10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 12/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Douzième lundi

Le Saint Enfant Jésus résidant pendant neuf mois dans le sein chaste de Marie

« Voici qu'une Vierge concevra et portera dans son sein un homme parfait ».

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Fils de Dieu remplissant de bénédictions ineffables la Très Sainte Vierge par le séjour qu'Il consent à faire dans son sein. Mais en s'abaissant jusqu'à se soumettre à cet ordre établi pour tous les autres enfants, non-seulement Il rend un grand honneur a Son Père par Son obéissance et son amour; mais Il veut nous donner une grande leçon à nous-mêmes, qui est de nous maintenir patiemment, malgré la révolte de l'orgueil et des sens, dans la voie où Sa Providence nous place. Donnons avec joie notre cœur a ce Verbe Divin, usant de Son être et rendant tous les devoirs possibles à Dieu dans un temps où nous n'avons pu le connaître; remercions-Le de Ses hommages et de Ses satisfactions, qui ont si abondamment suppléé à notre indigence; et ne nous lassons pas de considérer que plus Sa Personne demandait qu'il fût grand d'abord, plus Il a fait paraître d'humilité, durant ce long état d'anéantissement et d'obscurité où Il s'est réduit pour nous.

Adorons ce très doux Sauveur tellement uni à Sa sainte Mère pendant ces neuf mois, qu'Il n'est plus qu'une seule et même chose avec Elle, comme le fruit avec l'arbre où Il est attaché. Et cette comparaison ne saurait qu'exprimer faiblement nos pensées; car qui pourrait imaginer l'union de Jésus et de Marie pour le corps et pour l'âme. Jamais Dieu ne s'était donné de cette sorte. Pour l'être naturel que Jésus recevait de sa Mère, Il lui inférait l'être surnaturel; et Sa Vie étant celle d'un Dieu, Il la versait sur elle avec une profusion divine. La Sainte Vierge de son côté donnait d'autant plus d'amour à Son Fils qu'Elle recevait plus de grâces; et ce Fils multipliait encore pour cet amour un si grand accroissement de Ses faveurs célestes, que c'était un épanchement, un flux et reflux de dons que nous ne pouvons qu'admirer dans l'humilité de nos cœurs. Prions la sainte Vierge de produire les effets de cette union en nous. Bénissons-la d'avoir été si ennoblie et si enrichie par Jésus; et bénissons Jésus d'avoir été si excellemment honoré, loué et aimé par Marie.

Adorons le divin Enfant dans ce Temple auguste du sein de sa Mère, où Il s'est offert en sacrifice, où Il a passé neuf mois en continuelle oraison, où Il a reçu les commandements de Dieu, où Il a traité avec Lui du mystère de Sa Croix et de la rédemption des hommes, de la conduite de Son Eglise et de la distribution de toutes Ses grâces sur elle et sur ses saints. Adorons toutes les occupations inconnues de Son âme durant cette longue retraite: entrons de cœur dans ses désirs ardents pour la Gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Mais considérons aussi que en participant à toutes les faiblesses de l'homme, Il avait devant les yeux la formation de Son Corps mystique, qui devait naître et s'accroître lentement jusqu'à sa divine perfection. En même temps, Il pensait à nous, qui faisons de si faibles progrès dans la grâce. Quelle reconnaissance ne Lui devons-nous point enfin pour le remède qu'Il a apporté aux souillures de notre conception par la Sainteté de la sienne. Offrons cette Conception très sainte au Père Eternel, et prions-Le de corriger et de réparer en Jésus les désordres que nous tenons de notre origine en Adam.

Prière

Sauveur du monde, qui avez commencé Votre vie par la prière et par la solitude, en restant caché durant neuf mois comme les autres enfants, dans le Sein de Votre Mère; qui, dans la captivité de Vos sens, n'avez pas cessé de jouir de la vue de Dieu et de vous occuper avec Lui des grands intérêts de Sa Gloire et de notre Salut: apprenez-nous à nous élever vers le Ciel par de fervents désirs et de vives aspirations, pendant que nous voyageons sur la terre, à faire-nos délices de l'oraison, et comme un moyen de ne pas nous séparer de Vous, a imiter et à aimer cette Sainte Enfance, où Vous vous teniez d'autant plus appliqué à Votre Père, que Vous conversiez moins avec les hommes, ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 11/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Onzième lundi

Le Saint Enfant Jésus conversant avec Marie et Joseph dans la maison de Nazareth

« Jésus-Christ le Fils de Dieu s'est tenu caché dans la maison d'un pauvre artisan, passant pour son Fils et l'aidant dans son travail ». (Luc 2:51; Jean 6:42)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus de qui l'Evangile a dit qu'Il était soumis à la sainte Vierge et à saint Joseph. Il n'y a jamais eu un respect si parfait ni une obéissance si accomplie, que l'obéissance et le respect de cet aimable Sauveur pour ses parents. Il honorait en Marie l'image du Père éternel même, qui l'avait comme associée à sa toute-puissance dans la génération de son Verbe sur la terre: et Il voyait aussi en saint Joseph le représentant de l'autorité divine, élevé avec Dieu à la plus étroite union qui ait jamais été communiquée à aucune créature après Marie. Il leur témoignait a tous deux une vénération proportionnée à leur dignité dont lui seul, en tant que Dieu, pouvait justement apprécier la grandeur.

Mais disons aussi, que, premièrement, le divin Enfant à Nazareth a aimé et honoré la très-sainte Vierge, selon l'étendue des vertus et des perfections qui étaient en Elle, selon l'amour que Dieu le Père lui portait, selon la plénitude du Saint-Esprit, qui résidait en Son Ame et en Son Corps: ce qui a beaucoup ajouté aux sentiments de reconnaissance et d'Amour qu'Il lui devait déjà, pour avoir pris naissance d'Elle. Il l'a aimée encore par l'effet de l'inclination la plus véhémente et la plus pure qui ait jamais existé: car plus les êtres sont nobles et parfaits, plus leurs inclinations sont puissantes. Or, cette inclination dans le Verbe fait chair était Divine. Il l'a aimée encore de toute la force et la vertu de sa grâce infuse, qui était immense. Il l'a aimée enfin, — il ne faut pas oublier ce détail, — de toute la plénitude d'un Amour qui devait être l'exemplaire et le modèle de celui qu'il voulait que ses disciples eussent pour leur père et mère, dont ils tiennent l'être, et pour tous leurs supérieurs. Deuxièmement, Jésus à Nazareth s'est soumis a saint Joseph parce qu'Il révérait en lui, comme en Sa Sainte Mère, tous les droits de l'autorité divine. Mais il l'a honoré encore et l'a aimé, comme ayant conservé l'honneur de la sainte Vierge par son très Saint et très Chaste mariage, et comme l'ayant lui-même sauvé en Egypte, et nourri si longtemps du travail de ses mains. Entrons dans tous ces devoirs de Jésus envers Joseph et Marie, et réjouissons-nous de ce qu'ils en ont été si parfaitement honorés et aimés. Qu'ils étaient heureux, ô mon Sauveur! non-seulement de vivre en Votre Sainte Société, mais d'avoir été rendus dignes des grâces que Vous leur apportiez en Vous soumettant à leur obéissance et a leur amour!

