainsi, il ne les y exhortait pas davantage. (…) Il prononçait avec lenteur, gravité et mûre réflexion les paroles du psautier qui font mention de ce genre de prière. (…) Ainsi tout homme pieux pouvait admirer à la fois et la dévotion et la science de notre père quand il priait de la sorte, soit qu’il voulût comme exercer sur Dieu une grande violence, par la vertu de son oraison ; soit plutôt que, sous l’effet d’une inspiration intérieure, il eût le sentiment que Dieu le poussait à demander quelque grâce singulière pour lui ou pour le prochain. Il puisait alors sa force dans la doctrine de David, dans le feu d’Élie, dans la charité du Christ, dans une dévotion toute divine.

Avec Dominique qui priait les bras en croix, nous t’implorons, Seigneur : donne-nous, à l’exemple de ton Fils Jésus, de porter notre croix avec amour afin de le suivre en vérité.

07

Septième jour

Tendu comme une flèche

(prière d’imploration)

 

On le voyait souvent aussi se dresser de toute sa taille vers le ciel, à la manière d’une flèche qu’un arc bien tendu aurait lancée droit dans l’azur. Il élevait au-dessus de la tête les mains fortement tendues, jointes l’une contre l’autre, ou légèrement ouvertes comme pour recevoir quelque chose du ciel. On croit qu’il était alors l’objet d’un accroissement de grâce et que, ravi à lui-même, il obtenait de Dieu, pour l’ordre dont il avait jeté les fondements, les dons du Saint-Esprit; pour lui-même et pour les frères, un peu de la suavité délectable qui se trouve dans les actes des béatitudes et qui fait qu’on s’estime heureux dans les rigueurs de la pauvreté, l’amertume de la douleur, la violence de la persécution, la faim et la soif de la justice, les étreintes de la miséricorde, et qu’on se maintient dans une joyeuse ferveur, pour l’observance des préceptes et la pratique des conseils évangéliques. Dans ces moments, le saint père semblait entrer comme à la dérobée dans le Saint des Saints, et jusqu’au troisième ciel. (…) Par sa parole et son saint exemple, il ne cessait d’enseigner les frères à prier de même…

Avec Dominique qui priait le corps tendu vers toi comme une flèche, nous t’implorons, Seigneur : qu’en vrais fils et filles de saint Dominique nous vivions plus intensément de la joie de l’Évangile au cœur de l’Église et du monde.

08

Huitième jour

Étudiant la Parole de Dieu

(prière d’intimité)

 

Notre père saint Dominique avait encore une autre manière de prier, toute pleine de beauté, de dévotion et de charme. Il s’y livrait après les heures canoniales et après l’action de grâces commune qui suit les repas. Ce bon père, admirable de sobriété et débordant de l’esprit de dévotion, qu’il avait puisé dans les divines paroles qui se chantaient au chœur ou au réfectoire, se mettait bien vite dans un endroit solitaire, en cellule ou ailleurs, pour lire et prier, recueilli en lui-même et fixé en Dieu. Paisiblement il s’asseyait, et après avoir fait le signe de la croix, il lisait dans quelque livre ouvert devant lui : son âme éprouvait alors une douce émotion, comme s’il eût entendu le Seigneur lui-même lui adresser la parole… (…) il paraissait tantôt ne pouvoir contenir ses paroles et sa pensée, tantôt écouter paisiblement, discuter et lutter. On le voyait rire et pleurer tour à tour, regarder fixement et baisser les yeux, puis se parler bas et se frapper la poitrine. (…) Et tandis qu’il lisait ainsi dans la solitude, il vénérait son livre; et, s’inclinant vers lui, le baisait avec amour, surtout quand c’était le livre des Évangiles, et qu’il lisait les paroles que Jésus-Christ avait daigné prononcer de sa bouche.

Avec Dominique qui s’assoyait pour lire et prier, nous t’implorons, Seigneur : qu’au rythme des liturgies, les consacrés du monde entier accueillent de façon renouvelée ta Parole vivifiante et se laissent convertir par elle afin que le monde croie.

09

Neuvième jour

En voyage

(prière en chemin)

 

Il gardait ces pratiques de dévotion quand il voyageait d’un pays à un autre, surtout s’il se trouvait en quelque région solitaire. Toute sa joie était de se livrer à ses méditations, de retrouver sa contemplation. Tout en cheminant il disait parfois à son compagnon : « Il est écrit dans le prophète Osée : ‘Je conduirai mon épouse au désert et lui parlerai au cœur’ (Os. II, 14). Aussi bien s’écartait-il de son compagnon, le devançant ou mieux le suivant à distance. Ainsi il cheminait seul et priait; et le feu de sa charité puisait dans sa méditation un surcroît d’ardeur. (…) il se munissait souvent du signe de la croix.

Avec Dominique qui priait sans cesse en chemin, nous t’implorons, Seigneur : qu’à son exemple, nous parlions de Dieu ou avec Dieu et ayons l’audace d’annoncer par toute notre vie l’Évangile de la miséricorde.

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Prière du Jubilé

 

Dieu de Miséricorde, dans ta sagesse éternelle, tu as appelé ton serviteur Dominique à se mettre en route dans la foi, comme pèlerin itinérant et prédicateur de la grâce. En commémorant ce Jubilé, nous te demandons d’insuffler de nouveau en nous l’Esprit du Christ Ressuscité, pour que nous puissions proclamer fidèlement et joyeusement l’Évangile de la paix, par ce même Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

D'après un texte extrait du site http://op-dma.com

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Téléchargez le texte de cette neuvaine (pdf) en cliquant ici

 


07 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Huitième jour

Anges supérieurs et Anges inférieurs

 

Quand la sainte Ecriture parle des Anges, c'est par milliers et centaines et millions qu'elle indique leur nombre. Des milliers d'Anges, dit Daniel, exécutaient ses ordres, et un million assistaient devant lui ». Ces expressions signifient que le nombre des esprits célestes est incalculable. Ce serait donc la confusion dans le Ciel, si cette immense multitude était sans ordre. Mais, parmi les Anges comme parmi les hommes, il y a des degrés divers, c'est-à-dire des Anges qui administrent et des Anges qui sont administrés. Les Anges supérieurs, qui se tiennent plus près de Dieu communiquent aux Anges inférieurs les lumières et les ordres dont ceux-ci ont besoin pour bien remplir leurs fonctions spéciales. Avec quel bonheur et quelle docilité les Anges inférieurs reçoivent-ils ces communications des intelligences plus élevées ! Avec quelle charité, quel amour et zèle les Anges supérieurs communiquent-ils leur science !

Pourquoi commande-t-on et obéit-on si bien au Ciel ? C'est qu'il n'existe qu'une seule loi : la volonté divine, une seule ambition : l'accomplir fidèlement ; qu'un seul intérêt: procurer la gloire de Dieu. L'homme commande et obéit plus ou moins bien ou mal, selon qu'il recherche plus ou moins ou sa gloire ou celle de Dieu ; s'il cherche sa propre gloire, l'inférieur deviendra un marchepied que le supérieur foulera ; s'il cherche avant tout la gloire de Dieu, l'inférieur ne sera qu'un aide respecté et aimé, donné par Dieu pour le bien commun. Quant à l'inférieur, s'il recherche sa gloire, l'obéissance lui fera murmurer sans cesse, au moins dans le fond de son âme, le non serviam de l'ange déchu ; mais s'il ne considère son infériorité que dans l'ordre établi par la divine Providence, il comprendra qu'obéir à l'homme pour Dieu c'est servir Dieu, et, que servir Dieu, c'est régner.

O saints Anges, mettez la charité divine, c'est-à-dire l'amour de Dieu et du prochain, dans le cœur de ceux qui gouvernent et de ceux qui obéissent ; et bientôt tous comprendront que l'autorité de l'homme n'est rien autre chose que la volonté de Dieu manifestée à l'homme, comme elle l'est à l'Ange, c'est-à-dire par un de ses semblables. Aidez ceux qui commandent, aidez ceux qui obéissent, afin qu'un jour nous soyons tous, au pied du trône de Dieu, les serviteurs fidèles du Maître souverain de la terre et des cieux. Ainsi soit-il.

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Neuvième jour

L'Ange Gardien

 

Au moment de sa naissance, chaque créature humaine reçoit un Ange pour veiller sur elle et l'aider à parvenir à ses destinées éternelles ; c'est l'Ange Gardien. Saint Brunon de Segni enseigne que c'est à saint Michel qu'incombe le devoir de choisir l'Ange Gardien de chaque âme.

« Leurs Anges, a dit Notre Seigneur, voient sans cesse la face de mon Père qui est dans le ciel ». Et le psalmiste chante : « Dieu a ordonné à ses Anges d'avoir soin de vous et de vous garder dans toutes vos voies, de peur que votre pied ne heurte contre la pierre ». Et c'est en présence d'un aussi auguste témoin que nous ?faisons le mai !.. Au moins, à l'heure du péché, nous dérobons-nous aux regards de l'Ange et fuyons l'Envoyé céleste !..

Mais, où aller ?... car l'Ange Gardien est toujours avec nous ; il est toujours auprès de nous et la nuit et le jour. Ainsi que le dit saint Augustin : « Ses yeux sont sans cesse fixés sur nous et sur toutes nos œuvres ». O excessive bonté de Dieu envers l'homme ! O prodigalité du Précieux Sang ! Une goutte eût suffi pour racheter l'homme ; mais Jésus a voulu se créer le droit d'être prodigue d'excès d'amour envers sa créature privilégiée... et il a versé son Sang jusqu'à la dernière goutte !...

Seul, le Dieu capable de manifester ainsi son amour, a pu concevoir la pensée de confier à un Ange l'âme si extraordinairement aimée... Et ce Jésus, nous ne l'aimerions pas en retour ! Nous ne bénirions pas le Sang qui nous a acheté un Ange Gardien !... un ami Ange !

Ah ! oui, je l'aime mon Jésus ! je le bénis son Sang généreux ! Mais, mon bon Ange, mon Ange ami, aimons, bénissons de concert Jésus et son Sang ! Puisque vous êtes à moi, et que je suis à vous par et pour Jésus, ah ! Je vous en conjure, rendez efficaces, dans mon âme, les mérites infinis de son Sang Rédempteur. Ainsi soit-il.

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Dixième jour

L'Ange Conducteur

 

« Voici, dit le Seigneur, que j'envoie mon Ange, il marchera devant vous, vous protégera, il vous introduira dans le lieu que je vous ai préparé ».

Qu'il est difficile et dangereux le chemin qui conduit au ciel !... Que d'écueils sur cette mer du monde si fertile en tempêtes ! Comme il est puissant le monstre caché qui menace de submerger notre barque ! Mais l'Ange Gardien marche devant nous ; il nous protège, il nous défend, il lutte contre nos adversaires spirituels Si nous ne replions pas nos voiles ; si nous ne nous laissons pas glisser dans l'abîme ; si nous ne nous refusons pas à l'action du céleste pilote sous les auspices duquel nous avons levé l'ancre, notre frêle nacelle touchera le port ; elle abordera au rivage éternel !

Mon bon Ange Gardien, mon Ange conducteur, je vous en conjure, par le Précieux Sang que nous bénissons tous deux, prenez sous votre protection la plus efficace mon voyage vers l'éternité. Les flots de cette mer toujours en furie soulèvent souvent mon cœur, émoussent mon courage ! Au lieu de lutter avec plus d'énergie à ces heures dangereuses, hélas ! Vous le savez, souvent je dépose les rames, je cesse de regarder l'Etoile, de vous regarder, et je me laisse choir fatigué, ennuyé, dégoûté...

Dans ces moments d'accablement ah ! Je vous en supplie, cher Ange, libérez-moi de ma torpeur, en me parlant de Jésus et de la patrie. Si je demeure insensible, prenez-moi par la main ; si cela ne suffit pas, fixez-moi sous vos ailes, afin que je ne m'endorme pas un seul instant d'un sommeil de mort ; mais que, bientôt ranimé, je rame vigoureusement jusqu'à la Jérusalem céleste Ainsi soit-il.

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Onzième jour

Lucifer

 

« Je monterai dans le ciel, je placerai mon trône au-dessus des astres les plus élevés ».

Ainsi que nous l'avons dit ailleurs, l'orgueil s'introduisit au ciel de l'épreuve des premières créatures de Dieu. Volontairement admis dans le cœur de la troisième partie des Anges, il en fit des démons. Lucifer, le plus beau, le plus puissant de tous les Anges, leur chef aux jours de sa fidélité, un archi-Séraphin peut être, est devenu le chef des mauvais anges.

La Sainte Écriture lui donne plusieurs noms. Tantôt, elle l'appelle dragon, c'est-à-dire animal d'une forme épouvantable, d'une taille monstrueuse, d'une force égale à sa cruauté. Tantôt, elle l'appelle serpent, vieux serpent, à raison de sa ruse, de son venin, de sa puissance d'attraction ou de fascination. Le plus souvent il est appelé le diable, c'est-à-dire calomniateur, le Père du mensonge. On le nomme aussi Satan, c'est-à-dire ennemi Juré, ennemi implacable de Dieu et des hommes. Satan ! Voilà le chef d'oeuvre du péché ! Voila ce que c'est que de perdre Dieu !!

Satan apparut un jour à sainte Colette sous la forme d'un lion rugissant. En l'apercevant, elle lui dit ! « Ah ! Misérable ! Qui a perdu Dieu, retire-toi d'ici ». Le démon lui répondit : « Sais-tu bien ce que tu dis, petite créature ? Sais-tu bien ce que c'est que d'avoir perdu Dieu ? Avoir perdu Dieu ! répétait-il en frémissant, avoir perdu Dieu ! Nulle intelligence créée ne peut comprendre l'étendue de ce malheur irréparable : avoir perdu Dieu, c'est être exclu de tout bien, de toute félicité, puisque toute félicité est en lui. La peine du feu n'est rien en comparaison de la perte de Dieu ». « Et ce qui fait l'enfer de l'enfer, s'écria la Sainte, c'est qu'il durera toute l'éternité ». « Éternité ! Éternité ! Éternité ! répéta Satan avec un cri capable de fendre les pierres, si les chrétiens le comprenaient, nous ne réussirions jamais à leur faire perdre Dieu ». Ces paroles prouvent que le père du mensonge fait une terrible expérience de la peine du dam, puisqu'elle lui arrache des vérités dont la connais,sance nous est si utile.

Saint Michel Archange et vous tous saints Anges, nous vous en conjurons, par le Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, obtenez-nous la science profonde, intime, de tout le mal que comportent ces mots : « perdre Dieu pour l'éternité », afin que jamais plus nous ne nous exposions a un aussi épouvantable malheur. Ainsi soit-il.

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Douzième jour

Les Dons naturels des Démons

 

De même que les hommes, après avoir perdu la vie de la grâce, n'en conservent pas moins toutes leurs qualités humaines, ainsi les mauvais anges n'ont rien perdu de leurs dons naturels par leur chute.

Ils possèdent donc encore cette agilité, cette subtilité qui les rendent présents en un clin d'oeil et à volonté aux endroits les plus opposés de l'espace ; cette force extraordinaire que leur rendrait facile, selon saint Thomas, de soulever le poids énorme de la terre ; et, selon Bossuet, « cette action vive et vigoureuse, cet esprit délicat et ces vastes connaissances dont Dieu les dota en les créant ». « Les démon, dit l'abbé Soyer, ne peuvent se tromper en aucune science ; il n'y a, pour eux, d'erreur possible que dans les choses de l'ordre surnaturel ».

Concluons de là que la science la plus élevée, l'esprit le plus vaste, le génie le plus sublime, que tous les dons naturels, en un mot, sont fort peu de chose en eux-mêmes, puisque Dieu les laisse à ses plus grands ennemis. Hélas ! L'expérience prouve que ces dons sont même très dangereux, quand ils ne sont pas accompagnés d'humilité !.. En lisant cette réflexion, quel est celui qui ne se rappelle un génie tombé ?...

Périsse tout don extérieur qui m'entraînerait vers l'orgueil, ô mon Dieu !.. Anges de l'Humilité, vous qui, seuls, êtes demeurés fidèles, je vous en conjure, offrez à Dieu mon âme et mon corps, et obtenez que j'estime de préférence tout ce qui, en eux, m'abaisse. Que je rapetisse, me détruit, afin que, recouvert du Sang divin, mon néant germe l'humble vertu qui produit la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

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Treizième jour

L'habitation des Démons

 

" Michel combattit avec ses Anges, dit l'Ecriture, et le dragon fut précipité sur la terre ». Suivant la doctrine de saint Pierre et de saint Paul, les démons habitent la terre et l'enfer. Voici comment saint Thomas explique la chose :

« La Providence conduit l'homme à sa fin de deux manières : directement, en le portant au bien : c'est le ministère des bons Anges ; indirectement, en l'exerçant h la lutte contre le mal. Il convenait que cette seconde manière de procurer le bien de l'homme fut confiée aux mauvais anges, afin qu'ils ne fussent pas entièrement inutiles à l'ordre général. De là, pour eux (d'ici à la fin du monde), deux lieux de tourments : l'un, à raison de leur faute, c'est l'enfer ; l'autre, à raison de l'exercice qu'ils doivent donner à l'homme, c'est l'atmosphère ténébreuse qui nous environne... »

Quel spectacle ! Les démons toujours en contact avec l'homme, luttant toujours contre l'homme ! Cette condition, que nous devons subir, prouve que l'homme aussi doit gagner sa couronne. Jésus, par l'effusion de son Sang, a rétabli l'humanité dans ses droits à l'héritage du royaume céleste ; mais l'homme n'y parviendra que par la guerre et la victoire... Eh ! Quelle guerre que celle qu'il nous faut soutenir contre ces légions de mauvais anges qui veulent à tout prix nous empêcher d'occuper les trônes qu'ils ont perdus !

Jésus ! Ô Marie ! Ô saints Anges ! Venez a notre aide. Tout l'enfer est déchaîné contre nous qui ne sommes que des roseaux d'autant mieux disposés à plier, au moindre souffle, que la chute de notre premier père a créé, dans notre être, des similitudes avec l'ange déchu qui nous inclinent, comme naturellement, vers les appas qu'il nous présente. Par pitié pour le Sang divin, envoyez saint Michel et ses légions terrasser nos implacables ennemis. Ainsi soit-il.

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Quatorzième jour

Le nombre des démons

 

Le nombre des démons qui infestent l'air est si grand que, s'ils n'étaient des êtres tout à fait spirituels, ils empêcheraient les rayons du soleil d'arriver jusqu'à nous.

Non seulement chaque homme a un démon particulier qui le moleste, mais il n'y a pas une seule créature visible dans l'univers qui n'ait aussi son démon spécial. Tertullien dit que le diable se plaît à reposer dans les eaux, dans les fontaines, dans les lacs et dans les ruisseaux. C'est peut-être pour cette raison que le Rituel s'ouvre par des exorcismes sur l'enfant qui se présente au baptême, et sur l'eau qui le doit baptiser. Un passage de Porphyre, cité par Eusèbe, attire notre attention : « Toute habitation, dit-il, est pleine de démons. C'est pourquoi on la purifie, en les chassant, toutes les fois qu'on veut prier Dieu ».

En quoi consiste cette purification ? Dans le Signe de la croix, qui épouvante l'enfer et met les démons en fuite ; dans le signe de l'Eau bénite qui produit le même effet. Ô sagesse de notre Mère la sainte Église ! Elle protège nos demeures et nos personnes contre les démons, en bénissant l'eau, les pieuses images, jusqu'aux branches d'arbres dont la piété se fait un bouclier contre Satan et en nous couvrant d'objets bénits !

« Bien plus, continue Porphyre, tous les corps sont remplis de démons... Ainsi, lorsque nous nous mettons à table, ils ne prennent pas seulement place près de nos personnes, ils s'attachent, encore à notre corps ».

Admirons encore ici la prévoyance de la sainte Église qui enseigne à ses enfants de ne se mettre jamais à table, pour prendre leurs repas, avant d'avoir dit le Bénédicité, et de l'avoir fait précéder et suivre du Signe de la croix. C'est le Précieux Sang qui donne à l'Eglise la puissance de ses bénédictions ; parce que l'Eglise est, en quelque sorte, le corps crucifié de Jésus-Christ, et que ce corps n'opère rien sans qu'il ne découle de sa tête, de ses mains ou de son Cœur le Sang qui rend son action efficace.

Ô saints Anges, protégez-nous contre les démons ; protégez nos familles, nos demeures, tout ce qui nous appartient. Augmentez chaque jour en nous la dévotion dans les objets bénits et dans toutes les saintes pratiques de notre Mère l'Eglise, lesquelles ne sont que de mystiques écoulements du Précieux Sang. Ainsi soit-il.

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

 

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31 août 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

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Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Vive le Sang de Jésus !

 

À Saint Michel Archange

 

Chef des armées célestes, premier Adorateur du Verbe incarné et de son Sang précieux, premier Sujet de la Reine du ciel. Introducteur des âmes dans la gloire...

