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Saint Josse

Roi de Bretagne et Ermite en Ponthieu

+ 669

Fête le 13 décembre

 

« Un homme sage sait abandonner propos un royaume terrestre pour obtenir d'être admis dans le royaume des cieux ». (Saint Eucher de Lyon)

 

Josse, ayant été appelé à succédera son frère Judicaël, dans ses Etats de Bretagne, parce que ce prince, s'ennuyant des embarras du gouvernement, avait résolu de rentrer dans le cloître qu'il avait quitté pour monter sur le trône de son père, demanda huit jours comme pour délibérer sur la proposition de son frère mais il ne se servit de ce délai que pour fuir les honneurs dont il voulait se décharger sur lui ; ce qu'il exécuta en se joignant à quelques pèlerins qui allaient à Rome, et qu'il vit comme ils passaient devant la porte du monastère de Saint-Maëlmon, où il se trouvait à ce moment. Ces pèlerins l'admirent volontiers dans leur compagnie et l'emmenèrent avec eux. Saint Josse ayant ainsi renoncé à la royauté pour s'attacher au service du Seigneur, se rendit à Chartres avec ses onze compagnons, et de là tes suivit à Paris, capitale de la monarchie française, où il séjourna quelque temps avec eux. De Paris, les compagnons de Saint Josse, au lieu de se mettre en chemin pour Rome, où ils avaient eu d'abord l'intention d'aller, prirent une route contraire, et se rendirent à la ville d'Amiens en Picardie. Le Saint Prince les suivait toujours, car il n'avait aucun dessein particulier, et n'aspirait qu'à servir Dieu de tout son cœur en quelque lieu que ce pût être, pourvu qu'il y fût inconnu. Sortis d'Amiens, les pèlerins s'avancèrent jusqu'à la rivière d'Authie, la passèrent, et arrivèrent dans un lieu nommé Villa Sancti Petri, où demeurait ordinairement le duc ou comte du pays de Ponthieu, qui s'appelait Haymon, et qui était un seigneur de grande vertu. Il reçut les douze pèlerins, et les traita pendant trois jours avec beaucoup de charité.

Il distingua facilement notre Saint, parce qu'il portait sur son visage un air de grandeur que les autres n'avaient point, et que ses actions et ses paroles se sentaient de la splendeur de sa naissance et de l'éducation royale qu'il avait reçue d'ailleurs, il avait une modestie et une douceur angéliques, lesquelles, jointes au port majestueux que la nature lui avait donné, le rendaient parfaitement aimable et lui conciliaient l'estime et le respect de tous ceux qui le regardaient. Ce prince le pria donc de ne point le quitter, et, ayant obtenu de lui cette faveur, il laissa les onze autres pèlerins continuer leur voyage ; il donna à Josse un appartement dans son palais, lui fit recevoir les Ordres sacrés, et le nomma prêtre de sa chapelle ; puis, pour lui témoigner davantage l'estime qu'il avait de sa vertu, il l'obligea de tenir sur les fonts de baptême un de ses fils qu'il nomma Ursin, en mémoire de Saint Ursin, archevêque de Bourges.

Ce n'était guère l'inclination de Saint Josse de demeurer dans cette cour ; car, quoique sainte et très bien réglée, elle ne laissait pas de le dissiper aussi, après y avoir passé sept ans, il supplia Haymon de lui permettre de se retirer dans une solitude où il pût s'occuper plus tranquillement dans la contemplation des vérités éternelles. Non-seulement le duc ne s'y opposa pas mais voulant favoriser de tout son pouvoir le désir d'un si saint prêtre, il le conduisit dans un lieu désert, sur la rivière d'Authie, que les anciens appelaient Brahic et nommé présentement Raye, où il lui donna une place suffisante pour bâtir un oratoire et un ermitage. Le bâtiment étant achevé, Josse s'y renferma avec un seul disciple qui l'avait suivi do Bretagne, nommé Wurmar ou Wulmar, et commença d'y mener une vie toute céleste, n'ayant d'autre occupation que de célébrer les saints mystères, de chanter les louanges de Dieu, de méditer les paroles de l'Evangile et de converser avec les anges et les saints. Sa conduite et son innocence parurent bientôt par des miracles ; car on dit que les oiseaux et les poissons se familiarisaient avec lui comme ils eussent fait avec Adam dans le paradis terrestre, et qu'ils venaient prendre leur nourriture de sa main avec la même confiance que les poussins la prennent du bec de leurs mères.