Honorons en même, temps le propre Amour que la Très Sainte Vierge et Saint Joseph rendaient au Divin Enfant, quand Il était si respectueux et si Doux pour eux, quand Il se montrait empressé à les servir avec tant de modestie, d'humilité, de diligence et de simplicité. Ne nous lassons point d'admirer cet échange mutuel de piété et de Charité dans la Sainte Famille; car ce spectacle nous est donné pour notre édification. Désirons d'aimer et de servir la Sainte Vierge et Saint Joseph avec le Divin Enfant, de servir et d'aimer le Divin Enfant avec la Sainte Vierge et son Saint Epoux.

Adorons enfin Jésus qui, bien qu'Il sût toutes choses, étant la lumière du Ciel et de la terre, a voulu néanmoins prendre Joseph pour Son maître à Nazareth dans l'humble métier qu'exerçait le Saint Patriarche. Ne pouvant rien apprendre, parce qu'Il n'ignorait rien, Il acceptait pour modèle les ouvrages de son père adoptif, et se conformait avec exactitude à tout ce qu'Il lui voyait faire. Adorable Enfant, qui avez obscurci Votre gloire, qui avez fait abnégation de Votre Science Divine pour obéir à un pauvre artisan, qui faisait des jougs et des charrues (S. Justin. Dialog. cum Tryph. 88); éloignez de nous tout orgueil de cœur et d'esprit. Nous ne saurions trop le répéter: donnez-nous part à Votre Humilité et à Vos abaissements.

Prière

Sauveur Jésus qui, Maître Souverain des Anges dans le Ciel, Vous êtes assujetti à Vos créatures dans ce monde; qui, tenant la place d'Adam pécheur, n'avez voulu Vous procurer le pain de chaque jour qu'à la sueur de Votre Visage en exerçant aux yeux des hommes l'humble profession de père nourricier; enseignez-nous à devenir humbles, laborieux, pénitents et obéissants à Votre exemple; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 10/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Dixième lundi

Le Saint Enfant trouvé à l'âge de douze ans parmi les Docteurs dans le Temple

« Ils le trouvèrent dans le Temple parmi les Docteurs, les écoutant et les interrogeant ». (Luc. 2, 46.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus, qui, dès que l'âge Lui permet de montrer au dehors la divine Lumière de Sa Raison, ne tarde pas de la consacrer à la gloire de Dieu Son Père. Il le témoigne par ces parles: « Ne saviez-vous pas que Je devais vaquer aux choses qui regardent Mon Père? » (Luc, 2, 49). Je le devais, dès que je pouvais faire entendre Ma voix au milieu des hommes, et en être écouté. Apprenons de ces exemples à ne négliger aucune occasion de rendre gloire à Dieu en manifestant son saint Nom.

Adorons le Divin Enfant, qui n'a pas voulu que Son jeune âge fût privé de cette fonction importante de glorifier Dieu. Source de toute Lumière, Il n'est pas moins admirable quand Il se réduit à l'obscurité et au silence, que quand Il se produit, comme le Maître qui sait tout, au milieu des hommes. Et Il avait résolu, par une infinie justice que l'un et l'autre de ces états se rencontrasssent dans Sa Divine Enfance; mais avec une telle conduite, que son silence serait observé durant douze années, comme plus conforme à sa petitesse, et plus convenable à Sa Douceur, à Son Humilité; et que la manifestation de Sa Sagesse ineffable n'aurait lieu qu'une fois, et au terme seulement de cette Enfance qu'il subissait pour notre amour. Ainsi nous a-t-Il appris à accomplir tous nos devoirs, en faisant toutes choses sans précipitation, avec nombre, poids et mesure.

Adorons le Divin Enfant qui, pour commencer son grand ministère de prédicateur, et devenir toujours notre exemplaire et notre Modèle, se soustrait à la présence de Ses Parents, par une grande force de vertu et le dégagement complet de la chair et du sang... Mais qu'a-t-Il fait, durant ces trois jours, avant de paraître au milieu des Docteurs? Il est probable qu'Il les passa en prières et en jeûnes, pour se préparer à annoncer la divine parole. Humilions-nous en admirant la sublimité de Son oraison; unissons-nous à ses mortifications saintes... Quelques-uns disent même qu'Il ne dédaigna pas de demander l'aumône... Mettons en pratique ses leçons et son zèle pour notre salut.

Adorons le Saint Enfant Jésus parmi les Docteurs. Quoiqu'Il soit le trésor de la Science du Père, Il écoute plutôt qu'il ne parle; et agissant selon la mesure de Son âge, Il se rend le disciple de ceux dont Il anime les lèvres, et qui ne peuvent rien dire de vrai que par Sa Lumière et par Sa Raison. Après les avoir écoutés dans le rang et avec la docilité qui conviennent aux enfants, Il propose avec candeur Ses questions, comme s'Il avait besoin d'être instruit, se tenant toujours par ce moyen aussi bas que l'enfance; mais Son langage révèle de célestes inspirations, qui ravissent son auditoire. Il évoque sans doute les grandeurs de Dieu, Ses Justices, Ses Miséricordes, Son Amour, la nécessité du Messie promis, l'impuissance de la Loi sans la Grâce, l'accomplissement des prophéties qui est proche. Divin Enfant, faites-nous entendre à nous-mêmes votre voix mystérieuse et sacrée. Touchez nos cœurs; dissipez tous nos aveuglements. Que nous ne soyons pas comme les Juifs, qui fermaient les yeux aux rayons de vos saintes inspirations.

Considérons la conduite du Fils de Dieu sur la très-sainte Vierge et sur saint Joseph: Il ne leur épargne pas les épreuves et l'affliction. Il connait leur douleur pleine d'anxiété: et toutefois Il les laisse en cet état. Apprenons a ne pas nous plaindre dans nos propres délaissements, et a nous abaisser sous la main du Seigneur, s'Il lui plait de nous frapper. La joie suit bientôt la peine, quand on souffre avec résignation pour Jésus-Christ. Honorons celle que ressentirent ces saints Epoux, en retrouvant parmi les Docteurs leur Enfant bien aimé qui faisait l'admiration de tous. Animons-nous d'une parfaite confiance en ce Verbe Divin. Il ne Se cache que pour la Gloire de Son Père, et pour nous combler par Son retour de consolations plus vives et de grâces plus abondantes.

