Le Mois des Bergers

 

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Dix-septième jour

Jésus la bonté même

17 Décembre

 

« Il mènera son troupeau dans les pâturages, comme un pasteur qui paît ses brebis. Il rassemblera par la force de son bras les petits agneaux, il les prendra dans son sein, et il portera lui-même les brebis qui seront pleines ». (Isaïe 40, 2).

I. Quand les écrivains sacrés et inspirés parlent de la bonté de Dieu, ils paraissent manquer d'expressions et d'images assez tendres et assez vives pour la dépeindre. Ils en reviennent toujours à la comparaison du pasteur et des brebis, qui est le symbole de sa paternité universelle. C'est un père ; mais c'est un père tendre, plein d'amour et de bonté, qui dans tout homme voit un enfant malheureux et coupable qu'il faut sauver ; et voilà pourquoi les prophètes en parlent comme d'un pasteur qui paît ses brebis, qui les rassemble par la force de son bras, qui les prend dans son sein et les porte sur ses bras. Toutes ces paroles, tous ces rapprochements ne sont que la prophétique image du pasteur qui devait être suscité de Dieu pour sauver Israël, de celui qui devait dire. « Je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ». Oui, Jésus-Christ, homme-Dieu, est venu sur la terre personnifier, rendre visible et sensible la bonté de Dieu pour les hommes, afin de l'appliquer et de la mettre en pratique. C'est pour cela qu'il dit à son Père : « Vous m'avez formé un corps, me voici pour faire votre volonté, ô mon Dieu ». Or, la volonté de Dieu était de témoigner sa bonté au monde en lui donnant son fils unique…

II. Jésus est la bonté même parce qu'il est Dieu, et que c'est par bonté qu'il a pris un corps. En douterions-nous que c'est par bonté ? Il a pris un corps pour venir nous voir avec des yeux plus compatissants, à cause de sa ressemblance avec nous ; pour venir voir nos misères, nos maux, nos ténèbres afin d'en être touché davantage ; pour venir entendre nos plaintes et nous exaucer ; pour venir converser, habiter avec nous, afin de nous instruire, de nous éclairer. Il a pris un corps pour nous témoigner d'une manière plus saisissante son infinie bonté pour nous prouver en même temps, sa force, sa grandeur, son pouvoir, sa divinité, comme pour nous forcer à tomber d'admiration et de reconnaissance à ses pieds... Comment ! Quitter les splendeurs éternelles, se faire homme, et venir habiter et agir parmi les hommes, pour leur prouver uniquement, et d'une manière sensible et frappante, que Dieu est bon et qu'il les aime !... Oh ! amour, qui confondra toujours tout esprit qui voudra en pénétrer la profondeur !... O amour de Jésus !... O Jésus la bonté même.

III. La bonté de Jésus-Christ ne se borne pas à son incarnation et à sa cohabitation avec les hommes pour venir les visiter et passer au milieu d'eux en leur faisant du bien. L'homme a contracté une dette envers Dieu. Son péché est toujours présent devant le Seigneur ; et tant qu'il ne sera pas effacé, la justice divine n'aura point reçu satisfaction et notre salut sera compromis. Eh bien ! Pour acquitter cette dette, pour effacer ce péché, pour satisfaire à la justice, Jésus-Christ nous donne ce corps qu'il a pris, il nous le livre pour être notre victime de propitiation, il l'abandonne pour que nous l'immolions, pour que son sang coule, et que, par le mérite qu'il donne à ce sang comme Dieu, le Père éternel soit apaisé et que les portes de la vie nous soient ouvertes... Telle est la bonté de Jésus-Christ. C'est un abîme sans fond... Ah ! C'est bien Jésus que le roi prophète dépeignait dans ces paroles : « Quand vous donnez la nourriture à vos enfants, ils la recueillent, et quand vous ouvrez votre main, ils sont tous remplis des effets de votre bonté ». Ne méprisons pas les richesses de sa bonté et souvenons-nous, avec saint Augustin, que cette infinie bonté « qui nous a créés sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous », c'est-à-dire sans notre foi, notre espérance, notre amour et notre repentir.

 

Résolution : La pensée de la bonté de Jésus-Christ me quittera plus, et pour reconnaître cette bonté, mon coeur sera tout à Jésus-Christ.

Bouquet spirituel : « Dieu nous a ressuscités avec son fils et nous fait asseoir dans le Ciel en Jésus-Christ, pour faire éclater, dans les siècles à venir, les richesses surabondantes de sa grâce, par la bonté qu'il nous a témoignée en Jésus-Christ ». (St Paul).

 

Bergers

 

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