Le « Quis ut Deus » de votre fidélité à Dieu, et de votre triomphe sur son ennemi, vibre sans cesse sur les lèvres humaines qui célèbrent votre gloire. Adorateur (rice) du Précieux Sang, je voudrais faire résonner davantage, dans l'hymne d'amour que je vous consacre, une note qui remue bien délicieusement mon âme chaque fois que sa vibration arrive à mon oreille. Cette note, ô sublime Adorateur du Verbe incarné, tous deux nous la chantons à l'unisson, c'est la note de notre reconnaissance ! « Vive le Sang de Jésus ! » Oui, « Vive le Sang de Jésus ! » puisque c'est à ce Sang, ô saint Michel, que vous devez la grâce de votre « Quis ut Deus ». « Vive le Sang de Jésus ! » par lequel vous avez vaincu l'infernal ennemi. « Vive le Sang de Jésus ! » qui vous a couronné de tant d'honneur et de félicité dans le ciel de la gloire. Que les louanges rendues à ce Sang, au long de cet humble ouvrage, rejaillissent sur vous, ô glorieux Archange, et que celles dont vous serez directement l'objet retournent à la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Daignez bénir ces pages et les rendre fructueuses. Qu'elles Contribuent à étendre votre culte et à placer sous protection un grand nombre de ces pauvres humains qui luttent si difficilement pour conquérir leur couronne. Surtout, ô Saint Archange, qu'elles me valent votre assistance à la mort, afin que je sorte du dernier combat victorieu(x)se par le Sang de l'Agneau.

V. S. J.

Saint Hyacinthe, en la fête de saint Michel Archange, 29 septembre 1893.

 

Vive le Sang de Jésus !

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Le Précieux Sang et les Anges

 

Une belle page du R. P. Faber pour servir d'introduction

 

Dans son livre intitulé « Le Précieux Sang », Faber encadre l'histoire du Précieux Sang dans le tableau d'une « procession » qui nous montre le Sang du Christ sortant de l'éternelle pensée de Dieu, circulant dans le temps et remontant au ciel, après avoir pris, sur son passage, chacune de ces créatures de Dieu qui lui doivent leur beauté propre.

« La première fois que le Dieu invisible s'est rendu visible, ce n'a été que l'éclair d'un moment, et au loin s'étendait déjà le vaste monde des Anges palpitant de lumière... L'éclat qui les environnait était le reflet du Précieux Sang. C'est de lui qu'ils sortaient, et c'est à cause de lui qu'ils ont existe. C'est de lui qu'ils tiraient cette merveilleuse variété de grâces qui les ornaient. Leur sainteté n'était qu'un manteau fait de son royal tissu, et c'est à ses courants surnaturels qu'ils puisaient la beauté de leur nature.

Il semble ici que la procession se soit arrêtée un petit instant ou peut-être n'est-ce que le jaillissement soudain de la lumière qui a paru ressembler à un arrêt momentané. Les nouvelles créatures de Dieu, les premières intelligences créées, les premiers-nés de l'Intelligence Incréée reçurent ordre de prendre leur place dans les rangs, et d'accompagner la grande procession du Précieux Sang... C'est alors que, véritablement, trop véritablement, il y eut un moment d'arrêt, comme s'il se manifestait un refus de soumission et d'obéissance. Une lueur brille, qui semble indiquer une lutte à outrance ; un éclair des armes des Archanges traverse l'espace, et le cri de guerre de Michel, le premier cri créé, retentit parmi les montagnes éternelles. Un tiers de cette création de lumière si pure a refusé d'adorer le Sang humain du Verbe incarné, et ils sont, en un instant, précipités dans les sombres abîmes, et le cortège se resserre, et la lumière, restée fidèle, brille dans ses rangs diminués, avec plus de splendeur que jamais... »

Dans ce brillant exposé du grand Docteur du Précieux Sang, trois pensées doivent nous frapper : 1° les Anges doivent au Sang de l'Agneau immolé et les grâces dont ils ont été ornés dans leur création et celles de leur persévérance dans l'amitié de Dieu ; 2° Tous les Anges ne persévèrent point dans cette dernière grâce ; 3°Ceux qui la perdirent ne la recouvrirent point.

 

I- Les Anges doivent leur bonheur au Précieux Sang

 

Saint Jean nous dit dans son Apocalypse, qu'il vit dans le Ciel, « un agneau qui était là, comme égorgé » (Ap 5, 6). Pourquoi le ciel, comme la terre, présente-t-il à ses habitants un perpétuel emblème du Sang versé sur notre globe par le Verbe incarné ?

C'est que la créature angélique, comme la créature humaine, doit au Précieux Sang tous les trésors de grâce qu'elle possède. « Chacun des Anges, disait encore Faber, était resplendissant sous des milliers de faveurs célestes. Tous étaient admirables, tous revêtus de la sainteté et des dons les plus magnifiques.... Cependant, il n'y avait pas une seule de ces grâces qui, pour chacun deux, ne leur eût été méritée par le Sang de Jésus, et qui ne trouvât son type et son modèle dans ce Sang Précieux. Le Précieux Sang, le sang de l'homme, était comme la rosée qui recouvrait tout le royaume des anges..., C'est donc à juste titre qu'ils peuvent réclamer le droit d'entonner le chant de l'Agneau, à l'immolation et au sacrifice duquel ils sont redevables de tant de bénédictions ».

Et l'homme aussi doit tout au Précieux Sang !,... La moindre des grâces qu'il reçoit chaque jour ne lui arrive que par les mystiques canaux des plaies de Jésus immolé. C'est pourquoi, à l'instar de l'Ange qui, au sein de sa félicité, conserve un mémorial perpétuel de l'Agneau égorgé, l'homme élève partout, dans le lieu de sa rédemption, le signe sacré qui l'élèvera un jour, jusqu'à la patrie de l'Ange.

Et en union avec les anges, « ces roses plantées sur les eaux silencieuses de Siloé, ainsi que s'exprime saint Anselme, rendons nos hommages à l'Onde vivante qui baigne la cité de Dieu, et, avec le saint enthousiasme de la reconnaissance et de l'amour, écrions-nous comme le même saint Anselme : « O fleuve de paix ! Ô parfum du jardin de délice ! Ô sagesse qui embrasse toute l'étendue du Ciel ! C'est par vous que les esprits célestes brillent et resplendissent ! » c'est par vous aussi que nous espérons briller et resplendir un jour dans la cité des élus.

Ô Milice angélique, envoyez aux combattants d'ici-bas une une goutte de cet élixir divin dont les mérites anticipés vous fortifièrent à l'heure de l'épreuve, afin que, fidèles comme vous, nous soyons admis à nous abreuver avec vous aux eaux de l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

II. — Tous les Anges ne persévérèrent pas

 

« Dès le commencement, ajoute Faber, Dieu invita les Anges à adorer le Précieux Sang. Leur adoration devait être un double exercice d'humilité : d'humilité à l'égard de lui-même, d'humilité à l'égard des hommes qui étaient si fort au-dessous d'eux. C'était l'épreuve à laquelle il voulait soumettre leur fidélité. Il leur a montré son Fils bien-aimé, la seconde personne de la Sainte Trinité, dans sa sainte humanité. Le Verbe avait pris une nature inférieure à la nature angélique, et dans cette humble nature, il était couronné leur roi... le fils d'une mère terrestre devait être leur chef, et cette fille d'Eve devait elle-même être leur Reine ».

A cette révélation, l'Ange est interdit Sondant, de son regard profond, la distance qui sépare la nature angélique de la nature humaine. l'Esprit sublime et immortel se sent avili à la pensée d'adorer un Dieu-homme, un Dieu revêtu de chair et de sang... à la première vue, tous les Anges peut-être éprouveront un frémissement involontaire : c'était l'heure de la tentation... Plus rapide que l'éclair fut le regard qui .s'échangea entre ces purs Esprits. Un tiers des Anges, adhérant à la pensée du plus brillant d'entre eux, s'écria avec Lucifer : « Non serviam ! Je n'adorerai pas cet Homme-Dieu ». Au même instant, retentit le « Quis ut Deus ? » de Michel : « Qui est comme Dieu ? » lui répondent les légions demeurées fidèles... Et ce cri de victoire se répercute de cieux en cieux, pendant que Lucifer et ses phalanges orgueilleuses sont précipités dans l'abîme de feu que le Tout-Puissant vient de créer !

Et à l'homme, Dieu pardonne « jusqu'à soixante-dix-sept fois sept fois ! » Il lui pardonne aussi souvent qu'il se repent !.. Pourvu que l'homme, à la mort soit trouvé fidèle à la grâce de son dernier pardon, les péchés de sa vie eussent-ils été plus nombreux que les grains de sable du rivage, il occupera, un jour, au ciel, un des trônes des anges déchus ! Pourquoi, ô saints Anges, l'homme a-t-il été l'objet d'une telle miséricorde ? C'est parce que le Père céleste a tellement aimé l'homme qu'il lui adonné son Fils unique, afin que dans son Sang il lavât toute ses iniquités. Mais pourquoi Dieu aima-t-il l'homme plus que l'Ange ? Le cœur ne demande point pourquoi il est aimé, il se contente d'aimer en retour.

O Christ-Sauveur, en union avec l'Ange que votre Sang a préservé de toute chute ? Je vous aime et je vous bénis ! Pauvres enfants d'un père qui a prévariqué au paradis d'Eden, comme l'Ange au paradis des Cieux où en serions-nous avec notre triple concupiscence, ni la condition de notre Salut eût été celle de l'Ange ? Qu'il serait grand le nombre des âmes qui n'attendraient plus que la sentence de malédiction ! Ô saints Anges, qui pénétrez me mystère du Précieux Sang qu'il l'admirez plus que les hommes, parce que vous en saisissez mieux toute l'étendue , je vous en supplie, aimez, louez, bénissez pour moi le Sang qui nous a valu d'être placés ici -bas sous l'empire souverain de la miséricorde. Ainsi- soit-il.

 

III. — Pourquoi les Anges ne furent point rachetés

 

Mais pourquoi le Précieux Sang ne fut il pas un Sang rédempteur pour l'Ange comme pour l'homme ? C'est que, pour sauver l'Ange, il eût fallu un Ange-Dieu, Aucune hostie angélique et divine ne s'offrant pour la réparation de l'ange déchu, il fut voué à l'éternelle réprobation.

« Quand même, dit le P. Faber, tous les Anges ensemble, et les bons et les mauvais, auraient souffert volontairement les plus affreux tourments, volontairement subis, n'auraient pu satisfaire devant Dieu pour le péché du moins coupable des rebelles... il en eu été autrement si Notre-Seigneur s'était revêtu de la nature angélique ».

Mais « le Verbe s'est fait chair... » Et l'Homme-Dieu a racheté l'homme pécheur par l'effusion de tout son Sang sur la Croix ! Ah ! Que nous serions à plaindre si le Verbe ne s'était fait Homme, et si, devenu l'un de nous, il n'eût pris sur lui l'énorme dette de nos Péchés !.. Nés dans la malédiction nous aurions vécu misérables ; nous serions morts dans le désespoir, et notre éternité, comme celle de l'ange prévaricateur, eût été une éternité de pleurs et de grincements de dents. Mais, grâce à Jésus, notre Frère rédempteur, grâce à son Sang répandu, nous appellerons éternellement Dieu « notre Père ! » Si nous le voulons, oui, tous, nous serons sauvés.

L'enfant, qui vient de souiller sa robe d'innocence par un premier péché grave, n'a qu'à se plonger, avec confiance et amour, dans le bain du Sang divin, et une nouvelle grâce de régénération lui est accordée. L'adolescent et l'homme dans la vigueur de l'âge, qui ont eu le malheur d'égarer leurs pas dans les sentiers de la vie, peuvent, en recueillant le Sang dont le Bon Pasteur a rougi les ronces de son chemin, retrouver la voie qui conduit au ciel. Même le vieillard aux prises avec la mort, après une existence coupable, peut encore s'élancer vers le ciel, pourvu qu'avec un cœur contrit, il saisisse la main de Jésus crucifié et offre le Sang qui en découle, en expiation de ses péchés.

Après avoir fait ces considérations invitons les Anges à bénir et à remercier pour nous et avec nous le Dieu-Homme dont le Sang répandu nous associera à leur bonheur... Dans la véhémence de notre gratitude, écrions-nous sans cesse : « Mon Jésus, je vous remercie d'avoir bien voulu vous faire Homme par amour pour nous ». « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir sauvés au prix se tout son Sang ». « Vive le Sang de Jésus, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles ! » Ainsi soit-il.

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Mois de Saint Michel et des Saints Anges

Pieux exercices pour chaque jour du mois

 

Le Matin

 

Bonjour mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir gardé cette nuit, gardez-moi, s'il vous plaît, aujourd'hui, sans péril, sans danger, sans mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Le Soir

 

Bonsoir mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir bien gardé pendant cette journée ; gardez-moi, s'il vous plaît, cette nuit, sans péril, sans danger de mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Prières du Matin et du Soir

 

Ajoutez à vos prières ordinaires cette invocation de la Sainte Eglise : Saint Michel Archange et vous tous, ô saints Anges, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions par au redoutable jugement de Dieu ».

 

En toutes sortes de nécessités

 

Glorieux Saint Michel archange, souvenez-vous de nous : ici et partout, priez toujours pour nous le Fils de Dieu.

 

Prières en l'honneur de saint Michel Archange

(Bienheureux Louis-Zéphirin Moreau)

 

Glorieux saint Michel, chef de la milice céleste et défenseur de la sainte Église, nous admirons les sublimes perfections dont le bon Dieu s'est plu à vous orner et à vous enrichir, et nous nous prosternons avec bonheur devant vous pour réclamer votre puissante intercession. Souvenez- vous que nous faisons partie de la grande famille des chrétiens que vous êtes particulièrement chargé de protéger ; que nous sommes continuellement exposés à tomber dans les pièges de Lucifer qui veut nous entraîner, comme ses complices les mauvais anges, dans une rébellion criminelle contre notre Dieu, et que, malheureusement et bien des fois, nous nous sommes laissé surprendre par les artifices de ce cruel ennemi de nos âmes.

Levez-vous, ô Prince de la milice céleste, et dissipez ces légions infernales, en faisant retentir à leurs oreilles le cri sublime : « Qui est semblable à Dieu ? », qui les terrassa et les fit tomber dans l'abîme de tous les maux. Nous avons à combattre le jour et la nuit contre ces esprits de malice répandus dans l'air, et ils ne nous laissent ni repos ni trêve : qui pourrait mieux nous défendre contre leurs morsures envenimées que vous, ô glorieux Archange, qui les avez mis en fuite lorsqu'ils eurent l'audace de s'attaquer à Dieu et de vouloir se rendre semblables au Très-Haut. Soyez notre protecteur et notre défenseur, et faites que nous combattions toujours à côté de vous dans les rangs de cette milice sacrée dont vous êtes l'auguste chef. C'est notre désir le plus ardent et la grâce que nous sollicitons en toute confiance de votre bonté.

En vous priant pour nous, nous ne pouvons oublier de vous prier aussi pour notre mère la sainte Église, et pour son chef visible, notre saint Père le Pape. Hélas ! depuis longtemps, il est aux mains de ses ennemis, et ne peut gouverner librement la sainte Église confiée à sa sollicitude. La ville éternelle est profanée de toute manière ; un gouvernement impie y est établi et travaille avec un acharnement infernal à la destruction des monuments religieux qui s'y sont accumulés depuis des siècles, et qui en faisaient l'ornement et la gloire. L'univers catholique est dans la stupeur : il prie et fait instance au ciel pour la délivrance de son pontife et pasteur bien-aimé. Aidez-nous, ô bienheureux Archange, levez votre glaive puissant ; faites disparaître de la cité sainte l'immonde cohorte d'hommes pervers qui la souillent ; rendez-lui ses solennités et ses joies, en lui redonnant son Pontife et son Roi. Délivrez notre saint Père le Pape de la captivité où il languit ; faites-le triompher au plus tôt de ses ennemis, et qu'il règne longtemps encore sur son vaste empire si heureux de lui obéir. C'est la grâce que nous vous demandons de tout notre cœur. Ainsi soit-il.

 

La Couronne Angélique

Ou Chapelet de Saint Michel

 

Cette dévotion doit son origine à la circonstance suivante : Saint Michel apparut, en 1751, une illustre servante de Dieu, Antonia d'Astonac, carmélite en Portugal. Il lui déclara qu'il voulait qu'on composât, en son honneur, neuf salutations correspondant aux neuf Chœur des Anges. Elles devaient consister chacune, dans la récitation d'un Pater et de trois Ave en l'honneur des trois hiérarchies angéliques ; puis de quatre Pater, dont le premier en son honneur, le deuxième en l'honneur de saint Gabriel, le troisième de saint Raphaël et le dernier de l'Ange Gardien. En compensation, le glorieux prince de la cour céleste promit que quiconque lui rendrait ce culte, aurait, en se rendant à la sainte table, un cortège de neuf anges choisis dans chacun des neuf chœurs. De plus, pour la récitation quotidienne de ces neuf salutations, il promit son assistance continuelle et celle des saints Anges durant tout le cours de la vie, et, après la mort, la délivrance du purgatoire pour soi et pour ses parents. Voilà ce qu'on trouve relaté dans la Vie de la Sainte, livre II, chapitre 14.

 

Formule de la Couronne

 

On commence en baisant la médaille, faisant le signe de la Croix, puis on dit, le plus parfaitement possible, un acte de contrition, à genoux devant l'image du Saint Archange, s'il se peut, on récite les salutations suivantes :

Dieu, viens à mon aide.

Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.


Sur les grains près de la médaille : Réciter quatre Notre Père : le premier en l’honneur de Saint Michel, le second en l’honneur de Saint Gabriel, le troisième en l’honneur de Saint Raphaël et le quatrième en l’honneur de notre Ange Gardien.


Puis, la salutation au premier Chœur des Anges, suivie d'un Notre Père sur le gros grain et trois Je vous salue Marie sur les trois petits grains rapprochés, … et ainsi de suite avec les choeurs suivants.


Salutations aux choeurs des Anges : Au premier Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur nous rende dignes d'être enflammés d'une parfaite charité. Ainsi soit-il.


Au deuxième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur nous fasse la grâce d'abandonner la voie du péché et de courir dans celle de la perfection chrétienne. Ainsi soit-il.


Au troisième Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Trônes, que le Seigneur répande dans nos cœurs l'esprit d'une véritable et sincère humilité. Ainsi soit-il.


Au quatrième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous corriger de nos mauvaises passions. Ainsi soit-il.


Au cinquième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne protéger nos âmes contre les embûches et les tentations du démon. Ainsi soit-il.


Au sixième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur admirable des Vertus célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais qu'il nous délivre du mal. Ainsi soit-il.


Au septième Chœur des Anges. par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Principautés, que le Seigneur remplisse nos âmes de l'esprit d'une véritable et sincère obéissance. Ainsi soit-il.


Au huitième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la Persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres, pour pouvoir arriver à la possession de la gloire du Paradis. Ainsi soit-il.


Au neuvième Chœur des Anges. par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous accorder d'être gardés par eux pendant cette vie mortelle, pour être conduits ensuite à la gloire éternelle du ciel. Ainsi soit-il.


Antienne : Très glorieux saint Michel, chef et prince des armées célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la maison de Dieu, notre admirable guide après Jésus-Christ, vous dont l'excellence et la vertu sont suréminentes : daignez nous délivrer de tous les maux, nous tous qui recourons à vous avec confiance, et faites par votre incomparable protection, que nous avancions chaque jour dans la fidélité à servir Dieu.


V.: Priez pour nous, ô bienheureux saint Michel, Prince de l'Eglise de Jésus-Christ.

R.: Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.


Oraison : Dieu tout puissant et éternel, qui par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes, avez choisi pour prince de votre Eglise le très glorieux Archange saint Michel ; rendez-nous dignes, nous vous en prions, d'être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, afin qu'à notre mort aucun d'eux ne puisse nous inquiéter, mais qu'il nous soit donné d'être introduits par lui en présence de votre puissante et auguste majesté. Par les mérites de Jésus-Christ N.-S.. Ainsi soit-il.

 

Pour obtenir des images, chapelets de Saint Michel, statuettes, offrande de messes, s'adresser à :


Maison du Pèlerin,

B.P. 1

50170 Le Mont Saint Michel (France)


Extrait de la prière d’exorcisme du Pape Léon XIII,

et recommandée par l’Abbaye du Mont Saint Michel


Prince très glorieux de la milice céleste, saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les esprits méchants répandus dans le monde pour perdre les âmes. Venez au secours des hommes que Dieu a créés à son image et à sa ressemblance, et qu’il a rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. La sainte Église vous vénère comme son gardien et son protecteur. C’est à vous que le Seigneur a confié la mission d’introduire dans le bonheur du ciel les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix de vaincre Satan, afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que sans tarder le Seigneur nous fasse miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Motifs propres à nous exciter à la pratique fervente des pieux Exercices de ce Mois

 

Le P. Récupito, cite par saint Alphonse de Liguori, assure que La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination an paradis. La raison en est que, comme ministre du Verbe incarné, le glorieux Archange aime beaucoup les âmes rachetées par le Sang du Dieu-Homme ; et que, pouvant les secourir efficacement, à raison de son crédit auprès de Dieu, il ne manque jamais d'assister celles qui se placent sous sa protection. C'est ce qu'au rapport de Saint Anselme, il déclara à Satan qui tourmentait un religieux mourant : « Sache, lui dit saint Michel, que tu n'auras jamais aucun pouvoir sur les âmes qui ont recours à moi et qui sont sous ma protection ». Ou ces âmes ne perdent pas l'amitié de Dieu, ou elles la recouvrent et obtiennent la grâce de la persévérance finale. L'Eglise atteste, dans l'office du saint Archange, au 8 mai, que, « lorsqu'on honore saint Michel on participe à ses bienfaits, et que lorsqu'il s'intéresse à une âme, il lui obtient le royaume des cieux ». Les deux exemples suivants appuient cette assertion ; ils sont cités par saint Alphonse de Liguori.