Prière

Seigneur, qui n'avez, jamais perdu l'occasion de procurer la gloire de Dieu, Votre Père, et qui, pour Ses intérêts, nous avez fait paraître, dès Cotre Enfance, que Vous vous sépariez de Vos plus chères satisfactions ici-bas; qui, parmi les Docteurs, n'avez voulu parler que comme disciple; qui ne les avez enseignés que par l'humilité de Vos interrogations et la Sagesse de Vos réponses: accordez-nous la grâce de nous livrer avec zèle toujours à votre service et de ne nous confier jamais présomptueusement en nous-mêmes; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 9/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Neuvième lundi

Le Saint Enfant Jésus revenant d'Egypte

« L'ange dit à Joseph: Prenez l'Enfant et sa Mère, et retournez en Israël; car ceux qui voulaient perdre l'Enfant sont morts ». (Math. 2. 20)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons avec une continuelle ferveur d'amour le saint Enfant Jésus. Il s'était enfui de la Judée aussitôt après sa Naissance, pour montrer que son règne ne serait pas de longue durée chez les Juifs. Il est resté dans le pays d'Egypte sept années qui figurent, disent les commentateurs, toute la durée des siècles pendant lesquels il régnera sur les gentils; et au bout de ces sept ans, Il revient en Judée pour représenter ainsi que la fin des temps doit être marquée, d'après la tradition la plus commune, par la conversion des Juifs. Adorons les pensées secrètes de ce Divin Sauveur dans toutes les actions de sa vie parmi les hommes. O Jésus! qui ne vous éloignez jamais du céleste Israël et qui ne voyez et ne cherchez que lui, soit en Egypte, soit en Judée, venez à nous incessamment et ne nous privez pas de votre divine présence.

Adorons la conduite toujours humble de ce Maître adorable. Quoiqu'Il soit âgé déjà de sept ans, qu'Il soit rempli de sagesse et de grâce, que sa divinité soit parfaitement connue de Joseph et de Marie, néanmoins ce n'est pas lui qui leur déclare qu'il faut retourner en Judée. Il attend le commandement du Ciel que l'Ange doit apporter à Joseph, comme chef de la famille. De sorte qu'Il ne veut pas seulement obéira l'ordre de Dieu son père, mais se. soumettre même à celui de Joseph. O saint Enfant! donnez-nous votre esprit d'exacte obéissance; que jamais nous ne nous écartions des règles que vous nous avez tracées par votre humilité si parfaite et si admirable.

Adorons le Divin Enfant qui fait ce long voyage a pied, qui se fatigue et qui souffre pour la Gloire de Son Père, pour le salut et le bien de nos âmes. Adorons les autres intentions qui l'animaient et qui nous sont inconnues. Honorons aussi celles de la sainte Vierge et de saint Joseph, pendant qu'ils cheminaient dans cette pénible route à côté du Sauveur. Mais, ô Jésus! j'aime a me figurer ce voyage d'Egypte à Jérusalem comme l'image de celui du monde au ciel, du temps à l'éternité, que nous avons tous à faire a votre suite; et encore comme le passage des vains plaisirs du monde aux consolations si pures et si délectables de la religion et de la piété. Inspirez-nous l'horreur que Vous aviez dans votre cœur des abominations de l'Egypte, des scandales du monde et de sa corruption; donnez-nous l'amour de votre sainte Eglise, qdi est vraiment la porte du ciel et la maison de Dieu.

Adorons la douce gravité, la modestie et tout l'extérieur du saint Enfant dans le chemin. Il est Lui-même la voie dans laquelle nous devons marcher, et où Joseph et Marie nous ont précédés si saintement. Promettons-nous de vivre en Jésus par Marie et Joseph, pour aller à Dieu. Honorons aussi la lassitude des trois Saints Voyageurs, le repos qu'ils prenaient de temps en temps; et admirons comme ils cheminaient en recueillement et en silence, tout occupés des plus saintes pensées. Mais le Saint Enfant vient avec une grande joie en Judée, comme au lieu de sa vocation: Il doit y faire connaître Son Père, Il doit y opérer la Rédemption des hommes, après avoir accompli tous ses mystères, et c'est de la qu'il doit envoyer ses apôtres par toute la terre, pour baptiser toutes les nations et prêcher l'Evangile de Dieu. Divin Enfant, enseignez-nous à révérer vos mystères. Rendez-nous fidèles a notre vocation, en conformant notre conduite et notre vie à tous les desseins que vous avez sur nous.

Prière

Seigneur, qui avez dit que Vous n'éteignez pas la mèche qui fume encore, que vous n'achevez pas le roseau déjà brisé; qui, par votre retour d'Egypte en Judée, après la mort d'Hérode, nous faites connaître que, après avoir puni de Votre disgrâce la nation Juive pendant le cours des siècles, vous ne l'abandonnez pas pour jamais, et que Vous êtes prêt à revenir au pécheur repentant: faites nous la grâce de découvrir, sous la sainte obscurité de Votre Enfance, les rayons de Votre Infinie Sagesse, et d'apprendre, par une, consolante expérience, que, si Vous vous éloignez de vos ennemis obstinés, Vous recevez toujours à Miséricorde ceux qui espèrent en vos promesses; ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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06 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 8/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Huitième lundi

La visite que la Sainte Vierge rendis à sa cousine Elisabeth

« La sainte Vierge portant Jésus dans son sein, s'en alla en toute hâte visiter sainte Elisabeth, laquelle avait conçu un fils dans sa vieillesse ». (Luc. 1. 38.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Fils unique de Dieu qui, comme le plus puissant principe de vie qui soit dans sa sainte Mère, la possède plus qu'elle n'est possédée par son âme même. Aussitôt qu'il est conçu dans son sein, Il veut faire paraître le pouvoir dont Il vient la revêtir. Il la presse d'aller vers saint Jean, qu'Il a choisi pour Son précurseur, afin que ce soit Elle qui le sanctifie. Oh! que nous devons honorer cette aimable Vierge animée par l'esprit de son Fils, sainte en toutes ses démarches et en toutes ses pensées, attirant partout où elle porte ses pas sur la terre la bénédiction des cieux. Elle ne fut pas accompagnée de Saint Joseph pendant ce pèlerinage à la maison d'Elisabeth et de Zacharie, car Joseph ne devait point apprendre encore que sa sainte Epouse était la Mère de Dieu; et il ne l'eut plus ignoré, en entendant les paroles divinement inspirées d'Elisabeth, et la céleste mélodie du Magnificat qui s'échappa tout aussitôt des lèvres de Marie. Le Ciel aussi voulait perfectionner la vertu du glorieux Patriarche, qui venait à peine de contracter alliance avec la Vierge des vierges, et par elle avec le Fils de Dieu, qu'elle renfermait dans son chaste sein. Sa patiente résignation pendant les trois mois que dura l'absence de Marie, et où il fut privé non seulement des consolations de sa présence, mais de celles que lui apportait également la secrète présence de Jésus, nous apprend à nous abandonner nous-mêmes toujours à l'action de Dieu et de sa grâce dans nos cœurs. Il faut que nous sachions, à l'imitation de Joseph, nous oublier même dans les occasions qui paraissent utiles à la piété, et De voir en toutes choses que le bon plaisir divin, pour que ses desseins les plus parfaits s'accomplissent sur nous.

