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29 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Fête de la Sainte Famille

Dimanche

Jésus et sa mère

 

Jésus offrit son coeur à Marie en disant : « Ô Mère très aimée, voici Mon coeur dans la surabondance de sa joie totale. Voici, en lui, cette plénitude de divine tendresse qui depuis toujours m’a fait te préférer à toute créature, te créer, te sanctifier, te choisi pour Ma Mère. En lui, la parfaite douceur et bénignité avec lesquelles Je t’ai caressée, alors que petit enfant tu Me réchauffais sur ton sein et que Tu m’allaitais. En lui, l’entière fidélité de Ma filiale affection qui t’obéissait en tout comme un fils à sa mère, alors que Je régissais le Ciel... » (Héraut de l’Amour Divin V-XXXI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Prie le Seigneur de t’introduire à l’école d’amour où tu apprendras à connaître et à aimer Jésus : Ô Dieu d’amour, ouvre-moi dès maintenant l’école d’amour afin que là je reçoive ton très très cher enseignement, et par toi j’aie une âme non seulement bonne, mais en vérité sainte et parfaite » (Exercices V).

 

Parole de Dieu : « Les bergers trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche » (Luc 2, 16).

 

Dans ma vie

 

Saint Joseph, absent des Litanies des Saints dans les Exercices n’apparaît qu’une fois dans le Héraut de l’Amour Divin. En une fête de l’Annonciation, « lorsque le Bienheureux Joseph à qui la Vierge a été fiancée, tous les Saints inclinent la tête en son honneur, tandis que leurs regards affectueux lui sourient, pleins de joie pour sa dignité (Héraut IV-XII, 5). Nous qui avons la chance de le vénérer non seulement comme Époux de Marie, mais aussi comme « Protecteur de la Sainte Eglise », n’oublions pas le rôle éminent du « Patriarche du Silence » dans la « garde des mystères du salut ».

 

Résolution : Je cherche à rendre service autour de moi, en famille ou en paroisse. Je me rends disponible pour les autres en les faisant passer avant mes petits impératifs.

 

Avant l’Epihanie

 

Lundi

Ferveur eucharistique

 

Le Seigneur vient de montrer à Gertrude comment la gloire de l’âme s’accroît par la fréquente réception de l’Eucharistie ; aussi soupire-t-elle : « Combien me dépasseront dans la gloire les prêtres qui communient tous les jours ! » Il lui explique alors qu’une ferveur plus grande et la pureté de la préparation compensent une participation moins fréquente au banquet eucharistique. Et que le prêtre qui célèbre les Saints Mystères avec routine ne peut prétendre à la même récompense… La qualité de désir et d’amour de Dieu peut donner à une communion spirituelle la même grâce que par le Sacrement » (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI-XXXVIII).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Chaque fois qu’un homme contemple, avec désir et dévotion, l’Hostie où se cache sacramentellement le Corps du Christ, chaque fois il augmente ses mérites pour le Ciel. En effet, quand il verra Dieu dans l’éternité, il goûtera des délices particulières pour toutes les fois où il aura ainsi contemplé le Corps du Christ, ou seulement souhaité le voir » (Héraut de l’Amour Divin IV-XXV, 8).

 

Parole de Dieu : « Je poserai sur toi la force de mon regard » (Psaume 31, 8 Vg).

 

Dans ma vie

 

Au XIIIe siècle, l’exposition du Saint Sacrement n’est pas pratiquée. C’est à la Messe, à la Consécration lors de l’élévation, que Sainte Gertrude regarde l’Hostie et le Calice. Jésus lui explique la puissance de son regard « qui efface toutes les taches de l’âme et la rend plus blanche que neige. Comme la chaleur du soleil amollit la cire, il attendrit l’âme, la disposant ainsi à recevoir les dons spirituels. Son regard suscite en elle la floraison d’une variété de vertus, comme le soleil rend féconde la terre... » Avec pleine confiance exposons-nous à ce regard en adorant le Saint Sacrement.

 

Résolution : Je décide d’aller dans une église prier Jésus au tabernacle où, bien que caché, Il est réellement présent. Je le remercie de tous les bienfaits dont Il me comble.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu

Mardi

Mère de Jésus, Mère de Dieu

 

Lors du chant d’un répons de Noël, « le Seigneur se rappela la condescendance pleine d’amour qui l’avait fait descendre du sein du Père et entrer, par les entrailles d’une Vierge inviolée, en notre misérable exil. Comme liquéfié d’amour à ce souvenir, il fixa sur la Vierge, sa Mère, un regard souriant, doux comme la plus affectueuse caresse et capable de la faire tressaillir jusqu’au plus profond d’elle-même. Puis il lui donna un baiser très doux qui renouvela pour elle, comme en les répétant, toutes les joies dont Sa très Sainte Humanité l’avait comblée sur terre » (Héraut IV-III, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le sein immaculé de la Vierge glorieuse apparut alors, aussi transparent qu’un cristal très pur à travers lequel ses entrailles, traversées de part en part et toutes remplies de la divinité, en rayonnaient l’éclat. On voyait le tout petit enfant, en son printemps, Lui, l’Unique du Père, trouver ses délices à puiser avidement la vie au coeur de la Vierge sa Mère » (Héraut IV-III, 4).

 

Parole de Dieu : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé Son Fils ; Il est né d’une femme » (Galates 4, 4).

 

Dans ma vie

 

« Très doux ami, daignez souhaiter la nouvelle année à votre chère communauté. – Renouvelez votre esprit et votre pensée, répond le Seigneur. Et Gertrude : « Que votre bonté, ô très miséricordieux, n’oublie pas en ce jour de Votre Circoncision, de retrancher nos défauts à toutes. - Que l’observance de votre règle vous serve de circoncision !… Si quelqu’un, en ce jour de l’An, s’applique à désavouer par une authentique contrition du coeur ses manquements, Je serai pour lui comme un maître très bon qui prend son élève préféré pour lui apprendre à lire » (Héraut de l’Amour Divin IV-V, 3). Bonne année avec l’Evangile pour règle !

 

Résolution : Je vais à la Messe, si possible en famille, pour offrir mon année au Seigneur par les mains de la Mère de Dieu fêtée aujourd’hui.

 

Mercredi

L’ultime appel

 

Gertrude parle de la mort comme du « jour de la vocation ». Elle entend Jésus appeler Sainte Mechtilde, le jour de sa mort, avec les mots mêmes de la grâce spéciale par laquelle Il lui avait fait le don insigne de son coeur ; ses derniers moments furent donc vécus comme un mémorial de sa vocation. Sainte Gertrude relate la mort de son abbesse, Dame Gertrude, comme la fête de la rencontre : « Voici que maintenant je vais te posséder dans le baiser de ma tendresse, lui dit Jésus avant de la présenter au Père. Et aussitôt son âme s’élève dans une jubilation d’incomparable suavité » (Héraut de l’Amour Divin V-I, 23).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Lorsque je vois à l’agonie des êtres qui se sont plu parfois à penser à moi ou ont accompli quelques œuvre méritoire, fût-ce à l’approche de la mort, je me révèle à eux dans tout l’attrait de ma tendre bonté, de sorte que, du fond du coeur, ils se repentent de m’avoir offensé et c’est ce repentir qui les sauve » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 29).

 

Parole de Dieu : « La preuve que Dieu nous aimes, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5, 8).

 

Dans ma vie

 

En digne fille de Saint Benoît, Gertrude, sans nulle crainte ni tristesse, « a chaque jour la mort devant les yeux » ; elle la perçoit comme l’accomplissement dynamique de son amour du Christ. Dans le livre V du Héraut, recueil de témoignages sur des défunts, elle parle souvent de la nécessité d’une ultime purification ; le Purgatoire, pour elle, n’a rien d’un lieu de torture ! « L’âme, en effet, y attend avec joie sa consommation. Elle ressemble à une jeune fille qui, en voyant dans les mains de sa mère les bijoux qui doivent la parer le lendemain, se réjouit dans l’attente de ce jour.

 

Résolution : J’imite Sainte Gertrude qui aidait les âmes du Purgatoire autant par son intercession que par des bonnes œuvres. Je récite la Prière « Âme du Christ », en disant consciemment « à ma mort, appelle-moi ! » :

 

« Âme du Christ, sanctifie-moi, Corps du Christ, sauve-moi, Sang du Christ, enivre-moi, Eau du côté du Christ, lave-moi, Passion du Christ, fortifie-moi. Ô bon Jésus, exauce-moi. Dans tes blessures, cache-moi. Ne permets pas que je sois séparé de toi. De l’ennemi défends-moi. À ma mort appelle-moi. Ordonne-moi de venir à toi, Pour qu’avec tes saints je te loue, Dans les siècles des siècles, Amen ».

 

Jeudi

La mort de Gertrude

 

Gertrude, pour se préparer à la mort, a pris l’habitude de se retirer le vendredi, à l’heure de None, pour s’approprier la prière des agonisants. « Un vendredi, le Seigneur lui fait voir à l’avance – en une sorte d’extase spirituelle – combien sera béni son passage hors de ce monde lorsqu’il daignera lui faire entendre son appel ». La Sainte Vierge, tous les Saints des Litanies viennent à son devant et, en guise de présents, la comblent avec bienveillance de leurs vertus… Enfin, « le Roi de gloire s’incline lui-même avec une inestimable tendresse comme pour lui donner un baiser... » (Héraut de l’Amour Divin V-XXXII, 8).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« À l’heure de ma mort, secours-moi par toutes les entrailles de Ta Miséricorde, et réjouis-moi d’une grande joie, en me montrant Ton Visage, Seigneur. Au jour du jugement, que mon âme n’ait pas à redouter une parole de reproche ; mais fais-moi entendre Ta voix glorieuse : Venez les bénis de Mon Père » (Exercices III).

 

Parole de Dieu : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir…. » (Romains, 3, 35, 38).

 

Dans ma vie

 

Une confiance totale en « la libéralité et la tendresse du Seigneur » accompagne la sainte liberté de Gertrude. Elle a l’assurance que « l’amour divin consumera toutes ses forces et que la mort ne triomphera d’elle que par la même violence d’amour qui causa celle de Jésus ». Sa foi pressent la joie de la vie éternelle comme le prolongement absolut de « l’étreinte eucharistique ». N’ayons donc peur que de ce qui peut nous séparer de Dieu ! Regardons, écoutons Jésus, le Fils unique du Père, né à Bethléem pour nous le faire connaître.

 

Résolution : je passe cette journée dans la prière et la Charité. J’aide donc de tout mon coeur la première personne qui me demande un service en suivant ce conseil de l’Evangile repris par Saint Benoît : « à quiconque demande de faire un mille, fais en deux ! ».

 

Vendredi

Pourquoi le Héraut ?

 

Que motif poussa Gertrude à révéler à autrui la confidence de ses « fréquent entretiens avec le Seigneur de Majesté » et des grâces insignes reçues ? « Elle se jugeait complètement indigne des dons de Dieu qu’elle ne pouvait en aucune manière les croire accordés pour elle seule, mais pour le profit des autres » répond sa biographe. « Je t’ai donnée pour être la lumière des nations et pour être mon salut jusqu’aux extrémités du monde » dit le Seigneur à Gertrude pour l’encourager à rédiger le Livre II du Héraut.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Un jour, en méditant, Gertrude prit conscience de sa misère intérieure… Elle se demandait comment il lui serait possible de plaire à Dieu qui voyait en elle toutes ses souillures ; et là où elle ne se découvrait qu’une tache, le divin et pénétrant regard en apercevait une infinité. Elle fut divinement consolée par cette réponse : « L’amour rend aimable ! » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 30).

 

Parole de Dieu : « Celui sur qui Je jette les yeux, c’est le pauvre et le coeur contrit » (Isaïe 66, 2).

 

Dans ma vie

 

Pour aller à Jésus, passion par le « pont » qu’est Gertrude, puisque c’est le désir du Seigneur. Gertrude n’a rien d’un gourou, sa doctrine est celle de l’Evangile. Lisons-là : par elle nous entendons la voix du Fils, doux et humble de coeur, nous respirons le parfum du bien-aimé. « Si quelqu’un vient à moi d’un coeur humilié, et, par amour de mon amour fait (du héraut) sa lecture, Je lui montrerai en détail dans mon coeur les passages qui lui seront utiles » a promis Jésus à Gertrude. Essayez donc !

 

Résolution : je choisis, selon mon attrait, mon âge et mon état, l’un des exercices de Sainte Gertrude ; je le fais en m’arrêtant là ou cela fait « tilt » et je prie la Sainte « pour goûter la joie de la présence et l’action du Seigneur en moi ». (Retrouvez le texte de ces exercices en cliquant ICI).

 

Samedi

Quelques noms du Seigneur

 

« Il m’est bon, mon bien-aimé de m’attacher à Vous seul ». La prenant dans ses bras, le Seigneur lui dit : « Il m’est doux aussi, toujours, ma bien-aimée, de m’attacher à toi ». Puis elle dit de toute l’ardeur de son désir : « Toute infirme et vile créature, je Vous salue mon très aimant Seigneur ». Et le Seigneur : « Je te salue à mon tour, ma très aimante ». Gertrude comprit alors que si une âme dit à Dieu : « Mon bien-aimé, mon très doux, mon très aimant » et autres titres semblables dans un élan de vive dévotion, Dieu lui répondra dans les mêmes termes. (Héraut de l’Amour Divin III-XXIX, 1-2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Vous êtes Fleur printanière de la Beauté Première,

Ô frère d’infinie tendresse,

Adolescent d’infinie beauté,

Compagnon de gaieté infinie,

Hôte d’infinie munificence,

Diacre d’infinie courtoisie ». (Héraut de l’Amour Divin III-LXV).

 

Parole de Dieu : « Du lever du soleil à son coucher, loué soit le Nom du Seigneur » (Psaume 112, 3).

 

Dans ma vie

 

Jésus est apparu pour la première fois à Gertrude sous l’aspect séduisant d’un adolescent de 16 ans, plein de charme. À cet adolescent très beau, « d’une jeunesse printanière, florissante », elle donne par la suite ces doux noms : « Ô Ami des hommes, Très aimant Sauveur, Ô très doux Amant, Perle vivifiante de divine noblesse, Fleur jamais fanée d’humaine beauté... » Le 3 janvier, nous avons fait mémoire du Saint Nom de Jésus, célébration remise à l’honneur par Saint Jean Paul II. Aimons répéter le Nom de Jésus que lui donna Marie et qu’explicita l’ange à Joseph : « car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».

 

Résolution : Je récite aujourd’hui les Litanies du Saint Nom de Jésus. Si je n’ai pas sous la main ou trouver, je m’en formule moi-même : « Jésus ma joie, mon amour, désir de mon coeur... » et je les prie, si possible devant la crèche.

 

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Epiphanie du Seigneur

Dimanche

 

En cette fête solennelle, Gertrude offre sur le modèle de l’offrande des rois, en guise de myrrhe le Corps du Christ avec toutes les souffrances de Sa Passion, pour effacer les péchés de tous, depuis Adam jusqu’au dernier des hommes. En place d’encens, l’âme du Christ, pleine de dévotion, pour suppléer aux négligences de tout l’univers. En guise d’or, la très parfaite divinité du Christ, avec les délices dont elle jouit, pour suppléer aux négligences de toutes les créatures. Le Seigneur lui apparaît alors présentant cette offrande, comme des étrennes, à la toujours adorable Trinité (Héraut de l’Amour Divin IV-VI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Se prosternant ils l’adorèrent et ouvrant leurs trésors… Stimulée par l’exemple des mages, Gertrude se leva dans la ferveur de son esprit et se prosterna avec une très humble dévotion aux pieds très Saints du Seigneur Jésus, l’adorant au nom de toute ce qu’il y a au Ciel, sur terre et dans les enfers » (Héraut de l’Amour Divin IV-VI, 3).

 

Parole de Dieu : « Les rois de Tarsis et des îles emporteront des présents : tous les rois se prosterneront devant Lui » (Psaume 71, 10).

 

Dans ma vie

 

Gertrude en offrant comme présents le corps, l’âme et la divinité du Christ accomplit exactement ce que demande la prière sur les offrandes de cette fête : « Regarde les dons de Ton Eglise, qui ne T’offre plus ni l’or, ni l’encens, ni la myrrhe, mais celui que ces présents révélaient, qui s’immole et se donne en nourriture : Jésus, le Christ ». Une fois de plus, admirons sa sage théologie spirituelle puisée dans la liturgie. Selon un noël : Élevons la pensée, à Dieu qui a conduit nos pas cette journée, voici venir la nuit… Offrons nos corps, nos âmes à notre créateur.

 

Résolution : En l’anniversaire de la naissance de Sainte Gertrude, le 6 janvier 1256, confions-lui tous nos désirs et requêtes ; son intercession si grande à tout pouvoir pour nous combler par le coeur de Jésus !

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Fin de l’Avent avec Sainte Getrude de Hefta

 

Pour approfondir

Vous pouvez consulter les écrits de Sainte Gertrude, en ligne, sur les liens suivants :

 

Le Héraut de l’Amour Divin, en cliquant ICI

Les Exercices de Sainte Gertrude, en cliquant ICI

 

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Téléchargez le texte des méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

Téléchargez l’intégralité des méditations de l’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta (pdf) en cliquant ici

 

Rendez-vous le 28 février pour le Mois de Saint Joseph...

 


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28 décembre 2018

Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

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Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

Prières extraites des Exercices

 

Prière à l’Ange Gardien

 

Salut, saint Ange de Dieu, gardien de mon âme et de mon corps; par le très doux coeur du Fils de Dieu Jésus-Christ, pour l’amour de Celui qui t’a créée et moi aussi, pour l’amour de Celui qui m’a confiée à toi lors de mon Baptême, reçois-moi en la garde de ta très fidèle paternité : afin que par ton aide, je traverse le torrent de cette vie sans souiller mes pieds, jusqu’à ce que j’arrive avec toi joyeuse à la vue de cette face d’où découle le miel, face que tu vois, toi; à la vue très réjouissante de cette suprême Divinité, dont la douceur surpasse toute suavité. (Exercice 1)

 

Pour renouveler la grâce de son baptême

 

O Jésus, fontaine de vie, fais-moi boire en toi la coupe d’eau vive, afin qu’ayant goûté de toi éternellement je n’aie plus soif de rien sinon de toi. Plonge-moi tout entière dans la profondeur de ta miséricorde. Baptise-moi dans la pureté sans tache de ta mort précieuse. Renouvelle-moi dans ton sang, par lequel tu m'as rachetée. Dans l'eau de ton côté très saint, lave toutes les taches dont j'ai pu souiller l'innocence de mon baptême. Remplis-moi de ton Esprit pour la vie éternelle. (Exercice 1).

 

Signe de croix

 

Par l'amour de ton amour, fais-moi porter sur mes épaules, et toujours, le joug suave et le fardeau léger de tes commandements ; fais-moi porter sur mon coeur, et toujours, le serment de la sainte foi, comme. un bouquet de myrrhe, afin que toi qui as été crucifié pour moi, tu demeures à jamais fixé dans mon coeur. Amen. (Exercice 1)

 

Prière de l’Amen

 

Que le Dieu fidèle, le vrai Amen qui ne défaille jamais, me fasse avoir une soif ardente de ce cher Amen, par lequel il nous fait aimer ; qu’il me fasse goûter suavement ce doux Amen par lequel il nous conforte ; qu’il me fasse être heureusement consommée en cet Amen salutaire, par lequel il nous béatifie, afin qu’en l’éternité je mérite d’un vrai mérite de goûter l’Amen éternel et très suave, par lequel je crois que je verrai le vrai Amen lui-même, Jésus le Fils de Dieu, lequel seul suffit à qui l’aime, et ensemble avec le Père et le Saint Esprit donne tous ses biens, et ne dédaigne pas ceux qu’il a créés. Amen. Amen. Amen. (Exercice II).

 

Prière à la Trinité

 

O Dieu, Trinité sainte, fontaine d’éternelle lumière, par ta divine toute-puissance soutiens-moi, par ta divine sagesse conduis-moi, par ta divine bonté fais-moi selon ton coeur.

 

Prière au Bon Pasteur

 

De grâce, Jésus, bon Pasteur, fais-moi entendre et reconnaître ta voix. Lève-moi sur ton bras. Fais-moi reposer sur ton sein, moi ta brebis, fécondée du Saint-Esprit. Là enseigne-moi à te craindre. Là apprends-moi à t’aimer. Là instruis-moi à te suivre. Amen.

 

Extrait de Litanies

 

O Abraham, mon père, obtiens-moi cette foi, cette obéissance, qui t’a conduit à l’amitié au Dieu vivant.

O Moïse, cher à Dieu, obtiens-moi cet esprit de. douceur, de paix et de charité, qui t’a rendu digne de parler face à face avec la majesté du Seigneur.

O David, vénérable roi-prophète, obtiens-moi cette parfaite fidélité, résolution et humilité, qui a fait de toi un homme selon le coeur de Dieu, afin que tu fusses vraiment cher et agréable - au Roi qui est Dieu.

 

Louange au Verbe Incarné

 

Sois béni pour avoir pris notre humanité, ce qui m’a appelée en la société de ta divinité.

Sois béni par cet exil de 33 ans que tu as enduré pour moi, afin de ramener mon âme qui était perdue, à la fontaine de la vie éternelle.

Sois béni par tous les travaux, les douleurs et les sueurs par lesquels tu as sanctifié toutes mes angoisses, mes souffrances et mes maladies.

Sois béni par ton abondante dilection, par laquelle tu es devenu de mon âme la précieuse rédemption.

Sois béni par toutes et chacune des gouttes de ton très précieux sang, par lesquelles tu as donné la vie à mon âme, et tu m’as rachetée à un si haut prix.

 

ô Amour !

 

Ô Amour, l’ardeur de ta flamme divine m’a ouvert le coeur très doux de mon Jésus.

Ô coeur, source de douleur !

Ô coeur regorgeant de miséricorde !

Ô coeur surabondant de Charité !

Ô coeut distillant de suavité !

Ô coeur plein de tendresse !

Fais-moi mourir d’amour et de dilection pour toi, ô très cher coeur.

Ô très chère perle de mon coeur, invite-moi à ton festin vivifiant. (Exercice VI).

 

Ces prières de Sainte Gertrude dont ses Exercices foisonnent dans la traduction de Dom Emmanuel, Olivétain, 1915

(Pour lire l'intégralité des Exercices de Sainte Gertrude, cliquer ICI)

 

Prières extraites du hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta publié en 2014

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Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici

22 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Quatrième Semaine de l’Avent

 

Quatrième Dimanche de l’Avent

« Voici la servante du Seigneur »

 

En entendant cette réponse dans l’Evangile de l’Annonciation, Gertrude salue avec ferveur la Vierge Marie pour la joie de son don total. Celle-ci lui répond avec douceur et affection : « À qui me rappellera avec dévotion cette joie, je ferai expérimenter ce qui est demandé dans l’hymne de la Fête d’aujourd’hui : « Monstra te esse Matrem, Montre que Tu es Mère » (Hymne Ave Maris Stella). Je me montrerai en vérité la Mère du Roi et de son suppliant : du Roi, par ma puissance de suppliant, par la profusion de ma tendre et salutaire miséricorde » Héraut de l’Amour Divin IV-XII, 8).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

Durant la Messe, Gertrude voit la glorieuse Mère ornée de l’éclat des principales vertus par lesquelles elle avait plu au Seigneur : la première, sa pureté attrayante ; la seconde, son humilité féconde ; la troisième, ses fervents désirs ; la quatrième, sa lumineuse connaissance ; la cinquième, son amour inextinguible ; la sixième, sa joie souveraine ; la septième, sa joie inaltérable » (Héraut de l’Amour Divin IV-XII, 6).

 

Parole de Dieu : « Tu seras une couronne de splendeur dans la main du Seigneur » (Isaïe 62, 3).

 

Dans ma vie

 

« Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais point d’hommes ? » le verbe présent montre la résolution de Marie, la profondeur de son propos de virginité. Certes, elle était fiancée à Joseph mais avec la décision de ne pas connaître d’homme, au sens biblique du verbe qui désigne l’amour conjugal. En renonçant aux joies de la maternité par sa virginité, Marie ne s’était-elle pas interdit à tout jamais d’être la mère du Messie ? Le mystère du renoncement peut être le nôtre, « car rien n’est impossible à Dieu ». Pensons-y lors des détachements qui nous attendent sur le chemin de Bethléem, puis de Jérusalem.

 

Résolution : Je médite dans mon coeur l’évangile de l’Annonciation (Luc 1, 26-38) pour découvrir le poids du mystère caché sous les mots. Je rends visite en famille, si c’est possible, à un malade ou à un proche isolé.

 

Lundi

Une veille de Noël

 

Durant les Psaumes de Matines, Gertrude « tend tout son désir vers Dieu, souhaitant qu’en la glorieuse et très douce Nativité de Jésus, tous ses exercices, aussi bien corporels que spirituels, soient un chant de suprême louange à la toujours adorable Trinité. Au signal de Laudes, le Seigneur lui dit : « De même que la cloche annonce la fête de Ma Nativité, ainsi, je t’accorde que tout en cette fête : chants, lectures, prières, méditations et même les exercices corporels, tout enfin, résonne à la louange de la Sainte Trinité en union avec mon amour et désir » (Héraut de l’Amour Divin IV-I, 6).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

En une vigile de Noël, « Gertrude, le coeur gros, que, retenue par la maladie, elle n’avait pu acquitter pendant l’Avent ni dévotions (particulières), ni prières (supplémentaires) pour les offrir à la Vierge Marie. Instruite par l’Esprit Saint, elle lui offrit pour suppléer à toutes ses négligences, le coeur de Jésus, dont la noblesse et la douceur sont infinies » (Héraut IV-I, 16).

 

Parole de Dieu : « Ce soir vous saurez que c’est Dieu qui vous a fait sortir du pays d’Egypte, et au matin vous verrez sa gloire » (Exode 16, 7).

 

Dans ma vie

 

Dans ce chapitre, Gertrude se prépare, d’office en office, à la grande vigile de la nuit de Noël. Comme dans le Seigneur on ne peut rien faire, elle lui demande de préparer son coeur à son bon plaisir. Entouré de tous les choeurs des anges, il préside le Chapitre où est chanté le martyrologe de Noël ; à l’annonce : Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, est né en Bethléem de Judée, ils se prosternent jusqu’à terre pour l’adorer. Suit alors un chapitre des couples ou chacune purifie son coeur de ses manquements extérieurs au bien commun… Confions à la ferveur des notre Noël familial à Sainte Gertrude.

 

Résolution : Prenons le temps en famille d’une vraie prière de Noël et de pardon mutuels ; préparons l’évangile de la Messe en demandant la grâce d’être des artisans de paix.

 

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Mardi

Saint jour de Noël

Noël avec Sainte Gertrude

 

Le jour de Votre très sainte Nativité, je Vous pris dans la crèche, tendre nouveau-né et Vous pressai sur ma poitrine… L’année suivante, je Vous reçus du girons de la Vierge Mère sous la forme d’un enfançon infiniment tendre et délicat… Comme votre Mère s’apprêtait à Vous emmailloter, je demandai à être enveloppée avec Vous. Je compris que Vous étiez enveloppé dans le lange tout blanc de l’innocence, lié de la bandelette d’or de la Charité et que, pour être enveloppée et liée avec Vous, il me fallait m’efforcer sans cesse à la pureté de coeur et aux œuvres de Charité » (Héraut de l’Amour Divin II-XVI, 4-5)

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Si quelqu’un désire recevoir le Seigneur comme hôte ; il doit lui consigner la clé de sa propre volonté, s’en remettant complètement à son bon plaisir et faisant une confiance absolue à sa douce bénignité pour opérer son salut en toutes choses (Héraut de l’Amour Divin IV-XXIII, 10).

 

Parole de Dieu : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Mais à tous ceux qui l’ont accueilli, Il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1, 11-12).

 

Dans ma vie

 

Gertrude désire faire de son coeur une hôtellerie au Seigneur ; ce dernier lui demande alors la clé de sa liberté, à savoir sa volonté propre. Tous les détachements, petits et grands, consentis durant l’Avent nous ont préparé à la grâce de Noël ; grâce de Foi au Verbe fait chair qui doit resplendir dans notre vie (Collecte de la Messe de l’aurore). À la communion, prenons le temps de faire de nos coeurs un berceau pour recevoir Celui qui vient comme nourriture s’assimiler sa créature. Selon la bonne théologie du noël dans une pauvre étable. Oh ! Oh ! qu’il est beau ! qu’il est beau !

 

Voeu de Noël : « Ah ! Si seulement nos coeurs pouvaient devenir crèche ! Dieu une fois encore sur cette terre deviendrait enfant ! » (Angelus Silesius).

 

Octave de la Nativité

 

Mercredi

Fête de Saint Etienne

Se préparer à la mort

 

Voici un dialogue du Seigneur avec Gertrude qui, en grande faiblesse, lui demande « si elle ne va pas bientôt payer sa dette à la nature ». « Lorsque tu fais l’expérience de la maladie, il convient, de ne rien négliger des préparatifs que tu souhaites faire avant de mourir. - Et comment pourrai-je connaître à l’avance cette heure tant désirée où Vous viendrez me faire sortir de la prison de ce corps ? - J’enverrai deux anges munis de trompettes d’or pour chanter suavement à tes oreilles : Voici l’époux qui vient, allez au-devant de Lui » (Héraut de l’Amour Divin V-XXIV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Quelle en sera le coursier ? - Tu seras emportée par la puissance du désir divin que Mon amour le plus profond dirigera vers toi… - et en guise de selle ? - la confiance plénière qui te fait attendre tout bien de Mon extrême bonté. - Et la bride ? - L’amour très fervent qui te fait aspirer de tout ton coeur à mes étreintes… Et voilà ce qui fait mes délices : jamais esprit humain n’imaginera un bonheur aussi grand que celui que Je prépare à mes élus » (Héraut de l’Amour Divin V-XXIV, 1).

 

Parole de Dieu : « Tout rempli de l’Esprit Saint, Etienne fixa son regard vers le ciel ; il vit alors la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (Actes des Apôtres 7, 55).

 

Dans ma vie

 

Chaque année, ne sommes-nous pas étonnés de fêter, le lendemain de Noël, le martyre d’Etienne ? Mais l’Incarnation n’est-elle pas le commencement de la Rédemption ? Expliquent les uns. D’autres : Etienne « à vu les cieux ouvert et la gloire de Dieu » dont Noël est la première manifestation sur terre. Une autre réponse vient des anciens qui appellent la mort dies natalis : « la naissance au Ciel ». La vie sur terre n’est donc qu’un temps de gestation par rapport à la vie éternelle. La mort d’Etienne nous fait regarder le but : l’ouverture des cieux, l’entrée dans la béatitude éternelle.

 

Résolution : Je n’attends pas pour ranger le petit désordre occasionné par les fêtes de Noël ; je mets aussi de l’ordre dans mes affaires, afin d’être prêt !

 

Jeudi

Saint Jean l’Evangéliste

 

« Jean apparut à Gertrude avec des vêtements ambrés, entièrement brochés d’aigles d’or. En effet, durant sa vie mortelle il s’était élevé bien au-dessus de lui-même par la contemplation, tout en s’efforçant de descendre plus au creux de la vallée de l’humilité par un vif sentiment de sa bassesse. Sous les aigles d’or apparut comme un reflet rouge, parce qu’il s’efforçait de commencer sa contemplation par le souvenir de la Passion, le coeur attendrit d’une intime compassion. Sur chaque épuale, il portait un lys d’or, symbole de ses prérogatives de disciples que Jésus aimait et de gardien de la Vierge » (Héraut de l’Amour Divin IV-IV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ma mission fut de manifester à la jeune Eglise, par une seule parole, le Verbe incréé de Dieu le Père, capable de satisfaire l’intelligence du genre humain jusqu’à la fin du monde. Quant à la douce éloquence des battements du coeur de Jésus (sur lequel j’ai reposé à la Cène) elle est réservée aux temps actuels pour que le monde, vieilli et engourdi dans son amour pour Dieu, retrouve sa ferveur » (Héraut de l’Amour Divin IV-IV, 4).

 

Parole de Dieu : « Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4, 8).

 

Dans ma vie

 

Bien avant Sainte Marguerite-Marie, qui eut sa première apparition du Sacré Coeur le 27 décembre 1673, Sainte Gertrude aime s’élancer vers le Coeur de Jésus et y reposer. Jésus lui enseigne que Son Coeur est pour une moniale ce que l’Église est au monastère : le saint des saints, »la cassette sacrée et sans pareille de la divinité ». Il l’invite à venir « se dénicher dans le creux du rocher », la Plaie de Son Côté sacré. Il lui demande de faire passer toutes ses prières par Son Divin Coeur. À l’école de Saint Jean et de Sainte Gertrude, découvrons avec éblouissement que Dieu n’est qu’amour.

 

Résolution : Proposée par Jésus Lui-même en la fête de Saint Jean : « Que tout homme récite chaque jour un Notre Père avec l’attachement et l’affection que ressentit son coeur lorsque Je lui enseignais cette prière ».

 

Vendredi

L’ange gardien de Gertrude

 

Gertrude désire reconnaître, dans le choeur des Anges, l’Ange député à sa garde. « Et voici qu’apparut un prince très brillant, paré d’ornements merveilleux, incomparables. Il se tenait par derrière entre Dieu et l’âme. Un de ses bras entourait le Seigneur, l’autre l’âme, avec un souverain respect et une très délicate tendresse… Elle lui offrit alors de brèves oraisons qu’elle avait spécialement préparées en son honneur. Il les reçut avec une grande joie et les offrit, sous la forme de roses merveilleusement belles, à la toujours vénérable Trinité (Héraut de l’Amour Divin IV-LIII, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

Les Anges disaient : Avec une joie ineffable, nous sommes attentifs, jour et nuit, à te garder avec sollicitude. Nous veillons à ce que tu ne perde rien de ce qui sied à te parer dans l’attente de l’époux… Nous te servirons avec dévouement en tout ce que tu feras. Nous te ferons constamment aller de l’avant et te stimulerons toujours d’avantage » (Héraut de l’Amour Divin IV-LIII, 2,3).

 

Parole de Dieu : « Il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies » (Psaume 90, 11).

 

Dans ma vie

 

Le jour de Noël, nous avons chanté : Mille anges divins, mille séraphins, volent alentour de ce grand Dieu d’amour », pensons à prier les Anges. Durant la nuit de Noël, en grande foule, il ont proclamé : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux ! » Avons-nous le coeur assez pur pour les entendre, pour les voir ? Qu’importe, la Foi nous assure de leur présence à la Messe dans laquelle l’Église a introduit leur cantique de louanges, le Gloria. Demandons-leur une grâce d’adoration, d’émerveillement devant le Divin Enfant : Toi seul es Saint, Toi seul est Seigneur, Toi seul est le Très-Haut, Jésus-Christ !

 

Résolution : Prenons le temps de reprendre quelques vieux Noëls, en commençant par ceux qui parlent des anges : Bergers écoutez les musique ; En cette nuit ; Les Anges dans nos campagnes...

 

Samedi

La prière d’action de grâces

 

« Fixe-toi, de temps en temps, un jour, pendant lequel tu puisses, sans entrave, vaquer à la louange divine, afin de suppléer à toute la louange et à l’action de grâces que tu as négligée de rendre à ton Dieu pour les jours de ta vie, pour tous ses bienfaits ». Ainsi commence le sixième des Exercices de Sainte Gertrude où, selon Dom Guéranger, « la Sainte unit les accents du remerciement le plus humble et le plus tendre, à ceux de la louange la plus haute et la plus triomphante… Sans attendre l’heure de son entrée au Ciel pour s’unir au concept des créatures glorifiées ».

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Daigne insérer toute l’oeuvre et tout le travail de ma vie dans l’oeuvre de vie de ta vivante dilection afin que toute l’éternité de mon âme te glorifie et que toute ma vie te serve infatigablement, que mon esprit tressaille en toi, mon Dieu et mon salut, que toutes mes pensées et mes œuvres te soient louanges et actions de grâces » (Exercices IV).

 

Parole de Dieu : « Soyez vigilants à la prière ; tenez-y vous vigilants dans l’action de grâce » (Colossiens 4, 2).

 

Dans ma vie

 

La Foi devrait nous conduire au mystère de l’Incarnation comme Sainte Gertrude, à l’admiration, à l a louange d’amour, dont le Magnificat est un modèle indépassable. La liturgie nous y conduit sûrement, elle qui, chaque soir, clôture les Vêpres avec le Cantique de Marie. Le Chant du Magnificat, mémorial de la Miséricorde Divine, deux fois mentionnée, rend présent, réactualise, d’une certaine manière, la Miséricorde que Dieu manifeste depuis la Création, et dont l’Enfant de la Crèche est l’incarnation.

 

Résolution : J’insère dans la prière du soir le Magnificat. Je lis le récit de la Visitation (Luc 1, 39-56) en famille, à trois voix : lecteur, Elisabeth, Marie. Et je propose à tous l’effort de ne pas « râler » jusqu’à l’Epiphanie.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

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15 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Troisième Semaine de l’Avent

 

Troisième Dimanche de l’Avent

Un dimanche de Gaudete

 

Comme Gertrude, souffrante, ne peut assister à la messe, un troisième dimanche d’Avent, le Seigneur lui propose de lui chanter Lui-même la messe ! « Il entonne à haute voix avec tous les saints l’introït Gaudete… Puis il poursuit d’une voix claire Kyrie eleison. Deux anges conduisent alors l’âme de Gertrude en présence de Dieu le Père. Tombant sur sa face elle se prosterne dans l’adoration. Au premier Kyrie le Père lui accorde la pleine rémission de ses péchés de fragilité ; au second Kyrie elle reçoit le pardon de ses fautes d’ignorance. Puis les anges la conduisent au Fils pour les Christe... » (Missa 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Lorsqu’elle eut communié, le chantre des chantres – Jésus entonna d’une voix pénétrante : Ecce quod concupivi : Voici ce que j’ai désiré... Ô douceur inestimable de la condescendance d’un Dieu. Il désire avec tant de passion trouver sa joie dans l’âme humaine qu’il juge toute la douleur de sa sainte Passion et de sa mort compensée par son union avec une seule (âme)... » (Missa 14).

 

Parole de Dieu : « Réjouissez-vous sans cesse… N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière » (Philippiens 4, 4,6).

 

Dans ma vie

 

Gertrude vit si intensément le conseil de Saint Benoît : « Que notre âme concorde avec notre voix » que c’est au rythme de la mélodie grégorienne des Christe du Kyrie qu’elle connaît, ce même dimanche, la grâce d’échanges d’amour entre son coeur et celui de Jésus : « Cela se faisait par une sorte de merveilleux influx de Dieu en l’âme et d’un reflux de l’âme en Dieu ; par les notes descendantes, le coeur divin s’écoulait dans l’âme avec une ineffable délectation, et, par les notes ascendantes, l’âme refluait vers Dieu, dans une immense joie ».

 

Résolution : À la messe, je m’applique à comprendre ce que je chante : je renouvelle mon attention aux chants de l’ordinaire, pour prier en vérité la supplication du « Seigneur prends pitié », la louange du « Gloire à Dieu », l’acclamation « Saint, Saint, Saint ».

 

Lundi

Sainte Gertrude faisait-elle oraison ?

 

À plusieurs reprises, Gertrude rapporte une grâce obtenue lors d’un temps d’oraison, une fois même durant la nuit. Quand elle le peut, elle aime après les matines, « s’adonner plus à loisir à l’oraison ». « Elle éprouve souvent tant d’ennui en compagnie des créatures que, fréquemment, se retirant soudain, elle se rend, l’âme pleine de ferveur, au lieu de son oraison, disant : « Mon Seigneur ! Voici que toute créature m’est à charge ; je ne veux plus d’autres compagnie et entretien qu’avec Vous seul. Je viens à Vous, unique et suprême bien, joie de mon coeur et de mon âme » (Héraut de l’Amour Divin III-XLVII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

Consigne de Jésus pour un chrétien cultivé : « Qu’il s’efforce, chaque jour, pendant au moins une heure, de s’abstraire de toute occupation extérieure pour se recueillir intérieurement, tournant vers Moi son attention et cherchant à connaître Ma Volonté. Puis, qu’il suive l’inspiration : soit de Me louer, soit de rendre grâces, soit de prier pour les pécheurs… avec une grande ferveur, pendant le temps fixé » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIII, 12).

 

Parole de Dieu : « Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un endroit désert, et là il priait ». (Marc 1, 35).

 

Dans ma vie

 

Bien avant que Thérèse d’Avila ne nous entretienne de l’oraison, le Héraut de l’Amour Divin nous familiarise avec la prière personnelle, fréquente, de Gertrude. Pour elle, l’oraison est un libre échange, un coeur à coeur très simple avec le Seigneur Jésus. Elle lui confie des intentions, intercède pour autrui… et, ce qu’elle préfère, loue sa beauté, son amour, s’abandonne à sa tendresse et à son bon vouloir, au gré de la liturgie. Prendre un temps d’action de grâce à la fin de la messe est un excellent moyen de « faire oraison » sans le savoir ! Faisons de même pour devenir des âmes d’oraison.

