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Le Vénérable Louis Martin

Père de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

1823-1894

Fête le 13 juillet

 

Prière de l'enfant d'un Saint

A son bon Père, rappelé à Dieu le 29 juillet 1894

 

Rappelle-toi qu'autrefois sur la terre

Ton seul bonheur était de nous chérir;

De tes enfants exauce la prière,

Protège-nous, daigne encor nous bénir !

Tu retrouves là-haut notre mère chérie,

Depuis longtemps déjà dans la sainte patrie;

Maintenant, dans les cieux,

Vous régnez tous les deux...

Veillez sur nous !

 

Rappelle-toi ton ardente Marie,

Celle qui fut la plus chère à ton coeur ;

Rappelle-toi qu'elle remplit ta vie,

Par son amour, de charme et de bonheur.

Pour Dieu, tu renonças à sa douce présence,

Et tu bénis la main qui t'offrait la souffrance.

De ton beau « diamant »

Toujours plus scintillant,

Oh ! souviens-toi !

 

Rappelle-toi ta belle « perle fine »,

Que tu connus faible et timide agneau;

Vois-la, comptant sur la force divine,

Et du Carmel conduisant le troupeau.

De tes autres enfants elle est aujourd'hui mère,

Viens guider ici-bas celle qui t'est si chère;

Et sans quitter le ciel,

De ton petit Carmel,

Oh ! souviens-toi...

 

 

Rappelle-toi cette ardente prière

Que tu formas pour ta troisième enfant.

Dieu l'entendit !... elle estime la terre

Un lieu d'exil et de bannissement.

La Visitation la cache aux yeux du monde,

Elle aime le Seigneur, sa douce paix l'inonde ;

De ses brûlants soupirs,

De ses ardents désirs,

Oh ! souviens-toi...

 

Rappelle-toi ta fidèle Céline

Qui fut pour toi comme un ange des cieux,

Lorsqu'un regard de la Face divine

Vint t'éprouver par un choix glorieux.

Tu règnes dans le ciel... sa tâche est accomplie;

Maintenant à Jésus elle donne sa vie...

Protège ton enfant

Qui redit bien souvent Rappelle-toi !...

 

Oh ! souviens-toi de ta «petite reine »,

Du tendre amour dont son coeur déborda...

Rappelle-toi que sa marche incertaine

Ce fut toujours ta main qui la guida.

Papa, rappelle-toi qu'aux jours de son enfance

Tu voulus pour Dieu seul garder son innocence.

Ses boucles de cheveux

Qui ravissaient tes yeux,

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi que dans le belvédère,

Tu l'asseyais souvent sur tes genoux,

Et, murmurant alors une prière,

Tu la berçais par ton refrain si doux !

Elle voyait du ciel un reflet sur ta face,

Quand ton regard profond se plongeait dans l'espace...

Et de l'éternité

Tu chantais la beauté,

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi ce radieux dimanche

Où, la pressant sur ton coeur paternel,

Tu lui donnas une fleurette blanche,

Et lui permis de voler au Carmel.

O père, souviens-toi qu'en ses grandes épreuves,

Du plus sincère amour tu lui donnas des preuves;

A Rome après Bayeux

Tu lui montras les cieux;

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi que la main du Saint-Père,

Au Vatican, sur ton front se posa;

Mais tu ne pus comprendre le mystère

Du sceau divin qui sur toi s'imprima.

Maintenant tes enfants t'adressent leur prière;

Ils bénissent ta croix et ta douleur amère !

Sur ton front glorieux

Rayonnent dans les cieux

Neuf lis en fleurs !

 

Août 1894.

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