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6 mai 2024

Le Mois de Marie avec Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Le Mois de Marie avec Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

 

 

Septième jour

Le pouvoir de Marie nécessaire à notre salut

 

On doit conclure de ce que j'ai dit :

 

I. Que Marie a reçu de Dieu une grand domination dans les âmes des élus, car elle ne peut pas faire en eux sa résidence , comme Dieu le Père lui a ordonné, les former en Jésus-Christ, et former Jésus-Christ en eux, jeter dans les cœurs les racines de ses vertus, et être la compagne indissoluble du Saint-Esprit pour tous ces ouvrages de grâce ; elle ne peut pas, dis-je, faire toutes ces choses, sans avoir droit et domination dans les âmes par une grâce singulière du Très-Haut, qui lui ayant donné puissance sur son Fils unique, la lui a donnée sur ses enfants adoptifs, non seulement quant au corps, ce qui serait peu de chose, mais aussi quant à l'âme.

 

Marie est la Reine du ciel et de la terre par grâce, comme Jésus en est le Roi par nature et par conquête ; or comme le royaume de Jésus-Christ consiste principalement dans le cœur ou l'intérieur de l'homme, selon cette parole : Le royaume de Dieu est au dedans de vous, de même le royaume de la très sainte Vierge est principalement dans l'intérieur de l'homme, c'est-à-dire dans son âme, et c'est principalement dans les âmes qu'elle est plus glorifiée avec son Fils que de toutes les créatures visibles, et nous pouvons l'appeler avec les Saints : la Reine des cœurs.

 

II. Il faut conclure que la très sainte Vierge étant nécessaire à Dieu, d'une nécessité qu'on appelle hypothétique, en conséquence de sa volonté, elle est bien plus nécessaire aux hommes pour arriver à leur dernière fin. Il ne faut donc pas mêler la dévotion à la sainte Vierge avec les dévotions aux autres Saints , comme si elle n'était pas plus nécessaire.

 

Le docte et pieux Suarez, de la Compagnie de Jésus, et plusieurs autres ont prouvé invinciblement, en conséquence des sentiments des Pères, entre autres de saint Augustin, de saint Ephrem, de saint Cyrille de Jérusalem, de saint Germain de Constantinople, de saint Jean de Damas, de saint Anselme, de saint Bernard, de saint Bernardin, saint Thomas et saint Bonaventure, que la dévotion à la très sainte Vierge est nécessaire au salut, et que c'est une marque infaillible de réprobation de n'avoir pas de l'estime et de l'amour pour la sainte Vierge, et qu'au contraire, c'est une marque infaillible de prédestination de lui être entièrement et véritablement dévoué ou dévot.

 

III. Les figures et les paroles de l'Ancien et du Nouveau Testament le prouvent, les sentiments et les exemples des Saints le confirment, la raison et l'expérience l'apprennent et le démontrent, le diable même et ses suppôts, poussés par la force de la vérité, ont été souvent obligés de l'avouer malgré eux.

 

De tous les passages des Saints Pères et des Docteurs dont j'ai fait un ample recueil pour prouver cette vérité, je n'en rapporte qu'un seul, afin de n'être pas trop long : Tibi devotum esse , est arma quædam salutis quæ Deus his dat quos vult salvos fieri : Vous être dévot, ô sainte Vierge, dit saint Jean Damascène, est une arme de salut, que Dieu donne à ceux qu'il veut sauver ». Et je pourrais rapporter ici plusieurs histoires qui prouvent la même chose, entre autres celle qui est rapportée dans les chroniques de saint Dominique, lorsque quinze mille démons possédant l'âme d'un malheureux hérétique, près de Carcassonne, où saint Dominique prêchait le Rosaire, furent obligés à leur confusion, par le commandement que leur en fit la sainte Vierge, d'avouer plusieurs grandes et consolantes vérités, touchant la dévotion à la sainte Vierge, avec tant de force et de clarté, qu'on ne peut lire cette histoire authentique et le panégyrique que le diable fit malgré lui de la dévotion à la sainte Vierge, sans verser des larmes de joie , pour peu qu'on soit dévot à la très sainte Vierge.

 

Histoires

 

Cette puissance de Marie pour la conversion des pécheurs s'est affirmée souvent dans la vie du Père de Montfort. Il l'a caractérisée en ces termes vulgaires mais énergiques, quand il était au séminaire de Saint- Sulpice : « Jamais aucun pécheur ne m'a résisté, quand j'ai pu lui mettre la main sur le collet avec mon Rosaire ».

 

Il était allé chez un certain M. Dorville, subdélégué de l'Intendant de Bretagne. La dame de la maison lui ayant fait servir à dîner, M. Dorville crut que la bienséance lui commandait de tenir compagnie au saint.

 

« Êtes-vous bien dévot à la sainte Vierge ? » telle fut la première question que le Saint adressa brusquement à cet homme du monde qu'il n'avait jamais vu. Et plaçant sur la table une petite statue de la sainte Vierge qu'il portait toujours sur lui, il remercia sa bonne Mère d'avoir donné à ces gens l'idée de lui offrir à dîner, et la pria de verser ses bénédictions sur cette maison hospitalière. M. Dorville ne savait que penser de cette manière de parler et d'agir du saint homme. Mais, après quelques instants d'entretien, Marie avait touché son cœur : la statue avait produit l'effet qu'en avait attendu le Bienheureux.

 

Les paroles enflammées du saint apôtre de Marie furent une lumière pour M. Dorville. Il se trouva changé en un autre homme. Il promit de réciter tous les jours son Rosaire, et pria le Père de Montfort de le guider dans la vie chrétienne.

 

Saint Vincent Ferrier

 

Saint Vincent Ferrier eut, dès sa jeunesse, une dévotion remarquable envers la sainte Vierge, et un prédicateur lui semblait toujours avoir bien prêché lorsqu'il avait parlé à la louange de cette Reine des Anges. Aussi lorsqu'il fut entré dans l'Ordre de Saint Dominique et qu'il fut voué par état à la conversion des pécheurs, il appela toujours Marie à son secours, surtout dans les cas désespérés.

 

Un jour, il était près du lit d'un mourant. Celui-ci répondit à toutes ses exhortations par ces paroles sataniques : « Je veux me damner, au déplaisir de Jésus-Christ ».

 

Vincent, plein de confiance en Marie, se tourne vers le moribond et lui dit : « Malgré toi je te sauverai ». Il invite les personnes présentes à invoquer avec ferveur la sainte Vierge, et l'on récite le Rosaire.

 

Dieu voulut montrer combien lui plaisait l'héroïque espérance de son serviteur. Avant la fin du Rosaire, la chambre se remplit de lumière, la Mère de Dieu apparaît portant dans ses bras le divin Enfant, mais tout couvert de blessures. Le pécheur, témoin de ce spectacle, se convertit subitement, et demande pardon à Dieu et aux hommes.

 

Pratique : Conjurez Marie d'enlever de votre cœur toutes les affections qui ne seraient pas pour Jésus. Prenez la résolution de réprimer les mouvements de votre impatience naturelle, de l'amour propre et de l'aversion pour vos ennemis, afin d'avoir la patience et l'humilité de Jésus, de vous revêtir de sa divine charité pour tous les hommes.

 

 

 

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