30 décembre 2009

Litanies de Saint Cyriaque de Rome

20109517

Saint Cyriaque et ses compagnons

Martyrs

(+ 303)

Fête le 8 août


Saint Cyriaque, de famille patricienne, après avoir exercé les fonctions importantes de préfet de la Toscane, embrassa la religion chrétienne et donna tout son bien aux pauvres. Il fut ordonné diacre sous le Pape Marcellin. Surpris avec son collègue Largus, diacre comme lui, pendant qu'il portait des vivres aux chrétiens persécutés qu'on occupait à la construction d'un monument de l'empire, il fut condamné au même supplice, ainsi que son compagnon, et ne put désormais soutenir les chrétiens, ses frères, que par la parole et par l'exemple. L'empereur, apprenant cela, les fit jeter dans un cachot obscur. Cependant la fille du tyran Dioclétien fut possédée d'un démon qui la tourmentait avec violence et disait: "Cyriaque seul pourra me chasser." On l'envoya chercher dans sa prison, avec Largus et un autre compagnon nommé Smaragus. La jeune fille fut délivrée et reçut bientôt le Baptême à l'insu de son père. Cyriaque, en reconnaissance, fut rendu à la liberté. Or le démon chassé du corps de la fille de l'empereur s'était emparé de la fille du roi de Perse, qui s'écriait dans ses tortures que Cyriaque de Rome pouvait seul la délivrer. Cyriaque, mandé par le roi persan, consentit à faire le voyage avec ses deux compagnons, espérant procurer la gloire de Jésus-Christ. La fille possédée fut guérie au nom de Jésus-Christ et devint chrétienne. Cyriaque et ses amis demeurèrent quelques temps en Perse pour prêcher la foi et affermir les nouveaux chrétiens. De retour à Rome, ils profitèrent de leur liberté pour continuer à soulager les pauvres et les malheureux et à se rendre aux assemblées des chrétiens. Mais bientôt, pendant l'absence de Dioclétien, l'entre empereur, nommé Maximien, fit saisir les trois vaillants chrétiens: "Adorez les dieux de l'empire", leur dit le juge. "Nous ne connaissons, répondit Cyriaque, que Jésus-Christ, Maître du Ciel et de la terre, mort sur la Croix pour notre salut." Aussitôt le bourreau reçoit l'ordre cruel de verser de la poix bouillante sur la tête du saint diacre, qui remerciait Dieu et chantait: "Gloire à Vous, Seigneur, qui me jugez digne de souffrir pour Votre nom! – Qu'on l'étende sur le chevalet, reprit le juge, qu'on disloque ses membres et qu'on le frappe à coups de bâtons!" Pendant le supplice, Cyriaque, souriant et paisible, les yeux levés au Ciel, murmurait cette prière: "Seigneur Jésus, gloire à Vous! Ayez pitié de moi, Votre indigne serviteur; je Vous rends grâces, mon Dieu, qui me permettez de souffrir pour Votre saint nom!" Les invincibles martyrs eurent la tête tranchée.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Litanies de Saint Cyriaque de Rome

Seigneur, ayez pitié

Christ, ayez pitié

Seigneur, ayez pitié

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Vierge Marie, qui avez écrasé la tête de Satan, priez pour nous

Vierge Marie, invulnérable aux attaques de Satan, priez pour nous

Vierge Marie, qui nous protégez contre le dragon, priez pour nous

Vierge Marie, Reine des Anges, priez pour nous

Notre Dame de la Délivrance, priez pour nous

Notre-Dame des Victoires, priez pour nous

Saint Michel Archange, priez pour nous

Saint Joseph, priez pour nous

Saints apôtres, priez pour nous

Saints martyrs, priez pour nous

Saints exorcistes, priez pour nous

Saint Cyriaque, puissant exorciste, priez pour nous

Saint Cyriaque, vaillant martyr, priez pour nous

Saint Cyriaque, adorateur du Christ, priez pour nous

Saint Cyriaque, prédicateur de première force, priez pour nous

Saint Cyriaque, diacre fidèle à l’Eglise, priez pour nous

Saint Cyriaque, vainqueur de Satan, priez pour nous

Saint Cyriaque, terreur des démons, priez pour nous

Du pouvoir du diable, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des tentations de Satan, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des embûches du démon, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des vengeances diaboliques, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des attaques sataniques, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des occasions de péché, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des faux amis, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des ennemis, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des personnes maléfiques, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des malédictions, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des liens maléfiques, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des liens impurs, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des liens généalogiques négatifs, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des relations dangereuses, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des fausses visions, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des attaques des sorciers, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des sectes, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des maladies provoquées par les sortilèges, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des traumatismes, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des blocages de la vie sentimentale, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des blocages de travail, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des blocages financiers, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit d’angoisse, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de la drogue, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de tristesse, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des obsessions destructives, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit d’occultisme, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit d’orgueil, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de pouvoir, Saint Cyriaque, délivre-nous
De l’esprit de vanité, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de mensonge, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de destruction, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de division, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de haine, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de désespoir, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de blasphème, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de suicide, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de vengeance, Saint Cyriaque, délivre-nous

De l’esprit de doute de la foi, Saint Cyriaque, délivre-nous

Des esprits impurs, Saint Cyriaque, délivre-nous

De tous les esprits mauvais, Saint Cyriaque, délivre-nous
Des infirmités du corps, de l’âme et de l’esprit, Saint Cyriaque, délivre-nous

De tous les dangers, Saint Cyriaque, délivre-nous

De la damnation éternelle, Saint Cyriaque, délivre-nous

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, Saint Cyriaque,

afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Nous Vous louons, ô Dieu, pour la victoire de Votre Fils notre Seigneur Jésus-Christ. Nous Vous louons pour notre puissant intercesseur Saint Cyriaque, diacre et exorciste. Par son intercession, accordez-nous la délivrance des maux qui nous affligent, libérez-nous de la damnation éternelle et des dangers de l’âme et du corps, afin que nous vivions dans la liberté des enfants de Dieu. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

20109518

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29 décembre 2009

Neuvaine aux Saints Rois Mages

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Les Saints Rois Mages

S’il est un sujet qui a charmé notre enfance, et qui a été remis en honneur lors des dernières JMJ, c’est bien celui-là. Mais l’Evangile n’est pas un conte et nous fait un devoir de replacer l’épisode dans son contexte général: Jésus est venu chez les siens, pour naître, souffrir et nous racheter. La visite des Mages répond-elle à cette dynamique? Ce sera l’objet de notre méditation en ce mois de janvier où la crèche, dans bien des foyers, montre les Mages adorant le Rédempteur. Qu’en est-il exactement, selon l’Evangile, seul nécessaire, et l’apport accessoire mais éclairant de l’œuvre de Maria Valtorta, dont Pie XII recommanda la lecture, et que l’on ne peut ignorer sérieusement aujourd’hui? Les JMJ ont insisté sur l’adoration, et nous le ferons aussi, mais, c’est avant tout l’Epiphanie, la «manifestation» de Dieu au monde, à travers ces princes de la terre, qui doit primer. Car, s’il est vrai que les Mages ont noué une démarche de recherche, c’est à l’initiative d’une étoile, à l’initiative de Dieu, qui, après la manifestation aux pauvres (devant les bergers), puis aux prêtres (la Présentation au Temple), touche maintenant ceux qui représentent toutes les nations. Dieu vient à la rencontre de tous les hommes, pour les sauver, moyennant quoi, ceux-ci doivent pour le moins, l’adorer. Le récit évangélique, quoique court, demanderait bien des pages d’exposé et de réflexion; nous devrons nous limiter beaucoup.


Les circonstances


L’histoire, correctement reconstituée, nous dit que nous sommes en l’an – 4 (an 749 de Rome). Peu avant l’agonie de la République Latine, la Palestine est alors occupée par les Romains (- 63-60), qui, en – 59, laissent le pouvoir effectif au roi Hérode, dit «le Grand» («Jésus étant né à Bethléem de Judée au temps du roi Hérode…», en décembre – 5). Au moment de la naissance du Christ, la République est morte et l’Empire est enfin en paix, la «pax romana» de l’empereur Auguste (-27 + 14), tandis que Quirinius gouverne le protectorat en son nom. Après la Présentation de Jésus au Temple, ses parents décident de rester encore quelques mois à Bethléem, avant de rentrer à Nazareth, si le Père le veut. Saint Matthieu est le seul à rapporter l’histoire des Mages (II, 1-12), ce qui la met en relief, l’apôtre s’arrêtant à l’essentiel. Juif, publicain, il écrit pour les Juifs auxquels il a à cœur de montrer la messianité et la divinité de l’Enfant-roi. Le passage relaté est donc capital à cet égard.


«Nous avons vu son étoile…» L’appel des Mages


Avant d’approfondir la question, notre légitime curiosité nous presse: qui sont ces personnages, d’où viennent-ils, que représentent-ils? A l’origine, on appelle «mages», des prêtres perses ou des astrologues babyloniens ayant coutume de scruter les astres — si bien visibles dans le ciel d’Orient — pour en lire les présages. Sont-ils des souverains? On pourrait le penser à considérer leur prestige, leur voyage coûteux, la nature des présents offerts. Mais, ce serait oublier que, «Venus d’Orient», dit l’évangéliste — cet orient mythique, terres de tant de religions et de d’empires — ils pouvaient être à la fois des grands-prêtres locaux et des princes d’envergure. En tout cas, l’Evangile montre clairement que l’interrogation suscitée par l’étoile inaccoutumée leur faisait pressentir qu’elle représentait un Dieu au-delà de toutes leurs croyances ou de leur attente. La tradition indique un nombre: trois; leur donne un nom, à partir du 8e siècle: Melchior, Balthasar, Gaspard; Bède le Vénérable les fait venir d’un orient large: l’Europe, l’Asie, l’Afrique (Gaspard serait le Noir). M. Valtorta les voit arriver des Indes, des hauteurs mongoliques et des hautes terres du Nil. Quoi qu’il en soit, le sens est qu’ils représentent l’orbis terrarum, l’universalité, comme Jésus, venu à la rencontre de toute l’humanité. Quelle était cette étoile? Venus de trois horizons différents, ces princes ont l’esprit religieux. Ils sont intrigués par la présence dans le ciel d’un astre inhabituel, exceptionnel par sa taille (comme une «petite lune», précise la voyante), sa brillance, qui fait s’éclipser les étoiles voisines, sa traîne, qui fait penser à une comète, son ardeur: on la dirait vivante, son insistance: elle a un caractère invitatoire. Ils sont littéralement subjugués par son incandescence, et ils y voient un appel à quelque chose, ou à Quelqu’un qui dépasse leur science, leurs convictions. Ils pressentent que cet astre unique représente le vrai Dieu, alors que la terre n’offrait jusqu’ici que des religions polythéistes ne pouvant satisfaire les esprits exigeants. Ces trois princes étaient de ceux-là, et, sans se connaître, n’ont pas hésité à tout quitter pour aller rencontrer ce «Dieu inconnu», comme dira saint Paul, et «rendre hommage», c’est-à-dire adorer, Celui que l’étoile ne pouvait pas ne pas représenter. C’est un appel irrésistible s’adressant à de vrais sages en quête du véritable Sauveur. En effet, à l’époque antérieure, après Alexandre, tant de rois s’étaient faussement présentés en «sôter», sauveurs! Il n’en était résulté que des larmes et du sang. Là, c’est une étoile magnifique, douce, paisible, silencieuse, annonciatrice de joie et de bonheur vrais. On ne peut récuser le fait, quand on considère le caractère si concret de l’Evangile, et, surtout, le symbole de l’étoile. Partis sur des montures imposantes, richement harnachées, avec une suite adéquate, ils voyagent lentement durant des mois, bravant tous les risques, conduits et accompagnés par la grande Espérance; il se réunissent vers la Mer Morte. La langue de la Foi et de l’Amour, leur rencontre inopinée dans le même but, par un miracle de Dieu, les fait se comprendre sans difficulté, et ils finissent leur odyssée de concert. Leur seul moment d’effroi est lorsque l’étoile disparaît au-dessus de Jérusalem. Ils convergent là, d’abord, parce qu’ils recherchent un Dieu qui est aussi un Roi. Et ils savent, en visiteurs étrangers et respectueux, qu’il faut s’adresser au roi local. Les renseignements obtenus, ils retrouvent l’étoile, et «à sa vue, ils furent remplis d’une très grande joie». On les comprend.