 

Résolution : Sans attendre demain, je prends aujourd’hui même, un moment de prière en silence. Si c’est la première fois, j’implore l’assistance de Sainte Gertrude et je lui demande que cela devienne une de mes joies et de mes priorités spirituelles.

 

Mardi

Travail ou prière ?

 

Gertrude parle au Seigneur d’une sœur cuisinière illettrée qui s’afflige de ne pouvoir vaquer à l’oraison à cause des soucis de son emploi. Il lui répond : « Je n’attends pas d’elle qu’elle Me serve une heure par joue, mais que, pendant toute la journée, elle soit sans cesse en Ma présence ! Et cela en accomplissant continuellement tous ses travaux pour Ma gloire, dans l’esprit même où elle voudrait vaquer à la prière. Qu’elle y ajoute le désir que soient spirituellement entraînés à m’aimer davantage, et affermis dans le bien, ceux qui bénéficient de son travail » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIII, 14).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Toutes les fois que cette sœur cuisinière agira ainsi, elle semblera assaisonner tous les plats qui sont, pour ainsi dire, ses travaux et ses labeurs, d’un sel, à mon goût, d’une exquise saveur ». « J’agréerai comme une suprême démonstration d’amour chaque fois que tu chercheras à rassasier ton coeur de divines méditations, tes yeux de saintes lectures, tes mains de travaux continuels... » (Héraut de l’Amour Divin IV-XLIV, 1).

 

Parole de Dieu : « Que vous mangiez, que vous buviez, quoi que vous fassiez, faites-le pour la gloire de Dieu ». (1 Corinthiens 10, 31).

 

Dans ma vie

 

À l’époque de Sainte Gertrude, les moniales lettrées s’adonnent plus au labeur de la prière liturgiques qu’aux gros travaux manuels, confiés au sœurs converses – telle cette cuisinière. L’unique nécessaire est, pour chacune, de n’agir que « pour la gloire de Dieu » et de désirer le salut du prochain. Plusieurs fois le Héraut de l’Amour Divin met sous nos yeux un travail en communauté. Jésus fait à Gertrude cet éloge d’une sœur défunte : « Bien que cardiaque, elle ne se dispensait pas des travaux communautaires ; elle travaillait au-delà de ses forces, ne faisant ni grandes plaintes, ni grands éclats, à ce propos ».

 

Résolution : Souvent dans la journée, je renouvelle mon intention de faire mon devoir d’état « pour la gloire de Dieu » surtout ce qui est le moins plaisant. Je l’offre aux intentions du Saint Père dont c’est la devise ignacienne.

 

Mercredi

O Sapientia !

 

Le Seigneur interroge Gertrude : « Ne m’arrive-t-il pas de t’envoyer des épreuves qui ne sont pas faites pour toi ? » - « Nullement mon Dieu, mais je le confesse et le confesserai jusqu’à mon dernier souffle : qu’il s’agisse du corps ou de l’âme, tant de la prospérité que de l’adversité, Vous m’avez gouvernée d’une manière si constamment parfaite qu’on ne pourrait l’attendre d’aucune sagesse d’aucun temps, depuis le commencement du monde jusqu’à la fin, sinon de Vous, mon Dieu, infiniment doux, unique Sagesse incréée » Héraut de l’Amour Divin III-LXX, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ô Sagesse éclatant de Dieu : la malice du diable n’a pu entraver aucune de tes œuvres magnifiques ; l’ignorance et toute la perversité humaine ont été impuissantes à changer tes miséricordieux conseils ; la grandeur de nos crimes n’a pu prévaloir contre la grandeur de ta miséricorde, l’immensité de ton amour, la plénitude de ta bonté » (Exercices VIII).

 

Parole de Dieu : « La Sagesse s’étend avec force d’un bout du monde à l’autre et elle gouverne l’univers pour son bien ». (Livre de la Sagesse 8, 1).

 

Dans ma vie

 

Aujourd’hui l’Evangile de la généalogie de Jésus ouvre, à la messe, les derniers jours préparant à Noël. Le Messie n’est pas tombé du ciel, il est issu d’une longue histoire tourmentée où, durant des siècles, les malheur a côtoyé la joie. La sagesse et la fidélité de Dieu ont donc défié les temps et les générations. Chaque jour, à Vêpres, le Magnificat est précédé d’une grande antienne Ô : elle implore de Dieu, invoque sous un titre biblique la venue du Messie. Ce soir : Ô Sagesse du Très-Haut… Viens nous enseigner le chemin de la prudence !

 

Résolution : Je ménage dans mon emploi du temps des moments de calme et de silence pour faire le point sur le mystère de la Nativité. Je récite la prière Louange au Verbe Incarné :

« Sois béni pour avoir pris notre humanité, ce qui m’a appelée en la société de ta divinité.

Sois béni pour cet exil de 33 ans que Tu as enduré pour moi, afin de ramener mon âme qui était perdue, à la fontaine de la vie éternelle.

Sois béni par tous les travaux, les douleurs et les sueurs par lesquels Tu as sanctifié toute mes angoisses, mes souffrances et mes maladies.

Sois béni par ton abondante dilection par laquelle Tu es devenu de mon âme la précieuse rédemption.

Sois béni par toutes et chacune des gouttes de Ton précieux Sang, par lesquelles Tu as donné la vie à mon âme, et Tu m’as rachetée à un si haut prix » (Exercice VI).

 

Jeudi

Garde du coeur

 

Gertrude se demande pourquoi certains retirent de l’Office une abondante nourriture spirituelle alors que d’autres demeurent dans l’aridité. Elle reçoit de Dieu cette lumière : « Le coeur a été créé par Dieu pour contenir la joie spirituelle comme un vase contient de l’eau. Mais si, dans ce vase, d’imperceptibles trous laissent s’échapper l’eau, à la fin, il peut être complètement vide. Il en est de même pour la joie spirituelle, si elle s’écoule par la vue, l’ouïe et les autres sens laissés libres d’agir à leur gré, elle finit par se perdre et le coeur reste vide de toute joie en Dieu » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 36).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Si quelqu’un a envie d’un regard ou d’une parole inutile ou de peu de profit, et qu’il y cède sur le champ, la joie spirituelle tenue pour rien s’écoule comme l’eau. Au contraire, s’il s’efforce de se contenir pour l’amour de Dieu, la joie croît en son coeur au point qu’à peine peut-il en supporter l’excès » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 36).

 

Parole de Dieu : « J'ai dit à Dieu : « C’est toi mon Seigneur, mon bonheur n’est en aucune idole de la terre » (Psaume 15, 2).

 

Dans ma vie

 

« Quand l’homme a appris à se dominer en semblables occasions, conclut Gertrude, la joie divine lui devient familière et plus grand aura été l’effort de sa discipline, plus savoureuses seront les délices qu’il découvrira en Dieu ». Qui n’aspire à devenir « Seigneur lui-même » ? Sainte Gertrude nous en apprend le chemin par la garde du coeur et la vigilance, le premier degré d’humilité de la Règle des moines. Comment y arriver ? En vivant sous le regard de Dieu, en renonçant à notre volonté propre, en demandant constamment « Que Ta Volonté soit faite », répond Saint Benoît.

 

Résolution : Je médite le Notre Père et répète souvent dans la journée sa deuxième demande : « Que Ton règne vienne ! » Le règne de la Sagesse incarnée, le règne de l’Enfant Dieu.

 

Vendredi

Sainteté de Gertrude

 

Un religieux, surpris d’apprendre du Seigneur que ce qu’il préfère en Gertrude est « la liberté du coeur », car elle ne supporte rien qui contredise sa conscience, s’étonne : « Je pensais que votre grâce avait fait parvenir à son âme une très haute connaissance spirituelle et à un amour d’une éminente ferveur ». Et le Seigneur de répondre : « Il en est bien ainsi, mais la voie en est cette grâce de liberté qui la conduit sans détour au sommet de la perfection, puisque ainsi, à tout moment, elle est disponible à l’action de mes dons, ne permettant à jamais à son coeur de s’attacher à quoi que ce soit qui me fasse obstacle » (Héraut de l’Amour Divin I-XI, 7).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Elle est à chaque heure marchant devant Moi avec une attention constante à connaître le bon plaisir de mon coeur. Dès que ma volonté lui apparaît, elle s’emploie de tout son effort à l’accomplir pour revenir aussitôt en quête d’un autre de mes désirs, prête à lui obéir fidèlement. Ainsi toute sa vie se tourne à ma louange et à ma gloire » (Héraut de l’Amour Divin V-XI, 9).

 

Parole de Dieu : « Celui qui se penche sur la Loi parfaite de la liberté (la Parole de Dieu) et s’y tient attaché, trouve son bonheur en la pratiquant » (Jacques 1, 25).

 

Dans ma vie

 

Si rien ne plaît tant au Seigneur que « la liberté de coeur », veillons en cette fin d’Avent à respecter les priorités : Dieu premier servi. Mais comment discerner ce qui est Dieu et ce qui est du monde ? Par les dons du Saint Esprit : ils libèrent les vertus théologales de leur conditionnement humain (la raison) et fortifient les vertus cardinales. Conduits par l’Esprit de Dieu, notre Foi verra plus clair, notre désir de Dieu sera plus joyeux et ardent, notre Charité plus amoureuse et attentive. Là où est l’Esprit, en effet, là est la liberté (2 Corinthiens 3, 17).

 

Résolution : Je fais dans la journée un acte vraiment libre, c’est à dire, fait consciemment pour Jésus seul, un acte d’amour gratuit, vu de Dieu seul.

 

Samedi

En la fête de l’Annonciation

 

En la vigile de l’Annonciation, Gertrude voit le Seigneur Jésus siéger au chapitre, à la première place, avec la Vierge Marie. Il accueille avec une indicible bonté et douceur chaque sœur qui entre. À la lecture du martyrologe qui annonce la fête de Sa Mère, « il se tourne vers Elle, la salue avec beaucoup de tendresse d’une inclination de tête. Il renouvelle en Elle la joie suave ressentie le jour où la divinité que rien ne peut contenir, prenant chair en Elle, daigna s’unir à notre nature humaine dans son sein virginal » (Héraut de l’Amour Divin IV-XII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous rends grâces, Créateur des étoiles, qui avez revêtu de clarté les luminaires du ciel, et paré de teintes variées les fleurs printanières. Que la Vierge bénie, rose qui sans épine s’épanouit, lys blanc immaculé, en qui fleurit surabondance de vertus, en perpétuelle médiatrice comble notre indigence » (Héraut de l’Amour Divin II-XVI, 6).

 

Parole de Dieu : « Croissez comme la rose… Fleurissez en fleurs, comme le lys, donnez votre parfum… bénissez le Seigneur » (Ben Sirac 39, 17-19).

 

Dans ma vie

 

Gertrude est moderne en sa dévotion à Marie : elle ne la sépare jamais de Jésus, le fruit béni de ses entrailles. Aussi, un jour d’Annonciation, est-elle peinée de ce que le prédicateur n’a magnifié que la Sainte Vierge, sans faire mention de l’Incarnation du Seigneur. Le Seigneur lui explique que ce n’est pas le diminuer que d’honorer Celle qui est à la source de son exaltation. Nous voyons dans ce passage que Sainte Gertrude connaissait la première partie de la Salutation Angélique. Ailleurs elle prie un certain nombre d’Ave pour honorer Marie ; par exemple 66, autant que d’années vécues !

 

Résolution : Aimons le Je Vous salue Marie ; prions-le quand nous avons un petit creux dans la journée. Prenons conscience de qui viennent ces paroles : de l’Ange Gabriel puis d’Elisabeth dans la première partie, la seule connue de Gertrude.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

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08 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Deuxième Semaine de l’Avent

 

Deuxième Dimanche de l’Avent

Jésus parle de la Messe

 

Ecoutons Jésus entretenir Gertrude de la grandeur inouïe du Sacrement de l’amour qu’est l’Eucharistie : « Je mets mes délices à être avec les enfants des hommes et c’est avec un grand sentiment d’amour que Je leur ai laissé ce Sacrement à accomplir et à soigneusement répéter en mémoire de Moi, M’étant d’ailleurs obligé par lui, à demeurer avec les fidèles jusqu’à la fin du monde » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXVII, 1). « La rigueur de Ma justice s’est laissé enfermer dans la douceur de Ma Miséricorde, car c’est celle-ci que, dans ce Sacrement visible, j’aime présenter à tous les hommes » (Héraut de l’Amour Divin III-XVIII, 13).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avant de communier, Gertrude dit au Seigneur : « O Seigneur, qu’allez-Vous me donner ? » Il répondit : « Tout Moi-même avec l’entière vertu de Ma divinité, comme au jour où m’engendra la Vierge, Ma Mère » (Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël : tu comptes beaucoup à Mes yeux, tu as du prix et je T’aime » (Isaïe 43, 3,4).

 

Dans ma vie

 

Nous ignorons à quel rythme communiait Sainte Gertrude, mais nous savons qu’elle s’y préparait plusieurs jours à l’avance. Parfois la maladie l’en empêche ; elle fait alors la « communion spirituelle ». « Fût-ce une préparation de 1000 ans ». Jamais nous ne serons dignes de communier, reconnaît-elle avec réalisme. « Pas de meilleure préparation à la communion que l’assistance à la Messe » dit-elle encore. « Le regard de miséricorde du Seigneur assure une préparation convenable ». Préparons les chemins du Seigneur, préparons-nous à bien communier en confiant notre indignité à l’Agneau de Dieu.

 

Résolution : Je soigne mon action de grâces à la messe : je la fais à genoux. Si j’ai perdu l’habitude de la faire, je demande à Sainte Gertrude de m’aider. Je demande conseil à un prêtre et je cherche dans un missel les prières après la communion.

 

Lundi

Intercession de Marie

 

Un 2 février, on chantait l’antienne : « Toi demeurée vierge après l’enfantement, intercède pour nous ». Aux mots « intercède pour nous », Gertrude voit la Bienheureuse Vierge Marie balayer de son manteau les souillures du coeur et de l’âme de toute la communauté, puis les déposer dans un coin et se placer elle-même devant, comme pour les dérober aux regards de la justice divine… Puis la Vierge de grâce offrir par un baiser au Roi des rois son Fils, tel un présent, la dévotion de toute la communauté unie à sa propre dévotion parfaitement pure (Héraut de l’Amour Divin IX-IX, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous loue, Seigneur, par la douce mélodie de votre coeur dans l’innocence de cette virginité parfaite, en laquelle, Vierge, elle vous a conçu, Vierge elle vous mit au monde, virginité qui demeura inviolée en elle, même après qu’elle eût enfantée… Je vous loue, de cette humilité toute paisible par laquelle la Vierge dans tache a été, chaque jour, digne de vous recevoir... » (Héraut de l’Amour Divin III-XLVI, 2-3).

 

Parole de Dieu : « Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune » (Cantique des Cantiques 4, 7).

 

Dans ma vie

 

Sainte Gertrude, qui vénérait tant la pureté éclatante de Marie, ne connaissait pas la Fête de l’Immaculée Conception. Saint Bernard, qu’elle lisait et qu’elle citait, refusait d’enseigner ce privilège marial que la théologie ne pouvait expliquer. Nous qui, depuis 1854, savons que c’est en vue de l’incarnation-rédemption de Son Fils que Dieu a préservé la Vierge Marie de la tache originelle et de tout péché (collecte du 8 décembre), intensifions notre prière à l’Immaculée. Demandons à son Coeur Immaculé la grâce d’un coeur qui se purifie par l’humilité, la lucidité de ses fautes, la vérité, l’adoration.

 

Résolution : Je décide d’aller à la Messe aujourd’hui pour fêter Marie Immaculée, je l’invoque plusieurs fois dans la journée à l’aide des litanies qui louent sa pureté : Mère très pure, Reine des vierges, Reine conçue sans péché...

 

Mardi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

« Les entretiens fréquents qu’elle a avec le Seigneur de majesté ont pour effet de l’enfoncer davantage dans l’humilité » écrit son chroniqueur. Jésus lui-même y veille : « Je t’exclus par moment de mes secrets pour le maintien de l’humilité ; afin que dans ma possession tu découvres ce que tu es par moi et, dans l’indigence, tu reconnaisses ce que tu es par toi-même » (Héraut de l’Amour Divin I-XVI, 1). Gertrude se tient d’ailleurs pour totalement indigne de la moindre grâce. « Considérant la misère multiforme de ses déficiences, elle se jette, avec le pus grand mépris d’elle-même, dans la profonde vallée de l’humilité qui lui est familière » (Héraut de l’Amour Divin III-XXVI, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le souvenir de toutes ses fautes passées la jetait dans une telle confusion qu’elle ne cherchait qu’à se cacher à jamais, et voilà que le Seigneur s’inclinait vers elle avec révérence… : « Je ne puis absolument pas m’empêcher de rejoindre celle qui, par les cordes solides de l’humilité, tire jusqu’à elle mon coeur divin ». (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 39).

 

Parole de Dieu : « Seigneur, je n’ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeur » (Psaume 130, 1).

 

Dans ma vie

 

À Hefta, Gertrude vit sous la Règle de Saint Benoît où le chapitre le plus long concerne l’humilité, vertu monastique par excellence. Chacun des douze degrés d’humilité peut être illustré avec des passages du Héraut de l’Amour Divin. Depuis sa rencontre avec Jésus ressuscité, Gertrude vit une transfiguration de tout son être ; unie à Jésus « doux et humble de coeur », elle réagit sans cesse avec humilité. L’Amour du Christ la purifie et, à son image, elle rayonne les vertus évangéliques de douceur et d’humilité ; vertus d’Avent, vertus du mystère de l’Incarnation célébrée à Noël.

 

Résolution : Je choisis de poser un acte d’humilité dans le sens contraire de la pente de mon orgueil : ne pas répondre, ne pas vouloir avoir toujours raison, laisser parler l’autre en premier...bref céder !

 

Mercredi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Une vision de l’arbre de la Charité dont bénéficia Gertrude nous apprend que « ses fruits sont les bonnes œuvres, sa floraison, les bonnes intentions, et le feuillage étincelant, les saintes pensées » à l’égard du prochain. Gertrude excelle à prier pour ses sœurs et ceux, nombreux, qui se recommandent à sa prière (Héraut de l’Amour Divin III XV, 1). Jésus lui apprend la délicatesse dans la correction fraternelle ; Il lui explique qu’il ne faut pas « mépriser son prochain à cause de ses défauts, ni dévoiler ses travers, ni le condamner intérieurement avec dureté et encore moins le noircir à l’occasion par quelques médisances » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIV, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Il ne suffit pas à l’homme de vaincre son jugement pour prendre la résolution de faire du bien à son ennemi ; il doit aussi chercher les occasions de passer à la pratique pour faire du bien à ceux qui nous persécutent… La Charité envers les ennemis ne doit pas être séparée de la douceur de goûter Dieu qui rend prêt à subir la mort pour le Christ » (Héraut de l’Amour Divin, II-I, 2).

 

Parole de Dieu : « La Charité ne tient pas compte du mal. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Corinthiens 13, 6-7).

 

Dans ma vie

 

La perfection de la Charité fraternelle, à savoir l’amour des ennemis, a priori semble difficile, voire impossible. Et que dire du support des injures, des injustices ? Pourtant ce sont des exigences de l’Evangile, celles du discours sur la montagne de Matthieu 5-7. Certes, ni le mal, ni la violence ne sont injustifiables. Jésus explique qu’il ne souffrirait aucun mal s’il ne pouvait le faire servir au salut éternel (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 22). Il apprend à Sainte Gertrude de ne pas s’en prendre aux persécuteurs, mais de jeter sur eux un regard de compassion. Pour nous, c’est le commencement de la paix de Noël.

 

Résolution : J’aborde avec un sourire tous ceux que je rencontre dans la journée, amis comme ennemis ! Je relis 1 Corinthiens 13, 4-7 en remplaçant par mon prénom le terme Charité : un bel examen de conscience !

 

Jeudi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Un jour, alors que Gertrude prie pour ceux qui ont causé de grands dommages et déprédations au monastère, le Seigneur aimant et miséricordieux lui apparaît avec un bras malade, tordu. Il lui dit : « Considère quelle douleur m’infligerait celui qui frapperait à coups de poing sur mon bras. Me causent une telle douleur ceux qui publient mes méfaits et le mal de leurs persécuteurs, en oubliant que ces ennemis sont aussi mes membres. Au contraire, ceux qui implorent ma clémence pour leur conversion oignent mon bras des plus doux onguents » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Quelle raison, Dieu d’infinie tendresse, peut justifier que des personnes si indignes soient appelées votre bras ? » - « Ils sont membres de l’Église dont je suis la tête… Contraint par ma propre tendresse d’en prendre soin, je souhaite, d’un incroyable désir, qu’ils reviennent à moi par la pénitence » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 2).

 

Parole de Dieu : « Garde ta langue du mal ; fais-le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Psaume 32, 15).

 

Dans ma vie

 

« Le Royaume des cieux subit la violence – dit Jésus dans l’Evangile de ce deuxième jeudi de l’Avent – et des vents violents cherchent à s’en emparer ». La prière de l’homme et de l’Église est la seule « violence » recommandée par l’Evangile. Issue de l’amour, elle hâte l’avènement du Royaume et du « Prince de la Paix » ; miséricorde incarnée, sa mission sera de faire miséricorde et de pardonner. Non seulement l’amour couvre la multitude des péchés, mais, selon l’enseignement de Sainte Gertrude, « l’amour rend l’aimé aimable ».

 

Résolution : En priant la Vierge Marie, je médite les mystères de l’enfance de Jésus, Reine de la Paix, l’arrêt de toutes les guerres et violences injustes dans le monde. Je cherche à devenir un artisan de paix.

 

Vendredi

Abandon dans la maladie

 

Tout en lui manifestant un tendre amour, Gertrude, si souvent et depuis si longtemps malade, demande, une nuit, au Seigneur pourquoi il est indifférents de vivre ou de mourir. Il lui répond : « Lorsque l’époux conduit l’épouse à sa roseraie pour y cueillir des roses afin de les tresser, celle-ci prend tant de plaisir au doux entretien de l’époux qu’elle ne s’enquiert nullement des sortes de roses qu’il a l’intention de cueillir ; promptement et sans autre réflexion, elle dispose dans la guirlande chaque rose que l’époux choisit (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ainsi conclu le Seigneur, l’âme fidèle, dont toute la joie est de faire ma volonté et de s’y conduire comme en une roseraie, est à coup sûr indifférente au jeu de mon bon plaisir, pouvant lui rendre la santé ou mettre un terme à sa vie d’ici-bas ; car dans la plénitude d’une absolue confiance, elle s’est tout abandonnée à la conduite paternelle » (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Pour moi, certes, la vie c’est le Christ, et mourir représente un gain. Cependant… j’hésite à faire un choix » (Philippiens 1, 21-22).

 

Dans ma vie

 

Gertrude demande souvent au Seigneur la guérison ou du moins la force de pouvoir assister à l’office ; mais elle est toujours prête à acquiescer à son bon vouloir. Si, le plus souvent, Jésus juge meilleur pour elle et pour les autres de ne pas atténuer ses épreuves, presque à chaque fois il la console en lui manifestant le bien qu’est l’offrande de ses souffrances pour autrui et en la faisant reposer tendrement sur son coeur. Demandons-lui de ne pas permettre « que la fatigue nous abatte, alors que nous attendons la venue bienheureuse de celui qui nous rendra les forces et la santé » (Collecte du 2e mercredi).

 

Résolution : J’offre toutes les fatigues de la journée pour les malades et je demande pour eux et pour moi une grâce d’abandon à la volonté de Dieu.

 

Samedi

L’attention du coeur

 

La nuit de la fête des 11 000 Vierges, alors qu’on lisait la parabole des Vierges Sages et qu’on la méditait dans plusieurs répons, eut lieu ce dialogue avec le Seigneur : « Où est ta lampe ? » Gertrude répondit : « Voici, Seigneur, que je vous présente mon coeur en guise de lampe ». Le Seigneur : « Je le remplirai jusqu’au bord de l’huile de mon Divin Coeur ». Mais elle : « Et quelle en sera la mèche ? » Le Seigneur : « Cette mèche qui luira doucement pour moi sera cette attention aimante qui te fait tendre tout droit vers moi en toute tes actions » (Héraut de l’Amour Divin IV-LIV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Bien que l’homme par fragilité de nature omette parfois de tendre son attention vers Dieu, celui-ci pourtant, dans sa bonté miséricordieuse, ne néglige pas de tenir toutes nos œuvres pour dignes d’une récompense éternelle, pourvu seulement que nous ne détournions pas délibérément de lui, et que nous nous repentions souvent de tout ce que nous reproche notre conscience » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 34).

 

Parole de Dieu : « Voici l’Epoux ! Sortez à sa rencontre… Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces ». (Matthieu 25, 6-10).

 

Dans ma vie

 

Dans notre attente de la venue de l’Epoux, retenons la leçon de vigilance de cet évangile lu en la fête de Sainte Lucie. Sommes-nous de ces veilleurs qui, selon la collecte d’hier, « vont à sa rencontre avec des lampes allumées » ? Cette parabole, Jésus l’explique donc lui-même à Sainte Gertrude. La vigilance n’est pas seulement un état physique, celui de ne pas céder au sommeil, puisque les dix vierges se sont endormies. C’est un état de l’âme, attentive à son Dieu toujours en train de venir ; la disponibilité intérieure permanente, « l’attention aimante d’un coeur toujours prêt.

 

Résolution :Pour être prêt, je pense à mon attitude de chrétien. Suis-je fidèle à faire de petites prières à Dieu, un acte quotidien d’humilité ? Je prépare l’évangile de demain pour être plus attentif lors de sa proclamation.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Gertrude

 

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01 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Première Semaine de l’Avent

 

Premier Dimanche de l’Avent

 Amour de la Parole de Dieu

 

Le premier fruit de ce l’on appelle « la conversion » de Sainte Gertrude est un ardent amour de la Sainte Ecriture. Depuis ce jour de grâce, elle scrute avec avidité la Parole de Dieu. Elle la traduit du latin, langue de la Liturgie, pour ses sœurs, la fait sienne inlassablement à l’Office, la rumine dans sa lectio divina quotidienne ; elle l’utilise abondamment, notamment dans ses Exercices. Faisons nôtre sa manière d’intérioriser le refrain du Psaume 79, Psaume responsorial de ce Premier Dimanche de l’Avent.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« De grâce, montre-moi ta face, et fais-moi voir ta beauté. Elle est douce et gracieuse, cette face, sur laquelle rayonne la très belle aurore de ta divinité. Sur tes joues je lis, d’un rouge merveilleux, l’Alpha et l’Oméga. En tes yeux brille d’une clarté inextinguible l’immense éternité. Là le salut de Dieu m’éclaire comme une lampe. Là s’unissent admirablement la vérité lumineuse et la charité gracieuse » (Exercice 5)

 

Parole de Dieu : « Dieu Sabaoth, fais-nous revenir ! Que brille Ta Face et nous serons sauvés ! » (Psaume 79, 4).

 

Dans ma vie

 

Aimons-nous les Psaumes ? Les prions-nous le matin et le soir ? Chaque dimanche, le Psaume responsorial est destiné à susciter la prière dans le prolongement de la Première Lecture. « Les deux grands sentiments de l’Avent, le besoin de rédemption et le désir ardent du Christ, trouvent une expression dans le Psaume 79 ; c’est pourquoi il est le chant d’Avent de l’Eglise » (Dom Pius Paschi). Le Psalmiste a connu « le pain des larmes » ; il mendie le sourire du Bon Pasteur. Qu’est-ce, en effet, qu’un visage qui s’illumine, sinon un visage qui sourit de bonté ?

 

Résolution : Je cherche au milieu de ma Bible le Psaume 79, je le relis, mieux, le médite. Je choisis un verset comme prière spontanée pour cette première semaine d’Avent.

 

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Lundi

Rencontre de Jésus

 

Quel Avent maussade pour Gertrude que celui de ses 25 ans ! Elle ne fait alors l’oraison « qu’avec tiédeur » et trouve « insupportable » le joug de la vie monastique. Mais quelle radieuse clôture du temps de Noël ! Le 27 janvier 1281 est en effet, le « lundi sauveur » où elle rencontre Jésus ressuscité. Après Complies, à la tombée de la nuit, elle gagne le dortoir selon l’usage ; elle salue une ancienne lorsque « en relevant la tête, elle voit, debout devant elle, un jeune homme plein de charme et de distinction, d’environ 16 ans. Son visage est infiniment séduisant ; il lui demande d’une voix douce : « Bientôt viendra ton salut. Pourquoi te consumer de tristesse ? » (Héraut de l’Amour Divin II, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Louange, gratitude à Votre Miséricorde, ô mon Créateur et Rédempteur, qui avez mis un tel soin à courber ma nuque rebelle sous la suavité de votre joug, à ménager à ma faiblesse le remède adouci, le mieux adapté. Dès lors, pacifiée par une joie spirituelle toute nouvelle, j’ai commencé à progresser dans la douceur de vos parfums »(Héraut de l’Amour Divin II, 1-2).

 

Parole de Dieu : Ne crains pas car Je t’ai racheté ; Je t’ai appelé par ton nom : tu es à Moi » (Isaïe 43, 3).

 

Dans ma vie

 

À l’origine de la conversion de Gertrude à la vie intérieure, il y a donc une grâce exceptionnelle : la visite gratuite du « plus beau des enfants des hommes ». En pleine tentation d’acédie, elle n’est pas repliée sur elle-même ; fidèle, coûte que coûte, à l’oraison, elle reste attentive à ses sœurs. Les premiers mots que Jésus lui adresse sont ceux d’un répons d’Avent, inspiré des Prophètes Michée et Isaïe. Le lieu par excellence où nous pouvons rencontrer le Seigneur est la Parole de Dieu, célébrée, méditée, goûtée dans la liturgie.

 

Résolution : Dès aujourd’hui, je m’efforce de lancer souvent vers Jésus le verset du Psaume 79 choisi hier comme invocation pour débuter l’Avent. Si je me sens tiède, je demande à Sainte Gertrude de m’aider.

 

Mardi

Suite de la rencontre avec Jésus

 

Ecoutons Gertrude raconter elle-même la suite de sa rencontre avec Jésus ressuscité dont les mains portent les stigmates de la Passion. « je regardai, et je vis entre moi et lui, une haie d’une longueur sans fin. Le sommet de cette haie semblait renforcé d’une garniture d'épines très épaisse, de sorte que nulle part ne s’offrait à moi de passage pour rejoindre cet adolescent. Comme je me tenais hésitante, brûlante de désirs et presque défaillante, soudain, sans aucun effort, il me souleva et le plaça près de lui ; et sur sa main, je reconnus alors les joyaux brillants de ces cicatrices par lesquelles toutes dettes ont été annulées » (Héraut de l’Amour Divin, II 1, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« De quelle manière, dans la profondeur de Votre bonté et de Votre douceur, Vous m’avez visitée, aucune parole venant de moi n’est capable de le dire. Donnez-moi d’offrir en gratitude sur l’autel de mon coeur un sacrifice de joie, qui nous obtienne de connaître cette union qui est douceur et cette douceur qui est union, qui m’était complètement inconnue avant cette heure » (Héraut de l’Amour Divin II-1,2).

 

Parole de Dieu : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la Parole… si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est bon » (1 Pierre 2, 2-3).

 

Dans ma vie

 

Ce qui est arrivé à Gertrude peut m’arriver aussi, si je n’ai déjà fait dans la Foi, l’expérience décisive d’une visite de Jésus. Il est à la porte et frappe sans cesse, mais suis-je en état de l’entendre, de le reconnaître ? S’il parle dans l’Ecriture, dans la Liturgie, Il nous visite aussi dans les rencontres quotidiennes, dans le devoir d’état bien faut, avec amour, il ne tient qu’à moi de me tenir libre, de rester éveillé pour le rencontrer à l’heure de Son bon plaisir. Demandons à l’Esprit Saint la grâce d’être vigilants dans la prière, attentifs et prévenants envers nos proches.

 

Résolution : Je réfléchis à un petit détail concret de mon devoir d’état à améliorer et je décide de le faire consciemment pour Jésus.

 

Mercredi

Conversion

 

Pourquoi parler de « conversion » de Gertrude à propos de la visite dont Jésus l’a gratifiée après 20 ans de vie monastique ? Gertrude, sans doute orpheline, n’avait que 5 ans quand elle entra à l’école du cloître d’Hefta. À 25 ans, elle n’était ni une mécréante, ni une grande pécheresse ! Mais adonnée aux joies intellectuelles des sciences profanes de son époque, elle n’avait pas encore pris conscience de la proximité de Dieu, de la vraie vie intérieure, spirituelle. À partir de cette grâce ; elle ne recherche plus que la vie d’union avec Jésus, se laisse conduire par Celui qui, de l’intérieur, la « tourne » vers Lui.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Grâces vous soient rendues, Sauveur et Lumière de mon âme, pour cette grâce exceptionnelle par laquelle Vous avez introduit mon âme à la connaissance et à la contemplation du fond intime de mon coeur dont, jusqu’alors je n’avais pas plus souci – si j’ose dire – que du fond de mes pieds » (Héraut de l’Amour Divin II-II, 1).

 

Parole de Dieu : « Convertis-moi et que je me convertisse, car Tu es le Seigneur, mon Dieu » (Jérémie 31, 18.

 

Dans ma vie

 

On peut vivre plusieurs conversions dans sa vie. Une première forme en est la prise de conscience de ce qui peut nous séparer de Dieu : le péché, l’infidélité à notre conscience, l’inattention à la présence de Dieu en nous et dans les autres, les négligences volontaires… Gertrude confesse que « la grâce d’une plus vive lumière de connaissance et d’attrait vers le suave amour de la bonté de Jésus fut bien plus efficace pour la convertir qu’une peine sévère ». En Avent, l’esprit de pénitence nous pousse au recueillement, à la docilité au Saint Esprit, dans les petites choses.

 

Résolution : J’essaie, chaque soir, de remercier Jésus pour mes petites fidélités conscientes à la grâce ; je lui demande pardon pour mes infidélités, lâchetés, dérobades.

 

Jeudi

Présence de Dieu

 

Assise auprès du vivier, Gertrude « contemple, ravie, les charmes de ce lieu : la pureté du cours d’eau, les arbustes verdoyants, le libre vol des oiseaux et des colombes, mais surtout le repos secret d’une retraite solitaire ». Que manque-t-il pour que soit parfaite la joie de cet instant ? « La présence d’une amitié familière, tendre et attentive, qui partage ma solitude » se dit-elle. Elle y pense toute la journée et avant de se coucher elle se recueille à genoux : alors « mon coeur de boue sentit Votre présence et Votre venue » (Héraut de l’Amour Divin II-II, 1-2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avec une merveilleuse condescendance et une douceur incommensurable, Vous m’avez manifesté Votre présence, qui m’a donné part à Votre connaissance et à Votre Amour, et m’a appris à me recueillir au plus profond de mon être jusqu’alors bien inconnu de moi. Vos touches secrètes ont commencé d’agir en moi... » (Héraut de l’Amour Divin II-XXIII, 5).

 

Parole de Dieu : Si quelqu’un M’aime, il gardera Ma Parole ; Mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jean 14, 23).

 

Dans ma vie

 

N’oublions jamais que les délices de la Sagesse, qui va s’incarner à Noël, sont d’être avec les enfants des hommes (Proverbes 8, 31). Jésus n’a qu’un désir : vivre auprès de nous comme Il a vécu avec Sainte Gertrude. « Comme un ami, comme un époux avec son épouse ». Le péché est un obstacle à l’esprit d’Avent, esprit de recueillement, d’attente et de désir ; si « le péché retarde le salut, la grâce, la propitiation divine l’accélère » (Collecte de ce jour). Désirons la venue du Sauveur, hâtons-la par une vie droite, une vie donnée aux autres dans le désir de Dieu.

 

Résolution : Je décide de purifier plus souvent mon coeur de mes fautes. Je choisis, et inscris sur mon agenda, une date pour recevoir le pardon de Dieu à travers le Sacrement de Réconciliation.

 

Vendredi

Ne rien préférer à l’Office Divin

 

L’office des Heures est la principale prière de Gertrude. « Son assiduité à la prière et aux veilles apparaît en ceci : elle ne manquait jamais l’heure habituelle de la prière, à moins que la maladie ne la retînt au lit, ou que, pour la gloire de Dieu, elle ne travaillât au salut du prochain (Héraut de l’Amour Divin I-X, 6). Ses Exercices témoignent de son amour des Psaumes, abondamment cités ; ils contiennent de nombreuses prières et élans du coeur de sa composition. Si sa préférence va à la louange, elle intercède souvent, auprès du Coeur de Jésus, pour autrui, ses sœurs, les pécheurs...

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Dans la prière, elle demande à quoi servent les prières qui ne portent aucun fruit. Il répond : « Ne t’étonnes pas de ne constater matériellement aucun fruit de tes prières dont mon éternelle Sagesse dispose pour un meilleur profit. Plus souvent on prie pour quelqu’un, plus grande sera sa béatitude car aucune prière sincère ne reste sans fruit, encore que les hommes en ignorent le mode » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 24).

 

Parole de Dieu : « Vers Toi, Seigneur, j’élève mon âme ; en Toi je me confie » (Psaume 21, 1).

 

Dans ma vie

 

N’hésitons pas à persévérer dans nos prières de demandes, même si les résultats ne sont pas tangibles. Si Jésus diffère parfois l’exaucement des prières de Gertrude, Il lui affirme à plusieurs reprises que, dans le dessein de Dieu, elles sont utiles et source de grâces pour le prochain comme pour elle-même. Choisissons bien nos prières en ce temps de préparation à Noël, car Jésus aime exaucer nos demandes, même si c’est à sa manière ! En Avent, l’Église propose chaque jour, à la Messe, une collecte différente : pensons à nous approprier la prière de quelques unes d’entre elles.

 

Résolution : Je cherche dans un missel les prières de la liturgie d’aujourd’hui ou je trouve une prière de supplication et je la prie, le matin et le soir, aux intentions de l’Église, de notre Pape François, de mes proches, des chrétiens persécutés.

 

Samedi

Salut à Marie

 

Un jour, la Vierge Marie apparaît à Gertrude sous le symbole d’un lys éclatant de blancheur, composé de trois pétales, représentant la Sainte Trinité. Elle lui révèle alors le pouvoir de l’invocation « Lys blanc de la Trinité et Rose éclatante de beauté céleste », sur chaque Personne divine. Et de promettre : « Au moment de la mort de quiconque me salue ainsi, je me montrerai dans l’éclat d’une si grande beauté que ma vue le consolera et lui communiquera les joies célestes ». Depuis ce jour, Gertrude résolut de saluer la bienheureuse Vierge Marie, ou ses images, avec la prière ci-dessous » (Héraut de l’Amour Divin III-XX, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous salue, Lys blanc de la resplendissante et toujours tranquille Trinité, rose éclatante de beauté céleste. De vous le Roi du Ciel a voulu naître ; de votre lait Il a voulu se nourrir. Veuillez nourrir nos âmes des effluves divine » (Héraut de l’Amour Divin III-XX, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis la Mère du Bel Amour. En moi est toute grâce de voie et de vérité, en moi toute espérance de vie et de force » (1 Pierre 2, 2-3).

 

Dans ma vie

 

La prière du Rosaire n’existe pas encore au XIIIe siècle. Sinon, que de commentaires nous en aurait laissé Sainte Gertrude, vu sa dévotion à la Vierge Marie ! Jésus l’invite Lui-même à méditer sur sa beauté à l’heure de l’oraison. « Tiens-toi auprès de Ma Mère siégeant à mon côté et applique-toi à la louer ». Gertrude prie alors la Reine du Ciel « de lui obtenir un coeur orné de mille vertus où Dieu se plaise à demeurer ». Imitons sa prière pour qu’à l’intercession de Sa Mère, Jésus, en ce temps d’Avent, visite notre coeur et en fasse sa demeure.

 

Résolution : En ce samedi d’Avent, je vénère doublement Marie. Je la prie sur une dizaine de Je vous salue marie, et je dis la prière : « O Dieu, Trinité Sainte, Fontaine d’éternelle Lumière, par Votre Divine Toute-Puissance soutenez-moi ; par Votre Divine Sagesse conduisez-moi ; par Votre Divine Bonté faites-moi selon Votre Coeur ».

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

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25 novembre 2018

Grande neuvaine de l’Immaculée Conception 2018

 

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Grande neuvaine de l’Immaculée Conception 2018

Du 30 novembre au 8 décembre

 

Neuvaine bénie et encouragée par le Saint-Père le Pape François

 

L’Église aime se tourner vers l'Immaculée en ces premiers jours de l'Avent. Avec confiance, peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvions, nous sommes invités à ouvrir notre cœur pour déposer tout ce que nous portons, nos joies et nos peines, nos luttes et nos échecs, nos désirs, dans le Cœur de Notre Dame au cours de cette Neuvaine mondiale de prière.

 

Chaque jour

 

Une dizaine de chapelet chaque jour, suivie de 3 fois l’invocation :

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.... » (On peut ajouter à cette invocation : « Et pour ceux qui n’ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Église et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

Une communion le jour du 8 décembre ou un jour de l’octave. Confession recommandée.