Mais pour revenir spécialement à la sainte Vierge dans ce mystère, considérons-la cheminant avec modestie à travers les montagnes, pour se rendre au but que Dieu lui a marqué. Comme Elle n'a de vie et d'action que par Jésus, Jésus n'a d'expression et de mouvement que par Elle. Elle le voile, en quelque sorte, à la manière des saintes espèces dans son auguste sacrement; bien plus, elle est comme une espèce vivante, qui ne contient pas seulement son Fils mais Le forme aussi et Le fait croître en elle; et réciproquement Elle est animée et remplie de sa puissance. Dans ce voyage, c'est le Fils de Dieu sans doute qui veut agir sur son Précurseur: mais Il ne veut agir que par Marie. Il veut qu'Elle coopère à cette action, qu'Elle Lui soit même attribuée; et que nous sachions par là ce que fera la Mère de Dieu dans les œuvres de la grâce, et la place qu'elle tiendra, et la société que son Fils lui donnera dans ses divines opérations. Elle salue sainte Elisabeth, et, sans doute, c'est en disant, selon l'usage des Hébreux: le Seigneur soit avec vous! Le salut vous soit donné! Ou bien avec quelque autre souhait digne de sa Charité et de la grâce qui était en elle. Mais il y eut cette différence entre les paroles de cette salutation et les nôtres, que nous ne faisons que désirer quelque bonheur à ceux que nous saluons, au lieu que la Sainte Vierge produit ici l'effet qu'elle exprime par ses paroles. Comme elle était une -image du plus grand de tous les sacrements, contenant la vérité invisible de Jésus-Christ sous l'apparence visible de son corps, Dieu voulut que ses paroles fussent alors efficaces comme celles des sacrements. Elles pénétrèrent jusque dans le sein d'Elisabeth, et portant la joie dans l'âme de saint Jean, effacèrent son péché originel, le remplirent dé grâce, lui avancèrent la raison, lui donnèrent le Saint-Esprit et la connaissance des Mystères de Dieu. Ainsi les merveilles de trois ou quatre sacrements se rencontrèrent en Marie dans cette circonstance; la réalité du Fils de Dieu, comme dans l'Eucharistie; la régénération d'un enfant d'Adam, comme au Baptême; la plénitude du Saint-Esprit, comme dans la Confirmation et dans les Ordres sacrés. Bénissons le Saint Enfant Jésus de ce qu'il lui plaît de faire de si grandes œuvres dès le commencement de sa vie, et de ce qu'il les fait par sa sainte Mère. Soumettons-nous à la douce puissance de cette Mère de Dieu, qui détruit le péché, qui engendre Jésus-Christ et le multiplie dans ses membres, qui répand dans les cœurs le Saint-Esprit, principe de toute grâce. Prions-la de produire en nous des effets semblables à ceux qu'elle produisit en saint Jean, autant que nous pouvons en être capables; et unissons-nous a la reconnaissance du saint Précurseur envers Marie, à l'amour, à la soumission et a la dépendance qu'il lui a témoignés durant sa vie, et qu'il se plaît encore à lui témoigner au ciel.

Adorons le Fils de Dieu agissant durant trois mois sur Saint Jean et sur sa famille, et toujours par l'organe et le ministère de la très-sainte Vierge. Honorons le silence et la paix de toutes ces saintes personnes, qui sont dans la maison de Zacharie; leurs oraisons, leurs contemplations. Entrons avec eux dans une profonde admiration de ces paroles: Dieu a tellement aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique. (Jean, 3, 16).

Prière

Seigneur Jésus, qui, dès que Vous vous fûtes incarné dans les chastes entrailles de Marie, avez voulu faire paraître le pouvoir que sa dignité de Mère de Dieu lui avait acquis; et qui, par sa parole, avez régénéré un enfant d'Adam, lui avez avancé la raison, lui avez donné le Saint-Esprit, et l'avez sanctifié en faisant de lui le plus grand des prophètes: faites que nous soyons tellement unis avec Vous par cette très aimable Vierge que, en révérant les merveilleuses grâces de votre Sainte Enfance, nous éprouvions en même temps que cette même Sainte Enfance est la vertu de la Mère du Tout-Puissant, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 7/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Septième lundi

Le séjour du Saint Enfant Jésus en Egypte

« Ils trouvèrent Dagon par terre sur sa face devant l'Arche du Seigneur, et la tête de Dagon et ses deux mains gisaient coupées sur le seuil de la porte ». (1 Reg. 5. 4.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le saint Enfant-Jésus réduisant au silence, quand Il arrive en Egypte, les oracles de Satan qui avaient coutume de parler par la bouche des idoles, et qui, redoutant Sa souveraine Vertu, ne pouvaient plus donner de réponse à ceux qui les consultaient. Bénissons-Le également de ce que les idoles mêmes furent ébranlées et renversées sur la terre, pour annoncer qu'Il était le seul vrai Dieu, qui doit recevoir nos adorations et notre amour. Adorons aussi la Providence Divine qui veille sur le saint Enfant en ce pays d'Egypte, car Elle y a préparé toutes choses pour le logement, la vie et la tranquillité de la Sainte Famille. Joseph et Marie soutiennent l'existence du Fils du Très-Haut de leur travail parmi ces idolâtres. Jésus, de son côté, agit d'une manière très-puissante sur l'esprit des Egyptiens, sans se faire connaître à eux. Il les tient dans un admirable respect, dans la douceur et la vénération pour Sa Personne et celle de ses Parents. Humilions-nous devant les secrets jugements qu'Il a sur les âmes qui ne sont point converties, tandis qu'Il dépose, sur cette terre infidèle, une semence abondante de grâce pour la consolation d'une infinité de solitaires et d'autres justes, qui, plus tard, y pratiqueront les plus héroïques vertus. Divin Enfant, faites luire sur nous les rayons de Votre Miséricorde, et ne nous traitez pas selon la rigueur de Votre Divine Justice. Donnez-nous l'esprit de solitude et de séparation du monde.