«Ils l’adorèrent»


«Entrés dans la maison, ils trouvèrent le petit enfant avec Marie, sa mère; ils tombèrent à genoux et l’adorèrent». Jésus et ses parents ne sont plus dans la grotte. Cela tombe sous le sens. Des Bethléemites compatissants ont recueilli la sainte Famille, errante et dans la pauvreté absolue. Aux Mages aussi s’applique la parole future du Christ: «Ce n’et pas vous qui m’avez choisis, mais c’est Moi». Attirés mystérieusement par Lui, arrivés enfin à destination, ils se prosternent dès leur arrivée devant sa maison d’emprunt, se préparent dans le recueillement, envoient un messager demander l’hospitalité de Joseph, et se présentent, lentement, avec noblesse et déférence, devant le seuil de l’humble demeure. Ils sont magnifiquement vêtus, pour honorer le Dieu fait homme. Reçus par Joseph et Marie, ceux-ci se lèvent à leur arrivée. La Vierge-Mère est drapée dans un simple habit blanc, tenant l’Enfant de quelques mois sur sa poitrine. Eux se prosternent, front contre terre, et, malgré l’invitation de Marie, restent ainsi jusqu’à leur sortie, appuyés ensuite sur leurs talons. C’est dire, à travers tout cela, un respect qui nous interpelle gravement. Eux qui étaient princes, adorent et contemplent en silence, Celui que l’étoile a indiqué, l’étoile qui n’a pas menti, et qui s’est effacée devant le créateur du firmament. Il sont déjà plus que récompensés pour avoir cru au Signe. Ils sont de dignes héritiers d’Abraham, le père des croyants. Après le saint silence, l’aîné des sages explique leur démarche, disant qu’ils avaient vu une nouvelle étoile à la splendeur inusitée, qu’ils avaient interrogé leur science et consulté leurs cartes, trouvant cette réponse: le Messie-Sauveur, sorti des Juifs, était né et qu’il convenait de lui rendre les hommages qui lui sont dus. Et ils étaient partis, chacun à l’insu des autres. Les scribes d’Hérode, d’ailleurs, confirmèrent la vérité, à savoir que la prophétie du prophète Michée devait s’accomplir. «Puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe». Avec ces «détails», que l’évangéliste n’a pas mis par hasard, nous entrons dans le mystère de l’Enfant. Chacun de nous doit comprendre que les trois présents décrits par l’Evangile correspondent à leurs signification et aux paroles correspondantes des Mages. Il ne peut en être autrement. L’or est offert pour le Roi, un roi pauvre et sans assise terrestre, dont la migration en Egypte légitimera l’emploi. L’encens est pour le Dieu. La myrrhe, explique le plus âgé, est destinée au Messie souffrant et rédempteur; il le dit avec la délicatesse qui convient, pour ne point blesser la Vierge-Mère, mais elle comprend que ses dires confirment l’Ecriture et les paroles de Siméon. Ils ne demandent rien, si ce n’est, précise Maria Valtorta: «Qu’à cause de ces dons, Lui se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume». Le bon larron ne dira pas autrement. Marie, dans sa douleur contenue, acquiesce, et ne peut que confier le divin Enfant souriant à chacun des trois illustres adorateurs. Il se manifeste ainsi à eux, et par eux au monde. C’est l’Epiphanie. Leur bonheur est indicible et les récompense de leur long pèlerinage. Sensés et merveilleusement délicats, ils ne s’attardent pas; ils prennent congé de la sainte Famille, se prosternent une dernière fois en quittant la demeure, tandis que Marie tient le petit bras de Jésus comme pour les bénir. Ils enfourchent dromadaire et chameaux, se courbent encore sur l’encolure des bêtes et s’en vont aussi dignement qu’ils sont venus, le cœur rempli de joie.


«Ils repartirent par un autre chemin»


L’épisode est riche d’enseignements. L’attitude d’Israël et d’Hérode est significative d’un refus du salut offert. Jésus, pourtant annoncé et «attendu», est né dans une grotte d’une bourgade plus glaciale par le cœur que la température; un jour, Nazareth le conspuera. Hérode, iduméen et non juif, connaît peu et mal les Ecritures. Une seule chose l’intéresse: ne pas perdre son pouvoir. Il s’apprête au premier holocauste, celui des enfants de Bethléem, innocents et sans défense, prototypes de l’Agneau immolé et icônes de tous les futurs martyrs du Christ. Le tyran meurt peu après. Mais une maison a accueilli l’Errant, après les bergers; deux saints l’ont reconnu au Temple; trois sages l’adorent et résument les prophéties sur lui. Dieu est Un et Trine et se révèle aux trois pouvoirs: celui de la multitude (le sacerdoce royal), de la religion (le sacerdoce ministériel), du pouvoir politique (les responsables des nations). Ce passage d’Evangile, comme en toute la Bible, montre qu’en Orient la Royauté a toujours revêtu une résonance particulière. Mais les Mages ont compris d’instinct que celle du Sauveur n’est pas de ce monde; ils s’inclinent devant le Roi des rois, l’infiniment grand en tant que Dieu, infiniment pauvre en tant qu’homme; humbles, ils ne dédaignent pas de l’adorer. Ils sont venus pour cela. Ils pensent que leurs riches présents ne sont rien à côté de la Richesse par excellence: Dieu: «Il est le Fils unique de Dieu qui s’est dépouillé de sa gloire et qui est venu sur la terre pour mourir sur la Croix; il s’est fait pauvre pour nous révéler la gloire divine» (Jean Paul II). Leur épopée — car c’en est une — montre leur foi extraordinaire, qui a tout enduré pour ne voir le Messie qu’un instant. Leur seul moment de chagrin n’a pas été leur rude chemin, jour et nuit, mais la disparition momentanée de l’étoile, comme si leur espérance pouvait s’effondrer. Ils sont des modèles de foi pour l’humanité entière, face à l’apostasie actuelle: «L’adoration du vrai Dieu est un authentique acte de résistance contre toute forme d’idolâtrie» (J.P. II. id.) . Aujourd’hui, comme au temps des Mages, l’athéisme, le refus de Dieu, les hérésies et les sectes, la magie et la sorcellerie, le matérialisme…, sont autant de dangers pour l’âme et les sociétés. L’histoire des Mages ne s’arrête pas à l’au revoir de Bethléem. En tournant le dos à Hérode, ils le mettent face à lui-même et à ses responsabilités. Le silence de Jésus devant Pilate révèlera une situation analogue. Cet au revoir n’est pas un adieu. Quand Mathieu dit qu’ils partirent par un autre chemin, cela signifie qu’ils ne devront plus être après comme avant. La rencontre avec le Christ implique une conversion, et si l’on est déjà converti, comme semble l’être les Mages, cela incite à la sainteté. Si Pie XII a pu dire à un voyant: «Tu as vu Marie? Tu dois devenir saint!», à plus forte raison quand on a vu le Christ. La rencontre ordonne enfin au témoignage, à l’évangélisation. Transformés par la vue de l’Enfant-Dieu, les Mages ont ensuite proclamé la gloire de Dieu et, comme les bergers de la nuit de Noël, commencé à faire connaître le seul vrai Dieu, donc à évangéliser. Chaque fois que nous rencontrons Jésus, dans la communion, devant le Saint-Sacrement ou dans le prochain, nous «devons prendre un autre chemin », prendre la route de la perfection évangélique. Dans son testament spirituel aux Jeunes, Jean Paul II disait justement: «L’Eglise a besoin de témoins authentiques pour la nouvelle évangélisation… Elle a besoin de saints, les seuls qui peuvent rénover l’humanité, de saints qui recherchent passionnément la vérité». Benoît XVI ajoutera: «La seule révolution, c’est le témoignage, la sainteté». Tel est le legs des Mages. Dans l’ordre de la Providence, si leurs reliques se trouvent à Cologne, sans doute y a t-il là un signe pour notre époque. C’est bien devant leur châsse que pas moins de deux papes demandent à notre époque bouleversée, de se recentrer sur l’unique Christ, de le contempler, l’adorer, vivre de sa Vie, d’en témoigner à tout l’univers. C’est à ce prix que la Chrétienté se sauvera, et l’humanité avec, s’il est vrai que «Vous êtes le sel de la terre, la lumière du monde».


Texte de Bernard Balayn paru dans le Stella Maris n° 421 de janvier 2006


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Neuvaine aux Saints Rois Mages


Premier jour

«Car voici, les ténèbres couvrent la terre, et l'obscurité les peuples, mais le Seigneur resplendit sur toi, et sa gloire apparaît sur toi» (Ésaïe 60.2).


O saints Rois Mages qui vous avez vécu continuellement jusqu'à ce que l'étoile de Jacob, vous permette de voir la naissance du vrai Soleil de Justice, obtenez-nous la grâce de vivre toujours dans l'espérance de voir se lever pour nous le jour de la vérité et de la béatitude du paradis.