Il était aussi extrêmement miséricordieux envers les pauvres, et il ne pouvait leur refuser l'aumône, tant qu'il y avait un morceau de pain dans sa cellule. Un jour qu'il était en oraison dans sa chapelle, il entendit la voix d'un pauvre qui demandait la charité il s'informa de son disciple s'il avait encore quelque provision : « Je n'ai plus, lui dit-il, qu'un pain qui ne peut servir que pour notre nourriture d'aujourd'hui ». « Allez, lui répliqua Josse, coupez-le en morceaux et donnez-en le quart à ce malheureux ». A peine l'eut-il fait, qu'il vint un autre pauvre exposer encore sa misère et demander de quoi soulager sa faim. Le Saint ne voulut pas non plus l'éconduire il dit à Wurmar de prendre un autre quart de ce pain et de le lui porter. Celui-ci n'obéit à ce nouvel ordre qu'en murmurant, craignant de n'avoir pas de quoi nourrir son maître et se nourrir lui-même. Cependant un troisième pauvre, aussi nécessiteux que les deux précédents, arriva peu de temps après Josse le vit, et, sans presque attendre qu'il ouvrît la bouche, il ordonna à Wurmar de lui donner un des deux morceaux qui restaient : « De quoi donc voulez-vous que nous vivions, répliqua le disciple est-ce qu'il faut que nous mourions de faim pour nourrir ces pauvres qui peuvent aller mendier ailleurs ? » « Ne vous troublez pas, mon enfant, lui dit le Saint, faites seulement ce que je vous commande, et Dieu aura soin de nous ».

Dès qu'il eut obéi, et que ce pauvre se fut retiré, on en entendit un quatrième sonner à la porte et demander l'aumône avec encore plus d'instance et d'importunité que les précédents. Que fera Josse ? Le morceau qui lui reste est trop petit pour être partagé entre lui, son disciple et ce pauvre ; le donnera-t-il tout entier ? Il n'aura donc plus rien pour subsister, et il faudra qu'il passe le jour et la nuit suivante sans nourriture. Le retiendra-t-il ? La Charité l'emporta encore alors sur sa propre nécessité et, ne pouvant laisser aller ce mendiant sans assistance, il lui fit donner le reste du pain. Wurmar renouvela ses plaintes, mais il lui fit encore trouver bonne cette disposition, et elle fut bientôt suivie d'une ample récompense car, incontinent après, la divine Providence fit arriver au bord de leur ermitage quatre barques chargées de toutes les choses nécessaires à la vie. Cela fait croire que les quatre pauvres qui s'étaient présentés successivement à Josse pour avoir l'aumône étaient Jésus-Christ même, qui avait pris ces quatre formes différentes pour éprouver la charité de son serviteur.

Il demeura huit ans dans cette solitude mais, se voyant extraordinairement tourmenté par les démons qui lui dressaient sans cesse des embûches, il résolut enfin de se retirer ailleurs il témoigna son dessein au duc Haymon, qui le visitait quelquefois, et ayant obtenu de lui un autre lieu, nommé Runiac ou Rimac, sur la petite rivière de Canche, il y bâtit un oratoire en l'honneur de Saint Martin, et y passa treize autres années Cependant, le malin esprit ne cessant point de le poursuivre, il eut encore recours à ce bon duc pour avoir une autre retraite. « Allons ensemble, lui dit Haymon, et nous vous chercherons un lieu qui vous soit propre ». Dans ce voyage Saint Josse fit sourdre une fontaine dans un lieu sec, en enfonçant son bâton en terre, pour soulager la soif de son bienfaiteur ; cette fontaine a, depuis, donné des eaux en abondance et servi à la guérison de plusieurs malades. Le lieu qu'ils choisirent pour ce nouvel ermitage fut dans une épaisse forêt, entre Etaples et Montreuil, dans un endroit situé entre la rivière d'Authie et celle de Canche. Il leur parut fort commode en ce qu'il était arrosé d'un ruisseau provenant de deux fontaines, dont l'une est nommée la fontaine des Bretons et l'autre la fontaine du Gard. Le duc le fit défricher, et le Saint y construisit aussitôt, de ses propres mains, et avec du bois seulement, deux oratoires l'un en l'honneur de Saint Pierre, prince des Apôtres, l'autre en l'honneur de saint Paul, docteur des Gentils.

