Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Vive le Sang de Jésus !

 

À Saint Michel Archange

 

Chef des armées célestes, premier Adorateur du Verbe incarné et de son Sang précieux, premier Sujet de la Reine du ciel. Introducteur des âmes dans la gloire...

Le « Quis ut Deus » de votre fidélité à Dieu, et de votre triomphe sur son ennemi, vibre sans cesse sur les lèvres humaines qui célèbrent votre gloire. Adorateur (rice) du Précieux Sang, je voudrais faire résonner davantage, dans l'hymne d'amour que je vous consacre, une note qui remue bien délicieusement mon âme chaque fois que sa vibration arrive à mon oreille. Cette note, ô sublime Adorateur du Verbe incarné, tous deux nous la chantons à l'unisson, c'est la note de notre reconnaissance ! « Vive le Sang de Jésus ! » Oui, « Vive le Sang de Jésus ! » puisque c'est à ce Sang, ô saint Michel, que vous devez la grâce de votre « Quis ut Deus ». « Vive le Sang de Jésus ! » par lequel vous avez vaincu l'infernal ennemi. « Vive le Sang de Jésus ! » qui vous a couronné de tant d'honneur et de félicité dans le ciel de la gloire. Que les louanges rendues à ce Sang, au long de cet humble ouvrage, rejaillissent sur vous, ô glorieux Archange, et que celles dont vous serez directement l'objet retournent à la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Daignez bénir ces pages et les rendre fructueuses. Qu'elles Contribuent à étendre votre culte et à placer sous protection un grand nombre de ces pauvres humains qui luttent si difficilement pour conquérir leur couronne. Surtout, ô Saint Archange, qu'elles me valent votre assistance à la mort, afin que je sorte du dernier combat victorieu(x)se par le Sang de l'Agneau.

V. S. J.

Saint Hyacinthe, en la fête de saint Michel Archange, 29 septembre 1893.

 

Vive le Sang de Jésus !

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Le Précieux Sang et les Anges

 

Une belle page du R. P. Faber pour servir d'introduction

 

Dans son livre intitulé « Le Précieux Sang », Faber encadre l'histoire du Précieux Sang dans le tableau d'une « procession » qui nous montre le Sang du Christ sortant de l'éternelle pensée de Dieu, circulant dans le temps et remontant au ciel, après avoir pris, sur son passage, chacune de ces créatures de Dieu qui lui doivent leur beauté propre.

« La première fois que le Dieu invisible s'est rendu visible, ce n'a été que l'éclair d'un moment, et au loin s'étendait déjà le vaste monde des Anges palpitant de lumière... L'éclat qui les environnait était le reflet du Précieux Sang. C'est de lui qu'ils sortaient, et c'est à cause de lui qu'ils ont existe. C'est de lui qu'ils tiraient cette merveilleuse variété de grâces qui les ornaient. Leur sainteté n'était qu'un manteau fait de son royal tissu, et c'est à ses courants surnaturels qu'ils puisaient la beauté de leur nature.

Il semble ici que la procession se soit arrêtée un petit instant ou peut-être n'est-ce que le jaillissement soudain de la lumière qui a paru ressembler à un arrêt momentané. Les nouvelles créatures de Dieu, les premières intelligences créées, les premiers-nés de l'Intelligence Incréée reçurent ordre de prendre leur place dans les rangs, et d'accompagner la grande procession du Précieux Sang... C'est alors que, véritablement, trop véritablement, il y eut un moment d'arrêt, comme s'il se manifestait un refus de soumission et d'obéissance. Une lueur brille, qui semble indiquer une lutte à outrance ; un éclair des armes des Archanges traverse l'espace, et le cri de guerre de Michel, le premier cri créé, retentit parmi les montagnes éternelles. Un tiers de cette création de lumière si pure a refusé d'adorer le Sang humain du Verbe incarné, et ils sont, en un instant, précipités dans les sombres abîmes, et le cortège se resserre, et la lumière, restée fidèle, brille dans ses rangs diminués, avec plus de splendeur que jamais... »

Dans ce brillant exposé du grand Docteur du Précieux Sang, trois pensées doivent nous frapper : 1° les Anges doivent au Sang de l'Agneau immolé et les grâces dont ils ont été ornés dans leur création et celles de leur persévérance dans l'amitié de Dieu ; 2° Tous les Anges ne persévèrent point dans cette dernière grâce ; 3°Ceux qui la perdirent ne la recouvrirent point.

 

I- Les Anges doivent leur bonheur au Précieux Sang

 

Saint Jean nous dit dans son Apocalypse, qu'il vit dans le Ciel, « un agneau qui était là, comme égorgé » (Ap 5, 6). Pourquoi le ciel, comme la terre, présente-t-il à ses habitants un perpétuel emblème du Sang versé sur notre globe par le Verbe incarné ?