Adorons ce très-doux Sauveur, qui passe en ce pays les sept premières années de sa vie. Adorons-Le nourri du lait virginal de Marie et comme aussi des sueurs de saint Joseph. Adorons-le comblant la sainte Vierge et son père adoptif de grâces, en retour de leurs pieuses sollicitudes. Adorons-le proférant ses premières paroles, par lesquelles il nomme Dieu son Père, sa très-sainte Mère et saint Joseph. Adorons-le faisant ses premiers pas. Adorons-le prononçant ses premières prières, que les anges venaient recueillir en les adorant, faisant ses premières actions et rendant ses premiers services et ses premières tendresses à ses parents. O Jésus! faites que nous aimions Marie et Joseph comme vous les avez aimés. Donnez-nous part aux sentiments de votre cœur: rendez-nous purs religieux et fervents.

Prière

Seigneur qui, par l'humilité de Votre Sainte-Enfance, détruisez l'empire du Superbe, qui chassez de la terre, par l'invincible vertu de Vos abaissements, celui que Vous aviez banni des cieux par la toute puissance de Votre Gloire, qui, véritable héritier de tous les biens de Dieu, dépossédez le prince du monde, et liez dans votre infirmité celui qui ne trouvait parmi les hommes presque aucune résistance: brisez dans nos cœurs, nous Vous en conjurons, les idoles du mensonge et de l'orgueil; et armez-nous de la faiblesse de Votre Sainte Enfance, qui est plus forte que tous les démons; ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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05 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 6/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Sixième lundi

La fuite du Saint Enfant Jésus en Egypte

« L'Ange dit à Joseph: Lève-toi, prends l'Enfant et la Mère et fais en Egypte ». (Matthieu 2, 13)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons notre Sauveur, qui se soumet a l'humilité de la fuite en Egypte plutôt que d'arrêter la fureur d'Hérode par Sa Puissance Divine, ou de se conserver miraculeusement au milieu du carnage des Saints Innocents. Il aime mieux ainsi garder le silence dans cette occasion et faire avertir Joseph par un ange, que de commander lui-même au saint Patriarche de se retirer en Egypte. Ainsi fera-t-Il sans cesse abnégation de Sa Gloire, de Sa Grandeur et de Sa Puissance pour vivre dans notre infirmité. Mais n'avons-nous pas à admirer comme, en s'abaissant jusqu'à vouloir mourir, Il embrasse en même temps les moyens les plus ordinaires de se garantir de la mort. Donnez-nous, ô Jésus la grâce de ne jamais présumer de nos forces, mais de céder plutôt humblement devant les épreuves et les persécutions, que de vouloir les soutenir avec témérité et avec confiance en nous-mêmes.

Honorons les dispositions de la sainte Vierge et de saint Joseph, qui, parfaitement dépendants de Dieu, obéissent aussitôt a la voix de l'ange. Pauvres et dégagés de tout, ils n'ont aucune peine à abandonner leur maison et leur pays. Remplis d'amour pour Jésus, ils partent en toute diligence au milieu d'une nuit profonde et sans prendre congé de personne. Eloignés de toute délicatesse, ils n'emportent avec eux que les pauvres langes du Divin Enfant et les choses indispensables à ce difficile et si long voyage. Leur confiance en Dieu fait qu'ils ne raisonnent ni sur la longueur de la route ni sur l'infidélité des peuples au milieu desquels ils sont envoyés, ni sur les délaissements et les incommodités qui les y attendent. Laissons-nous pénétrer de l'esprit qui les inspirait, afin d'être uniquement conduits comme eux, selon l'ordre de la Providence, avec une foi vive dans sa tutélaire protection.

Adorons le saint Enfant qui souffre le froid, la fatigue et beaucoup d'autres peines dans le chemin. Envions la part que la sainte Vierge et saint Joseph prenaient à ses douleurs, et le bonheur tout à la fois qu'ils trouvaient à le porter entre leurs bras... Puis, reportant nos yeux sur la Judée, considérons la cruauté d'Hérode envers les Saints Innocents. Ses soldats les cherchent par toutes les maisons de Bethléem et des environs; ils égorgent avec rage ces douces petites créatures malgré les larmes et les cris de leurs mères... Cependant Jésus souffre aussi de se voir persécuté dans la personne de ces anges de la terre qui meurent en sa place; Il offre leur sacrifice à Dieu comme le sien propre; Il les remplit de Sa Vie devant Son Père et d'une dignité singulière parmi Ses membres. Bienheureux Enfants, qui, par votre mort, éteignez la rage de l'ennemi du Messie, qui sauvez en mourant votre Sauveur et le nôtre, qui lui acquérez le repos de l'Egypte, par le meurtre du dernier d'entre vous; vous êtes revêtus de la grâce, de la beauté et comme de la Personne divine de Jésus Lui-même. Obtenez-nous de Lui consacrer notre vie, en nous éloignant du péché, et en nous remplissant de votre esprit de simplicité, de candeur et d'innocence.

Prière

Divin Enfant, qui avez fui les Juifs et vous êtes retiré chez les Gentils, afin de témoigner que le peuple bien-aimé allait devenir votre ennemi, et que le peuple infidèle serait reçu en grâce: faites que nous nous séparions toujours de ceux qui ne veulent pas que Votre Règne arrive et que nous nous attachions, par les entrailles de votre charité, à la sainte Eglise, notre mère, dans laquelle seule nous pouvons trouver la paix, la lumière et le Salut que Vous avez apportés au monde, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il!

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 5/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Cinquième Lundi

En l'honneur de l'adoration des Mages

« Où est le Roi des juifs qui vient de naître, car nous avons vu son Etoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer ». (Math. 2. 2.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le saint Enfant Jésus, qui témoigne en naissant qu'Il ne vient pas seulement pour les Juifs, mais pour les Gentils; et qu'étant le Dieu de tous, Il fait Miséricorde à tous. Adorons cette bonté divine, qui s'étend à toutes les nations de la terre. Ayons en elle grande confiance, et abandonnons-nous à elle de tout notre cœur. « Le peuple juif, dit saint Paul, a dû bénir Dieu de l'accomplissement de ses promesses; et nous devons le remercier de Sa pure Charité et de sa Miséricorde ». (Rom., 15, 8, 9).