Un trésorier du roi de Pologne nommé Hubert Salonic, après avoir vécu dans le crime, fut atteint d'une maladie mortelle. Aux prises avec la mort, il se regardait comme perdu, voyant que les démons accouraient en foule pour se saisir de lui. Il avoua qu'il allait être damné si le chef de la milice angélique ne l'eût secouru. Mais, au moment où tout lui paraissait désespéré, saint Michel, qu'il avait honoré pendant sa vie, lui apparut ; il chassa les démons et dit à l'agonisant que Dieu lui accordait huit jours de vie pour réparer les désordres de sa conscience. La lumière et l'onction de la grâce pénétrant dans son âme, le pécheur fait appeler un prêtre, se confesse avec les sentiments du plus vif repentir, reçoit avec piété les sacrements de l'Eglise et meurt avec une grande espérance de saint.

Un autre malheureux pécheur se trouvant aussi près de mourir, fut si violemment tenté de désespoir qu'il alla jusqu'à refuser les sacrements de la sainte Eglise. Mais, malgré ses crimes, il avait conservé certains sentiments de dévotion envers saint Michel : ce fut son salut. Au moment où il allait expirer, l'archange de la bonne mort lui apparut, lui révéla qu'il avait prié pour lui, et que Dieu lui accordait encore trois heures de vie Le moribond, après avoir remercié son céleste bienfaiteur, fit appeler un prêtre. On courut à un couvent de Dominicains qui se trouvait peu éloigné ; mais, en chemin, le courrier rencontra deux de ces religieux qui lui dirent qu'une personne inconnue les avait priés de se hâter d'aller confesser le malade, et qu'ils s'y rendaient en toute diligence. On présuma avec raison que cet inconnu n'était autre que saint Michel. Le moribond se confessa avec une vive componction, et, les trois heures étant écoulées, il expira dans la paix et l'espérance d'aller remercier, au ciel, celui dont la médiation l'avait sauvé.

Il ne faudrait pas conclure de ces exemples que, pourvu qu'on honore saint Michel, menât-on une vie dépravée, on mourra dans la grâce de Dieu : mais on en peut conclure que, si le saint Archange a couvert de sa protection des âmes qui la méritaient si peu, à plus forte raison ne manquera-t-il pas d'assister, à l'heure de la mort, les âmes qui l'auront invoqué habituellement et qui auront fait des efforts constants pour vivre dans la grâce de Dieu.

Afin de mériter la protection de saint Michel, nous pourrions peut-être adopter quelques-unes des pratiques suivantes. La meilleure sera celle que nous garderons le plus fidèlement : 1° Ajouter, à la prière du matin et du soir, la courte invocation suivante : Saint Michel Archange, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu. 2° Le prier, au moment de la tentation ou d'un danger quelconque, par très précieux Sang de Jésus-Christ. 3° Réciter, au moins le lundi, le Chapelet qu'il a fait composer, et à la récitation duquel il a promis de si nombreux avantages. 4° Célébrer la neuvaine qui précède ses fêtes ; 5° Jeûner la veille de celle de ses fêtes que les circonstances nous permettent de chômer avec plus de piété. 6° Faire, du mois de septembre, un mois de pieux exercices en son honneur. 7° Entrer dans quelqu'une de ses Confréries.

 

Prière très efficace qu'il serait avantageux de réciter tous les jours

 

Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions saintes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. Qui est comme Dieu ? Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. O divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin le moi le cruel ennemi. Ainsi soit-il.

 

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Deuxième jour

L'Emploi de l'Ange

 

Le mot Ange n'indique point la nature de l'Esprit céleste ; il détermine son office, son emploi, le ministère qu'il exerce : ange signifie messager, envoyé. En faudrait-il davantage pour être tenté de croire que, même en son ciel, Dieu a tout créé pour l'homme ? Quoi ! ces Intelligences sublimes, dont l'auguste Trinité forme sa cour, portent un nom qui semble surtout indiquer leurs fonctions auprès de l'homme ! Les Anges sont les messagers, les envoyés de Dieu. Et où iront- ils exercer leur emploi ? Partout où se trouvera l'homme. Ils viennent demander à une fille d'Eve le sang dont l'Esprit Créateur veut se servir pour former la Victime qui doit sauver le monde par l'effusion de son Sang. Ils viennent annoncer à la terre la paix de celui qui veut tout pacifier par le Sang de son Fils. Ils viennent informer Joseph qu'il faut fuir, parce qu'on cherche à verser trop tôt le Sang de l'Enfant-Dieu. Et plus tard, ils descendent à Gethsémani apporter à la Victime déjà sanglante une réponse qui fait de son fiat l'acte de la plus sublime adoration de la volonté, du Père céleste, volonté immuablement fixée dans son décret de ne sauver l'homme qu'en l'inondant des flots d'un Sang divin. Et, depuis le Calvaire, combien d'envoyés célestes sont descendus vers l'homme ! Tous les jours, comme dans la vision de Jacob, ils montent et descendent.

Ô Esprits de lumière, divins Envoyés, apportez-moi du ciel, je vous en conjure, une grâce efficace qui me fasse correspondre à l'amour de mon Dieu, et qui me mérite de glorifier éternellement le Sang rédempteur. Ainsi soit-il.

 

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Troisième jour

L'Empire des Anges

 

Comme Messagers de Dieu ou Exécuteurs de ses ordres, les Anges exercent un grand empire sur nos âmes et sur nos corps. Dieu, cependant, ne leur a point communiqué la puissance de pénétrer jusqu'à l'intime de nos âmes : les anges ignorent nos pensées et nos sentiments secrets. Notre cœur est un sanctuaire que l'œil de Dieu s'est réservé, mais dont il nous a confié la clef. Cette disposition de la Providence le nous prouve-t-elle pas la divine jalousie du cœur de Dieu ? Son ardent amour pour l'homme ?

« Mon fils, donne-moi ton cœur », semble-t-il nous dire par cette réserve imposée à l'ange, « donne-le-moi, puisque seul j'ai le droit d'y entrer. C'est moi qui l'ai fait si tendre et si aimant, si affamé d'amour et de bonheur, et je ne l'ai fait ainsi que pour moi ... Si tu me le donnes, je me féliciterai du Sang qu'il m a fallu verser pour l'obtenir ; je le montrerai aux Anges comme une capture faite sur l'infernal ennemi, et, en me voyant ainsi aimé, ils chanteront, à la gloire de mon Sang triomphant, l'hymne delà jubilation et de l'action de grâce... Mais, si tu me le refuses, je me tiendrai tristement assis à sa porte ; je saisirai toutes les occasions de me le faire ouvrir, en m'efforçant de cacher à l'ange déchu le mystère d'ingratitude qui m empêche de jouir d'un butin conquis au prix de tant de Sang et de souffrances ».

Ô saints Anges, puisque les secrets de mon cœur vous sont cachés, je veux vous les révéler, afin que vous m'aidiez a réaliser ma sainte ambition. Je voudrais aimer mon Dieu comme vous l'aimez vous-mêmes. Ah ! Je vous en supplie, déposez dans mon cœur une goutte du Sang qui jaillit, un jour de sa poitrine transpercée, et je saurai rendre à mon Jésus amour pour amour, sang pour Sang. Ainsi soit-il.

 

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Quatrième jour

L'Ange et le cœur humain

 

A la vérité, Dieu n'a point voulu permettre à l'Ange de s'introduire par lui même jusqu'au sanctuaire intime de l'âme humaine ; mais il permet à l'homme d'y introduire l'Ange Pour cela il suffit d'un acte de notre volonté. Dès que nous désirons le regard de l'Ange, l'œil angélique est illumine sur tout ce que nous voulons qu'il voie de notre intérieur. Quelle dignité possède donc l'âme humaine, puisque Dieu la traite avec une si respectueuse réserve ! Sa ressemblance avec Dieu, le prix qu'elle coûte nous dit mieux que toute parole et sa valeur et sa noblesse : elle vaut e Sang d'un Dieu !

Et quelle réserve, quelle discrétion pratiquerons-nous dans nos rapports mutuels de société, si nous voulons imiter l'exquise délicatesse de Dieu envers nous ! Que les secrets du prochain nous soient toujours sacrés, quand il nous les communique ; et qu'ils nous le soient encore davantage, s'il se peut, quand il se les réserve. Sérieux examen à faire ici, si nous étions enclins à juger les intentions du prochain.

Ô saints Anges, si Je ne puis imiter la perfection de Dieu dans ses sublimités, obtenez-moi de lui ressembler, au moins, dans cette aimable réserve envers le prochain qui consiste à n'entrer chez lui que dans la mesure qu'il le veut, et à ne rien sortir des intimités de sa maison. Ainsi soit-il.

 

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Cinquième jour

Les neuf Choeurs des Anges

 

Les Anges sont divisés en neuf chœurs et forment trois hiérarchies. La première hiérarchie est composée des Séraphins, des Chérubins et des Trônes ; la seconde comprend les Dominations, les Puissances et les Vertus ; la troisième est formée des Principautés, des Archanges et des Anges. La fonction spéciale des Anges de chaque chœur est déterminée dans la prière suivante :

Séraphins ardents, vous qui, placés au foyer éternel de l'amour, plongez sans cesse vos regards dans les rayons du soleil de justice, allumez dans nos cœurs, par la vertu du Sang divin, le feu sacré dont vous être consumés.

Chérubins très éclairés, vous qui êtes admis dans les secrets de Dieu dissipez les ténèbres de nos âmes, et, par la vertu du Sang divin, faites briller à nos yeux cette lumière surnaturelle qui nous fasse bien comprendre les vérités du salut.

Trônes sublimes et éblouissants de beauté, vous sur qui repose le Tout- Puissant, et qui intimez ses ordres aux anges inférieurs, obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, la paix avec Dieu, avec le prochain et avec nous-mêmes.

Dominations suprêmes, vous qui avez autorité sur tous les chœurs angéliques chargés d'exécuter les ordres de Dieu, régnez sur nos esprits et sur nos cœurs ; et, par la vertu du Sang divin, aidez-nous à connaître et à accomplir fidèlement la volonté de Dieu.

Puissances invincibles, vous qui avez pour mission d'écarter les obstacles et d'éloigner les ennemis qui s'opposent à l'exercice des volontés divines, défendez-nous contre les attaques du démon, du monde et de la chair ; et, par la vertu du Sang divin, rendez-nous victorieux dans nos luttes contre cette triple puissance.

Vertus célestes, qui veillez à l'harmonie de la création matérielle, vous dont le nom signifie force, ayez pitié de notre faiblesse ; et obtenez-nous par la vertu du Sang divin, que nous souffrions avec patience tons les maux de cette vie.

Principautés souveraines, vous qui êtes les princes des nations, nous vous conjurons de veiller d'une manière efficace sur notre patrie, afin qu'elle réalise les desseins de Dieu sur elle. Gouvernez aussi nos âmes et nos corps, et, par la vertu du Sang divin, daignez nous faire atteindre nos destinées éternelles.

Archanges très nobles, vous qui, sous le commandement de saint Michel, gardez et protégez la sainte Eglise, daignez la délivrer de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Veillez aussi sur le Père commun des fidèles, ainsi que sur tous les enfants de cette épouse immaculée du Christ ; et, par la vertu du Sang divin, faites-nous vivre et mourir dans sa foi, son espérance et sa charité, afin que nous soyons éternellement unis à son divin chef, Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Anges très saints, vous que le zèle des intérêts de Dieu transporte plus rapidement que l'éclair partout où ils doivent être sauvegardés, protégez sa cause dans nos âmes ; et, par la vertu du Sang divin, obtenez-nous la grâce insigne de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

 

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Sixième jour

Les Anges assistants au Trône de Dieu

 

Les Anges qui n'ont point de ministère extérieur sont désignés plus particulièrement sous le nom d'assistants au Trône de Dieu.

Contempler sa face divine ; se baigner dans la source des délices ineffables qui constituent le bonheur du ciel ; offrir les louanges, les prières, les bonnes œuvres des mortels ; plaider la cause des humains contre les démons ; montrer incessamment, en leur faveur, le Précieux Sang de Jésus ; telles sont leurs attributions spéciales. Elles sont surtout exercées par les Séraphins, les Chérubins et les Trônes.

Il est des âmes ici-bas dont les fonctions ressemblent à celles des Anges qui n'ont aucun ministère extérieur ce sont les âmes vouées à la vie contemplative.

Regarder le ciel.... la croix... l'autel, contempler, à la lumière de la foi, les perfections divines, l'Homme de douleurs revêtu d'opprobres, de Sang et de plaies ; s'unir aux louanges, aux bénédictions, au perpétuel Sanctus des Anges et de toute la cour céleste plaider la cause des justes et des pécheurs auprès du Souverain des cieux, offrir incessamment, en leur faveur ainsi que pour tout ce qui souffre ici bas, le Très Précieux Sang de Jésus, telles sont leurs fonctions essentielles. Leur vie, c'est l'essai du ciel, le prélude de la béatitude, presque la condition de l'Ange avant sa confirmation dans l'état de grâce.

Le monde aveugle, qui n'entend rien aux choses de Dieu, n'a que du dédain pour cette classe d'ouvriers à genoux ; il la croit frappée de stérilité. Mais l'Eglise, mais les âmes que Dieu illumine assurent que l'action des contemplatifs est à peu près celle des anges assistants au Trône de Dieu : c'est-à-dire que, par leur perpétuelle médiation auprès de Jésus-Hostie, ils obtiennent le succès des œuvres que les Anges voués à l'action poursuivent avec tant de zèle, d'abnégation et de dévouement.

O vous. Séraphins, Chérubins, Trônes sublimes, qui contemplez sans cesse l'auguste Trinité ; ô vous, Esprits de lumière et de feu qui adorez sans interruption les Plaies glorieuses de l'Homme-Dieu assis à la droite du Père, je vous en conjure, par le bonheur même dont vous jouissez, offrez en ma faveur le Sang précieux de ma Rédemption ; plaidez, avec ce Sang, la cause de mon âme souillée ; rappelez les douleurs au milieu desquelles il a été versé, et faites en sorte que cette pauvre petite créature humaine, qui vous implore, ait un jour le bonheur de contempler son Dieu face a tace et de s'enivrer à la source de vos inépuisables délices.

De plus, saints Anges, daignez multiplier ici-bas les âmes contemplatives, ces assistantes au trône de Jésus-Hostie. Obtenez-leur de vous imiter si bien dans la. sainteté de leur vie, qu'elles méritent de participer aussi à la fécondité de votre ministère. Ainsi soit-il.

 

La synaxe des Archanges

Septième jour

Les sept Anges debout devant Dieu

 

« Je suis Raphaël, disait l'un de ces Anges à Tobie, un des sept qui nous tenons debout devant Dieu ». Les fonctions de ces Anges, est-il dit quelque part, sont de veiller aux sept dons du Saint-Esprit, afin de les obtenir, de nous les communiquer et de les faire fructifier ; de dompter les sept démons qui président aux sept péchés capitaux ; de nous faire pratiquer les sept vertus nécessaires au salut, c'est-à-dire les trois vertus théologales et les quatre vertus cardinales.

S'il en est ainsi, ne peut-on pas dire avec vérité que l'attribution spéciale de ces Anges est d'appliquer, de distribuer, d'administrer le Sang divin aux âmes ?

En effet, les dons du Saint-Esprit ne nous sont mérités que par les sept effusions du Sang infiniment précieux de Jésus-Christ ; le péché ne peut être dominé, vaincu, arraché d'une âme que par la force puisée dans ce Sang Divin ; et il n'y a également que la puissance émanant du Sang de l'Agneau immolé qui puisse nous rendre aptes à la pratique des vertus.

Le célèbre oratorien, Faber, facilite encore cette conclusion, en se montrant incliné à admettre la pieuse croyance développée dans les lignes suivantes dictées par l'éminent théologien : « Chacun des sept Anges qui se tiennent devant le trône de Dieu est, dit-on, commis à la garde d'un Sacrement. L'Eucharistie est assignée à saint Michel, le Baptême à saint Gabriel, la confirmation à saint Uriel, la Pénitence à saint Jéhudiel l'Extrême-Onction à saint Raphaël, l'Ordre à saint Sealtiel et le Mariage a saint Barachiel ».

Les sacrements étant, selon l'expression même du P. Faber, les vases du Précieux Sang, nous pouvons donc dire que les sept anges qui président aux sacrements sont, en vérité les gardiens, les dépositaires, les ministre du Précieux Sang.

O saints Anges. voici mon âme, baignez-la, submergez-la, noyez-la dans les flots du Sang qui nous a mérité toute grâce, toute protection, tout secours pour le temps et pour l'éternité et obtenez-moi par le Sang même auquel vous devez votre félicité, de recueillir bien précieusement dans mon âme toutes les gouttes qui m'en sont offertes dans les grâces de Dieu et dans les sacrements de la sainte Eglise. Ainsi soit-il.

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

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Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

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16 août 2016

Chapelet pour le salut des âmes

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 Chapelet pour le salut des âmes

5000 âmes sont sauvées chaque fois que vous récitez ce chapelet

Jésus: «Je vous donne un nouveau chapelet pour prier pour les temps que vous vivez, pour le salut de la famille et pour les âmes».

Un nouveau Chapelet du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, enseigné par Jésus-Christ, le 18 Février 1998

(Extrait de «Messages du ciel» traduits par le Père Adolf Faroni – Notre Seigneur et Notre Dame parlent au monde à Tina du Saint-Sacrement)

Nihil obstat: 13-VIII-98 Mgr. JC Abriol – Vic. gén. du diocèse de Manille

Notre Seigneur a dit à Tina qu’il faut dire ce chapelet tous les jours et à chaque fois qu’il est récité, 5.000 âmes sont sauvées jusqu’à quatre générations à venir. Cette prière est autant valable qu’un exorcisme parce que la puissance des deux cœurs est si forte qu’elle fera fuir le mal.

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Comment dire ce Chapelet

 

Credo,

Notre Père,

3 Je vous salue Marie

Gloire au Père

Sur les gros grains : Père éternel, je vous offre le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie pour le salut de nos âmes, de nos familles et du monde entier.

Sur chacun des 10 petits grains : Sacré-Cœur de Jésus, aie pitié de nous - Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous.

3 Gloire au Père

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

Remerciements à Fabienne qui m'a autorisé et laissé libre champ pour propager ce petit chapelet qui est très efficace...

Pour recevoir le nombre de copies que vous désirez de ce chapelet, merci d’en faire la demande à catholique.magazine@laposte.net  ou encore appelez le 04.67.62.14.64

23 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Vingt-quatrième jour

 

Dieu nous distribue ses grâces par les mérites du sang de son Fils. Il nous met, par là même, dans l'occasion d'acquérir des trésors immenses pour l'éternité. Mais il faut avouer que nous faisons chaque jour, par notre négligence, des pertes inconcevables. La plupart de nos actions perdent leur valeur faute d'une droite intention.

Pratique : Offrez vos bonnes œuvres et toutes vos actions au Cœur de Jésus afin qu'elles soient purifiées en passant par ce Cœur infiniment parfait.

Oraison jaculatoire : Ô Cœur de Jésus, embrasez-moi de votre amour !

 

Vingt-cinquième jour

 

Partout où le cœur de Jésus a trouvé des adorateurs, l'image de de Cœur divin a été révérée. En effet, lorsque nous avons un bon ami éloigné de nous, son portrait nous est agréable, sa vue nous fait plaisir :elle excite dans nos cœurs les mêmes affections que produirait la présence de notre ami. De là les sentiments de dévotion que les images du Sacré Cœur de Jésus doivent faire naître dans les âmes qui sont touchées de son amour. Sainte Thérèse disait qu'elle aurait voulu en rencontrer dans tous les lieux où se portait sa vue.

Pratique : Avoir toujours sur soi une médaille du Sacré Cœur de Jésus. Travailler, autant qu'on le pourra, à procurer à cet aimable Cœur un sanctuaire qui lui soit dédié.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré cœur de Jésus !

 

Vingt-sixième jour

 

Trois obstacles principaux nous arrêtent ordinairement dans le chemin de la vraie dévotion au Cœur de Jésus : le premier, c'est la tiédeur. L'âme tiède ne fait que ce qu'elle ne peut omettre, et l'apôtre Saint Jean dit que Jésus-Christ la vomira de sa bouche. Le second obstacle est l'amour propre. Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-même, qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Le troisième obstacle, c'est quelque passion favorite qu'on ménage, qu'on ne saurait sacrifier.

Pratique : Si vous désirez obtenir une vraie dévotion au Cœur de Jésus, il est important de vous assurer si vous n'avez pas à surmonter en vous quelqu'un des obstacles que l'on vient de signaler.

Oraison Jaculatoire : Dieu, créez en moi un cœur digne d'être uni au cœur de Jésus !

 

Vingt-septième jour

 

Si vous voulez marcher à grands pas dans la voie de la perfection, et attirer sur vous les bénédictions du cœur de Jésus, embrassez la mortification intérieure et la mortification extérieure : toutes deux sont nécessaires pour arriver à la gloire véritable ; l'une ne peut réellement pas subsister sans l'autre. Mais la plus nécessaire est sans contredit la mortification intérieure, dont personne ne peut se dispenser. C'est cette violence qu'il faut se faire sans cesse pour ravir le royaume des cieux...