 

Prière à réciter chaque jour

 

O Marie, Vierge très pure, dont le Cœur immaculé doit triompher, veillez sur la pureté des enfants innocents, assistez les jeunes qui luttent pour vivre la chasteté afin que leurs cœurs puissent brûler du véritable amour.

Guidez les époux appelés à vivre l'amour conjugal dans la sainteté, donnez aux prêtres et aux religieux de rendre un beau témoignage par leur fidélité au célibat offert à Jésus pour le salut des âmes.

Défendez-nous du prince de ce monde et de ses suggestions. Aidez-nous à combattre, surtout par le chapelet, ce qui défigure l'humanité que Dieu a voulue à son image.

Soyez la gardienne de notre vie intérieure et apprenez-nous à être attentifs à nos frères, toujours respectés et regardés dans la lumière du Christ. Ainsi soit-il.

 

 

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Merci Marie

 

Le soir du 8 décembre, avec sa prière, chacun est invité à déposer une petite lumière sur sa fenêtre en signe de foi et d’amour pour Notre-Dame. Que « Merci Marie » soit l’expression de notre prière pour l’Église, pour notre pays et pour le monde.

 

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Prions la Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2018 sur Hozana

 

24 octobre 2018

Saint Paul VI

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Saint Paul VI

1963-1978

Le Pape écartelé

Fête le 26 septembre

 

Jean-Baptiste Enrico Antoine Marie Montini est né le 26 Septembre, 1897 à Concesio (Lombardie), d'une riche famille de la classe supérieure. Son père, qui avait une formation d'avocat, était éditeur, et un courageux promoteur de l'action sociale. Il fut un enfant intelligent, mais fragile, qui reçut son éducation chez les Jésuites, près de la maison paternelle à Brescia. Après son entrée au séminaire en 1916, il a été autorisé à séjourner à la maison paternelle en raison de sa santé précaire.

Après son ordination en 1920, il fut envoyé à Rome pour étudier à l'Université Grégorienne et à l'Université de Rome, en 1922 il a été transféré à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici afin de poursuivre son étude de diplomate et les études de droit canon à la Grégorienne.

En 1923, il fut envoyé à Varsovie comme attaché à la nonciature, mais il fut rappelé à Rome en 1924, en raison des effets qu'avaient le climat hivernal de la Pologne sur sa santé, là, il fut affecté au bureau de la Secrétairerie d'Etat où resta pendant trente ans. Outre l'enseignement à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici, il fut nommé aumônier de la Fédération des étudiants de l'université catholique italienne (FUCI), cette mission devait avoir un effet décisif sur ses relations avec les fondateurs du parti Démocrate Chrétien de l'après-guerre. En 1937, il a été nommé substitut des affaires ordinaires par le cardinal Pacelli, secrétaire d'État, et il l'a accompagné à Budapest en 1938 à l'occasion du Congrès eucharistique international.

Lors de l'élection de Pie XII en 1939, Pacelli comme Montini ont étés confirmé à leurs postes dans la nouvelle secrétaire d'État, par le cardinal Luigi Maglione. Lorsque ce dernier est décédé en 1944, Montini a continué de s'acquitter de ses fonctions sous le contrôle direct du pape. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été chargé d'organiser le vaste travail de secours et de soins des réfugiés politiques.

Dans le secret du consistoire de 1952, le Pape Pie XII a annoncé son intention d'élever Montini et Domenico Tardini au Sacré Collège, mais ils avaient tous les deux demandé à en être dispensés. En revanche, à tous les deux, il a conféré à tous le titre de prosecrétaire d'État. L'année suivante, Montini est nommé archevêque de Milan, sans avoir le titre de cardinal. Il a pris possession son nouveau diocèse le 5 janvier 1955 et bientôt, il fut surnommé "l'archevêque des ouvriers." Il a revitalisé le diocèse entier, prêchant le message social de l'Évangile, travaillant pour conquérir toutes les classes sociales, promouvant l'enseignement Catholique à tous les niveaux et soutenant la presse Catholique.

Son impact sur la ville à cette époque était tellement grand qu'il a attiré l'attention du monde entier. Au conclave de 1958, son nom a été souvent mentionné, et au premier consistoire du Pape XXIII, en décembre de cette même année, il a été l'une des 23 prélats élevés à la dignité cardinalice avec son premier nom de la liste. Sa réponse à l'appel du Concile a été immédiate et même avant, il avait déjà été identifié comme un ardent défenseur du principe de collégialité. Il a été nommé à la Commission préparatoire de Vatican II et aussi à la Commission technique et d'organisation.

À la mort du Pape Jean XXIII, Montini a été élu le 21 Juin 1963, pour lui succéder. Dans son premier message au monde, il s'est engagé à une poursuite de l'oeuvre engagée par Jean XXIII. Tout au long de son pontificat, la tension entre la primauté papale et la collégialité de l'épiscopat a été une source de conflit. Le 14 Septembre 1965, il a annoncé la création du Synode des Évêques, appelé par le Conseil des pères, mais certaines questions qui semblait convenir à la discussion par le Synode, ont été réservés à lui-même. La question du célibat a été enlevée du débat de la quatrième session du Concile, a fait le sujet d'une encyclique, le 24 juin 1967); la question de la régulation des naissances a été traité dans Humanae vitae le 24 juillet 1968), sa dernière encyclique. Les controverses nées autour de ces deux discours ont tendance à éclipser les dernières années de son pontificat. Le Pape Paul VI a eu une mauvaise presse et inexplicablement son image de marque en prit un coup en comparaison avec son prédécesseur, Jean XXIII, qui était très jovial.

Ceux qui le connaissaient bien, cependant, l'ont décrit comme un homme brillant, profondément spirituel, humble, réservé et doux, un homme d'une infinie courtoisie. Il a été l'un des Papes les plus voyageurs de l'histoire pontifical et le premier à visiter cinq continents. Son remarquable corpus de pensée devrait être redécouvert autant dans ses lettres apostoliques que dans ses déclarations majeures. Sa conclusion du Concile Vatican II a laissé sa marque sur l'histoire de l'Église, mais l'histoire enregistrera aussi sa réforme rigoureuse de Curie Romaine, son bon accueil à l'ONU en 1965, son encyclique Populorum progressio (1967), Sa deuxième grande lettre sociale Octogesima adveniens (1971) - le premier à montrer une conscience des nombreux problèmes qui ont récemment été en lumière et son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, sa dernière déclaration majeure qui a aussi soulevé la question centrale de la juste conception de la libération et du salut.

Le Pape Paul VI, le Pape pèlerin, est décédé le 6 août 1978, en la la fête de la Transfiguration. Il a demandé que ses funérailles soient simples, sans catafalque et qu'il n'y ait aucun monument sur sa tombe. Béatifié à l'occasion de la clotûre du Synode des Familles, à Rome, le 19 octobre 2014, Paul VI a été canonisé le 14 octobre 2018. 

 

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Saint Paul VI

 

Seigneur, notre misère nous amène à solliciter votre aide. Nous le faisons avec la certitude que le cœur de votre Père est toujours prêt à écouter les demandes de tous ses enfants. C'est par l'intercession du Saint Pape Paul VI, Pape du dialogue, Pape pèlerin, Pape de la civilisation de l'amour, que nous Vous présentons nos intentions. O Seigneur, par son intercession, écoutez les prières que nous vous adressons, et obtenez-nous la grâce de toujours accomplir Votre Volonté et la grâce suivante (...). Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Les personnes qui obtiendraient des grâces par l'intercession du Saint Pape Paul VI sont priées de le signaler à l'adresse suivante

 

Sanctuaire Notre Dame des Grâces de Brescia

E-mail: papamontini@santuariodellegrazie.brescia.it

 

Renseignements

http://www.santuariodellegrazie.brescia.it

 

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Dernière mise à jour de la page: le 24 octobre 2018

 

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Neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

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Neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

A dire en octobre et a tout moment de l'année...

 

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Marie-Jeanne-Louise Ramonet est née le 7 octobre 1910, en la fête du Rosaire, au hameau de Kerizinen, situé à 4 km du bourg de Plounévez-Lochrist. Elle fut baptisée le même jour. Elle était fragile. Jeanne-Louise était la quatrième de neuf enfants. À 12 ans, après une communion, elle entend le Seigneur lui dire : « Sois mon apôtre, aime tes frères. »A 14 ans, elle se donne au Christ. La Sainte Vierge lui apparaît le 15 septembre 1938, alors qu'elle garde ses deux vaches, tout en tricotant. Jeanne-Louise ne s'y attend absolument pas : « Je croyais qu'il n'y avait que les enfants qui ont des apparitions », dira-t-elle plus tard. Elle a très peur, la Vierge la rassure et lui annonce qu'Elle reviendra la voir. La beauté et les premières paroles de l'apparition lui font comprendre que c'est la Sainte Vierge, mais elle n'en dit rien à personne, même pas à sa sœur. Et elle attend qu'Elle revienne, puisqu'Elle le lui a promis. Jeanne-Louise continue donc sa vie de tous les jours et parfois, dira-telle plus tard, «je me demandais ce qu'il m'était arrivé ». Le 7 octobre 1939, elle se sent poussée par un appel intérieur à se rendre sur le lieu où elle L'avait vue la première fois. Et là, Marie se fait voir.

Une source est donnée par la Sainte Vierge en 1952. Avant d'être un moyen de conversion et de guérison pour les pèlerins, elle est un don merveilleux pour Jeanne-Louise et sa sœur, cela simplifie tellement leur vie : de l'eau potable à portée de mains jusqu'à la fin de sa vie ! Jeanne-Louise en remercia la Sainte Vierge, n'en gaspillant aucune goutte, l'utilisant comme un remède et s'attristant lorsque quelqu'un s'en servait à tort et à travers. Jésus apparaît pour la première fois aux côtés de sa Mère le 1er octobre 1955 : le mystère des Cœurs Unis de Jésus et de Marie dans le Saint Esprit se dévoile à ses yeux. Jeanne-Louise eut en tout 71 apparitions, s'échelonnant sur 27 ans, la dernière se situant le 1er octobre 1965.

Les apparitions eurent lieu dans le champ non loin de la maison (puis dans le petit oratoire lorsqu'il fut construit), mais parfois aussi dans la maison de Jeanne-Louise. C'est à partir de 1984 que la santé de Jeanne-Louise commence de s'altérer. Elle ne peut plus recevoir les pèlerins comme auparavant (elle les a reçus durant 33 ans), et ne sort donc plus que pour la messe à la paroisse et le Rosaire à 15 h. Elle se prépare au grand passage, sa vie intérieure est toute tendue vers cette rencontre avec son Seigneur. Elle reçoit le sacrement des malades. Et le dimanche 19 février 1995, à 8h15, soit à l'heure où elle partait habituellement à la messe dominicale, elle s'en alla vers la maison du Père, dans une grande paix.

Cette neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire va nous faire découvrir la dévotion aux deux Cœurs-Unis de Jésus et de Marie. Les messages de Marie apportent l’espérance car ils affirment le triomphe de ces deux Cœurs.

 

Prières quotidiennes

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Je crois en Dieu, Gloire au Père.

 

Prière à l’Esprit-Saint

Esprit Saint, âme de mon âme, du Cardinal Mercier

 

Esprit Saint, âme de mon âme, je vous adore,

éclairez-moi, guidez-moi,fortifiez-moi, consolez-moi,

dites-moi ce que je dois faire,donnez-moi vos ordres.

Je vous promets de me soumettre

à tout ce que vous désirez de moi

et d’accepter tout ce que vous permettrez qui m’arrive,

faites-moi seulement connaître votre volonté.

 

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Prière à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

 

O Douce Mère et puissante Reine, humblement prosternés à vos pieds, nous vous offrons les hommages de notre respect et de notre affection. Le regard tourné vers votre béni sanctuaire, nous nous adressons à vous avec une confiance toute filiale, assurés d'obtenir les faveurs que nous vous demandons. Daignez accorder à nos corps force et santé, à nos cœurs pureté et charité, à nos âmes lumière et sainteté. Nous le savons, votre Cœur est plein de miséricorde et de tendresse, bénissez-nous, ô Bonne Mère, guérissez nos malades, soulagez nos défunts, protégez nos familles, bénissez notre pèlerinage, bénissez l'Église, la France et le monde entier. Notre-Dame du Très Saint Rosaire, faites que nous vous aimions de plus en plus ici-bas, pour vous aimer éternellement au Ciel. Amen.

 

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Premier jour

Marie aime la France

 

« Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. Caïn dit à l'Éternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici, tu me chasses aujourd'hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. » (Genèse 4, 12-14).

« O France que j'aime entre toutes les nations, ô France que je voudrais sauver, pourquoi restes-tu sourde à mes appels ? Préfères-tu voir tes champs devenir un champ de bataille, ta terre piétinée par des adversaires ne laissant derrière eux que cadavres et sol rougi ? Préfères-tu voir tes villes détruites, anéanties, englouties ? Je descends pour relever la France. Dans quelque temps, je lui donnerai un grand chef, un roi. Elle connaîtra alors un tel redressement que son influence spirituelle sera prépondérante dans l'univers. Mais je descends surtout pour vos âmes, pour les pécheurs. C'est par la Bretagne, qui m'est restée le plus fidèle, que je veux rechristianiser la France qui, revenue au Christ, revêtira un caractère tellement religieux qu'elle redeviendra la lumière des peuples païens. » (29 mai 1948).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, notre nation vous appartient depuis que le roi Louis XIII vous a consacré son royaume. Vous avez montré votre amour de la France très souvent. Faites que les Français vous rendent cet amour.

 

Notre Père, 10 je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« O France, ta vie est en danger. Je ne puis te sauver sans toi. Je trouve bien de ces âmes ardentes qui prient et se sanctifient selon mes demandes et mes désirs : avec elles je puis encore espérer ton salut. Mais tes fautes sont si graves, tes péchés sont si lourds, surtout tes péchés contre la pureté, qu'il faut que tous prient, prient toujours et sans se lasser ! »(27 décembre 1947).

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Marie est médiatrice entre Dieu et nous

 

« Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel. Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle ; car si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. » (Hébreux 12, 24-26).

« Je me tiens entre Dieu et vous, m'efforçant d'obtenir des délais à sa Justice et malgré cela, si les hommes ne se repentent et ne changent de vie, soufflera sur le monde une affreuse tourmente, et c'est pourquoi de si nombreuses fois J'interviens auprès de vous, cherchant à recréer la liaison des hommes avec le Christ et, par-là, préserver l'humanité de la plus désastreuse des guerres, car c'est le peuple de France que J'ai choisi pour renouer les liens brisés du monde avec Dieu. »(6 mars 1949).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous intercédez pour nous, afin de nous réconcilier avec Dieu. Donnez-nous les grâces de vous écouter et de vous suivre.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Mais, chrétiens, courage, le Règne de Dieu est proche. Il s'ouvrira par un fait aussi éclatant qu'inattendu. Dieu se plaira à confondre l'orgueil des impies. Il brisera les obstacles et renversera les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire. » (5 mars 1955).

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Marie victorieuse

 

« Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse. Je détruirai les chars d'Éphraïm, Et les chevaux de Jérusalem ; Et les arcs de guerre seront anéantis. Il annoncera la paix aux nations, Et il dominera d'une mer à l'autre, Depuis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre. Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, Je retirerai tes captifs de la fosse où il n'y a pas d'eau. » (Zacharie 9, 9-11).

« Priez beaucoup pour le Saint-Père, pour la Sainte Eglise que Je soutiendrai pour qu'elle puisse dans un jour prochain, triomphante et en toute liberté, après l'affreuse tourmente qu'elle aura traversée, prêcher partout l'Evangile du seul et vrai Christ qui sera alors aimé et servi par toute la terre, elle-même pacifiée. » 

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes la Mère de l’Eglise que vous soutenez pendant les périodes difficiles. Apprenez-nous à aimer l’Eglise, à prier pour elle et à prendre soin d’elle.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« C'est par mon Cœur Douloureux et Immaculé que le Règne du Sacré-Cœur, qui est celui de la Justice et de l'Amour, s'étendra dans le monde. C'est par nos deux Cœurs Unis en tout, criblés des mêmes blessures et continuellement martyrisés par l'ingratitude des hommes, que le salut des peuples se fera et que l'Eglise se relèvera forte, unie, triomphante, et combien grande sera alors la splendeur et l'unité de l'Eglise du Christ. » (12 décembre 1955).

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Marie annonce les châtiments

 

« L'Éternel a détourné tes châtiments, Il a éloigné ton ennemi ; Le roi d'Israël, l'Éternel, est au milieu de toi ; Tu n'as plus de malheur à éprouver. En ce jour-là, on dira à Jérusalem : Ne crains rien ! Sion, que tes mains ne s'affaiblissent pas ! L'Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d'allégresse. » (Sophonie 3, 15-17).

« Que les actuels fléaux purificateurs vous mènent donc à la conversion et vous cesserez de craindre ; sinon le ciel ne se purgera que par de plus grands châtiments. Ceux-ci auront le caractère de l'imprévu, de la soudaineté, de la violence et de l'irrésistibilité, provoquant une mortalité prodigieuse de l'espèce humaine. Le dernier choc surtout sera épouvantable, moins général que le Déluge, mais plus cruel, car il sera de feu et de sang. » (21 novembre 1957).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes prophète pour nous éviter des malheurs. Mais si peu vous entendent. Obtenez-nous les grâces de l’abandon et de la confiance, surtout pendant les périodes tragiques.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Dieu interviendra visiblement pour avoir raison de l'humanité révoltée, pour écraser l'impiété et afin d'éclairer le rationalisme. Il coupera, tranchant les membres gâtés et gangrenés de la société chrétienne, afin de sauver le reste du Corps mystique de son Eglise. Il vengera le sang de ses victimes et de ses justes que les impies auront persécutés. Bien que tant de fléaux et de châtiments aideront à convertir un bon nombre d'âmes, il y aura toujours des pécheurs jusqu'à la fin, des pécheurs impénitents, devenant de plus en plus méchants et furieux sous les coups de la Justice de Dieu. Sur ces pécheurs enracinés dans leur impénitence Dieu fera subitement tomber son tonnerre et les écrasera tous. Alors on saura qu'il est le maître de ce monde qu'Il a créé et dont on prétend le chasser. » (21 novembre 1957).

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Annonce du Règne d’amour de Jésus et de Marie

 

« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. » (1 Corinthiens 15, 12).

« Que mes célestes messages soient une source constante de joie et d'espérance pour tous ceux qui, par leur foi, leur confiance et leur amour, aident à la réalisation de ce grand triomphe, aujourd'hui très proche, et qui sera un double Règne d'amour du Cœur de Jésus et de mon Cœur Immaculé. » (21.11.1957)

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, le Cœur de Jésus et votre Cœur Immaculé triompheront. Cette certitude procure la joie. Merci Marie de nous conforter dans cette espérance.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Oui ; c'est le péché qui vous a donné un univers malade. Tous les malheurs actuels en sont le signe angoissant. Unissez vos prières et vos pénitences à mes supplications pour arrêter les foudres vengeresses. Comprenez donc mes avertissements, mes larmes, non comme une menace, mais comme un ultimatum de la Miséricorde divine ! Car plus le mal abonde, plus la Miséricorde divine surabonde. Ce sont les heures les plus sombres de l'histoire qui provoquent les interventions les plus émouvantes de l'Amour infini de Jésus, dont je suis la déléguée et l'ambassadrice. Dans ces temps troublés, tournez-vous avec confiance vers le Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus, mon Fils. » (1er juin 1956).

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Marie appelle à la conversion

 

« A ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance. Voilà pourquoi les Juifs se sont saisis de moi dans le temple, et ont tâché de me faire périr. Mais, grâce au secours de Dieu, j'ai subsisté jusqu'à ce jour, rendant témoignage devant les petits et les grands, sans m'écarter en rien de ce que les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver. » (Actes 26, 20-22).

« Les prophéties ont toujours existé dans l'Eglise de Dieu. L'ancien et le nouveau Testament en contiennent beaucoup et elles sont de foi. Dieu, par ses envoyés, n'avait-il pas annoncé le Déluge, l'incendie de Sodome, la captivité de Babylone, de même que la ruine de Jérusalem avec la dispersion de la race juive ? Aujourd'hui, éprouvant le besoin de justifier les coups de sa colère avant le Jugement dernier, il a soin de nous avertir de l'arrivée de grands châtiments. » (18 février 1961).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes l’ultime prophète de Dieu. Nous nous consacrons à votre Cœur Immaculé pour que tout ce qui doit advenir se passe pour nous dans la paix.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Certes, les prophéties des malheurs sont toujours conditionnelles. Elles ne sont que des menaces paternelles de la part de Dieu pour nous forcer à revenir à lui par de saintes terreurs. Voilà pourquoi on doit avoir à cœur de les propager comme un excellent moyen de conversion, puisque la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, de la vertu et du salut des pécheurs. » (18 février 1961).

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Marie donne la paix

 

« Afin de donner à son peuple la connaissance du salut. Par le pardon de ses péchés, Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut, Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. » (Luc 1, 77-79).

« Nul ne peut douter que je veuille donner la paix au monde, la vraie paix : celle qui exclut tout conflit, toute violence, tout trouble ; celle qui engendre le bonheur et la joie du cœur. Cette paix, aidez-moi à l'obtenir de Dieu par votre charité et par votre prière. » (26 avril 1961).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous apportez le bonheur et la joie du cœur à vos enfants. Aidez-nous à la faire grandir.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ce n'est pas Dieu qui a créé la souffrance et la mort ; c'est l'homme qui les a introduites par le péché. Dieu est la vie ; le péché, le rejet de Dieu. Mais quelle merveilleuse trouvaille de l'Amour du Seigneur de transformer en instrument de salut ce fruit naturel du péché :  la souffrance ! Elle devient purification pour qui la prend chrétiennement, s'efforçant de comprendre et d'accepter l'intention de Dieu. Le mérite qui peut jaillir de vos souffrances n'est pas un bien réservé à celui qui souffre ; fruit de la charité, il vaut pour tout le Corps du Christ. » (14 mars 1964).

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Marie apporte l’espérance

 

« Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché. » (1 Jean 3, 3-5).

« Toute la souffrance acceptée par amour a une puissance rédemptrice. Des âmes ont été aidées, soutenues, sauvées parce que, tel jour, quelqu'un a prié et souffert pour elles. » (14 mars 1964).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, gardez-nous toujours dans la joie, en sachant que nous sommes des associés à la vie du Christ.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ne soyez donc pas dans la tristesse, si la souffrance est votre partage, mais qu'une grande joie habite vos cœurs puisque d'avance vous savez que la victoire vous est acquise : elle prend sa source dans le Christ ressuscité. Vivez dans cette invincible espérance de la résurrection et dans la pacifiante certitude d'être associés, par la grâce, à la vie du Christ. » (14 mars 1964).

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Jésus donne un message

 

« Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » 2 Corinthiens 6, 14-16

 

Message de notre Seigneur Jésus-Christ

 

« Lorsque le monde rejeta Dieu mon Père, Il m'envoya pour l'éclairer. Actuellement, le monde me rejette à nouveau, c'est pourquoi Je vous ai envoyé ma Mère. Sa lumière s'élève dans la nuit pour conduire le monde vers la paix. Pourquoi serait-Elle donc sujet de tant de contradictions ? Elle est là pour une mission tellement grande ! Un lien entre Dieu et vous. Vous ne croyez pas assez à son rôle dans l'histoire du salut et pourtant vous ne pouvez concevoir et construire votre vie spirituelle sans Elle. Car Elle a une place et un rôle déterminés dans l'action divine, par laquelle l'Humanité est arrachée à sa condition pécheresse pour participer à la vie de la Trinité. Vous ne pouvez donc accéder, à l'économie rédemptrice, sans acquérir une nouvelle situation vis-à-vis de ma Mère, car, soyez-en convaincus, Elle est de tout temps, inscrite dans le salut des hommes. » (28 avril 1959).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes la corédemptrice bienveillante et toute puissante. Donnez-nous les grâces nécessaires pour aller un jour vous rejoindre dans le royaume de Dieu.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ma Mère ne s'ajoute pas à la Rédemption, Elle est dans la Rédemption même. Elle était essentielle à la Rédemption, c'est pourquoi Je L'ai voulue à mes côtés lorsque, pour vous, Je mourais sur la Croix, pour qu'Elle collabore, jusqu'au bout, à votre Rédemption. Au Ciel, Je L’ai voulue près de Moi, dans son Corps Virginal, sans attendre l'apothéose des derniers jours. Mes grâces, Je ne veux les distribuer seul, mais par Elle, qui devient ainsi le canal par où passent toutes les grâces. Sa dévotion n'est donc pas facultative, elle est absolument nécessaire. Comprenez-La donc comme mon Complément Divin, votre Co-Rédemptrice. Elle va avoir dans le monde une place de choix qui vous obligera tous à passer par Elle, pour aller à Dieu. » (28 avril 1959).

 

Prières quotidiennes

 

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Prières

 

Prière donnée par Notre-Dame du Très Saint Rosaire à Kérizinen, le 2 février 1944, lors de la 10e apparition


O Jésus, je me donne à vous par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour être la consolation de votre Sacré Cœur à tout jamais. Cœur sacré de Jésus, que votre règne arrive par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

 

Message de Marie à Kérizinen

 

« Je désire être honorée et invoquée en ce lieu sous le nom de Notre-Dame du Très Saint Rosaire ».

O Jésus, je me donne à vous par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour être la consolation de votre Sacré Cœur à tout jamais.Cœur sacré de Jésus, que votre règne arrive par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

Pour sauver ces nations sans base, ces peuples en débâcle, Je demande que le Monde soit de nouveau consacré, mais cette fois à nos deux Cœurs Unis. Que vos familles, vos nations, le Monde entier soient consacrés,mais dans une même consécration, au Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus et à mon Cœur Douloureux et Immaculé : à nos deux Cœurs Unis dans le Saint-Esprit.

 

Consécration aux Cœurs Unis

 

O Très Augustes Cœurs Unis de Jésus et Marie, je me consacre à Vous en ce jour, de plein gré. Je Vous remets tout ce que je possède, tant intérieur qu'extérieur. Que ma vie soit un hymne perpétuel de louange à Vos Très Augustes Cœurs Unis. Prenez les victoires et défaites de cet instant en Vos Cœurs. Utilisez-les comme bon Vous semble pour amener Votre Règne Triomphant. Amen.

 

Consécration familiale aux Cœurs-Unis

 

Cœurs Unis et Sacrés de Jésus et Marie, vous n'êtes qu'un en ce que Vous désirez le salut, la sainteté et la sanctification de chaque âme. Nous consacrons notre famille, recherchant Votre Victoire à la fois dans nos cœurs et dans le monde. Nous reconnaissons la perfection de Votre Miséricorde dans le passé, l'abondance de votre Providence dans l'avenir et la souveraineté suprême de la Divine Volonté du Père dans l'instant présent. Nous désirons faire partie de Votre Règne Triomphant en cet instant présent par notre « oui » au Saint et Divin Amour. Avec l'aide de Votre Grâce, nous souhaitons vivre cette consécration à chaque instant futur. Ainsi serons-nous unis avec vous, chers Cœurs Unis de Jésus et Marie, lors de Votre Triomphe. Amen. 

 

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Consécration du Cœur du Monde aux Cœurs-Unis

 

Cœurs Unis Très Compatissants de la Très Sainte Trinité et du Cœur Immaculé de Marie, acceptez ma prière, au nom du cœur du monde. Éveillez le cœur du monde à la Vérité de la différence entre le bien et le mal.
Inspirez chaque âme afin qu'elle consacre son cœur et sa vie aux Cœurs Unis, renforçant ainsi le cœur du monde dans cette résolution.

Nous vous en supplions, chers Cœurs Unis, laissez s'écouler la grâce de Votre inspiration dans le cœur du monde, le renforçant dans la vérité et dans le Saint Amour. Dans cette inspiration céleste, attirez le cœur du monde dans l'union avec la Volonté de Dieu. Amen.

 

Neuvaine proposée par l’Etoile Notre Dame

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

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Site officiel du Sanctuaire de Notre Dame de Kerizinen: kerizinen.com

 

15 août 2018

Neuvaine à Saint Barthélemy

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Neuvaine à saint Barthélemy

Du 16 au 24 août

 

Introduction

 

Barthélemy fut l’un des Douze choisis par Jésus pour être ses apôtres. Il porte le nom de Barthélemy pour les évangélistes Matthieu (10, 1-33), Marc (Mc 3,18) et Luc (6, 12-16) qui nous ont transmis une liste de ceux que le Seigneur avait désignés, après une nuit passée en prière. Pour Jean (1, 43-51) qui nous a fait le récit de sa découverte du Christ, il s’appelle Nathanaël, mais son identification ne fait pas de doute aujourd’hui. Barthélemy était originaire de Cana en Galilée. Jean nous le présente comme un homme qui fréquentait l’Ecriture. Mais s’il attendait le Messie, il n’était pas porté pour autant à croire n’importe qui et n’importe quoi. Lorsque Philippe vient lui dire, certainement avec enthousiasme « Nous avons trouvé celui dont parlent la Loi et les Prophètes ! », il demande à voir. Et il voit. Sa rencontre avec Jésus est décisive. Le Seigneur fait allusion à un épisode de sa vie dont le sens nous échappe, mais qui a dû être révélateur pour lui, car il fut suivi par un acte d’amour sans retour. Jésus le définit comme étant « l’homme loyal, un véritable fils d’Israël qui ne sait pas mentir ! ». Il deviendra l’une des bases de la Jérusalem nouvelle dont parle Saint Jean. Il sera un témoin de la Résurrection.

Cette neuvaine va nous faire cheminer avec cet apôtre, aux côtés de Jésus, pour mieux nous familiariser avec cette « colonne de notre foi. » Cette neuvaine peut être commencée le 16 août, juste après l’Assomption, pour préparer la fête de saint Barthélemy du 24 août.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Saint-Esprit, je vous prie d’illuminer mon esprit des lumières qui sont nécessaires pour moi et pour ceux qui s’adressent à moi et de soutenir ma faible volonté par des grâces d’amour et de force. Divin Sanctificateur, conduisez-moi au sommet de la sainteté par le travail continu, patient, docile à vos attentions. Vous êtes Sainteté et je dois vous laissez vivre en moi, secondant votre œuvre de perfection. Divin Rénovateur, renouvelez tout, enlevez tout mal, tout danger, toute malice, refaites tout neuf en moi, tout pur, tout saint. Divin Vivificateur. Ame de mon âme, donnez-moi la force de rendre toujours témoignage au divin Fils, avec vous, de le glorifier toujours et de vivre pour sa gloire et mourir dans son amour. Divin Donateur, donnez-moi vos dons pour contempler Dieu dans la lumière de vos mystères afin de comprendre la vraie valeur de la vie et des choses et d’aimer tout d’une pure charité comme si j’étais déjà au ciel. Merci ! Amen.

 

Prière à saint Barthélemy

 

Saint Barthélemy, tu as été appelé par Jésus pour devenir son disciple. Nous te confions notre foi, apôtre zélé. Que nous puissions dire comme toi : « Seigneur ! Tu es le Fils de Dieu ! » Que nous sachions annoncer Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Saint Barthélemy, Jésus a dit de toi « Il ne sait pas mentir ! » Nous te confions notre vie, témoin de Celui qui est la Vérité. Que nous puissions témoigner avec ta force et dans la vérité de la présence et de la miséricorde de Jésus. Saint Barthélemy, Dieu t’a donné des dons particuliers comme celui de délivrer les possédés, de guérir toutes les infirmités. Nous te confions nos malades, ami du Tout-Puissant, chasse toute sorte de mal. Qu’aucun démon ne nous tourmente. Saint Barthélemy, Dieu t’a donné la Sagesse, car les rois, les peuples se faisaient baptiser en t’entendant. Nous te confions, ceux qui ne connaissent pas encore l’amour de Dieu, prédicateur de feu. Que tous les pécheurs obtiennent la grâce de la conversion. Saint Barthélemy, tu as fait des miracles éclatants, ton zèle et tes prodiges ont changé la face des contrées où tu allais. Nous te confions l’Eglise, thaumaturge du Christ, qu’elle convertisse, comme toi, les foules. Que ta prière nous obtienne beaucoup de saints prêtres et évêques.

 

Prière finale de chaque jour de la neuvaine

Seigneur, Tu as choisi saint Barthélemy pour porter Ta Parole jusqu’aux terres lointaines et manifester Ta Toute-Puissance, permets qu’à sa prière, je sois exaucé (e) (nommer la demande). Rends-moi digne de lui ressembler dans l’obéissance à Ta Sainte Volonté et la manifestation de Ta Gloire. Je Te le demande aussi par l’intercession du Cœur Immaculé de la Très Sainte Vierge, Ta mère, et notre Mère. Amen.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

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Premier jour

Barthélemy, accompagnateur du Christ

 

« La première communauté chrétienne se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte s’emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres. » (Actes 2, 42-43)

Saint Barthélemy, tu as eu l’immense privilège, en tant que disciple, accompagnateur de Jésus-Christ, d’être appelé par Lui. Tu as eu le bonheur de faire partie des douze apôtres, envoyés en mission par, Notre Seigneur. Tu as suivi le Fils de Dieu partout où Il alla. Il voulait que tu sois son « ami ». Tu as partagé ses années de vie publique : ses joies, ses fatigues, le don de soi aux autres, par amour pour Lui. Assiste-moi dans mon quotidien, je te soumets mon épreuve ( la nommer) et présente-la au Seigneur, comme tu le faisais quand tu Lui amenais les personnes qui voulaient voir Jésus.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Barthélemy, missionnaire

 

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité ce Jésus que vous, vous aviez fait mourir en le suspendant au gibet. C’est lui que Dieu a exalté par sa droite, le faisant Chef et Sauveur, afin d’accorder par lui à Israël la repentance et la rémission des péchés. » (Actes 5, 29-31)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a donné la mission de proclamer que le Royaume des Cieux est tout proche. Tu apportais la paix de Dieu, car Jésus est le Prince de la Paix. Comme Lui, tu as donné ta vie sans te ménager, pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut : quiconque croit en Jésus, Fils de Dieu, vrai Dieu et vrai homme est sauvé. Je te prie de m’aider dans ma peine ( la nommer). Intercède pour moi auprès du seigneur. J’ai confiance en Lui et en toi, son disciple choisi avec amour.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Barthélemy guérit les malades

 

« Par les mains des apôtres, il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple. Ils se tenaient tous d’un commun accord sous le portique de Salomon, et personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple célébrait leurs louanges. » (Actes 5, 12-14)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé guérir les malades. Les souffrants qui s’adressaient à toi étaient guéris. C’était l’œuvre de Dieu-Miséricordieux qui est venu sur terre pour les malades. Je recours à toi, saint Barthélemy, témoin du feu de l’Amour et de la Puissance de Jésus pour implorer ton aide dans ma souffrance ( la nommer). Que Dieu Tout-Puissant d’Amour m’exauce par ta prière. Amen

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Barthélemy ressuscite les morts

 

« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Chemin faisant, ressuscitez les morts…» (Matthieu 10, 6)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé ressusciter les morts. C’est à travers toi que le Dieu des vivants, celui qui est la Vie, ressuscitait les morts. Il a fait en toi de grandes choses car tu étais son apôtre plein de zèle. Je te présente mon affliction ( la nommer). Puisses-tu, conformément à la mission que le Seigneur t’a confiée à toi, son apôtre, faire revenir la vie dans toutes les situations de mon épreuve. Que la vie éclate en abondance, comme les fleurs du printemps couvrent et parent l’arbre apparemment mort. Je te remercie, saint Barthélemy et je rends grâce au Seigneur pour l’œuvre de résurrection qu’Il fait dans ma vie. Amen

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Barthélemy purifie les lépreux

 

« Il n’y a pas de quoi vous glorifier ! Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. Car notre pâque, le Christ, a été immolée. Ainsi donc célébrons la fête, non pas avec des vieux levain, ni un levain de malice et de méchanceté, mais avec des azymes de pureté et de vérité. » (1 Corinthiens 5, 7-8)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé purifier les lépreux. Comme les lépreux, je connais l’exclusion et la rupture à cause de mon épreuve ( la nommer). Je connais la déchéance et la souffrance. J’aspire au bonheur d’être purifié(e). Je m’adresse à toi, saint Barthélemy, apôtre puissant par l’œuvre du Saint Esprit que Dieu t’a donné à la Pentecôte. Par Lui, tu peux tout : purifier, sanctifier, redonner l’intégralité de la Vie. Prie pour moi, avec moi. Que Dieu nous entende  et aie pitié de moi. Amen.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Barthélemy expulse les démons

 

« La multitude accourait même des villes voisines de Jérusalem, apportant des malades et des gens possédés par des esprits impurs et tous étaient guéris. » (Actes 5,16)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé expulser les démons. Il t’a donné le pouvoir sur les esprits impurs. Tu avais autorité sur tous les démons que tu chassais hors et loin des possédés afin qu’ils ne nuisent plus à personne. Je te supplie de m’aider dans ma peine ( la nommer). Expulse tout esprit mauvais qui aliène ma liberté physique et spirituelle. Que je puisse retrouver la liberté et la paix des Enfants de Dieu.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Barthélemy fait la volonté de Dieu

 

« D’entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »  Pierre leur répondit : «  Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit » (Actes 2, 37-38)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé donner gratuitement tout ce que tu avais reçu gratuitement. Dieu est Don, Dieu est Amour. Il l’a prouvé le jour du Vendredi Saint et continue à le manifester par ses saints comme toi, saint Barthélemy. Tu as passé ta vie à donner ce que tu as reçu du Seigneur gratuitement. Tu ne voulais ni or ni argent. Ton seul désir était de faire la volonté du Seigneur, de témoigner des largesses de sa Bonté. Prie pour moi, saint Barthélemy pour que mon problème ( le nommer) m’apprenne à faire la volonté de Dieu, à voir Son Amour dans ma vie. Amen.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Barthélemy confiant dans la Providence divine

 

« Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau : mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jean 4, 14)

Saint Barthélemy, Notre Seigneur Jésus-Christ t’a envoyé,   en te recommandant de ne te procurer ni or ni argent, ni menue monnaie pour ta ceinture, ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton. Jésus voulait que tu vives dans la confiance absolue en Sa Providence. Aide-moi à lui abandonner totalement et définitivement ma croix ( la nommer). Que je Lui fasse entièrement confiance et que je prenne sur mes épaules son joug qui est doux et léger. Amen.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Barthélemy proclame Jésus

 

« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. » (Jean 3,3)

 « Mais l’heure vient - et c’est maintenant – où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Car tels sont les adorateurs que cherche le Père.  Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer. » (Jean 4, 23-24)

Saint Barthélemy, tu as proclamé à Notre Seigneur Jésus-Christ : « Rabbi, Tu es le Fils de Dieu ! Tu es le Roi d’Israël !» (Jn 1,43). Tu as vu le Fils de Dieu, face à face. Cette rencontre a été une nouvelle naissance qui a changé le cours de ta vie. Tu as reconnu et proclamé qui est Jésus. C’était un cri venant de tes entrailles qui scellait ton alliance définitive avec le Seigneur et balayait tout ce qui n’était pas Lui dans ta vie. Intercède pour que, comme toi, moi aussi, je Le rencontre, Le reconnaisse et Le serve avec amour tout le reste de ma vie. Amen.

 

Béni soit Dieu dans ses saints.

 

Prières quotidiennes

 

Prière finale pour mieux aimer Marie

 

« Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. » (Actes 1, 14)

Marie, la très sainte, la première disciple était avec toi et les autres apôtres pendant la vie publique de Jésus. Marie a donné naissance à Jésus. Mais L’Eglise a pris chair de la Vierge Marie aussi par sa prière, par sa vie d’amour, d’offrandes, de silence, de confiance en Dieu malgré les souffrances. Tu as été un de ses enfants très chers, saint Barthélemy car Jésus, son Fils tant aimé, avait un amour de prédilection pour toi et tous les apôtres. C’est par la prière de Marie dans la chambre haute que son époux, l’Esprit saint, est venu vous transformer.

Saint Barthélemy présente à Marie nos immenses besoins. Que Marie nous obtienne les grâces d’avoir la foi, l’espérance, l’amour, la paix, la joie, l’esprit d’adoration, de savoir faire la volonté de Dieu par l’union à Dieu. Nous le demandons par le Christ, Notre Seigneur. Amen.

 

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Litanies de saint Barthélemy

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

 

Tous les saints anges et archanges, priez pour nous.

Tous les saints chœurs des anges, priez pour nous.

Tous les saints patriarches et prophètes, priez pour nous.

 

Saint Barthélemy, apôtre de Dieu, priez pour nous.

Saint Barthélemy, vous avez tout quitté et suivi Jésus, priez pour nous.

Saint Barthélemy, vous avez été attaché au Seigneur d’un amour fidèle, priez pour nous.