Quelque temps après, il voulut faire le pèlerinage de Rome, pour y visiter les tombeaux des saints Apôtres et en apporter des reliques. En ayant obtenu le consentement du duc, il fit tout ce voyage à pied, le bâton à la main et en demandant l'aumône. Le Pape le reçut fort honorablement, lui donna sa bénédiction apostolique et l'enrichit de plusieurs reliques de martyrs. A son retour, comme il se trouvait sur la colline de Bavémont, éloignée d'une lieue de son ermitage, une jeune fille nommée Juyule, aveugle de naissance, eut révélation qu'elle obtiendrait la vue si elle se lavait avec de l'eau dont le Saint prêtre se serait lavé les mains. Elle demeurait avec son père au château d'Airon, qui n'est éloigné de Saint-Josse que d'une demi-lieue elle lui en parla, et son père, ne voulant point négliger une occasion si avantageuse, la conduisit aussitôt sur la montagne où le Saint était arrivé. La fille prit l'eau qui lui avait servi, elle s'en lava le visage, et, par ce remède, elle obtint l'heure même de très-beaux yeux avec l'usage de la vue. Les habitants du lieu firent mettre une croix à l'endroit où cet insigne miracle avait été fait, et pour cela on l'a toujours appelé la Croix, jusqu'à ce que ce monument commémoratif ait été transporté ailleurs.

Dès que le duc Haymon sut le retour du serviteur de Dieu, il fut au-devant de lui et le reçut avec de nouveaux témoignages de respect et d'amitié. Il avait fait bâtir en son absence, auprès de sa cellule, une église de pierre, sous l'invocation de Saint Martin. Elle fut bénite, et Saint Josse y déposa les reliques qu'il avait apportées de Rome. La cérémonie de cette translation se fit le 11 juin et, pendant qu'il célébrait la messe, en présence du même duc et d'un grand concours de seigneurs et de peuple, une main céleste parut visiblement sur l'autel, bénissant le saint Calice et les Oblations, et l'on entendit en même temps une voix qui lui disait : « Parce que vous avez méprisé les richesses de la terre et refusé le royaume de votre père, pour mener en cette solitude une vie pauvre, cachée et éloignée de la demeure des pécheurs, je vous ai préparé une couronne immortelle en la compagnie des Anges ; je serai le gardien et le défenseur perpétuel de ce lieu vous y mourrez, et ceux qui vous invoqueront avec révérence, y recevront l'effet de leurs demandes ». En effet, le Saint y passa le reste de ses jours d'une manière plus angélique qu'humaine, et il mourut le 13 décembre 669.

Son corps virginal fut enseveli dans son propre ermitage mais on ne le couvrit ni de terre ni de pierre, parce qu'il n'avait aucune marque de corruption, et qu'au contraire les cheveux, la barbe et les ongles lui poussaient comme s'il eût encore été en vie de sorte que Winoc et Arnoc, ses neveux, qui lui succédèrent dans la possession de sa cellule, et avaient la clef de son cercueil, étaient obligés de les lui couper de temps en temps, comme on fait à un homme vivant. Le plus ordinairement, on représente Saint Josse en habit de pèlerin, un bourdon à la main et deux clés croisées sur son chapeau, pour indiquer son voyage à Rome. Le sceptre et la couronne qui gisent à ses pieds rappellent la royauté qu'il a refusée. Parfois il porte suspendu à une écharpe l'escarcelle des reliques que lui donna le souverain Pontife. Ce détail, mal compris par quelques peintres, a été plus d'une fois défiguré l'écharpe s'est changée en baudrier, et la cassette en aumônière. On le représente aussi faisant jaillir une source avec son bâton, ou bien partageant son pain avec un pauvre. C'est à tort qu'on lui donne parfois une mitre, puisqu'il ne fut jamais abbé.