Adorons la grandeur de ce Divin Enfant dans Sa petitesse; et Sa Puissance dans son infirmité. Il est dans le silence, et Il parle au cœur des sages du inonde; Il naît dans la pauvreté de la crèche, et Il fait venir les rois d'Orient pour l'adorer; Il est enveloppé de langes, et Il produit une nouvelle Etoile qui répand dans les deux un miraculeux rayon de lumière pour guider vers Lui ses pieux serviteurs. Soumettons-nous à cette Sainte puissance qui dispose de l'univers, qui pénètre les cœurs et qui les manie comme il lui plaît. O saint Enfant, faites-nous sentir Votre Force Divine, et que l'éclat de Votre Majesté soit aussi grand dans nos esprits que votre humilité est grande dans l'obscurité de l'étable.

Considérons les effets de la grâce que le Saint Enfant répand dans l'âme des Mages. Dès les premiers instants de Sa vie, Il opère en leurs personnes une des plus grandes merveilles qui se soient jamais vues. Il se fait entendre à leurs cœurs, sans avoir besoin d'user de la parole, à 300 lieues de l'étable où Il est né; Il persuade en un moment à des sages et à des savants, qui sont ordinairement aveuglés par l'orgueil, d'entreprendre ce long voyage pour voir le Messie Sauveur et Rédempteur des hommes; et ces Princes, ces savants, ces sages, éclairés d'une lumière intérieure dont l'Etoile qui brille à leurs yeux n'est qu'une grossière image, n'ont plus qu'un désir, celui de venir l'adorer. Ils sentent que ce Roi qui vient de naître, est plus grand que tous les rois de ce monde ensemble; et ils n'auront pas l'idée d'aller rendre les mêmes hommages à l'empereur Auguste qui commande à presque tout l'univers. Les Mages savent donc par une vive et mystérieuse inspiration, ce que les juifs n'ont jamais voulu comprendre, que l'Enfant Jésus est Dieu et homme tout ensemble... mais la grâce ne leur donne pas seulement la pensée d'aller le visiter; elle les fait partir soudain chargés d'or, de pierreries, de baume et d'encens, qu'ils veulent Lui offrir. Ils surmontent des difficultés inouïes avant d'arriver jusqu'à Lui; mais, ces obstacles vaincus, ils ont le bonheur de trouver l'Enfant avec Marie sa mère, et de se prosterner à ses pieds. O Jésus, je vois avec joie que ce miracle de la conversion des Mages et de la générosité qu'ils Vous ont montrée, est une grâce particulière à Votre Enfance; car, pendant Votre vie publique, Vous aviez autour de Vous d'autres gentils qu'il Vous était facile d'attirer à Votre Amour. Mais Vous n'avez pas voulu Vous occuper même du centurion  Corneille, dont il est dit dans les actes, qu'il était disposé depuis longtemps a recevoir les bienfaits de la Foi (Act. 40. 2.) Vous réserviez ce soin a Vos disciples, et Vous m'apprenez ainsi, ô mon Sauveur, l'estime que je dois faire de la dévotion si précieuse à Votre Sainte Enfance. C'est par elle surtout que Vous voulez éclairer et toucher les âmes qui ne Vous connaissent pas, ou qui ne Vous aiment point encore assez! Je m'incline sous ces douces bénédictions, sous ces illuminations saintes que Vous versez sur nous du fond de Votre Crèche: instruisez, convertissez, gagnez mon cœur. Oui, dominez sur mon esprit, qui ne cherche que sa folle et injuste liberté; découvrez-moi Votre grandeur adorable sous les ombres de Votre pauvreté; .attirez-moi à Vous, ô Jésus! et faites que je laisse toutes choses pour Vous suivre.

Considérons les vertus des Saints Mages et adorons le divin Enfant agissant en eux. Ils ne résistent pas à la lumière, comme la plupart des hommes; ils ne balancent pas d'obéir à l'avertissement du Ciel; ils n'envoient pas s'informer de cet Enfant nouveau-né, avant d'aller Le trouver eux-mêmes. Quand ils entrent sur le territoire de la Judée, ils ne songent point à prendre des renseignements sur- le prince qui y règne; ils ne s'enquièrent pas s'il a des enfants qui, d'après les lois de l'empire, doivent lui succéder un jour; ils suivent le rayon de la Grâce avec une persévérante et toujours généreuse fidélité. Lorsqu'ils voient que ni la ville de Jérusalem, ni la cour, ni les prêtres ne savent rien de la naissance de Celui qu'ils cherchent, leur foi ne chancelé point; ils se gardent bien de s'excuser auprès d'Hérode; ils sortent tranquillement pour n'écouter que le mouvement de la piété qui les anime. Quel exemple de constance et de fermeté ne nous donnent-ils pas! O divin Enfant, fortifiez-nous à leur suite dans la croyance de vos saintes vérités, et que nul obstacle humain ne l'affaiblisse jamais dans son cœurs.

Honorons l'humilité de ces Saints Mages qui, voyant l'indigence et le délaissement du Fils de Dieu dans la crèche, ne se lassent pas de l'adorer avec amour, en Lui offrant leurs présents mystérieux. Ils reconnaissent ainsi Sa Divinité et Sa Royauté, et la qualité de Victime que ce Doux Maître a prise en venant au monde, où Il doit être immolé pour le salut de tous. Reconnaissons nous-mêmes Sa Majesté Sainte sous les voiles dont Il est couvert; adorons-Le à notre tour comme notre Dieu, notre Roi, notre Rédempteur. Divin Enfant, recevez comme Dieu le sacrifice de notre vie, comme Roi notre fidélité a Vos commandements, et comme Rédempteur notre perpétuelle servitude.

Adorons le Fils de Dieu remplissant les Saints Mages de lumière, d'amour, de force, de consolation et de toutes sortes de vertus, et unissons-nous à ces heureux princes qui correspondent a tous ces dons intérieurs avec une docilité sans réserve. Réjouissons-nous des consolations que leur présence produit dans le Cœur de la Sainte Vierge et de Saint Joseph, et des illuminations que le Céleste Enfant leur donne à tous sur la conversion des Gentils et les merveilles qui doivent éclater dans l'Eglise. Puissions-nous avoir part vraiment à cette abondance de grâce et de joie !