3 Gloire au Père

Deuxième jour

« Lève les yeux et regarde autour de toi, ils sont tous rassemblés et il arrivent vers toi » :tous, ils se rassemblent, ils arrivent vers toi. » (Isaïe 60.4).


O sainte Rois mages, qui dès que vous avez vu briller miraculeusement l'étoile, avez abandonné votre pays pour aller à la recherche du nouveau-né roi des Juifs, obtenez-nous la grâce de répondre rapidement que vous aux inspirations de Dieu.


3 Gloire au Père

Troisième Jour

« Tes fils arrivent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. » (Isaïe 60.4)


O Saints Rois Mages qui n'avez pas craint la rigueurs des saisons, l'inconfort du voyage pour trouver le Messie à peine né, obtenez-nous la grâce de ne jamais effrayer des difficultés que nous pourrons rencontrer sur les voies du Salut.


3 Gloire au Père

Quatrième Jour

« Les Nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de Ton aurore. » (Isaïe 60:3)


O Saints Rois Mages qui, abandonnés par l'étoile dans la ville de Jérusalem, avez humblement cherché toute personnes pouvant vous renseigner sur l'endroit ou se trouvait Celui qui était l'objet de vos recherches, obtenez-nous du Seigneur la grâce que de pouvoir, quand nous rencontrons des doutes, et des incertitudes, de toujours avoir recours à Lui avec confiance.


3 Gloire au Père

Cinquième Jour

« Alors tu verras, tu seras radieuse et ton coeur frémira et se dilatera. » (Isaïe 60.5)


O Saints Rois Mages, qui avez été consolé par le retour de l'étoile, votre guide, obtenez-nous du Seigneur la grâce qu'en restant fidèles à Dieu face en toutes les épreuves que nous pourrons rencontrer, nous méritions d'être consolés dans cette vie et sauvés dans l'éternité.


3 Gloire au Père

Sixième Jour

« Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. » (Isaïe 60.5)

O Saints Mages, qui, après être entrés rempli de Foi dans l'étable de Bethléem, vous êtes prosterné en adoration devant l'Enfant Jésus, ne regardant pas sa pauvreté et sa faiblesse, obtenez-nous du Seigneur la grâce de toujours raviver notre foi quand nous entrons dans sa maison, afin que nous puissions nous présenter à Dieu avec le respect qui dû à la grandeur de sa Majesté.

3 Gloire au Père


Septième Jour

« Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront,apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur. » (Isaïe 60.6)


O Saint Mages, qui, en offrant à Jésus Christ l'or, l'encens et la myrrhe, l'avez reconnu comme votre Roi et votre Dieu fait homme, obtenez-nous du Seigneur la grâce de ne nous pas nous présenter les mains vides devant Lui, afin de pouvoir lui offrir l'or de la charité, l'encens de la prière et la myrrhe, afin que nous puissions dignement l'adorer.

3 Gloire au Père

Huitième Jour

« La nation et le royaume qui ne te servent pas périront, et les nations seront exterminées. » (Isaïe 60,12)


O Saints Mages, qui avez avertis en songe par l'ange du Seigneur de ne pas retourner auprès d'Hérode et qui êtes repartis dans votre pays par une autre route, obtenez-nous du Seigneur la grâce que, après s'être nous réconcilié avec Lui dans les Saints Sacrements nous vivons loin de tout ce qui pourrait être pour nous occasion de pécher.


3 Gloire au Père

Neuvième Jour

« Debout, Jérusalem! Resplendis: elle est venue, ta lumière,et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. » (Isaïe 60.1)


O Saints Mages, qui, attirés d'y pays lointain vers Bethléem par la splendeur de l'étoile, guides par la Fois; soyez un symbole et un modèle pour tous les hommes, afin qu'ils choisissent toujours la lumière de Christ et renoncent aux illusions de ce monde, aux plaisirs de la chair, aux tentation du démon afin de pouvoir, ainsi, mériter de contempler Dieu dans la Béatitude du Ciel.


3 Gloire au Père

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Litanies de la Divine Volonté

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Litanies de la Divine Volonté

Extraits des écrits de la Servante de Dieu Luisa Piccareta


Père, dans Votre Volonté éclairez-nous

Fils, dans Votre Volonté, transformez-nous

Esprit Saint, dans Votre Volonté, sanctifiez-nous


Divine Volonté, phare lumineux du Père, que Votre règne vienne

Divine Volonté, phare rédempteur du Fils, que Votre Règne vienne

Divine Volonté, phare sanctificateur du Saint-Esprit, que Votre Règne vienne


FIAT, soutien de la création, que votre Règne vienne.

FIAT, de qui vient notre salut en Jésus, que votre Règne vienne.

FIAT, source sanctifiant qui nous modelez dans la sainteté de la Trinité, que votre Règne vienne.

FIAT suprême, qui transformez l'homme en Dieu, que votre Règne vienne.

FIAT vainqueur, qui captivez la volonté humaine, que votre Règne vienne.

FIAT Divin, qui réunissez l'humanité avec la Divinité, que votre Règne vienne.


Volonté divine, qui transformez les coeurs, que votre Règne arrive.

Volonté Divine, dépositaire de la volonté de Dieu dans les âmes, que votre Règne arrive.

Volonté divine, force invincible, que votre Règne arrive.

Volonté divine, Lumière de l'humanité, que votre Règne arrive.

Volonté divine, coeur de la Sainte Trinité, que votre Règne arrive.

Volonté divine, étoile qui reflétez la Divinité, que votre Règne arrive.


FIAT ordre divin de la création, que votre Règne arrive.

FIAT régnant âmes pacifiques, que votre Règne arrive.

FIAT nous rachetant avec la descente du Royaume, que votre Règne arrive.

FIAT triomphant par la Vierge Marie, que votre Règne arrive.

FIAT, opérant dans toute la création, que votre Règne arrive.

FIAT, présent dans le silence de nos cœurs, que votre Règne arrive.


Divine Volonté divine, étoile de la divinité, que votre Règne vienne.

Divine Volonté divine, modèle Suprême du Royaume du Ciel, que votre Règne arrive.

Divine Volonté divine, dispensateur des attributs divins, que votre Règne arrive.

Divine Volonté Divine, écho de toute la création, que votre Règne arrive.

Divine Volonté, tabernacle de la Très Sainte Vierge Marie, que votre Règne arrive.

Divine Volonté, miroir de la sainteté divine, que votre Règne arrive.


Très Sainte Trinité, source de l'unité, que votre Règne arrive.

Très Sainte Trinité, essence de la sainteté, que votre Règne arrive.

Très Sainte Trinité, union parfaite de la Divine volonté, que votre Règne arrive.


Priez pour nous, ô reine de la Volonté Divine

et pour que le règne de la volonté divine arrive sur la terre comme au ciel.


Ô Sainte Trinité, Notre Sauveur Jésus Christ nous a appris à demander dans nos prières que soit toujours glorifié le Nom du Père, que vienne son Royaume et que soit accomplie sa Volonté. Désirant diffuser votre Royaume d'amour, de justice et de paix, humblement nous implorons la glorification de votre Servante Luisa Piccareta, la Petite Fille de la Divine Volonté, qui par ses prières, son immolation dans son lit de douleur et son zèle fervent, contribua grandement à la diffusion du Royaume de Dieu dans le monde et au salut des âmes. Suivant son exemple, nous vous implorons, Père, Fils et Saint Esprit de nous aider a porter avec joie les croix que nous réserve la vie à gloire de votre Nom et pour le bien de nous tous. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père pour les intentions du Souverain Pontife.

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28 décembre 2009

Message de Marie à Medjugorje du 25 décembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 décembre 2009

« Chers enfants, en ce jour de joie, je vous porte tous devant mon Fils Roi de la paix afin qu’Il vous donne sa paix et sa bénédiction. Petits enfants, partagez cette paix et cette bénédiction avec les autres, dans l’amour. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Parole de Dieu

(Jean 20, 20-21)


Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit: "Paix à vous !" Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau: "Paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie."

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix

en cliquant sur le lien suivant

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 11/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Onzième samedi

Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Jésus

(Matthieu, 28; Mc 10; Jn 26)


