Le Mois de Marie, reine de France

 

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Vingt-septième jour

L'Arche et les bénédictions

 

2 Rois 6, 10-12

 

Dans la demeure du vertueux Obédédom, l'arche devient une source de bénédictions.

Présente dans un cœur, dans une maison, dans une famille, dans une cité, par les honneurs qu'on lui rend, par les prières qu'on lui adresse, Marie ne cesse d'y répandre le bonheur.

Heureuses les nations, heureuses les familles qui, respectueuses et dociles, reçoivent avec reconnaissance l'enseignement et la direction de l'Église infaillible et immaculée. Dieu les bénira, comme il bénit le vertueux enfant d'Israël qui reçut l'arche dans sa maison.

Heureuses les cités, heureuses les familles qui possèdent dans leur sein un chrétien fidèle et fervent ! S'il y est traité avec le respect que mérite sa vertu, il est pour la famille et pour la cité tout entière une bénédiction continue.

 

Loches 2a

 

La Ceinture de la sainte Vierge à Loches (1)

 

L'antique collégiale de Notre Dame du château de Loches, construite par le Comte d'Anjou, Geoffroy Grisegonelle, et reconstruite presque en entier en 1160 par Thomas Pactius, prieur du Chapitre, est devenue l'église paroissiale de Saint Ours depuis 1802.

L'on y conserve une Ceinture de la sainte Vierge, donnée par le comte Geoffroy, à son église du Château. La tradition et les archives de l'ancien Chapitre de Notre Dame s'accordent à dire que cette insigne relique avait été envoyée de Constantinople à l'Empereur Charles le Chauve, mort en 877 (d'autres disent à Charlemagne), et que depuis sa translation en France jusqu'à l'année 978 (996, selon d'autres), elle fut gardée avec honneur dans la chapelle royale.

Or, Geoffroy Grisegonelle ayant accepté de combattre seul à seul contre un prince allemand qui disputait au roi de France ses droits à la couronne la reine envoya au Comte d'Anjou, comme sauvegarde, la Ceinture de la sainte Vierge, conservée dans la chapelle de son palais. Elle lui recommanda de la porter sur lui pendant le combat, l'assurant que la Vierge Marie, à qui avait appartenu cette Ceinture, lui ferait remporter la victoire. C'est ce qui arriva.

Le roi et la reine, après la victoire de Geoffroy qui leur assurait la tranquille possession du trône, lui firent don de la précieuse relique, qu'il se hâta de déposer dans son église du Château de Loches. Depuis ce moment, la sainte relique y fut l'objet de la vénération universelle. L'histoire de la Collégiale nous a conservé les noms des rois et des princes de sang royal qui vinrent la vénérer. Philippe-Auguste, saint Louis, Philippe le Bel, Jean II, Charles VII, Louis XI, Louis XII et la reine Anne de Bretagne, François Ier et Charles-Quint, Henri II et Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III, le petit fils de Louis XIV, Philippe V, se rendant en Espagne pour y prendre possession du trône, vinrent à l'église collégiale, et usèrent du droit que leur donnait leur naissance pour faire exposer à leur vénération la Ceinture de la Mère de Dieu. Chaque année on l'exposait à la vénération publique le 3 mai et le 15 août ; ces jours là le peuple chrétien affluait à l'Église collégiale, et l'on voyait souvent dans ses rangs des personnes illustres par leur naissance ou leur sainteté, telle que la Bienheureuse Jeanne de Maillé. Le reste de l'année, la Ceinture était soigneusement enfermée dans une armoire à double porte, garnie de fer et munie de cinq serrures.

La Ceinture de la sainte Vierge est d'un tissu très fin, de couleur noisette, dont la matière est vraisemblablement du lin. Elle a 2 mètres 10 c. de long, et à peu près 3 centimètres de large. On la conservait avant la Révolution dans un riche reliquaire de vermeil, fait sur le modèle de l'église du Saint Sépulcre de Jérusalem. Elle reposait sur une agathe d'une rare beauté, enrichie de pierres précieuses et d'or.

Quand les révolutionnaires vinrent piller l'église collégiale, le riche reliquaire qui renfermait la Ceinture tenta leur cupidité ; ils le volèrent donc ; mais la sainte relique fut sauvée de leurs mains sacrilèges par M. l'abbé Pierre-René Leduc.

En 1803, elle fut rapportée à l'église du Château et reconnue solennellement, le 7 août, par les anciens chanoines et chapelains de la Collégiale. En 1834, Mgr de Montblanc, archevêque de Tours, permit de l'exposer, comme par le passé à la vénération des fidèles. Elle est maintenant déposée sur un coussin de drap d'or, auquel elle a été solidement fixée par des attaches portant le sceau archiépiscopal, et renfermée dans une chasse de bronze doré, représentant une église gothique.

Le culte de cette Ceinture s'est conservé à Loches, et y attire une nombreuse affluence aux jours consacrés à ses fêtes. Il a donné lieu à un usage qui remonte à une grande antiquité : celui de faire bénir et toucher à la relique des rubans qu'on porte avec confiance dans la protection de la sainte Vierge. Les jeunes filles aiment à porter ces rubans le jour de leur première communion et de leur mariage. Il existe dans plusieurs anciennes familles lochoises de ces rubans qui ont plus de deux cents ans d'existence.

 

(1) Les dimensions de la Ceinture de Loches. (3 centimètres seulement de largeur) permettent de penser que le Comte d'Anjou aura réservé la partie principale pour l'Anjou et qu'il n'aura détaché qu'une bande assez étroite de la précieuse relique pour l'église de son château de Loches.

 

ND de France-001

 

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