C'est que la créature angélique, comme la créature humaine, doit au Précieux Sang tous les trésors de grâce qu'elle possède. « Chacun des Anges, disait encore Faber, était resplendissant sous des milliers de faveurs célestes. Tous étaient admirables, tous revêtus de la sainteté et des dons les plus magnifiques.... Cependant, il n'y avait pas une seule de ces grâces qui, pour chacun deux, ne leur eût été méritée par le Sang de Jésus, et qui ne trouvât son type et son modèle dans ce Sang Précieux. Le Précieux Sang, le sang de l'homme, était comme la rosée qui recouvrait tout le royaume des anges..., C'est donc à juste titre qu'ils peuvent réclamer le droit d'entonner le chant de l'Agneau, à l'immolation et au sacrifice duquel ils sont redevables de tant de bénédictions ».

Et l'homme aussi doit tout au Précieux Sang !,... La moindre des grâces qu'il reçoit chaque jour ne lui arrive que par les mystiques canaux des plaies de Jésus immolé. C'est pourquoi, à l'instar de l'Ange qui, au sein de sa félicité, conserve un mémorial perpétuel de l'Agneau égorgé, l'homme élève partout, dans le lieu de sa rédemption, le signe sacré qui l'élèvera un jour, jusqu'à la patrie de l'Ange.

Et en union avec les anges, « ces roses plantées sur les eaux silencieuses de Siloé, ainsi que s'exprime saint Anselme, rendons nos hommages à l'Onde vivante qui baigne la cité de Dieu, et, avec le saint enthousiasme de la reconnaissance et de l'amour, écrions-nous comme le même saint Anselme : « O fleuve de paix ! Ô parfum du jardin de délice ! Ô sagesse qui embrasse toute l'étendue du Ciel ! C'est par vous que les esprits célestes brillent et resplendissent ! » c'est par vous aussi que nous espérons briller et resplendir un jour dans la cité des élus.

Ô Milice angélique, envoyez aux combattants d'ici-bas une une goutte de cet élixir divin dont les mérites anticipés vous fortifièrent à l'heure de l'épreuve, afin que, fidèles comme vous, nous soyons admis à nous abreuver avec vous aux eaux de l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

II. — Tous les Anges ne persévérèrent pas

 

« Dès le commencement, ajoute Faber, Dieu invita les Anges à adorer le Précieux Sang. Leur adoration devait être un double exercice d'humilité : d'humilité à l'égard de lui-même, d'humilité à l'égard des hommes qui étaient si fort au-dessous d'eux. C'était l'épreuve à laquelle il voulait soumettre leur fidélité. Il leur a montré son Fils bien-aimé, la seconde personne de la Sainte Trinité, dans sa sainte humanité. Le Verbe avait pris une nature inférieure à la nature angélique, et dans cette humble nature, il était couronné leur roi... le fils d'une mère terrestre devait être leur chef, et cette fille d'Eve devait elle-même être leur Reine ».

A cette révélation, l'Ange est interdit Sondant, de son regard profond, la distance qui sépare la nature angélique de la nature humaine. l'Esprit sublime et immortel se sent avili à la pensée d'adorer un Dieu-homme, un Dieu revêtu de chair et de sang... à la première vue, tous les Anges peut-être éprouveront un frémissement involontaire : c'était l'heure de la tentation... Plus rapide que l'éclair fut le regard qui .s'échangea entre ces purs Esprits. Un tiers des Anges, adhérant à la pensée du plus brillant d'entre eux, s'écria avec Lucifer : « Non serviam ! Je n'adorerai pas cet Homme-Dieu ». Au même instant, retentit le « Quis ut Deus ? » de Michel : « Qui est comme Dieu ? » lui répondent les légions demeurées fidèles... Et ce cri de victoire se répercute de cieux en cieux, pendant que Lucifer et ses phalanges orgueilleuses sont précipités dans l'abîme de feu que le Tout-Puissant vient de créer !

Et à l'homme, Dieu pardonne « jusqu'à soixante-dix-sept fois sept fois ! » Il lui pardonne aussi souvent qu'il se repent !.. Pourvu que l'homme, à la mort soit trouvé fidèle à la grâce de son dernier pardon, les péchés de sa vie eussent-ils été plus nombreux que les grains de sable du rivage, il occupera, un jour, au ciel, un des trônes des anges déchus ! Pourquoi, ô saints Anges, l'homme a-t-il été l'objet d'une telle miséricorde ? C'est parce que le Père céleste a tellement aimé l'homme qu'il lui adonné son Fils unique, afin que dans son Sang il lavât toute ses iniquités. Mais pourquoi Dieu aima-t-il l'homme plus que l'Ange ? Le cœur ne demande point pourquoi il est aimé, il se contente d'aimer en retour.

O Christ-Sauveur, en union avec l'Ange que votre Sang a préservé de toute chute ? Je vous aime et je vous bénis ! Pauvres enfants d'un père qui a prévariqué au paradis d'Eden, comme l'Ange au paradis des Cieux où en serions-nous avec notre triple concupiscence, ni la condition de notre Salut eût été celle de l'Ange ? Qu'il serait grand le nombre des âmes qui n'attendraient plus que la sentence de malédiction ! Ô saints Anges, qui pénétrez me mystère du Précieux Sang qu'il l'admirez plus que les hommes, parce que vous en saisissez mieux toute l'étendue , je vous en supplie, aimez, louez, bénissez pour moi le Sang qui nous a valu d'être placés ici -bas sous l'empire souverain de la miséricorde. Ainsi- soit-il.