Considère, ô mon âme, comment le Sénateur Nicodème et le noble et riche Joseph d'Arimathie, membre du Conseil des Juifs, déposèrent Jésus, enveloppé dans un suaire blanc et dans un linceul de lin embaumé, dans un tombeau neuf, creusé dans la roche. Ils basculèrent une énorme pierre sur l'entrée du monument pour le fermer, puis s'en allèrent. Mais les princes des Prêtres et des pharisiens, se souvenant de la prophétie de Jésus, disant qu'il en ressortirait le troisième jour, obtinrent Pilate de faire garder le tombeau par des soldats ce jour-là: « Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde » (Mt 27,66). Que nos vues sont misérables, ô mon Dieu! O prudence humaine, comme tu es faible contre le Seigneur! Tu ne sers qu'à ta confusion et à la gloire de Dieu. Jésus, mort le vendredi saint, ressuscita le troisième jour par la vertu de sa divinité. Sa très sainte âme, séparée de son corps, resta toujours unie à la Divinité et fut toujours été l'âme d'un Dieu. Ce Corps sacré, bien que séparé de l'âme, était toujours uni à la Divinité et était toujours le Corps d'un Dieu digne, même s'il était mort, de l'adoration des hommes et des anges. L'âme de Jésus descend dans les Limbes et y descend comme leur Dieu et comme leur libérateur. Considère, ô mon âme, que ces Saintes âmes l'attendaient depuis longtemps et quelques unes d'entre elles, comme celle d'Abel, depuis le début du monde. Tu peux imaginer avec quel amour et avec quelle reconnaissance ces Saints de l'Ancien Testament, en voyant le Sauveur, se mirent à l'adorer et à le remercier. Toi aussi, tu dois les imiter dans le désir d'être reçu dans le Paradis par les mérites de ton Rédempteur. Le Très Saint Corps de Jésus reposa trois jours dans le Sépulcre parce que, par ses souffrances et par sa mort, il avait libéré de la mort éternelle les hommes des trois âges du monde, ayant vécu pieusement sous la Loi de la Nature, sous la Loi Mosaïque, et qui devaient maintenant vivre sous la Loi de la Grâce. L'aube du troisième jour se levait à peine et Jésus, en un instant, ressuscite et sors de son tombeau scellé tout comme il était sorti du sein virginal de sa Mère, et tout comme il entrera ensuite dans le Cénacle, dont les portes étaient fermées. Comme Dieu tout-puissant, il ne daigne pas annoncer au monde sa résurrection, mais il le fait en secret. Appartenant à l'ordre surnaturel, sa résurrection doit être révélée aux hommes par devait les anges. « Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel, et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige » (Mt 28, 2-3). La présence d'un seul Ange suffit à terroriser les soldats qui gardaient le sépulcre: ils tombèrent d'abord comme morts, puis ils s'enfuirent tous. Approchez-vous, prêtres, scribes et pharisiens, voyez dans quel état sont réduits ceux que vous avez armés pour garder un homme mort que vous avez proclamé séducteur. Votre exemple a été suivi par notre impies qui croient à calmer l'inquiétude qui les dévore en mettant Jésus au nombre des hommes illustres comme Numa, Moïse et Mahomet. Mais lequel de vos héros fabuleux a pu dire, alors qu'il était encore vivant: dans trois jours je ressusciterai? Cette prodigieuse parole ne pouvait être dite seulement que par le vrai Fils de Dieu: ni la fable, ni l'impiété, ni les démons, ni les hommes aussi sublimes et puissants qu'ils puissent être, n'ont jamais pu imaginer une chose semblable. La parole du Prophète Isaïe s'est donc vérifiée: Et son tombeau sera glorieux! Personne n'a touché vos soldats; personne ne leur a adressé la parole; ce qu'ils ont vu a suffit pour les terrasser. S'ils ne sont pas morts, s'ils ont pu se relever et s'enfuir, c'est seulement pour que vous appreniez, de leur bouche même, votre défaite et votre honte, parce que ce sont les témoins irréfutables de sa résurrection, afin que tous les hommes comprennent que s'ils avaient enduré les coups, les épines et la mort, c'était seulement parce qu'il avait voulu. Mais vous n'êtes pas digne d'entendre les témoignages choisis par Dieu concernant le mystère de la résurrection. O vrai Fils de Dieu, quelle n'est pas notre consolation à nous tous qui croyons fermement en vous! Votre Résurrection, ô mon Sauveur glorieux, remplissait d'effroi vos ennemis; mais quant à moi, elle ne m'inspire que de la joie et une grande consolation parce que votre Résurrection m'assure que ma réconciliation avec Dieu, et par conséquent, ma justification. Votre Résurrections est le modèle de la résurrection de nos âmes à la grâce et la renaissance de nos corps à la résurrection finale. Et comme en ressuscitant vous prenez une nouvelle vie, ainsi, nous aussi, sortis du péché, nous vivons une nouvelle vie faite de grâces. Aidez-moi, ô Seigneur, à vaincre les obstacles qui se dressent encore devant moi. Repoussez mes ennemis qui s'opposent à mon salut. Envoyez à mon aide vos saints anges et guidez-moi vous-même dans toutes mes actions, jusqu'au moment où vous m'accorderez la bienheureuse éternité.


Observe, ô mon âme, la douleur de Marie-Madeleine, convertie, qui ne peut se détacher du Sépulcre de son bien-aimé Maître. Son tombeau sera baigné de ses larmes le vendredi, et le repos du samedi la surprend au même endroit. Le samedi soir, elle retourne au Sépulcre et ne le quittera que pour aller acheter des arômes. Elle y retournera le dimanche matin. Quel noble exemple de sincère conversion à Dieu! Modèle du cœur humain, fragile dans ses chutes, mais rendu fort par l'amour de Dieu! La vraie Charité ne finit pas avec la mort de la personne aimée, « parce que l'amour est plus fort que la mort» (cf Ct 8:6). Il est encore nuit et la pleine lune diffuse une lumière claire sur la terre, quand elle réveille ses compagnes et leur demande de l'accompagner. Elle devance le jour qui, pour elle, tarde trop à paraître. Hélas! Lorsque je vais à Jésus-Christ, pour recevoir son corps vivant, pourquoi n'ai-je pas, mois aussi, les mêmes désirs, la même impatience, le même empressement que Marie Madeleine éprouvait pour recevoir le Corps de Jésus mort? Combien en suis-je éloigné, mais c'est parce que je ne possède pas son amour! Imite au moins, ô mon âme, sa ferveur en visitant souvent Jésus au cours du Saint Sacrement, principalement la veille de tes communions: témoigne-lui tes tendres sentiments d'amour et ton ardent désir de le recevoir, et par la communion spirituelle, embrasse-le le plus souvent possible au cours de ta journée et durant les interruptions de ton sommeil la nuit et à peine réveillée le matin. « Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau tôt, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau » (Jn 20:1). Sa première impression est la surprise de voir que cette grande pierre (scellée par ordre des Pontifes) n'est plus à sa place et qu'elle est renversée. Elle s'avance, jette un regard dans le sépulcre et voit que le corps de son divin Maître n'y est plus. Quel coup à son cœur! Elle pense, sans le moindre doute: quelqu'un, dans la nuit, l'a enlevé; mais où le retrouver? « Elle court alors et viens trouver Simon Pierre, ainsi que l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: « On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas ou on l'a mis ». Pierre sortit donc ainsi que l'autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. L'autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre; pourtant il n'entra pas. Alors Simon-Pierre, qui le suivait; entra dans le tombeau et voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête, non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit. Alors entra aussi l'autre disciple, arrivé le premier au tombeau, et il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d'après l'Écriture, il devait ressusciter d'entre les morts. Les disciples s'en retournèrent alors chez eux. » (Jn 20: 2-10). Considère, ô mon âme, la douleur de Marie Madeleine lorsqu'elle ne trouva pas Jésus et apprends quelle doit être la douleur d'un cœur qui avait réellement désiré se convertir à Dieu. Elle ne quitte pas ce lieu, mais « se tenait près du tombeau, au dehors, tout en pleurs. Or tout en pleurant, elle se pencha vers l'intérieur du tombeau... » (Jn 20,11) Abandonnée par tous, il ne lui reste que sa douleur et ses larmes. Et combien n'en verse-t-elle pas! Et combien de fois appelle-t-elle son divin Maître! Et combien de fois répète-t-elle son Divin Nom! O cœur déchiré! O âme désolée, pourquoi restez-vous dans un endroit aussi triste pour vous? Pourquoi regardez-vous encore dans ce sépulcre où ne se trouve plus votre Maître? Ah, pourquoi ne recherchons-nous pas Jésus comme le fait Marie Madeleine? Quand après avoir perdu sa grâce par le péché, ou les consolations de son amour par notre tiédeur, si nous pouvions ressentir comme Marie Madeleine l'immensité de notre perte; si comme elle nous persistions à rechercher Jésus et si, comme elle, nous l'appelions en criant et en pleurant; alors, comme elle, nous le retrouverions avec une abondance de joie qui surpasserait toutes nos espérances! Oui, mon Dieu, aujourd'hui, je célèbre le jour de votre glorieuse Résurrection et ce jour doit être celui de ma parfaite conversion à vous. Je le sais déjà: les cœurs qui vous ont le plus aimé comme celui de Pierre, de Jean, de Marie Madeleine et des autres pieuses femmes vont se retrouver et vous voulez qu'en renonçant à moi-même, qu'ensevelissant mes exécrables envies par la pratique de la mortification, je vous retrouve! Faites-moi donc la grâce que je renonce à moi-même pour ressusciter ensuite avec vous et mener par conséquent une vie semblable à la vôtre, donc une vie nouvelle, divine, immortelle: nouvelle, pat le changement de ma conduite, divine, par la pureté de mes sentiments; immortelle, par la persévérance dans le bien. Opérez en moi cet heureux changement, ô mon Dieu! Faites-moi passer de la mort à la vie, des ténèbres à une vie parfaite, digne de vous.


Considère, ô mon âme, qu'une autre qualité du cœur converti à Dieu est l'indifférence pour tout ce qui n'est pas Jésus. Dieu seul, personne d'autre que Dieu: ceci doit être sa devise, sa pratique quotidienne, son aspiration, le principe de chacun de ses désirs. Aucun autre intérêt doit occuper cœur et Jésus viendra tout de suite pour y établir son Royaume. Prends pour modèle Marie Madeleine. « Et elle voit deux Anges, en vêtements blanc assis là ou avait reposé le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre au pied. Ceux-ci lui dirent: « Femme, pourquoi pleures-tu? » Elle leur dit: « Parce qu'on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l'a mis » (Jn 20, 12-13). Elle ne trouve pas la paix; elle n'est pas effrayée par l'apparition soudaine des deux anges; elle n'est pas éblouie par leur beauté; elle ne ressent aucune vanité à converser avec des esprits célestes. Elle les voit, les écoute parler et leur répond et elle ne le fait que pour savoir où est Jésus, et elle est prête à les quitter pour s'adresser à un jardinier dans le cas où celui-ci pourrait la renseigner. Elle croit que tout le monde connait la raison de son chagrin. Elle prend Jésus pour un maraîcher; elle s'offre à enlever toute seule son corps, comme s'il s'agissait d'une fleur. « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je l'enlèverai » (Jn 20:15). Comme il est audacieux, le vrai amour! Tout lui semble simple facile et il en a été ainsi pour tous les martyrs qui ont subi avec le même courage les pires supplices. Et que fera-t-elle quand elle entendra la voix de son maître qui l'appelle par son nom? Elle qui ne s'était jamais éloignée de la croix de son Jésus et qui ne savait pas maintenant se détacher de son tombeau? Contemple, ô mon âme, les sublimes effets de la véritable conversion du cœur. Il devient le trône de la satisfaction et du plaisir de la Très Sainte Trinité, l'objet de ses faveurs, l'admiration des anges et l'allégresse de l'Ange désigné à le garder. Regarde ce qui se passe en Marie Madeleine. Avec quels plaisirs le Sauveur voit les sentiments de Marie Madeleine, ses désirs, son amour, sa persévérance et la force de son courage qui la rend prête à tout affronter. Comme Jésus récompense l'amour des âmes qui se convertissent à lui en leur remplissant le cœur de la joie la plus pure et la plus ineffable. Ah, si Jésus voyait en moi les généreuses qualités de Marie Madeleine, que ne ferait-il pas? ... Mais hélas, je ne les ai pas, bien au contraire! Pour plaire au monde et pour satisfaire mes passions, j'entreprends des supérieures à mes forces. Et ce n'est seulement que quand je dois servir Dieu ou atteindre la perfection que j'avoue mon impuissance et de ma faiblesse. O Jésus, je vous reconnais comme mon vrai Maître et vous, daignez me reconnaître comme votre disciple. Manifestez-vous à mon cœur et allumez-le de votre Divin Amour. Mais que me dites-vous, ô mon Seigneur: Va à tes frères ?... O Seigneur, vous aviez dit que vous ne les appelleriez plus vos serviteurs, mais vos amis: et maintenant vous les appelez frères?... O charité passionné de mon Sauveur! Il appelle frère ceux qui, peu de jours auparavant l'avaient fui par peur, le laissant à la merci de ses ennemis! O mon bienfaiteur, vous ne vous lamentez pas d'eux, vous ne leur faites pas de reproches, mais vous leur donnez plutôt l'appellation affectueuse de frères! Vous nommez en particulier Pierre pour lui prouver que vous lui avez déjà accordé le pardon et que vous le reconnaissez toujours comme Chef des autres Disciples. Amour de Jésus, comme vous êtes passionné envers les fils des hommes; toujours doux, toujours plein d'amour envers ces pécheurs! Et quel pécheur serait si stupide, si entêté et si endurci pour ne pas venir se jeter aux pieds du meilleur des pères, toujours bienveillant compatissant envers ses fils dépravés. Pierre obtint tout de suite le pardon de sa faute, car à peine passé le vendredi, il courut aussitôt se prosterner aux pieds de la Sainte Vierge pour se repentir, lui disant, en pleurant: Notre Dame, pardonnez ce serviteur infidèle, qui par une peur bien humaine, a renié son Dieu, votre Fils! Et Marie le consola. Et il n'eût pas le moindre doute que Jésus lui avait également pardonné, car Jésus ne s'oppose jamais aux désirs de sa Mère. O mon âme pécheresse, si, pour tes nombreuses fautes, tu n'as pas le courage de t'adresser directement à Jésus, bien qu'il soit très doux et compatissant, adresse-toi donc à sa mère, qui est la source des miséricorde divines: prosterne-toi à ses pieds avec confiance et elle obtiendra de son Fils les moyens de te faire sortir du péché et la grâce d'une sincère conversion. Jésus-Christ, ayant pris de Marie cette très sainte humanité qu'il a sacrifié pour notre rédemption, a donné à sa Mère tous les trésors des mérites acquis durant sa vie mortelle. Ô Marie, vous avez été la première personne à avoir eu la consolation de revoir Jésus ressuscité, parce qu'étant sa Très Sainte Mère, plus que toute, vous avez pris part à sa Passion. Vous avez été la première à l'avoir vu dans toute l'étendue de sa gloire, accompagné de tout un cortège d'Anges et d'âmes délivrées des Limbes, tout comme vous avez été la dernière à l'étreindre dans vos bras lorsqu'il fut descendu de la Croix. Il vous a alors remercié pour tout ce que vous aviez fait et enduré durant les trente trois années de sa vie: vos grandes privations à Bethléem, le mépris des gens, l'abjection, la pauvreté, la fuite au milieu des barbares; votre participation à toutes ses douleurs comme Rédemptrice du genre humain. Faites-moi participer à cette joie et exaucez le désir ardent de mon cœur: convertissez-le entièrement à Dieu, attirez-le tout à vous et imprimez en lui vos douleurs et la passion de Notre Seigneur crucifié. Ainsi soit-il.