Saint Barthélemy, vous avez été envoyé par le Seigneur pour annoncer l’Evangile,

Saint Barthélemy, vous avez été investi par Lui de forces miraculeuses,

Saint Barthélemy, vous avez reçu, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit,

Saint Barthélemy, vous avez rendu témoignage de Jésus-Christ,

Saint Barthélemy, vous avez annoncé l’Evangile aux païens,

Saint Barthélemy, vous avez par la grâce de Dieu, sauvé de nombreuses âmes de la damnation éternelle,

Saint Barthélemy, vous qui avez gardé la foi,

Saint Barthélemy, espérant en la grâce divine et croyant à la récompense éternelle, vous avez reçu courage et consolation,

Saint Barthélemy, vous avez aimé Dieu par dessus tout, et les hommes comme vous-même,

Saint Barthélemy, vous avez, pour l’amour de Dieu, enduré honte et persécution,

Saint Barthélemy, vous avez souffert patiemment de cruelles tortures,

Saint Barthélemy, vous avez préféré Jésus à votre propre vie,

Saint Barthélemy, vous avez répandu votre sang pour le service à Jésus,

Saint Barthélemy, vous avez alors obtenu la couronne de la vie,

Saint Barthélemy, vous êtes maintenant à jamais auprès de Dieu et vous voyez Sa béatitude,

 

Afin que notre ardeur pour la prière grandisse, intercédez pour nous auprès de Lui.

Afin d’acquérir la vertu de l’humilité, intercédez pour nous auprès de Lui.

Afin d’acquérir la vertu de la patience, intercédez pour nous auprès de Lui.

Afin d’acquérir la vertu de vérité, intercédez pour nous auprès de Lui.

Afin d’acquérir la vertu de justice,

Afin d’acquérir la vertu de paix,

Afin d’acquérir la vertu de bonté,

Afin d’acquérir la vertu de l’amour de nos ennemis,

Afin d’acquérir la vertu de tempérance,

Afin d’acquérir la vertu de chasteté,

Afin d’acquérir la vertu de miséricorde,

Afin d’acquérir la vertu de force,

Afin d’acquérir la vertu du zèle pour le bien,

Afin d’obtenir la grâce de la sainte persévérance,

Afin que Dieu ait pitié de nous,

Afin que nous pardonnions à notre prochain,

Afin que Dieu nous accorde son pardon,

Afin que Dieu nous convertisse,

Afin que les parents élèvent leurs enfants dans la crainte de Dieu,

Afin que les supérieurs, les pères et mères de familles donnent le bon exemple à leur maisonnée, et les empêchent de faire le mal,

Afin que les serviteurs, les enfants et les ouvriers soient soumis et vertueux,

Qu’ils soient préservés du mal,

Que les tentateurs ainsi que les tentés se convertissent,

Que nous aimions Dieu par-dessus tout, et notre prochain, par amour pour Lui,

Que nous détestions le péché,

Que nous accomplissions notre devoir d’Etat,

Que nous ayons une mort paisible et que nous parvenions à la vie éternelle,

Que Dieu récompense nos parents et nos bienfaiteurs,

Qu’Il nous préserve du mal temporel et éternel,

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur tout-puissant, vous avez fortifié le saint apôtre Barthélemy. Il a annoncé l’Evangile aux païens au milieu de multiples difficultés et tribulations et il a souffert la torture et le martyre par amour pour vous. Veuillez, par votre Esprit-Saint, nous fortifier de la même façon, afin que nous suivions l’enseignement de votre Fils dans la vraie foi, avec espérance et un amour fidèle. Que nous évitions tout péché, supportions avec patience les adversités de cette vie et qu’enfin, nous puissions, après une bonne mort, vous louer à jamais. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Amen.

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf), en cliquant ici

 

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Le livret de cette neuvaine est disponible, ainsi que son CD, auprès de la librairie d’Etoile Notre Dame

 

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14 août 2018

L'Assomption de Marie

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Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie

 

"Qui est celle-ci qui s'avance comme l'aurore, belle comme la lune, plus resplendissante que le soleil, plus terrible qu'une armée rangée en bataille?"

 

De la Légende Dorée de Jacques de Voragine

 

Troisièmement elle fut élevée au ciel au milieu de grands honneurs. Jésus lui-même et la milice céleste vinrent au-devant d'elle. « Qui pourrait s'imaginer, dit saint Jérôme, quelle fut la gloire dont la Reine du monde fut environnée lors de son passage ? Quel respect affectueux! Quelle multitude de légions célestes allant à sa rencontre ! Qu'ils étaient beaux les cantiques qui l’accompagnèrent jusqu'à son trône ! Quelle majesté, quelle grandeur dans les divins embrassements de son Fils qui la reçoit et l’élève au-dessus de toutes les créatures ! » « Il est à croire, dit ailleurs le même Père, gaze la milice des cieux alla en triomphe au devant de la mère de Dieu,  et qu'elle l’environna d'une immense lumière, qu'elle la conduisit en chantant ses louanges et des cantiques jusqu'au trône de Dieu. La milice de la Jérusalem céleste tressaille d'une joie ineffable : elle est fière de tant d'amour et de reconnaissance. Cette fête; qui n'arrive qu'une fois pour nous dans le cours de l’année, ne doit point avoir eu de terme dans les cieux. On croit encore que le Sauveur vint au-devant d'elle de sa personne, dans cette fête, et qu'il la fit asseoir plein de joie auprès de lui sur le trône. Autrement il n'eût point accompli ce que lui-même a ordonné par cette loi : « Honore ton père et ta mère. »

Quatrièmement: Elle fut reçue avec magnificence. » C'est le jour, dit saint Jérôme, où la mère sans souillure : la Vierge s'avança jusqu'à son trône élevé, où elle s'assit glorieuse auprès de J.-C. » Voici comment le bienheureux Gérard montre en ses homélies à quel degré de gloire et d'honneur elle fut élevée: « N.-S. J.-C. a pu seul la grandir comme il l’a fait pour qu'elle reçût de la majesté elle-même la louange et l’honneur à toujours. Elle est environnée des choeurs angéliques, entourée des troupes archangéliques, accompagnée des Trônes pleins d'allégresse, au milieu de l’enthousiasme des Dominations; les Principautés la vénèrent : les. Puissances lui applaudissent : elle est honorée parles Vertus, chantée par les Chérubins et louée par les hymnes des Séraphins. La très ineffable Trinité lui applaudit elle-même avec des transports qui n'ont point de fin, et la grâce dont elle l’inonde tout entière fait que tous ne pensent qu'à cette Reine. L'illustre compagnie des Apôtres l’élève au-dessus de toute louange, la multitude des martyrs est toute en suppliante autour d'une si grande Maîtresse: l’innombrable armée des confesseurs lui adresse des chants magnifiques, le choeur, des Vierges aux vêtements blancs célèbre sa gloire avec des accents ineffables : L'enfer lui-même hurle de rage, et les démons insolents l’acclament. » Un; clerc très dévot à la Vierge Marie voulait pour ainsi dire consoler Notre-Dame au sujet des cinq plaies de N.-S. J.-C., en: lui adressant tous les jours cette prière: « Réjouissez-vous, Mère de Dieu, Vierge immaculée; réjouissez-vous, puisqu'un ange vous apporte la joie; réjouissez-vous puisque vous avez enfanté la clarté de la lumière éternelle; réjouissez-vous, Mère; réjouissez-vous, Sainte Vierge, Mère de Dieu. Vous seule êtes la Mère-Vierge: toutes créatures vous louent: O mère de lumière, je vous en prie, ne cessez d'intercéder pour nous. » Atteint d'une grave maladie ce clerc, réduit à l’extrémité, fut troublé par- la frayeur. La sainte Vierge lui apparut et lui dit : « Mon fils, pourquoi une si grande crainte de ta part ? toi qui si souvent  m’as annoncé la réjouissance. Réjouis-toi aussi toi-même et pour te réjouir éternellement, viens avec moi. » Un soldat fort puissant et riche avait dissipé tout son bien en libéralités mal entendues. Il devint si pauvre qu'après avoir donné avec profusion, il. fut réduit à manquer des moindres choses.

Or, il avait une femme très honnête et fort dévote à la bienheureuse Vierge Marie. A l’approche d'une solennité; où il avait coutume de distribuer de grandes largesses, comme il n'avait plus rien à donner, il fut poussé par la honte et la confusion à se retirer, jusqu'à ce que cette solennité fût passée, dans un lieu désert où il pourrait soulager sa tristesse, pleurer les inconvénients de sa, position, et éviter la honte: tout à coup paraît un cheval fougueux sur lequel était monté un homme terrible qui s'approche de lui et lui demande le motif d'une tristesse si profonde. Le soldat lui ayant fait le récit détaillé de tout ce qui lui était arrivé, le cavalier lui dit : « Si tu veux te soumettre à un léger acte d'obéissance, tu auras de la gloire et des richesses en plus grande abondance que par le passé. » Il promet au, prince des ténèbres d'exécuter volontiers ce qu'il lui commandera, pourvu qu'il accomplisse à son égard ce qu'il a promis lui-même. Et le diable lui dit: « Va-t'en chez toi, cherche dans tel endroit de la maison, tu y trouveras des masses d'or et d'argent en telle quantité et tant de pierres précieuses : Mais aie soin tel jour de m'amener ici ta femme. » Sur cette promesse le soldat retourne à sa maison, et dans l’endroit désigné, il trouve tout ce qui lui avait été annoncé. Il achète aussitôt des palais, il répand des largesses, il rachète ses biens, il se procure des esclaves. Or, le jour fixé étant proche, il appela sa femme et lui dit: « Montez à cheval, car il vous faut aller avec moi en un lieu assez éloigné. » La dame tremblante et effrayée, n'osant pas aller contre ses ordres, se recommanda bien dévotement à la bienheureuse Vierge Marie et suivit son époux. Parvenus assez loin, ils rencontrèrent une église sur leur chemin; la femme descendit de son cheval et entra, pendant que son mari attendait dehors. Elle se recommandait avec dévotion à la bienheureuse Marie, quand tout à coup elle s'endormit et la glorieuse Vierge, semblable en tout à cette dame dans ses habits et dans ses manières, s'avança de l’autel; sortit et monta à cheval pendant que la - dame elle-même restait endormie dans l’église. Le mari persuadé que c'était sa femme continua son chemin.

Quand ils furent arrivés au lieu convenu, le prince des ténèbres accourut de son côté avec grand fracas. A peine s'est-il approché que tout d'un coup il frémit et tremblant de stupeur il n'osa avancer. Alors il dit au soldat: « O le plus félon des hommes, pourquoi  m’as-tu joué ainsi et pourquoi te comportes-tu de cette manière quand je t'ai comblé de bienfaits? Je t'avais bien dit de  m’amener ta femme et tu  m’as amené la mère du Seigneur. Je voulais ta femme et tu as amené Marie. Car ta femme ne cesse de me faire tort; je voulais me venger sur elle, et tu  m’as amené celle-là pour qu'elle me tourmentât et qu'elle  m’envoyât dans l’enfer. » En entendant ces paroles, cet homme était stupéfait, la crainte et l’étonnement l’empêchaient de parler. La bienheureuse Vierge Marie dit alors : « Quelle a été ta témérité, esprit méchant, d'oser nuire à une personne pleine de dévotion Pour moi ? Tu ne l’auras pas fait impunément. Voici maintenant la sentence que je lance contre toi: c'est que tu descendes en enfer, et que tu n'aies plus désormais la présomption de nuire à quiconque  m’invoquera avec dévotion. » Et le diable se retira en poussant de grands hurlements. Alors le mari, sautant à bas de son cheval, se prosterna aux pieds de la sainte Vierge, qui le réprimanda et lui ordonna de retourner vers sa femme encore endormie dans l’église et de se dépouiller de tontes les richesses du démon. Et quand il revint, il trouva sa femme qui dormait encore, la réveilla et lui raconta ce qui lui était arrivé. Revenus chez eux, ils jetèrent toutes les richesses du démon, ne cessèrent d'adresser des louanges en l’honneur de fa sainte Vierge qui leur accorda dans la suite une grande fortune.

Un homme accablé sous le poids du péché fut ravi en vision au jugement de Dieu. Et voilà que Satan vint dire : « Il n'y a rien eu cette âme qui vous appartienne en propre; elle est plutôt de mon domaine, d'ailleurs j'ai un titre authentique. » Et le Seigneur lui dit : « Où est ton titre ? » Satan reprit : « J'ai un titre; vous l’avez dicté de votre propre bouche, et vous lui avez donné une sanction éternelle. Vous avez dit en effet: « En même temps que vous en mangerez, « vous mourrez très certainement. » Comme donc il est de la race de ceux qui ont mangé le fruit défendu, à ce titre authentique il doit être condamné à mourir avec moi. » Alors le Seigneur dit : « O homme, il t'est permis de te défendre. » Or, l’homme se tut. Le démon ajouta: « D'ailleurs je l’ai par prescription, depuis trente ans je possède son âme, et il  m’a servi comme un esclave qui est ma propriété. « Cet homme continua à se taire. Le démon reprit : « Cette âme est à moi, car quand elle aurait fait quelque bien, ses mauvaises actions l’emportent incomparablement sur les bonnes. » Mais le Seigneur qui ne voulait pas porter de suite une condamnation contre ce pécheur lui assigna un délai de huit jours, afin que, ce terme expiré, il comparût devant lui et s'expliquât sur tout ce qui lui était reproché. Or, comme il s'en allait de devant le Seigneur, tout tremblant et pleurant, il rencontra une personne qui lui demanda la cause d'une tristesse aussi vive. Et comme il lui eut raconté tout en détail, l’autre lui dit : « Ne crains rien, n'appréhende rien, car sur le premier point je t'aiderai fortement. » Le pécheur lui ayant demandé comment il s'appelait, il lui fut répondu : « La Vérité est mon nom. » Il en trouva une seconde qui lui promit de l’aide sur la deuxième accusation. Il lui demanda comment elle s'appelait et il lui fut répondu : « Je suis la Justice. »

Or, le huitième jour, il comparut en jugement et le démon lui objecta le premier chef d'accusation ; la Vérité répondit : « Nous savons qu'il y a deux sortes de mort,, celle du corps et celle de l’enfer : Or, démon, ce titre que tu invoques. en ta faveur ne parle pas de la mort de l’enfer, mais de celle du corps. Ce qui est évident, puisque tout le monde subit cette sentence, c'est-à-dire que tous meurent corporellement, sans cependant que tous meurent des feux -, de l’enfer. Quant à la mort du corps, oui, elle aura toujours lieu ; mais quant à la mort de l’âme, l’arrêter a été révoqué par le sang de J.-C. » Alors le démon, voyant qu'il avait succombé sur le premier chef, se mit à lui objecter le second. Mais la Justice se présenta et répondit ainsi pour cet homme : « Quoique tu aies possédé cet homme comme ton esclave pendant nombre d'années, cependant toujours la raison voulait le contraire; toujours la raison murmurait de servir un si cruel maître. » A la troisième objection, il n'eut personne pour le défendre. Et, le Seigneur dit : « Qu'on apporte une balance et qu'on pèse les bonnes actions et toutes les mauvaises. Alors la Vérité et la Justice dirent au. pécheur : « Voici la mère de miséricorde assise auprès du Seigneur, aie recours à elle de toute ton âme et essaie de l’appeler à ton aide. » Quand il l’eut fait, la sainte Vierge Marie vint à son secours et elle mit la main sur la balance du côté où se trouvait le pet de bien; mais le diable s'efforçait de faire baisser l’autre plateau ; cependant la mère de miséricorde l’emporta et délivra le pécheur. Celui-ci, revenu alors à lui, se corrigea.

Dans la ville de Bourges, vers l’an du Seigneur 527, comme les chrétiens communiaient le jour de Pâques, un enfant juif s'approcha de l’autel avec les enfants des chrétiens et reçut comme eux le corps du Seigneur. Revenu chez lui, son père lui ayant demandé d'où il venait, l’enfant répondit qu'il avait été à l’église avec les enfants chrétiens, écoliers comme lui, et qu'il avait communié avec eux. Alors le père, rempli de fureur, prit l’enfant et le jeta dans une fournaise ardente qui se trouvait là. A l’instant la mère de Dieu se présenta à l’enfant sous les traits d'une image qu'il avait vue sur l’autel, et le protégea contre le feu dont il ne reçut aucune atteinte. Alors la mère de l’enfant rassembla par ses clameurs un grand nombre de chrétiens et, de juifs. En voyant dans la fournaise l’enfant qui n'avait éprouvé aucun accident, ils l’en retirèrent et lui demandèrent comment il avait pu en échapper. Il répondit : « C'est que cette révérende Dame qui était sur l’autel  m’a prêté du secours et a écarté de moi tout le feu. » Les chrétiens, qui comprirent que c'était de l’image de la sainte Vierge que l’enfant parlait, prirent le père. de l’enfant et le jetèrent dans la fournaise où il fut brûlé aussitôt et consumé entièrement. — Quelques moines étaient avant le jour auprès d'un fleuve et s'entretenaient de bagatelles et de discours oiseux. Et voici qu'ils entendent des rameurs qui passaient sur le fleuve avec une grande rapidité. Les moines leur dirent : « Qui êtes-vous ? » Et ils répondirent : « Nous sommes des démons, et nous portons en enfer l’âme d'Ebroïn, prévôt du roi des Francs qui a apostasié du monastère de Saint-Gall. » En entendant cela, les moines furent saisis d'une très violente peur, et s'écrièrent de toutes leurs forces: « Sainte Marie, priez pour nous. » Et les démons leur dirent : « Vous avez bien,fait d'invoquer Marie, car nous voulions vous démembrer et vous noyer, parce que nous vous trouvons à une heure indue vous livrant à des conversations déréglées. » Alors les moines rentrèrent au couvent et les démons se hâtèrent d'aller en enfer *.

Il y avait un moine fort lubrique, mais fort dévot à la bienheureuse Vierge Marie. Une nuit qu'il allait commettre son crime habituel, il passa devant un autel, salua la sainte Vierge, et sortit de l’église. Comme il voulait traverser un fleuve, il tomba dans l’eau et mourut. Or, comme les démons s'étaient saisis de son âme, vinrent des anges pour la délivrer. Les démons leur dirent : « Pourquoi êtes-vous venus ici? vous n'avez rien en cette âme. » Et aussitôt la bienheureuse Vierge Marie se présenta et les reprit de ce qu'ils avaient osé ravir l’âme du moine. Ils lui répondirent qu'ils l’avaient trouvé au moment où il finissait sa vie dans de mauvaises oeuvres. La sainte Vierge leur dit : « Ce que vous dites est faux, car je sais que s'il allait quelque part, il me saluait d'abord et à son retour, il en faisait autant; que si vous dites que l’on vous fait violence, posons la question au tribunal du souverain Juge. » Et comme on discutait devant le Seigneur, il lui plut que l’âme retournerait à son corps et ferait pénitence de ses actions. Pendant ce temps-là, les frères voyant que l’heure des matines s'écoulait sans qu'on les sonnât * cherchent le sacristain; ils vont jusqu'à ce fleuve et le trouvent noyé. Après avoir retiré le corps de l’eau, ils s'émerveillaient de cet accident, quand tout à coup le moine revint à la vie et raconta ce qui était arrivé. Il passa le reste de sa vie dans de bonnes oeuvres. — Une femme souffrait une foule d'importunités de la part du démon qui lui apparaissait visiblement sous la forme d'un homme : elle employait quantité de moyens de se préserver; tantôt c'était de l’eau bénite, tantôt une chose, tantôt une autre, sans que le démon cessât de la tourmenter. Un saint homme lui conseilla, quand le démon s'approcherait d'elle, de lever les mains et de crier aussitôt : « Sancta Maria, adjuva me. Sainte Marie, aidez-moi. » Et quand elle l’eut fait, le diable, comme s'il eût été frappé d'une pierre, s'arrêta effrayé; après quoi il dit « Qu'un mauvais diable entre dans la bouche de celui qui t'a enseigné cela. » Et aussitôt il disparut et il ne s'approcha plus d'elle dans la suite.

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Mode de l'Assomption de la Sainte Vierge Marie

Le mode de l’Assomption de la très sainte Vierge Marie est rapporté dans un sermon compilé de divers écrits des saints, qu'on lit solennellement dans plusieurs églises, et où l’on, trouve, ce qui suit : «Tout ce que j'ai pu rencontrer dans les récits des saints Pères, du monde entier, touchant le vénérable trépas de la Mère de Dieu, j'ai pris soin d'en faire mémoire en son honneur. Saint Côme, surnommé Vestitor, rapporte des choses qu'il a apprises par une relation certaine de la bouche des descendants de ceux qui en ont été les témoins. Il faut en tenir compte. Voici ses paroles :

Quand J.-C. eut décidé de faire venir auprès de soi la Mère de la vie, il lui fit annoncer par l’ange qu'il lui avait déjà envoyé, comment elle devait s'endormir, de crainte que la mort survenant inopinément ne lui apportât quelque trouble. Elle avait conjuré son fils face à face, alors qu'il était encore sur la terre avec elle, de ne lui laisser voir aucun des esprits malins. Il envoya donc en avant un ange avec ordre de lui parler ainsi : « Il est temps, ma mère, de vous prendre auprès de moi. De même que vous avez rempli la terre de joie, de même vous devez réjouir le ciel. Rendez agréables les demeures de mon Père; consolez les esprits de mes saints ; ne vous troublez pas de quitter un monde corruptible avec toutes ses vaines convoitises, puisque vous devez habiter le palais céleste. O ma Mère, que votre séparation de la chair ne vous effraie pas, puisque vous êtes appelée à une vie qui n'aura pas de fin, à une joie sans bornes, au repos de la paix, à un genre de vie sûr, à un repos qui n'aura aucun terme, à une lumière inaccessible, à un jour qui n'aura pas de soir, à,une gloire inénarrable, à moi-même votre Fils, le créateur de l’univers! Car je suis la vie éternelle, l’amour incomparable, la demeure ineffable, la lumière sans ombre, la bonté inestimable. Rendez sans crainte à la terre ce qui lui appartient.

Jamais personne ne vous ravira de ma main, puisque la terre, dans toute son étendue, est en ma main. Donnez-moi votre corps, parce que j'ai mis ma divinité dans votre sein. La mort ne tirera aucune gloire de vous, parce que vous avez engendré la vie. L'obscurité ne vous enveloppera point de ses ombres parce que vous avez mis ail monde la lumière ; vous ne subirez ni meurtrissure, ni brisure, car vous avez mérité d'être le vaisseau qui  m’a reçu. Venez à celui qui est né de vous afin de recevoir la récompense qui vous est due pour l’avoir porté dans votre sein, pour l’avoir nourri de votre lait; venez habiter avec votre Fils unique; hâtez-vous de vous réunir à lui. Je sais qu'aucun antre amour que celui de votre Fils ne vous tourmente. C'est comme vierge-mère que je vous ai présentée; je vous présente comme le mur qui soutient le monde entier, comme l’arche de ceux qui doivent être sauvés, la planche du naufragé, le bâton des faibles, l’échelle de ceux qui montent au ciel, et la protectrice des pécheurs. Alors j'amènerai auprès de vous les apôtres qui vous enseveliront de leurs mains comme si c'était des miennes. Il convient en effet que les enfants de ma lumière spirituelle, auxquels j'ai donné le Saint-Esprit, ensevelissent votre corps et me remplacent à vos admirables funérailles. » Après ce récit l’ange donne pour gage à la Vierge une palme, cueillie dans le paradis, afin de la rendre assurée de sa, victoire contre la corruption de la mort, il y ajoute des vêtements funèbres; ensuite il regagne le ciel d'où il était venu.

La Bienheureuse Vierge Marie convoqua ses amis et ses parents et leur dit : « Je vous apprends qu'aujourd'hui je dois quitter la vie temporelle; il faut donc veiller, car au trépas de tout le monde, viennent auprès du lit du mourant la vertu divine des anges et les esprits malins. » A ces mots, tous se mirent à pleurer et à dire : « Vous craignez, vous la présence des esprits; quand vous avez été digne d'être la mère de l’auteur de toutes choses, quand vous avez engendré celui qui a dépouillé l’enfer, quand vous avez mérité d'avoir un trône préparé au-dessus des chérubins et des séraphins! Que ferons-nous donc, nous autres? comment fuirons-nous? » Il y avait là une multitude de femmes qui pleuraient et lui demandaient de ne pas les laisser orphelines. Alors la sainte Vierge leur dit pour les consoler : « Si vous qui êtes les mères d'enfants soumis à la corruption, vous ne pouvez supporter d'en être séparées pour un peu de temps, comment donc moi qui suis mère et vierge ne désirerais-je pas d'aller trouver mon fils, le Fils unique de Dieu le Père? Si chacune de vous quand elle a perdu quelqu'un de ses fils, se console en celui qui survit ou dans celui qui doit naître, moi qui n'ai que ce fils, et qui reste pure, comment ne me hâterai-je pas de mettre fin à mes angoisses en allant à lui qui est la vie de tous ? »

Or, pendant que ceci se passait, saint Jean arrive et s'informe de ce qui a lieu. Quand la Vierge lui eut annoncé son départ pour le ciel, il se prosterna par terre et s'écria en pleurant : « Que sommes-nous, Seigneur, puisque vous nous réservez de si grandes tribulations ? Pourquoi plutôt ne  m’avez-vous dépouillé de, mon corps? J'aurais mieux aimé être enseveli par la mère de mon Seigneur, que d'être obligé d'assister à ses funérailles. » Alors la sainte Vierge le mena tout en pleurs dans sa chambre et lui montra la palme et les vêtements ; après quoi elle s'assit sur le lit qui avait, été préparé pour sa sépulture. Et voici qu'on entend un violent coup de tonnerre; un' tourbillon semblable à une nuée blanche se forme, et les apôtres sont déposés, comme la pluie qui tombe, devant la porte de la maison de la sainte Vierge. Ils s'étonnent de ce qui arrive, mais saint Jean vient à eux et leur révèle ce qui a été annoncé par l’ange à la sainte Vierge: comme ils pleuraient tous, saint Jean les consola. Ils essuyèrent donc leurs larmes, entrèrent, et après avoir salué la Bienheureuse Vierge avec. respect, ils l’adorèrent. Et elle dit : « Salut, les enfants de mon Fils unique. » Après avoir écouté le récit qu'ils lui firent de leur arrivée, elle leur manifesta tout. Les apôtres lui dirent : « C'est en tournant nos regards vers vous, très honorable Vierge comme vers notre maître lui-même et notre Seigneur, que nous nous consolions ; c'était là notre seule ressource d'espérer que nous vous avions pour médiatrice auprès de Dieu. » Après qu'elle eut salué Paul en l’appelant par son nom, celui-ci lui dit

« Je vous salue, reine de ma consolation ; car bien que je n'aie pas vu J.-C. dans sa chair, cependant, quand je vous vois, je suis consolé comme si je le voyais lui-même. Jusqu'à ce jour je prêchais aux nations que vous aviez engendré Dieu, maintenant j'enseignerai que vous êtes allée à lui. » Après quoi la sainte Vierge montra ce que l’ange lui avait apporté, et les avertit de ne point éteindre les lampes jusques après son trépas. Il y avait là cent vingt vierges occupées à la servir. Après quoi elle revêtit ses vêtements funèbres et en disant adieu à tous, elle place son corps sur son lit pour mourir; saint Pierre était placé à la tête, saint Jean à ses pieds, les autres apôtres autour du lit, adressant des louanges à la mère de Dieu. Alors saint Pierre prit la parole en ces termes : « Réjouissez-vous, épouse du lit céleste, candélabre à trois branches de la lumière éclante, par qui a été manifestée la clarté éternelle. »

Saint Germain, archevêque de Constantinople atteste aussi que les apôtres se rassemblèrent pour le sommeil de la très sainte Vierge, quand il dit : « O sainte Mère de Dieu, quoique vous ayez été soumise à la mort que ne saurait éviter aucune créature humaine, cependant votre oeil qui nous garde ne s'assoupira point ni ne s'endormira point : car votre trépas n'eut pas lieu sans témoins et votre sommeil est certain. Le ciel raconte la gloire de ceux qui chantèrent sur votre dépouille; la terre rend hommage à la véracité; les nuages proclament les hommages que vous en avez reçus. Les anges, célèbrent les bons offices qui vous ont été rendus, en ce que les ; apôtres se rassemblèrent auprès de vous dans Jérusalem. » Le grand Denys l’aréopagite atteste aussi la même chose en disant : « Ainsi que tu le sais bien, nous nous sommes rassemblés avec beaucoup de nos frères pour voir le corps de celle qui a reçu le Seigneur.-» Or, se trouvaient là Jacques, frère de Dieu, avec Pierre le souverain chef des Théologiens. Ensuite il sembla bon, après ce qu'on avait, vu, que tous les souverains prêtres chantassent des hymnes, selon que chacun avait en soi d'énergie, de bonté vivifiante ou de faiblesse.

Saint Cosme poursuit ainsi sa narration : « Après cela, un fort coup de tonnerre ébranla la maison entière, et un vent doux la remplit d'une odeur si suave, qu'un sommeil profond s'empara de ceux qui s'y trouvaient, à l’exception . des apôtres et de trois vierges qui portaient des flambeaux; car le Seigneur descendit avec une multitude d'anges et enleva l’âme de sa mère. Or, l’éclat de cette âme était si resplendissant qu'aucun des apôtres ne la pouvait regarder. Et le Seigneur dit à saint Pierre : « Ensevelissez le corps de ma mère avec le plus grand respect, et gardez-le soigneusement pendant trois jours, car je viendrai alors, et le transporterai dans le lieu où n'existe point la corruption; ensuite je le revêtirai d'une clarté semblable à la mienne, afin qu'il y ait union et accord entre ce qui a été reçu et ce qui' a reçu. » Saint Cosme rapporte encore un mystère étrange et merveilleux, et qui ne souffre ni investigation curieuse, ni discussion ordinaire : puisque tout ce qu'on dit de la mère de Dieu est surnaturel, admirable, redoutable, plutôt que sujet à discussion. « Car, dit-il, quand l’âme sortit de son corps, ce corps prononça ces mots : « Je vous rends grâces, Seigneur, car je suis digne de votre gloire. Souvenez-vous de moi puisque je suis votre oeuvre, et que j'ai conservé ce que vous  m’avez confié. » Quand ceux qui dormaient furent éveillés, continue saint Cosme, et qu'ils virent sans vie le corps de la Vierge, ils se livrèrent à une grande tristesse et poussèrent des gémissements. Les apôtres prirent donc le corps qu'ils portèrent au monument, en même temps que saint Pierre commença le Psaume : In exitu Israël de Aegypto. Les choeurs des anges louaient la Vierge de telle sorte que Jérusalem fut émue à l’occasion de cette grande gloire. Alors les grands-prêtres envoient une multitude de gens armés d'épées et de bâtons. — Un d'eux se rue sur le grabat, avec l’intention de jeter par terre le corps de Marie, mère de Dieu. Mais parce qu'il l’ose toucher avec impiété, il mérite d'être privé de l’usage de ses mains; elles s'arrachent toutes les deux de ses bras; et restent suspendues au lit funèbre ; en même temps, il éprouve des tourments horribles. Cependant, il implore son pardon, et promet de s'amender.

Pierre lui dit : « Tu ne pourras jamais obtenir le pardon, si tu n'embrasses le corps de celle qui a toujours été vierge, et situ ne confesses que J.-C., qui est né d'elle, est le Fils de Dieu. » Quand il l’eut fait, ses mains se rejoignirent aux coudes d'où elles avaient été arrachées. Et saint Pierre prit une datte de la palme et lui dit : « Va, rentre dans la ville, et pose-la sur les infirmes, et tous ceux qui croiront recevront la santé. » Quand les apôtres arrivèrent au champ de Gethsémani, ils y trouvèrent un sépulcre semblable au glorieux sépulcre de J.-C.; ils y déposèrent le corps avec beaucoup de respect, sans oser toucher au très saint vaisseau de Dieu, mais ils le prirent par les coins du suaire et le placèrent dans le sépulcre, qu'ils scellèrent. Pendant ce temps, les apôtres et les disciples du Seigneur restèrent autour du tombeau, selon l’ordre qu'ils en avaient reçu de leur maître. Le troisième jour, une nuée toute resplendissante l’environne, les voix angéliques se font entendre, une odeur ineffable se répand, tous sont dans une immense stupeur; alors, ils voient que le Seigneur est descendu, et qu'il transporte le corps de la Vierge avec une gloire ineffable. Les apôtres embrassèrent le sépulcre et retournèrent chez saint Jean l’évangéliste et le théologien, en le louant d'avoir été le gardien de la sainte Vierge. Or, il y eut lui des apôtres qui n'assista pas à cette solennité. Dans l’admiration oit le jetait le récit de choses si merveilleuses, il suppliait qu'on ouvrît le tombeau pour s'assurer de la vérité. Les apôtres s'y refusaient sous le prétexte que ce qu'ils lui racontaient devait suffire, dans la crainte que si les infidèles en avaient connaissance, ils publiassent que le corps avait été volé. Mais l’apôtre contristé disait : « Pourquoi me privez-vous de partager un trésor qui nous est commun, quand je suis autant que vous? » Enfin, ils ouvrirent le tombeau, où ils ne trouvèrent pas le corps, mais seulement les vêtements et le suaire.

Au livre III, chap. XL de l’Histoire Euthimiata, saint Germain, archevêque de Constantinople, dit avoir découvert, et le grand Damascène l’atteste comme: lui, que, du temps de l’empereur Marcien, l’impératrice Pulchérie, de sainte mémoire, après avoir fait bâtir à C. P. beaucoup d'églises, en éleva entre autres une admirable auprès des Blaquermes, en l’honneur de la sainte Vierge. Elle convoqua Juvénal, archevêque de Jérusalem, et d'autres évêques de la Palestine, qui restaient alors dans le capitale pour le concile qui se tint à Chalcédoine, et leur dit : « Nous avons appris que le corps de la très sainte Vierge fut enterré dans le champ de Gethsémani; nous voulons donc, pour garder cette ville, y transporter ce corps avec un respect convenable. » Or, comme Juvénal lui eut répondu que ce corps, d'après ce qu'il en avait appris dans les anciennes histoires, avait été transporté dans la gloire et qu'il n'était resté dans le tombeau que les vêtements avec le suaire, le même Juvénal envoya ces vêtements à C. P., où ils sont placés avec honneur dans l’église dont on vient de parler. » Et que personne ne pense que j'aie forgé ce récit à l’aide de mon imagination, mais j'ai raconté ce que j'ai connu par l’enseignement, et d'après lés recherches de ceux qui ont appris ces faits de leurs devanciers, par une tradition digne de toute créance. Ce qui est rapporté jusqu'ici, se trouve dans le discours dont il a été question plus haut. Or, saint Jean Damascènes:, Grec d'origine, raconte plusieurs circonstances merveilleuses au sujet de la très sainte assomption de la sainte Vierge. Il dit donc dans ses sermons :

« Aujourd'hui la très sainte Vierge est transportée dans le lit nuptial du ciel ; aujourd'hui cette arche sainte et vivante qui a porté en soi celui qui l’a créée, est placée dans un temple que n'a pas construit la main des hommes; aujourd'hui la très sainte colombe pleine d'innocence et de simplicité, s'est envolée de l’arche, c'est-à-dire de ce corps qui a reçu Dieu ; elle a trouvé où poser les pieds; aujourd'hui l’immaculée Vierge que n'ont pas souillée les passions terrestres, mais au contraire qui a été instruite par les intelligences célestes, ne s'en est pas allée dans la terre, mais appelée à juste raison, un ciel animé, elle habite dans les tabernacles célestes. Bien que votre bienheureuse âme soit séparée d'après la loi de la nature de votre glorieux corps, et que ce corps soit confié à la sépulture, cependant il ne reste pas la propriété de la mort, et il n'est pas dissous par la corruption : car dans celle qui a enfanté, la virginité est restée intacte ; dans celle qui meurt, le corps reste toujours indissoluble, et il passe à une meilleure et plus sainte vie ; la mort ne le détruit pas, car il doit même durer éternellement. De même que ce soleil éclatant, qui verse la lumière, paraît s'éclipser un instant quand il est caché par un corps sublunaire, sans pourtant perdre rien de sa lumière intarissable, de même, vous, fontaine de vraie lumière, trésor inépuisable de vie, quoique condamnée à subir la mort corporelle pour un court espace de temps, vous versez cependant sur nous avec abondance la clarté d'une lumière qui ne s'altère jamais. De là vient que votre sommeil ne doit pas recevoir le nom de mort, mais de passage, de retraite, ou mieux encore d'arrivée. En quittant votre corps, vous arrivez au ciel. Les anges et les archanges viennent au-devant, de vous : les esprits immondes redoutent votre ascension.

Bienheureuse Vierge, vous n'avez pas été enlevée au ciel, comme Elie, vous n'êtes pas montée comme Paul jusqu'au troisième ciel, mais vous avez atteint au trône royal de votre Fils. On bénit la mort des autres saints parce qu'elle démontre qu'ils sont heureux, mais cela n'existe pas chez vous. Ni votre mort, ni votre, béatitude, ni votre trépas, ni votre départ, pas même votre retraite n'ajoutent rien à la sécurité de votre bonheur; car vous êtes le principe, le moyen et la fin de tous les biens que ne saurait comprendre l’intelligence de l’homme. Votre sécurité, votre avancement réel, votre conception surnaturelle s'expliquent : vous êtes l’habitation de Dieu. Aussi avez-vous dit avec vérité que ce n'est pas à dater de votre mort, mais du moment de votre conception que toutes les générations vous béniraient. La mort ne vous a pas rendue heureuse, mais vous-même vous avez ennobli la mort; nonobstant la tristesse qui l’accompagne,-vous l’avez changée en joie. En effet si Dieu a dit : De crainte que le premier homme n'étende la main et ne cueille du fruit de l’arbre de vie et qu'il ne vive pour toujours; comment celle qui a porté la vie elle-même, la vie qui n'a pas eu de commencement, la vie qui n'aura point de fin, comment ne vivrait-elle point dans le Siècle qui doit durer toujours? Dieu autrefois a chassé du paradis les auteurs du genre humain endormis dans la mort du péché, ensevelis dans les profondeurs de la désobéissance; et qui déjà étaient gâtés par l’infection du péché ; il les a exilés; mais aujourd'hui celle qui a apporté la vie à tout le genre humain, qui a donné des preuves de son obéissance à Dieu le Père, qui a chassé toutes les impressions du vice, comment le paradis ne la recevrait-il pas ? comment le ciel joyeux ne lui ouvrirait-il pas ses portes ? Eve a prêté l’oreille au serpent; elle a avalé la coupe empoisonnée; elle se laisse allécher par la volupté ; elle enfante dans la douleur: elle est condamnée avec Adam. Mais celle qui est véritablement bienheureuse, qui prêta l’oreille à la voix de Dieu, qui. fut remplie du Saint-Esprit, qui porta la miséricorde du Père en son sein, qui conçut sans l’entremise de l’homme, qui enfanta sans douleur, comment la mort en fera-t-elle sa proie ? comment la corruption osera-t-elle quelque chose sur un corps qui a porté la vie elle-même? »

Le Damascène dit encore dans ses sermons : « Il est vrai que, dispersés par toute la terre et occupés à pêcher des hommes, jetant le filet de la parole pour les amener hors des ténèbres où ils étaient ensevelis à la table céleste et aux noces solennelles du Père, les apôtres furent rassemblés et réunis par l’ordre de Dieu, et furent apportés des confins du monde à Jérusalem, enveloppés dans une nuée comme dans un filet. En ce moment nos premiers parents Adam et Eve s'écrièrent : « Venez à nous, ô sacrée et salutaire nourriture, vous avez comblé notre joie ! » De son côté la compagnie des saints qui se trouvait corporellement présente disait : a Demeurez avec nous ; vous êtes notre consolation ; ne nous laissez pas orphelins ; vous êtes notre soutien dans nos travaux, notre rafraîchissement dans nos fatigues; c'est notre gloire de vivre ou de mourir avec vous : car la vie n'est rien pour nous, si nous sommes privés de votre présence. »

Je pense que ce furent ces paroles ou d'autres semblables que les apôtres exprimaient au milieu des sanglots de tous ceux qui composaient l’assemblée. Marie se tournant vers son fils: « Soyez vous-même, lui dit-elle, le consolateur de ceux qu'il vous a plu appeler vos frères et qui sont dans la douleur à cause de mon départ; et ajoutez bénédiction sur bénédiction à l’imposition des mains que je vais faire sur eux. » Ensuite elle étendit les mains et bénit le collège des fidèles, puis elle ajouta : « Seigneur, je remets mon esprit entre vos mains : recevez mon âme qui vous est si chère et que j'ai conservée pure. C'est à vous et non à la terre que je confie mon corps ; conservez-le entier puisqu'il vous a plu l’habiter; Transportez-moi auprès de vous, afin que là où vous êtes, vous, le fruit de mes entrailles, j'y sois et j'y habite avec vous. » Ce fut alors que les fidèles entendirent ces paroles : « Levez-vous, venez, ô ma bien-aimée, ô la plus belle des femmes ; vous êtes belle, mon amie, et il n'y a pas de tache en vous. » En entendant ces paroles, la Vierge recommande son esprit aux soins de son Fils. Alors les apôtres répandent dés torrents de larmes, et couvrent de baisers le tabernacle du Seigneur : le contact de ce sacré corps les remplit de bénédiction et de sainteté. Les maladies disparaissent, les démons s'enfuient, l’air et le ciel sont sanctifiés par la présence de son esprit qui s'élève, la terre l’est à son tour, parce que son corps y est déposé; comme aussi l’eau, par l’ablution de son corps. En effet, ce corps sacré est lavé dans une eau très limpide qui n'a pu le nettoyer, mais qui en a été sanctifiée. Ensuite le saint corps enveloppé d'un suaire blanc est placé sur un lit, les lampes resplendissent, les parfums répandent leur douce odeur, et l’air retentit du chant des hymnes angéliques. Ce fut au milieu du concert que les apôtres et les autres saints qui se trouvaient là, faisaient entendre, en chantant des cantiques divins, que l’arche du Seigneur, soutenue sur les tètes sacrées des apôtres, est amenée de la montagne à la sainte terre de Gethsémani.

