Le Mois de Sainte Philomène

 

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Premier jour

 

Sainte Philomène est une consolatrice, un guide, une protectrice universelle

 

La vie humaine est un assemblage de tous les maux, un océan de douleurs, une course fatigante vers l’éternité. Quel est le mortel qui pourrait dire : « Je suis parfaitement heureux ; rien ne manque à ma félicité ». Cherchez-le, à coup sûr, vous ne le trouverez pas. Il est donc vrai que depuis l’enfant nouveau-né, jusqu’au vieillard qui se courbe vers la tombe, nul homme n’a parcouru le sentier de la vie sans pleurer au moins quelquefois, sans laisser échapper au moins quelques gémissements. L’Église, dont nous sommes les membres, est toujours comme l’a prédit le divin Maître, dans le douloureux travail et dans la lutte. À notre époque plus que jamais peut-être, elle lève le regard de l’espérance vers le Dieu très-haut qui l’a fondée, et qui la dirige par son Esprit-Saint. Et voilà que Philomène lui apparaît radieuse de gloire, comme l’un des plus puissants avocats, après saint Joseph, après la Vierge immaculée. Et dans cette glorieuse apparition tout est promesse, tout est consolation, tout est gage de victoire non-seulement pour l’Église en général, mais aussi pour son auguste Chef, le saint Pontife Pie IX, et pour chacun de ses enfants pris individuellement.

Qu’est-ce que le monde ? Un aveugle, un ignorant. Il marche comme à tâtons dans les ténèbres de l’erreur, parce qu’il ferme les yeux à la lumière divine, Jésus-Christ Notre Seigneur, qui est venu l’éclairer par sa doctrine et lui montrer le chemin de la vie par ses exemples. La lumière a lui dans les ténèbres, et ces ténèbres n’ont point reconnu la lumière. - Aveugle ! Le monde marche sur l’abîme et ne redoute aucun danger, jusqu’à ce qu’enfin il tombe dans la perdition, si une main bienfaisante ne vient le retirer de la voie de l’erreur, et lever le noir bandeau qui lui dérobait la douce et bienfaisante lumière du vrai soleil de justice, qui doit illuminer ses pas et les diriger dans la voie de la paix. Tel est l’office qu’à son égard exerce sainte Philomène. Le monde est aveugle, est ignorant, parce qu’il est orgueilleux, sensuel, avare et indifférent, et Philomène lui donne l’exemple de la plus profonde humilité, de la plus parfaite mortification, du plus entier détachement, du plus grand zèle pour la gloire de Dieu. Lisez et méditez sa Vie si belle et si touchante, et vous verrez !

Qu’est-ce que l’homme ? L’être le plus indigent, le plus misérable peut-être qui soit au monde. Un retour sur nous-même, et nous avouerons sans peine notre profonde misère, notre extrême dénuement, nos pressants besoins. David a chanté ! « Le pauvre vous est abandonné, Seigneur ». Et avec raison, car c’est la Providence divine qui pourvoit libéralement et universellement à toutes nos nécessités, si grandes, si puissantes qu’elles puissent être. La Providence est pour chacun de nous une mère, la plus tendre des mères, et qu’a-t-elle fait et que fait-elle encore tous les jours par le moyen de sainte Philomène ? Écoutez jusqu’où elle a, porté les soins délicats de son amour.

Admirez d’abord les théâtres de sa magnificence. La chaumière du pauvre, les sillons arrosés des sueurs d’un laboureur indigent, l’obscurité des hameaux, la couche douloureuse où gémit le malade abandonné, le berceau même de l’enfance, la terre, les mers ; voilà où cette aimable protectrice a signalé sa tendre compassion.

Oh ! qui redira combien de cœurs affligés Philomène a consolés, et comment de sa douce main elle a tari tant de larmes que la misère fait verser ?

Interrogeons ceux qui l’honorent et qui se confient en elle : l’un dit avoir vu la Sainte, qui l’a guéri d’une longue douleur ou délivré des portes de la mort. Une mère infortunée présente avec orgueil le fruit qu’elle a mis au jour ; il était mort, et soudain, par l’entremise de Philomène, le voilà rendu à la vie. Cette pauvre veuve a vu, grâce à sa prière à sainte Philomène, son huile se multiplier ; reconnaissante elle s’est servi de cette huile pour faire brûler sa petite lampe devant l’image vénérée de la Sainte. Dans une maison hospitalière, le vin a été sur le point de manquer et soudain, à l’imprévu, les vases sont remplis.

Pauvre femme, qu’emportes-tu là de la maison d’autrui ? - Eh ! un vase d’airain que m’avait pris ma voisine ! - Qui t’a dit que c’était le tien ? - Qui ? sainte Philomène. Elle m’a indiqué le lieu où il était caché. Sans cela, ma pauvre famille aurait été contrainte à jeûner le jour de la fête de la Sainte.

Cette enfant de trois ans à peine, souffrait horriblement d’une colique. Sa mère pieuse lui appliqua une image de sainte Philomène, et soudain la petite s’endormit. Peu après, elle s’éveille : « Maman, j’ai vu la Sainte, elle m’a dit : « Dors, ma chère enfant, et la douleur s’évanouira ».

C’est la petite Angèle qui a perdu sa poule, elle pleure et court s’en plaindre à la Sainte. Console-toi, répond Philomène, la poule perdue se retrouvera. Deux heures après la fin du jour, Angèle entend la poule becqueter à sa porte.

 

Pratique : Dans tous vos besoins de l’âme et du corps, recourez avec confiance et assiduité à sainte Philomène.

 

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