Vertu: la conversion du cœur à Dieu.

Pratique: Examinez votre conscience et recherchez ce qui vous empêche d'aller plus avant dans l'amour de Dieu en lui donnant tout votre cœur; pour remédier à vos défaillances, recherchez les conseils de votre confesseur. Dès aujourd'hui, abandonnez votre tiédeur, et entreprenez, dès maintenant, une nouvelle vie faite de ferveur et de charité. Dans le courant de la journée, renouvelez votre ferme résolution de ne plus offenser Dieu ni votre Ange Gardien, en répétant: « Plutôt mourir, ô mon Dieu, que de vous offenser ». Faites-le au moins quinze fois dans le courant de la journée.


Oraison jaculatoire: O Marie, Reine du monde, prenez possession de mon cœur inquiet.


Prières avant la communion du Onzième Samedi


Que je voudrais, ô mon Dieu, posséder, ce matin, l'amour et la ferveur de Marie Madeleine. Mon âme aussi est pécheresse comme la sienne. Mais qui a fait de cette pécheresse publique un noble exemple d'amour, de constance, de conversion sincère et de pénitence sévère? N'est-ce pas vous, douceur infinie et source de tout amour, Verbe éternel fait homme par amour des hommes? Que ne dois-je donc pas espérer de vous, mois qui, ce matin désire vous recevoir seulement pour m'unir à vous par les liens d'un indissoluble amour Alors que dois-je espérer aujourd'hui que je veux recevoir juste pour me lier à vous, avec amour indissoluble? Avec Pierre et Jean, je veux courir moi aussi, haletant et assoiffé, vers le Ciboire. Ils ne vous ont pas trouvé car vous étiez déjà ressuscité, mais à cet Autel, je vous trouverai, Dieu et Homme en Âme, en Corps, en Sang et en Divinité. Vous êtes apparu plusieurs fois à vos Disciples pour les raffermir dans leur Foi: en ce qui me concerne, ô mon Dieu, je n'ai pas besoin de votre apparition pour vous croire vraiment Dieu, ressuscité par votre propre vertu, et vainqueur de la mort et l'enfer. Il me suffit de voir cette sainte Hostie dans les mains du saint prêtre pour être convaincu de votre présence, glorieux comme vous l'êtes dans le ciel et assis à la droite de votre Divin Père. Si vous pouviez me faire voir, ce matin, comme vous vous êtes montré à Marie Madeleine et aux pieuses femmes, puis ensuite aux Disciples d'Emmaüs!... Et pourtant, vous en faites plus puisque vous vous donnez à moi et qui plus est, vous me promettez de pouvoir vous contempler à visage découvert dans le Ciel. C'est là en effet, le lieu où je dois désirer voir! Et vous verrai-je moi, Seigneur? Faites ô bon Jésus, qu'en attendant ce jour bienheureux et éternel, je crois, j'espère et je vive de manière à correspondre à une Foi aussi sublime et à une espérance aussi magnifique. Faites, ô mon Dieu, que mon cœur ne cherche que vous seulement, que mon âme ne désire que vous seulement jusqu'à ce que vienne le moment ou je vous verrai, et où je vous posséderai dans la splendeur de votre gloire. Ô Marie, véritable Mère de Jésus, ma tendre Mère, par la Foi vive avec laquelle vous attendiez la résurrection de votre Fils, daignez me réconcilier avec lui qui a été offensé par mes péchés et convertissez mon cœur à Lui. Apparaissant à ses disciples, Jésus leur donna la paix: « Paix à vous! », et il leur montra ses Plaies. En le recevant, ce matin, avec ses Plaies, son Sang et sa Divinité, j'espère beaucoup sentir son souffle divin, le même qu'il insuffla à ses disciples, et ainsi j'aurai en moi, non seulement son amour. Qu'il me donne, non pas une paix faible et vaine, mais une paix agissante et combative qui m'apportera le calme et la tranquillité même au milieu de la guerre acharnée que me font mes ennemis. Ô Marie Madeleine, ô Saintes Femmes de Jérusalem qui êtes allées embaumer le corps très précieux de Jésus, aidez-moi à lui offrir le baume des affections le plus solides que je puisse avoir et la contrition de mon cœur, car tels sont les désirs de son Cœur très amoureux. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Que de bienveillance n'avez-vous pas envers moi, ô mon bon Jésus! Vous n'avez pas permis à Marie Madeleine de toucher même vos pieds et vous vous êtes tout donné à moi! Et je vous embrasse, ô mon Frère et mon Dieu! Prenez place dans mon âme avec toute la grandeur de votre puissance et de votre Charité, embrassez ce cœur qui vous a si souvent brutalement trahi et rejeté. Et maintenant que je vous ai reçu en moi, je crois et je vous reconnais, bien que je ne vous vois pas: je sens votre puissance bien que je sois aveugle, misérable et orgueilleux? Mais qui peut convenablement évaluer la force de votre Amour? O anges et Saints du Paradis, vous qui êtes toujours autour du trône de Dieu, vous ne parvenez pas vous-mêmes à en mesurer parfaitement la profondeur et la douceur. O Marie Madeleine, prêtez-moi votre ton amour en ce moment où j'ai le bonheur de serrer sur mon cœur notre Dieu. Et vous, ô Jésus, faites sentir à mon cœur la même voix du pardon que vous avez adressée à Marie Madeleine: « Âme pécheresse, vos péchés vous sont remis parce que vous avez montré beaucoup d'amour ». Et tout comme vous l'avez appelée par son nom, ô doux Jésus, appelez mon âme par son nom. Donnez-moi ce doux titre de « Frère » que vous avez donné à vos Disciples. Ce ne sont pas seulement vos Apôtres qui jouissent de cette appellation remarquable puisque vous avez daigné nous appeler, nous aussi, vos frères. Mais qui sommes nous pour mériter d'être appelés « Frères » ? Qui peut entendre cette parole sans tomber à vos pieds couverts de confusion et rempli d'amour? Et qui, après avoir entendu cette appellation, peut échapper à vos sentiments et continuer à vous offenser? O vous, mon Jésus, qui êtes la source de charité, ou plutôt la Charité même, feu sacré qui brûle toujours et ne s'éteint jamais, enflammez mon cœur, comme celui de Marie-Madeleine, du feu de votre saint amour, afin que celui-ci soit plus fort que la mort; afin qu'il ne vive, n'agisse, ne souffre et ne meure que pour vous. Mon cœur est plus dur encore que celui de vos Apôtres qui ne voulurent point croire à votre Résurrection, et cependant il a été plus favorisé que ceux de vos disciples d'Emmaüs. Avec eux, vous vous êtes mis à table et vous avez partagé le pain. Mais à cette table divine, où je me suis assis maintenant, j'ai reçu de vous bien plus que du pain, ô mon Dieu. C'est votre Corps que j'ai reçu sous l'aspect du pain. Et pourtant mes ténèbres sont bien plus épaisses que celles de leur esprit. Je possède aujourd'hui, par le Saint Sacrement, non seulement votre grâce, mais aussi votre corps tout entier, et pourquoi suis-je aussi insensible et pourquoi mes yeux sont ils aussi obscurcis? Et s'ils le sont, est-ce parce que mon cœur est dur? Touchez donc ce cœur, ô Divin Jésus, changez-le; rendez-le semblable au vôtre et mon esprit en sera illuminé, et si quelques fois vous pensez qu'il est nécessaire de cacher votre visage, ne me privez pas de votre aide! Faites-moi comprendre, comme vous l'avez fait avec vos disciples, que « les humiliations ont été pour vous le chemin nécessaire pour arriver à la gloire » (cf. Luc 24:26). O saintes femmes, qui en ce jour-là avez vu Jésus ressuscité, et qui l'avez touché, qui avez étreint ses pieds et qui l'avez adoré! O Marie Madeleine qui avez été privilégiée! O Saints Disciples et Apôtres! Et vous, Saint Joseph, mon Saint Père, et vous Saints Patriarches et Justes de l'Ancien Testament, qui êtes ressuscités avec Jésus, et vous, âmes de nos premiers Géniteurs sauvés des Limbes par notre glorieux Sauveur. Vous tous, faites retentir autour de mon âme les chants d'allégresse de votre admiration et de votre reconnaissance, de votre amour et de votre bénédiction pour votre Libérateur. Ô Vierge Marie, vous n'êtes plus à plus, à présent, Mère de plus de douleurs, car vous avez triomphé en ce jour de gloire de votre Fils: par sa résurrection, faites que je ressuscite de la mort du péché afin que je ne perde pas mon âme qui vous a coûté tant de souffrances et qui a couté tant de sang à l'homme-Dieu. O Notre Dame, faites que moi aussi j'attends la résurrection universelle de la chair; et celle de Jésus est le modèle de ma résurrection qui aura lieu le Jour du Jugement. Son corps est ressuscité avec la gloire et l'immortalité. Mon corps aura-t-il également ces vertus? De quel côté serai-je, à droite ou à gauche de votre Fils? O Mère si pieuse, vous qui êtes mon espérance, la réconciliatrice des pécheurs avec Dieu, notre ancre de sauvetage: obtenez-moi que pour la conversion de mon cœur à Dieu se fasse dès aujourd'hui et qu'elle soit sincère, constructive et constante, afin que, pour cette sainte communion, je puisse moi aussi ressusciter glorieusement au jour du Jugement Dernier glorifier au Ciel mon Sauveur et vous, ma Reine, mon Salut, mon Refuge et ma Mère. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi


A Savona, Sœur Maria Pia, fille de Notre-Dame des Neiges, par la dévotion des Quinze samedis, obtint, non seulement la grâce spirituelle, mais aussi la guérison du corps.


Sœur Maria Pia, fille de Notre Dame des Neiges à Savone, fut prise, en 1882, de douleurs articulaires et de hépatiques qui lui rendaient la digestion difficile et douloureuse. Les douleurs articulaires devinrent lentement progressive, si bien que la pauvre Soeur, qui n'était âgée que de trente-deux ans, malgré son jeune âge, devint impotente et devait avoir recours aux béquilles pour marcher et, malgré cette aide, faire un pas était pour elle une douleur insoutenable. De 1882 jusqu'en 1888, elle prit de nombreux médicaments prescrits par d'éminents professeurs en médecine, et finalement elle eût la conviction, partagée par les médecins eux-mêmes, qu'elle devait se résigner à supporter jusqu'à sa mort cette croix terrible, à laquelle elle ne pouvait hélas échapper. En Juillet 1888, elle eût par hasard, entre les mains, un fascicule du périodique « La Semaine Religieuse », de Gênes, où elle a lu la prodigieuse guérison d'Antoinette Balestrieri. Alors, elle eut le vif désir d'avoir recours à la Vierge du Rosaire de Pompéi et commença, avec une grande foi la Dévotion des Quinze samedis, pour obtenir avant tout une grâce spirituelle et puis aussi la guérison de son corps, s'il plaisait qu'il en fut ainsi à la Divine Reine. O bonté de Marie! Dès les premiers samedis, à sa grande surprise, elle nota une amélioration de son état qui allait chaque croissant. A peine terminés les Quinze Samedis, elle les recommença, faisant, pendant quinze jours consécutifs, les mêmes pratiques des Quinze samedis. Et voilà qu'au quinzième jour, en plein cœur de l'hiver, elle se trouva complètement guérie, non seulement de l'arthrite, mais aussi de son hépatite et elle obtint également la la grâce spirituelle. A partir de ce jour, elle put faire de longues promenades sans être fatiguée et d'un pas si alerte qu'elle étonnait tous ceux qui l'avaient connue auparavant. Ont confirmés cette grâce, non seulement la graciée, Sœur Maria Pia, par lettre dument signée en date du 15 Mai 1890, mais également Sœur Marie Gallisto, Mère Générale, Soeur Marie Claire, Vicaire, et Sœur Marie-Antoinette, Secrétaire. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », 10e année, page 358).


A Caserte, François Monti, remarquable jeune homme, recouvre la vie et la santé grâce à la Vierge de Pompéi, par le moyen des Quinze samedis


Une des plus remarquables familles de Caserte est celle de monsieur Pascal Monti. Qui nous écrit pour nous faire le témoignage de la prodigieuse grâce reçue par son fil aîné, et obtenue par la dévotion des Quinze samedis. « Très illustre Maître, Avec l'âme comblée de réconfort, je viens vous raconter la guérison de mon fils, obtenue par le patronage très efficace de la Très Sainte Marie du Rosaire de Pompéi et la puissance du Divin Nom de Jésus que nous invoquions avec grande ferveur durant tout le temps de sa maladie. Mon cher petit François est resté malade pendant près d'un an, souffrante d'un catarrhe bronchial au sommet du poumon droit, accompagné de fièvre et de toux. Cette maladie tenait dans une grande anxiété toute la famille... Mais la Foi très vive que nous avions en la Miséricorde de celle qui avait établi le trône de ses grâces, dans la Vallée du Vésuve fit qu'une douce espérance s'installa dans nos cœurs; si bien qu'avec ma femme, une de mes sœurs, et mes autres fils, nous nous sommes mis à dire avec ferveur la Neuvaine. Quand la fièvre augmentait et que nous constations que les forces abandonnaient notre pauvre malade, alors, les yeux larmoyants, nous nous adressions au Ciel et chacun de nous disait secrètement à la Madone: « Faites, ô tendre Mère, que notre cher malade se rétablisse par la gloire de Très Saint Nom de votre Fils Jésus ». On nous conseilla de faire la pratique des Quinze samedis qui précèdent la grande solennité du Saint Rosaire et nous le fîmes avec une vive Foi et même chacun de nous récita chaque jour, le Rosaire en entier. A mesure que les Samedis passaient, l'état de santé du malade s'améliorait graduellement. Quand arriva la grande Fête de la Très Sainte Vierge du Rosaire, en Octobre, mon petit François s'unit à notre famille et vers midi, il récita à genoux la Supplique à la Reine des Victoires. Puis pris par une grande Foi , il dit: « A partir de ce jour, je ne souffrirai plus! » et il en fut ainsi. Il se rétablit si bien qu'il étonna tous ceux qui le virent. Et c'est ainsi que vous m'avez connu à Valle de Pompéi, mon cher Maître. Vous m'avez vu agenouillé devant l'Autel de Marie accompagné de mon fils guéri et de tout le reste de ma famille. Vous avez été témoin que, pour la réalisation de ce vœu, le 5 Septembre 1885, nous avons assisté à la Messe chantée au cours de laquelle nous avons pris la Sainte Communion, puis nous avons déposé notre offrande aux pieds de la Très Sainte Vierge. Et maintenant, rempli de joie, je vous prie de bien vouloir publier ma lettre dans votre Périodique afin que tout le monde sache que si quelqu'un veut la grâce, il doit recourir à la Miséricordieuse Reine du Rosaire de Pompéi. Je vous prie d'accepter, de ma part et de celle de ma famille, ma considération. Caserte, le 23 Septembre 1887 ». Pascal Monti. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », IV e année, 1887, page. 630).

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24 décembre 2009

Le Cœur Sacré de Jésus enfant

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Le Cœur Sacré de Jésus enfant

I

Voici que je m’éveille

Pour offrir à mon tour

A ce poupon d’amour

Mon cœur et mon oreille

Pour l’entendre et l’aimer

Et toujours m’enflammer

II

Mais je l’entends qui pleure,

A cause des froideurs

Qu’Il trouve dans nos cœurs.

J’ai bien peur qu’Il ne meure !

Aimons-le vitement

Pour son allègement

III

Il a quitté la gloire

Pour conquérir nos coeurs

Et s’en rendre vainqueur.

Il aura la victoire !

Puisqu’Il s’est fait enfant

Il sera triomphant !

IV

Il veut le sacrifice

Du coeur et de l’esprit ;

Ne soyons pas surpris

Qu’en lui rendant service,

Nous trouvions des rigueurs

Pour l’esprit et le coeur.

V

Ah ! que je suis heureuse

Et que le sort m’est doux !

J’ai trouvé mon époux ;

J’en suis si amoureuse

Qu’il aura pour toujours

Mon coeur et mes amours.

VI

Je ne saurai plus vivre,

Ce poupon va mourir !

Il ne fait que languir :

L’amour va le poursuivre

Jusque dessus la croix !

C’est là tout son emploi.

VII

Nous mourons donc ensemble

Puisque l’amour est fort

Cent fois plus que la mort.

De vous quitter je tremble,

Et j’aime mieux mourir

Que de vous voir souffrir !

Sainte Marguerite Marie Alacoque

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La Naissance de Jésus

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La Naissance de Jésus

Texte extrait de la « Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie » de Maria d'Agreda


Dans le temps de cette sainte préparation il parut un édit de César-Auguste, comme le rapporte saint Luc. Saint Joseph en apprit la nouvelle avec une vive affliction parce que la grossesse de son épouse était fort avancée, et qu'il était obligé ou de la laisser seule ou de l'emmener avec lui dans ce pénible voyage. Il engagea la sainte vierge à prier le Seigneur et à lui recommander cette affaire. Elle le fit quoiqu'elle n'ignorât point la divine volonté et elle connut qu'elle devait partir aussi elle-même pour Bethléem. Ils préparèrent tout pour le départ et confièrent la maison à une pieuse voisine. Saint Joseph chercha une mouture pour servir dans ce voyage et il la trouva avec peine à cause du grand nombre de personnes qui en cherchaient. La sainte vierge prit les langes préparées et au moment du départ elle se mit à genoux pour demander la bénédiction à son époux et elle partit avec lui de Nazareth pour Bethléem.