Les anges la précèdent et la suivent, les autres étendent des voiles sur le précieux corps, toute l’Eglise l’accompagne. Il s'y trouva aussi des Juifs endurcis par le vieux levain de la méchanceté. On raconte encore que comme ceux qui portaient le corps sacré de la mère de Dieu descendaient de la montagne de Sion, un hébreu, un instrument du diable, poussé par un mouvement téméraire et conduit par une inspiration infernale s'approcha, en courant, du saint corps auprès duquel les anges eux-mêmes tremblaient de s'approcher, et comme un furieux, prit de ses deux mains le lit funèbre qu'il renversa à terre. Mais on dit qu'une de ses mains se sécha comme bois et tomba. C'était merveille de le voir semblable à un tronc inutile, tant que la foi n'eut changé son coeur, et ne l’eut fait repentir avec larmes de son crime. Alors ceux qui portaient le cercueil s'arrêtèrent, jusqu'à ce que le misérable mettant sa main sur le très saint corps, reçut une guérison complète à l’instant qu'il l’eut touché. De là on arrive à Gethsémani, où le saint corps est déposé dans un tombeau vénérable, après qu'il eut reçu les baisers, les embrassements, les larmes des fidèles couverts de sueur et chantant des hymnes sacrés. Mais votre âme ne fut pas laissée dans l’enfer et votre corps n'a pas été atteint par la corruption. Il convenait que le sein de la, terre ne retînt pas le sanctuaire de Dieu, la fontaine qui n'a pas été creusée, le champ vierge, la vigne qui n'avait pas reçu la rosée, l’olivier fécond. Il fut convenable que la Mère fût élevée par le Fils, afin qu'elle montât vers lui  comme il était descendu en elle, afin que celle qui a conservé sa virginité dans son enfantement n'éprouvât pas les atteintes de la corruption en son corps, et que celle qui a porté son créateur, dans son sein habitât les divins tabernacles.. Le Père l’avait prise pour épouse, elle doit être gardée dans le palais céleste : la mère doit jouir de ce qui appartient au Fils. » (Saint Jean Damascène.)

Saint Augustin s'étend aussi fort longuement dans un sermon sur la très sainte Assomption de Marie toujours vierge: « Avant, dit-il, de parler du très saint corps de celle qui toujours a été vierge, et de l’assomption de sa bienheureuse âme, nous commençons par dire que l’Ecriture ne parle pas d'elle après que le Seigneur l’eut recommandée sur la croix au disciple, si ce n'est ce que saint Luc rapporte dans les Actes des apôtres: « Ils étaient tous, dit-il, persévérants unanimement dans la prière avec Marie, mère de Jésus (Actes, I). »

Que dire donc de sa mort? Que dire de son assomption? Puisque l’Ecriture se tait, il ne faut demander à la raison que ce qui est conforme à la vérité. Que la vérité donc soit notre autorité puisque sans elle il n'y a même pas d'autorité. Nous nous basons sur la connaissance que nous avons de la condition humaine quand nous n'hésitons pas à dire qu'elle a souffert la mort temporelle; mais si nous disons qu'elle fut la pâture de la pourriture, des vers et de la cendre, il faut examiner si cet état convient à la sainteté qui la distingue et aux prérogatives qui appartiennent à cette merveilleuse habitation de Dieu. vous savons bien qu'il a été dit à notre premier père : « Tu es poussière et tu retourneras en poussière. » La chair de J.-C. ne subit pas cette condamnation puisqu'elle ne fut pas soumise à la corruption, Donc elle fut exceptée de la sentence générale la nature qui fut prise de la Vierge. Le Seigneur dit aussi à la femme: « Je t'affligerai de nombreuses misères : tu enfanteras dans la douleur.» Marie a bien enduré les angoisses, puisqu'un glaive perça son âme ; cependant elle enfanta sans douleur.

Donc Marie, quoique partageant les angoisses d'Eve, ne les partagea pas en enfantant avec douleur. Donc celle qui jouit d'une prérogative immense est exceptée de la règle générale. Si donc l’on dit qu'elle a souffert la mort sans cependant que la mort l’ait retenue dans ses liens, serait-ce une impiété de dire qu'il n'ait pas voulu préserver sa mère contre les horreurs de la pourriture, quand il a voulu conserver intacte la pudeur de sa virginité? Est-ce qu'il n'appartenait pas à la bonté du Seigneur de conserver l’honneur de sa mère, lui qui était venu non pour détruire la loi, mais pour l’accomplir ? S'il -1'a honorée pendant sa vie plus que toute autre par la grâce qu'il lui fit de le concevoir, c'est donc chose pieuse de croire qu'il l’honora dans sa mort d'une préservation particulière et d'une grâce spéciale. La pourriture et les vers, c'est la honte de la condition humaine. Or, comme J.-C. est exempt de cet opprobre, Marie en est exempte aussi, puisque J.-C-. est né d'elle. Car la chair de Jésus, c'est la chair de Marie, qu'il éleva au-dessus des astres, honorant par là la nature humaine, mais plus encore celle de sa mère. Si le fils a la nature de la mère, il est de toute convenance que la mère possède la nature du Fils, non pas quant à l’unité de la personne, mais quant à l’unité de la nature corporelle. Si la grâce peut faire qu'il y ait unité sans qu'il y ait communauté de nature, à plus forte raison quand il y a unité en grâce et naissance corporelle en particulier. Il y a unité de grâce comme celle des disciples avec J.-C., selon qu'il en parle lui-même quand il dit : « Afin qu'ils soient un comme nous sommes un » et ailleurs : « Mon père, je veux qu'ils soient avec moi partout où je suis. »

Si donc J.-C. veut avoir avec soi ceux qui, réunis par la foi en lui, sont censés' ne faire qu'un avec lui, que penser, par rapport à sa mère, du lieu où elle soit digne de se trouver, sinon en présence de son Fils? Autant que je puis le comprendre, autant que je puis le croire, l’âme de Marie est, honorée par son Fils d'une prérogative plus excellente encore, puisqu'elle possède en J.-C. le corps de ce Fils qu'elle a engendré avec les caractères de la gloire. Et pourquoi ce corps ne serait-il pas le sien, puisqu'elle le conçut par lui ? S'il n'a pas été au-devant d'elle, je ne reconnais pas là son autorité. Oui, je crois que c'est par lui qu'elle a engendré; car une si grande sainteté est plus digne du ciel que de la terre. Le trône de Dieu, le lit de l’époux, la maison du Seigneur et le tabernacle de J.-C. a le droit d'être où il est lui-même. Le ciel est plus digne que la terre de conserver tin si précieux trésor. L'incorruptibilité et non la dissolution causée par la pourriture est la conséquence directe d'une si grande intégrité. Que ce très saint corps ait été abandonné aux vers comme à leur pâture, je rougirais de le penser, j'aurais honte de le dire! Les grâces incomparables qui lui ont été départies sont de nature à me faire rejeter cette pensée. Plusieurs passages de l’Écriture viennent à l’appui de ce que j'avance. La vérité a dit autrefois à ses ministres : « Où je suis, là aussi sera mon ministre.; » Si cette sentence générale regarde tous ceux qui servent J.-C. par leur croyance et leurs oeuvres, elle s'applique bien mieux encore à Marie qui, sans le moindre doute, l’a aidé par toutes ses œuvres. Elle l’a porté dans ses entrailles, elle l’a mis au monde, elle l’a nourri, elle l’a réchauffé, elle l’a couché dans la crèche, dans la fuite en Egypte elle l’a caché, elle a guidé les pas de son enfance, elle l’a suivi jusqu'à la croix. Elle ne pouvait douter qu'il fût Dieu, puisqu'elle savait l’avoir conçu non par les voies ordinaires, mais par l’aspiration divine. Elle n'hésite pas à croire à sa puissance comme à la puissance d'un dieu quand elle dit, lorsque le vin manquait: « Ils n'ont pas de vin. » Il accueillit sa demande par un miracle; elle savait qu'il le pouvait faire.

Donc, il est clair que Marie par sa foi et par ses oeuvres a aidé J.-C. Mais si elle n'est pas où J.-C. veut que soient ses ministres, où donc sera-t-elle ? Et si elle y est, serait-ce à titre égal ? Et si c'est à titre égal, où est l’égalité devant Dieu s'il ne rend à chacun selon ses mérites? Si c'est avec justice que la sainte Vierge a reçu pendant sa vie une plus grande abondance de grâ ces que les autres, pourquoi donc lui soustraire cette grâce quand elle est morte? Non certes! car si la mort de tous les saints est précaire, la mort de Marie est évidemment très précieuse. Je pense donc qu'il faut déclarer que Marie, élevée aux joies de l’éternité par la bonté de a été reçue avec plus d'honneur que les autres, puisqu'il l’a honorée de sa grâce plus que les autres : et qu'elle n'a point eu à subir après sa mort ce que les autres hommes subissent, la pourriture, les vers et la poussière, puisqu'elle a engendré son Sauveur et celui de tous les hommes. Si la divine volonté a daigné conserver intacts au milieu des flammes les vêtements des enfants, pourquoi ne garderait-elle pas, dans sa propre mère, ce qu'il a gardé dans les vêtements des autres? La miséricorde seule a voulu conserver vivant Jonas dans le ventre de la baleine, et la grâce ne conservera pas Marie contre la corruption ? Daniel fut conservé malgré la faim dévorante des lions, et Marie ne se serait pas conservée après que ses mérites l’ont élevée à une si haute dignité? Puisque dans ce que nous venons de dire, nous reconnaissons que tout a été fait contre les. lois de la nature, nous sommes certains aussi que la grâce a plus fait que la nature pour l’intégrité de Marie. Donc J.-C.; comme fils de Marie, fait qu'elle tire sa joie de lui-même dans son âme et dans son corps. Il ne la soumet pas au supplice de la corruption, puisqu'en enfantant ce divin fils, elle ne fut pas soumise à la perte de sa virginité; en sorte qu'elle est incorruptible en raison des grâces qui l’ont inondée, qu'elle vit intégralement parce qu'elle a mis au monde celui qui est la vie entière de tous. O Jésus, si j'ai parlé comme je l’ai dû, approuvez-moi, vous et les vôtres. Si j'ai parlé autrement que je ne le dois, je vous en conjure, vous et les vôtres, pardonnez-le moi. »

 

 

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Fruit du Mystère: Marie, Tu es un Pont d'Amour entre le Ciel et nous, manifeste Ta présence Maternelle en nos vies, et apprends-nous la Sainteté.

 

Page rédigée le 19 janvier 2008

Mise a jour, le 14 août 2018

 

24 juin 2018

Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

 

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Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

Du 25 juin au 3 juillet

 

Antonietta naît à Rome le 15 décembre 1930, dans une famille plutôt aisée aux solides principes moraux et religieux. La maison se trouve à quelques pas de Sainte-Croix-de-Jérusalem. On récitait chaque jour le Rosaire, et on allait quotidiennement à la Messe. Ses parents aimaient beaucoup la Sainte Vierge, et, pour le voyage de noces, ils avaient été en pèlerinage au sanctuaire de la Reine du Rosaire de Pompéi. Les premiers mots que Nennolina, le surnom donné à Antonietta, apprend à écrire, par sa maman, sont les Noms de Jésus et de Marie. Quatrième d’une fratrie dont deux membres sont déjà « au Ciel », cette jolie brunette obéissante et joyeuse, ravit par son charme, sa candeur et sa capacité de réflexion très au-dessus de son âge. Nennolina était une enfant vive, toujours gaie, qui avait souvent une grande envie de sauter. Elle aimait beaucoup chanter.

A trois ans, elle entra au jardin d’enfant des religieuses. Elle connait dès son plus jeune âge un attrait pour la prière. A l'âge de quatre ans, elle est inscrite dans la section des Petites de l'Action catholique féminine.

Un jour, dans le jardin de la maison, elle tombe par terre et se cogne le genou sur un caillou. On la soigne, mais la douleur ne passe pas. Les médecins ne comprennent pas l'origine de sa douleur, mais, quand ils diagnostiquèrent le mal, il était trop tard : « osteosacoma, cancer des os », l'amputation de la jambe est alors inévitable. Tout le monde en est bouleversé...sauf elle.

Au printemps de l'année 1936, après l'intervention chirurgicale, on installe à Nennolina une lourde prothèse orthopédique, puis elle reprend sa vie d'enfant. Déjà à cet âge, elle avait un concept de la valeur de la souffrance, incompréhensible sans la grâce de Dieu.

Elle commença à aller à l’école primaire à six ans, avec une prothèse qui la gênait beaucoup. Mais elle offrait tout à Jésus : “Chaque pas que je fais, que ce soit un mot d’amour”. Le jour de l’anniversaire de l’amputation elle voulut le célébrer par un grand repas et par une neuvaine à la Vierge de Pompéi, parce que grâce à cet événement, elle avait pu offrir sa souffrance à Jésus. A 6 ans, elle obtient de faire sa première communion, comme le permet désormais l’Eglise (décret de Pie X d’août 1910, autorisant la communion des enfants à l’âge de raison, c'est-à-dire 7 ans, et même avant). Se préparant avec ferveur, elle promet à Jésus, quand il sera dans son cœur, de lui « dire des petits mots pour le consoler ».La nuit de Noël 1936, elle reçut la Première Communion et quelques mois plus tard la Confirmation.

L’amputation de la jambe n’avait pas bloqué la tumeur, qui s’étendit à la tête, à la main, au pied, à la gorge et à la bouche. Les souffrances de la maladie et celles des traitements destinés à la soigner étaient très fortes. Le mal progresse et après de longues et atroces souffrances, cette enfant toujours préoccupée des autres et qui ne s’est jamais plainte rend sa belle âme à Dieu, le 3 juillet 1937. Elle entre dans la Vie, n'ayant pas encore eu ses 7 ans, un samedi, comme elle l'avait annoncé. Elle est enterrée dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.

Dès 1941, la présidente de l'Action catholique italienne propose l'ouverture de la cause en béatification et canonisation. Celle-ci s'ouvrira en 1972 après l'accord obtenu de la Congrégation pour les causes des saints.

Mais, conversions et grâces accompagneront sa mort : au cimetière romain du Verano, sa tombe sera jonchée de petits billets de prière et d’actions de grâce. Dans  l’année qui suivra, deux biographies de Nennolina seront publiées : sa réputation de sainteté se répandra si spontanément et si vite qu’elle dépassera non seulement les limites de sa paroisse, Sainte-Croix-de-Jérusalem, mais aussi celles de Rome et de l’Italie. Dès 1940, sa biographie paraît en plusieurs langues, y compris l’arménien. Le procès de béatification s’ouvre en 1942 et la phase diocésaine se termine en 1972. Mais son âge, à la limite de ce que l’on considère comme l’âge de raison, suscite la perplexité des personnes qui examinent son cas et de nombreuses difficultés surgissent au cours du procès. Aucune loi canonique ne détermine en fait l’âge à partir duquel on peut ouvrir un procès de béatification. Ce n’est qu’en 1981, avec la Déclaration de la Sainte Congrégation pour les Causes des Saints, que l’Eglise reconnaît pleinement que les enfants peuvent, eux aussi, accomplir des actes héroïques de foi, d’espérance et de charité, et par conséquent être élevés à l’honneur des autels.

Un décret, en date du 18 Décembre 2007, a été signé au Vatican, par le pape Benoît XVI, reconnaissant l'héroïcité de ses vertus. Nennolina est désormais Vénérable.

 

Prières quotidiennes

 

Prière à la Vénérable Antonietta Meo

 

O Dieu, Père des humbles, nous Te remercions parce que Tu nous as donné, en Antonietta Meo, une image vivante de Ton Amour et de Ta Sagesse révélés aux tout-petits. Toi qui lui as donné la Grâce d'être unie à la Croix du Seigneur Jésus et de souffrir avec force et avec joie. Rends-la glorieuse encore sur terre, afin qu'elle soit pour tous un exemple lumineux de fidélité à l'Evangile. Accorde-nous son amour simple et ardent pour l'Eucharistie et pour l'Eglise. Viens en aide à notre pauvreté et, par son intercession, rends-nous la grâce que nous Te demandons avec confiance. Amen.

 

Je crois en Dieu, Notre Père, 10 Je vous salue Marie,

Gloire au Père, O Marie conçue sans péché.

 

Blessed-Antonietta-Meo

 

Premier Jour

Antonietta, auteur d’une œuvre étonnante

 

Cette jeune enfant a écrit plus de cent cinquante lettres à Jésus, à Marie et à la Trinité, rédigées durant sa maladie, d’une maturité exceptionnelle. Cette œuvre étonnante témoigne d’une ascension spirituelle fulgurante. Ecrites de sa main malhabile de petite élève ou dictées à sa maman, ces incroyables petites lettres dégagent un tendre parfum d’intimité avec le Ciel : « Cher Jésus. Chère Petite Sainte Vierge »,commence l’auteur qui conclut souvent par : « Pleins de baisers de la part de ta petite Antonietta ».

C’est à partir du moment où sa mère commence à lui enseigner un peu de catéchisme, en vue de sa première communion qu’Antonietta se met à lui dicter de petites lettres, puis à les écrire elle-même, et à les poser chaque jour sous une statuette de l’Enfant Jésus au pied de son lit « pour qu’il vienne les lire la nuit ».

Sa mère témoignera : « Cela a débuté comme un jeu. C’est ainsi que souvent, le soir, après avoir dit sa prière à son ange gardien, Antonietta a pris l’habitude de me dicter des “poésies”,  d’abord pour moi, puis pour son papa et Margherita, puis pour Jésus et pour la Sainte Vierge. Je prenais le premier bout de papier que je trouvais, et je me contentais d’écrire ce qu’elle me disait, en souriant d’indulgence pour ce qu’elle me dictait avec tant de simplicité et de détermination ».

Confions tous les enfants à Jésus, pour que s’établisse dans leur cœur cette tendre relation avec lui.

Jésus, aide-nous à développer les talents que tu as mis en nous.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième Jour

Antonietta, future Docteur de l’Eglise

 

Le journal de Nennolina et ses lettres parlant de Jésus, de la Vierge Marie et de Dieu le Père sont chargées d'émotion et d'affection. Elles révèlent une union mystique vraiment extraordinaire. La théologie qui transpire de ses écrits, tracés d’une main enfantine et avec la manière simple et souvent incertaine des enfants, est d'une beauté surprenante. Beaucoup sont actuellement étudiés par les spécialistes. Car « l’œuvre » de cette jeune enfant dénote une profondeur spirituelle et une justesse théologique stupéfiantes.Au point que d’aucuns ont voulu voir en cette enfant de 6 ans un possible Docteur de l’Eglise. Cette correspondance place d’emblée sa jeune auteur dans la cour des plus grands. Comme eux, cette enfant aime Jésus d’un amour d’épouse. Amour mystique aux accents poétiques, qui rappelle celui de Thérèse de Lisieux. Elle écrit à Jésus : « Je veux être ta lampe et ton lys. La lampe qui brûle nuit et jour devant le tabernacle, ne te laissant jamais seul ; le lys qui orne l’autel et t’adore ». Des lys, elle promet d’ailleurs d’en envoyer beaucoup quand elle sera au paradis !

Jésus, fais de nous de précieux témoins de ton amour.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième Jour

Antonietta aime Jésus jusqu’à l’héroïsme

 

Dès qu’elle apprend à tenir la plume, pendant sa première année d’école primaire, Nennolina veut signer toute seule : « Antonietta et Jésus ».Elle s’adresse à Jésus et à Marie avec une tendre familiarité. Ses petites lettres se terminent toujours par des caresses, des baisers, adressés à ses destinataires célestes. Les religieuses qui l’ont éduquée sont elles aussi témoins de cette tendre attitude, elles qui ont souvent vu, avant qu’elle ne sorte de l’église, la petite fille s’approcher du tabernacle et s’exclamer : « Jésus, viens jouer avec moi !».Elle écrit également dans ses lettres qu’elle désire que Jésus soit toujours avec elle : Pendant les mois qui la séparent de la nuit de Noël, ses lettres expriment tout son amour pour Jésus et l’ardent désir de le recevoir dans son cœur.

Les lettres de Nennolina sont des méditations-conversations avec Dieu le Père, Jésus, la Vierge Marie, l'Esprit Saint, la Sainte-Trinité. Elles sont pleines de tendresse, de douces expressions de l'amour ; de profondes réflexions sur les mystères de la foi ; de la persistance des souhaits de la réception de l'Eucharistie ; des offres de sa douleur à Jésus pour le salut des âmes.

La pensée de Jésus ne la quitte pas, elle compte les jours, les heures, les minutes. Les lettres sont répétitives et ses pensées, comme chez tous les enfants, sautent du coq à l’âne, mais sous leur forme enfantine, elles ne sont jamais banales ni puériles.

Son amour dépasse les mots : elle comprend qu’aimer Jésus, c’est faire sa volonté, jusqu’à l’héroïsme : « Rends-moi ma petite jambe si tu veux, écrit-elle à Jésus, mais si tu ne veux pas, fiat voluntas tua ».

O Jésus, fais-nous grandir, comme Nennolina, dans l’amour sans limite.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième Jour

Antonietta offre sa souffrance pour les pécheurs

 

Un peu plus tard, sa générosité extrême la fait monter encore plus haut : « Je ne te demande pas de me rendre ma jambe, je te l’ai donnée ». « Tu sais, maman ? J'ai proposé ma jambe à Jésus, pour la conversion des pauvres pécheurs et pour bénir tous les soldats en Afrique. »

Antonietta comprend qu’aimer Jésus, c’est aussi lui « donner des âmes ».Aussi offre-t-elle ses souffrances pour les pécheurs, « surtout pour les plus méchants »,précise-t-elle. Elle déclare vouloir beaucoup d’âmes : « O Jésus plein d’amour, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup !».

Elle prie pour les pécheurs : « Je te prie pour cet homme qui a fait tant de mal » ; «je te prie pour le pécheur que tu sais, qui est si vieux et qui est à l’hôpital Saint-Jean».

Nennolina comprend la valeur de la douleurA sa mère, elle dit : « Quand vous sentez la douleur, vous devez garder le silence et l'offrir à Jésus pour un pécheur. Jésus a tant souffert pour nous, mais il n'a pas commis de péché : Il était Dieu. Comment pouvons-nous nous plaindre, nous qui sommes pécheurs. Comment pouvons-nous le choquer toujours ? »

Prions pour les pécheurs, c’est ce que Marie nous demande de faire et qu’Antonietta a si bien compris et mis en œuvre.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième Jour

Antonietta comprend l’amour rédempteur de la douleur

 

Même si elle était très jeune, Antonietta a montré la compréhension de l'amour rédempteur de la douleur que vous ne pouvez pas expliquer si vous n'avez pas admis l'intervention d'une grâce extraordinaire. Nennolina comprend que chacun peut et doit remplir cette mission lui-même, en Jésus-douleur pour le salut de chaque âme. Elle offre sa douleur comme une récompense à Jésus pour toute la douleur qu’Il a soufferte. Elle a compris que sa douleur pourrait diminuer celle de Jésus qui continue à souffrir non plus dans son corps physique, mais dans son corps mystique. Jésus souffre sur les champs de bataille, dans les nombreux moyens par lesquels les hommes souffrent.

Antonietta, 6 ans, conseille à sa maman : « Pour ne pas souffrir, c’est bien simple : au lieu de penser à tes souffrances, pense à celles de Jésus, qui a tant souffert pour nous. Et tu verras que tu ne sentiras plus rien ». La petite fille qui sait à peine écrire, sait de quoi elle parle.

Quand quelqu'un lui demandait comment elle se sentait, elle répondait qu'elle allait bien.Elle ne voulait pas que quiconque prie pour son rétablissement, mais prie de l’aider à faire la volonté de Dieu. "Je veux rester avec Lui sur la croix parce que je l'aime", écrit-elle.

A son guide spirituel, elle dit  : "Pour un instant, je couche sur ma blessure, de manière à offrir plus de douleur à Jésus".

Cessons de nous plaindre et remercions Dieu pour les souffrances qu’il nous permet de partager avec lui.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième Jour

Antonietta demande des grâces à Jésus

 

Antonietta ne cessera jamais de demander des grâces à Jésus et à sa Mère, pour ceux qui lui sont proches, pour ceux qui se recommandent à ses prières :

« Aujourd’hui j’ai fait un peu de caprices, mais prends, ô bon Jésus, ta petite fille dans tes bras... Aide-moi, parce que sans ton aide, je ne peux rien faire… Aide-moi de ta grâce… Aide-moi, car sans ta grâce je ne peux rien faire… Je t’en prie, Bon Jésus, garde toujours ta grâce dans mon âme ».

« Cher Jésus, demain tu seras dans mon cœur, fais comme si mon âme était une pomme. Et fais qu’il y ait une petite armoire à l’intérieur de mon âme, comme les pépins qui sont à l’intérieur d’une pomme. Et comme la graine blanche qui est sous la peau noire des pépins, fais qu’à l’intérieur de la petite armoire il y ait ta grâce, qui serait comme la graine blanche. Mettez Votre Grâce dans le placard et que cette Grace reste avec moi pour toujours. »

Le futur Paul VI, alors Secrétaire d’Etat, à la lecture de la biographie et des lettres d’Antonietta Meo, écrira que Dieu, en agissant dans les âmes par les voies les plus mystérieuses, concèdera à beaucoup de pénétrer, grâce à la lecture de la vie de cette enfant qui n’avait pas encore sept ans, le mystère de cette sagesse qui se cache aux superbes et apparaît aux enfants ». 

Demandons et il nous sera donné. Mais sachons demander avec persévérance.

 

Prières quotidiennes

 

Septième Jour

Nennolina, martyre

 

Le 12 juin 1937, l’état d’Antonietta s’aggrave. Elle respire avec peine. On extrait du liquide de ses poumons. Le 23, on lui scie trois côtes, sous anesthésie locale en raison de sa faiblesse. Voici ce que dit sa mère : « Je ne peux décrire le supplice de ce petit corps martyrisé. Ce jour-là, j’ai retenu mes larmes de toutes mes forces et je lui ai dit : “Tu verras, ma petite fille, dès que tu te seras remise, nous irons en vacances, nous irons au bord de la mer... tu aimes tant la mer... tu pourras aussi te baigner, tu sais !”.Elle m’a regardée, et m’a dit avec tendresse : « Maman sois heureuse, sois contente... Je sortirai d’ici dans un peu moins de dix jours” ».Sa mère ne pouvait pas savoir qu’Antonietta lui avait dit exactement le jour et l’heure auxquels elle allait mourir.

Dans les jours qui suivent, Antonietta continue avec une force désarmante à sourire. Elle sourit même aux infirmières qui viennent soigner sa cicatrice, alors que les métastases ont déjà envahi et dévasté tout son petit corps et que, sous la pression de la masse tumorale dans sa poitrine, le cœur a été déplacé. Tous les témoins du procès ont exprimé leur stupeur devant son extraordinaire sérénité. Sa mère en arrivera même à douter qu’elle souffre : « Je suis allée voir le docteur, et je lui ai dit : “Docteur, je ne crois pas... dites-moi la vérité, dites-moi vraiment... Antonietta souffre beaucoup ?”. “Mais Madame, quelle question ! Que dites-vous ! Taisez-vous ! Les douleurs sont atroces”. Je suis retournée près de son lit... je n’avais plus de voix, et je lui ai dit pour la première fois : “Antonietta, bénis ta maman... Antonietta, bénis maman”. Avec sa main, elle a tracé à grand-peine, une petite croix sur mon front ».

Au procès, le père d’Antonietta rendit le témoignage suivant : « Un jour, voyant son état s’aggraver, j’ai décidé qu’il fallait administrer l’extrême-onction à ma petite fille. Lorsque le prêtre lui a dit que les saintes huiles augmentent la grâce, Antonietta qui écoutait attentivement a répondu : « Oui, je les veux ! » Elle a répondu avec calme à toutes les prières, elle a récité l’acte de contrition, puis elle a tendu ses petites mains ouvertes au prêtre pour qu’il l’oigne... Elle a posé un baiser sur le crucifix de sa première communion. Tout s’est passé avec simplicité, dans la sérénité ».

L’aube de ce matin du 3 juillet 1937 s’était à peine levée quand son père s’approcha d’elle pour arranger encore une fois son oreiller, et Antonietta lui murmura, en approchant ses lèvres pour lui donner un baiser : « Jésus, Marie..., maman, papa ».Sa mère raconte : « Elle a fixé son regard devant elle... Elle a souri... et puis un long, dernier soupir ».

Le petit cercueil blanc fut transporté le lendemain, accompagné d’une foule émue, dans la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, dans cette même basilique où se trouvent les reliques de la Passion de Jésus, et où Nennolina avait été baptisée à peine six ans auparavant. C’était le 28 décembre 1930, le jour des Saints Innocents.

Prions pour savoir témoigner jusqu’au martyre, comme Nennolina, s’il le faut.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième Jour

La plus jeune vénérable de l’ère chrétienne

 

« Il y aura des saints parmi les enfants !»s’exclama saint Pie X lorsqu’il leur permit l’accès aux tabernacles eucharistiques, en abaissant l’âge auquel il était possible de recevoir la Communion. Mais il n’imaginait peut-être pas que cela viendrait si vite.

Décédée à l’âge de 6 ans, Antonietta Meo (15 décembre 1930-3 juillet 1937) est donc la plus jeune vénérable non martyre de l’histoire de l’Eglise.

Elle est plus jeune que les deux bergers de Fatima, Jacinthe et François, béatifiés par Jean-Paul II le 13 mai 2000 (morts à 10 ans), que la vénérable Anne de Guigné (10 ans et demi) ou que Marie-Carmen Gonzalez Valerio, sa contemporaine (1930-1939).

Devenir vénérable est la première étape vers la Béatification, étape nécessaire avant la canonisation. Antonietta Meo est la plus jeune candidate à la sainteté de toute l'histoire de l'Eglise catholique, qui ne soit pas martyre. Sa vie a été un témoignage de la sainteté des enfants qui souffrent.

Confions tous les innombrables êtres humains qui ne seront jamais canonisés mais qui le sont déjà dans le cœur de Dieu.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième Jour

La sainteté est pour tous !

 

Le cas de Nennolina est certainement une nouvelle confirmation de cette vérité, fortement mise en relief par Vatican II : La sainteté n'est pas à l'usage d'un petit nombre, mais un devoir contraignant pour tous les baptisés.

La dernière lettre de Nennolina porte la date du 2 juin. C’est celle qui arrivera dans les mains de Pie XI : “Cher Jésus crucifié, je t’aime tant, tu m’es si cher ! Je veux être avec toi sur le Calvaire. Cher Jésus, dis à Dieu le Père que je l’aime beaucoup lui aussi. Cher Jésus, donne-moi la force nécessaire pour supporter ces douleurs que j’offre pour les pécheurs ».

Sa mère témoigne : « A ce moment-là, Antonietta a été prise d’une violente crise de toux et de vomissements, mais aussitôt que la crise a pris fin, elle a voulu continuer à dicter.

Le professeur Milani, médecin pontifical qui avait été appelé par le docteur Vecchi pour une consultation, est venu examiner Antonietta. Il a dit que l’état de ma petite fille était grave, et qu’elle devait être ramenée à la clinique pour être de nouveau opérée. Le professeur est resté parler avec elle et a été frappé de la voir supporter ses douleurs sans se plaindre. Mon mari lui a parlé des lettres qu’elle écrivait. Il a demandé à voir la dernière. Après l’avoir lue, il a dit qu’il voulait parler d’Antonietta au Saint-Père et nous a demandé la permission d’emporter la lettre avec lui. Le lendemain, une automobile du Vatican s’est arrêtée devant notre habitation. Un délégué envoyé personnellement par le Saint-Père Pie XI était venu apporter la bénédiction apostolique à notre petite fille. Il nous a dit que Sa Sainteté avait été très émue par la lecture de la lettre, et nous a même laissé un billet du professeur Milani qui demandait à Antonietta de le recommander au Seigneur et d’implorer pour lui les dons qu’elle avait demandés pour elle-même ».

Prions pour l’humanité, afin qu’elle resplendisse de la lumière divine.

 

Prières quotidiennes

 

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Litanies

 

Voici quelques-uns des écrits de Nennolina, adressés à son « Cher Jésus ou à Marie », sous forme de litanies. La première lettre date du 15 septembre 1936 :

 

Cher Jésus, aujourd’hui je vais sortir et je vais chez ma sœur et je leur dis que je veux faire ma première communion à Noël. Jésus, viens vite dans mon cœur, je te serrerai très fort et je t’embrasserai.

Mon cher Jésus, aujourd’hui j’ai appris à faire le « O », comme ça je t’écrirai bientôt toute seule.

Cher Jésus, viens à l’école avec moi demain !

Cher Jésus, dis à l’Esprit Saint qu’il m’illumine d’amour et qu’il me remplisse de ses sept dons.

Cher Jésus, dis à la Sainte Vierge que je l’aime tant et que je veux être à côté d’elle.

Chère Sainte Vierge, tu es si bonne, prends mon cœur et donne-le à Jésus.

Cher Jésus, dites à la douce Vierge Marie que je sais que demain, ce sera sa journée, je veux faire beaucoup de sacrifices pour la réconforter.

Cher Jésus, je veux te répéter que je t’aime beaucoup. Mon bon Jésus, je te recommande mon père spirituel, donne-lui les grâces nécessaires.

Cher Jésus, je te recommande mes parents et Margherita. Ta petite fille t’envoie beaucoup de baisers.

Jésus, laisse cette grâce rester toujours, toujours avec moi. Je ne peux rien faire sans ta grâce.

Cher Jésus Eucharistie, mon cœur est plein d'amour pour vous et je suis heureux de vous accueillir demain matin à la sainte communion.

Cher Jésus eucharistie, je suis si, si contente que tu sois venu dans mon cœur. Ne t’en va plus de mon cœur, reste toujours, toujours avec moi. Jésus, je t’aime tant, je veux m’abandonner dans tes bras, fais de moi ce que tu veux.

Cher Jésus, aussi, vous pourrez venir dans mon cœur et rester enfermé avec moi. Je ferai beaucoup de sacrifices pour vous et vous dirai quelques mots doux pour vous réconforter. 

Cher Jésus, je t’aime beaucoup, je veux te le répéter que je t’aime beaucoup. Je te donne mon cœur.

Cher Jésus si vous étiez un homme comme nous et si vous étiez enfermé dans une maison, Vous ne connaîtriez pas toutes ces offenses qu'on vous fait.

Cher Jésus, dites à Dieu le Père que je l'aime tant.

Cher Jésus, je Vous adore et je baise Vos pieds.
Cher Jésus qui avez tant souffert sur la croix, apprenez-moi comment faire mon devoir pour que je puisse faire des sacrifices.

Cher Jésus, je sais combien tu as souffert sur la Croix, je veux t'offrir de petites fleurs et rester toujours près de Toi, sur la croix voisine, près de Ta petite Maman.

Mon bon Jésus, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup, je te le demande volontiers. Je te le demande pour que tu les fasses devenir bonnes et qu’elles puissent aller près de toi au Paradis. Cette prière, Antonietta la répétera de très nombreuses fois.

 

Dans sa dernière lettre du 2 juin 1937, elle écrit : « Cher Jésus, dis à ta petite maman que je l’aime et que j’ai hâte d’être votre voisine. »

 

Le Pape Benoît XVI a parlé d’Antonietta, lors de l’Audience aux garçons et aux filles de l’Action catholique, 20 décembre 2007. En voici quelques extraits : « Je suis heureux que vous ayez cité le nom d’une fillette, Antoinette Meo, appelée Nennolina. Il y a trois jours, j’ai décrété la reconnaissance de ses vertus héroïques. Quel exemple lumineux nous laisse cette fillette de votre âge ! Nennolina, enfant romaine, pendant sa courte vie – six ans et demi seulement – a fait preuve d’une foi, d’une espérance et d’une charité spéciales, ainsi que des autres vertus chrétiennes. Bien qu’étant une enfant fragile, elle est arrivée à donner un témoignage fort et ferme et vous pouvez la considérer comme l’une de vos amies, comme un modèle dont vous pouvez vous inspirer. Sa vie, à la fois si simple et si importante, montre qu’on peut être saint à tout âge : c’est vrai pour les enfants et pour les adolescents, pour les adultes et pour les personnes âgées. Chaque étape de notre vie est bonne pour décider d’aimer vraiment Jésus et de le suivre fidèlement. En quelques années, Nennolina a atteint le sommet de la perfection chrétienne que nous sommes tous appelés à rechercher, elle a parcouru à toute vitesse l’autoroute qui mène à Jésus.Comme vous le savez, Antoinette vit maintenant auprès de Dieu, et du haut du ciel, elle est proche de vous : sentez-la présente avec vous, dans vos groupes. Apprenez à la connaître et à suivre son exemple ».

 

Neuvaine proposée par l’Etoile Notre Dame

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

 

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21 juin 2018

Vénérable Soeur Emilie Engel

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Vénérable Soeur Emilie Engel

 Co-fondatrice des Soeurs de Marie de Schoenstätt

 Une merveille de confiance

 1893-1955

On ne connaît guère en France cette Allemande qui vécut de 1893 à 1955 et dont le procès de béatification est en cours. Sa vie a été publiée en 2004, en français sous le titre : « Je persiste dans mon Oui. » Ce titre résume toute la spiritualité qui anima cette femme de foi et qui la transforma profondément dans son être et dans son action. Sa vie, en effet, fut un Oui continuel au Père du ciel, à tous les appels qu’elle perçut avec sa fine sensibilité et auxquels elle répondit très généreusement malgré les obstacles rencontrés.

Née dans le Sauerland, au sud de la Ruhr, elle grandit dans une famille nombreuse et très croyante de cultivateurs. A 6 ans elle commença à vivre une terrible épreuve morale, une peur intense, que l’éducation religieuse de ce temps-là, sauf dans sa famille, n’était pas faite pour apaiser : peur de Dieu, peur du jugement et, associé à cela, un complexe d’infériorité.

A la maison, on la retrouvait parfois cachée sous l’escalier. Cette souffrance extérieure réapparaîtra bien souvent au cours de sa vie. Elle s’en libérera très progressivement en faisant totale confiance au Père du ciel et en se tournant résolument vers les autres, malgré sa timidité.

De fait, elle ne manquait pas de volonté. Elle résolut, comme deux de ses sœurs, de s’orienter vers l’enseignement primaire, ce qui était une profession tout à fait inhabituelle pour une jeune fille du monde rural au début du vingtième siècle. Elle fut envoyée dans des cités minières de la Ruhr, où elle découvrit une misère en tout genre, qu’elle ne soupçonnait pas jusqu’alors. Bien loin de se contenter d’assurer ses heures d’école, elle visita les familles de ses élèves et fut consternée. « Aux plus malheureux l’accueil le plus chaleureux » était sa devise. Repas offerts chez elle à des enfants qui avaient faim, soins apportés à une mère tuberculeuse dans un extrême dénuement, prise en charge des enfants de celle-ci après son décès, etc… Son dévouement était inlassable, au mépris de la contagion, qui la gagna, sans doute, à cette époque. Toute sa vie, de fait, fut marquée par la tuberculose, avec des années en sanatorium, de pénibles opérations et un Oui qui ne se démentait pas.

En cela elle fut confortée par la découverte qu’elle fit du Mouvement de Schoenstatt (à Vallendar près de Coblence) et par son fondateur, le Père Joseph Kentenich. Cette rencontre, commencée en 1921, sera pour elle une révélation : désormais elle se sait appelée personnellement par le Père du ciel, elle prend conscience du rôle de Marie dans sa vie, et l’apostolat, qu’elle a toujours exercé, s’impose à elle de plus en plus. Le fondateur, qu’elle a choisi comme guide spirituel, l’aide avec une surnaturelle clairvoyance et un sens aigu de la psychologie et de la pédagogie, à se libérer peu à peu de ses craintes et de ses complexes, en devenant une « merveille de confiance » en la Providence divine. Devenue sœur de Marie de Schoenstatt, elle fera partie de la génération fondatrice de cette grande famille et y acceptera des charges diverses, malgré de multiples assauts de la maladie et une nature réservée qui aurait préférer rester en retrait.

Pendant les trois années et demie que le Père Kentenich passa au camp de concentration de Dachau (1941-1945), sœur Emilie se sentira investie d’une nouvelle responsabilité à l’égard de ses sœurs. Elle l’assurera avec calme et ferme espérance. Au retour du fondateur, elle est disponible pour la fonction de provinciale, qu’elle exerce avec tout son cœur maternel et l’ardent désir que sa province devienne une province de saintes. Le nom choisi pour celle-ci est un programme pour toutes :  « Province de la Providence ». Qu’elle soit le « jardin de Marie » où tout ce qui pousse d’utile et de beau dans un jardin soit à la gloire de Marie.