Prière

O Jésus Enfant, qui, procédant du Sein de votre Père, n'avez pas laisser tomber la moindre parole, à Votre Naissance en ce monde, de vos lèvres divines; mais qui, dans cet admirable silence, avez su dire des choses si merveilleuses au cœur des saints Rois; qui, détruisant dans leur esprit les maximes du siècle, les avez abaissés à Vos pieds dans Votre état de douceur et d'humilité: remplissez aussi nos âmes de Votre Lumière, afin que, Vous voyant petit parmi les hommes, nous adorions avec un pur amour l'ineffable grandeur que Vous possédez en Dieu, Votre Père, avec lequel Vous vivez et régnez pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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30 mai 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 4/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Quatrième Lundi

Le Mystère de l'Incarnation accompli dans le Sein de la Très Sainte Vierge

« Pour nous donner un Dieu Enfant, Dieu nous a donné une Vierge Mère ». (M. Olier)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Verbe éternel qui s'unit à notre humanité et qui naît dans le temps au sein de sa Mère, comme Il naît dans l'éternité au sein de son Père: en sorte que nous pouvons dire que sa génération temporelle est une image de Sa génération éternelle. Car Il naît parfait en un moment, et d'un seul principe humain, comme d'un seul principe divin; Il naît de la substance de Sa Sainte Mère, sans que la perfection et l'intégrité de celte Vierge privilégiée en éprouve nul dommage, comme le Père, qui le produit de Sa Divine Substance, n'en souffre aucune diminution. Bénissons Dieu qui laisse paraître sa suprême grandeur dans la plus extrême petitesse: qui, pour naître enfant, ne laisse pas de naître en Dieu, et qui, voulant avoir une mère, se l'est choisie d'une manière toute divine. Puis, considérons que, en cette naissance, Dieu ne donne pas seulement l'être et la vie à Son Fils comme Créateur et comme Dieu, ainsi qu'il arrive pour la production des autres hommes; mais qu'il les lui donne comme Père, première Personne de l'auguste Trinité, et principe sans fin de la Personne du Verbe. La sainte Vierge, dans cet adorable mystère, produit miraculeusement de son sang une humanité; mais c'est de Dieu le Père que vient à cette humanité l'union divine et hypostatique qui fait de l'Homme-Dieu une Personne infinie: si bien que, pendant le pèlerinage de ce monde, le Fils humilié de Marie conserve avec le Père, qui lui est égal dans les cieux, ses éternelles relations. Oh! que Dieu est bien plus admirable en cette divine production du Verbe fait chair, notre Sauveur, que nous ne sommes capables de le comprendre! Adorons toute la divinité coopérant à ce grand ouvrage de l'Incarnation. Le Père donne son Fils, lequel naît aussi de la sainte Vierge: les trois Personnes, comme un seul Dieu, unissent le Verbe avec l'humanité; le Verbe s'incarne, sort du Père, vient au monde, s'anéantit et prend la forme de serviteur; le Saint-Esprit, comme Sanctificateur et comme Amour substantiel, prépare l'âme et le corps de la sainte Vierge, la remplit de grâce et de pureté, lui communique les dons les plus merveilleux pour former en elle la chair adorable de l'Homme-Dieu, et rend sa fécondité aussi chaste et aussi sainte que celle des autres mères est profane et terrestre. Bénissons le Divin Enfant de ce qu'Il a de si augustes principes: concevons une haute et incomparable estime de sa grandeur, en considérant la majesté du Très-Haut qui couvre de Son ombre sa sainte Mère, le Fils de Dieu qui devient Fils de l'homme, le Saint-Esprit qui se répand avec sa vertu immense dans l'âme et le sein de la Vierge immaculée, et qui fait ainsi de Marie le chef-d'œuvre de la bonté de Dieu, de sa puissance et de sa sainteté. Apprenons que ce Divin Enfant veut être formé en nous par les mêmes principes. C'est la Bonté et la Miséricorde infinie du Père qui nous rend des hommes nouveaux: c'est ce même Père qui nous transfère de la racine d'Adam en celle de son Fils bien-aimé; c'est le Verbe divin qui nous entre en Lui-même et qui nous rend ses membres vivants; c'est le Saint-Esprit qui répand en nous la vie de ce Chef; et il faut que des âmes deviennent saintes et pures comme celle de Marie pour que cette divine Naissance s'accomplisse en nous.

Adorons le Verbe éternel tout formé et tout animé au moment de sa conception, se faisant non seulement homme, mais le plus petit des hommes. Adorons-le se rendant non-seulement petit, mais faible et mortel, et sujet à toutes nos douleurs: ce que l'Ecriture exprime en disant que le Verbe a été fait chair. Adorons-le privé, par conséquent, de la gloire de son corps et de la majesté de Fils de Dieu. « Adorons-Le enfin fait péché, comme dit saint Paul, et malédiction pour nous » (Galat, 3,13.), prenant sur lui, dès le premier moment de sa vie, la dette de tous les pécheurs, se rendant l'objet de la sévérité de Son Père, se destinant à la pénitence, à la persécution et au supplice. Admirons cette incompréhensible humilité et cet Amour infini; entrons par ce Divin Enfant dans la connaissance de notre bassesse; acceptons avec lui d'être traités comme nos péchés le méritent, et de vivre dans l'abjection à laquelle Il s'est résigné en acceptant notre place.

Adorons la plénitude de la Divinité qui réside en ce saint Enfant; de sorte qu'Il est aussi véritablement Dieu qu'Il est véritablement homme, et que non seulement Son Esprit, mais toute Son Humanité est unie avec Dieu plus étroitement que le corps n'est uni en nous avec l'âme. « En lui, dit saint Paul, habite la Divinité dans toute sa plénitude ». (Coloss., 2. 9). Mais, remarque l'apôtre, de cette plénitude de la Divinité découle toute autre plénitude; plénitude de gloire, de puissance, de lumière, de vertu, plénitude de toute grâce et de 'toute sanctification possible pour unir à Dieu toutes sortes de créatures: Oui, il a plu au Père, que toute plénitude habitât en lui. (Col. 1, 1 9.) Reconnaissons-le donc pour notre Dieu, notre Maître, notre Rédempteur, notre Exemplaire, notre Vie, notre Voie, notre Victime, notre Nourriture, notre Gloire, en un mot, pour notre Tout: Omnia et in omnibus Christus.

