Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Mater Boni Consilii

Dix-neuvième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le quatrième acte de la prudence, c'est de diriger nos actes suivant la raison, de manière qu'ils soient tous droits et louables. Telle se présente à nous la Mère du Bon Conseil. Chez elle, la volonté rester toujours soumise à la raison, la raison à la volonté divine ; les appétits sensitifs furent dominés par la loi. Son âme ressemblait à une horloge habilement construite dans laquelle la roue principale entraîne dans son mouvement les roues secondaires. En nous, la partie inférieure est continuellement en révolte contre la partie supérieure, la chair lutte sans cesse contre l'esprit et l'esprit contre la chair. Marie, Immaculée dès sa conception, ne sentit pas les aiguillons du mal ; par conséquent, en elle point de guerres, point de troubles, mais la plus grande paix, la plus grande concorde ; concupiscence, appétits, coeur, sens, tout obéissait à la raison, et raison, intelligence, mémoire, volonté obéissaient à Dieu.

Le Psalmiste s'écrie dans un élan d'admiration : « Venez et voyez les oeuvres du Seigneur, qu'Il a étalées comme des prodiges, en faisant cesser les guerres jusqu'aux extrémités de la terre ». Quels sont donc ces prodiges ?... Vivre dans la chair et ne pas en ressentir les mouvements, être composé d'esprit et de matière et ne voir entre eux aucun antagonisme. « Quelle, est, se demande Richard de Saint Victor, cette terre d'où toute guerre est bannie jusqu'à ses extrémités, si ce n'est celle dont le prophète dit ailleurs : « La vérité s'est élevée du sein de la terre. Tout combat en est éloigné, la paix y règne pleinement ? »

Cette terre, Enfants de la Vierge Mère du Bon Conseil, c'est notre Mère ! Soyons-en fiers ; contemplons avec l’Église cette chaste colombe qui ne vit que dans l'atmosphère infiniment pure de la divinité, cette rose parfaite qui répand autour d’elle les plus suaves parfums, ce lis dont la fleur est toujours éclatante de la plus pure blancheur ! Demandons-lui son assistance et ses conseils, nous qui, comme dit le Sage, ne pouvons être chastes qu'à l'aide de la grâce, et pour cela comme pour toute autre chose, Marie se montrera généreuse et débonnaire envers nous.

 

Exemple

 

Il est un petit coin de la terre auquel le Ciel sourit et que les Anges s'arrêtent à contempler pour reposer leurs ailes rapides, c'est l'Orphelinat Saint-Jean à Albi. Les Associés de la Pieuse Union imiteront bien les Anges et ne dédaigneront pas de faire une petite visite à cet établissement où s'impriment les chères Annales de Notre Dame du Bon Conseil : « L'orphelinat Saint-Jean abrite deux cents enfants arrachés à l'abandon, à la misère et au vice. Entrons dans la chapelle : elle est simple, bien comprise, parfaitement placée ; l'autel a des lumières, des fleurs, de vrais trésors, sortis des mains de la charité. Mais quel repos pour le coeur de voir ces enfants prier dans ce cher sanctuaire ! Quels élans pour l'âme de les entendre chanter les cantiques de la Mère du Bon Conseil. Dans cette chapelle, cette fraîche corbeille de Marie élève ses parfums vers son Image bénie et ne cesse d'intercéder pour ceux qui entretiennent sa fraîcheur et sa vie, pour les Bienfaiteurs. On y prie pour la propagation du culte de Notre Dame du Bon Conseil, pour la diffusion des Annales et pour les membres de la Pieuse Union vivants et défunts. Et comme on y prie pieusement, tendrement, ardemment !... Mêlons nos prières aux prières de ces orphelins qui travaillent pour Notre Dame du Bon Conseil et pour les membres de la Pieuse Union.

 

Prière

 

Vers vous nous crions, ô Mère du Bon Conseil ; oui, vers vous, car c'est vous ô Souveraine, qui nous avez donné l'Homme-Dieu ; c’est vous, et vous seule, qui écrasez la perversité des hérésies ; vous seule, qui êtes Souveraine du royaume céleste, vous seule, distributrice de la récompense. A vous, notre Mère ; à vous, notre conseillère ; à vous, notre secours ; oui à vous qui daignez laver les souillures de nos péchés, qui consolez l'enfant vagissant dans les langes, qui allaitez les petits affamés, qui portez dans les bras les faibles en défaillance, qui soutenez les blessés, qui guérissez les infirmes ; à vous qui n'abandonnez pas ceux qui vous abandonnent, qui recevez les fugitifs ; à vous qui êtes Reine, impératrice et Souveraine des Anges ; à vous qui nous attirez par vos charmes, qui nous réchauffez, qui nous nourrissez de vos délices ; à vous Mère des orphelins, à vous ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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