 

III. — Pourquoi les Anges ne furent point rachetés

 

Mais pourquoi le Précieux Sang ne fut il pas un Sang rédempteur pour l'Ange comme pour l'homme ? C'est que, pour sauver l'Ange, il eût fallu un Ange-Dieu, Aucune hostie angélique et divine ne s'offrant pour la réparation de l'ange déchu, il fut voué à l'éternelle réprobation.

« Quand même, dit le P. Faber, tous les Anges ensemble, et les bons et les mauvais, auraient souffert volontairement les plus affreux tourments, volontairement subis, n'auraient pu satisfaire devant Dieu pour le péché du moins coupable des rebelles... il en eu été autrement si Notre-Seigneur s'était revêtu de la nature angélique ».

Mais « le Verbe s'est fait chair... » Et l'Homme-Dieu a racheté l'homme pécheur par l'effusion de tout son Sang sur la Croix ! Ah ! Que nous serions à plaindre si le Verbe ne s'était fait Homme, et si, devenu l'un de nous, il n'eût pris sur lui l'énorme dette de nos Péchés !.. Nés dans la malédiction nous aurions vécu misérables ; nous serions morts dans le désespoir, et notre éternité, comme celle de l'ange prévaricateur, eût été une éternité de pleurs et de grincements de dents. Mais, grâce à Jésus, notre Frère rédempteur, grâce à son Sang répandu, nous appellerons éternellement Dieu « notre Père ! » Si nous le voulons, oui, tous, nous serons sauvés.

L'enfant, qui vient de souiller sa robe d'innocence par un premier péché grave, n'a qu'à se plonger, avec confiance et amour, dans le bain du Sang divin, et une nouvelle grâce de régénération lui est accordée. L'adolescent et l'homme dans la vigueur de l'âge, qui ont eu le malheur d'égarer leurs pas dans les sentiers de la vie, peuvent, en recueillant le Sang dont le Bon Pasteur a rougi les ronces de son chemin, retrouver la voie qui conduit au ciel. Même le vieillard aux prises avec la mort, après une existence coupable, peut encore s'élancer vers le ciel, pourvu qu'avec un cœur contrit, il saisisse la main de Jésus crucifié et offre le Sang qui en découle, en expiation de ses péchés.

Après avoir fait ces considérations invitons les Anges à bénir et à remercier pour nous et avec nous le Dieu-Homme dont le Sang répandu nous associera à leur bonheur... Dans la véhémence de notre gratitude, écrions-nous sans cesse : « Mon Jésus, je vous remercie d'avoir bien voulu vous faire Homme par amour pour nous ». « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir sauvés au prix se tout son Sang ». « Vive le Sang de Jésus, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles ! » Ainsi soit-il.

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Mois de Saint Michel et des Saints Anges

Pieux exercices pour chaque jour du mois

 

Le Matin

 

Bonjour mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir gardé cette nuit, gardez-moi, s'il vous plaît, aujourd'hui, sans péril, sans danger, sans mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Le Soir

 

Bonsoir mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir bien gardé pendant cette journée ; gardez-moi, s'il vous plaît, cette nuit, sans péril, sans danger de mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Prières du Matin et du Soir

 

Ajoutez à vos prières ordinaires cette invocation de la Sainte Eglise : Saint Michel Archange et vous tous, ô saints Anges, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions par au redoutable jugement de Dieu ».

 

En toutes sortes de nécessités

 

Glorieux Saint Michel archange, souvenez-vous de nous : ici et partout, priez toujours pour nous le Fils de Dieu.

 

Prières en l'honneur de saint Michel Archange

(Bienheureux Louis-Zéphirin Moreau)

 

Glorieux saint Michel, chef de la milice céleste et défenseur de la sainte Église, nous admirons les sublimes perfections dont le bon Dieu s'est plu à vous orner et à vous enrichir, et nous nous prosternons avec bonheur devant vous pour réclamer votre puissante intercession. Souvenez- vous que nous faisons partie de la grande famille des chrétiens que vous êtes particulièrement chargé de protéger ; que nous sommes continuellement exposés à tomber dans les pièges de Lucifer qui veut nous entraîner, comme ses complices les mauvais anges, dans une rébellion criminelle contre notre Dieu, et que, malheureusement et bien des fois, nous nous sommes laissé surprendre par les artifices de ce cruel ennemi de nos âmes.