Pratique : Joignez à l'examen général de votre conscience, l'examen particulier de chaque jour que vous ferez sur votre défaut dominant ou sur une vertu que vous cherchez à acquérir.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

 

Vingt-huitième jour

 

Le premier moyen d'obtenir un ardent amour pour Jésus Christ et une dévotion tendre à son Sacré cœur, c'est la prière. Il y a sujet de s'étonner que les chrétiens ne soient pas, pour ainsi dire, tout puissants, puisqu'ils ont un moyen infaillible d'obtenir tout ce qu'ils désirent. Or, ce moyen ne consiste qu'à demander, et il n'est rien à quoi Jésus-Christ se soit si souvent et si solennellement engagé qu'à exaucer nos prières.

Pratique : Vous ne pouvez rien faire de plus agréable au cœur de Jésus que de vous adresser à lui avec confiance dans tous vos besoins. Surtout, ne manquez pas de lui demander son amour.

Oraison Jaculatoire : Doux cœur de Jésus, soyez mon amour.

 

Vingt-huitième jour

 

La dévotion envers le Sacré Cœur de Jésus est proprement un exercice d'amour. Or il suffit de savoir ce que c'est que de communier, pour concevoir qu'il n'est point de moyen plus sûr pour être Bientôt embrasé d'amour pour Jésus-Christ, que de s'approcher souvent de ce divin sacrement. « Il n'est pas possible, dit le Sage, de porter du feu dans son sein et de n'en être pas brûlé ». Ce feu sacré, c'est l'adorable Eucharistie, qui, comme le dit Saint Bernard, est l'amour des amours. Allons donc souvent à cette source de tous les biens ; c'est là qu'unis et incorporés à Jésus-Christ, l'auteur même de la grâce, nous la verrons couler tous les jours sur nous avec de nouvelles profusions.

Pratique : tâchez de vous rendre digne de communier souvent ; de la préparation et de l'action de grâces dépend tout le fruit de cette grande action.

Oraison jaculatoire : Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi !

 

Trentième jour

 

La divine Eucharistie ne profite pas seulement à ceux qui la reçoivent. Pour recueillir quelques-uns des fruits de vie qui y sont attachés, il suffit de visiter Jésus-Christ dans cet adorable sacrement, de le désirer, d'y penser, de se tourner en esprit vers quelque église où il repose. C'était la pratique de Saint Alphonse de Liguori et d'un grand nombre de Saints. Il n'est rien qui gagne plus sûrement le Cœur de Jésus que ces fréquentes adorations et ces visites.

Pratique : Prenez la ferme résolution de ne passer aucun jour sans visiter Jésus-Christ au Saint-Sacrement.

Oraison jaculatoire : Que rendrai-je au cœur de Jésus pour l'amour qu'il me porte au Saint Sacrement ?

 

Trente-et-unième jour

 

Marie a tout pouvoir sur le Cœur de Jésus, elle est la mère du parfait amour. Nous pouvons donc nous adresser à elle avec confiance pour demander à être embrasés de cet amour ineffable. Les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie sont trop conformes et trop unis pour que l'un ne nous conduise pas toujours à l'autre. Que de pécheurs Marie n'a-t-elle pas dirigés vers le Cœur de Jésus, où ils ont reçu le pardon de leurs iniquités !

Pratique : Unir à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus la dévotion si belle au Cœur Immaculé de Marie.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !

 

Trente-deuxième jour

 

Pour être vraiment dévots au cœur de Jésus, nous devons l'être aussi envers le père nourricier du Fils de Dieu. Saint Joseph aima Jésus, il le porta dans ses bras, il eut soin de son enfance Et Jésus aime son père ; son Cœur adorable est plein de reconnaissance pour lui, et il ne saurait rien lui refuser : nous ferons donc quelque chose de bien agréable à notre divin Sauveur en nous adressant souvent au grand saint Joseph, à cet homme juste par excellence, qui est à la fois notre protecteur et notre modèle.

Pratique : Dire souvent dans la journée, des invocations, de cœur plutôt que de bouche, au glorieux Saint Joseph, si puissant sur le cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, faites que je vous aime, et faites que je vous imite !

 

Trente-troisième jour

 

On peut dire de la dévotion au Sacré Cœur ce que dit Saint Augustin de tout ce qui regarde la gloire de Dieu : quand on manque de zèle, on n'aime pas. On veut le bien de ceux que l'on aime, on cherche à procurer la satisfaction des cœurs auxquels on est uni d'affection. Or, le Cœur de Jésus ne désire rien tant que de voir les cœurs des hommes venir de toutes parts se ranger sous son joug si doux et si léger. Donc, si nous aimons Jésus notre Sauveur, travaillons de tontes nos forces à donner à son Cœur sacré le plus de dévots adorateurs qu'il nous sera possible. Pour cela prions, prions beaucoup ; et puis, ne manquons jamais de profiter de toutes les occasions qui se présenteront pour enchaîner de nouveaux captifs dans les filets d'amour du Cœur de Jésus.

Pratique : Employez une petite partie de vos économies à vous procurer des livrets, des images ou des médailles du Sacré Cœur, et lâchez de les répandre de tous côtés.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, que le zèle de votre gloire me dévore !

 

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Acte de consécration au Sacré cœur de Jésus

(Révélé par Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque)

 

Moi (N), je me donne et consacre au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je Lui donne ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'honorer, l'aimer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à ce qui pourrait lui déplaire. Je vous prends donc, ô Sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, en détournant de moi les traits de sa juste colère. Ô Cœur d'amour ! Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté. Consommez donc en moi tout ce qui peut vous déplaire ou résister ! Que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne puisse vous oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Amen.

 

Fin du Mois du Sacré Cœur de Jésus

Pour télécharger l'intégralité des méditations de ce mois (pdf), cliquer ici

Icône Année Sainte Miséricorde

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Saint Michel Archange,

Rendez-vous le 31 août

22 juin 2016

Neuvaine au Précieux Sang

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Neuvaine au Précieux Sang

Du 23 juin au 1er juillet

 

Introduction

 

Tout le mois de juillet est dédié au Précieux Sang. Le jour du Vendredi Saint, la terre et les cieux contemplèrent tous les crimes noyés dans le fleuve de salut dont les digues éternelles s'étaient enfin rompues, sous l'effort combiné de la violence des hommes et de l'amour du divin Cœur. La fête du Très Saint-Sacrement (60 jours après Pâques) ou Solennité du Corps et du Sang du Christ, nous a vus prosternés devant les autels où se perpétue l'immolation du Calvaire, et l'effusion du Sang précieux devenu le breuvage des humbles. Puis, Jean-Baptiste (24 juin) a montré l'Agneau, Pierre (29 juin) affermi son trône, Paul (29 juin) préparé l'Epouse. L'alliance étant donc maintenant assurée, tous trois rentrent dans l'ombre ; et seule, sur les sommets où ils l'ont établie, l'Epouse (l’Eglise) apparaît, tenant en mains la coupe sacrée du festin des noces. Tel est le secret de la fête du Précieux Sang.

L'Eglise a révélé aux fils de la nouvelle Alliance le prix du Sang dont ils furent rachetés, sa vertu nourrissante et les honneurs de l'adoration qu'il mérite. L'Histoire de l'Eglise, c'est l'histoire du Précieux Sang de Jésus Christ. « C'est par Lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle », déclare saint Paul, le premier docteur du Précieux Sang. Aussi est-ce à bon droit que la liturgie sacrée célèbre le Précieux Sang durant tout le cours de l'année. Par le sacrifice des autels, Notre Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre Sa vertu purificatrice sur le monde, criant non vengeance, mais miséricorde. Il étouffe la voix des crimes des pécheurs et change les foudres vengeresses en pluie de grâces. Incomparable Victime préparée par l'Eternel, l'Enfant-Dieu commence Sa mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Au jardin des oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de sang qui coulent de tout Son corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa tête n'est pas épargnée, les épines qui y sont enfoncées l'inondent et l'empourprent de Son Sang. Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son Saint Corps à la croix, quatre fleuves de sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s'ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de sang des veines de notre très doux Sauveur.

Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons plus esclaves des créatures, n'effaçons pas les marques d'une si glorieuse servitude. Puisqu'Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d'amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le prêtre offre ce Précieux Sang sur l'autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages. Chaque jour, à chaque messe, le prêtre prononce ces paroles de la consécration du calice : « Ceci est le calice de Mon Sang qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés ». Par ces paroles, le prêtre rappelle la valeur expiatoire du Sang de Jésus et il suggère la triste réalité du refus de la grâce du très précieux Sang de Notre Seigneur. En effet, le Sang de Jésus a une valeur universelle pour effacer les péchés de tous les hommes de tous les temps : c'est le rachat de tous les hommes par le Sang de Jésus. En droit, Notre Seigneur a payé la dette qui découle des péchés de tous les hommes et c'est dans ce sens que nous pouvons affirmer qu'Il a versé son Sang pour tous les hommes. Mais ce rachat doit être ensuite accepté par chaque homme en particulier, et c'est toute la doctrine de l'application à chaque âme de la valeur expiatoire universelle du Sang de Jésus. Cette application nécessite une adhésion volontaire pour recevoir toute l'efficacité du très précieux Sang. Saint Augustin le résume de façon admirable en disant:  « Dieu qui t'a racheté sans toi, ne te sauvera pas sans toi ».

Le rachat par le Sang du Christ est universel et indépendant de notre volonté tandis que le salut par ce même Sang n'est pas universel et il dépend de notre bonne volonté. En effet, il y a eu des hommes, il y a des hommes et il y aura encore des hommes qui ne veulent pas du salut offert par le Sang de Notre Seigneur. Rachetés par le Sang du Christ, ils refusent d'être aussi sauvés par ce Sang. Et c'est pourquoi dans les paroles de la consécration du calice, le prêtre ne dit pas que le Sang du Christ est versé pour tous, mais seulement pour beaucoup. L'application de la vertu universelle du Sang de Jésus à chaque âme se fait tout spécialement par la fréquentation des sacrements et en particulier par la réception du baptême et de la pénitence. Celui qui refuse le Sacrement de Baptême refuse que la vertu du très Précieux Sang lui soit appliquée : racheté par le Sang du Christ, il ne pourra pas être sauvé contre son gré par le Sang du Christ. Le Sang du Christ doit couler sur chaque âme afin qu'elle soit sauvée.

Le Sacrement de Réconciliation a été institué pour ôter le principal obstacle au salut : le péché mortel. Or c'est le Sang de Jésus qui efface le péché. Donc celui qui refuse le Sang de Jésus ne pourra pas être délivré du péché mortel ; il ne pourra pas être sauvé. Et c'est pourquoi, le Sacrement de Réconciliation est appelé la seconde planche de salut, la première étant le Sacrement de Baptême. Chaque fois qu'une âme reçoit l'absolution sacramentelle, elle se plonge dans le Sang de Jésus. Aimons donc le Saint Sacrifice de la Messe qui met à notre disposition le Sang de Jésus, sans lequel il n'y a de salut pour personne ! Et à chacune de nos confessions, pensons à ce Sang qui nous purifie de nos péchés et nous délivre du Mal. Amen !

Cette Neuvaine au Précieux Sang est puissante ! Que le Sang Précieux de Jésus-Christ nous garde et nous protège tous, aujourd’hui et à jamais ! Amen !

 

Prières pour chaque jour de la neuvaine

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Début des prières de chaque jour

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen ! Appel à l’Esprit-Saint, invocation ou chant à l’Esprit-Saint. Credo, Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Actions de grâces et Louanges avec cette prière : O Sang Très Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, source de la vie éternelle, prix et rançon de l’univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du Trône de la Suprême Miséricorde, je vous adore profondément.

Prière donnée par Jésus à Maria Valtorta : Très Saint Sang qui jaillit pour nous des veines du Dieu fait homme, descends sur le monde, comme une rosée rédemptrice sur la Terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables à des lépreux. Voilà : je t’accueille, Sang de mon Jésus, et je te répands sur l’Eglise, sur le monde, sur les pécheurs, sur le purgatoire. Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, O ! Très divin Suc de Vie. Et que pour le petit nombre de ceux qui t’aiment, pour le nombre infini de ceux qui meurent sans toi, accélère et répands sur tous cette très divine pluie afin qu’on vienne à toi confiant en la vie, que par toi on soit pardonné dans la mort, qu’avec toi on entre dans la gloire de ton royaume. Ainsi soit-il.

 

Fin des prières quotidiennes

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Le Chapelet du Précieux Sang est composé de 33 grains, en mémoire des 33 années de la vie terrestre de Jésus. La prière du Notre Père est ainsi récitée 33 fois en cet honneur. Durant ce chapelet on médite sur les 7 circonstances principales où par amour pour nous et pour notre salut, le Seigneur Jésus-Christ donna son sang. Les sept mystères médités sont dans l’ordre : 1. La circoncision, 2. L'agonie à Gethsémani, 3. La flagellation, 4. Le couronnement d'épines, 5. La montée au Calvaire, 6. Le crucifiement, 7. Le coup de lance.

Voici comment réciter ce chapelet:

On commence par les 6 groupes de 5 grains. Chaque groupe permet de méditer sur un des six premiers mystères :

On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 5 Notre Père sur les 5 grains, suivis de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours! »

On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante : « Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang »

Ensuite, après les 6 groupes, on médite le septième et dernier mystère sur le groupe de 3 grains.

On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 3 Notre Père sur les 3 grains, suivit de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours! »

On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante :

« Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang »

On conclut le chapelet par la prière suivante : « Père Eternel, je Vous offre le plus Précieux Sang de Jésus-Christ en réparation de mes péchés, pour les besoins de la sainte Eglise et pour le soulagement des âmes du purgatoire »

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Premier jour de la neuvaine

 

Début des prières quotidiennes

 

Abraham, le Père des croyants fait une révélation prophétique à son fils : « Dieu se pourvoira lui-même de l’Agneau pour l’holocauste » (Gn 22, 6-14 ). Abraham prophétisait déjà le sacrifice de Jésus, qui est l’Agneau pour l’holocauste véritable. Le sacrifice d’Isaac préfigure celui de Jésus-Christ, qui sont tous les deux, fils bien-aimés de leur père, fils de l’Ancienne Alliance avec les Juifs et de la Nouvelle Alliance avec l’humanité. Les deux fils seront tous deux chargés du bois de l’holocauste et conduits sur une montagne.

Extrait du Chapelet du Très Précieux Sang : Prions en l’honneur de la première effusion du Sang de Jésus : La Circoncision : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion de sang versé par Jésus pour expier les péchés de l'homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté.Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Deuxième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Les lectures : (Exode 12, 1-14 et 21-27), relatent les consignes que donne le Seigneur à son serviteur Moïse pour l’immolation de l’agneau de la Pâque des Juifs. « Ce sera un agneau mâle, sans défaut et sans tâche…immolé entre deux soirs…on la mangera avec des pains sans levain et des feuilles amères…le sang vous servira de signe…vous prendrez un bouquet d’hysope…vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez pour une fête en l’honneur de l’Eternel, comme une loi perpétuelle pour vos descendants. » Jésus est l’Agneau pascal, sans défaut et sans tâche, car sans péché…c’est l’Agneau immolé à quelques heures du Sabbat des juifs qui était tout proche (entre deux soirs)… La communion (l’Hostie) est du pain sans levain, et les feuilles amères rappellent l’acidité du vinaigre donné à Jésus sur une branche d’hysope…Il y a aussi la même consigne donnée par le Seigneur à ces disciples comme celle donnée à Moïse : « Ceci est le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, vous ferez cela en mémoire de Moi » (Jn 6, 47-58).

Prions en l’honneur de la deuxième effusion du Sang de Jésus : L’Agonie au jardin de Gethsémani : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs horribles du Cœur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de cœur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'accroissement de l'amour de Dieu et du prochain.

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Troisième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Moïse (Exode 24, 1-11) dresse « l’autel et immole les taureaux en sacrifice d’action de grâces, fait la lecture du Livre de l’Alliance, et présente le sang comme celui de l’alliance avec l’Eternel ». Cette scène préfigure l’Eucharistie qui signifie « action de grâces » où se déroulent à la fois la Liturgie de la Parole et l’Eucharistie, et où Jésus présente son Sang comme celui de l’Alliance nouvelle et éternelle.

Prions en l’honneur de la troisième effusion du Sang de Jésus : La Flagellation : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le précieux Sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l'innocence, surtout dans ma parenté. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Quatrième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Jésus parle de son Corps et de son Sang (Jn 6, 47-58), sources de salut éternel. Aux Juifs, en Egypte, le sang a servi de signe sur les maisons pour leur salut, devant le passage de l’ange destructeur envoyé par l’Eternel pour frapper. Jésus, quant à lui, est « le signe qu’il donne pour cette génération qui lui demandait un signe, comme Jonas a été un signe de conversion pour les habitants de Ninive ». (Lc 11, 29-32). Comme Jonas, également, demeuré pendant trois jours dans le ventre de la baleine, le Christ englouti dans le ventre de la terre, après avoir versé son Sang, demeure pour nous un signe de conversion et de salut.

Prions en l’honneur de la quatrième effusion du Sang de Jésus : Le Couronnement d’épines : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les plaies, les douleurs et le précieux Sang de la tête sainte de Jésus lors de son couronnement d'épines, pour expier tous les péchés d'esprit de l'homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'extension du règne du Christ sur la terre.

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Cinquième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Matthieu (26, 26-36), présente l’institution de la Sainte Cène, où Jésus inaugure l’Eucharistie : après avoir rendu grâces, il présente son Sang qui est le « Sang de l’Alliance répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés».

Prions en l’honneur de la cinquième effusion du Sang de Jésus : Le Portement de la Croix : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l'épaule, le Précieux Sang pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Sixième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Jean (19, 17-36) nous présente la Passion du Christ, avec Jésus qui est chargé de sa Croix. C’est l’accomplissement de la Parole proclamée depuis des millénaires par les Patriarches et les prophètes, quand Jésus dit : « Tout est accompli et il rendit l’esprit ». Cependant il restait un dernier grand acte pour que le rachat se fasse totalement, il manquait l’élément le plus important : il fallait que le Sang Précieux de l’Agneau Pascal coule. Sans le savoir, ce soldat, par son geste, a fait couler ce Sang Précieux sur notre terre maudite après le péché d’Adam, assurant ainsi notre salut véritable. « Il sortit alors du sang et de l’eau. Ces choses sont arrivées afin que l’Ecriture fût accomplie ».

Prions en l’honneur de la sixième effusion du Sang de Jésus : le Crucifiement : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et tout Son Précieux Sang versé pour nous, son extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son Corps et de son Ame, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre ; pour expier toutes les atteintes aux vœux et aux saintes institutions, en satisfaction de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de saints prêtres et laïcs, aux intentions du Saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre pays, pour l'unité des peuples dans le Christ et Son Eglise, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Septième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Isaïe (53), prophétise sur la Passion du Christ, un Christ défiguré : « méconnaissable, portant nos souffrances… l’Eternel fait tomber sur Lui nos iniquités… semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… qui a livré sa vie en sacrifice pour le péché, acte qui nous a apporté le salut » Dans (1 Pi 1, 17-21), l’Apôtre confirme que « nous avons été rachetés par le Sang Précieux de Jésus-Christ, agneau sans défaut et sans tâche ».

Prions en l’honneur de la septième effusion du Sang de Jésus : Le Percement du Cœur par la lance du soldat : Père Eternel, accepte, pour le besoin de la Sainte Eglise et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du Divin Cœur de Jésus : Sang du Christ, dernier contenu de Ton Sacré Cœur, lave-moi et purifie-moi de tous mes péchés coupables... Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Huitième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

La lecture (He 9, 1-28), rappelle toute l’historique des deux Alliances (ancienne et nouvelle) et les ordonnances liées au culte : il fallait un sacrificateur et une victime expiatoire, et le sang de cette victime (un agneau sans tâche, un agneau sans défaut). « C'est par le Sang de Jésus, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés ; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle. Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés, et tandis que « tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu » (He 10, 11-12).

Jésus est à la fois le sacrificateur et la victime. Il est le seul Sacrificateur saint qui peut entrer dans le Saint des Saints, car Il est Homme et Dieu, c’est lui seul qui pouvait être l’Agneau sans tâche, car aucun sang d’animal ne pouvait ôter le péché, et aucun homme (simple) ne pouvait tout autant ôter le péché ; il fallait que cet homme soit pur, sans péché… Il n’existe aucun homme sur terre sans péché (ou saint). L’unique solution ne pouvait venir que de Jésus, le seul homme saint, car il est Dieu. Et il est Homme. C’est Lui, l’unique Agneau sans tâche et sans défaut, qui pouvait enlever le péché du monde. Et par amour pour nous et par obéissance à Son Père, il se livre en sacrifice.

La Parole dit : « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord: Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu'on offre selon la loi), il dit ensuite: Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. » (He 10, 5-9 ; Ps 40, 7-9).