Dans l'église de Saint-Josse-sur-Mer, récemment construite, on voit, outre un vitrail moderne, une statue du Patron, haute de deux mètres. Le Prince Breton, en habit royal, foule aux pieds la couronne et le sceptre. Il y a aussi des statues du Saint Ermite dans les églises de Tortefontaine, de Mouriez (1836), de Saint-Josse-au-Val à Montreuil, et dans la chapelle de Saint-Josse-au-Bois (1861). Une ancienne image de Saint Josse, qu'on distribuait jadis aux pèlerins, nous le montre revenant de Rome, sur la colline de Bavémont, avec un coffret de reliques suspendu par une écharpe. On voit dans le lointain l'abbaye qui doit illustrer cette contrée. M. Guénebault, dans son Dictionnaire iconographique, indique les gravures suivantes 1° Saint Josse à genoux devant un autel et embrassant un crucifix d'où sortent trois branches de lys, une de la partie supérieure et les deux autres des bras des anges lui apportent la couronne du triomphe ; 2° le même, refusant la couronne que lui présente son frère ; 3° le même, tenant un crucifix. 

 

Culte et reliques

 

Le culte de Saint Josse était déjà si célèbre au XIe siècle, que des pèlerins se rendaient à son sanctuaire de toutes les contrées de la France et même des pays étrangers. Quelques historiens prétendent que Charlemagne y alla en 793 et que ce fut alors qu'il conçut le projet de reconstruire une hôtellerie monastique dont il devait donner l'administration à Alcuin. il existait dès lors de nombreuses Confréries de Saint-Josse, répandues en France et en Allemagne. Clément X, par une bulle datée de 1673, accorda une indulgence plénière à tous ceux qui, le jour de Saint Josse, visiteraient son église à Dommartin et y feraient la sainte communion. Le village de Parnes (Oise), qui croit posséder des reliques de Saint Josse, rend à son patron un culte tout spécial. Le 13 décembre, on distribue aux paroissiens de petits pains bénits, en souvenir de celui qui fut partagé entre quatre pauvres dans l'ermitage de Brahic. Saint Josse est le patron de Béhen, dans le doyenné de Moyenneville. Il l'était jadis des deux abbayes qui portaient son nom de Saint-Josse-au-Val et d'une ancienne chapelle castrale à Montreuil de la paroisse Saint-Josse à Paris.

D'après les croyances populaires, le saint ermite serait le fondateur d'un certain nombre de paroisses des environs de Dommartin et d'un monastère dont on montre encore quelques vestiges à Mayocque. Nous ignorons pour quel motif Saint Josse est honoré à Javarin (Autriche) et à Ravenshurg (Wurtemberg). Une commune de Farrondissement de Dinan porte le nom de Saint-Judoce. Saint-Josse est le nom d'une rue à Hesmond et à Dompierre et d'un faubourg de Bruxelles. Le nom du saint ermite est inscrit au 13 décembre dans le martyrologe romain, dans quelques martyrologes amplifiés de celui d'Usnard, dans ceux de Bède, de Wandalbert ce qui prouve que, an IXe siècle, comme de nos jours, on invoquait notre Saint pendant les tempêtes. Son nom figure aussi dans les litanies amiénoises du XIIIe siècle.

On célébrait jadis, à l'abbaye de Saint-Josse-sur-Mer, cinq fêtes du patron le 11 juin, apparition de la main miraculeuse (665). On célèbre encore aujourd'hui cette fête à Saint-Josse-sur-Mer, Où on la désigne sous le nom de Saint-Barnabé, à cause de la coïncidence de la fête de cet Apôtre ; le 25 juillet, invention du corps de Saint Josse (977) le mardi de la Pentecôte, procession à Bavémont (La Croix). le 25 octobre, translation des reliques (1195) elle est marquée à tort le 9 janvier dans le Martyrologue Anglican ; le 13 décembre, déposition de saint Josse, elle est mentionnée à tort au 4 août dans quelques anciens calendriers. Le jour de leur fête patronale, les habitants du village de Saint-Josse devaient donner au comte de Ponthieu une vache écorchée quand la fête tombait un jour maigre, cette redevance était changée en un cent d'oaufs et une livre de poivre.

La fête de Saint Josse est marquée au 25 juillet dans le bréviaire amiénois de 1528 ; au 2 décembre, dans ceux de 1746 et 1840 au 13 décembre, dans ceux de Paris et de Beauvais, et dans le Propre actuel d'Arras ; au 14, dans celui de Saint-Valéry ; au 18, dans celui de Sainte Riquier. Depuis l'introduction de la liturgie romaine, on ne fait plus qu'une simple mémoire de Saint Josse, au i3 décembre, dans les diocèses d'Amiens et d'Arras.