Levez-vous, ô Prince de la milice céleste, et dissipez ces légions infernales, en faisant retentir à leurs oreilles le cri sublime : « Qui est semblable à Dieu ? », qui les terrassa et les fit tomber dans l'abîme de tous les maux. Nous avons à combattre le jour et la nuit contre ces esprits de malice répandus dans l'air, et ils ne nous laissent ni repos ni trêve : qui pourrait mieux nous défendre contre leurs morsures envenimées que vous, ô glorieux Archange, qui les avez mis en fuite lorsqu'ils eurent l'audace de s'attaquer à Dieu et de vouloir se rendre semblables au Très-Haut. Soyez notre protecteur et notre défenseur, et faites que nous combattions toujours à côté de vous dans les rangs de cette milice sacrée dont vous êtes l'auguste chef. C'est notre désir le plus ardent et la grâce que nous sollicitons en toute confiance de votre bonté.

En vous priant pour nous, nous ne pouvons oublier de vous prier aussi pour notre mère la sainte Église, et pour son chef visible, notre saint Père le Pape. Hélas ! depuis longtemps, il est aux mains de ses ennemis, et ne peut gouverner librement la sainte Église confiée à sa sollicitude. La ville éternelle est profanée de toute manière ; un gouvernement impie y est établi et travaille avec un acharnement infernal à la destruction des monuments religieux qui s'y sont accumulés depuis des siècles, et qui en faisaient l'ornement et la gloire. L'univers catholique est dans la stupeur : il prie et fait instance au ciel pour la délivrance de son pontife et pasteur bien-aimé. Aidez-nous, ô bienheureux Archange, levez votre glaive puissant ; faites disparaître de la cité sainte l'immonde cohorte d'hommes pervers qui la souillent ; rendez-lui ses solennités et ses joies, en lui redonnant son Pontife et son Roi. Délivrez notre saint Père le Pape de la captivité où il languit ; faites-le triompher au plus tôt de ses ennemis, et qu'il règne longtemps encore sur son vaste empire si heureux de lui obéir. C'est la grâce que nous vous demandons de tout notre cœur. Ainsi soit-il.

 

La Couronne Angélique

Ou Chapelet de Saint Michel

 

Cette dévotion doit son origine à la circonstance suivante : Saint Michel apparut, en 1751, une illustre servante de Dieu, Antonia d'Astonac, carmélite en Portugal. Il lui déclara qu'il voulait qu'on composât, en son honneur, neuf salutations correspondant aux neuf Chœur des Anges. Elles devaient consister chacune, dans la récitation d'un Pater et de trois Ave en l'honneur des trois hiérarchies angéliques ; puis de quatre Pater, dont le premier en son honneur, le deuxième en l'honneur de saint Gabriel, le troisième de saint Raphaël et le dernier de l'Ange Gardien. En compensation, le glorieux prince de la cour céleste promit que quiconque lui rendrait ce culte, aurait, en se rendant à la sainte table, un cortège de neuf anges choisis dans chacun des neuf chœurs. De plus, pour la récitation quotidienne de ces neuf salutations, il promit son assistance continuelle et celle des saints Anges durant tout le cours de la vie, et, après la mort, la délivrance du purgatoire pour soi et pour ses parents. Voilà ce qu'on trouve relaté dans la Vie de la Sainte, livre II, chapitre 14.

 

Formule de la Couronne

 

On commence en baisant la médaille, faisant le signe de la Croix, puis on dit, le plus parfaitement possible, un acte de contrition, à genoux devant l'image du Saint Archange, s'il se peut, on récite les salutations suivantes :

Dieu, viens à mon aide.

Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.


Sur les grains près de la médaille : Réciter quatre Notre Père : le premier en l’honneur de Saint Michel, le second en l’honneur de Saint Gabriel, le troisième en l’honneur de Saint Raphaël et le quatrième en l’honneur de notre Ange Gardien.


Puis, la salutation au premier Chœur des Anges, suivie d'un Notre Père sur le gros grain et trois Je vous salue Marie sur les trois petits grains rapprochés, … et ainsi de suite avec les choeurs suivants.


Salutations aux choeurs des Anges : Au premier Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur nous rende dignes d'être enflammés d'une parfaite charité. Ainsi soit-il.


Au deuxième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur nous fasse la grâce d'abandonner la voie du péché et de courir dans celle de la perfection chrétienne. Ainsi soit-il.


Au troisième Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Trônes, que le Seigneur répande dans nos cœurs l'esprit d'une véritable et sincère humilité. Ainsi soit-il.


Au quatrième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous corriger de nos mauvaises passions. Ainsi soit-il.


Au cinquième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne protéger nos âmes contre les embûches et les tentations du démon. Ainsi soit-il.


Au sixième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur admirable des Vertus célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais qu'il nous délivre du mal. Ainsi soit-il.


Au septième Chœur des Anges. par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Principautés, que le Seigneur remplisse nos âmes de l'esprit d'une véritable et sincère obéissance. Ainsi soit-il.


Au huitième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la Persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres, pour pouvoir arriver à la possession de la gloire du Paradis. Ainsi soit-il.


Au neuvième Chœur des Anges. par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous accorder d'être gardés par eux pendant cette vie mortelle, pour être conduits ensuite à la gloire éternelle du ciel. Ainsi soit-il.