O Sang très précieux, source de la vie éternelle, prix et rançon de l'univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du trône de la suprême miséricorde, je vous adore profondément. Je voudrais, s'il était possible, compenser les injures et les outrages que vous recevez continuellement de la part des hommes, et surtout de la part de ceux qui osent blasphémer. Qui pourrait ne pas bénir ce Sang d'une valeur infinie, ne pas être enflammé d'amour pour Jésus qui l'a répandu ? Que serais-je devenu, si je n'avais été racheté par ce Sang Divin, que l'amour a fait sortir jusqu'à la dernière goutte des veines de mon Sauveur ? O amour immense, qui nous avez donné ce baume salutaire ! O baume inestimable, qui provenez de la source d'un amour infini ! Je vous en conjure, que tous les cœurs et toutes les langues vous louent, vous bénissent et vous rendent grâce, maintenant, toujours. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Neuvième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Les lectures (Ap 5, 1-10 et Ap 7, 9-17) proclament l’Agneau Immolé, Jésus-Christ, comme le « Seul digne de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car il a racheté les hommes par son Sang versé. Et pour cela, Dieu l’a élevé en gloire et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, disent : A celui qui est assis sur le trône, et à l'Agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! » Et avec eux, établis dans cette gloire, se trouve « la foule des saints, revêtus de robes blanches… Ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le Sang de l'Agneau… Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif » ( Jn 6,54). C’est la promesse que notre Seigneur et notre Dieu fait aussi à chacun de nous. Que son Sang précieux (qui est le Sang de Dieu fait Homme) nous garde et nous protège ! Que Son Sang Précieux nous délivre du Mal ! Amen !

 

Prière de Consécration au Précieux Sang de Jésus-Christ

 

Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, je me consacre à la toute puissance de Votre Précieux Sang. Je viens me réfugier dans Vos Saintes Plaies afin que, par Votre Passion et par Votre Croix, je vienne épouser tout de Vous et m'offrir sans retenue à Votre Sainte Volonté, afin que mes blessures se noient en Vos plaies, et que Vos souffrances, Jésus, trouvent apaisement et reconnaissance en mon cœur. Que chaque instant de mon existence et celle de mes proches soit sous la protection de Votre Sang Précieux. Que mes pas s'harmonisent à Vos pas afin que Votre Amour jaillisse de mon cœur comme il a été offert au monde du haut de la Croix. Seigneur Jésus, je Vous aime, je crois en Vous, j'ai confiance en Vous. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

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Prières finales

Prières au Très Précieux sang

 

Litanies du Précieux Sang de Jésus Christ

 

(Cette Litanie fut rédigée sur l'ordre du Saint-Père Jean XXIII par la Congrégation des Rites. Elle est particulièrement recommandée à l'usage de tous les fidèles).

 

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus Christ, ayez pitié de nous, Jésus Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus Christ, écoutez-nous, Jésus Christ, écoutez-nous

Jésus Christ, exaucez-nous, Jésus Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,

Sang du Christ, Verbe de Dieu fait homme, ayez pitié de nous

Sang du Christ, alliance nouvelle et éternelle, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui coula au Jardin des Oliviers, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui fut versé à la Flagellation, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui jaillit au Couronnement d'épines, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui fut versé sur la Croix, ayez pitié de nous

Sang du Christ, rançon de notre salut, ayez pitié de nous

Sang du Christ, sans lequel il n'est point de pardon, ayez pitié de nous

Sang du Christ, breuvage eucharistique, ayez pitié de nous

Sang du Christ, fleuve de Miséricorde, ayez pitié de nous

Sang du Christ, victoire sur les démons, ayez pitié de nous

Sang du Christ, force des martyrs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, soutien des confesseurs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, source vivifiante de pureté, ayez pitié de nous

Sang du Christ, soutien de ceux qui sont en péril, ayez pitié de nous

Sang du Christ, secours de ceux qui pleurent, ayez pitié de nous

Sang du Christ, espérance des pénitents, ayez pitié de nous

Sang du Christ, réconfort des agonisants, ayez pitié de nous

Sang du Christ, paix et joie des cœurs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, gage de la vie future, ayez pitié de nous

Sang du Christ, délivrance des âmes du purgatoire, ayez pitié de nous

Sang du Christ, digne de toute gloire et de toute louange, ayez pitié de nous,

 

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, délivrez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous Seigneur,

 

Vous nous avez rachetés, Seigneur par Votre Précieux Sang,

Vous nous avez rendus héritiers du Royaume de Dieu.

 

Prions

 

Dieu Tout Puissant et Eternel, qui avez envoyé Votre Fils unique pour sauver le monde, et nous avez réconciliés avec Vous par l'Offrande de Son Précieux Sang, nous Vous prions de nous accorder la Grâce de vénérer dignement ce qui fut le prix de notre salut et d'être protégés, par les Mérites de ce Précieux Sang, des adversités de cette vie, afin que nous puissions jouir éternellement de Vos Bienfaits dans le Ciel. Par Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

Prière au Précieux Sang

 

Recevez l’Esprit de soumission car Moi-même J’ai été soumis. Recevez l’Esprit d’humilité car Moi-même J’ai été humble. Recevez Mon Esprit et gardez-le. Le sang d’Abel a crié, mais Mon Sang que J’ai versé est plus fort que le sang d’Abel. Il parle plus fort. Il est puissant. Il brise le joug de l’ennemi. Il renverse les superbes. Et Il donne de la puissance aux humbles et aux petits. Mon Sang vous délivre de tout ce qui est mauvais. Recevez Mon Sang maintenant ! Le Sang du Christ vous ramène à Lui ; le Sang du Christ vous restaure ; le Sang du Christ vous attache au Christ ; le Sang du Christ vous donne la résurrection ; Le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre en Son Nom ; le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre au Nom de Dieu, le Père Tout-Puissant ;le Sang du Christ vous accompagne ; Le Sang du Christ vous protège ; le Sang du Christ anéantit, casse et brise vos chaînes ; le Sang du Christ déterre vos vies : Le Sang du Christ restaure vos vies.

 

Prière quotidienne au Précieux Sang

 

C'est par la voix de votre Sang, ô Seigneur Jésus que je viens vous presser, vous solliciter, vous importuner. Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de vos plaies pour que je n'espère pas jusqu'à la fin en l'efficacité du Sang qui en découle ! O Jésus, par votre Sang sept fois répandu, par chacune des gouttes du prix sacré de ma rédemption, par les larmes de votre Mère Immaculée, je vous en conjure, je vous en supplie, exaucez mon instante prière (dire maintenant vos intentions de prière au Seigneur Jésus, en invoquant la puissance de son Précieux Sang…) O vous qui, aux jours de votre vie mortelle, avez consolé tant de souffrances, guéri tant  d'infirmités, relevé tant de courages, ayez pitié de moi ! O Jésus, hâtez le moment où vous changerez mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâce. O Marie, Source du Sang divin, je vous en conjure, ne laissez pas perdre cette occasion de faire glorifier le Sang qui vous a faite Immaculée. Amen.

Nous vous en supplions, Seigneur, secourez vos serviteurs que vous avez rachetés par votre Sang Précieux.

 

Consécration au Précieux Sang de Jésus Christ

 

Miséricordieux Jésus, conscient de mon néant et de la Grandeur Divine, je me jette à Vos Pieds pour Vous remercier des nombreuses Grâces que Vous m'avez accordées, particulièrement celles de m'avoir délivré, par la Vertu de Votre Précieux Sang, du pouvoir néfaste de Satan. En présence de la Vierge Marie, ma Mère, de mon saint Ange Gardien, de mes saints Patrons et de toute la Cour Céleste, je me consacre librement et d'un cœur sincère à Votre Sang Précieux, ô Jésus, au moyen duquel Vous avez sauvé le monde du péché, de la mort et de l'enfer. Je Vous promets, avec le secours de Votre Sainte Grâce, de susciter et de répandre de toutes mes forces et selon mes moyens, la dévotion à Votre Précieux Sang, gage de notre salut, afin que Votre Sang Adorable soit honoré et glorifié. Je voudrais, par ce moyen, réparer mes infidélités envers Votre Précieux Sang, signe de Votre Amour, et faire amende honorable pour les nombreuses profanations des hommes à l'égard de Votre Sang Rédempteur. Ne Vous souvenez plus de mes propres péchés, de mes froideurs et de mes ingratitudes. C'est pourquoi je Vous offre, ô Jésus, l'Amour, la Vénération et l'Adoration de votre très Sainte Mère, de Vos disciples fidèles et de tous les saints à l'égard de Votre Précieux Sang.
Je Vous supplie de ne plus Vous souvenir de mes infidélités et froideurs passées et de pardonner à tous ceux qui Vous ont offensé. Aspergez-moi, ô mon Divin Sauveur, ainsi que tous les hommes, de Votre Précieux Sang, afin que désormais, nous Vous aimions de tout notre cœur, ô Amour Crucifié, et vénérions en tout temps dignement le prix de notre salut. Amen.

 

Texte extrait du site de L'Etoile Notre-Dame

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie de l’Etoile Notre Dame

 

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15 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Seizième jour

 

Écoutons Saint Bernard nous parler de la plaie du Cœur de Jésus : « Ce Cœur adorable, dit-il, a été percé, afin que par cette plaie visible nous connaissions la plaie invisible que l'amour y a faite. Ah ! comment Jésus pouvait-il nous marquer plus efficacement son amour qu'en voulant que non-seulement son corps fut meurtri de coups, mais encore que son cœur fut transpercé pour nous ». « Ô aimable plaie ! s'écrie Saint Bonaventure, c'est par vous que je suis entré jusque dans les entrailles les plus intimes de la charité de Jésus-Christ. Là je fais ma demeure, là je trouve une si grande consolation que je ne puis l'exprimer ! »

Pratique : Consacrez un jour toutes les semaines, à honorer le cœur de Jésus d'une manière plus spéciale.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus ! Que j'ai tardé à vous aimer !

 

Dix-septième jour

 

Quatre flammes très ardentes brûlent continuellement dans le Cœur de Jésus. La première est le désir qu'il témoigna à ses apôtres, le jour de la Cène, lorsqu'il leur dit ces paroles : « J'ai un désir extrême de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». La seconde, c'est un grand désir qu'il eut de souffrir et de mourir pour nous ; et ce désir n'était que l'effet d'un troisième, encore plus pressant : il avait soif du salut des âmes : « Sitio ! », dît-il : « J'ai soif ! ». Mais le quatrième, et le plus grand de tous, était de glorifier son père, et de faire régner son amour dans le cœur des hommes.

Pratique : Aidez Jésus-Christ à satisfaire la soif ardente du salut des âmes qui le dévore. Hélas ! Elles se perdent par milliers, tandis que vous avez à votre disposition toutes sortes de biens spirituels. Priez donc pour ces pauvres âmes qui se perdent.

Oraison Jaculatoire : ô amour du cœur de Jésus, allumez-vous dans mon cœur !

 

Dix-huitième jour

 

Le Cœur de Jésus s'est donné tout entier à vous. Que demande-t-il en retour ? une seule chose : votre cœur : cœur pour cœur ! C'est vraiment une chose digne d'admiration que le Cœur de Jésus, la source de tous les biens, ne cesse de poursuivre le cœur de l'homme et de le lui demander sans cesse. « Mon fils, donnez-moi votre cœur... Convertissez-vous à moi de tout votre cœur... »

Pratique : Fixez chaque mois un jour uniquement destiné à réparer les forces de votre âme dans la retraite. « Je conduirai l'âme dans la solitude, et là je lui parlerai au cœur ». (Osée 2, 14).

Oraison Jaculatoire : Cœur agonissant de Jésus, ayez pitié des mourants !

 

Dix-neuvième jour

 

« Venez tous à moi ». « Que ces paroles sont belles, dit saint Basile ! « Venez tous à moi, je ne mets point de bornes à mes promesses : mon cœur est une source inépuisable de bonté qui peut effacer tous les crimes. Venez tous à moi, et je vous soulagerai. À vous les crimes, à moi le remède ; à vous les plaies, à moi la guérison. venez tous à moi, mon cœur est assez grand pour tous... »

Pratique : Un moyen efficace de consoler le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est à la portée de tous, c'est de travailler à délivrer les âmes du purgatoire.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, miséricorde !

 

Vingtième jour

 

Approchez-vous du Cœur de Jésus en esprit de pénitence, pour pleurer vos péchés et en obtenir le pardon, l'adorant comme l'apôtre Saint Thomas, avec un profond respect ; lui disant d'un cœur contrit et humilié : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon unique espérance, souffrez que je cherche le remède à mes plaies dans les plaies de votre Cœur ». O Cœur blessé d'amour et de douleur, qui avez conçu tant de regret de tous les péchés du monde, N'est-il pas juste que je regrette les miens et que je vous aime de toute mon âme !

Pratique : Vous avez entendu mille fois la maxime de notre divin Sauveur : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Demandez-lui qu'il vous donne l'intelligence de cette maxime. La douceur et l'humilité, voilà les deux vertus qu'il tirera pour nous des trésors de son cœur.

Oraison Jaculatoire : Ô Amour du Cœur de Jésus qui n'êtes pas point aimé, faites-vous donc connaître et aimer !

 

Vingt-et-unième jour

 

« Il n'y a personne si pauvre qui n'ait quelque lieu où il puisse faire sa demeure. Les oiseaux mêmes ont leur nid et les renards leurs tanières », comme dit Notre-Seigneur. Il ne faut pas qu'un chrétien soit seul sans domicile, errant et vagabond dans le monde. Mais où pourrait-il mieux se fixer que dans le Cœur de Jésus, qui est plus auguste, plus magnifique, plus admirable que tous les palais des rois de la terre ? Les saints le savaient bien ; aussi y établissaient-ils leur demeure. Saint Bonaventure portait une sainte envie au fer de la lance qui nous a ouvert l'entrée de cet aimable cœur...

Pratique : Si vous ne pouvez aller prêcher Jésus-Christ dans les pays lointains, vous pouvez au moins le porter au cœur de vos amis ; c'est là votre mission, et elle est belle et sainte.

Oraison jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus.

 

Vingt-deuxième jour

 

Si le Cœur de Jésus ne reçoit pas des blessures et des plaies, il endure des ingratitudes étranges en sa personne depuis qu'il a institué le sacrement de son amour. Peut-on rien imaginer de plus indigne que ce que l'hérétique, l'impie, lui font souffrir depuis tant de siècles et lui feront souffrir jusqu'à la fin du monde ! » (Nouët), Que d'horribles attentats commis tous les jours contre adorable Eucharistie ! O Jésus ! Si tendre, si généreux, si plein d'amour pour nous, pouvons-nous faire une plaie si profonde à votre divin cœur ?

Pratique : Le Fils de Dieu, au dernier jour, dira à ses élus : « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'étais nu, et vous m'avez vêtu ». Afin de vous rendre dignes de cette sentence favorable, efforcez-vous de faire quelques sacrifices pour l'ornementation des églises pauvres. Là habite Jésus-Christ dans le sacrement de son amour ; là son Cœur adorable est toujours ouvert pour consoler et bénir...

Oraison Jaculatoire : Par votre Cœur transpercé de douleur, ô Jésus ! daignez transpercer le mien du regret de ses ingratitudes !

 

Vingt-troisième jour

 

Écoutons les plaintes que daigne nous faire le Cœur de Jésus : elles sont une nouvelle preuve de son amour. car il ne se plaint que parce qu'il aime, et nous aime uniquement pour notre bonheur, sans aucune considération du sien propre, qui n'est ni diminué par notre perte ni augmenté par notre salut. « Qu'ai-je du faire pour vous, nous dit-il, ô peuple chrétien, ô mon peuple, que je n'ai-je pas fait? Vous étiez une belle vigne que j'avais plantée moi-même, et vous n'avez, eu pour moi qu'amertume, car, dans ma soif vous m'avez donné dû vinaigre à boire ».

Pratique : C'est dans l'oraison que vous apprendrez jusqu'où a été l'excès de l'amour du Cœur de Jésus pour vous et de quelle ingratitude vous l'avez 'payé. Prenez donc la sainte habitude de méditer un peu tous les jours.

Oraison Jaculatoire : « Cœur de Jésus, miséricorde ».

 

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07 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Huitième jour

 

Le cœur de Jésus est l'autel sur lequel il a offert le sacrifice du monde le plus agréable au Créateur. C'est sur ce même autel que nous devons mettre tous nos voeux et offrir tous nos coeurs, parce que c'est de là qu'il les reçoit et qu'il les écoute. Tout l'honneur que les créatures lui ont jamais rendu, toutes leurs louanges, leurs sacrifices, leurs adorations et leur amour sont des effets qui en dépendent ; ces effets ne sont rien en comparaison de l'honneur qu'il rend tout seul à la souveraine grandeur de Dieu, vu qu'il n'y a que lui seul qui l'aime et le respecte autant qu'il le mérite (Nouët). Ce que nous pouvons donc faire de plus agréable à Dieu, c'est de lui offrir les hommages et les adorations du coeur de son divin fils.

Pratique : Offrez à Dieu chaque jour vos prières par le cœur de Jésus, c'est le moyen de les rendre aussi méritoires qu'efficaces.

Oraison Jaculatoire : Coeur de Jésus, force des faibles, revêtez-moi de votre force.

 

Neuvième jour

 

C'est dans le coeur de Jésus que l'Eglise à pris naissance, par conséquent, les fidèles doivent l'aimer comme le lieu de leur véritable origine, et n'en sortir jamais. Jésus étant endormi du sommeil de la mort, l’Église fut tirée de son cœur ; il voulut que son cœur fût ouvert pour lui donner sujet de se glorifier d'être sorti du côté de son Sauveur. Le coeur de Jésus est le coeur de l’Église ; il veille pendant qu'elle dort. L'Ecriture sainte dit quo les premiers chrétiens n'avaient qu'un coeur et qu'une âme ; c'était le cœur de Jésus qui vivait en eux, et qui leur inspirait à tous l'amour des choses célestes. (Nouët).

Pratique : C'est faire une chose très agréable au divin cœur de Jésus, que de renouveler, au moment du réveil les promesses de votre baptême.

Oraison Jaculatoire : Si quelqu'un ne vous aime pas, ô cœur de Jésus ! Qu'il soit anathème !

 

Dixième jour

 

Aux qualités les plus éclatantes, aux titres les plus magnifiques, le Cœur de Jésus joint une tendresse qui va pour nous jusqu'à l'excès : « Mes délices, dit-il, sont d'être avec les enfants des hommes ». Sa douceur est si aimable qu'elle a charmé ses plus mortels ennemis. Tantôt il se compare à un père qui ne peut contenir sa joie ni retenir ses larmes au retour d'un fils débauché ; tantôt à un pasteur poursuivant une brebis égarée. Amène-t-on à ses pieds une femme adultère, il refuse de la condamner et couvre de honte ses accusateurs. Il s'assoit à la table des publicains et des pécheurs, pour les ramener à lui...

Pratique : Dans tous ses doutes, dans tous ses ennuis, s'adresser au Cœur de Jésus comme un enfant à son père, un ami à son ami, et le prier de nous éclairer et de nous aider.

Oraison Jaculatoire : J'ai trouvé le cœur de mon roi, de mon père, de mon ami Jésus : que puis-je désirer au ciel et chercher sur la terre ?

 

Onzième jour

 

Je n'étais pas encore que déjà le Cœur de Jésus ne respirait que pour moi, ne soupirait qu'après mon salut, n'aspirait qu'à se donner a moi, ne pensait qu'à moi, ne veillait que pour moi, ne s'inquiétait que de moi. Ce Cœur est si amoureux du mien qu'il ne fait pas difficulté de venir frapper à sa porte et de lui en demander l'entrée. Les saints en sont dans le ravissement, et ils auraient sujet de s'en étonner si tous les cœurs étaient faits comme les nôtres. Mais c'est que Dieu a mis tant de mérites dans le Cœur de son fils qu'il chérit même les nôtres en sa considération. Non, Seigneur, je ne m'étonne plus si vous voulez être appelé le Dieu de mon cœur, si vous êtes jaloux de son amour, mais je m'étonne qu'il vous rebute, qu'il puisse hésiter à se donner à vous (Nouët).

Pratique : Adressez-vous souvent aux Saints Anges chargés d'adorer le Cœur de Jésus, et priez-les de suppléer par leur amour à votre froideur.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Coeur de Jésus.

 

Douzième jour

 

Notre Seigneur me fit connaître, dît Sainte Marguerite-Marie, que le grand désir qu'Il avait d'être aimé des hommes lui avait fait prendre le dessein de leur manifester son Cœur, et de le leur donner dans ces derniers temps, comme le dernier effort de son amour. Qu en cela il leur ouvrirait tous les trésors d'amour, de grâce, de miséricorde, de sanctification et de salut que ce cœur contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l'amour et l'honneur qu'il leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des trésors dont ce Cœur Divin est la source, source féconde et inépuisable.

Pratique : Ne vous laissez jamais aller au découragement, quelque grandes que soient vos fautes ; mais songez que vous avez à votre disposition, pour les réparer, tous les mérites du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, vous serez mon espérance dans le trouble et mon ombrage contre les ardeurs de mes passions !

 

Treizième jour

 

Le Sacré Cœur de Jésus, dit un grand serviteur de Dieu, est le siège de toutes les vertus, la source des bénédictions, la. retraite de toutes les âmes saintes : ce Cœur adorable est toujours brûlant d'amour pour les hommes, toujours touché de nos maux, toujours disposé à nous recevoir, à nous servir d'asile dès cette vie. Venez-y donc, vous surtout qui êtes chargés de croix, de tentations, de misères ; le Sacré Cœur vous invite, il vous attend, il vous presse, il désire vous soulager...

Pratique : La reconnaissance est un des caractères distinctifs de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus ; rappelez-vous chaque jour tous les bienfaits que vous en avez reçus.

Oraison jaculatoire : Tenez moi uni à vous ô Cœur de Jésus !

 

Quatorzième jour

 

Ce n'est pas le fer de la lance qui blessa le premier le Cœur de Jésus, l'amour le plus ardent pour les hommes l'avait tout d'abord blessé. Ce fut la première et la plus grande de ces plaies, qu'il ne put dissimuler lui-même : « Vous avez blessé mon cœur, ma sœur, mon épouse, vous avez blessé mon cœur » (Cantique des cantiques).

