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Le Vénérable Jean Gailhac

Fondateur des Soeurs du Sacré Cœur de Marie

1802-1890


Jean Gailhac est né à Béziers le 13 novembre 1802. Il est ordonné prêtre dans le Diocèse de Montpellier en 1826. Peu de temps après son ordination, il demande à son évêque de lui confier le poste d’aumônier de l’hôpital civil et militaire de la ville de Béziers. Ce travail, qu’il poursuit jusqu’à la fondation de l’ordre des Religieuses du Sacré Cœur de Marie en 1849, lui fait côtoyer les plus nécessiteux et marginaux de la société de l’époque. Il devient évident à ses yeux qu’un groupe requiert une aide particulière : les femmes prises au piège de la prostitution. En travaillant auprès d’elles, il réalise que la plupart de ces femmes ne bénéficient d’aucun soutien social ou familial. Gailhac s’arrange pour qu’elles puissent être accueillies dans un foyer à Montpellier, en payant lui-même leur gîte et leur couvert avec son maigre salaire et l’argent fourni par ses parents. Quand ses moyens ne lui permettent plus d’assumer ces frais, il créé le Bon Pasteur à Béziers, un foyer pour les femmes et bientôt un orphelinat. Le décès de son ami de toute la vie, Eugène Cure, en 1848 est un tournant dans la vie du Père Gailhac. Appollonie Cure, veuve d’Eugène, lui exprime son désir de consacrer sa vie ainsi que sa fortune à ses œuvres. Depuis un certain nombre d’années, Gailhac avait l’idée de fonder une congrégation religieuse. Il voit dans le désir de Madame Cure une opportunité providentielle de le faire. Sous la direction du Père Gailhac, l’Institut des Religieuses du Sacré Cœur de Marie est fondé en 1849. Il travaille en étroite collaboration avec la communauté en particulier avec Mère Saint Jean (Appollonie Cure). La formation solide des sœurs devient son objectif premier. Avec elles, il continue ses diverses œuvres à Béziers. Par ses nombreuses lettres et visites, il reste en contact avec les sœurs réparties à travers le monde, à mesure que l’Institut se développe. Vers la fin de sa vie, il écrit des traités sur divers thèmes spirituels. Le décès des sœurs lui cause toujours beaucoup de peine. Il survit aux deux premières supérieures générales, Mère St. Jean et Mère St. Croix. Il meurt le 25 janvier 1890 à l’âge de 88 ans. Dans les années 50, Mère Gerard Phelan introduit sa cause de béatification. En 1972, il est déclaré Vénérable par l’Eglise.


Prière pour demander la glorification du Serviteur de Dieu Jean Gailhac

O Dieu qui trouvez Votre Gloire dans les mérites de Vos Saints et qui Vous plaisez à exalter leurs vertus, écoutez favorablement les prières que nous Vous adressons en faveur de Votre fidèle serviteur le Père Pierre Jean Antoine Gailhac, fondateur de l'Institut du Sacré Cœur de Marie. Vous souvenant du zèle ardent qu'il témoigna pour le Salut des âmes, de la Charité si généreuse qu'il exerça en faveur des pauvres et de la filiale dévotion qu'il eût pour le Sacré Cœur de Votre Sainte Mère, qu'il Vous plaise de le glorifier ici-bas et de nous obtenir, avec la grâce que nous sollicitons (....), celle de devenir ses fidèles imitateurs.

Imprimatur

Die 22 februarii 1945

Gabriel

Episcop. Montis Pessulani

Les personnes qui recevront des faveurs attribuées à l'intercession du R. Père Gailhac sont priées d'en vouloir bien donner connaissance à:

Madame la Supérieure du Sacré Cœur de Marie

21, Rue Ermengaud

Béziers- Hérault

Pour approfondir

www.rscm-pen.org