Antienne : Très glorieux saint Michel, chef et prince des armées célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la maison de Dieu, notre admirable guide après Jésus-Christ, vous dont l'excellence et la vertu sont suréminentes : daignez nous délivrer de tous les maux, nous tous qui recourons à vous avec confiance, et faites par votre incomparable protection, que nous avancions chaque jour dans la fidélité à servir Dieu.


V.: Priez pour nous, ô bienheureux saint Michel, Prince de l'Eglise de Jésus-Christ.

R.: Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.


Oraison : Dieu tout puissant et éternel, qui par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes, avez choisi pour prince de votre Eglise le très glorieux Archange saint Michel ; rendez-nous dignes, nous vous en prions, d'être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, afin qu'à notre mort aucun d'eux ne puisse nous inquiéter, mais qu'il nous soit donné d'être introduits par lui en présence de votre puissante et auguste majesté. Par les mérites de Jésus-Christ N.-S.. Ainsi soit-il.

 

Pour obtenir des images, chapelets de Saint Michel, statuettes, offrande de messes, s'adresser à :


Maison du Pèlerin,

B.P. 1

50170 Le Mont Saint Michel (France)


Extrait de la prière d’exorcisme du Pape Léon XIII,

et recommandée par l’Abbaye du Mont Saint Michel


Prince très glorieux de la milice céleste, saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les esprits méchants répandus dans le monde pour perdre les âmes. Venez au secours des hommes que Dieu a créés à son image et à sa ressemblance, et qu’il a rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. La sainte Église vous vénère comme son gardien et son protecteur. C’est à vous que le Seigneur a confié la mission d’introduire dans le bonheur du ciel les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix de vaincre Satan, afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que sans tarder le Seigneur nous fasse miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Motifs propres à nous exciter à la pratique fervente des pieux Exercices de ce Mois

 

Le P. Récupito, cite par saint Alphonse de Liguori, assure que La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination an paradis. La raison en est que, comme ministre du Verbe incarné, le glorieux Archange aime beaucoup les âmes rachetées par le Sang du Dieu-Homme ; et que, pouvant les secourir efficacement, à raison de son crédit auprès de Dieu, il ne manque jamais d'assister celles qui se placent sous sa protection. C'est ce qu'au rapport de Saint Anselme, il déclara à Satan qui tourmentait un religieux mourant : « Sache, lui dit saint Michel, que tu n'auras jamais aucun pouvoir sur les âmes qui ont recours à moi et qui sont sous ma protection ». Ou ces âmes ne perdent pas l'amitié de Dieu, ou elles la recouvrent et obtiennent la grâce de la persévérance finale. L'Eglise atteste, dans l'office du saint Archange, au 8 mai, que, « lorsqu'on honore saint Michel on participe à ses bienfaits, et que lorsqu'il s'intéresse à une âme, il lui obtient le royaume des cieux ». Les deux exemples suivants appuient cette assertion ; ils sont cités par saint Alphonse de Liguori.

Un trésorier du roi de Pologne nommé Hubert Salonic, après avoir vécu dans le crime, fut atteint d'une maladie mortelle. Aux prises avec la mort, il se regardait comme perdu, voyant que les démons accouraient en foule pour se saisir de lui. Il avoua qu'il allait être damné si le chef de la milice angélique ne l'eût secouru. Mais, au moment où tout lui paraissait désespéré, saint Michel, qu'il avait honoré pendant sa vie, lui apparut ; il chassa les démons et dit à l'agonisant que Dieu lui accordait huit jours de vie pour réparer les désordres de sa conscience. La lumière et l'onction de la grâce pénétrant dans son âme, le pécheur fait appeler un prêtre, se confesse avec les sentiments du plus vif repentir, reçoit avec piété les sacrements de l'Eglise et meurt avec une grande espérance de saint.

Un autre malheureux pécheur se trouvant aussi près de mourir, fut si violemment tenté de désespoir qu'il alla jusqu'à refuser les sacrements de la sainte Eglise. Mais, malgré ses crimes, il avait conservé certains sentiments de dévotion envers saint Michel : ce fut son salut. Au moment où il allait expirer, l'archange de la bonne mort lui apparut, lui révéla qu'il avait prié pour lui, et que Dieu lui accordait encore trois heures de vie Le moribond, après avoir remercié son céleste bienfaiteur, fit appeler un prêtre. On courut à un couvent de Dominicains qui se trouvait peu éloigné ; mais, en chemin, le courrier rencontra deux de ces religieux qui lui dirent qu'une personne inconnue les avait priés de se hâter d'aller confesser le malade, et qu'ils s'y rendaient en toute diligence. On présuma avec raison que cet inconnu n'était autre que saint Michel. Le moribond se confessa avec une vive componction, et, les trois heures étant écoulées, il expira dans la paix et l'espérance d'aller remercier, au ciel, celui dont la médiation l'avait sauvé.

Il ne faudrait pas conclure de ces exemples que, pourvu qu'on honore saint Michel, menât-on une vie dépravée, on mourra dans la grâce de Dieu : mais on en peut conclure que, si le saint Archange a couvert de sa protection des âmes qui la méritaient si peu, à plus forte raison ne manquera-t-il pas d'assister, à l'heure de la mort, les âmes qui l'auront invoqué habituellement et qui auront fait des efforts constants pour vivre dans la grâce de Dieu.