Pratique : prenez la résolution de faire, autant que possible, tous les premiers vendredis du mois, une communion que vous offrirez au Cœur de Jésus, en réparation d« toutes les négligences qui se seraient glissées dans celles que vous aurez faites dans l'intervalle, ou précédemment.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, rassasié d'opprobres, apprenez-moi à supporter les souffrances et les contradictions.

 

Quinzième jour

Toutes les plaies de notre Sauveur sont autant de portes de salut ouvertes à tout le monde ; mais celle du cœur est la plus large. Toutes ses plaies sont autant de ruisseaux de pourpre dans lesquels nous pouvons plonger les puissances de notre âme pour donner du prix à toutes nos pensées, à toutes nos paroles et à toutes nos actions ; mais celle du cœur leur fait prendre une plus belle couleur, un éclat plus vif, une teinte plus précieuse.

Pratique : Notre Seigneur, parmi les différents exercices qu'il prescrivit à Sainte Marguerite Marie pour honorer son Cœur, lui enseigna celui qui est connu sous le nom d'heure sainte. Il consiste à faire une heure d'oraison les nuits du jeudi au vendredi, et à s'unir aux douleurs du cœur de Jésus dans son agonie au jardin des Oliviers. Si l'âge, la santé ne vous le permettent pas, vous ne pourrez au moins vous excuser d'en former le désir... Priez votre bon ange de tenir votre place auprès du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Oh ! Qui me donnera d'entrer dans l'intérieur de votre Cœur, ô Jésus !

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31 mai 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 

Un Tertiaire Séculier

 

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« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

 

 

Pratique du Mois du Sacré Cœur

 

 

 

Cet exercice de dévotion au Sacré Cœur de Jésus, établi sur le modèle du Mois de Marie, a pour fin principale d'honorer les trente-trois années que Jésus-Christ a passées sur la terre. Ce mois commence le 1er juin.

 

 

 

Imprimatur

 

+ E.A.Archpus Quebecen

 

 

 

Hommage au Divin Cœur de Jésus

 

 

 

Divin Cœur de Jésus, je Vous offre ce petit livre par l'entremise du Cœur immaculé de Marie, et en union à toutes les intentions auxquelles vous vous immolez sans cesse vous-même sur nos autels. Puisse-t-il contribuer à faire augmenter chaque jour le nombre des soldats qui s'enrôlent dans la sainte ligue de Votre Cœur pour procurer le salut des âmes, le triomphe de l’Église et du Saint-Siège, et enfin le rétablissement de l'ordre social dans le monde. Ainsi soit-il.

 

 

 

Un Tertiaire Séculier

 

Québec, Pentecôte 1872

 

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Dévote offrande au Sacré cœur de Jésus

 

À réciter devant son image

 

 

 

Moi, N., pour Vous témoigner ma reconnaissance, et pour réparer mes infidélités, je Vous donne mon cœur, et me consacre entièrement à Vous, mon aimable Jésus, et, moyennant Votre secours, je me propose de ne plus pécher. Amen.

 

 

Acte de réparation

 

 

 

Dieu trois fois saint, je vous adore, je vous aime, je vous bénis par le cœur sacré de Jésus au Très-Saint-Sacrement de l'Autel, et je Vous offre, par les mains bénies de la Vierge Immaculée, toutes les Saintes Hosties qui sont sur nos autels et dans nos tabernacles, en sacrifice d'expiation, de réparation et d'amende honorable pour tous les sacrilèges, les profanations, les iniquités, les blasphèmes et les crimes qui Vous outragent par tout l'univers. Amen.

 

 

Communion spirituelle

 

 

 

Mon Seigneur Jésus-Christ au Saint-Sacrement, je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime, je me repens, je Vous désire, venez dans mon cœur que je Vous donne.

 

 

 

Prière de Saint Ignace

 

ou Consécration de soi-même à Jésus-Christ

 

 

 

Recevez, Seigneur, ma liberté sans restriction ; acceptez ma mémoire, mon entendement, ma volonté ; je n'ai rien, je ne possède rien qui ne soit un don de Votre libéralité ; je vous remets le tout, afin que Vous en disposiez comme il Vous plaira ; l'unique chose que je Vous supplie de m'accorder avec votre grâce, c'est un véritable amour pour Vous. Si je l'ai, je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.

 

 

Prière au Sacré Cœur

 

 

 

Souvenez-vous, ô très-doux Jésus, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre Sacré Cœur, imploré son assistance ou réclamé sa miséricorde ait été abandonné ! Rempli et animé de la même confiance, ô Cœur roi des cœurs ! je viens, je cours à Vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne devant Vous : ô Cœur Sacré, ne méprisez pas mes faibles prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

 

 

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Considérations pour tous les jours du mois du Sacré Cœur

 

 

 

Premier jour

 

 

 

Le Cœur Sacré de Jésus, percé par une lance sur la Croix, fut dès lors ouvert à tous les Chrétiens comme un asile inviolable. Mais il était donné au 17e siècle de voir le Sacré Cœur de Jésus, honoré d'un culte spécial. Dieu se servit, pour établir cette dévotion, d'une sainte religieuse nommée Marguerite-Marie. Jésus-Christ lui apparut un jour, et lui dit : « Mon Cœur a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser pour leur témoigner son amour ; et, pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par les mépris, les irrévérences, les sacrilèges dans le sacrement de mon amour. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi, après l'octave du Saint-Sacrement, soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation et amende honorable ».

 

 

Pratique : Engagez les fidèles à célébrer la fête du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, attirez-nous après vous, nous courons à l'odeur de vos parfums.

 

 

 

Deuxième jour

 

 

 

En commençant ce mois, il convient de nous rappeler les promesses que Jésus-Christ, faites à ceux qui embrasseront la dévotion au Sacré Cœur Ce divin Sauveur fit entendre à la bienheureuse Marguerite-Marie que c'était par un dernier effort de son amour envers les hommes qu'il avait résolu de leur découvrir les trésors de son Cœur en lui inspirant cette dévotion, qui doit faire naître l'amour de Jésus-Christ dans le cœur des plus insensibles, et embraser celui des moins fervents. Publiez partout, inspirez, lui dit Jésus-Chris et recommandez cette dévotion aux gens du monde, comme un moyen sûr et facile pour obtenir de moi un véritable amour de Dieu... à tous les fidèles, comme une dévotion des plus solides et des plus propres à faire obtenir la victoire sur les plus fortes passions, à remettre l'union et la paix dans les familles les plus divisées,, et à faire triompher des imperfections les plus invétérées.

 

 

Pratique : Parler quelquefois du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Votre amour seul, ô Cœur de Jésus, et je suis assez riche. (Saint Ignace).

 

 

 

Troisième jour

 

 

 

La dévotion au Sacré Cœur a pour objet le Cœur adorable de Jésus-Christ embrasé d'amour pour les hommes, et outragé par l'ingratitude de ces mêmes hommes. Il est aisé de voir que cette dévotion ne consiste pas à aimer seulement et à honorer d'un culte singulier ce cœur de chair, semblable au nôtre, qui fait partie du corps auguste de Jésus-Christ. L'objet et le motif de cette dévotion, c'est l'amour immense de Jésus-Christ pour les hommes. Christ nous a offert son cœur comme l'objet le plus capable de nous rappeler cet amour qui l'a porté à s'immoler pour nous et à demeurer avec nous dans l'adorable Eucharistie. La fin de ce culte rendu à ce divin cœur est : 1° de reconnaître et d''adorer par un retour d''amour et par un dénouement sans bornes l'amour infini du cœur de Jésus pour les hommes ; 2° de réparer par toutes les voies possibles les indignités et les outrages auxquels son amour l'a exposé durant sa vie mortelle et l'expose encore dans l'Eucharistie.

 

 

Pratique : L'offrande de nos actions à Dieu chaque jour n'est pas seulement une pieuse pratique, mais un véritable devoir, puisqu'il ne nous a donné l'existence que pour le servir ; soyez-y donc fidèle.

 

 

Oraison Jaculatoire : « Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus ».

 

 

 

Quatrième jour

 

 

 

La dévotion au Cœur de Jésus est différente de celle que Ton rend à son corps dans l'Eucharistie : l'une a pour objet le Cœur seul de Jésus-Christ, l'autre a pour objet le corps entier de notre divin Sauveur sous les espèces sacramentelles, sans aucun rapport spécial à son cœur. Dans la dévotion au Saint Sacrement, le motif est d'honorer lu chair sacrée de Jésus-Christ unie avec le Verbe. Dans la dévotion au Sacré Cœur, le motif essentiel est d'honorer son cœur uni à la divinité, et surtout d'y reconnaître cet amour dont il est embrasé pour les hommes, et de lui faire amende honorable de ce qu'il a souffert dans le sacrement de son amour, l'invention la plus merveilleuse qui soit sortie de son cœur divin.

 

 

Pratique : Dans toutes les communions et les visites au Saint-Sacrement se proposer d'honorer le cœur de Jésus et de lui faire amende honorable pour les crimes des hommes.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus-Christ, vivifiez-moi.

 

 

Cinquième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est rempli de toutes les richesses de la grâce et de la gloire. Ses mouvements sont si généreux, ses inclinations Si nobles, ses qualités si admirables, qu'il n'y a rien dans tous les cœurs qui en puisse approcher. Il ne s'en trouvera aucun qui nous ait tant aimés, ou qui ait ressenti nos misères avec tant de tendresse, qui ait conçu des desseins si grands pour nous, ou enfin qui ait eu tant de joie de notre bien. Oh ! quand les cœurs de tous les hommes se fermeraient pour vous, ne vous troublez pas, dit un pieux auteur, le cœur de Jésus vous sera toujours fidèle et toujours ouvert.

 

 

Pratique : En vous préparant à la confession, suppliez Jésus qu'il veuille bien recevoir votre cœur dans le sien, pour vous faire quelque part de la douleur amère qu'il ressentit de vos péchés dans son agonie.

 

 

Oraison Jaculatoire : Qui nous séparera de voire amour, ô cœur de Jésus !

 

 

 

Sixième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est saint de la sainteté de Dieu même ; d'où vient que tous les mouvements de ce cœur, tous ses soupirs, tous ses désirs, toutes ses affections, toutes ses demandes, toutes ses actions, suivant la dignité de la personne qui les opère, sont des actions munies en leur prix et en leur valeur. Il est donc juste qu'il soit honoré d'un culte singulier, puisqu'en l'honorant, nous honorons sa divine personne (Nouët). Si la vénération que nous avons pour les saints nous rend leur cœur si précieux, que devons-nous donc penser de l'adorable cœur de Jésus-Christ, puisque c'est dans ce cœur divin qu'ont été formés tous les desseins de notre salut, et que c'est par l'amour dont brûle ce même cœur qu'ils ont été exécutés.

 

 

Pratique : imitez sainte Claire, et ne laissez passer aucun jour sans honorer le cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, tournez vers vous toutes les affections de mon cœur !

 

 

 

Septième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est le roi de tous les cœurs par sa grandeur, par son pouvoir, par son mérite. Il est aussi le plus digne de commander l'amour à nos cœurs, parce qu'il est le plus obligeant, le plus aimable et aussi le plus aimant. C'est par amour qu'il a voulu être blessé pour guérir tous les autres cœurs, et leur faire un bain de son sang précieux. Sa plaie est sa couronne ; le droit qu'il a sur nous ne peut donc être plus légitime, et nous ne pouvons lui refuser obéissance sans injustice puisque nous lui devons tout, ni sans folie puisqu'il ne commande rien qui ne soit pour notre bien (Nouët). Ô Jésus ! fermez mon cœur à tous les objets de la terre, pour en diriger toutes les affections vers le vôtre.

 

 

Pratique : Le Cœur de Jésus, dit Sainte Marguerite-Marie, a un désir infini d'être connu et aimé ; il veut qu'on s'adresse à lui avec une grande confiance, et il n'y a pas de moyen plus efficace d'obtenir ce qu'on lui demande, que de le faire par l'entremise du Saint Sacrifice de la Messe.

 

 

Oraison Jaculatoire : Jésus, doux et humble de cœur, faites mon cœur semblable au vôtre.

 

 

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30 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Trente-et-unième jour

Reine conçue sans péché, priez pour nous.

 

Les Litanies sur lesquelles nous venons de méditer pendant trente jours, renferment tous les titres de gloire de Marie et forment le plus bel éloge en son honneur, la plus riche couronne qu'on puisse déposer sur son front. L'Eglise a mis pour ainsi dire dix-huit siècles à les composer. Et bien qu'il semble qu'il ne fût plus possible d'embellir cette couronne, elle vient d'y ajouter un nouveau fleuron dont l'éclat l'emporte sur tous les autres ; elle vient de donner à la Sainte Vierge un nouveau titre au nom duquel elle veut surtout qu'on l'invoque, et auquel la Sainte Vierge elle-même semble attacher désormais toutes ses faveurs. Ce nouveau rayon de gloire descendu du ciel sur le front de Marie, c'est la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Jusque là, c'était une pieuse croyance, mais non un article île foi, que Marie par un privilège unique, avait été préservée du péché originel. En face de besoins plus grands qu'à une autre époque, l'Eglise voulant appeler la Sainte Vierge à son secours par un cri en quelque sorte irrésistible et qui fit jaillir de son cœur des trésors de grâces plus abondants, a défini solennellement et infailliblement que cette pieuse croyance serait élevée à la certitude d'une vérité dogmatique, vérité qu'il ne serait plus permis de nier sans se rendre coupable du crime d'hérésie. Le ciel et la terre ont applaudi à cette définition. À l'autorité et à la piété du grand pape Pie IX, revient la gloire d'avoir rendu ce suprême honneur à la Sainte Vierge, le 8 décembre 1854 ; à nous qui écrivons ces lignes, la consolation d'avoir assisté à cette fête uni que, et joui de ce spectacle le plus beau qu'il puisse être donné aux hommes de contempler sur la terre.

Oui, Marie a été conçue sans péché ! Dieu ayant prévu de toute éternité la chute du premier homme et la punition qu'il infligerait à ses descendants en suite de sa désobéissance, a décrété aussi de toute

éternité, que Marie destinée à devenir la mère du Rédempteur, serait mise à l'abri de l'anathème qui allait frapper Adam et sa malheureuse postérité. Et c'est dans ce sens, l'heure étant venue où le fils de Dieu avait résolu de se faire homme, que l'ange Gabriel put lui adresser ce salut que ne mérita et ne méritera jamais aucune autre créature : « Je vous salue, pleine de grâce ». Oui, Marie, vous êtes pleine de grâce ! Ce n'est pas un homme, mais un envoyé du ciel qui le déclare. La grâce dont vous êtes comblée â précédé le cours des siècles. Tandis que tous les autres hommes, infectés par le venin du serpent tentateur, sont conçus et naissent dans le péché, Marie par un privilège spécial est entrée dans la vie, non seulement sans souillure mais toute rayonnante de la grâce sanctifiante. Écoutons le beau langage de notre saint curé : « Le bon Dieu pouvait créer un plus beau monde que celui qui existe, mais il ne pouvait donner l'être à une créature plus parfaite que Marie.... Tenez, mes enfants, une faible comparaison. Vous savez ces œufs qui sont dans la mer, dont on voit sortir des petits poissons, qui fendent les eaux avec une si grande vitesse !... De même la Sainte Vierge aussitôt créée, a la plénitude de la vie et se promène dans le grand océan de la grâce ».

Nous ne pourrons jamais assez méditer et comprendre la grandeur du privilège de l'Immaculée Conception. Pour Marie comblée de tant de faveurs, c'est la plus grande entre toutes les autres. Son titre de Mère de Dieu la place au-dessus des anges et des archanges, l'établit reine du ciel et de la terre, et cependant elle préfère et s'estime plus heureuse d'avoir été conçue sans péché, de n'avoir jamais été sous l'empire du démon. Oh ! Quel enseignement pour nous ! Puissions-nous le bien comprendre et le mettre fidèlement en pratique. Il ne dépend pas de nous d'être riche et savant, mais il est en notre pouvoir de combattre nos tentations, d'éviter le péché, et de nous conserver purs aux yeux de Dieu. L'Esprit-Saint nous l'a révélé : Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. Comme le péché est le plus grand de tous les maux, la grâce est le plus grand de tous les biens. Apprenons donc de Marie Immaculée à estimer la grâce sanctifiante autant qu'elle la estimée elle-même ; à la préférer à tous les trésors de la terre, à la vie même, si nous ne pouvions la conserver qu'à ce prix. La grâce, c'est l'amitié de Dieu ! La grâce, c'est le principe et la condition de tous nos mérites ! La grâce, c'est la paix de l'âme, le gage et l'avant-goût du paradis. Confions à Marie la garde de ce trésor au-dessus de tous les trésors, en nous réfugiant dans son sein maternel, en nous plaçant sous sa protection, et en nous consacrant pour toujours à son service.

Pratiques : Résumons les enseignements du Mois de Marie, par quelques pratiques générales qui s'appliquent à toutes les personnes, à tous les temps et à tous les lieux. 1° La première et la plus essentielle, c'est que, pour rester chers à Marie, nous devons concevoir une nouvelle et plus vive horreur du péché. Fuyons-le, quelque léger qu'il soit, comme on fuit à la vue d'un serpent. 2° Marie est le miroir de justice que nous devons avoir sans cesse sous les yeux. Avant de parler ou d'agir, adressons-nous intérieurement cette question : « Que dirait ou que ferait Marie si elle était à ma place ? » 3° Dans tous nos besoins et toutes nos tentations, invoquons Marie par son titre le plus cher et le plus glorieux : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

 

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Consécration

 

Ô Marie, ce n'est pas sans regret que nous voyons arriver la fin de ce beau mois qui vous est consacré. Chaque jour, réunis devant votre Image vénérée, nous vous avons invoquée avec amour et confiance, et chaque jour vous nous avez reçus avec bonté, vous avez daigné nous bénir. Après l'exercice de chaque soir, notre sommeil de la nuit a été plus paisible et le travail du lendemain moins lourd à porter. Il nous semble maintenant que nous sommes devenus meilleurs, que la vertu a pour nous plus de charmes et que le péché nous inspire plus d'horreur. Affermissez dans nos cœurs ces saintes dispositions qui sont le fruit de votre maternelle bonté.

Aujourd'hui, ce n'est point un adieu que nous venons vous adresser. Plus que jamais nous voulons nous tenir rapprochés de vous ; plus que jamais nous voulons vous avoir sans cesse présente à l'esprit et au cœur ; plus que jamais nous ne saurions faire un pas dans la vie sans que vous nous tendiez la main. Nous vous reconnaissons, nous vous proclamons Mère de la famille, maîtresse et gardienne de la maison (de la paroisse). De votre côté couvrez-nous de votre protection comme la poule abrite ses petits sous ses ailes. Écartez tout ce qui pourrait nuire à notre âme et à notre corps ; protégez-nous, fortifiez-nous contre nos passions qui sont nos ennemis du dedans, et contre les scandales du monde qui sont nos ennemis du dehors.

Nous ne vous demandons pas pour la famille, la fortune et les honneurs ; vous avez dédaigné tous ces biens. Obtenez-nous ce qui vaut mieux, la modération des désirs, l'amour du toit qui nous a vus naître, la patience dans les souffrances, le courage et la générosité dans les épreuves, et par dessus tout les vertus de Nazareth, la piété filiale, le respect de la paternité, la concorde et cette douce union des cœurs qui fait la richesse et assure la prospérité des familles. Si nous désirons quelque chose au-delà de nos besoins, c'est pour pouvoir soulager les malheureux ; si nous demandons à être affranchis des privations et des sollicitudes de la vie, c'est pour pouvoir remplir avec plus d'empressement et de liberté d'esprit, tout ce qui regarde le service de Dieu.

Veillez, ô divine Marie, sur la sainte Église catholique notre mère. Vous l'avez assistée dans ses premiers combats, soutenez-la dans ses luttes qui durent depuis dix-huit siècles et dont la violence va toujours croissant. Protégez le souverain Pontife, les évêques et tous les pasteurs qui ont mission de nous conduire dans les voies du salut. Du trône de miséricorde ou vous êtes assise, abaissez vos regards compatissants sur les âmes de nos parents et de nos amis qui souffrent dans les flammes du purgatoire ; et hâtez l'heure de leur délivrance. Veillez sur la France notre chère patrie, afin qu'elle montre toujours digne de son titre glorieux, de fille aînée de l'Église. Veillez sur nos malades et nos vieillards, sur les veuves et les orphelins, sur les voyageurs et sur ceux de nos enfants qui sont sous les drapeaux, surtout sur ceux qui souffrent persécution pour la justice et qui pleurent, dans celte vallée de larmes; obtenez à tous et à chacun de nous ce qui lui est nécessaire pour combattre le bon combat et mener une sainte vie. Le temps marche avec rapidité, bientôt nous toucherons à l'heure de la mort. C'est surtout pour ce moment suprême, que nous vous appelons à notre aide, que nous implorons votre secours. Quand notre âme se sera envolée de notre corps avec notre dernier soupir, ô Marie ! Marie ! Recevez-la dans vos bras et donnez-lui asile près de vous, dans le sein de la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

Bouquet spirituel du Mois de Marie

Répétez souvent cette courte et pieuse invocation : « Bénie soit la sainte et Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie ! ».