Une nouvelle épreuve attend la famille de Schoenstatt. L’exil à Milwaukee (USA) imposé par le Saint-Office au Père Kentenich en 1951. Cet exil ne prendra fin qu’en 1965 avec la fin du Concile Vatican II et la totale réhabilitation par le Pape Paul VI. Sœur Emilie mourra en 1955 sans avoir revu celui qui l’avait tellement marquée par ses conseils, sa sagesse, son enseignement et sa sainteté.

Les dernières années de Emilie Engel seront marquées par la déchéance physique mais aussi par d’admirables progrès dans la consécration de sa personne entre les mains du Père céleste et de Marie, jusqu’à rendre grâce pour toutes ses souffrances et même jusqu’à demander toutes les souffrances imaginables. En cela, rien de morbide mais simplement une disponibilité sans réserve à toute la volonté du Père pour la sanctification de ses sœurs. L’éclat qui, jusqu’à la fin, brille dans son regard est le signe manifeste de sa joie d’enfant de Dieu qui n’a vécu que pour être aimée de Lui et pour aimer. Le secret de cette libération et de ce rayonnement est son esprit d’enfance spirituelle vécue héroïquement.

 

 (Texte de l’Abbé Louis Fleury, extrait du site internet du Diocèse de Cambrai)

 

Bibliographie : « Je persiste dans mon Oui », Disponible auprès des Soeurs de Marie de Thun-Saint-Martin

 

Un décret reconnaissant l’héroïcité des Vertus de Soeur Emilie Engel a été signé le 10 mai 2012 par le Pape Benoît XVI. Soeur Emilie Engel est donc ainsi déclarée Vénérable.

 

Prière pour la béatification de Soeur Emilie

 

Dieu, notre Père, Soeur Emilie a cheminé sa vie durant avec la confiance d’un enfant en Ta sage et bienveillante Providence. À Ton désir et à Ta Volonté, sa réponse était toujours « Oui, Père », même dans la souffrance et la précarité. Elle trouvait ainsi dans Ton Coeur Paternel un refuge assuré et se trouvait libérée de la peur et de la détresse morale. Tu as merveilleusement manifesté en sa personne Ton amour et Ta Miséricorde.

Je Te demande la béatification de Soeur Emilie pour l’honneur de Ton Nom, pour l’honneur de la Mère Trois Fois Admirable et Reine de Schoenstatt, et pour le bonheur de l’humanité.

Par son intercession, accorde-moi de voir exaucées mes intentions personnelles dans la mesure où cela correspond à Ta bienveillante Providence. Amen.

 

Merci de signaler toutes grâces reçues par l’intercession de la Vénérable Soeur Emilie Engel à

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Sanctuaire de l’Unitté

1,Route nationale

F- 59141 Thun-Saint-Martin

www.sanctuairedelunite.fr

Mail : Schoenstattfr@aol.com

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Maison « Providentia »

Trierer Str. 388

D- 56078 Koblenz-Metternich

www.haus-providentia.de 

Mail: info@haus-providentia.de

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

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Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

 

Le Père Joseph Kentenich

1885-1968

 

Le Père Joseph Kentenich est le fondateur d'un mouvement de renouveau religieux. Des aptitudes exceptionnelles de cœur et d'esprit, des grâces insignes aussi, lui ont permis d'assumer une très grande mission.

Il fut appelé à devenir le père d'une famille spirituelle de grande expansion. Avec patience et abnégation, avec amour et fidélité, il se dépensa au service de tous les membres des communautés qu'il formait avec un art exceptionnel de direction.

Tel un prophète, il propagea avec enthousiasme les vérités divines, et, au milieu des confusions de l'époque, il fraya la route à d'innombrables hommes de tous les continents. Homme de Dieu, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, il travailla sans relâche et souffrit saintement pour sa mission dans l'Église. Héraut de la Sainte Mère de Dieu, c'est à son image qu'il voulut modeler « l'homme nouveau dans la Communauté nouvelle ».

Le Père Kentenich naquit le 18 novembre 1885 à Gymnich, près de Cologne, en Allemagne. Il reçut de sa mère un très grand amour pour la Vierge Marie. A l'âge de 9 ans, il se consacrait totalement à la Mère de Dieu. Il reçut sa formation Théologique chez les Pères Pallotins, à Limbourg. C'est dans cette même ville qu'il fut ordonné Prêtre en 1910.

Il fut d'abord professeur au Petit Séminaire d'Ehrenpreis, puis, de 1912 à 1919, directeur spirituel au Petit Séminaire des Pères Pallotins de Schœnstätt, près de Vallendar, sur le Rhin. Son charisme d'éducation se manifesta dès les premières années de son sacerdoce. Il savait toucher ses élèves et les enthousiasmer pour les grandes causes.

Avec quelques-un de ses élèves, le 18 octobre 1914, le Père Kentenich posait le premier jalon de la fondation de l'œuvre de Schoenstatt, dans un acte de Foi et de confiance en la Providence Divine. Dans la vieille chapelle de Saint Michel, il scella avec la Mère de Dieu une alliance qu'il se plaisait à appeler « Alliance d'amour ». En effet, profondément convaincu de l'Amour de Marie pour tous les hommes, il la supplia, par la prière et le sacrifice de se laisser toucher pour que cette petite chapelle devienne un lieu privilégié de grâces et qu'elle puisse y attirer des multitudes d'hommes et de les instruire en vue de l'œuvre du Royaume de Dieu.

L'allocution qu'il prononça en cette circonstance est considérée comme l'Acte de Fondation du Mouvement de Schoenstatt.

Les jeunes qui dirigeait le Père comprirent d'emblée ses intentions et témoignèrent de leur esprit de sacrifice pendant les dures années de la première guerre mondiale. Quelques uns d'entre eux, au milieu des dangers du front, firent le sacrifice de leur vie pour servir la cause de Schoenstatt. Parmi ces derniers, le Serviteur de Dieu Joseph Engling se distingua particulièrement: il tomba près de Cambrai, dans le nord de la France. Son procès de Béatification est en cours.

Conduit par la Divine Providence, conscient de la mission que le Seigneur lui confiait et doué d'un talent extraordinaire d'organisateur, le Père Kentenich commença en 1919, la fondation de son œuvre multiforme et internationales de communautés sacerdotales et laïques. A partir de 1926, il jetait les bases de plusieurs instituts séculiers. Il fut pour tous le Père conscient de sa responsabilité, qui savait unir les siens dans l'amour de la Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt et de son sanctuaire.

Au cours des dernières décennies, ce « sanctuaire des origines » fut reproduit, dans le même style, dans les mêmes dimensions, en de nombreuses régions d'Europe et autres continents. Ainsi naquirent dans le monde entier des centres de Schoenstatt et à partir desquels, le mouvement du Renouveau s'enracina dans bien des pays.

De 1914 à 1945, le Père Kentenich fut détenu à la prison de la Gestapo de Coblence, puis déporté au camp de concentration de Dachau. Ferme dans la souffrance et animé d'une joyeuse résignation, il supporta les rigueurs et les périls du camp : il y fut pour tous un soutien. Même dans les situations les plus périlleuses, il travaillait sans relâche pour son œuvre, tout en exerçant une grande prudence.

Sain de corps et d'esprit, imprégné d'une Foi agissante, il revint à Schoenstatt dès la fin de la guerre et se consacra sans tarder à son œuvre. A partir de 1947, il entreprit des voyages en Afrique et en Amérique pour y répandre et y affermir les communautés de la Famille de Schoenstatt.

De 1946 à 1965, c'est par l'Église que le Fondateur et son œuvre furent mis à rude épreuve. Le Père Kentenich dut se séparer de sa fondation et s'exiler durant 14 ans à Milwaukee, aux États Unis. Longue période de silence pendant laquelle il supporta avec courage les incompréhension et les calomnies. Son amour pour l'Église et sa fidélité à son œuvre triomphèrent de l'épreuve.

Il considéra comme le plus grand cadeau de la Mère de Dieu son retour dans la famille de Schoenstatt, rendant grâce à Dieu pour les siens qui avaient gardé en l'Église et en lui-même une inébranlable fidélité. Au cours des trois dernières années de sa vie, malgré son âge avancé, le Père Kentenich travailla avec zèle au perfectionnement interne de son œuvre. Par de nombreuses conférences, il prit une position claire et nette face à la confusion de certaines doctrines théologiques ainsi qu'à une crise d'autorité dans l'Église. Il était le conseiller de plus d'un personnage influent. Son enseignement confirmait les siens dans la fidélité à la tradition et au Magistère de l'Église et favorisait l'ouverture à un aggiornamento. Il prenait particulièrement à cœur l'affermissement de la Foi de ses disciples aux réalités surnaturelles et voulait les mettre « avec Marie sur les voies des temps nouveaux dans une joyeuse espérance et la certitude de la victoire ».

Le Père Kentenich mourut subitement après avoir célébré l'Eucharistie, le 15 septembre 1868, en la Fête le Notre Dame des Sept Douleurs. Son corps repose dans la sacristie de l'église de l'Adoration, à Berg-Schoenstatt, à l'endroit même où il remet son âme entre les mains du Père.

 

Préface

 

Toute sa vie, le Père Kentenich a su s'attirer la confiance d'innombrables amis. Ils percevaient en lui un homme proche de Dieu et bénéficiaient de sa bonté et de sa sagesse. Joseph Kentenich leur offrait aide et conseil dans leurs besoins spirituels autant que matériels. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'après sa mort, beaucoup continuent de s'adresser à lui et de lui faire confiance puisqu'il se trouve maintenant pleinement en Dieu.

Dans la lumière de Dieu, il est à même de connaître nos besoins et il continue sa mission avec un autre mode de présence. Il est toujours le père qui se préoccupe de sa Famille de Schoenstatt et de tous ceux qui sollicitent son aide. Son amour le pousse à intercéder pour nous auprès du Père de l'Amour qui l'écoute et lui accorde ce qui est le mieux pour notre bien.

La présente Neuvaine que nous allons faire avec le Père Kentenich, sous forme de prière à nos intentions, va nous conduire, chaque jour, à une rencontre spirituelle avec le Fondateur de Schoenstatt: elle nous invite à la réflexion et à l'imitation de sa vie et veut affermir notre confiance.

En plus des textes à lire et à méditer, on peut réciter chaque jour une prière pour la Béatification du Père Kentenich.

Sachons enfin qu'auprès de la tombe du Fondateur, beaucoup prient aux intentions de tous ceux qui font cette Neuvaine. Aujourd'hui, un flot ininterrompu de chrétiens viennent prier sur sa tombe, confiants en son intercession. Innombrables en effet furent ceux qui trouvèrent en lui un guide et un père et qui, persuadés de la sainteté de sa vie, prient pour sa prochaine Canonisation.

 

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Prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Père Éternel, Vous avez fait vivre de la Bonne Nouvelle de Votre Fils Votre Serviteur, le Père Joseph Kentenich. Il nous l'a fait connaître: nous sommes Vos enfants. O Père attirez à Vous nos cœurs comme Vous avez attiré le sien afin que nous fassions avec amour ce qui Vous plaît. Disposez de nous selon Votre Volonté et donnez-nous la grâce d'être prêts à accepter la Croix dans notre vie. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, mettez en nous une infinie confiance en Vous. Père de Miséricorde, guidés par Votre main, faites que nous cheminions ici-bas paisiblement et courageusement jusqu'à la plénitude de la perfection. Nous voulons chanter éternellement les louanges de Votre amour infini. O Père très Bon, accordez à tous les hommes de connaître clairement le sens et le but de leur vie: le retour vers Vous. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, multipliez les guérisons et les miracles de conversions intérieure. Écoutez nos prières. Daignez bientôt accorder à Votre Serviteur l'honneur des autels pour que se révèle Votre Amour Paternel et que s'affermisse chez les hommes la Foi en Votre Amour et la confiance en Votre Miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Témoin de l'Amour

 

« Comme le Père M'a aimé, Moi aussi Je vous ai aimée. Demeurez en Mon Amour » (Jean 19: 5) 

« Ce que Je vous commande, c'est de vous aimer les un les autres ». (Jean 15: 17)

 

 

A une époque où « par suite de l'iniquité, l'amour se refroidit chez un grand nombre » (Matthieu 24: 12), Dieu nous a donné un homme qui aima beaucoup. Son intimité avec Dieu se reflétait nettement dans ses paroles et dans ses actes. Son être tout entier était pénétré de Dieu. Tous ceux qui ont eu des contacts avec lui ont pu le constater. Il ne refusait rien à l'Amour éternel: que ce soit au camp de concentration ou en exil, sa fidélité fut à toute épreuve. Cet amour de Dieu le poussait à se donner totalement aux autres. Il recevait tous ceux qui l'approchaient, avec amour, respect, intuition, cordialité. Sans se ménager, il leur consacrait sa force et son temps. Il était disponible à tous: aux prêtres qui demandaient conseil, aux laïcs qui le consultaient, à celui qui avait besoin de consolation dans la souffrance ou de lumière pour sa conscience. Sa patience était inlassable. Il n'acceptait les cadeaux que pour faire plaisir à d'autres. Celui qui rencontrait le Père Kentenich découvrait en lui la bonté et la Miséricorde de Dieu, l'image du Bon Pasteur qui donne sa vie pour les siens. C'est ainsi qu'il rapprochait de Dieu tous ceux qui le consultaient.

 

Réflexion

 

Nous sommes sur terre pour aimer Dieu. Il nous a aimés le premier et nous attire à Lui dans un Amour éternel. Il veut notre cœur, notre volonté, nos actions, notre prière. Où que nous soyons, nous avons à être témoins d'un grand amour. Sachons transmettre d'amour désintéressé, serviable, indulgent, qui pardonne, l'amour qui se penche sur le faible pour l'aider, sur les cœurs pour les unir.

 

Aujourd'hui, je réciterai souvent la prière suivante: O Seigneur, augmente mon amour pour toi ».

Aujourd'hui, pour témoigner de mon amour de Dieu, je serai spécialement attentif à venir en aide aux autres.

 

Mon Seigneur et mon Dieu, détruisez ce qui m'enchaîne dans mon élan vers Vous. Tout ce qui paralyse ou pourrai amoindrir l'amour que j'ai pour vous; mais donnez-moi tout ce qui peut faire jaillir l'amour que j'ai pour vous, et ce moi misérable, ôtez-le, si cela gène l'amour que j'ai pour vous! (D'après le Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Deuxième jour

En alliance avec la Mère Trois Fois Admirable

 

« Je conclurai avec eux une alliance pacifique, ce sera avec eux une alliance perpétuelle. Je les établirai, Je les multiplierai et J'établirai Mon Sanctuaire au milieu d'eux à jamais. Je ferai Ma demeure au-dessus d'eux et Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple ». (Ézéchiel 37: 27-26).

Dès sa plus tendre enfance, le Père Kentenich aima la Mère de Dieu. Il se donna à Elle dès l'âge de neuf ans dans une consécration qui fut décisive pour toute sa vie religieuse. Il avouait que Marie était sa seule éducatrice et son seul guide. Ce fut Elle qui le conduisit avec fermeté à travers toutes les crises spirituelles de ses années d'études. Elle lui fit don de la lumière et de la force pour sa mission de Fondateur. « Tout ce que je suis, répondait-il sans cesse, tout ce qui se fait à Schoenstatt, je le dois à la Mère de Dieu ». Comme elle le fut pour la vie du Fondateur, la consécration à Marie fut le principe et le fondement solide de la vie des communautés qu'il a fondées. Le 18 octobre 1914, dans la Chapelle Saint Michel à Schoenstatt, le Père Kentenich scella une Alliance d'amour avec la Mère de Dieu, la Mère Trois Fois Admirable. La Vierge répondit à l'offrande du Père Kentenich par un amour réciproque. Elle combla toutes ses espérances et, dans cette petite chapelle, elle établit son « Trône de Grâces » vers lequel elle attira d'innombrables cœurs pour les relier plus intimement à Dieu. Schoenstatt devint ainsi un lieu de pèlerinages, centre d'un Mouvement universel de renouveau religieux et moral. Le Père Kentenich était persuadé que l'offrande de sa personne à la Mère de Dieu était le gage sacré de fidélité à l'alliance baptismale, car Marie nous aide à demeurer fermes dans la Foi et à mener une vie Chrétienne. C'est pourquoi, avec une ténacité et un enthousiasme sans pareils, le Père Kentenich annonçait le message de l'Alliance d'amour avec la Mère Trois Fois Admirable. Animé d'une Foi inébranlable, « l'allié de la Mère de Dieu » remit entre ses mains sa vie et son honneur en des heures difficiles et décisives de sa vie comme de l'histoire de Schoenstatt. Il la servit jour après jour avec une inlassable fidélité.

 

Réflexion

 

Dieu Trinité veut nous donner la vie éternelle. C'est pour cela que par le Baptême Il a scellé une alliance avec nous, mais Il exige fidélité à cette promesse baptismale. Si, par l'Alliance d'amour, nous sommes liés à la Mère de Dieu, celle-ci nous aide dans la lutte contre les puissances du mal qui veulent nous séparer du Christ. Dans les crises actuelles de la Foi, elle est pour nous un guide sûr. Sa préoccupation majeure est de nous faire parvenir à la vie éternelle. « Servus Mariae nunquam peribit » (Un serviteur de Marie ne saurait périr), peut-on lire en latin sur le cadre illuminé qui entoure l'image de la Mère Trois Fois Admirable.

 

Que l'alliance de mon Baptême demeure toujours solide.

Dans toutes les circonstances, ai-je confiance en la fidélité de la Mère de Dieu, mon Alliée?

Aujourd'hui, je renouvelle mon alliance baptismale et mon alliance d'amour avec la Mère de Dieu, et j'implore la grâce de la fidélité.

 

« A l'alliance d'amour qui demeure fidèle ne périra jamais: ma conviction est telle ». (Adapté d'après des poèmes écrits en camp de concentration par le Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Troisième jour

L'apôtre des magnificences de Marie

 

« Quelle est celle-ci qui surgit comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons? » (Cantique des Cantiques 6: 10)

 

« Voici ta Mère »: ces paroles de Jésus furent pour le Père Kentenich tout un programme de vie spirituelle. Partout où il enseignait, il parlait de la Mère de Dieu et proclamait ses magnificences. Il allumait dans les cœurs une grande émotion et un enthousiasme débordant, il parlait de la beauté de l'Immaculée, de la bonté et de la sagesse de la Mère, de la grandeur de celle qui accompagna et assista le Christ, de la dignité de la Reine. Il désignait Marie comme « celle qui vient à bout de toutes les hérésies » et comme guide éprouvé dans les controverses spirituelles de notre temps. Parce qu'il accumulait les expériences de son pouvoir et de son amour, il demeurait serein dans toutes les difficultés. Ses paroles comme ses actes étaient un vibrant appel à mettre en Marie une confiance sans limites. On retrouvait manifestement dans sa vie le reflet des traits fondamentaux de Marie: son abandon total au Père surtout, dans la Foi, l'espérance et l'amour, sa fidélité, contre vents et marées, au Rédempteur et à son œuvre, sa pureté et sa transparence, son amour serviable et désintéressé. Au cours des nombreuses années de son ministère sacerdotal, il s'efforça toujours de former les siens à l'image de Marie et de placer ses fidèles au service personnel de la Reine des Apôtres. « Comme une armée rangée en ordre de bataille » pour la lutte en faveur du Royaume de Dieu.

 

Réflexion

 

La Très Sainte Vierge Marie a été merveilleusement favorisée par Dieu. Son être tout entier est d'une parfaite harmonie. Elle est notre Mère, notre Reine. Si nous nous abandonnons à Elle, Dieu agit en nous par l'image idéale de « l'homme nouveau ». Elle supplée à nos faiblesses et nous n'implorons jamais en vain sa toute puissance suppliante.

 

Quelle est ma prière préférée à Marie?

Qu'est-ce qui m'attire le plus en Marier, Mère de Dieu?

Aujourd'hui, tout au moins sur un point, j'essaie de suivre son exemple.

 

Rendez-nous pareil à Votre image, tout à fait comme Vous: pas à pas à Votre suite en ce pèlerinage de la vie avec Vous. Vous dont le Cœur si doux déborde de dignité, de force et de simplicité, venez en nous semer la concorde, et la joie et l'amour. (Adapté d'après un poème du Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Quatrième jour

Guidé par le Père

 

« Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie! » (Psaume 91: 2)

« Envoyez Votre Lumière et Votre Vérité: qu'elles soient mon guide et me ramènent vers Votre Montagne Sainte vers Vos demeures » (Psaume 43: 3)

 

Le Père Kentenich demeurait inébranlable dans les remous du doute et de l'incrédulité de notre époque. Il était pénétré de la certitude que Dieu est Père et qu'Il conduit les évènements du monde et le destin de chacun de nous. Pour le Père Kentenich, tout laissait transparaitre Dieu aussi bien pour donner un sens aux événement importants de l'histoire du monde que dans les menus faits de la vie quotidienne. Inlassablement, il cherchait à découvrir les plans de la Providence: « l'oreille collée au Cœur de Dieu et les doigts sur le pouls du monde ». Ses projets personnels ne comptaient pas quand Dieu lui indiquait la route à suivre. Il marchait simplement, avec confiance, malgré les obscurités et les souffrances. Quand il percevait clairement la Volonté du Père, il l'accomplissait, même s'il devait affronter les pires difficultés. Avec un sens éclairé de la Foi, il conduisait les siens en toute sécurité au milieu des tempêtes soulevées au cours des cinquante années de l'histoire de sa fondation. Par un labeur patient et méticuleux, il apprit à ses fidèles que Dieu dirige avec amour le destin de ses enfants: pour celui qui aime « tout concourt au bien », même le péché et la mort. Même les plus rudes coups du sort ne purent ébranler sa Foi profonde en l'amour attentionné du Père. Dans le tourbillon du temps ce fut un roc solide. Par son joyeux message de Foi, à la recherche de Dieu, le véritable chemin qui conduit au Cœur du Père.

 

Réflexion

 

Dieu est Père. Dieu est bon. Tout ce qu'Il fait est bon. Il m'a conduit jusqu'à présent. Bien que le sens de sa conduite me soit encore caché, Il en connait le but et m'indique le chemin. Son Amour s'étend sur moi.

 

Est-ce que je crois vraiment que Dieu est Père, qu'Il m'aime et me conduit personnellement?

En quelles circonstances m'a-t-Il montré Son Amour d'une manière spéciale?

Est-ce que je découvre aussi l'Amour du Père dans les heures sombres de mon passé?

 

Aujourd'hui, je vais être attentif aux signes qu'Il me donne.

 

Dans les ténèbres, dans la nuit, avec Vous je chemine, car Votre Amour toujours me suit et me domine ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Cinquième jour

Instrument dans la main de Dieu

 

« Cet homme m'est un instrument de choix pour porter Mon Nom devant les païens, les rois et les enfants d'Israël. Moi-même en effet Je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom » (Ac. 9: 15-16)

 

Le Père Kentenich était appelé par Dieu à fonder un mouvement universel. Profondément disponible pour la réalisation des plans Divins, il se mettait sans réserves entre les mains du Père, se soumettant à Sa Volonté, comme l'instrument est soumis à son maître. Marie était pour lui l'exemple de la parfaite disponibilité à Dieu. Il ne reculait devant aucune tâche. Avec fougue et sans crainte, il fonçait dès qu'il était convaincu que Dieu attendait quelque chose de lui. Jamais il n'aurait voulu modifier les plans de Dieu. Parce qu'il s'en remettait entièrement au Seigneur, ce fut dans une paix inaltérable et la certitude de la victoire qu'il put réaliser de grandes œuvres. En prison, on lui offrait la possibilité d'être exempté du camp de concentration, mais il décida d'aller librement à Dachau, profondément convaincu d'un dessein providentiel: « Si Dieu veut que je fasse cela, disait-il, Il me donnera la force de le réaliser. Là aussi je serai à Son service! » Et, au camp de concentration, Dieu fit de lui le soutien et le conseiller de beaucoup de ses compagnons de captivité. Il lui donna même le courage de fonder deux nouvelles branches de ses Communautés, durant ce temps. Jusqu'à la fin de sa vie, il fit montre d'une grande docilité qui le rendait capable de répondre au moindre désir de Dieu. Le Seigneur marqua de son sceau cette vie de totale dépendance en rappelant à Lui, dans la Patrie éternelle, son Serviteur le Père Kentenich, alors qu'il venait de célébrer la Sainte Messe dans l'église de l'Adoration.

 

Réflexion

 

Dieu me veut aussi à son service et, par mon intermédiaire, il veut agir dans mon milieu de vie. Il a besoin de moi et me prépare pour la mission qu'Il m'a confiée si je m'en remets entièrement à Lui. Il me donne les forces nécessaires pour réaliser tout ce qu'Il attend de moi.

 

Suis-je un instrument docile entre les mains de Dieu?

M'est-il arrivé parfois de m'opposer à Lui?

Aujourd'hui, je cherche une occasion de faire quelque chose pour la cause de Dieu et pour Son Royaume.

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Sixième jour

Fidèle à la Mission

 

« Va vers tous ceux à qui Je t'enverrai et tout ce que Je t'ordonnerai, dis-le. N'aie aucune frayeur devant eux, car Je suis avec toi pour te protéger ». (Jérémie 1: 7-8).

 

Pour le Père Kentenich, sa mission fut une grâce, mais aussi un lourd fardeau. L'Esprit de Dieu alluma en lui un ardent amour et un courage à toute épreuve. Il était choisi pour porter ce feu au monde et l'enflammer pour Dieu. Il annonçait comme une réconfortante vérité cette Bonne Nouvelle d'un Dieu qui aime chaque homme d'un amour unique. Le Père Kentenich était doué du charisme d'éducateur. Il fut pour beaucoup un Père diligent, extrêmement bon et sage, qui transmettait l'amour de Dieu largement offert et manifesté. Au cours de sa longue vie sacerdotale, il put admirer en bien des âmes et reconnaître la claire signification d'un noble amour humain propice à la naissance et au développement d'un solide et fervent amour de Dieu. Sa mission fut d'instaurer une méthode pédagogique qui tienne compte de cette connaissance, qui favorise et utilise ce qu'il y a de naturellement bon pour la formation religieuse. « La grâce présuppose la nature ». Le Père Kentenich découvrait en Marie la grande Éducatrice des peuples. Il était convaincu que le maintien du Christianisme dépendait de la fidélité à la Mère de Dieu. Si le Père Kentenich ne laisse que peu d'ouvrages imprimés, en revanche, il grava dans le cœur de beaucoup d'hommes d'ineffaçables empreintes. Sa préoccupation majeure était de réaliser concrètement les inspirations divines. Pour qu'elles prennent corps, rien ne lui paraissait trop pénible. Ses principaux objectifs étaient constamment présents à son esprit, aussi bien dans les services rendus à des particuliers que dans d'innombrables conférences et voyages à travers le monde. Son activité, notamment le caractère marial de sa mission, lui valut souvent l'opposition de l'opinion publique car il allait à contre-courant des fluctuations de la pensée moderne. Loin de se laisser déconcerter, il encaissa toutes les attaques, les fausses interprétations, voire les calomnies, et dirigea les siens avec énergie vers le but voulu par Dieu. L'histoire de l'œuvre de Schoenstatt en est la preuve.

 

Réflexion

 

A moi aussi Dieu a donné une mission à remplir autour de moi, mission de grâce et de responsabilité. Nul ne peut l'accomplir à ma place car cette mission m'est personnelle. Ma formation humaine et spirituelle, mon travail professionnel, mon service auprès des hommes, tout cela fait partie de ma mission. La fidélité à cette mission sera parfois cause d'opposition de la part de mon entourage.

 

Est-ce que je connais bien ma mission personnelle?

Comment supporter les difficultés inhérentes à cette mission personnelle?

Est-ce que je m'efforce de me rendre indépendant face aux opinions du jour?

Aujourd'hui, je réfléchis à la grâce et à la charge de ma mission.

 

« Retirez-nous toute volonté personnelle, et faites de nous les instruments de Votre Bonté, et mettez en nous un cœur pur et fidèle, et permettez-nous d'accomplir Votre Volonté ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Septième jour

Fondateur de grandes œuvres

 

« Je te fais père d'une multitude de peuples. Je te rendrai extrêmement fécond, de toi Je ferai des peuples et des rois sortiront de toi » (Genèse 17: 5-7)

 

Par l'intermédiaire du Père Kentenich, Dieu a donné à l'Église un immense Mouvement de renouveau. L'œuvre qu'Il commença au Petit Séminaire de Schoenstatt, par une congrégation mariale d'étudiants, comprend aujourd'hui des communautés ouverte aux  Prêtres et aux laïcs, aux jeunes, aux hommes, aux femmes, aux familles. A partir des communautés types de Schoenstatt, le Père Kentenich étendit le mouvement dans quatre continents. L'œuvre devenait ainsi mondiale et l'unité du Mouvement était garantie par l'amour de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt, le lien entre les différents sanctuaires et la fidélité au Père Fondateur. Former des « hommes nouveaux » dans une « communauté nouvelle », tel fut le but essentiel du Père Kentenich. But vers lequel il aspirait avec ardeur et de toutes ses forces. Toutes les communautés qu'il fonda sont constituées en groupes spécifiques sous une direction autonome. Il est clair et bien entendu que, dans tous ces groupes indépendants et aux objectifs précis, doivent s'épanouir des hommes d'esprit marial, remplis de zèle apostolique. Ils visent la famille idéale dont le trait d'union est un amour respectueux et où chacun se consacre de tout cœur à une seule grande mission: le renouveau marial et religieux du monde. Jusque dans les dernières années de sa vie, le Père Kentenich dispensa largement son amour de Père et de Fondateur aux diverses communautés. Celles-ci s'affermirent d'une manière inespérée et se rapprochèrent de plus en plus. La Fondation ne formait plus qu'une grande famille, ceci malgré la corruption de l'époque, la contradiction et l'instinct grégaire: une époque où tant d'hommes étaient profondément déracinés.

 

Réflexion

 

Nous sommes tous appelés à devenir des « hommes nouveaux », une « nouvelle communauté », une  « nouvelle création » (Galates 6:15) et à servir la « nouvelle communauté », c'est à dire la petite communauté dans laquelle nous vivons et la grande famille du peuple de Dieu. Notre vie a un but sublime. Dieu veut se servir de nous pour ses œuvres. Nos limites ne sont pas des obstacles si nous les reconnaissons et si nous nous confions en la force de Dieu.

 

Que puis-je faire pour la communauté dans laquelle je me trouve?

Est-ce que j'aspire à un amour magnanime et serviable?

Aujourd'hui je serai attentif à combler les désirs du prochain.

 

« Mettez en nous l'Esprit de Force de notre Sauveur pour faire de nous l'amorce d'un monde meilleur » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Huitième jour

Éprouvé par la souffrance

 

« Au jour de l'épreuve il fut trouvé fidèle, c'est pourquoi Dieu lui promit par serment de bénir toutes les nations en sa descendance » (Sir. 44 : 20-21).

 

Avant d'appeler ses prophètes, Dieu leur faisait ressentir leur impuissance. Sa grâce peut alors se répandre dans le vase purifié par la souffrance. Le Père Kentenich dut aussi faire l'expérience de son impuissance physique et spirituelle dans une mesure que Dieu attend de ses préférés. Confiant en sa  grâce, le Fondateur allait à la rencontre de la Croix. Alors qu'il était prisonnier politique, il fit cette prière: « Si Vous voulez mes forces, ma vie, me voici: adsum! Si Vous voulez que mes forces spirituelles diminuent progressivement: me voici! » Rien ne le faisait douter de l'Amour du Père. Sa conviction le poussait à dire: « Sans doute, c'est la voie actuelle qui est la meilleure pour moi. S'il n'en était pas ainsi, Dieu ne me laisserait pas m'y engager ». Il souffrit pour son Œuvre et pour les siens à la manière du Christ, qui disait de Lui-même: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15:13). Il supporta la douloureuse confrontation avec l'Église, car il reconnaissait que Dieu le voulait ainsi. Dans les heures les plus sombres, il ne cherchait aucun soutien humain: il se confiait uniquement à Dieu et à la Très Sainte Vierge. Pour lui, la souffrance était précieuse: quelque chose qu'il pouvait offrir au Père éternel pour le développement de sa Fondation et pour qu'elle puisse accomplir sa mission dans les siècles à venir, pour le bien du monde. A cause de sa fidélité, le Seigneur le bénit ainsi que son œuvre.

 

Réflexion

 

La Croix se présente souvent dans ma vie comme une sombre énigme. Elle me tourmente d'autant plus que j'en saisis moins le sens. La solution est dans la Foi; derrière toute souffrance, la Foi perçoit la présence du Père éternel, le Père de l'Amour infini qui veut purifier son enfant pour se donner davantage à Lui. Celui qui aime croit que la « voie de la Croix » est le chemin du Salut. Le Christ est à la recherche d',hommes qui veuillent bien porter la Croix avec Lui afin que Sa Grâce triomphe dans les âmes.

 

Dans ma vie, quelle est mon attitude face à la Croix? Dans les difficultés que je rencontre?

Les expériences douloureuses ont-elles été pour moi source de bénédictions?

Suis-je décidé à ce que Dieu dispose également de moi dans la souffrance et à accepter la Croix pour le bien des autres? Chaque épreuve est un signe de Dieu.

Aujourd'hui je vais accepter toutes les petites contrariétés comme un signe de l'Amour de Dieu.

 

« Père, vous ne m'enverriez ni la Croix ni les épreuves, si par ailleurs Vous n'offriez aussi des forces toutes neuves pour les supporter » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Neuvième jour

« Il aimait l'Église »

 

« Je sais, ô mon Dieu que Vous sondez les cœurs et que Vous Vous plaisez à la droiture, c'est d'un cœur droit que j'ai engagé tout cela, et, à cette heure, j'ai vu avec joie Votre peuple, ici présent, s'engager envers Vous » (1 Ch 29: 17).

 

Le Père Kentenich aimait l'Église et, en Prêtre zélé, se mit totalement à son service. Il vit arriver sur le peuple de Dieu les crises inhérentes à son développement. Mais prévoyant, il envisageait les moyens pour y faire face à longue échéance. Témoin du renouveau dans l'Église, il sur en donner le signal de façon claire et en baliser l'itinéraire. Grâce à son Œuvre, il put mettre à la disposition de l'Église des groupes de chrétiens bien formés et bien préparés: communautés sacerdotales qui dirigent le Mouvement de renouveau ou travaillent avec zèle à la direction spirituelle dans les diocèses; cercles de laïcs ayant pleine conscience de leur mission en vue du renouveau de l'Église et qui entendent la réaliser en communion avec l'autorité ecclésiastique. Fidèle au Saint Siège, le Père Kentenich était attaché à tous les enseignements concernant la Foi et les transmettait par tous les moyens. A l'instar d'autres fondateur de grandes communautés, animé d'un charisme insigne, parce qu'il ouvrait les voies d'une vie nouvelle, il eut à souffrir dans l'Église, il supporta en silence la tension entre la hiérarchie et sa mission charismatique. Les grandes missions doivent être testées, il le savait bien! Elles doivent se modeler à la suite du Christ. Confiant en la fidélité de Dieu, le Père Kentenich espérait qu'il ne laisserait jamais périr, son œuvre.

 

Réflexion

 

Aujourd'hui encore, le penchant à la critique et l'instabilité dans la Foi dominent dans bien des milieux. Acculés aux opinions les plus contradictoires, beaucoup n'entendent plus la voix de la Vérité et se laissent détourner de la fidélité à l'Église et au Saint Père.

 

Est-ce que je fais confiance à l'opinion publique, à n'importe quelle presse, quelle radio, ou au représentant du Christ?

Ai-je le courage d'affirmer mes convictions?

Aujourd'hui, je récite le Credo.

 

« Je veux écouter l'Église: elle doit toujours me trouver ferme dans la Foi et docile à ses enseignements ».

 

« Avec la plus grande fermeté, nous croyons au Message de l'éternelle Vérité. Nous inclinant avec courage et lucide docilité et nous mettant vite à l'ouvrage pour Le suivre sans hésiter ». (Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

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Nous prions tous ceux qui ont bénéficié de l'aide du Père Kentenich de consigner par écrit comment leur prière fut exaucée et d'en adresser le témoignage à:

 

Secrétariat Père Kentenich

Berg Schoenstatt 7

56779 Vallendar (Allemagne)

www.pater-kentenich.org

 

Sœurs de Marie de Schoenstatt

Foyer de Schoenstatt

Thun Saint Martin

F- 59141 Iwuy (France)

www.sanctuairedelunite.fr

 

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Téléchargez le texte de la Neuvaine au P. Kentenich (pdf) en cliquant ici

 

Cette Neuvaine a été publiée sur Images Saintes le 30 avril 2010. Mise à jour le 21 juin 2018

20 juin 2018

Neuf jours avec Joseph Engling

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Neuf jours avec Joseph Engling

Victime de l'œuvre de Schœnstatt

1898-1918

 

Une neuvaine du Père Alexandre Menningen

 

Introduction

 

 Le 18 octobre 1914, le Père Joseph Kentenich, aumônier de l’internat de Schoenstatt, près de Vallendar, sur le Rhin, suscita parmi les membres de la congrégation mariale d’alors, un courant spirituel qui devint peu à peu, au cours des années, l’Œuvre de Schoenstatt d’aujourd’hui. Depuis ; l’ Œuvre a pris pied dans presque tous les continents. Partout où elle est connue, on cite les noms de ces jeunes cofondateurs qui, sur les champs de batailles de la Première Guerre mondiale, ont offert à la Sainte Vierge le sacrifice de leur vie. Parmi eux, Joseph Engling tient, sans contredit, la première place. Il prit dans l’histoire de la fondation de Schoenstatt, une part prépondérante et ouvrit la voie avec succès. Schoenstatt se fit connaître comme une œuvre authentique de la Providence Divine et obtint l’approbation et la bénédiction de l’Église. Nous sommes donc fondés à penser que, dans la fondation de Schoenstatt, Joseph Engling fut l’instrument de la Providence Divine.

Jusque bien loin, un élan religieux et moral peu ordinaire a suscité une sincère admiration et une grande confiance envers Joseph Engling. C’est ainsi que se multiplièrent bientôt les voix des personnes attestant s’être tournées vers lui dans leurs détresses et leurs soucis et avoir eu leurs prières exaucées grâce à son intercession. D’où le souhait clairement exprimé d’une neuvaine qui soit totalement dans l’esprit de Schoenstatt et de Joseph Engling. C’est à ce souhait que veut répondre ces présentes pages.

La neuvaine est une forme de culte catholique des Saints et de la piété populaire, qui a connu dans les derniers siècles une large propagation. C’est avant tout dans les neuvaines que les gens en grande difficulté ont volontiers cherché leur recours, encore aujourd’hui. Que la prière se prolonge durant neuf jours prouve combien nous mettons notre espérance, non pas en nous mêmes, mais en Dieu et en ses Saints, en qui Dieu se manifeste admirablement.

L’exemple biblique d’une neuvaine, nous le trouvons dans la communauté primitive de Jérusalem. Comme le relatent les Actes des Apôtres, après l’Ascension du Sauveur, elle se rassembla dans le Cénacle autour de Marie, Sa Mère virginale, et durant neuf jours, implora avec Elle la venue du Saint Esprit.

Il n’est pourtant pas nécessaire de poursuivre la neuvaine neuf jours consécutifs. Sans doute même peut elle être faite avec plus de profit si elle se répartit sur un plus grand laps de temps.

Si la neuvaine doit être comprise dans l’esprit de Joseph Engling, on ne peut la concevoir comme une simple prière de demande dans nos peines. Elle se veut bien plutôt une formation éducative pour la tâche que Dieu veut pour notre vie. Elle pourrait dès lors nous donner une méthode succincte pour tendre vers une véritable piété et sanctifier notre vie de tous les jours. Mais surtout l’exemple de Joseph Engling est pour nous une exhortation à nous remettre avec confiance à la Mère de Dieu pour notre tâche quotidienne, son fardeau et sa peine. Il a engagé totalement sa vie au service de la Mère de Grâce de Schoenstatt, même dans ses heures pénibles. C’est elles justement qu’il lui a offertes afin que, de son Sanctuaire, sorte un torrent de grâces pour le renouveau religieux et moral du monde. Si Dieu, dans son dessein insondable, te laisse, malgré tes prières, tes tourments et tes épreuves, remets ton sacrifice entre les mains de la Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt. Demande, en union avec son fidèle serviteur Joseph Engling, que ton offrande devienne source de grâces pour ton salut et celui des autres.

La vie et la mort de Joseph Engling sont étroitement liées au Sanctuaire de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt ainsi qu’à l’œuvre qui en est issue. L’offrande du sacrifice de sa vie sur le champ de bataille fut accompagnée d’une prière : que la Sainte Vierge veuille choisir Schoenstatt comme lieu d’une particulière activité de sa part. Un regard sur le passé et le présent de l’Église le laisse paraître : la Providence de Dieu en a ainsi souvent disposé, que l’intercession de la Mère de Dieu soit liée à un lieu choisi qu’on nomme donc son lieu de grâce ou son sanctuaire. Comment ne pas constater que Marie se laisse approcher partout et toujours en sa qualité de bienveillante médiatrice de grâces en faveur des croyants ? La famille de Schoenstatt a la conviction que l’offrande de la vie de Joseph Engling a contribué à faire de Schoenstatt un lieu de grâce de la Sainte Vierge et le berceau d’une authentique œuvre de Dieu.