Afin de mériter la protection de saint Michel, nous pourrions peut-être adopter quelques-unes des pratiques suivantes. La meilleure sera celle que nous garderons le plus fidèlement : 1° Ajouter, à la prière du matin et du soir, la courte invocation suivante : Saint Michel Archange, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu. 2° Le prier, au moment de la tentation ou d'un danger quelconque, par très précieux Sang de Jésus-Christ. 3° Réciter, au moins le lundi, le Chapelet qu'il a fait composer, et à la récitation duquel il a promis de si nombreux avantages. 4° Célébrer la neuvaine qui précède ses fêtes ; 5° Jeûner la veille de celle de ses fêtes que les circonstances nous permettent de chômer avec plus de piété. 6° Faire, du mois de septembre, un mois de pieux exercices en son honneur. 7° Entrer dans quelqu'une de ses Confréries.

 

Prière très efficace qu'il serait avantageux de réciter tous les jours

 

Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions saintes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. Qui est comme Dieu ? Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. O divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin le moi le cruel ennemi. Ainsi soit-il.

 

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Deuxième jour

L'Emploi de l'Ange

 

Le mot Ange n'indique point la nature de l'Esprit céleste ; il détermine son office, son emploi, le ministère qu'il exerce : ange signifie messager, envoyé. En faudrait-il davantage pour être tenté de croire que, même en son ciel, Dieu a tout créé pour l'homme ? Quoi ! ces Intelligences sublimes, dont l'auguste Trinité forme sa cour, portent un nom qui semble surtout indiquer leurs fonctions auprès de l'homme ! Les Anges sont les messagers, les envoyés de Dieu. Et où iront- ils exercer leur emploi ? Partout où se trouvera l'homme. Ils viennent demander à une fille d'Eve le sang dont l'Esprit Créateur veut se servir pour former la Victime qui doit sauver le monde par l'effusion de son Sang. Ils viennent annoncer à la terre la paix de celui qui veut tout pacifier par le Sang de son Fils. Ils viennent informer Joseph qu'il faut fuir, parce qu'on cherche à verser trop tôt le Sang de l'Enfant-Dieu. Et plus tard, ils descendent à Gethsémani apporter à la Victime déjà sanglante une réponse qui fait de son fiat l'acte de la plus sublime adoration de la volonté, du Père céleste, volonté immuablement fixée dans son décret de ne sauver l'homme qu'en l'inondant des flots d'un Sang divin. Et, depuis le Calvaire, combien d'envoyés célestes sont descendus vers l'homme ! Tous les jours, comme dans la vision de Jacob, ils montent et descendent.

Ô Esprits de lumière, divins Envoyés, apportez-moi du ciel, je vous en conjure, une grâce efficace qui me fasse correspondre à l'amour de mon Dieu, et qui me mérite de glorifier éternellement le Sang rédempteur. Ainsi soit-il.

 

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Troisième jour

L'Empire des Anges

 

Comme Messagers de Dieu ou Exécuteurs de ses ordres, les Anges exercent un grand empire sur nos âmes et sur nos corps. Dieu, cependant, ne leur a point communiqué la puissance de pénétrer jusqu'à l'intime de nos âmes : les anges ignorent nos pensées et nos sentiments secrets. Notre cœur est un sanctuaire que l'œil de Dieu s'est réservé, mais dont il nous a confié la clef. Cette disposition de la Providence le nous prouve-t-elle pas la divine jalousie du cœur de Dieu ? Son ardent amour pour l'homme ?

« Mon fils, donne-moi ton cœur », semble-t-il nous dire par cette réserve imposée à l'ange, « donne-le-moi, puisque seul j'ai le droit d'y entrer. C'est moi qui l'ai fait si tendre et si aimant, si affamé d'amour et de bonheur, et je ne l'ai fait ainsi que pour moi ... Si tu me le donnes, je me féliciterai du Sang qu'il m a fallu verser pour l'obtenir ; je le montrerai aux Anges comme une capture faite sur l'infernal ennemi, et, en me voyant ainsi aimé, ils chanteront, à la gloire de mon Sang triomphant, l'hymne delà jubilation et de l'action de grâce... Mais, si tu me le refuses, je me tiendrai tristement assis à sa porte ; je saisirai toutes les occasions de me le faire ouvrir, en m'efforçant de cacher à l'ange déchu le mystère d'ingratitude qui m empêche de jouir d'un butin conquis au prix de tant de Sang et de souffrances ».

Ô saints Anges, puisque les secrets de mon cœur vous sont cachés, je veux vous les révéler, afin que vous m'aidiez a réaliser ma sainte ambition. Je voudrais aimer mon Dieu comme vous l'aimez vous-mêmes. Ah ! Je vous en supplie, déposez dans mon cœur une goutte du Sang qui jaillit, un jour de sa poitrine transpercée, et je saurai rendre à mon Jésus amour pour amour, sang pour Sang. Ainsi soit-il.