En outre des anges ordinaires, Dieu ordonna à neuf mille autres de l'accompagner et à d'autres de porter les messages de Dieu à la sainte vierge et de la sainte vierge à Dieu. Ils étaient tous visibles à ses yeux. Le voyage dura cinq journées, parce qu'ils marchaient peu chaque jour. Ils éprouvèrent de grandes peines à cause de la multitude des personnes qui allaient à Jérusalem. La nuit ils ne trouvaient jamais à se loger, si ce n'est dans quelque recoin du vestibule, parce qu'ils étaient pauvres et que les plus riches étaient toujours mieux accueillis. A ces incommodités il faut joindre la mauvaise saison avec le froid, la pluie, la neige et le vent, et après tout cela ils ne trouvaient pour se reposer que la terre ou une étable au milieu des animaux qui, plus reconnaissants envers leur créateur, honoraient à leur manière leur Dieu dans le sein de la sainte mère. Les saints pèlerins étaient surtout affligés d'entendre des paroles indécentes et de voir le mauvais état de quelques âmes dont notre reine découvrait l'intérieur. Cette affliction était si grande qu'elle en perdait connaissance de douleur. Les saints anges l'assistaient pour lui procurer quelque repos et l'archange saint Michel ne quitta jamais ses côtés et la soutint plusieurs fois. Dans les misérables auberges où ils s'arrêtaient, l'es anges les environnaient et faisaient autour d'eux comme un mur impénétrable. ils chantèrent plusieurs fois dans le voyage pour soulager les souffrances qu'ils enduraient, et la nuit ils éclairaient leur marche, et la lumière qu'ils donnaient était d'une si grande clarté pour la sainte vierge et saint Joseph que celle des étoiles et des planètes né l'eût pas égalée dans leur plus grand éclat.

Ils arrivèrent au milieu de ces souffrances et de ces célestes consolations à Bethléem, le samedi au coucher du soleil. Ils cherchèrent un logement dans la ville chez les amis et les parents de saint Joseph. Mais ce fut en vain, personne ne voulut les recevoir et plusieurs les congédièrent avec mépris et avec des injures. La sainte Vierge savait bien que personne ne les recevrait, mais pour pratiquer l'humilité et la patience elle suivait son époux de maison en maison, de porte en porte dans les rues. En cherchant ainsi un logement ils rencontrèrent la maison où l'on tenait les registres, ils firent inscrire leur nom et payèrent leur tribut pour ne pas être obligés de revenir. Ils continuèrent à chercher un abri mais ils n'en trouvèrent point quoiqu'ils le demandassent à plus de cinquante maisons et auberges. Il était neuf heures du soir, lorsque saint Joseph accablé de tristesse se tourna vers son épouse: Je me souviens, dit-il, qu'il y a une grotte hors des murs qui sert pour les bergers; allons-y et si elle n'est pas occupée, nous y prendrons le logement qu'il est impossible ici de trouver. La sainte vierge le consola par ses douces paroles; et ils se mirent en marche accompagnés des saints anges qui les éclairaient dans les ténèbres. Cette grotte était si misérable que malgré la multitude des personnes de toute condition qui étaient à Bethléem, personne n'eût la pensée de s'y retirer. Les saints hôtes y entrèrent, et ils reconnurent aussitôt à la lumière que donnaient les anges combien ce lieu était humble et pauvre. ils se mirent à genoux et rendirent des actions de grâces à Dieu pour ce bienfait, La sainte vierge pria le seigneur de récompenser avec libéralité les habitants de Bethléem qui en lui refusant leur maison lui avaient procuré un si grand bien. La grotte était taillée dans le roc et destinée à loger des animaux. Les anges se rangèrent autour sous une forme visible même à saint Joseph. La sainte vierge qui savait ce qui devait être opéré en ce lieu cette nuit, commença aussitôt à nettoyer cette grotte pour pratiquer l'humilité et pour orner le mieux qu'il était possible ce temple à Dieu dans ce lieu abandonné. Saint Joseph et les saints anges lui vinrent en aide, et en peu de temps elle fut entièrement nettoyée; bien plus elle fut remplie de célestes parfums. Saint Joseph alluma un peu de feu pour se garantir du grand froid qu'il faisait dans cette nuit et après s'être réchauffés ils prirent un peu de nourriture avec une joie incroyable. Ils passèrent quelque temps dans de saints entretiens. La sainte Vierge pria ensuite son époux de prendre à l'écart un peu de repos, et saint Joseph pria la sainte Vierge d'en faire autant de son côté. Il prépara avec les hardes qu'ils avaient une crèche qui se trouvait dans la grotte pour servir aux animaux. Après avoir disposé ce lit à son épouse il se retira dans un coin de la grotte et il se mit en oraison. Il fut ravi en une extase très-sublime, dans laquelle il vit tout ce qui arriva dans cette nuit; il ne reprit l'usage de ses sens que lorsque sa divine épouse l'appela. En même temps la sainte Vierge fut élevée à une haute contemplation, où elle vit intuitivement la divinité d'une manière si ineffable que la langue humaine ne pourrait l'exprimer. Son ravissement en Dieu dura une heure entière et ce fut celle qui précéda l'enfantement. Ayant repris ses sens, elle connut que le saint enfant commençait à se mouvoir dans son chaste sein, et ce mouvement ne lui causait point de douleur, mais au contraire une joie inexprimable, avec des effets surnaturels si sublimes que l'entendement de l'homme ne saurait les comprendre. Son corps devint si beau et son visage si resplendissant qu'elle ne paraissait plus une créature terrestre. Elle était à genoux, les yeux élevés vers le ciel, les mains jointes sur la poitrine et dans cette position humble et pieuse, sortant de son divin ravissement, elle donna au monde le fils unique du Père éternel, et le sien, Jésus-Christ notre sauveur, Dieu et homme, à minuit, un jour de dimanche, l'an du monde trois-mille-neuf-cent-soixante, conformément à ce que tient la sainte Eglise romaine.

Le saint enfant vint au monde très-beau et tout resplendissant, sans blesser la sainte virginité, parce qu'il pénétra le sein virginal comme un rayon de soleil. Il n'avait point cette espèce de tunique qu'on appelle secondine, dans laquelle les autres enfants sont enveloppés.' Il vint au monde glorieux et transfiguré, car la gloire de son âme sainte rejaillissait alors sur son corps. Aussitôt qu'il fut né, les saints archanges Michel et Gabriel, le prirent dans leurs mains et montrèrent à la divine mère son fils tout resplendissant, comme le prêtre montre au peuple la sainte hostie. Pendant qu'ils le tenaient ainsi, l'enfant divin parla à sa mère et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci : « Mère, devenez semblable à moi qui pour l'être humain que j'ai reçu de vous, veux vous donner un être de grâce plus élevé, et qui étant de pure créature, soit semblable au mien qui suis Dieu et homme. » Elle répondit humblement : « Trahe me post te, curremus in odorem unguentorum tuorum. Elle ouït aussi la voix du Père éternel qui disait Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me plais uniquement: Après ces entretiens si remplis de profonds mystères le divin enfant cessa d'apparaître transfiguré, il suspendit les dons de gloire de son saint corps par un miracle non moins merveilleux, et se montra dans son être naturel passible. La sainte Vierge l'adora de nouveau dans cet état avec une profonde humilité et une grande vénération. Elle le reçut à genoux de la main des saints anges, et se répandit en actes d'amour, elle l'offrit au Père éternel comme son fils unique et aux hommes comme leur Sauveur. Tandis que la divine mère le tenait dans ses bras, les: dix-mille anges l'adorèrent les premiers, ensuite tous les esprits célestes descendus dans la grotte entonnèrent à sa louange le nouveau cantique : Gloria in excelsis deo etc. II était déjà temps de rappeler saint Joseph de son extase, afin qu'il vît avec ses sens le grand mystère qu'il avait connu par révélation dans son ravissement divin. Etant revenu de son extase, le premier objet que vit le saint époux fut le divin enfant dans les bras de la très-sainte Vierge. Il l'adora avec une profonde humilité, et lui baisa les petits pieds avec respect. Après cette adoration, Marie demanda à son divin fils la permission de s'asseoir, saint Joseph lui donna les langes qu'elle avait apporté avec elle et elle l'en enveloppa avec une dévotion et un respect inconcevables. Ensuite elle le coucha dans la crèche, en y mettant un peu de paille et de foin pour servir au premier lit que voulut sur la terre le verbe incarné. Dès que l'enfant fut placé dans la crèche, il vint aussitôt par l'ordre de Dieu des champs un boeuf qui entra dans la grotte et se joignit à l'âne qu'ils avaient amené de Nazareth. La divine mère leur commanda d'adorer à leur manière leur créateur. Les animaux obéirent aussitôt et réchauffèrent le Saint enfant de leur haleine vérifiant ainsi la prophétie d'Isaïe : Cognovit bos possessorem suum, et asinus proesepe domini sui.

Les saints anges ne restèrent pas seulement autour de la crèche et dans la grotte, mais ils allèrent en divers endroits annoncer la naissance du fils de Dieu. Saint Michel alla aux limbes, en donner la nouvelle aux saints pères. En l'apprenant saint Joachim et sainte Anne puèrent l'archange de re- commander à Marie leur fille d'adorer et de vénérer en leur nom le Dieu enfant, ce qu'elle fit aussitôt. Un autre archange en prévint Elisabeth et saint Jean-Baptiste, d'autres l'annoncèrent à Siméon, à Zacharie et à Anne la prophétesse et d'autres aux trois rois mages, en outre de l'étoile qui fut formée cette nuit et apparut à leurs yeux. Saint Lue rapporte en particulier l'ambassade faite aux bergers, qui vinrent adorer le divin enfant. Ils en furent éclairés dans leur coeur, et plusieurs méritèrent le bonheur que quelqu'un de leurs enfants fussent mis à mort par Hérode dans le massacre des innocents. Sainte Elisabeth ne vint pas à Bethléem, Dieu l'ordonna ainsi afin que ce mystère ne fut pas rendu plus public qu'il ne le voulait. Elle envoya un messager à la sainte Vierge pour la féliciter et pour lui apporter des présents. Elle en garda une partie et distribua le reste aux pauvres. Tous les justes ressentirent quelques effets divins au moment où le rédempteur vint au inonde; ce qui étaient en grâce; éprouvèrent une nouvelle joie intérieure et surnaturelle dont ils ignoraient la cause, mais plusieurs eurent la pensée que c'était l'heure où le messie était né. Il y eut encore plusieurs miracles dans cette sainte nuit dans les créatures; les influences des planètes furent renouvelées, et le soleil avança sa course; plusieurs arbres donnèrent des fleurs et d'autres des fruits; quelques temples des idoles furent renversés et plusieurs même entièrement ruinés et les démons en furent chassés. Les hommes attribuèrent à diverses causes ces effets merveilleux. Tout cela fut caché aux démons, qui ne connurent ni l'adoration des pasteurs, ni les ambassades des anges, ni la venue des mages, ni l'apparition de l'étoile. Dieu leur cacha toutes ces choses afin qu'ils ne connussent point la venue du messie, comme en effet ils ne la surent jamais d'une manière certaine. En voyant cet enfant si pauvre et abandonné et ensuite se soumettant à la circoncision, Lucifer en conclut qu'il n'était pas le messie. Son esprit orgueilleux, altier et superbe ne pouvait comprendre cette sublime pauvreté et cette humilité. Les bergers restèrent dans la grotte depuis l'aurore jusqu'à midi, la sainte Vierge leur parla et les exhorta à la persévérance dans le service de Dieu, elle leur donna à manger et les congédia ensuite remplis de consolation. Ils revinrent plusieurs autres fois et apportèrent avec eux les présents que permettait leur pauvreté. Après que les saints hôtes furent partis de Bethléem, ces pieux bergers racontèrent aux autres tout ce qu'ils avaient vu et entendu. Tous ne les crurent pas parce qu'on les regardait comme des personnes simples et crédules. Hérode fut du nombre de ceux qui crurent en eux, non par une foi sainte et par dévotion, mais dans la crainte de perdre son royaume. La Vierge mère ne cessait jamais de prier Dieu pour tous ceux qui se rendaient indignes de connaître la véritable lumière du monde et elle employa ‘n ces prières la plus grande partie du temps qu'elle demeura dans la grotte. Lorsqu'il fut temps de donner le sein virginal au saint enfant pour l'allaiter, elle lui demanda avec humilité la permission de le faire. S'il fallait le confier à saint Joseph, le saint fléchissait trois fois le genou et baisait respectueusement la terre et la Vierge mère en faisait autant lorsqu'elle le recevait du saint époux. Elle le tenait toujours sur ses bras, excepté lorsqu'elle voulait prendre un peu de repos, et alors elle le confiait à saint Joseph. Elle le remettait aussi aux saints archanges Michel et Gabriel, parce qu'ils lui avaient dit de le leur confier, lorsqu'elle voulait prendre sa nourriture ou son repos. Dans le temps de son repos Dieu lui accorda un sommeil miraculeux, car elle ne perdait jamais en dormant les forces pour tenir le saint enfant dans ses bras, et elle ne cessait de le contempler par son entendement intérieur, comme si elle l'eut vu de ses yeux et elle connaissait tous les actes qu'il faisait à l'extérieur et dans son intérieur.