Prière

Verbe éternel, qui, dans Votre Personne adorable, avez réuni les deux extrémités de la grandeur et de la petitesse; qui non-seulement Vous êtes fait homme, mais le plus petit de tous les hommes; qui êtes immense dans le sein du Père et comme réduit au néant dans celui de votre Mère: donnez a notre cœur, où l'orgueil est infini, le sentiment de Votre petitesse et de Votre humilité; et pour nous élever à la gloire de vos grandeurs divines, faites-nous descendre avec vous jusqu'à la vraie bassesse de notre qualité de pécheurs ô Vous, qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 3/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Troisième Lundi

En l'honneur de l'oblation du Saint Enfant Jésus au Temple

Les parents de l'Enfant-Jésus le portèrent à Jérusalem, afin de faire pour lui selon la coutume établie par la loi. (Luc. 2. 22)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le divin Enfant-Jésus qui, avec Sa très Douce Mère, obéit à une loi, de laquelle Il est exempt, non-seulement par la dignité souveraine de Sa Personne, mais encore par la Sainteté merveilleuse de Sa Naissance, qui en exempte aussi la très Sainte Vierge. Apprenons de ces exemples à obéir volontiers dans les choses d'obligation, puisque le Fils de Dieu et sa sacrée Mère n'étant qu'en apparence assujettis à cette loi, s'y soumettent néanmoins jusqu'à paraître aux yeux du peuple comme des criminels, offrant un sacrifice pour le péché, dont Ils étaient parfaitement innocents. Divin Enfant, très Pure Vierge, Vous pouviez Vous retirer sur le champ en Egypte, et ne Vous point exposer dans Jérusalem à la colère d'Hérode. Mais nulle considération humaine ne peut Vous dispenser des offices publics de religion, d'obéissance, de piété, d'humilité; et Vous exposez plutôt Votre vie que de manquer au culte de Dieu le Père. Imprimez dans nos cœurs l'amour de la loi de Dieu et de tout ce qui appartient à son service.

Considérons qu'en ce jour se célèbre le plus saint et le plus auguste sacrifice qui ait jamais été offert dans le temple. La première action du Fils de Dieu et sa première sortie sont une image de ce qu'Il doit opérer mystérieusement sur nos autels durant tous les siècles. Sa première pensée dans sa conception a été de s'offrir en sacrifice, et Sa première sortie a pour but de publier devant tout le monde, au temple de Jérusalem, ce qu'Il n'avait fait que devant Dieu dans le temple de sa Sainte Mère; et ce qu'Il fait en ce temple figuratif est une figure et un projet de ce qu'il fait continuellement dans toute l'Eglise. Car au jour de la Purification, le Saint Enfant Jésus met la réalité de son corps dans ce temple matériel, qui n'en est que l'image; et dans l'image remplie de la réalité, Il offre à Dieu le Père Son Sacrifice, comme Il l'offre tous les jours sous les signes de l'Eucharistie. Divin Enfant, plein de Grâce et de Vérité, rendez-nous de vrais serviteurs de Dieu, Votre Père, et faites que nous sachions ne pas seulement Lui offrir le sacrifice de nos cérémonies extérieures, mais que par Vous, qui êtes la Vérité, et par Votre Saint Esprit, qui est la Source du pur Amour, nous L'adorions toujours, comme Il désire d'être toujours adoré.

Considérons que dans ce premier sacrifice, qui est le modèle de tous les autres, c'est la sainte Vierge qui fait l'offrande, pour apprendre, en premier lieu surtout, aux ministres de Jésus Christ quelle doit être leur chasteté, leur humilité et leur perfection; car n'ont-ils pas besoin d'être purs comme Celle qui a produit ce Dieu-Sauveur, une fois dans son sein, quand ils ont a Le produire eux-mêmes tous les jours à l'autel par les paroles de la consécration? N'ont-ils pas besoin d'être détachés des pensées de la terre, et des grâces même, et des consolations de la piété, à l'exemple encore de cette Vierge admirable, qui, après avoir donné l'être et la vie à Notre-Seigneur, avait le droit d'en désirer, d'en demander la possession comme son bien propre, et qui consentit néanmoins a l'abandonner généreusement, pour notre salut, a toutes les volontés du Très-Haut... Vierge sacrée, parfait modèle des prêtres, aidez-les tous, par le pouvoir que vous avez sur votre Fils, à devenir des saints, et les dignes ministres d'un sacrifice, qui a tant de rapports avec votre incomparable dignité de Mère de Dieu.

Considérons avec quel anéantissement intérieur, quelle soumission à Dieu, quelle reconnaissance de ses grâces, quel amour, quel dégagement de ses intérêts, la très Sainte Vierge a offert ce divin Fils pour être immolé sur la Croix. Et disons-nous que les dispositions de Marie doivent se trouver non-seulement chez tous les prêtres, mais encore chez tous ceux qui assistent à la Sainte Messe, puisqu'ils offrent véritablement le Saint Sacrifice avec le Prêtre. Très douce Vierge, obtenez-nous la grâce de faire amoureusement l'offrande sacrée de Votre Fils, et d'assister à ses saints mystères avec une profonde révérence et avec toutes Vos Vertus.

Adorons les pensées et les sentiments du saint Enfant Jésus en cette oblation. Il honore infiniment son Père, Il se dévoue a la mort pour protester de Son Infinie Majesté et pour satisfaire a Sa Justice; Il demande Miséricorde pour les hommes, Il s'offre pour accomplir toutes les lois qui ont été portées à l'égard des victimes et tout ce qui a été prédit de Lui et figuré dans les saintes Ecritures, dans le temple et dans la constitution du peuple juif. Divin Enfant, j'adhère de tout mon cœur et je me conforme à toutes les intentions de Votre Ame: en Vous je loue, je bénis et j'aime Dieu, Votre Père et le mien: je m'offre avec Vous pour Sa Gloire, et je veux entrer, pour le temps et pour l'éternité, dans Vos Saintes et Divines Intentions, et dans celles de Votre Sainte Mère.

Adorons le Divin Enfant qui a voulu que Son premier sacrifice fût célébré par la rencontre des prophètes avec Lui, Sa Sainte Mère et Saint Joseph. Les promesses sont accomplies pour Syméon et Anne; la vérité se trouve d'accord avec les prophéties; l'Ancien Testament, représenté par Syméon, atteint sa perfection par la présence de Jésus-Christ. Honorons la joie de ces saints qui ont vu ce divin Enfant; entrons dans l'amour de Syméon et de la pieuse Prophétesse; bénissons Dieu avec eux. Tout ce qu'il y avait de plus admirable au ciel et sur la terre était là.

Prière

Seigneur Jésus, qui avez voulu, dès votre Enfance, être présenté à Dieu Votre Père en qualité de Sa Victime, afin de témoigner que, dès le commencement de Votre vie, Vous aviez dessein de souffrir la mort; et qui avez obligé la très Sainte Vierge, dans cette offrande, à se purifier Elle-même, afin que les fidèles autant que les prêtres apprissent d'Elle qu'ils doivent être purs eux-mêmes, en travaillant à orner leur vie de la pratique de toutes les vertus; faites nous la grâce de nous anéantir assez, pour que nous devenions une même hostie avec vous, et que notre sainteté nous donne part à l'esprit de Votre Sacerdoce, ô Vous, qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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