 

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Quatrième jour

L'Ange et le cœur humain

 

A la vérité, Dieu n'a point voulu permettre à l'Ange de s'introduire par lui même jusqu'au sanctuaire intime de l'âme humaine ; mais il permet à l'homme d'y introduire l'Ange Pour cela il suffit d'un acte de notre volonté. Dès que nous désirons le regard de l'Ange, l'œil angélique est illumine sur tout ce que nous voulons qu'il voie de notre intérieur. Quelle dignité possède donc l'âme humaine, puisque Dieu la traite avec une si respectueuse réserve ! Sa ressemblance avec Dieu, le prix qu'elle coûte nous dit mieux que toute parole et sa valeur et sa noblesse : elle vaut e Sang d'un Dieu !

Et quelle réserve, quelle discrétion pratiquerons-nous dans nos rapports mutuels de société, si nous voulons imiter l'exquise délicatesse de Dieu envers nous ! Que les secrets du prochain nous soient toujours sacrés, quand il nous les communique ; et qu'ils nous le soient encore davantage, s'il se peut, quand il se les réserve. Sérieux examen à faire ici, si nous étions enclins à juger les intentions du prochain.

Ô saints Anges, si Je ne puis imiter la perfection de Dieu dans ses sublimités, obtenez-moi de lui ressembler, au moins, dans cette aimable réserve envers le prochain qui consiste à n'entrer chez lui que dans la mesure qu'il le veut, et à ne rien sortir des intimités de sa maison. Ainsi soit-il.

 

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Cinquième jour

Les neuf Choeurs des Anges

 

Les Anges sont divisés en neuf chœurs et forment trois hiérarchies. La première hiérarchie est composée des Séraphins, des Chérubins et des Trônes ; la seconde comprend les Dominations, les Puissances et les Vertus ; la troisième est formée des Principautés, des Archanges et des Anges. La fonction spéciale des Anges de chaque chœur est déterminée dans la prière suivante :

Séraphins ardents, vous qui, placés au foyer éternel de l'amour, plongez sans cesse vos regards dans les rayons du soleil de justice, allumez dans nos cœurs, par la vertu du Sang divin, le feu sacré dont vous être consumés.

Chérubins très éclairés, vous qui êtes admis dans les secrets de Dieu dissipez les ténèbres de nos âmes, et, par la vertu du Sang divin, faites briller à nos yeux cette lumière surnaturelle qui nous fasse bien comprendre les vérités du salut.

Trônes sublimes et éblouissants de beauté, vous sur qui repose le Tout- Puissant, et qui intimez ses ordres aux anges inférieurs, obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, la paix avec Dieu, avec le prochain et avec nous-mêmes.

Dominations suprêmes, vous qui avez autorité sur tous les chœurs angéliques chargés d'exécuter les ordres de Dieu, régnez sur nos esprits et sur nos cœurs ; et, par la vertu du Sang divin, aidez-nous à connaître et à accomplir fidèlement la volonté de Dieu.

Puissances invincibles, vous qui avez pour mission d'écarter les obstacles et d'éloigner les ennemis qui s'opposent à l'exercice des volontés divines, défendez-nous contre les attaques du démon, du monde et de la chair ; et, par la vertu du Sang divin, rendez-nous victorieux dans nos luttes contre cette triple puissance.

Vertus célestes, qui veillez à l'harmonie de la création matérielle, vous dont le nom signifie force, ayez pitié de notre faiblesse ; et obtenez-nous par la vertu du Sang divin, que nous souffrions avec patience tons les maux de cette vie.

Principautés souveraines, vous qui êtes les princes des nations, nous vous conjurons de veiller d'une manière efficace sur notre patrie, afin qu'elle réalise les desseins de Dieu sur elle. Gouvernez aussi nos âmes et nos corps, et, par la vertu du Sang divin, daignez nous faire atteindre nos destinées éternelles.

Archanges très nobles, vous qui, sous le commandement de saint Michel, gardez et protégez la sainte Eglise, daignez la délivrer de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Veillez aussi sur le Père commun des fidèles, ainsi que sur tous les enfants de cette épouse immaculée du Christ ; et, par la vertu du Sang divin, faites-nous vivre et mourir dans sa foi, son espérance et sa charité, afin que nous soyons éternellement unis à son divin chef, Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Anges très saints, vous que le zèle des intérêts de Dieu transporte plus rapidement que l'éclair partout où ils doivent être sauvegardés, protégez sa cause dans nos âmes ; et, par la vertu du Sang divin, obtenez-nous la grâce insigne de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

 

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Sixième jour

Les Anges assistants au Trône de Dieu

 

Les Anges qui n'ont point de ministère extérieur sont désignés plus particulièrement sous le nom d'assistants au Trône de Dieu.

Contempler sa face divine ; se baigner dans la source des délices ineffables qui constituent le bonheur du ciel ; offrir les louanges, les prières, les bonnes œuvres des mortels ; plaider la cause des humains contre les démons ; montrer incessamment, en leur faveur, le Précieux Sang de Jésus ; telles sont leurs attributions spéciales. Elles sont surtout exercées par les Séraphins, les Chérubins et les Trônes.