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Fin du Mois de Marie

 

Téléchargez l'intégrale des méditations du mois de Marie d'Ars (pdf) en cliquant ici

 

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Ce livre, datant de 1866 a été réédité par les Editions Saint Jean, pour vous le procurer cliquez ici

 

Prochain mois de Dévotion :

Le Mois du Sacré Coeur de Jésus,

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29 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Trentième jour

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

 

Si nous pouvions interroger les saints du paradis, tous peut-être nous répondraient qu'ils sont redevables à Marie de la gloire dont ils jouissent. Nous pouvons invoquer le témoignage du curé d'Ars. « Tous les saints, disait-il, ont une grande dévotion en la Sainte Vierge ; aucune grâce ne nous vient du ciel sans passer par ses mains ». Ce qu'il y a de Certain et d'assuré, c'est qu'il n'y a aucun saint dans le ciel, qui pendant sa vie n'ait été dévot à la Sainte Vierge, ne se soit mis sous sa protection. Ouvrez et lisez le livre si édifiant de la vie des saints, et vous en trouverez la preuve à chaque page. Ce qu'il y a de certain et d'assuré, c'est que plusieurs saints sont aujourd'hui dans le ciel, qui sans la protection de la Sainte Vierge, n'y seraient jamais parvenus. Ils ont prié ou on a prié pour eux la Sainte Vierge ; et la Sainte Vierge les a retirés de l'état du péché et les a réconciliés avec Jésus-Christ son divin fils. Ce qu'il y a de certain et d'assuré ; c'est que si le démon pouvait parler et s'il osait l'avouer, il déclarerait qu'il ne redoute rien tant que la Sainte Vierge, qu'elle lui a arraché une foule d'âmes sur lesquelles il comptait comme sur une proie assurée. Combien de pécheurs endurcis, convertis tout à coup par un miracle de la protection de Marie ! Nous en avons cité quelques exemples dans nos lectures de chaque jour, mais il faudrait plusieurs volumes pour les contenir tous. Ce qu'il y a encore de certain et d'assuré, c'est que nous tous qui lui avons payé chaque jour .de ce beau mois, le tribut de notre amour et de nos louanges ; si nous continuons à l'honorer, à l'invoquer, a l'imiter, nous pouvons compter que sa protection ne nous fera jamais défaut, qu'elle nous .assistera dans toute l'étendue de nos besoins pour le présent, et surtout à l'heure de notre mort.

Marie est donc appelée ajuste titre la Reine des saints, puisqu'elle a concouru à la sanctification de tous, et qu'il n'en est aucun qui, après Dieu, n'ait mis en elle toute sa confiance. Mais elle porte à bien d'autres titres encore, le diadème incomparable qui rayonne sur son front. Les saints du ciel ressemblent aux étoiles qui dans le firmament brillent avec plus ou moins d'éclat. La gloire dont ils jouissent est en raison et en proportion de leurs mérites. Chacune de leurs vertus forme un rayon de leur couronne. On admire la pureté des vierges, le zèle brûlant des apôtres, la constance des martyrs, la foi des patriarches, l'humble dévouement des saintes femmes, et enfin l'amour de la vie cachée dans ceux qui se sont sanctifiés par la fidélité aux devoirs de leur état, et plus particulièrement au milieu des humbles mais rudes travaux de la campagne. Or, Marie a été ornée de toutes les vertus à la fois, et a porté leur pratique au plus haut degré de perfection. Aussi sa gloire éclipse-t-elle la gloire de tous les saints, ou plutôt tous les saints sont autant de diamants qui embellissent et relèvent l'éclat de sa couronne. Avec quelle reconnaissance ils se prosternent à ses pieds ! Tous lui rendent grâces et chantent ses louanges dans les. transports d'une éternelle admiration !

Ah ! Puissions-nous être un jour du nombre de ces fortunés habitants des cieux, et chanter avec eux les gloires de notre Reine ! Cela dépend de notre bonne volonté. Pendant ce beau mois, nous avons goûté le bonheur qu'il y a d'aimer et de servir Marie. Que notre dévotion envers elle, loin de cesser et de se ralentir, persévère et aille toujours croissant. Récitons au moins chaque jour une dizaine de chapelet ; communions aux principales fêtes en son honneur ; appelons-la à notre secours dans toutes nos peines et nos tentations ; et enfin, resserrons les liens qui nous unissent, et aimons-nous tous comme les membres de la Sainte Famille. Voilà les fruits que nous devons recueillir du Mois de Marie. À ces conditions très faciles à remplir, la Reine des saints nous protégera pendant tout le cours de notre vie, et après notre mort nous ouvrira les portes du ciel.

 

Exemple

L'heureux empressement

 

Demain ! Demain ! Un jeune apprenti avait fait depuis quelque temps sa première communion. Il avait pris une seule résolution, mais il l'avait prise sérieusement : « Si je viens à tomber dans le péché mortel, j'irai me confesser avant de me coucher, le jour même ». Ce malheur lui arriva : c'était un samedi ; il faisait mauvais temps. Le prêtre était loin ; il se dit d'abord : « J'irai me confesser demain ». Mais sa promesse lui revenait en la mémoire, et quelque chose lui disait : « Fais ce que tu as promis, va te confesser ». Il hésitait. Dans ce combat intérieur, il se met à genoux et récite un Ave Maria pour connaître la volonté de Dieu. Aussitôt il se relève et se met en chemin. À son retour, il est rencontré par sa marraine, qui lui demande d'où il vient ; il le lui raconté, la joie sur le visage, et lui dit qu'il va dormir en paix, ayant recouvré l'amitié de Dieu. Sa mère avait coutume de le laisser au lit un peu plus de temps le dimanche que les autres jours. Selon son usage donc, elle ne l'éveilla qu'à sept heures, en frappante la porte de sa chambrette et en l'appelant, un quart-d'heure après, Paul dormait encore. Sa mère l'appela de nouveau, et, impatientée de n'avoir pas de réponse, elle entre dans la chambre et s'approche de son enfant, qui ne bougeait pas. Elle lui prend la main qu'elle trouve glacée. Effrayée, elle regarde, et poussant un cri affreux, elle tombe par terre sans connaissance. L'enfant était mort, et son cadavre déjà froid !... Heureux jeune homme, de n'avoir pas remis sa confession au lendemain ! Heureux nous-mêmes si, avertis par cet exemple, nous mettons à profit sans retard toutes les bonnes résolutions que la Sainte Vierge nous a inspirées pendant ce mois ! Suivre à l'instant même le mouvement de la grâce, c'est tout le secret de la sainteté. (Nouveau Mois de Marie, par Ed. Terwecorem).

Pratiques : Faites votre confession comme si elle devait être la dernière de votre vie, pour vous préparer à la communion de demain. Si vous ne le faites déjà, prenez la résolution de lire en famille, la vie du saint de chaque jour.

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Prière

 

Reine de tous les saints ! C'est surtout sous ce nom glorieux que j'aime à vous honorer et à vous invoquer. Puissé-je être compté au nombre de vos plus fidèles et dévoués sujets. Pour couvrir mon insuffisance, je m'unis en ce moment aux âmes les plus ferventes qui vous ont honoré et servi pendant ce mois qui vous appartient, et sur lesquelles vos regards reposent avec le plus de complaisance. Je m'unis en particulier à l'un de vos plus grands serviteurs, que l'Eglise a placé dernièrement sur ses autels, et avec saint Alphonse je m'écrie : « Si je persévère, ô Vierge Sainte, à vous servir, à vous aimer, à vous prier. je suis assuré de mon salut. Ce que je crains, ô ma sainte mère, ce n'est pas que vous m'abandonniez la première, mais que moi malheureux et ingrat, je ne vienne peu à peu à quitter votre service ». Mais non, il n'en sera pas ainsi. Je vous jure aujourd'hui une inviolable fidélité, ratifiez vous-même mon serment, et soyez à jamais ma reine sur la terre et dans le ciel. Ainsi soit-il.

Dans les pas de St Jean-Marie Vianney

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28 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-neuvième jour

Reine des martyrs, priez pour nous.

Reine des confesseurs, priez pour nous.

 

Quelle couronne sur le front de Marie que celle de Reine des martyrs ! C'est dire que ses épreuves et ses souffrances ont surpassé celle des martyrs, de ces héros invincibles qui ont affronté les plus affreux supplices et versé leur sang pour la foi. Dans cette grande et vaillante armée des soldats de Jesus-Christ, plusieurs millions ont eu la tête tranchée par le glaive ; d'autres ont été livrés à la dent dévorante des tigres et des lions ; ceux-là ont été jetés dans des fournaises embrasées ou plongés dans des chaudières d'huile bouillante ; à ceux-là on arracha non seulement la barbe et les cheveux, mais les ongles et la peau. Tout ce que la cruauté la plus raffinée a pu inventer, tout ce que la rage de l'enfer a pu inspirer, a été mis en œuvre pour ébranler la constance des martyrs, et les rendre apostats.

L'Eglise en compte plus de 14 millions qui ont préféré la mort la plus cruelle à la honte et au crime de fouler aux pieds la croix et de renoncer à Jésus-Christ. Et cependant le supplice d'aucun de ces martyrs ne peut être comparé aux douleurs de Marie leur reine. Le supplice de plusieurs d'entre eux n'a duré que quelques jours, et souvent même quelques heures ; celui de Marie a duré autant et plus que la vie de Jésus-Christ son divin fils. Appelée à coopérer au grand mystère de la Rédemption, elle a partagé, dans un degré qu'on ne peut définir, les douleurs infinies de l'Homme- Dieu. Nous avons déjà considéré plusieurs fois Marie sur le Calvaire, mais ne nous lassons pas de revenir à ce spectacle douloureux qui met dans tout son jour la générosité de son cœur et l'héroïsme de son sacrifice. Lorsque les apôtres ont pris lâchement la fuite, Marie est là debout au pied delà croix, témoin de toutes les cruautés et de toutes les ignominies qu'on fait endurer à son divin fils, savourant jusqu'à la lie le calice d'amertume qu'on lui fait avaler. Mais pourrait-on dire : la main des bourreaux n'a pas frappé Marie et son sang n'a pas coulé ! Quoi donc ? La chair de Jésus en lambeaux, n'est-ce pas la chair de Marie ? Le sang que Jésus verse par torrents ne sort-il pas des veines de Marie ? Jésus-Christ meurt sur la croix, et ses souffrances cessent avec son dernier soupir ; mais le martyre de Marie continue avec un surcroît de douleur. Contemplez la recevant dans ses bras le corps de son divin fils, froid, inanimé et couvert de plaies encore saignantes. Comme elle l'arrose de ses larmes ! Comme elle le presse sur son cœur ! L'âme du Sauveur a quitté son corps, mais l'âme de Marie, dit saint Bernard, y est encore pour recevoir le coup de lance, pour souffrir par toutes ses plaies sur lesquelles ses lèvres restent collées. Voyez s'il est une douleur comparable à la sienne, et si ce n'est pas à juste titre qu'elle marche à la tête des martyrs ! qu'elle est appelée N.-D. de Pitié, N. D.-des-Sept-Douleurs ! Qu'elle nous est représentée avec sept glaives qui s'enfoncent dans sa poitrine et s'abreuvent de son sang.

Voilà le grand témoignage d'amour que Notre-Seigneur a donné à sa mère. Il l'a associée a ses souffrances plus qu'aucune autre créature. Ainsi en agit il pour l'ordinaire avec ceux qu'il aime. Il les appelle à partager ses souffrances pour accroître leurs mérites et enrichir leur couronne. Le plus souvent c'est en troublant la prospérité des pécheurs, c'est en leur envoyant des maladies ou d'autres épreuves qu'il leur ouvre. le sein de sa miséricorde. Ne murmurez donc pas, ne vous laissez pas aller à rabattement, lors que la main de Dieu vous touche à l'endroit sensible. Ou souffrir ou mourir, s'écriait sainte Thérèse. Vivre toujours pour souffrir toujours, s'écriait une autre sainte plus héroïque encore. Mais Dieu ne demande pas que vous vous éleviez tous à ce degré de perfection. Les instruments qui servent à votre profession, que vous baignez de vos sueurs, qui usent vos forces et votre vie, ne sont-ils pas pour vous de véritables instruments de martyre ? Prenez vos maladies et les fatigues de votre état en esprit de pénitence, supportez-les patiemment par amour pour Dieu ; et vous mériterez de participer à la gloire de la Reine des Martyrs.

 

Exemple

Lyon préservé du choléra

 

En 1832 et 1838, Lyon menacé par le choléra, leva les yeux vers la sainte Montagne de Fourvière. La contagion avait faillie si grands ravages dans la capitale ! Elle semblait s'attacher de préférence aux grandes cités. En 1835 surtout, elle se montrait presque aux portes de Lyon, et la ville était pleine de fugitifs qui, s'échappant à la hâte des lieux infectés, portaient le germe du mal dans leur sein. Tout faisait croire que le fléau destructeur allait se répandre et envahir un lieu où dans de semblables circonstances, l'ange de la mort avait autrefois frappé de si terribles coups. Le sage administrateur Mgr de Pins, archevêque d'Amasie, à qui la Providence, attentive aux besoins de son peuple, avait confié les enfants des martyrs, excita les fidèles à recourir à leur protectrice ; sa voix retentit jusqu'au fond des cœurs. Le concours à N.-D. De Fourvière fut grand, les vœux furent ardents, les œuvres de piété multipliées. Marie entendit les supplications de son peuple. Le ministre des vengeances divines eut ordre de respecter la cité qu'elle avait prise sous sa défense, cl le zélé prélat ne fut que l'interprète de la voix de ce même peuple, lorsqu'il ordonna deux fois des prières d'actions de grâces dans le sanctuaire protecteur. Depuis, le fléau destructeur a reparu plusieurs fois en France, et a éprouvé cruellement la population de nos principales villes. Lyon, la seconde capitale de l'Empire, bien que renfermant tous les éléments qui semblent appeler et favoriser le choléra, a toujours été épargné, grâce à la protection de celle qui veille à son salut du haut de la sainte Montagne. Aussi dans quelle autre ville la fête de l'Immaculée Conception est elle célébrée avec une ferveur plus générale et une plus brillante illumination. (Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu).

Pratiques : Évitez, pendant la journée, toute plainte et tout murmure au milieu des contradictions de la vie et des peines de votre état. Considérez les instruments qui servent à votre profession souvent si pénible, comme les instruments de votre martyre.

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Prière

 

Ô Reine des martyrs et des confesseurs ! Votre vie n'a été qu'une longue suite de souffrances dont la rigueur a égalé la durée. C'est à cause de nous et par amour pour nous, que vous avez été associée à toutes les douleurs de votre divin Fils. Faites-nous bien comprendre le mérite et la gloire des peines inséparables de la vie. Il faut passer par l'épreuve des mystères douloureux avant d'arriver à la joie des mystères glorieux. Le chemin du Calvaire est la route qui conduit au ciel. Tendez-nous une main secourable pour y marcher à votre suite et pour mériter de partager un jour avec vous la couronne des Martyrs. Ainsi soit-il.

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27 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-huitième jour

Reine des apôtres, priez pour nous.

 

Après l'ascension de Notre Seigneur au ciel, la Sainte Vierge se retira dans le Cénacle avec les apôtres. Tous l'aimaient comme une mère et lui obéissaient comme à une reine. Les saints docteurs n'hésitent point à dire que la présence de Marie dans le Cénacle, fut un grand sujet d'édification pour les apôtres, et leur mérita une plus grande abondance des dons du Saint-Esprit En effet, c'est au sortir du Cénacle qu'ils commencèrent leur mission, et l'on sait avec quelle intrépidité et quel succès ils la remplirent, en prêchant Jésus-Christ et en portant l'Evangile jusqu'aux extrémités du monde.

Ce ne fut point sans une vive et douloureuse émotion, que les a polies se séparèrent de Marie pour se disperser dans les différentes contrées du monde. De loin comme de près, ils lui restaient dévoués et cherchaient autant que possible, à s'inspirer de ses conseils. Ainsi coopérait-elle avec les apôtres à la conversion de l'univers. Quel bonheur pour eux, lorsque dans leurs courses évangéliques, ils pouvaient, ne fût-ce qu'en passant et pour quelques jours seulement, se rapprocher de leur Reine pour lui faire hommage de leurs succès, se consoler auprès d'elle des persécutions qu'ils enduraient ; et fortifiés par ses encouragements, voler ensuite à de nouvelles conquêtes. Plus privilégié que les autres apôtres, saint Jean le disciple vierge a qui Jésus-Christ avait confié sa mère, ne s'en sépara presque jamais jusqu'à sa mort. Et quand enfin l'heure fut venue pour Marie de quitter la terre pour monter au ciel, par une disposition particulière de la Providence, tous les apôtres se trouvèrent réunis autour de celle qu'ils appelaient du doux nom de mère et de reine. Ils purent lui annoncer que l'Eglise, malgré la rage de l'enfer, était établie dans le monde entier, que l'Evangile avait été porté jusqu'aux extrémités de la terre, que Jésus Christ, son divin fils était adoré et servi partout où il y avait des peuples connus. A cette heureuse nouvelle, Marie sentit son cœur se dilater de joie et d'amour, et ce fut sous l'impression de ce délicieux sentiment qu'elle rendit doucement sa belle âme à Dieu. Avec quel pieux et douloureux respect les apôtres lui rendirent les honneurs de la sépulture ! Mais trois jours après, le tombeau de la Sainte Vierge se trouva vide comme celui de Jésus-Christ son divin fils. Son âme était revenue reprendre sa dépouille mortelle, et Marie escortée par les auges, faisait sa triomphante entrée dans le ciel. Si le ciel a privé la terre d'un tel trésor, n'est ce pas qu'il en était jaloux pour lui-même ? C'est en mémoire de ce glorieux événement qu'a été instituée la fête de l'Assomption.

Apprenons que pour plaire à Marie, nous devons, à son exemple, avoir du zèle pour le salut des âmes et pour tout ce qui touche aux intérêts de l'Eglise. L'apostolat n'est pas seulement l'oeuvre des prêtres et des missionnaires, mais de tous les fidèles quelle que soit leur condition. Le zèle pour le salut des âmes est la flamme la plus pure de ce feu sacré que Jésus-Christ est venu allumer sur la terre et qu'il désire voir embraser tous les cœurs. Mais plus particulièrement, tout père, tout maître, toute mère de famille est apôtre dans sa maison, et doit veiller à ce que ses enfants, et ses serviteurs remplissent leurs devoirs de religion. Si votre cœur est ému de compassion à la vue d'un pauvre qui frappe à votre porte, soutirant du froid et de la faim, couvert de plaies et de haillons ; comment ne serait-il pas plus douloureusement affecté à la vue d'un parent, d'un ami, dont l'âme est dépouillée de la grâce, souillée des plaies hideuses du péché et vouée a une éternelle réprobation. Exercez ce zèle en faveur des âmes que vous voulez ramener à Dieu ; d'abord par la prière, et ensuite par de douces et affectueuses exhortations que vous leur adresserez en temps opportun, plus particulièrement au temps pascal, pendant les missions et à l'heure de la mort. Mais surtout n'oubliez pas d'intéresser la Sainte Vierge à leur conversion, par l'emploi de la médaille miraculeuse, par la récitation du chapelet ou. la pratique d'une neuvaine en son honneur ; et le succès de votre apostolat est assuré.

 

Exemple

Vertu du Scapulaire

 

Dans une grande ville de France, qu'on ne nomme point pour de justes raisons, se trouvait un homme qui vivait depuis plus de cinquante ans dans une haine mortelle contre Dieu et sa religion. Il tomba malade, et par précaution, il avait placé auprès de son lit un poignard pour frapper celui qui oserait lui parler de son âme. Comme la maladie empirait, quelqu'un eut la pensée qu'il n'y avait que la Sainte Vierge qui pût amollir un cœur aussi endurci ; alors on détermina une personne à lui pendre un scapulaire au cou sans qu'il s'en aperçut ; on réussit. Un soir comme il dormait, l'image de Marie lui est appliquée, et le lendemain malin, il ne fut plus question de poignard. Il se réveille en implorant la miséricorde de Dieu, ne sachant, disait-il, ce qui s'était passé en lui ; il demande un confesseur, et il meurt dans le plus grand repentir. Oh ! Que Marie est riche en miséricorde ! Un pieux auteur l'appelle « glaneuse » ; elle mérite ce nom, elle ramène les pécheurs que les prédicateurs, les missionnaires ne peuvent convertir. Il n'est donc rien de mieux que de lui recommander ces malheureux qui ont l'air de tout braver et d'aller à pied ferme dans les abîmes éternels. (Traité sur l'Ave Maria, par M. Bleton).

Pratiques : Pratiquez aujourd'hui quelque œuvre de zèle, à l'intention de tel ou tel pécheur. Répandez les cahiers de la propagation de la foi, et travaillez à augmenter le nombre des associés.

 

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Prière

 

Ô Marie ! Dont la présence seule consolait les apôtres, lorsqu'ils n'eurent plus le bonheur de posséder visiblement leur divin Maître ; vous qui étiez leur lumière et leur guide, quel zèle vous leur inspiriez pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Reine des apôtres, intercédez pour les pontifes et les prêtres qui sont leurs successeurs soutenez le courage des missionnaires qui traversent les mers pour convertir les infidèles ; obtenez-nous à nous-mêmes la grâce de devenir, par nos exemples, par nos discours et nos prières, les apôtres de nos familles et de nos âmes, et qu'ainsi le nom de Dieu soit sanctifié par nous et par tous ceux que nous aimons. Ainsi soit-il.

 

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26 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-septième jour

Reine des patriarches, priez pour nous.