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Enfant Jésus, ô Roi d'Amour, j'ai confiance en Votre Miséricordieuse Bonté!

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Nativité du Seigneur

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Nativité du Seigneur

Prions pour que cet Enfant apporte au monde cette Paix qui lui manque tant, spécialement en Terre Sainte. 

Prions pour que cet Enfant donne aux malades le secours dont ils ont besoin, et qu'Il nous donne le courage et la Foi de nous conduire en Chrétiens responsables envers tous ceux qui nous entourent.

Qu'en ce beau jour l'Enfant Jésus vienne naître dans tous les coeurs et qu'Il vienne faire naître en nous son Innocence, sa paix et qu'Il règne!


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Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 1-17)


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.

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Méditation de Saint Padre Pio sur Noël


C’est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d’une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis – Jésus – le Sauveur des hommes. Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui. Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation. Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c’est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l’époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où il se trouve. Qu’ils sont nombreux et importants, ô chrétiens, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d’amour pour celui qui s’est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d’humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine. Les palais de l’Israël orgueilleux scintillent, mais ce n’est pas en eux qu’est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l’or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l’encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance. Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l’encontre de l’attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l’humble maison de Joseph ou même dans celle d’un parent ou d’une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu’il a lui-même, par l’intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère. O sagesse et puissance de Dieu ! nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l’a fait par amour ; il ne nous invite qu’à l’amour, il ne nous parle que d’amour, il ne nous donne que des preuves d’amour. L’Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde. Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d’amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche. Oh ! Prosternons-nous devant la crèche, et avec le grand saint Jérôme, le saint enflammé d’amour pour Jésus enfant, offrons-lui tout notre cœur, sans réserve ; et promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.

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Prière à l'Enfant Jésus

O Saint Enfant-Jésus qui répandez Vos Grâces sur ceux qui Vous invoquent, regardez-nous prosternés devant Vous et écoutez notre prière. Nous Vous recommandons tous les nécessiteux qui se confient à Votre Divin Coeur. Etendez sur eux Votre main toute-puissante et venez au secours de leur indigence. Etendez la main sur les malades pour les guérir et sanctifier leurs peines; sur les affligés pour les consoler; sur les pécheurs pour les attirer à la lumière de Votre grâce; sur ceux qui, accablés par la douleur et la misère, invoquent avec confiance Votre aide pleine d'Amour. Etendez la main encore sur nous pour nous bénir. Accordez ô Petit Roi, les trésors de Votre Miséricorde au monde entier et gardez-nous maintenant et toujours dans la grâce de Votre Amour! Amen.

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Saint François d'Assise invente la crèche de Noël

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Saint François d'Assise invente la crèche de Noël

C'est en effet François d'Assise qui créa la première crèche que tu retrouves souvent sous l'arbre de Noël. Voici donc cette belle histoire... Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l'Italie. Il dit à l'un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne: "Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus". Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d'autel. La légende raconte que tout à coup, l'ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l'air endormi...Et François s'approcha, prit l'enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s'éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains ! Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c'est François qui l'avait réveillé par sa parole et par ses exemples. François, qui assistait le prêtre à l'autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d'une grande joie. L'année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d'admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus. Et c'est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël; on dit même que le mot vient du nom de la ville de Greccio.

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21 décembre 2009

Neuvaine au Bienheureux Stanislas Papczynski

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Neuvaine au Bienheureux Stanislas Papczynski

Stanislas de Jésus et Marie (1631-1701) est considéré comme un éminent représentant de l'école polonaise de spiritualité, en particulier en raison de sa caractéristique, qui fut la contemplation de la passion de Jésus et la contemplation mariale, et de sa très grande sensibilité à l'égard des injustices sociales. Il fut le Fondateur de la Congrégation des Clercs mariaux de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie en 1673. Cet Ordre compte aujourd'hui 491 membres répartis dans 59 communautés religieuses présentes dans 18 pays. Il a été Béatifié à Lichen, en Pologne le 16 janvier 2007.

 

Prières a dire chaque jour


Prière pour obtenir des grâce par l'intercession du Bienheureux Stanislas Papczyński


O Dieu, Père Miséricordieux, qui avez mis dans le cœur du Bienheureux Stanislas une grande ferveur pour l’accomplissement des oeuvres miséricordieuses spirituelles et corporelles, accordez-moi, en son nom et par son intercession la grâce de... pour laquelle je vous prie humblement. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père, Je vous salue, Marie, Gloire au Père


N.B. Une prière racontée à l'intention spéciale a plus de valeur quand elle est suivie de la confession et la communion.


Premier jour

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1,48)

Seigneur, Dieu Tout-puissant, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas qui a promu avec une grande ferveur le culte de l’Immaculée Conception de Marie, Mère de votre Fils, par la Congrégation qu'il a fondé, accordez-nous la grâce de toujours pouvoir vous glorifier pour toutes les grandes choses que vous avez faites en vous saints et faites que nous dirigions toujours notre vie dans Votre Amour et dans une pureté sans taches.


Deuxième jour

« Sa miséricorde s’étend d’age en age » (Lc 1,50)

Dieu, Juge plein de justice ! Par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, qui a généreusement aidé par toutes les manières qu'il pouvait les âmes défunts souffrants en purgatoire, faites que nous puissions l’imiter en cette sublime œuvre de Miséricorde en particulier pour nos proches défunts, ainsi que pour ceux qui ont le plus besoin de l'aide spirituelle.


Troisième jour

« Il déploie la force de son bras, et disperse les hommes au cœur superbe » (Lc 1,51)

Ô Jésus, notre Sauveur et Maître, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, qui a pleinement su profiter de chaque situation pour annoncer la Parole de Dieu et porter l’assistance spirituelle aux personnes qui étaient privées des l'assistance pastorale, accordez-nous cette même grâce afin que nous puissions attirer tous ceux que nous côtoyons et que nous rencontrerons vers Vous par la parole et l’exemple et par notre recherche de la sainteté.


Quatrième jour

« Il renverse les puissants de leur trônes et élève les humbles » (Lc 1,52)

Esprit Saint, Par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, qui toute sa vie a défendu courageusement et héroïquement la Foi Catholique et qui a manifesté sa disponibilité pour le martyre, accordez nous cette grâce, afin que nous puissions grandir dans la foi et de la confesser courageusement par toute notre vie.


Cinquième jour

« Il comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides » (Lc 1,53)

Dieu notre Père, par l'intercession du Bienheureux Serviteur Père Stanislas, qui avec une infinie confiance en Votre Divine Providence, et malgré maints obstacles, en suivant vos inspirations a fondé et consolidé la Congrégation de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, accordez-nous cette même grâce afin que nous puissions, nous aussi, distinguer par une confiance inébranlable en votre puissance, en votre bonté, en votre fidélité, et guidez-nous sur les chemins épineux que nous traversons pour arriver vers les splendides promesses de Ton amour.


Sixième jour

« Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7)

Dieu, Père de Miséricorde, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, qui vous a manifesté son amour par la pratique quotidienne et régulière des œuvres de charité et de miséricorde, accorde-nous cette même grâce, afin que nous puissions toujours l’imiter généreusement par amour actif pour notre prochain.


Septième jour

« Qui vous écoute, m’écoute » (Lc 10,16)

Seigneur, qui êtes un Dieu fidèle, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, dont toute sa vie et toutes ses œuvres étaient accomplies dans une soumission toute filiale envers le successeur de Saint Pierre, accordez-nous une semblable grâce, afin que nous puissions toujours rester fidèles à Dieu, à la croix et à l’Evangile par une parfaite obéissance à l’Eglise.


Huitième jour

« Bienheureux sont les pauvres de coeur, car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,5)

Seigneur, qui nous aimez infiniment, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, qui s'est généreusement engager à vivre une vie de pénitence et de pauvreté afin de pouvoir se donner pleinement à vous de tout son coeur et de toute son âme, Vous qui nous aimez, accordez-nous la grâce de résister courageusement aux tentations de la richesse et aux plaisirs du péché en nous dirigeant vers la liberté de l’esprit, dans la vérité et dans votre amour.


Neuvième jour

« Courage, n'ayez pas peur car je suis avec vous, n’ayez pas peur » (Mt 14,27)

Dieu, commencement de toutes et vers qui tout se dirige, par l'intercession du Bienheureux Père Stanislas, dont la vie tout entière est un lumineux exemple de confiance totale en votre sainte Providence, accordez-nous la grâce de confier et de remettre à votre amour miséricordieux notre passé et notre futur, pour que toute notre vie nous soyons guidés sur par le chemin d'une vie évangélique vers Votre maison dans le ciel.

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Télécharger le texte de la Neuvaine (pdf) en cliquant ici

Pour approfondir

www.stanislawpapczynski.org

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