Il est des âmes ici-bas dont les fonctions ressemblent à celles des Anges qui n'ont aucun ministère extérieur ce sont les âmes vouées à la vie contemplative.

Regarder le ciel.... la croix... l'autel, contempler, à la lumière de la foi, les perfections divines, l'Homme de douleurs revêtu d'opprobres, de Sang et de plaies ; s'unir aux louanges, aux bénédictions, au perpétuel Sanctus des Anges et de toute la cour céleste plaider la cause des justes et des pécheurs auprès du Souverain des cieux, offrir incessamment, en leur faveur ainsi que pour tout ce qui souffre ici bas, le Très Précieux Sang de Jésus, telles sont leurs fonctions essentielles. Leur vie, c'est l'essai du ciel, le prélude de la béatitude, presque la condition de l'Ange avant sa confirmation dans l'état de grâce.

Le monde aveugle, qui n'entend rien aux choses de Dieu, n'a que du dédain pour cette classe d'ouvriers à genoux ; il la croit frappée de stérilité. Mais l'Eglise, mais les âmes que Dieu illumine assurent que l'action des contemplatifs est à peu près celle des anges assistants au Trône de Dieu : c'est-à-dire que, par leur perpétuelle médiation auprès de Jésus-Hostie, ils obtiennent le succès des œuvres que les Anges voués à l'action poursuivent avec tant de zèle, d'abnégation et de dévouement.

O vous. Séraphins, Chérubins, Trônes sublimes, qui contemplez sans cesse l'auguste Trinité ; ô vous, Esprits de lumière et de feu qui adorez sans interruption les Plaies glorieuses de l'Homme-Dieu assis à la droite du Père, je vous en conjure, par le bonheur même dont vous jouissez, offrez en ma faveur le Sang précieux de ma Rédemption ; plaidez, avec ce Sang, la cause de mon âme souillée ; rappelez les douleurs au milieu desquelles il a été versé, et faites en sorte que cette pauvre petite créature humaine, qui vous implore, ait un jour le bonheur de contempler son Dieu face a tace et de s'enivrer à la source de vos inépuisables délices.

De plus, saints Anges, daignez multiplier ici-bas les âmes contemplatives, ces assistantes au trône de Jésus-Hostie. Obtenez-leur de vous imiter si bien dans la. sainteté de leur vie, qu'elles méritent de participer aussi à la fécondité de votre ministère. Ainsi soit-il.

 

La synaxe des Archanges

Septième jour

Les sept Anges debout devant Dieu

 

« Je suis Raphaël, disait l'un de ces Anges à Tobie, un des sept qui nous tenons debout devant Dieu ». Les fonctions de ces Anges, est-il dit quelque part, sont de veiller aux sept dons du Saint-Esprit, afin de les obtenir, de nous les communiquer et de les faire fructifier ; de dompter les sept démons qui président aux sept péchés capitaux ; de nous faire pratiquer les sept vertus nécessaires au salut, c'est-à-dire les trois vertus théologales et les quatre vertus cardinales.

S'il en est ainsi, ne peut-on pas dire avec vérité que l'attribution spéciale de ces Anges est d'appliquer, de distribuer, d'administrer le Sang divin aux âmes ?

En effet, les dons du Saint-Esprit ne nous sont mérités que par les sept effusions du Sang infiniment précieux de Jésus-Christ ; le péché ne peut être dominé, vaincu, arraché d'une âme que par la force puisée dans ce Sang Divin ; et il n'y a également que la puissance émanant du Sang de l'Agneau immolé qui puisse nous rendre aptes à la pratique des vertus.

Le célèbre oratorien, Faber, facilite encore cette conclusion, en se montrant incliné à admettre la pieuse croyance développée dans les lignes suivantes dictées par l'éminent théologien : « Chacun des sept Anges qui se tiennent devant le trône de Dieu est, dit-on, commis à la garde d'un Sacrement. L'Eucharistie est assignée à saint Michel, le Baptême à saint Gabriel, la confirmation à saint Uriel, la Pénitence à saint Jéhudiel l'Extrême-Onction à saint Raphaël, l'Ordre à saint Sealtiel et le Mariage a saint Barachiel ».

Les sacrements étant, selon l'expression même du P. Faber, les vases du Précieux Sang, nous pouvons donc dire que les sept anges qui président aux sacrements sont, en vérité les gardiens, les dépositaires, les ministre du Précieux Sang.

O saints Anges. voici mon âme, baignez-la, submergez-la, noyez-la dans les flots du Sang qui nous a mérité toute grâce, toute protection, tout secours pour le temps et pour l'éternité et obtenez-moi par le Sang même auquel vous devez votre félicité, de recueillir bien précieusement dans mon âme toutes les gouttes qui m'en sont offertes dans les grâces de Dieu et dans les sacrements de la sainte Eglise. Ainsi soit-il.

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

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