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26 juin 2023

Le Mois du Sacré Cœur de Terre Sainte

 

Le Mois du Sacré Cœur de Terre Sainte

 

Mattino Resurrezione dorata Messina

 

Vingt-septième jour

Vingt-huitième rayonnement

L'apparition à Marie-Madeleine

 

« Anima mea liquefacta est, ut locutus est » (Ct. 5, 6)

 

Depuis la mort du Sauveur, Marie Madeleine ne pouvait s'éloigner du Tombeau où reposait son unique amour. Dès que le jour, à peine levé, lui permettait de sortir, elle courait seule ou accompagnée d'autres saintes Femmes, vers le Saint Sépulcre.

Le Dimanche, à l'aurore, elle devança ses compagnes et, les mains chargées de parfums nouveaux qu'elle voulait verser sur son Maître adoré, elle se dirigea vers le Tombeau. Elle s'approcha très près, car les gardes n'étaient plus là. Tout en pleurant, elle se baissa pour regarder dans le Sépulcre dont la porte est très basse ; elle vit la pierre écartée et le Tombeau vide. À cette vue, Madeleine alarmée court en toute hâte à la maison où étaient Pierre et Jean et s'écrie : « Ils ont enlevé le Maître et je ne sais où ils l'ont mis ».

« Pierre et Jean sortirent de la maison et vinrent au Tombeau. Ils couraient tous deux ; mais le disciple que Jésus aimait courut plus vite que Pierre et l'ayant devancé, il arriva le premier au sépulcre. Là s'étant incliné, il vit les bandelettes détachées du corps et posées à terre. Le suaire, dont on avait recouvert la tête de Jésus , était placé à part, roulé séparément ». Jean vit ces signes certains de la Résurrection et crut aussitôt, alors il s'en retourna avec Pierre.

Madeleine, elle, ne pouvait quitter un lieu si cher. Elle était toute noyée dans ses larmes, toute languissante d'amour : Christi amore languida ; elle chercha de nouveau à regarder dans le Sépulcre et se baissant :

« Elle vit deux Anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête, l'autre au pied, là où avait été placé le corps. Lesquels lui dirent : « Femme, pourquoi pleurez-vous ? » Elle leur répondit : « Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l'ont mis ».

Ayant dit ces mots et absorbée dans l'unique pensée qui l'occupait, elle se retourna et fit quelques pas en avant comme égarée par la douleur : ses longs cheveux tombaient en désordre autour d'elle, et elle ne savait où elle allait. Soudain, elle vit devant elle un homme qu'elle prit pour un jardinier du jardin de Joseph d'Arimathie ; aussitôt elle s'écria avec impétuosité : « Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis et je l'emporterai ».

Quelle vaillance dans cette femme ! il n'y a point de borne à son amour : seule contre tous, elle disputera son Seigneur, elle l'enlèvera s'il le faut, et, faible femme, elle l'emportera dans ses bras !

Mais Jésus, car c'était lui sous les habits d'un jardinier, lui dit ce seul mot : « Marie ! » Aussitôt elle se retourne à la voix du Maître, et s'élance à ses pieds : « Rabbouni ! » s'écrie-t-elle. Oh ! quel accent dans ces deux mots ! Quel doux appel dans ce nom de « Marie ! » Quelle harmonie céleste dans la voix du Sauveur, que de tendresse et de révélation dans ce seul mot : « Marie ! » Qui ne voudrait entendre son nom prononcé par un telle bouche ; qui ne voudrait le voir inscrit au fond du Cœur de Jésus-Christ !

Le mot de : « Maître ! Rabbouni ! », résume tout chez Madeleine, la joie intense du revoir, la possession enfin retrouvée, l'adoration, l'amour ! Rabbouni !

Est-il, en effet, une révélation plus touchante, plus directe de l'amour du Cœur sacré, que cette consolante apparition ? Ce n'est point le salut du monde qui excite aujourd'hui ses ardeurs, ni la pensée des pauvres pécheurs qui l'enivre de dévouement comme au jour de la Passion ; c'est une âme, une seule âme qui l'occupe et l'attire, et qui, à cette heure, l'adore dans l'extase du bonheur. Tout disparaît, le Cœur de Jésus rayonne sur cette âme, il se donne à elle avec une infinie tendresse.

Le divin Maître ne peut résister à l'appel d'une âme, il est tout prêt, maintenant comme alors, à répondre au cri désolé d'un cœur qui le cherche avidement, à répandre sur lui les trésors de son Cœur divin ; caché sous les voiles eucharistiques, il est toujours là, présent avec nous depuis la merveilleuse invention de son amour !

Il se manifeste par la grâce, la paix, la consolation, à l'âme fidèle qui le cherche et qui le trouve au fond de douleurs. Si dans l'affliction elle l'invoque : tout bas, dans le silence du cœur, l'âme entend la voix divine qui l'appelle par son nom et c'est fini ! l'angoisse disparaît, le courage revient plus fort, la résignation plus grande, et la coupe de douleur semble épuisée, parce que l'Ami souverain a paru.

Mais en cette vallée de larmes, la joie est toujours de courte durée, Jésus le rappelle à Madeleine et par elle nous donne à tous une grande leçon ; il ne veut point qu'elle baise ses pieds sacrés comme autrefois : « Ne me touche point, dit-il, en arrêtant son élan, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père ». Il lui rappelle, en ce moi, le grand mystère accompli, la résurrection de son corps qui doit habiter le ciel désormais ; mais s'il veut rester encore avec nous, ce sera invisiblement par l'amour de son Cœur, et par le Sacrement.

La possession visible et sans fin, ô pèlerin, est donc réservée pour le ciel. La possession eucharistique contente, il est vrai, notre âme, mais non point nos sens. La plénitude de la joie n'est pas faite pour la terre. Il faut tendre plus haut, il faut que la foi, cette flamme céleste, s'alimente surnaturellement, et que notre amour plus austère s'éprouve loin de la présence du divin Maître… Madeleine le comprit ; consolée et ravie, elle quitta le Seigneur et chercha par une prodigieuse austérité à mériter de le revoir face à face, sans jamais craindre de le perdre. « Il faut mourir avec Jésus, dit le P. Lacordaire, pour toucher de nouveau Jésus ».

 

si-quelqu-un-a-soif-qu-il-vienne-a-moi-et-qu-il-boive-celui-qui-croit-en-moi-001

 

Invocation

 

Ô bon Maître ! Rabbouni ! Nous vous retrouvons enfin après l'absence du tombeau ; le rayonnement de votre Cœur resplendit à nouveau et la mort est vaincue par votre triomphant amour. Il vit et vivra toujours avec nous, ce Cœur sacré qui se dévoile à ses plus chers amis, pressé de consoler leur angoisse mortelle. Apprenez-nous donc à vous chercher : comme Madeleine éplorée, car l'amour appelle l'amour, et vous viendrez à nous, ô divin Cœur, vous vous montrerez par les signes de votre grâce jusqu'au jour de la possession éternelle.

 

Mirebeau

 

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