Reine des prophètes, priez pour nous.

 

Les patriarches et les prophètes sont les saints de l'ancienne loi. Ce qui forme le caractère particulier de leur sainteté, c'est la vivacité de leur foi, la fermeté de leur espérance, la pureté et la simplicité de leur vie. Nul n'a pu entrer au ciel avant que Notre-Seigneur ne nous en eut ouvert les portes ; mais dans tous les temps, ceux qui ont connu Jésus-Christ et espéré en lui, ont pu être saints. Adam et Eve ne laissèrent point ignorer à leurs enfants le malheur de leur chute, et pour les consoler leur révélèrent la promesse du Libérateur qui leur avait été faite. Eve en particulier, dans son repentir et son humilité, aimait sans doute à leur rappeler que si elle avait été la première cause de leur malheur, une fille qui descendrait d'elle, serait un jour aussi la première cause de la réparation en devenant la mère du Rédempteur, Marie était donc connue par les siècles qui l'ont précédée, comme elle ne cessera jamais d'être connue et invoquée par tous les siècles à venir. Dès le berceau du monde, tous les regards sont tournés vers elle ; tous les vœux l'appellent sur la terre, tous les cœurs soupirent après le jour heureux de sa naissance. Ainsi, bien longtemps avant qu'elle vînt au monde, elle était l'objet d'un culte anticipé, d'un culte d'amour et d'espérance. C'est par l'attente de Marie comme par la foi et l'espérance en Jésus-Christ, que les justes de l'ancienne loi se sont sanctifiés. Marie est donc la Reine des patriarches et des prophètes, la Reine de tous les saints de l'ancienne loi, comme elle est la Reine de tous les saints de la loi de grâce.

Comme Jésus-Christ a été annoncé et prédit plusieurs siècles avant sa venue, Marie aussi a été annoncée et prédite par les prophètes : « Voilà, s'écrie Isaïe plein d'admiration, qu'une vierge concevra et deviendra mère sans cesser d'être vierge ! »

Comme Jésus Christ a été figuré d'avance par plusieurs saints personnages, Marie aussi a été figurée par plusieurs saintes femmes. Esther et Judith qui, l'une par sa grâce et l'autre par l'énergie de son bras, ont sauvé le peuple de Dieu, ne sont-elles pas la figure de celle qui pleine de grâce et de force a sauvé le genre humain, en lui donnant un Rédempteur. Mais Marie n'a-t elle pas été elle-même le plus grand des prophètes ? Écoutez-la, annonçant et prophétisant, « que toutes les générations la proclameront bienheureuse ». Après dix-huit siècles, le culte et la gloire de Marie ne fout que grandir dans l'Eglise.

Mais comment honorerons-nous dans Marie ce titre glorieux de Reine des patriarches et des prophètes ? D'abord par la vivacité et la constance inébranlable de notre foi. Nous savons que l'Eglise catholique est dépositaire de la vérité, et jamais nous ne nous écarterons de ses enseignements, quoique nous puissions lire ou entendre dire d'ailleurs. Le ciel et la terre passeront, mais la parole de Dieu prêchée par les pasteurs que l'Eglise nous a donnés, demeurera éternellement.

Nous l'honorerons encore en aimant et en pratiquant la vie pure et simple des patriarches ; en préférant, si nous sommes nés dans la campagne, le séjour et les travaux des champs aux travaux et au séjour des villes. Oui, pour le chrétien qui a à cœur son salut, qui veut garder la simplicité des moeurs patriarcales, la vie des champs est préférable à celle des villes. Elle est plus calme, plus unie ; on y rencontre moins de scandales et d'occasions de pécher, tout nous parle de Dieu et nous porte à l'aimer. Nous contemplons sa gloire dans tes rayons du soleil qui dore et mûrit les moissons ; nous admirons sa libéralité dans ce grain de blé qui se multiplie en terre et fait courber les épis ; sa bonté dans la douceur des fruits qui pendent aux arbres. Comme on respire pour la santé du corps un air plus pur au milieu des champs, l'air y est plus pur encore pour la santé de l'âme. Sans une vocation particulière et bien prononcée, ne quittons donc pas le séjour de la campagne pour celui de la ville.

 

Exemple

Les pauvres de Marie

 

Deux pauvres vieillards, le mari et la femme, vivaient à grande peine dans un misérable galetas qu'ils payaient vingt francs par an ; ils habitaient Bruxelles. Souvent ils se couchaient sans souper, et souvent aussi ces jours là, leur déjeuner avait consisté en quelques croûtes dures détrempées dans l'eau ; pourtant ils avaient connu autrefois l'aisance, mais peu à peu il leur avait fallu tout vendre ! Un jour, un iamedi, ils se trouvèrent saris un sou, sans pain, sans aucune nourriture. La femme était impotente, le mari malade et couché.... La journée se passa sans manger, ils pleuraient et priaient : le dimanche fut encore plus affreux. Enfin le soir venu, la femme sortit pour mendier ; la honte la ramena chez elle les mains vides. « Nous allons mourir, dit le vieillard, Dieu nous abandonne ». La pauvre vieille se taisait ; tout-à-coup elle s'écrie : « Invoquons la Sainte Vierge, elle est la consolatrice des affligés, elle nous sauvera ». « Tiens, ajouta-t-elle, il me reste un petit bout de cierge dans le tiroir, faisons-le brûler devant son image, Marie viendra à notre secours ». Le cierge allumé, placé devant une petite statue de la Sainte Vierge qui n'avait point trouvé d'acheteurs, parce qu'elle n'avait aucune valeur matérielle, les deux vieillards se mettent à genoux, et appuyés l'un sur l'autre, appellent à leur aide celle qu'on n'invoque jamais en vain. Une ouvrière qui demeurait en face avait un enfant malade et veillait. Apercevant à cette heure une lumière à la fenêtre des pauvres gens : « Sont- ils malades ? » se dit-elle. Poussée par je ne sais quel instinct, elle monte au galetas. Quel spectacle frappe ses regards : Les deux infortunés haletants défaits, étaient affaissés plutôt qu'agenouillés devant l'image de la mère du Sauveur ! Ils avouent leur position. La charitable voisine court leur chercher quelques provisions,les embrasse, les console. Le lendemain, le curé et le président de la conférence de Saint Vincent de Paul avertis, assurent à ce pauvre ménage une existence sérieuse. Sans ce petit cierge, ou plutôt sans la confiance en Marie qui suggéra à ces vieillards la pieuse idée de le brûler devant son image, la bonne voisine ne fût pas venue à leur aide et les arracher ainsi à une mort certaine. (Petites Lectures, 1re série).

Pratique : N'allez à la ville que pour vos affaires, et revenez-en le plus tôt que vous pourrez.

 

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Prière

 

Ô Marie ! Doux espoir des patriarches et des prophètes, qui avez possédé d'une manière si intime celui qu'ils avaient tant désiré, faites-nous apprécier le bonheur infini que nous avons de le posséder nous-mêmes dans la divine Eucharistie. Puisse notre foi s'animer dans nos cœurs assez vivement, pour nous faire comprendre que le plus grand bonheur du chrétien est de s'unir à son Dieu dans la sainte communion, et que plus nous le recevrons souvent sur la terre, plus nous sommes assurés qu'il nous recevra un jour dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

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25 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-sixième jour

Reine des anges, priez pour nous

 

Dans notre dernière méditation, nous avons contemplé et laissé Marie au pied de la croix ; aujourd'hui cherchons-la et contemplons-la dans le séjour de la gloire. C'est l'Eglise qui nous y invite, en la saluant du titre radieux de Reine des anges. Le titre de reine exprime, sur la terre, tout ce qu'il y a de plus grand, de plus auguste et de plus respecte. En présence d'une reine, tous les fronts s'inclinent, toutes les bouches expriment leur admiration. Élevons-nous par la pensée jusque dans le ciel, et portons nos hommages à la Reine des anges.

Que rencontrent d'abord nos regards éblouis ? Les trônes des pontifes, ceux des martyrs, ceux des apôtres, ceux des patriarches et des prophètes. De quelle gloire éclatante ils sont couronnés ! Mais là vainement nous cherchons le trône de Marie, moulons plus haut. Voici le choeur des anges, des chérubins, des séraphins ; tous ces milliers d'esprits purs qui rayonnent comme d'inaltérables soleils ; est-ce là que la Vierge par excellence jouit de la béatitude éternelle ? Non, non ; plus haut encore. Au-dessus des anges et des archanges, près du trône adorable de l'Homme-Dieu ressuscité, un autre trône moins élevé que celui de Jésus, plus élevé que celui des autres habitants des cieux, éclipse tout ce qui l'entoure par l'éclat de sa magnificence et la splendeur de ses rayons. C'est là qu'est assise et que règne la Reine des anges, transportée de la terre au ciel par les anges eux-mêmes. Tous les regards des bienheureux sont tournés vers elle, et la contemplent dans un ravissement ineffable. De ce que Marie a été élevée à la dignité de mère de Dieu, tous les docteurs concluent qu'elle est reine des anges. « Comme celui qui est né de la Vierge, dit saint Athanase, est le Seigneur des anges, des hommes et de tout ce qui a été tiré du néant, ainsi la Vierge qui la mis au monde est-elle la souveraine des anges, des hommes et de toutes les créatures ».

Ah ! quelle distance entre le trône radieux qu'occupe aujourd'hui Marie, et l'humble condition dans laquelle elle a vécu sur la terre. L'oracle en était sorti de la bouche de la vérité même : « Celui qui s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé ». Marie donc qui, remplie des dons de Dieu, le chef d'oeuvre de sa main, ne semble avoir eu d'autre soin dans tout le cours de sa vie, que de s'humilier, de se faire oublier, de se mettre au dessous de toute créature, devait être placée au sommet des cieux, élevée au-dessus des anges, et offerte à leurs regards comme leur Reine.

Grande et consolante leçon pour nous. La voie de l'humilité dans ce monde est le chemin qui conduit au trône le plus élevé dans le ciel. Pour devenir un grand saint, pour mériter une riche couronne, il n'est donc pas nécessaire d'opérer des miracles, d'occuper une position distinguée, de faire du bruit dans le monde ; loin de là, la condition la plus humble, celle d'une ménagère dans l'intérieur de sa maison, celle d'un serviteur ou d'une servante de ferme, est une voie plus sûre pour arriver au salut. Ô vous qui vivez dans les champs, qui gardez un troupeau, qui arrosez la terre de vos sueurs, sachez donc apprécier Votre état. Un ange, ministre des volontés de Marie, dispensateur de ses largesses, est à vos côtés pour vous soutenir et vous fortifier, pour porter vos prières à sa Reine, et en rapporter les faveurs qu'elle est toujours disposée à répandre sur ceux qui l'invoquent. Sous l'oeil de Marie, cet ange vous suit pas à pas, compte une à une toutes vos actions les plus communes et les plus ordinaires, lorsque vous les faites avec esprit de foi, écrit tous vos mérites dans le livre de vie ; et un jour vous serez ravis de joie et d'admiration en voyant combien Dieu est riche et magnifique dans ses récompenses. Plus vous aurez été pauvres, plus vous deviendrez riches ; plus vous aurez été placés bas sur la terre, plus vous serez élevés en gloire dans le ciel.

 

Exemple

Grâce obtenue le 13 mai 1819, par l'intercession de Notre Dame de Liesse, dans le diocèse de Laon.

 

C'était un dimanche. On chantait la messe avec la solennité ordinaire. A l'offertoire, un pèlerin, tenant entre ses bras un enfant de douze ans, traverse la foule et se présente à l'offrande. La jeune infirme avait un besoin pressant du secours de Marie. Depuis longtemps son état était entièrement désespéré. Elle était atteinte de paralysie, hors d'état de marcher et de prendre des aliments solides. Elle réclame l'assistance de Marie avec une piété qui fait tout espérer pour sa guérison. Le saint sacrifice s'achève. Elle n'avait rien obtenu. Son père, qui n'avait cessé de solliciter le secours de Marie avec tout l'intérêt, toute la ferveur que lui inspirait la vue d'une enfant tendrement aimée réduite à cet état, se retirait tristement, portant toujours sa fille entre ses bras. Mais la Vierge avait entendu les prières de l'innocence et de l'amour paternel. Elle semblait vouloir se ménager le plaisir de procurer à la famille affligée une heureuse surprise. Tout à coup sur la limite de la bourgade, près du Calvaire, la jeune enfant se sent une vigueur inconnue. « Mon père, s'écrie-t-elle, je n'ai plus de mal ». On la met à terre. Aux yeux de son père muet d'étonnement, elle marche et bondit de joie. Qu'on se figure les transports de la famille ! L'enfant augmente encore leur surprise et leur ravissement. Elle demande du pain, elle se croit en état de manger. On lui en donne, et son estomac s'accommode fort bien de cette ,nourriture solide. Il n'y avait qu'une chose à faire, c'était de retourner aussitôt rendre grâces au sanctuaire de Notre-Dame. Mais la famille n'y pense point pour le présent ; elle se livre tout entière à la joie de voir la petite fille courir et faire son repas. Cependant Marie ne fut pas oubliée. Le dimanche suivant, les parents ramenèrent leur enfant au pèlerinage. Alors elle avait cessé d'être pèle et souffrante ! À la procession elle eut la place d'honneur, on la fit marcher à côté du célébrant. Tout le monde était ravi. Cette guérison convertit plusieurs incrédules, et ranima la piété des fidèles. (Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu).

Pratique : Enfants et serviteurs, obéissez aujourd'hui à vos parents et à vos maîtres, comme les anges obéissent à leur Reine.

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Prière

 

Salut, Reine du ciel, sa lut, Souveraine des anges. Qu'il m'est doux de penser qu'un de vos fidèles sujets, qu'un ange gardien veille à mes côtés. En lui obéissant, c'est à vous que j'obéis. Je lui confie aujourd'hui toutes mes pensées, tous mes sentiments, toutes mes paroles et toutes mes actions, afin que cette offrande présentée par ses mains vous soit plus agréable En retour, envoyez-moi par son ministère les pures impressions de votre cœur, la consolation dans mes peines, et une ardeur nouvelle pour courir dans la voie des commandements et la pratique de toutes les vertus. Ainsi soit il.

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24 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-cinquième jour

Consolatrice des affligés, priez pour nous.

Secours des chrétiens, priez pour nous.

 

Les maux qui font souffrir notre corps sont nombreux ; qui pourrait compter toutes les maladies, toutes les infirmités auxquelles nous sommes exposés ? Les maux qui t'ont souffrir notre âme sont plus nombreux encore ; qui pourrait exprimer toutes les tristesses, tous les chagrins qui viennent assiéger et déchirer notre pauvre cœur ? Nous ne souffrons dans notre corps que de nos propres maux ; nous souillons dans notre âme des maux de nos parents, de nos amis et même des étrangers. L'homme le plus dur peut-il contempler d'un œil sec le convoi funèbre d'une mère, suivi d'orphelins en pleurs ?

Oui, la vie est une suite d'épreuves et de revers. Dans le cours d'une année, les jours sans nuage ne sont pas les plus ombreux. Dans le cours de la vie, si l'on balance les peines avec les plaisirs, il y a plus de jours attristés que de jours embellis par la joie. Nous entrons dans le monde en versant des pleurs, et nous en sortons au milieu des luttes et des douleurs de l'agonie. Le bonheur que nous poursuivons sur cette terre est une illusion continuelle ; il n'y a de réel que les épreuves qui se succèdent et abreuvent sans cesse notre cœur d'amertume. Tantôt c'est la perte de ceux que nous aimons, de nos parents et de nos amis qui nous laissent seuls et isolés dans cette vallée de larmes ; tantôt c'est l'intempérie des saisons ou un revers imprévu qui ruine une famille et renverse une fortune sur le point d'être établie ; tantôt ce sont les événements publics, les guerre ou d'autres fléaux qui viennent attrister nos destinées. Mais que dire des épreuves secrètes, des peines de famille, de ces épines cachées dans le cœur, et qui déchirent d'autant plus que souvent nous ne pouvons les confier à personne. En un mot, comme Job l'a exprimé avec tant d'énergie : « L'homme, né de la femme, vit peu de temps, et sa vie est remplie de beaucoup de misères ». Et qui viendra à notre secours ? Qui nous aidera à porter. ce poids de tristesse ?

Qui en adoucira l'amertume ? Ah ! Si Marie se montre si sensible à nos souffrances corporelles, avec quel empressement plus grand encore ne compatira-t-elle pas à nos souffrances morales, à nos peines de cœur ? La grande école pour apprendre à compatir, c'est d'avoir beaucoup souffert soi-même. A ce titre seul qui doit être plus compatissant que Marie ? Vous souffrez dé l'indigence, vous vivez avec peine de votre travail de chaque jour, vous êtes renvoyé de la maison que vous habitez, du champ que vous cultivez ! Voyez Marie dans sa pauvre retraite de Nazareth, voyez-la repoussée de partout à Bethléem, voyez-la emportant son fils dans ses bras et obligée de fuir en Egypte. Vous souffrez de vos sécheresses et de vos désolations intérieures ; voyez Marie cherchant pendant trois jours son fils qu'elle a laissé dans le temple. Vous pleurez un enfant enlevé à votre tendresse, un fils appelé sous les drapeaux ; voyez Marie au pied de la croix et baignée du sang de son fils.

Oui, Marie est au pied de la croix ; et c'est là surtout qu'elle apprend à compatir à nos peines. N'est ce pas du haut de la croix que son fils nous l'a donnée pour mère ? Et pourquoi Notre-Seigneur voulant que sa propre mère devînt la nôtre, a-t-il attendu ce moment suprême pour nous faire un don si précieux ? C'est que communément, comme les mères n'aiment que mieux leurs enfants lorsqu'elles Les enfantent avec, douleur. ainsi a-t-il voulu que Marie nous enfantât au milieu des douleurs du Calvaire, afin qu'elle eût vraiment pour nous un cœur et des entrailles de mère. Comme nous disons : « Notre Père qui êtes aux cieux » ; nous pouvons donc dire aussi : « Notre mère qui êtes aux cieux ! » Cœurs affligés, souvenez vous-en, et vous éprouverez que l'appel auquel Marie répond le mieux, c'est celui de Consolatrice des affligés, Secours des chrétien ! Recueillons en finissant, pour accroître notre confiance, la parole naïve de notre saint curé. « Je pense, dit il, qu'à la fin du monde, la Sainte Vierge sera bien tranquille, mais tant que le monde dure, on la tire de tous cotés. La Sainte Vierge est comme une mère qui a beaucoup d'enfants. Elle est continuellement occupée à aller de l'un à l'autre ».

 

Exemple

La ville de Rodez préservée de la peste

 

En 1662, la peste ravageait plusieurs provinces du Rouergue, l'alarme était continuelle dans la ville de Rodez, parce que tous les jours s'approchait le terrible fléau. Enfin, le28 novembre, on annonce que la maladie s'est déclarée dans le couvent des cordeliers. Qui était contigu à la ville. Elle y avait été apportée en effet par un frère, qui en faisant la quête avait rapporté des denrées infectées. Les magistrats firent aussitôt fermer les portes du couvent, afin qu'il n'eût aucune communication avec la ville ; et l'épouvante fut si grande, que la foule immense qui était venue à Rodez pour la fête de St André, et une grande partie de la population s'empressèrent de prendre la fuite. Mais les magistrats ne se contentèrent pas de prendre les moyens naturels de sûreté, ils voulurent encore avoir recours aux moyens surnaturels. Le 6 décembre, ils se réunirent à l'hôtel de-ville avec les notables, et tous furent d'avis qu'il fallait se mettre sous la protection de Marie conçue sans péché, d'une manière publique et solennelle. En conséquence, ils invoquèrent son secours au nom de toute la ville de Rodez dont ils étaient les représentants ; et ils promirent déjeûner à perpétuité la veille de la Conception, de se rendre en corps à Notre-Dame de Ceignac avec la chasse de Saint Amans, et de donner ta somme de deux cents livres pour l'ornement de cette église. A peine le vœu fut-il prononcé, que la protection de Notre-Dame se fit sentir d'une manière extraordinaire. Le fléau s'arrêta aux portes de Rodez. Il fit un grand nombre de victimes dans tous les environs) mais il n'atteignit personne dans la ville. Il y a plus ; c'est que les habitants, de Rodez jouissaient, dans cette occasion, d'an privilège tout à fait extraordinaire. Le mal était en eux, et ne pouvait leur nuire. Quelques-uns le communiquèrent à des étrangers qui en furent victimes hors de la ville, tandis que eux et toute leur famille n'en éprouvèrent aucun dommage. (Histoire du bienheureux d'Estaing).

Pratiques : Dans vos peines, au lieu de vous plaindre et de murmurer, allez vous consoler devant l'image de la Sainte Vierge. Quand vous rencontrerez une personne affligée, consolez-la, en lui présentant des motifs surnaturels.

 

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Prière

 

Ô Marie, c'est au pied de la croix, que je vous apporte aujourd'hui ma prière accoutumée. Si je souffre, c'est que je l'ai mérité cent fois ; mais vous et votre fils, si vous souffrez, c'est sans l'avoir mérité. Cette seule pensée déjà adoucit ma douleur. Puisque vous avez tant souffert, quoique innocente, il faut que la souffrance soit quelque chose de bien agréable à Dieu et de bien méritoire pour le ciel. J'unis mes peines méritées à vos peines innocentes, et j'éprouve un charme secret à souffrir avec vous et avec votre divin fils, parce que c'est l'heureux présage de mon salut. Ainsi soit-il.

 

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