 

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Courte biographie de Joseph Engling

 

Joseph Engling naquit le 5 janvier 1989 à Prossitten en Prusse orientale dans une famille d'artisans de 7 membres. Son père était maître tailleur et vivait dans des conditions modestes mais pas vraiment précaires. Une maladie d'enfance eut pour séquelle une légère déformation du sternum, de sorte que les épaules paraissaient un peu voûtée. Bien que sa croissance ultérieure fit de lui un jeune fort et solidement bâti, suite à cette déformation sa silhouette resta pourtant un peu courbée et plutôt gauche. A cela s'ajoutait un léger défaut de prononciation, de sorte que les sons R, S ou L il ne pouvait les prononcer qu'avec difficultés. Ces défauts physiques constituèrent pour sa vie ultérieure une croix réellement pesante, qui lui réserva bien des heures pénibles.

Son naturel fit le lui un jeu réfléchi et sincère, doué d'une vive sensibilité avec un attrait marqué pour la vie familiale. A cela le poussait un besoin inné d'agir, d'affronter avec courage tout travail à la maison comme aux champs. La fête de la Première Communion en 1910, laissa dans son âme très sensible aux choses religieuses une profonde impression. C'est alors que ce garçon âgé de 12 ans entreprit un journal spirituel dont les écrits trahissent un jugement sûr et une piété tendre et mûrie. A 14 ans Joseph Engling se décida pour une vocation sacerdotale et arriva en septembre 1912, alors que celui-ci venait d'être terminé, à l'externat des Pallotins à Schœnstatt, près de Vallendar sur le Rhin. Le jeune campagnard ne donna pas l'impression d'un talent éblouissant mais pourtant d'un écolier appliqué, plus que moyennement doué et d'un bon camarade.

Sans s'arrêter à ses défauts physiques et grâce à son caractère irréprochable, il acquit bientôt parmi ses condisciples un ascendant spirituel communément reconnu. C'est alors qu'il reçut des instructions du Père spirituel la première orientation pour une auto éducation et une formation de caractère méthodiques.

Elle marqua profondément sa vie, sa participation à la fondation de la Congrégation mariale de l'internat, dont devait sortir plus tard la fondation du Mouvement Apostolique de Schœnstatt. L'acte de fondation de cette Congrégation eut lieu le 18 octobre 1914. Ce jour là, le Père Joseph Kentenich, l'instigateur du Mouvement de Schœnstatt, prononça devant les congréganistes cet exposé mémorable qui est entré dans l'histoire de Schœnstatt, sous le nom de « Charte de Fondation ». En décidant cette fondation, le Père aumônier et les jeunes co fondateurs concluaient ensemble ce qui fut appelé plus tard « l'Alliance d'amour » avec la Mère de Dieu, Alliance qui, grâce à une assistance spéciale de la Providence Divine, devint la cellule initiale de l'actuelle Famille de Schœnstatt.

Cette « Alliance d'amour » historique avec la Sainte Vierge, Mère Trois Fois Admirable, Joseph Engling l'a tellement prise à cœur, que le fondateur de l'œuvre de Schœnstatt, des années après, pouvait l'appeler « l'Acte de fondation » vécu. Depuis les jours de l'histoire primitive de Schœnstatt, un trait fondamental se dessina dans sa vie : le rapport d'une filiation spirituelle envers le père et fondateur de la Famille de Schœnstatt à venir. C'est ainsi que, dès lors, il portait à maturité et incarnait clairement ces idées et ces forces vitales qui ont façonné l'œuvre de Schœnstatt.

Durant l'année scolaire 1915-16, Joseph Engling devint Préfet de la Petite Congrégation, qui rassemblait les classes moyennes. Sous son efficace direction, malgré les dures contraintes du temps de guerre, la jeune Congrégation connut un sommet.

C'est à cette époque que se dessina son idéal personnel : « tout à tous et entièrement donné à Marie. » Celui-ci devrait donner à sa vie consistance et orientation. Son amour pour la Mère de Dieu le poussait à un incessant travail et, envers les autres, à un service apostolique plein d'abnégation. Avant tout il fut le précurseur de l'idée de « Capital de grâces » de la Mère Trois Fois Admirable de Schœnstatt. Un ordre du jour spirituel, dans lequel il avait consigné les prières les plus importantes et les sacrifices au quotidien, représentait son incessante contrition à ce « Capital de grâces » .

En novembre 1916, il reçut sa convocation pour le service des armes. Avec 17 autres jeunes de l'internat il partit à Haguenau, en Alsace, pour faire ses classes. A cause de ses défauts physiques il n'était pas fait pour être soldat de parade. De ce fait la vie en caserne devint pour lui une dure et pénible épreuve, surtout lorsqu'il se trouva sous les ordres de gradés inhumains et en compagnie de quelques camarades grossiers. Malgré ces conditions éprouvantes il resta imperturbablement attaché à son effort et à l'entretien de sa vie intérieure et il tint à la caserne son Ordre du jour spirituel exactement comme dans la grande paix de l'internat. Sa persévérance alla jusqu'à servir d'encouragement et de soutient à ses condisciples, qui ne souffraient pas moins de la vie militaire, dont ils faisaient la dure expérience.

Début juin 1917 Joseph Engling partit pour le front. C'est d'abord sur celui de l'Est, en Russie, que fut dirigé son régiment. Certes, il ne vécut pas là de très grands combats. Mais durant les mois que dura son séjour à l'Est, il connut de dures marches, la morsure de la faim consécutive à un ravitaillement insuffisant, la monotonie d'une guerre de position. Là aussi, il poursuivit sans relâche son combat pour la sainteté. C'est à cette époque qu'il rassembla autour de lui un groupe de condisciples dispersés : il resta jusqu'à sa mort leur centre dynamique en maintenant entre eux un échange de pensées par lettres.

Au commencement de l'année 1918 son régiment fut transféré sur un sol abreuvé devant la place forte de Verdun, à proximité de la hauteur 304. Joseph Engling qui, entre temps, s'était avéré soldat d'élite, entra dans la troupe d'assaut du régiment. Dans cette unité, il participa à plusieurs opérations périlleuses. A cette même époque, au milieu de l'agitation de la vie au front, il ne cessa de progresser dans la prière solitaire. Sur son ordre du jour spirituel figurèrent, en plus des prières quotidiennes, nombre d'autres exercices tels que la participation spirituelle à la Sainte Messe, la communion spirituelle, deux heures de gardes, le chapelet, la lecture spirituelle, la bonne intention, l'examen de conscience et la contrition du soir. A cela s'ajoutait une résolution particulière par laquelle il menait le combat contre une faiblesse de caractère ou pour l'exercice d'une vertu. Sur ce vaste programme religieux de chaque jour il se rendait à lui-même des comptes par écrit. Comme l'attestent ses annotations, à peu d'exceptions près, il a tenu consciencieusement, durant toute sa vie de soldat, ce compte-rendu écrit. Durant l'année 1918, il y a ajouté plusieurs fois, dans la tranchée, une journée de récollections personnelle et une fois, autant que faire se put, une retraite privée.

A la mi-avril sa division participa à la grande attaque allemande entre Ypres et Béthune. Plusieurs fois, sous un feu intense, le régiment de Joseph Engling subit de lourdes pertes. Dans l'épouvante de cette guerre de matériel son amour pour Marie grandit jusqu'à l'héroïsme. La Foi en la mission de Schœnstatt le remplit au point d'offrir volontairement sa vie pour que soit atteint ce but : il le fit dans une consécration écrite à la Mère Trois Fois Admirable. Alors que le frisson de la mort régnait autour de lui et que beaucoup de ses camarades tombaient sous les obus, se fit jour en lui la résolution particulière de renouveler en esprit plusieurs fois par jour devant la Sainte Vierge l'offrande du sacrifice de sa propre vie. Le sérieux de cette offrande se vérifia particulièrement dans la paix intérieure avec laquelle il affronta courageusement les plus grands dangers et exerça la camaraderie. Il était là toutes les fois qu'il y avait des blessés à ramener, des ensevelis à dégager et des morts à enterrer. Il était volontaire pour aller chercher le ravitaillement sous les obus.

Les derniers mois de sa vie se passèrent dans les combats de la retraite. En ces jours où les soldats eurent à endurer des souffrances inhumaines, il resta un camarade bon et fidèle à son devoir. C'est justement cette période difficile qui le vit au sommet de son itinéraire spirituel. Et pas seulement en continuant, comme toujours, à tenir fidèlement son Ordre du jour spirituel, qu'il soit complètement épuisé par de longues marches, totalement absorbé dans des opérations ou fatigué à mourir à force de travailler aux terrassements. Durant ces semaines, il ne cessa de penser à adorer chaque heure le Dieu en trois Personnes demeurant dans son âme et ainsi à poursuivre continuellement son chemin avec Dieu. Peu de temps avant sa mort, sa vie de prière atteignit une telle profondeur et une telle intimité qu'elle était comme une constante union à Dieu et qu'elle s'élevait à proximité quasi palpable de Dieu.

Le 4 octobre 1918 au soir, il fut touché, aux environs de Cambrai, à Thun-Saint Martin, par un tir meurtrier. C'est alors que fut scellée dans une mort héroïque sa consécration à la Mère de Dieu. Enterré à la hâte, jusqu'à aujourd'hui l'on a jamais retrouvé son corps.

Parmi les compagnons de Joseph Engling, prévalut depuis toujours la conviction que durant sa vie, il avait pratiqué les vertus avec héroïsme. Quand, avec la première biographie, furent connus ses journaux, lettres et annotations, cette conviction ne fit que s'affermir. On comprend que, ces dernières années, la vénération à son égard ne fait que s'accroître. Tout cela a fait qu'aux autorités ecclésiastiques compétentes fut présentée la proposition d'instaurer la cause de Béatification de Joseph Engling. Cette proposition, Mgr l'évêque l'a reçue favorablement et, le 4 octobre 1952 à Trèves, il a ouvert officiellement le procès. Durant l'été 1964 le procès y aboutit à une conclusion provisoire et l'enquête officielle fut introduite à Rome.

 

Au delà de la mort

  

L’article de Foi concernant la communion des Saints nous enseigne que les élus du Ciel et le peuple de Dieu en chemin sont étroitement unis entre eux. C’est pourquoi l’Église nous engage à demander la céleste intercession de ceux que Dieu a reçu dans sa maison. Nous pouvons espérer que leur intercession peut nous obtenir la bienveillante assistance de Dieu, quand nous nous tournons vers eux pour qu’ils nous aident dans les afflictions de notre pèlerinage terrestre.

La mort précoce de Joseph Engling n’a pas mis fin à son activité terrestre. Les personnes sont de plus en plus nombreuses à témoigner qu’à l’évidence leurs demandes ont été exaucées. Dans les dernières années, des centaines et des centaines, concernant presque toutes les détresses de la vie quotidiennes : cas de maladie, détresses au plan professionnel, souffrance morale, la famille, cas de malheur de toutes sortes, crises dans le couple, crises de la Foi chez des proches, etc...

 

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Neuf jours avec Joseph Engling

 

Prière préparatoire 

 

Dieu bon et miséricordieux, Père de tous les hommes, tu nous as dit par la bouche de Ton Divin Fils : « Demandez et vous recevrez ». Docile à Ta sainte volonté, je viens à Toi dans la détresse de mon cœur et j’implore Ton puissant secours et Ta protection. Montre-moi Ta miséricorde et fais-moi ressentir que Tu es mon Père. Comme l’enseigne Ton Église, Tu révèles Ta puissance, avec une particulière prédilection, par tous ceux qui t’ont servi ici bas avec amour total. C’est pourquoi je dépose, plein de confiance, mon intention dans les mains de Ton serviteur Joseph Engling et j’attends de son intercession que Tu exauces mes prières.

Mère aimée trois fois admirable, Mère de grâce de Schoenstatt, tu es venue déjà en aide à tant de personnes dans leurs multiples détresses. Jette les yeux avec bienveillance sur le grand souci qui accable mon âme. Je l’ai confié aux mains de Ton fidèle serviteur Joseph Engling. Par son amour si tendre, il Te fut toujours donné ici-bas ; maintenant qu’il est devenu Ton protégé de choix, Tu l’exauces volontiers. Par son intercession, que Dieu le Seigneur accueille favorablement ma prière et me donne la joie d’être exaucé grâce à lui. Amen.

 

Premier Jour

Auto éducation et formation de caractère

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Ephésiens (6,13-18)

 

C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

 

Sur le champ de bataille de son propre cœur

 

Quand Joseph Engling arriva à l'école de formation de Schoenstatt, il se bâtit un idéal personnel de vie en ces termes: « Tout à tous et entièrement donné à la Sainte Vierge ». C'est ce but que visait tout le combat de sa vie. L'arme avec laquelle il mena le combat fut la résolution particulière. Celle-ci consistait à exercer la vertu que son idéal exigeait le plus dans les circonstances connues ou à combattre la faiblesse qui l'empêchait le plus de tendre vers son idéal. Arrivait-il parmi des camarades frustes, sa résolution particulière s'énonçait de telle façon: « Aimable et serviable dans les relations ». Rencontrait-il des supérieurs désagréables, sa résolution était alors: « Considérez les ordres de l'autorité légitime comme donné par Dieu ». Les efforts et le service des armes devenaient-ils accablants, c'est alors qu'il disait: « Par amour pour la Mère de Dieu, ne pas perdre ma bonne humeur ». Était-il exposé à bien des excitations et des distractions, c'était l'occasion de veiller au recueillement durant la prière. Dès qu'apparaissait clairement l'objectif du combat, il s'y engageait avec sa résolution particulière. Et il la mettait en pratique jusqu'à ce qu'il ait surmonté les difficultés. A chaque confession, il rendait compte de la façon dont il avait tenu sa résolution particulière. C'est ainsi qu'il venait à bout de deux faiblesses innées de caractère: la propension aux accès de colère et aux soudains changements d'humeur. Sa ténacité à mettre en pratique sa résolution particulière en toute situation, malgré les difficultés et les échecs, exigeait un rude combat pour son idéal de vie.

 

Comment vivre cela? 

 

As-tu déjà une fois examiné à fond tes dispositions de caractère? Y as-tu décelé des faiblesses innées? Peut-être as-tu un tempérament irritable qui se répand vite en paroles violentes. Peut-être es-tu porté à rechercher tes aises, à vivre dans l'insouciance et ainsi tu es négligeant dans ton travail professionnel. Ou bien tu es tout de suite blessé, de mauvaise humeur ou mal luné et tu fais peser cela sur ton entourage. Ou bien tu es jouisseur et prétentieux et tu exiges toujours pour toi ce qu'il y a de mieux. Réfléchis donc là-dessus. Quand tu auras trouvé ton plus gros défaut, formule à partir de là ta résolution particulière. Que la vigueur et la fidélité avec lesquelles tu la tiendras aujourd'hui soient, pour ce premier jour, ton cadeau à Notre-Dame de Schoenstatt.

 

Prière

 

Divin Sauveur, Maître et modèle de toute vertu, Tu m'as appelé à Te suivre. Tu veux que je tende vers une vraie sainteté et, pour cela, que je mène un sérieux combat contre mes faiblesses et mes tendances au mal. Voici que je suis prêt à suivre Ton appel. Éclaire mon intelligence pour que je me connaisse vraiment moi-même, fortifie ma faible volonté pour que je ne mollisse jamais dans le combat. Tu me montres en Ton courageux lutteur, Joseph Engling, un modèle lumineux, qui m'instruit et me stimule. Confiant en l'aide de Ta grâce, je veux le suivre. Accorde-moi l'accomplissement de ce que Tu as commencé en moi. Amen.

 

Offrande du soir ( à dire chaque jour)

 

Bien-aimée Mère trois fois admirable de Schoenstatt, accueille favorablement toute ma tâche quotidienne avec toutes ses fatigues et ses fardeaux, et tout ce que j’ai pu accomplir à Ton service. Je Te confie, en Te priant de le répandre en grâce sur tous ceux qui vont en pèlerinage dans Ton Sanctuaire. Sois indulgentes pour les fautes et les faiblesses de ce jour et répare ce que j’ai gâché par na négligence. Je Te remercie pour toute protection et toute bénédiction que tu m’as accordées aujourd’hui. J’implore maintenant de Toi Ton secours pour que je continue à avancer sur le chemin où ton fidèle serviteur Joseph Engling me précède ces jours-ci. Amen.

 

Nous prions avec Joseph Engling (chaque jour)

 

Mère trois fois admirable, je T’offre toutes mes actions, toutes mes bonnes œuvres, tout mon effort de sanctification personnelle pour servir les desseins que toi, ô Mère, tu assignes à notre congrégation. Amen.

 

Deuxième Jour

Priant Solitaire 

 

Évangile de Saint Luc (21, 34-36)

 

Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.

 

Sa prière au quotidien

 

La vie de prière de Joseph Engling atteignit son sommet au milieu des événements agités et stressants du front. Ses exercices spirituels, qu'il voulait assurer au long de la journée, il les inscrivait dans son Ordre du jour spirituel. Chaque soir, par écrit, il notait pour lui-même s'il s'en était acquitté et de quelle façon. Il commençait la journée avec la prière du matin, la bonne intention, la participation en pensée à la Sainte Messe, la communion spirituelle. Durant ce temps, il se transportait assez souvent dans la petite chapelle de grâce de Schoenstatt. Là, il adorait le Sauveur présent dans l'Eucharistie, il renouvelait la participation spirituelle au sacrifice de la Messe et passait l'heure, autant que faire se pouvait, dans le recueillement intérieur. En dehors de cela, au cours de la journée, il récitait le chapelet et faisait une courte lecture spirituelle. Presque chaque mois, il réalisait une journée de récollection et même, à l'occasion, une retraite pour lui seul. Il concluait la journée avec la prière du soir, examen de conscience et un acte de contrition parfaite. Vers la fin de sa vie, chaque heure, il se remettait en présence de Dieu et restait en oraison. Ces exercices spirituels, il les a assurés presque chaque jour de sa vie de soldat. Et pourtant il était fatigué jusque?à l'épuisement par des marches pénibles, des travaux nocturnes de terrassement et par la faim. En ces heures-là, il était parfois complètement absorbé par les péripéties stressantes de la bataille ou bien retourné intérieurement, crispé par son entourage. Dans ces pénibles circonstances, il restait un priant solitaire.

 

Comment vivre cela? 

 

L'exhortation du Divin Sauveur à prier en tout temps est valable aussi pour toi, malgré ton travail quotidien qui disperse ton esprit, et tes occupations professionnelles usantes. Certes, tu ne dois pas exiger de toi ce dont Joseph Engling a été capable. Commence petitement. Mais aujourd'hui, sans doute, pourrais-tu faire un peu plus qu'hier. Peut-être réussirais-tu, pour une journée, à assurer quelques-uns des exercices de l'Ordre du jour spirituel de Joseph. Ou bien tu te fit pour la journée d'aujourd'hui quelques petites pauses de prière. Alors tu te retires un peu à l'écart et tu te recueilles un moment dans la prière. Ce peut être aussi des oraisons jaculatoires, d'instantes prières que tu répètes assez souvent au cours de la journée. Parmi ces suggestions, choisis celles qui te conviennent.

 

Prière 

 

Seigneur Jésus-Christ, Tu nous as exhortés à prier en tout temps. Dans la prière, c'est Ta grâce qui nous visite et nous fortifie dans le combat pour le bien. Apprends-moi à prier comme autrefois Tu as appris à Tes disciples à le faire. Éveille en mon intérieur l'esprit de recueillement, pour que je ne me laisse pas absorber par les distractions de l'existence quotidienne. Éveille en moi le sens de Ta mystérieuse présence en mon âme, élève mon cœur vers Toi dans le silence du recueillement. Fais moi marcher à Ton côté au long de ce jour, comme Tu m'en as donné l'exemple dans Ton serviteur Joseph Engling.

 

Troisième Jour

Tout à tous 

 

Évangile de Saint Jean (15, 9-10, 12-14, 17)

 

Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Son amour du prochain sans réserve 

 

Joseph Engling était naturellement porté au don de soi à son prochain. D'où aussi son grand idéal de vie: Tout à tous! Déjà à Schoenstatt, il s'imposait cette exigence d'avoir l'œil sur tout besoin de l'autre et d'aller au-devant de chacun dans une totale disponibilité. Ses condisciples savaient qu'on pouvait attendre de lui n'importe quel service. Il donna de son dévouement des manifestations inhabituelles, surtout quand il devint soldat. C'est là que parfois de mauvais camarades abusèrent de sa serviabilité. Bien qu'il leur ait témoigné beaucoup d'amabilité, quelques brutes ont tourné en ridicule sa piété, l'ont volé, grossièrement calomnié ou traité sans ménagements. Après un violent combat intérieur, il en venait pourtant à garder même avec eux des rapports de camaraderie. Un soldat de sa compagnie atteste que Joseph Engling donnait souvent son dernier morceau de pain à des camarades qui avaient faim, dût-il lui-même souffrir de la faim. Au milieu des explosions d'obus, en Flandre, il a souvent, au péril de sa vie et comme volontaire, ramené des blessés, enterré des morts et dégagé des ensevelis. Quand personne ne voulait aller chercher le ravitaillement à cause de la violence des tirs, Joseph se levait en silence et partait. A des hommes d'un certain âge, il faisait arrêter le dur travail de terrassement et l'accomplissait à leur place. Un jour, un père de famille fut détaché pour une patrouille dangereuse et broyait du noir à la pensée des siens au pays, alors bien vite, Joseph s'approcha de lui et dit: « Reste, camarade, j'y vais pour toi! » Comme point final, l'offrande de sa vie que fit Joseph à la Mère de Dieu fut une expression de son amour du prochain et de son zèle pour le Salut des Âmes immortelles.

 

Comment vivre cela? 

 

Aujourd'hui doit être le jour d'un généreux amour du prochain. C'est maintenant que tu devrais accomplir un sacrifice spécial d'amour serviable. Réfléchis où il pourrait se situer. Peut-être vivent dans ton entourage des personnes qui te sont très antipathique. Sois donc patient et aimable dans les relations. Peut-être a-t-on répondu à ta bonne volonté par l'ingratitude, l'indifférence et les blessures. Sois pourtant avenant et prêt à rendre service. Ou bien tu pourrais choisir pour toi aujourd'hui ce qu'il y a de plus humble et de désagréable: tu peux faire cela où on recueille le moins de remerciement et de reconnaissance. Sois donc toute la journée l'aide aimable de ton entourage et cherche à susciter la joie par des services spontanés. Peut-être peux-tu aussi faire un cadeau à quelqu'un au prix d'un sacrifice personnel, faire plaisir discrètement à un pauvre homme, visiter un malade ou choisir quelque chose de ce genre là. Précise-toi maintenant, si possible, en quoi ton sacrifice va consister.

 

Prière

 

Seigneur et sauveur Jésus-Christ, Tu nous appelles Tes amis si nous nous aimons les uns les autres. Je voudrais être digne de Ton amitié et donc apprendre de Toi à aimer les autres comme je le dois. Par la vie de Joseph Engling, Tu m'as mis devant les yeux un exemple de la façon dont je puis être tout  à tous dans le don total de moi-même. Mais dans mon cœur je trouve encore tant d'incitations à l'égoïsme et au désir de jouissance, qui me font obstacle. Dans Ta grâce, purifie donc mon amour pour que je me donne sans attendre en retour, remerciement ni reconnaissance. Par amour pour Toi, je veux, avec bonté de cœur, partager tout besoin et rester disponible à toute assistance. Accorde-moi la force de faire preuve d'amour même là où ma bonne volonté ne reçoit que l'ingratitude et le mépris. Amen.

 

Quatrième jour

Porter la croix avec courage 

 

Évangile de Saint Luc (9, 23-25)

 

Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il se détruisait ou se perdait lui-même? 

 

Son courage dans la souffrance 

 

La vie n'a pas été pour Joseph Engling une école de facilité. Combien lui ont coûté ses déficiences physiques, son attitudes courbée, sa démarche lourde et son défaut de prononciation! A la caserne surtout, il eut à souffrir beaucoup de la part d'un supérieur un peu « cinglé » et de quelques camarades. Durant la guerre, il affronta de multiples épreuves. Dans les dures conditions de service de leur cantonnement, les nouvelles recrues souffrirent tellement de la faim que des camarades gardèrent de ce séjour, durant bien des années, un souvenir terrible. Un jour, il fut faussement accusé de vol par quelques camarades et dut patiemment supporter un pénible interrogatoire de la part de l'adjudant. La vie au front était souvent faite d'efforts surhumains, à croupir en terre durant des mois dans de misérables trous, par tous les temps. A cela, il fallait ajouter le stress, l'épouvante d'une bataille moderne à grand renfort de matériel. Ses efforts pour engager d'autres personnes à Schoenstatt n'aboutissaient presque jamais. Même parmi les autres congréganistes schoenstattiens, il ne trouva pas toujours une juste compréhension, d'où bien souvent l'impression de solitude. A cela s'ajoutaient de fréquents accès de mélancolie, qui provoquaient chez lui un profond accablement. Toutes ces croix, il les a portées courageusement. Il ne renacla pas devant son sort, ne devint pas aigri à cause des autres, il ne perdit pas courage. Un camarade rapporte que Joseph Engling n'a aucune parole de découragement en 1918 devant la situation générale catastrophique. La peine de ces dures années de guerres, il la déposa en esprit d'offrande dans les mains de la Mère de grâces de Schoenstatt.

 

Comment vivre cela? 

 

Toi aussi, tu as sûrement ta croix à porter. Peut-être est-ce une maladie qui te frappe, ou le dur combat pour la pain quotidien, ou encore un mal moral qui t'accable. Cela pourrait être aussi une peine dans la famille parce que vous devez affronter un coup du sort ou parce qu'un membre de la famille est en extrême danger moral. Ce jour présent doit te trouver fort pour porter la croix. Offre ta peine au Seigneur portant sa croix, uni à la Mère des Douleurs. Répète fréquemment avec Lui, durant ce jours, les paroles qu'Il a prononcées au Mont des Oliviers : « Père, s'il est possible, fais que cette coupe s'éloigne de moi. Pourtant que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse mais la Tienne.

 

Prière

 

Seigneur Jésus-Christ crucifié, comme Toi, j'ai aussi une croix à porter et, comme Toi, je sens peser la charge. Mais ce qui me donne force, c'est que je ne suis pas seul sur le chemin de croix. Tu marches avec moi et partages avec moi le fardeau. Je ne veux donc pas renoncer mais poursuivre fidèlement à Ton côté tant que, selon le dessein insondable du Père Céleste, durera ce chemin de croix. Douloureuse Mère de Dieu, implore pour moi de Dieu la force de rester courageux, comme Tu le fus au pied de la croix. par Tes mains, j'offre tout avec les mêmes sentiments dans lesquels Ton fidèle serviteur Joseph Engling T'a offert les tribulations de sa vie. Amen.

 

Cinquième jour

Apôtre pour le royaume de Dieu 

 

Évangile de Saint Matthieu (28, 18-20)

 

Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

 

Le sens et le service apostoliques de Joseph

 

Déjà lorsque Joseph Engling se décida à devenir prêtre, son unique désir était de se consacrer au Royaume de Dieu. Ce désir ne fit que croître quand, à Schoenstatt, il découvrit pour sa vie une haute mission. Ce qui lui en donna la force, ce fut avant tout une foi inébranlable en la mission de Schoenstatt voulue par Dieu pour un renouveau religieux et moral de cette époque dans le Christ. Il devint préfet de la congrégation de l'école et, à cette place de responsable, il déploya parmi les congréganistes un apostolat empressé. C'était un travail de contact, soutenu et sans bruit, de l'un à l'autre. C'est ainsi qu'il réussit à porter la congrégation à un haut niveau. Quand il fut aux armées, il organisa un vaste réseau de correspondance avec ses condisciples et chercha, de cette façon, à les maintenir dans l'amour idéal et la fidélité envers lui. Son apostolat s'exerçait aussi dans son entourage immédiat. Des camarades l'avaient surnommé « l'adjudant de l'aumônier de la division ». Son souci particulier concernait la célébration de la Messe. Même s'il y avait une longue route à parcourir, il cherchait à motiver les camarades pour qu'ils y participent et reçoivent les sacrements. Il faisait des sacrifices particuliers pour l'apostolat par l'écrit. Avec sa maigre solde il s'achetait de bon livres et revues et, dans son sac lourdement chargé, les traînait jusque dans la tranchée. Plus d'une fois, il se tourna vers Schoenstatt et demanda de la littérature missionnaire. L'apostolat de la parole, on le trouve dans son engagement en faveur des enseignements et des droits de l'Eglise. Dans les derniers mois, figurait dans son ordre du jour spirituel une prière pour l'association Saint Boniface et son travail en faveur des frères dans la foi dispersés dans la diaspora.

 

Comment vivre cela?

 

Toi aussi, tu es appelé à l'apostolat. Mets en oeuvre spécialement aujourd'hui ton esprit apostolique. Rassemble dans ton esprit les occasions qui se prêtent bien au service de l'apostolat. Peut-être peux-tu t'intéresser au travail, aux services de la pastorale paroissiale ou, d'une façon ou d'une autre, participer aux groupes d'Eglise. Peut-être peux-tu faire quelque chose dans le domaine caritatif, pour les missions, pour l'apostolat par la presse. Ou bien fais visite à un malade, fais un don pour une bonne cause. Cultive l'apostolat de la bonne parole et cherche à gagner des personnes en danger. Si une action extérieure t'es impossible, offre aujourd'hui un sacrifice particulier et prie pour l'Eglise de Dieu opprimée.

 

Prière

 

Divin Sauveur Jésus-Christ, par le Baptême Tu m'as appelé à l'apostolat, par la Confirmation Tu m'as sacré militant du royaume de Dieu. Remplis-moi du sentiment de responsabilité pour la mission qui m'est confiée et éveille en moi le sens missionnaire pour Ta Sainte cause. Donne-moi le courage du sacrifice, afin que je ne craigne aucune peine. Le courage de rester fort, afin que nul échec ne me paralyse. Mets dans mon cœur les sentiments qui conviennent sur mes lèvres la parole opportune. Oriente toutes mes actions, tous mes soucis et fais-les tourner à la gloire de Ton Saint Nom et à l'extension de Ton Royaume ici sur terre. Amen.

 

Sixième jour

Tout donné à la Sainte Vierge 

 

Évangile selon Saint Jean (19, 25-27)

 

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

 

Sa dévotion à Marie

 

La grande caractéristique de la vie intérieure de Joseph Engling fut l'amour authentique qui l'anima pour la Mère de Dieu. D'où cette deuxième face de son idéal de vie : « Tout donné à la Sainte Vierge. » Elle était la Reine à qui son cœur appartenait, à qui il confiait tout. Sa vie, son travail, sa prière et sa souffrance, il les comprenait comme une action continuelle au service de la Mère de grâce de Schoenstatt. Les points culminants de sa dévotion mariale étaient toujours les fêtes de Marie et le mois de Mai. C'est alors qu'il rassemblait ce qu'il appelait « les fleurs de mai ». Il entendait par là une grosse brassée de sacrifices vécus dans l'existence quotidienne et qu'il offrait à Marie comme cadeau de Mai. Pendant les durs combats de Flandre sa résolution particulière consista, durant des semaines, à se souvenir souvent, dans la journée, de la Mère de Dieu, à la saluer et à offrir par ses mains tout ce qu'il vivait. Chaque jour, en esprit, il pérégrinait jusqu'à Schoenstatt en son petit sanctuaire. C'était l'endroit même où il se sentait chez lui, où il avait ses racines. Ainsi peut-on lire maintes fois dans son journal intime que les durs efforts et renoncements de sa vie au front étaient devenus légers à la pensée de la Mère trois fois admirable. Le don de soi atteignit un sommet quand, au milieu de la bataille, il mit par écrit sa consécration à la Sainte Vierge. Par ces quelques lignes il offrit à Marie sa vie en sacrifice pour la mission et la cause de Schoenstatt. Jusqu'à dix fois par jour, durant ces semaines passées au danger, il a renouvelé de vive voix sa consécration. Quelques mois plus tard, sur le champ de bataille, celle-ci fut scellée par la mort.

 

Comment vivre cela?

 

Comme ce fut le cas pour Joseph Engling, que ta vie aussi soit entièrement donnée à la Mère de Dieu. Elle est le chemin le plus sûr qui mène au Christ. Pour devenir un serviteur de Marie, il n'est besoin de rien d'autre qu'un amour simple et droit et d'une confiance sincère. Que l'exercice de l'un et l'autre constitue le meilleur de la journée présente. Tu peux mettre en pratique cette intention en accomplissant à la perfection tel devoir d'état par amour pour la Sainte Vierge. Tu peux lui faire plaisir en faisant plaisir aux autres. Tu peux lui témoigner ta vénération en décorant son image chez toi, en visitant une stèle ou une chapelle dédiées à Marie. Adresse-lui ta salutation par le chapelet ou quand sonne l'angélus. En esprit, met-toi en route pour Schoenstatt auprès de la Mère de grâce et là, offre-lui une victoire sur toi-même accomplie avec cœur L'amour te rendra inventif sur les façons d'offrir tes services à la Mère de Dieu.

 

Prière

 

Mère bien-aimée, trois fois admirable, combien ton serviteur Joseph Engling T'a aimée et avec quelle fidélité il Te fut dévoué, sa vie durant ! C'est bien cet amour pour Toi qui l'a fait vivre dans l'intimité de Dieu et lui a donné force d'âme. Moi aussi, je voudrais T'appartenir sans réserve et rester à Ton service. Accepte donc ma consécration, par laquelle je me lie à Toi pour toujours. Pour qu'advienne Ton règne, je veux à l'avenir engager toutes mes forces. De Ton côté, prends ma vie sous Ta protection et façonne-la sur le modèle de Ton divin Fils. En Toi, Mère bien-aimée de Dieu, j'ai mis ma confiance, conduis-moi tout au long de mon pèlerinage terrestre. Amen.

 

Septième jour

Porter le Christ 

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Galates (2, 16, 19-20)

 

Sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

 

Sa vie dans le Christ

 

Dans sa plus grande jeunesse, Joseph Engling vécut une profonde expérience du Christ: la célébration de sa première communion. Dès ce temps-là, âgé de 12 ans, il tenait un journal spirituel, qui porte témoignage de sa maturité de sa vie intérieure. A Schoenstatt cela devint encore plus profond quand il se joignit, à l’intérieur de la congrégation mariale, à la section eucharistique. On peut le constater : les époques que distingue une intense dévotion mariale ne tardent pas à engendrer un amour plus grand encore pour la Christ. C’est ainsi que la célébration quotidienne de l’Eucharistie devient bientôt le centre de ses occupations journalières. Son zèle pour le Christ eucharistique le poussa, durant les vacances dans sa paroisse d’origine, à introduire un usage qui n’existait pas encore: celui de la communion fréquente. Et il commença dans sa propre famille. La participation quotidienne au sacrifice de la Messe, il la prit tellement à cœur que, durant sa vie de soldat, il souffrit beaucoup d’en être privé. En compensation, il s’efforçait, chaque matin, d’y participer en esprit et de faire, à cette occasion, la communion spirituelle. Pendant la journée il se remettait devant la présence de Dieu en son âme par deux heures de garde eucharistique. D’après ses annotations écrites, il s’est acquitté de ses exercices à peu prés chaque jour, quelles que soit les conditions de vie au front. Si l’occasion se présentait de participer réellement à la Messe célébrée par un aumônier, ce jour devenait pour lui un jour de fête qui remplissait son âme d’un réel enthousiasme. Il vivait l’année liturgique de telle façon que, malgré les événements éprouvant du front, les grandes fêtes marquaient sa vie spirituelle. En août 1918, sa résolution particulière fut, tout un temps, de se rendre attentif, chaque heure, à la présence du Fils de Dieu dans son âme : ainsi cheminait-il uni au Christ tout au long de sa journée.

 

Comment vivre cela?

 

Qu’en est-il de ta vie avec et dans le Christ? Es-tu continuellement en état de grâce? comment participes-tu au Saint-Sacrifice de la Messe et comment soignes-tu la réception des sacrements? Ce jour-ci doit traduire ton amour pour le Sauveur eucharistique. Choisis parmi les propositions suivantes quelque chose qui te convienne. Si les circonstances le permettent, assiste aujourd’hui au Saint-Sacrifice de la Messe. Continue dans la journée ta participation à la Messe. Concentre-toi assez souvent dans le recueillement intérieur. Transporte-toi alors en esprit dans l'église de ta communauté pour y adorer comme Joseph Engling une heure de garde. Fais aussi une visite au Saint Sacrement ou une lecture de la Sainte Écriture. Rends grâce à Dieu qui habite en toute âme en état de grâce et te croise aujourd’hui bien plus d’une fois dans le prochain. Que ton salut adressé à l’autre soit en même temps un salut au Christ Jésus.

 

Prière

 

Sauveur Eucharistique, caché mystérieusement sous les apparences du pain, je crois au mystère de Ta présence réelle dans le sacrement de l’autel et je T’adore. Pénètre-moi toujours plus de cette foi pour que je puisse prendre une part active au Saint Sacrifice, que Tu renouvelles chaque jour sur l’autel. En Toi, je voudrais être transformé pour que ce ne soit plus moi qui vive mais Toi en moi. Demeure avec moi, Seigneur, et ne permets pas que je perde jamais par le péché la partage de ta vie. Amen.

 

Huitième jour

Vivre en enfant de Dieu 

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Romains (8, 14-17)

 

Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

 

Sa vie d’enfant de Dieu

 

Plusieurs mois avant la fin de sa vie, la conscience qu’il avait d’être enfant de Dieu agit sur son âme comme un puissant levier. Cela ne lui vint pas d’un enseignement extérieur mais ce fut la conséquence naturelle et le plus beau fruit de sa piété mariale et de son amour du Christ longtemps entretenus. Désormais, il pratique, au milieu des occupations quotidiennes imposées par la situation, un cheminement constant avec le Dieu trinitaire. Chaque heure il renouvelait expressément sa conviction de la présence de Dieu en son âme. Il élevait son cœur vers lui dans la prière et s’efforçait d’accomplir d’une façon qui plaise à Dieu l’action alors en cours. Cette solitude dans la prière et cette continuelle union à Dieu se haussaient en lui jusqu’à une proximité presque perceptible de Dieu. Mais, en même temps, croissait aussi en lui la délicatesse de conscience de sorte qu’il détectait en lui-même les fautes les plus légères. Cela éveillait le vif désir de racheter ces infidélités par une pénitence et une mortification accrues. Son cheminement avec Dieu était constamment lié à l'exercice précis d’une vertu. C’est ce que laissait entendre sa dernière résolution particulière: se dire à haute voix que Dieu, le Père bien-aimé de tous les hommes, était prés de lui et le poussait au don de soi sans réserve au prochain.

 

Comment vivre cela?

 

Deviens convaincu que, par ton état de grâce, tu es un enfant de Dieu et que tu portes en toi une haute valeur. Vis-tu aussi comme Joseph Engling, ta condition d’enfant de Dieu? Qu’en est-il de ta relation à Dieu? Est-ce la relation de l’homme qui se sait conduit par la main de Dieu le Père, ou bien est-ce la relation troublée par le péché, peut-être même par la crainte non fondée de pécher. Ou bien avances-tu dans la vie sans te poser de questions, sans prendre en compte le fait que Dieu est avec toi et demeure en toi? rappelle-toi assez souvent que Dieu est présent en ton âme et prie-le. Pense que sa providence garde ta vie et la conduit. Laisse-toi donc conduire par lui en toute confiance. Fais lui don de l’action dont tu es justement en train de t’acquitter par devoir d’état. Accomplis-la de telle façon qu’il en soit honoré et non déshonoré. Fais aujourd’hui une lecture de Bible pour approfondir en toi la conscience de la présence de Dieu.

 

Prière

 

Dieu, Père du Ciel, Créateur de ma vie, de qui j’ai reçu tout ce que je suis. Je reconnais ma totale dépendance par rapport à Toi, je T’adore et Te vénère. Je veux aussi T’appartenir totalement et c’est pourquoi je confie à Ta providence tout mon destin. Père Céleste, par Ton Fils Jésus-Christ, Tu as suscité en moi une mystérieuse vie. Rends-Moi conscient, au plus profond de l'âme que je suis à Toi et que Ton amour de Père règne sur moi. Garde-moi dans Ton amour. Sous Ton regard à qui rien n’échappe je veux, fidèle à Tes commandements, aller dans Ta vie. Purifie mon intérieur de tout péché et de tout désordre pour que Te plaise constamment et que mes actes soient un incessant sacrifice de louange à la gloire de Ton Saint Nom. Amen.