L'an 977, le corps de saint Josse fut découvert, au coté droit de l'autel de Saint-Martin, élevé de terre, et déposé sur l'autel de Saint-Martin le 25 juillet. Cette même année, on .commença à bâtir un monastère dans ce lien, et Sigebrand en devint le premier abbé. Dans la suite, ce saint corps fut remis en terre pendant des troubles qui survinrent dans ce royaume, et demeura si bien caché que les religieux mêmes ignoraient où il était. Un simple laïque fit connaître, par révélation, l'endroit où il se trouvait, et ayant été reçu par les religieux, en reconnaissance de ce bon service, il fut établi gardien de ces saintes reliques, par l'abbé qui vivait alors. Mais un autre abbé, ayant succédé à celui-là, n'eut pas pour ce gardien tous les égards qu'il eût du avoir. Cette conduite fit prendre à cet homme la résolution d'enlever la plus grande partie des reliques de Saint Josse, et de les porter en France. Geoffroi, seigneur de Commercy, le reçut avec honneur et lui donna la première dignité de la collégiale du château, où il y avait quatre chanoines. Quelque temps après, le roi Henri assiégea Commercy, le prit et le brûla. Pendant que les flammes dévoraient les édifices, un chanoine enleva les reliques de Saint Josse, et s'enfuit avec son trésor. Il fut rencontré sur le pont par Robert Meflebran, de la dépendance de Raout de Chauldré, l'an des principaux chevaliers de l'armée du roi. Robert demanda au chanoine quel était le paquet qu'il perlait. Le chanoine répondit que c'étaient des ornements et des. livres d'église. On lui ôta tout, et ces précieuses reliques ayant été trouvées, on les mit dans l'église de Saint-Martm de Parnes, dans le Vexin, assez près de Magny. L'église a changé de nom et a pris celui de Saint-Josse ; on y expose ces reliques (tête et os du bras) à la vénération des peuples, tous les ans, le lundi de la Pentecôte elles sont enfermées dans un buste en argent. Le reste est dans l'église paroissiale du village de Saint-Josse, à l'embouchure de la Canche. L'abbaye ayant été supprimée quelque temps avant la Révolution, on transporta les reliques du Saint dans l'église paroissiale. Elles s'y trouvaient à l'époque de la Révolution, et furent alors soustraites à la profanation par le zèle de quelques pieux habitants du lieu, qui les rendirent ensuite, lorsque la tranquillité fut rétablie. Elles furent reconnues, le 3 mai 1805. par Monseigneur l'évêque d'Arras, dans le diocèse duquel se trouve maintenant la paroisse de Saint-Josse-sur-Mer. Le prélat retira de la châsse un os du bras, dont il accorda une partie à l'église de Saint-Saulve de Montreuil. C'est de cette relique qu'on a détaché une parcelle, en 1835, pour la donner à l'église paroissiale d'Yvias, située dans le diocèse de Saint-Brieuc, et dédiée à Saint Josse. Celle de Paris possédait aussi un petit os du Saint, et une partie de vertèbre qui lui fut donnée en 1705. Ces précieux restes sont aujourd'hui perdus. Il y a encore quelques ossements de Saint Josse à la cathédrale d'Arras et à l'Eglise d'Oignies (Pas-de-Calais), à celle de Corbie, etc.

 

(Texte Extrait des Petits Bollandistes volume XIV)

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Neuvaine en l'honneur du Bon Saint Josse

 

Bienheureux Saint Josse, serviteur fidèle de Jésus-Christ sur la terre, joignez à nos prières votre pieuse intercession, afin que, délivrés du poids de nos péchés, nous puissions, par les mérites de votre gloire et l'imitation de vos vertus, obtenir nous-même l'éternelle félicité.

 

Priez pour nous ô Bienheureux Saint Josse,

Afin que nous devenions dignes des promesses qui vous ont été faites par Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez daigné promettre, à ceux qui imploreraient la protection de Saint Josse, de ne pas laisser leur demande sans effet, nous Vous en supplions, accordez-nous, par son intercession le courage de détacher nos cœurs des biens d'ici bas et de nous attacher à Vous pour toujours. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

P. Hoguet, Vicaire Général

Arras, le 5 mai 1929.

josse

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