 

Neuvième jour

Fidèle jusqu’à la mort

 

Lettre de Saint Paul aux Romains (8, 35-39)

 

Qui nous séparera de l'amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? selon qu'il est écrit: C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, Qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

 

Sa persévérance dans le bien

 

Les paroles de l’apôtre peuvent quasiment à la lettre s’appliquer a la vie de Joseph Engling. Rien n’a pu le faire dévier de son but: devenir un saint. La « détressée du fait de ses défauts corporels et de caractère ne l’a pas découragé. « L’angoisse » provoquée par des fausses accusations n’ont pas engendré chez lui l’amertume à l’égard des autres. La « faim » n’a pas pu stopper sa marche vers l’idéal, le « dénuement » non plus dans les misérables logements de la tranchée. Le « danger » de la bataille ne parvient pas à étouffer sa vie intérieure, et le « supplice », la mort, ne l’a pas séparé du Christ mais l’a uni à Lui pour toujours. On peut considérer comme l’exploit de sa vie, que nul échec ne put briser son élan vers la Sainteté. Il eut le courage, en dépit de tout, de recommencer sans cesse chaque jour. Lui aussi, pourtant, dans les contrariétés de la vie, les accès de découragements auraient pu l’anéantir. Mais jamais ils n’eurent le dessus dans son combat religieux et moral.

 

Comment vivre cela?

 

Tu sais déjà certainement par expérience que la persévérance est ce qu’il y a de plus dur. Cela vaut tout autant pour ton effort vers l’accomplissement de toi-même pour ta prière. Quand donc la vue de tes fautes ou de tes faiblesses va te décourager, rappelle-toi une chose : l’insatisfaction de toi-même, dont tu souffres, est justement signe que la grâce de Dieu est agissante en ton âme Ne renonce donc pas. Dieu est avec toi et si ta prière, apparemment, n’a encore eu que peu de succès, ne pense pas que Dieu s’est détourné de toi. Tu ne connais pas ses insondables desseins. Reste persévérant dans la prière. D’une façon ou d’une autre, tu es toujours exaucé par Dieu. Viendra le temps où tu constateras que le Seigneur agissait justement. Souvent, il a bien tout dirigé justement quand il n’exauçait pas nos désirs humains. Recueille-toi donc aujourd’hui dans une prière de don de toi à la Sainte Volonté de Dieu et promet-lui de ne te laisser détourner da Sa providence par aucun événement. Reste-lui fidèle jusqu’à la mort.

 

Prière

 

Dieu Tout Puissant et Père plein de bonté, Toi qui mystérieusement diriges ma vie selon Tes insondables desseins, apprends-moi à renoncer à ma volonté propre et à être tout donné à la Tienne. Par l’intercession de Marie, Ta Sainte Mère, et de Ton serviteur Joseph Engling, accorde moi la grâce de la persévérance jusqu’à la fin. Fortifie-moi dans les épreuves de cette terre, pour que je ne me laisse pas gagner par le découragement. C’est en Toi que je veux espérer, là où les vues humaines ne laissent plus aucun espoir. Je veux compter sur Toi là où les forces humaines sont impuissantes. C’est en Toi, Seigneur, que je mets ma confiance, ne me laisse jamais périr. Amen.

 

 

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Conclusion

 

Tu as maintenant achevé ta neuvaine à Joseph Engling et, durant neuf jours, tu t’es éduqué à son école. Si donc tu pouvais te compter parmi ceux qui ont éprouvé la bénédiction de son intercession, ou qui l’éprouveront, alors remercie ton intercesseur auprès du Trône de Dieu et remercie aussi la Sainte Vierge, si possible, envoie un message au Secrétariat Joseph Engling, Schönstatt Institut, Marienbrüder, Höhrer Strasse 80an D-56179 Vallendar.

Mais si ta prière n’est pas tout de suite exaucée, ne renonce pas. Bien des gens ont fait la neuvaine, pas seulement une fois, mais plusieurs, avant que Dieu n’agrée leur supplique. Reste donc persévérant. S’il est dans le plan de Dieu d’exaucer ta demande, tu peux avoir confiance que Joseph Engling implorera certainement auprès de Dieu l’heureuse issue de ta prière. Persévère donc inébranlablement dans la confiance. Et si Dieu, en son insondable dessein, en avait décidé autrement, alors acquiesce car c’est pour ton plus grand bien. Dépose avec patience tous tes soucis dans la main de la Sainte Vierge. Du haut de la Croix le Sauveur a béni le monde, de même ta croix actuelle deviendra aussi pour d’autres une source de bénédictions. Ta confiance en la Mère Trois Fois Admirable et en son serviteur Joseph Engling ne reste pas sans réponse. Si tu as fait comme il faut cette Neuvaine, tu t’es enrichi intérieurement. Très certainement, d’une autre façon, elle deviendra pour toi aussi bénédiction, telle que tu ne peux encore aujourd'hui la deviner.

  

Prière

 

Bien-aimée Vierge Marie, Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt ! Arrivé au terme de cette Neuvaine, je viens à Toi et je dépose en tes mains ce que ces neuf jours comportent de travail, de prière et d’esprit de sacrifice. Dans ta bonté sois indulgente et ne tiens pas compte des manques et des défauts qui entachent mon offrande. Reçois-la favorablement comme un signe de mon amour et de ma gratitude. Je te confie l’heureux aboutissement de ma prière. De ta main je recevrai volontiers ce que le Père du Ciel, dans Son insondable Providence, a décidé. S’il accorde ce pour quoi je l’implore, aide-moi à remercier. S’il me laisse ma croix, aide-moi à me plier avec courage à sa Sainte Volonté. À l’exemple de Ton serviteur Joseph Engling, je veux Te servir avec fidélité. Et ainsi j’espère de Ton intercession, protection et bénédiction dans toutes les situations de ma vie. Qu’il soit aussi dorénavant mon compagnon de route et qu’il marche à mes côtés au long de mon pèlerinage terrestre, jusqu’à Toi, dans l’éternelle patrie. Amen.

  

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Prière pour la béatification de Joseph Engling

 

Etends la main, Seigneur, et fais surgir signes, miracles et guérisons par l’intercession de Ton fidèle serviteur Joseph Engling, afin que soient manifestées au monde entier Ton infinie Miséricorde, la puissance et la bonté de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt. Amen.

Bien-aimée Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt, Mère de Grâce, Tu nous as accordé, en la personne de Ton fidèle serviteur Joseph Engling, un exemple lumineux qui nous indique comment T’aimer et comment lutter pour le Règne de Ton Fils. Avec une fidélité constante, il Te fut totalement donné et, avec un zèle inlassable, il s’est fait tout à tous. Nous t’en supplions, par la puissance de ton intercession, fais qu’il soit inscrit au nombre des saints confesseurs, afin qu’il puisse continuer ici-bas, avec plus d’efficacité encre, à agir pour Ta Gloire et pour le Règne de Ton Fils. Obtiens-nous aussi la grâce de suivre l’exemple de ses vertus et d’être toujours dévoué à ton service dans le sacrifice et la joie de l’amour. Nous promettons d’offrir volontiers par Tes mains, Mère de Grâces de Schoenstatt, toutes nos prières, nos travaux et nos souffrances pour que jaillisse de Ton Sanctuaire un abondant torrent de grâces pour le renouveau religieux et moral du monde dans le Christ. Amen.

 

Relations de grâces

Faire connaître, s’il vous plaît, les cas de prières exaucées à

 

Secrétariat Joseph Engling,

 Schönstatt-Institut,

 Marienbrüder,

 Höhrer Strasse 80a,

 D-56179 Vallendar.

www.josef-engling-france.com.pl

 

Sœurs de Marie de Schœnstatt

Thun St Martin

F. 59 141 Iwuy

www.sanctuairedelunite.fr

 

 

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Joseph Engling (pdf) en cliquant ici

 

 

Voir aussi: http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-492492.html

 

 

Pour approfondir

"Joseph Engling et la spiritualité de Schönstatt", de René Lejeune, Editions du Parvis, 1992. Vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur en cliquant ici

"Joseph Kentenich et le Mouvement de Schoenstatt, douze portes pour découvrir et comprendre", par une Soeur Ermite, aux Editions Parole et Silence, 2018. Présentation de ce livre sur le site de l'éditeur en cliquant ici

 

04 juin 2018

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Du 5 au 13 juin

Fête de saint Antoine

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Introduction

 

Saint Antoine de Padoue est né à Lisbonne en 1195 et mort le 13 juin 1231. A partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue fut invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre. De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras. On le représente souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec saint François, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus, assis ou debout sur un livre. Saint Antoine est un très grand saint. C’est dommage de le cantonner à celui qui retrouve les objets perdus. Il fut un maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge. Il fut déclaré Docteur de l'Eglise  en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.

Prier pendant neuf jours nous le fera découvrir et apprécier à sa juste dimension

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Père Eternel, au Nom de Jésus-Christ et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée, et de saint Antoine de Padoue, envoyez-moi votre Saint-Esprit !

Saint-Esprit, Dieu d’infinie charité, donnez-moi votre saint amour.

Saint-Esprit, Dieu des vertus, convertissez-moi.

Saint-Esprit, source de lumière céleste, dissipez mon ignorance.

Saint-Esprit, Dieu d’infinie pureté, sanctifiez mon âme.

Saint-Esprit, Dieu de toute félicité, communiquez-vous à mon cœur.

Saint-Esprit, vous habitez dans mon âme, transformez-la et rendez-la toute à vous.

Saint-Esprit, amour substantiel du Père et du Fils, demeurez toujours dans mon cœur.

 

Prières à saint Antoine de Padoue

 

« Bref de Saint Antoine »

 

« Voici la croix du Seigneur ! Fuyez, puissances ennemies !
Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu ! Alléluia ! »

 

Saint Antoine, je vous en supplie, voyez la situation où je me trouve, réconfortez-moi dans ma détresse, intercédez pour moi et ma famille auprès de Notre Sauveur Jésus Christ. Que nous conservions toujours l'Amour de Dieu dans nos cœurs. Assistez-nous dans les nécessités de la vie. Écoutez mes prières, ayez pitié de moi, accordez-moi les faveurs que je vous demande (…) Je vous en prie, aidez-moi à surmonter toutes les difficultés que je viens déposer à vos pieds, je crois en vous, j'ai confiance en vous.


3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père

St Antoine de Padoue Murillo BDX

 

Premier jour

Saint Antoine a ressuscité des morts

 

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs furent ramenés du Maroc. Cet événement conduisit saint Antoine à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom Antoine. Il partit en mission, à sa demande, au Maroc mais dut être rapatrié en Europe dès 1221, pour des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux au Chapitre général en 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

Grand saint Antoine, je vous félicite de toutes les prérogatives dont Dieu vous a favorisé entre tous les saints. La mort est désarmée par votre puissance, l'erreur est dissipée par vos lumières ; ceux que la malice s'efforce d'accabler, reçoivent par votre secours le soulagement tant désiré ; les lépreux, les malades et les estropiés obtiennent leur guérison par votre vertu ; les orages et les tempêtes de la mer sont apaisés sur votre commandement ; les chaînes des captifs sont rompues par votre autorité ; les choses perdues se retrouvent par vos soins ; tous ceux qui vous invoquent avec confiance sont affranchis des maux qu'ils endurent et des périls qui les menacent ; enfin, il n'est aucune nécessité sur laquelle votre pouvoir et votre bonté ne s'étendent.

Saint Antoine, dès votre plus tendre enfance, vous avez reçu de Dieu les grâces et les bénédictions les plus hautes et avez montré tous les signes de votre sainteté future, daignez poser votre regard plein de pitié sur nous qui, aujourd’hui, avons recours à votre puissante protection pour obtenir du Seigneur les grâces dont nous avons besoin. Amen.

O saint Antoine, puissant intercesseur, par toutes ces grâces que le ciel vous a faites, je vous supplie de prendre un soin éternel de mon âme, de mon corps, de mes affaires et de ma vie tout entière, assuré que rien au monde ne pourra me nuire, tant que je serai sous la conduite et la sauvegarde d'un tel Patron et Protecteur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Saint Antoine s’est employé à combattre les hérésies

 

Fernando di Buglione naquit vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Il suivit des études brillantes chez les chanoines Réguliers de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora puis au monastère de Sainte-Croix de Coïmbra, un important centre d'études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. Il était un éminent théologien.

Saint Antoine, vous êtes une des gloires les plus éclatantes et les plus populaires de l’ordre séraphique ! Saint Antoine, appelé par Dieu dans les rangs de l’ordre séraphique fondé par le «poverello» d’Assise, vous avez accepté de répondre avec générosité à la divine vocation. Non seulement vous avez combattu de grandes difficultés mais aussi vous avez pratiqué avec ardeur les plus héroïques vertus pour devenir très vite une grande lumière de sainteté: obtenez-nous de recevoir la grâce d’être toujours prêts à écouter la voix du Seigneur, de suivre docilement ses divines inspirations, d’être fidèlement en accord avec ses grâces et de nous conformer avec générosité à sa volonté dans tous les événements de notre vie. Amen.

Saint Antoine, recommandez mes besoins, et présentez mes misères au héros des miséricordes, au Dieu de toute consolation afin que par vos mérites, il daigne me fortifier dans son service, me consoler dans mes afflictions, me délivrer de mes maux, ou tout au moins me donner la force de les supporter pour ma plus grande sanctification. ô parfait imitateur de Jésus-Christ qui avez reçu le privilège spécial de réparer les pertes, je vous supplie de me faire retrouver la volonté de Dieu; ou au moins le repos de mon esprit et la paix de ma conscience, dont la privation m'afflige plus sensiblement que la perte de toutes les choses du monde. A ces faveurs, joignez-en une autre, qui est de me tenir ferme dans la possession des vrais biens intérieurs et cachés ; en sorte qu'aucune force ennemie ne me les fasse perdre et ne me sépare de mon Dieu, auquel soient honneur et actions de grâces, maintenant et toujours. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Saint Antoine préserve des calamités qui punissent les pécheurs

 

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie en Italie, notamment à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France entre autre à Toulouse et Montpellier. Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions.

Saint Antoine, par humilité, vous vous êtes toujours efforcé de cacher aux yeux des hommes non seulement vos vertus mais aussi toutes les grâces et tous les dons naturels précieux reçus du Seigneur, nous vous prions d’obtenir pour nous la grâce d’être humble de cœur, de savoir combattre tout sentiment d’orgueil, d’amour-propre et de vanité, et d’être capables de vivre une vie cachée, avec Jésus-Christ en Dieu. Amen.

Saint Antoine, au cours de toute votre vie sacerdotale, vous avez été habité par le désir de voir régner Jésus-Christ dans tous les cœurs et vous vous êtes rendu en Afrique, prêt à verser votre sang pour le salut des âmes non encore éclairées par la lumière de la Foi. Suppliez Jésus pour nous afin qu’il détruise en nous tout ce qui s’oppose à son divin amour, afin qu’il règne en souverain dans nos cœurs pour que nous contribuions, par notre parole et notre exemple, au salut éternel de notre prochain. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Saint Antoine chasse les démons

 

En 1226, saint Antoine est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, il est Provincial d'Italie du nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois. En 1230, au chapitre, il renonce sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de François d'Assise.

Saint Antoine, en récompense de votre pureté angélique et de l’ardent amour que vous nourrissiez envers Jésus, vous avez mérité de voir apparaître le divin Enfant et de le recevoir dans vos bras, priez afin que nous aussi, en conservant notre esprit, notre cœur et notre corps scrupuleusement purs, puissions vivre toujours unis à Jésus, qui se plaît au milieu des lys, pour finalement le voir au ciel dans toute sa majesté et le suivre, où qu’il aille.

Saint Antoine, en souvenir du pouvoir que Dieu vous a concédé sur le démon et sur tout esprit malin, pouvoir grâce auquel vous êtes parvenu à extirper le mal du corps des possédés, par la simple invocation de votre nom, priez Dieu afin qu’Il ne permette jamais que nous soyons nous-mêmes esclaves du démon par le péché, mais qu’au contraire, grâce à son assistance divine, nous soyons toujours victorieux des tentations et des entreprises de l’ennemi infernal. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Saint Antoine fait retrouver les choses perdues

 

En 1231, il fut envoyé à Padoue où il poursuivit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.

Saint Antoine de Padoue, j'attends que vous me fassiez retrouver ce que j'ai égaré. Ce que j'ai perdu, considérez que je vous l'ai confié et laissé à votre garde; et c'est en toute simplicité que je viens vous réclamer ce qui est à moi. J'ai une confiance inébranlable en votre honnêteté; ce que j'ai perdu, certainement vous allez me le restituer; pour vous en témoigner ma reconnaissance, je vous promets de verser à votre intention une somme qui sera en rapport avec mes moyens et la valeur de ce que vous m'aurez fait retrouver. Saint Antoine, je compte sur vous ; ne permettez pas que je sois trompé dans mon espérance, afin que vos ennemis ne puissent pas dire que ceux qui vous font confiance sont trahis. Amen.

O saint Antoine, le plus gentil des saints, ton amour de Dieu et de ses créatures t’a valu, sur cette terre, des pouvoirs miraculeux. Je t’implore d’intercéder en ma faveur.  Murmure ma demande aux oreilles du doux Enfant Jésus, qui aimait se blottir dans tes bras… (exprimez votre demande) O saint Antoine, saint des miracles, dont le cœur était rempli de compassion humaine, je t’en prie, exauce ma prière et je te serai reconnaissant pour toujours. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Saint Antoine, célèbre thaumaturge, guérit les malades

 

Antoine de Padoue, décédé à l'âge d'environ 36 ans, docteur de l'Eglise est surnommé aussi «le Thaumaturge». Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, moins d’un an après sa mort. Le culte de saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers. En souvenir des nombreux et fulgurants miracles que Dieu a accomplis par l’intermédiaire, de saint Antoine, il est invoqué, à juste titre, comme «thaumaturge». Depuis les temps apostoliques, il n'est guère surpassé que par Saint François qui semble lui avoir transmis en héritage, avec ses vertus, les merveilleux privilèges dont il était doué. Les annales de l'Ordre séraphique sont remplies de faits qui forment une démonstration opulente de la puissance surnaturelle qu'il exerça pendant sa vie et après sa mort. Sa prédication était accompagnée de phénomènes qui faisaient revivre les belles scènes de la Bible, quand autour de Jésus, les aveugles voyaient, les sourds entendaient, les paralytiques marchaient, et les morts sortaient de leur tombeau.

Saint Antoine, en récompense du grand apostolat pour le bien que vous avez mené par votre activité de prédicateur, vous avez mérité que, par privilège exceptionnel, votre langue soit conservée intacte.

Présentez au Trône du Seigneur nos humbles suppliques, plaidez la cause de notre salut éternel et obtenez-nous la grâce d’utiliser notre langue au service du bien, pour prier, pour louer, pour glorifier Dieu sur la terre et pour chanter sa gloire et sa miséricorde dans le ciel, éternellement.

Saint Antoine, puissant thaumaturge, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. O consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité (Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir).

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Saint Antoine convertit les pécheurs

 

Par ses écrits, celui que le souverain pontife appelait l’Arche du testament, à cause de sa vaste connaissance des saintes Ecritures, appartient surtout à l’histoire de l’exégèse. Ses connaissances en théologie et son don de la prédication convertirent de nombreux pécheurs. Grâce à la force de vos homélies évangéliques, vous avez obtenu des prodiges de conversion d’hérétiques et de pécheurs endurcis, obtenez pour nous l’entière et véritable conversion de notre cœur à Dieu, la délivrance du péché, une douleur salutaire pour les fautes commises et une confiance infinie dans la miséricorde de Dieu.

Saint Antoine, avec un courage apostolique ardent et invaincu, vous avez osé reprocher son injustice et son iniquité au tyran Ezzelino da Romano, demandez pour nous à Dieu qu’il nous concède un esprit assez fort pour combattre, en toutes circonstances, le mal, le vice et les erreurs, et pour défendre avec courage les droits de la vérité et de la justice.

Bon saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre sollicitude, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur. J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant. Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Saint Antoine libère les captifs et délivre du mal

 

Saint Antoine, parvenu au terme de votre vie, vous avez choisi de vous préparer à la mort dans le recueillement et la prière. Après avoir récité les Psaumes de la pénitence, vous vous êtes endormi dans le Seigneur en invoquant la Très Sainte Vierge Marie. Obtenez pour nous aussi, qu’à l’heure de notre mort, nous recevions les saints sacrements, que nous ressentions dans notre cœur un véritable sentiment de contrition et que nous invoquions les doux noms de Jésus et de Marie, dans un esprit de confiance filiale.

Saint Antoine, personne ne vous invoque jamais en vain. Une fois encore je me tourne vers vous, pour que vous m'obteniez du Seigneur Dieu, les grâces dont j'ai grand besoin, et particulièrement ce qui me tient tant à cœur (préciser votre intention personnelle). Vous avez toujours été mon bon et fidèle protecteur. Accueillez, s'il vous plaît, ma demande, pour que grâce à votre intercession, Dieu veuille bien m'exaucer, si elle est sa Volonté. Que le Seigneur augmente ma foi et me garde le cœur ouvert et miséricordieux Par Jésus, le Christ, notre Seigneur ! Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Saint Antoine sauvegarde la santé de l’âme et du corps

 

Saint Antoine, tout au long de votre vie, vous avez défendu constamment la vérité de la foi catholique contre tous les faux prêches des hérétiques, qui vous surnommaient le «marteau». Continuez à protéger, du ciel, l’Eglise de Jésus-Christ, à la défendre de ses ennemis et à prier afin que ceux qui vivent dans les ténèbres de l’erreur reçoivent la lumière pour embrasser la vérité et que ceux qui ont déjà reçu le don de la foi la protègent avec un soin jaloux. Saint Antoine, vous avez reçu de Dieu le don de soigner non seulement la santé des âmes en les libérant du péché mais également les corps en les guérissant miraculeusement de leurs infirmités, priez le Seigneur pour qu’Il éloigne de nous les calamités, les maladies, les souffrances ainsi que tous les maux physiques et pour qu’Il fasse toujours de nous les temples vivants de l’Esprit Saint.

Saint Antoine, depuis plus de dix siècles, le monde chrétien tout entier vous vénère. Riche dès la naissance, vous avez tout abandonné pour vivre pauvre et vous êtes entré chez les Franciscains après avoir étudié les sciences sacrées. Mais par humilité, vous avez caché vos grandes connaissances et vos frères religieux ne les ont connues que lorsque saint François vous a donné l'ordre de prêcher partout la Vérité de Dieu. Dès lors, votre parole a converti des multitudes. Vous aimiez tellement le Seigneur que vous désiriez le martyre et le Seigneur vous a accordé la maladie ! A 36 ans, brûlant d'amour pour Dieu, épuisé par votre ministère, vous êtes mort en chantant un dernier cantique à la Sainte Vierge. Moins d'un an après, l'Eglise vous a canonisé, tant étaient nombreux les prodiges qui ont marqué votre vie et qui se sont poursuivis après votre mort. Vous savez la grâce dont j’ai besoin (préciser votre intention personnelle). Je vous en fais la demande pour que vous intercédiez auprès du Bon Dieu pour moi. Mais je désire surtout la force d'accomplir, dans la sérénité de l'âme et du cœur, la volonté de Dieu.

Obtenez-moi ô saint Antoine, une foi, sûre et joyeuse qui illumine ma vie et aide les autres. Obtenez-moi de me détacher de ce qui peut nuire à ma marche vers le Père des Cieux, « Lumière de la vie » et « source de toute consolation ». Il y a plus malheureux que moi, aidez-moi, à votre exemple, à les soulager. Que mon âme, mon cœur, ma bourse ne se ferment jamais aux besoins des autres. Que ma maison soit ouverte, mon évangile vivant, et que je partage mon pain. Je le demande au Seigneur, par votre intermédiaire, ô grand saint Antoine, pour son amour et pour sa gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prières quotidiennes

[Recueil_Portraits_de_saint_Antoine_[

 

Litanies de saint Antoine de Padoue


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, conçue sans la tache originelle, priez pour nous.

Saint Antoine de Padoue, …

Saint Antoine, gloire de l'Ordre séraphique, …

Saint Antoine, arche du Testament, …

Saint Antoine, sanctuaire de la céleste Sagesse, …

Saint Antoine, foulant aux pieds les vanités du monde, …

Saint Antoine, vainqueur de la concupiscence, …

Saint Antoine, ami de la pénitence, …

Saint Antoine, miroir d'obéissance, …

Saint Antoine, perle de pauvreté, …

Saint Antoine, lis de céleste pureté, …

Saint Antoine, type d'humilité, …

Saint Antoine, amateur passionné de la croix, …

Saint Antoine, martyr de désir, …

Saint Antoine, fournaise de charité, ...

Saint Antoine, zélateur de la justice, ...

Saint Antoine, apôtre de l'Evangile, ...

Saint Antoine, marteau des hérétiques, ...

Saint Antoine, lumière éclairant les pécheurs, ...

Saint Antoine, effroi des infidèles, ...

Saint Antoine, modèle des parfaits, ...

Saint Antoine, consolateur des affligés, ...

Saint Antoine, vengeur du crime, ...

Saint Antoine, défenseur de l'innocence, ...

Saint Antoine, libérateur des captifs, ...

Saint Antoine, guide des voyageurs, ...

Saint Antoine, guérisseur des malades, ...

Saint Antoine, semeur de miracles, ...

Saint Antoine, qui rendez la parole aux muets, ...

Saint Antoine, qui donnez l'ouïe aux sourds, ...

Saint Antoine, qui rendez la vue aux aveugles, ...

Saint Antoine, qui redressez les boiteux, ...

Saint Antoine, qui chassez les démons, ...

Saint Antoine, qui faites retrouver les choses perdues, ...

Saint Antoine, qui domptez la fureur des tyrans. ...

Des embûches du démon, saint Antoine, délivrez-nous.

De la foudre et de l'orage, saint Antoine, délivrez-nous.

Par votre intercession, saint Antoine, protégez-nous.

Dans tout le cours de notre vie, saint Antoine, protégez-nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Saint Antoine, priez pour nous.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur, faites, nous vous en supplions, que le bienheureux Antoine, votre illustre confesseur, secoure votre peuple par sa fervente et continuelle intercession, qu'il nous rende dignes maintenant de votre grâce, et nous donne les joies éternelles de la vie future. Par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la Librairie d’Etoile Notre Dame

 

St Antoine de Padoue A4

 

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31 mai 2018

Le mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Trente-et-unième jour

Notre Dame du Bon Conseil, triomphante dans les Cieux

 

Le corps virginal qui avait fourni au Verbe fait chair sa substance humaine, qui par un prodige inouï l'avait conçu et l'avait enfanté sans douleur et sans rien perdre de son intégrité, dont l'âme, par une merveille, plus insigne encore, avait été préservée de la tache originelle et de toute espèce de péché, dont la mort enfin n'avait été qu'un pur effet d'amour, devait-il, pouvait-il subir la corruption du tombeau ? Non certes, « le corps sacré de notre Mère, dit Bossuet, le trône de la chasteté, le temple de la sagesse incarnée, l'organe du Saint-Esprit et le siège de la vertu du Très-Haut n'a pas dû demeurer dans le tombeau ; et le triomphe de Marie serait imparfait, s'il s'accomplissait sans sa sainte chair qui a été comme la source de sa gloire ».

Non, non, la croyance des siècles, les glorieuses solennités de l'Eglise, les enseignements de tous les saints Pères, les traditions antiques de toute la catholicité, attestent, sous le nom d'Assomption de la glorieuse Vierge Marie, le double triomphe de son corps virginal et de son âme immaculée, et toutes les voix catholiques, tous les âges, répètent avec transport les hymnes prophétiques de l’ancienne loi. « Levez-vous, Seigneur, et entrez dans Votre repos, Vous et l'arche que Vous avez sanctifiée. Quelle est celle qui monte à travers le désert, belle de toutes les vertus, semblable à une vapeur transparente composée des arômes de la myrrhe, de l'encens, et de toute espèce de parfums ». - « Venez du Liban, ô épouse chérie, venez et vous serez couronnée. Les hauteurs d'Amana, de Sanir et d'Hermon, toutes les vertus les plus élevées des hiérarchies célestes seront votre couronne : venez, venez. C'est elle, elle vient, elle monte du désert, comblée de délices, appuyée sur son bien-aimé ».

Lui-même l'a conduite par la main ; avec Lui elle a franchi toutes les hauteurs célestes. Son trône est près du trône de son Fils. Elle est reine, reine de toutes les hiérarchies angéliques, reine de tous les saints. Seule, elle forme, dit Gerson, la première hiérarchie du ciel, n'ayant au-dessus d'elle que Dieu, l'unique, l'infini, le maître souverain du ciel et de la terre ; et le Salomon des cieux lui a répété ce que celui de la terre avait dit à Bethsabée sa mère : « Demandez, ô ma mère, et rien ne vous sera refusé ! » Quelle gloire ! Quel triomphe ! Réjouissons-nous dans toute l'allégresse de nos coeurs, Enfants de la Mère du Bon Conseil. Celle que nous aimons est l'objet de ce triomphe incomparable, triomphe que nous partagerons un jour, nous en avons pour garantie l'image du Bon Conseil, portraits de la Reine du ciel et de son divin Fils, qu’Elle-même nous a envoyée des cieux !

 

Exemple

 

On lit le fait suivant dans le livre intitulé la Vierge Mère du Bon Conseil par Mgr Dillon : « Le 4 septembre 1796, il arriva que le maître de la boulangerie de Compatri, appartenant au prince de Borghèse, eut l'occasion de blanchir sa demeure. Tandis qu'il s'y préparait une image de Notre Dame du Bon Conseil, gravée sur du papier commun, se détacha du mur et tomba dans le bois destiné au feu. On la jeta par inadvertance dans le four avec le bois. Toute la masse s'enflamma ; au bout de quelque temps, quand on supposa que le bois était suffisamment consumé pour avoir chauffé le four, le boulanger regarda à l'intérieur, et à son grand étonnement vit un morceau de papier intact parmi les cendres enflammées. Son premier mouvement fut de le mêler de nouveau avec les matières embrasées. Cependant il fut encore plus surpris de voir tous ses efforts inutiles. Il le retira donc du four et reconnut l'image de la Madone du Bon Conseil, mêlée involontairement au bois. Sa surprise et celle de toutes les personnes qui entendirent parler du miracle, est plus aisée à imaginer qu'à décrire. L'image fut immédiatement placée avec vénération dans la chapelle du cimetière du Vatican où on la voit encore. Il y a pourtant un léger indice de brûlure aux extrémités, et quelques étincelles semblent avoir été projetées sur les figures de Jésus et de Marie. Les pieux Romains continuent à visiter cette image qui repose maintenant sous un tabernacle, et à y prier pour les morts. En mémoire du miracle, ils l'appellent : « La Libératrice des âmes du Purgatoire ». En effet, les pauvres âmes ont bien à remercier N.-D. qui opéra ce prodige en leur faveur ».

 

Prière

 

Ô Vierge du Bon Conseil, qui par un miracle touchant, avez procuré tant de prières à vos enfants retenus en Purgatoire, vous nous montrez par là qu'aucun de nos besoins n'échappe à votre vigilance maternelle. Votre sollicitude, qui nous accompagne pendant notre exil, nous suit au tribunal de notre Juge suprême et ne nous quitte pas dans les flammes expiatrices. Vous inspirez à vos enfants de la terre de prier pour ces pauvres âmes prisonnières de la divine justice, d'offrir pour elles leurs expiations et leurs bonnes oeuvres, et hâter ainsi le moment de leur délivrance. Ô Mère du Bon Conseil, du sein de votre gloire incomparable, prenez pitié de tous nos Frères défunts et en particulier des membres de la Pieuse Union. Ayez aussi pitié de nous, quand notre heure sera venue et faites qu’ayant été miséricordieux à l’égard de nos frères souffrants, nous soyons à notre tour, traités avec miséricorde. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Fin du Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

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29 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Trentième jour

Notre Dame du Bon Conseil, consolatrice des pauvres

 

Pour supporter avec patience les privations inhérentes à son état, le pauvre a besoin d'un soutien ; pour triompher des préjugés vulgaires et se glorifier de sa pauvreté comme d'un titre de noblesse, il a besoin d'exemples. Eh bien ! ce soutien et ces exemples, la Mère du Bon Conseil les offre. Marie naît d'une famille illustre par le nombre et la gloire des ancêtres, mais privée des biens de la fortune. Épouse d’un simple artisan, ouvrière elle-même, elle doit, au moment de la Nativité de son Fils, se retirer dans une grotte affreuse ; l'héritier de David et de Salomon a une crèche pour berceau. Au jour de la Présentation, la fille des Rois offre le sacrifice des pauvres. Qui dira les privations endurées en Égypte ? Rentrée à Nazareth, la Sainte Famille retrouve la pauvreté, l’obscurité, le travail : les voisins ne voient en Marie que la femme d'un charpentier. Quand Jésus sort du silence et de la solitude pour faire entendre aux foules l’Évangile du salut, Marie se tient à l'écart ; elle ne veut pas, semble-t-il, opposer à la doctrine du Fils la simplicité de la Mère : ce Jésus, n'est-Il pas le Fils du charpentier Joseph et de cette femme qui s'appelle Marie ?….

Marie ne paraît ni chez Simon le Lépreux, ni au banquet de Lazare ressuscité, ni à l'entrée triomphante, ni dans aucune manifestation de la vie publique de Jésus, la Passion exceptée. Nous la voyons cependant aux Noces de Cana. Savez-vous pourquoi ? Parce que les invités et les époux sont pauvres.

La pauvreté de Marie ! Quelle source de consolation pour les déshérités d’ici bas ! Quelle pure et suave clarté elle répand sur le délaissement et sur l'oubli auxquels ils sont voués ! Puisque tout homme sent le besoin de se rapprocher de son pareil, Marie doit entourer les pauvres d'une prédilection manifeste. Qu'ils sachent donc puiser dans la détresse de leur Mère un nouveau motif de l'aimer et de la supplier !

Ô vous qui gémissez sous les dures étreintes de la pauvreté, jetez des profondeurs de votre misère, un regard confiant sur la Reine du Ciel. Vous êtes les sujets de Notre Dame du Bon Conseil, ses clients aimés, ses fils de prédilection. Notre Dame du Bon Conseil vous soutiendra, vous guidera, vous consolera. Elle fera comprendre aux riches vos droits et leurs devoirs, leur inspirant de nourrir votre faim des restes de leur superflu. Vous recevrez, par elle, avec patience dans les tribulations, l'intelligence, peut-être même l'amour de votre éminente dignité, et vous tiendrez à rester ce que vous êtes, les confidents du Sauveur, les premiers ministres de Son royaume spirituel.

 

Exemple

 

On écrit de Paris, le 5 février 1892 : « J'étais en butte, depuis deux ans, aux tracasseries de plusieurs membres de ma famille. Ils me réclamaient, à la suite d'un héritage, tout, ce que la loi et la volonté du défunt m'avaient donné. Pendant un demi-siècle, j'avais sué sang et eau pour m'assurer une vieillesse, sinon opulente, du moins paisible et sûre ; et voilà qu’on essayait de m'enlever mes petites économies et de m'envoyer à l’hôpital. J'avais beau exposer ma situation, raisonner mon droit, aller d'avocat à notaire, de maire à avoué, aucune réponse ne me contentait, il me semblait entendre toujours sur le seuil de ma porte, les huissiers et les gendarmes. Si mon état avait duré quelques jours de plus, assurément je perdais la tête. Par bonheur la Providence me fit rencontrer un ecclésiastique fort dévot à Notre Dame du Bon Conseil. Ce digne prêtre me donna une Image de cette Madone et me dit de ne m’inspirer désormais que de ses réponses. Je me mis résolument à I'oeuvre. J’interrogeai chaque matin la divine Conseillère, et ses réponses furent si promptes, si sages, si fidèles que le calme me revint. Ma tactique apprise à l'école de Celle qui est terrible comme une armée rangée en bataille, déconcerte mes ennemis, eux autrefois si insupportables, si accablants, si avides ; eux qui me harcelaient de leurs attaques et de leurs menaces finissent par me laisser tranquille et je puis jouir en paix des derniers restes de ma vie.

 

Prière

 

Ô Marie, Mère du Bon Conseil, nous vous choisissons comme notre protectrice spéciale dans le difficile pèlerinage de cette vie. Nous vous prenons pour arbitre et souveraine dans nos maisons, nos familles et nos intérêts. Rappelez-vous, ô Mère, que pour vous honorer de plus en plus, nous nous sommes unis dans votre Pieuse Union. Délivrez-nous de tous les dangers, consolez-nous dans nos malheurs, défendez-nous contre les embûches de nos ennemis, préservez-nous du péché et assistez-nous à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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28 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Vingt-neuvième jour

Notre Dame du Bon Conseil, modèle de sacrifice

 

Chez nous les impressions nouvelles affaiblissent ou chassent les anciennes ; les chagrins mêmes, s'ils arrivent en foule, se neutralisent les uns les autres jusqu'à un certain point, les grandes affections envahissent ou absorbent les affections légères. Chez Marie, pas de confusion possible. Son esprit transmettait clairement à son exquise sensibilité les nuances des douleurs les plus délicates et les plus multiples. Le glaive de la prophétie de Siméon faisait briller à ses yeux toutes les circonstances les plus douloureuses du supplice de Jésus ; Elle les voyait, les sentait, les souffrait. Et Marie acceptait la douleur avec une générosité d'autant plus gracieuse que cette générosité naissait spontanément, sans effort, de l'abondance du coeur. En Elle, pas de rébellion ; la grandeur de son union avec Dieu écartait tout délai, tout calcul, tout combat. Jésus lui présentait une coupe d’amertume, pouvait-elle lutter avec son Fils. Même un instant ? L'admettre, serait admettre que Marie eût pu déchoir passagèrement de sa perfection et perdre de son intégrité. Marie n'a plus de volonté, ou plutôt sa volonté est pour jamais dans les profondeurs de la volonté divine.

Quelle magnifique leçon, et quels salutaires conseils pour nous ! – Le monde étant plein de Dieu, il semble qu'il ne devrait pas y avoir de douleur ici-bas, car près de Dieu, le bonheur seul peut exister. Et pourtant, sur cette terre, le malheur est réel ; chaque âme est un sanctuaire de secrète affliction. Pour quelques-uns le chagrin est récent, chez d'autres il est ancien ; chez un grand nombre, il ne finira qu’avec la mort. Comment agirons-nous sous les coups de la souffrance ? Nous tiendrons-nous, comme Marie, dans le silence et dans la paix ? Oui, si nous le pouvons.

Mais si cette héroïque résignation dépasse nos forces, nous imiterons l'image du Bon conseil, nous prendrons Jésus dans nos bras le demandant à sa tendre Mère et nous reposerons notre tête fatiguée sur la sienne, tandis que notre coeur déchiré et sanglant, pressera le sien du reste de ses forces. Alors cette ineffable étreinte nous transformera. Nous regarderons notre douleur en face, loin de la maudire, nous l'aimerons, nous lui dirons d'être pour nous un second Ange gardien qui nous défende contre le découragement, une ombre de Dieu qui empêche les rayons du monde de dessécher en nous les sources de la prière, afin que le soir de la vie arrivé, nous trouvions l'éternelle félicité, dans l'éternel repos.

 

Exemple

 

« Gloire et reconnaissance à Notre Dame du Bon Conseil, écrit une Associée de la Pieuse Union. Mon amie, Louise Dallin, souffrait le martyre. Une dysenterie implacable l'avait tellement épuisée que le médecin croyait à une mort prochaine. Que faire ? Implorer Celle que les générations appellent le Salut des infirmes. J'avais maintes fois constaté l'efficacité des images de Notre Dame du Bon Conseil ; c'était donc à elle qu'il fallait remettre le soin de soulager ou de guérir notre malade. Pleine de confiance, j'aborde le mari désolé : « Monsieur, lui dis-je, j'apporte le salut de votre femme ; vous l'aurez ce salut, mais à une condition : il faut réciter trois Ave Maria et trois invocations à N.-D. du Bon Conseil, ensuite faire avaler cette image à votre malade ». Le mari, indifférent en matière de religion, mais honnête et raisonnable, se met à genoux et fait les prières indiquées. Sa femme invoque, elle aussi, la Mère du Bon Conseil ; puis, avec un accent de piété et de foi qui m'ébranle : « Sainte Vierge, s'écrie-t-elle, ce que vous voulez, vous le pouvez ; veuillez donc me guérir ; mon intérieur est totalement délabré, mais quand même vous pouvez encore me sauver ». Ce que ni le docteur, ni les remèdes n'avaient obtenu, Marie l’accorda. Le lendemain, la malade se levait ; elle était complètement guérie ».

 

Prière

 

Ô Vierge Marie, Mère du Bon Conseil, qui doucement attirée par votre gracieux Enfant, inclinez modestement la tête vers Lui pour répondre aux désirs de Son amour ; apprenez-nous à correspondre aux attraits de la grâce de Dieu et aux inspirations de vos bons conseils. Colombe très pure, votre coeur lut toujours en Dieu, vos pensées turent toujours de Dieu, vos yeux et vos oreilles n'eurent qu'un seul but : voir et entendre Dieu. Pour Lui plaire vous avez accepté avec joie les sacrifices les plus difficiles ; pour Lui obéir vous avez enduré avec une admirable patience les souffrances les plus cruelles, pour Lui être fidèle vous avez voulu vous soumettre aux plus dures humiliations. Ô Mère, aidez-nous à vous imiter ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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