Le Mois des Bergers

 

DvGI48sX0AAFJV4-001

 

Vingt-huitième jour

Allons et voyons

28 Décembre

 

« Après que les anges se furent retirés dans le ciel, les bergers se disent l'un à l'autre : Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui vient d'arriver et ce que le Seigneur nous a fait connaître ». (Luc 2, 15).

 

I. « Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui vient d'arriver ». La bonne volonté croit en la parole de Dieu et agit conformément à cette parole. C'est ce que font les bergers. Ils se lèvent à l'instant, et d'un commun accord, ils décident qu'ils iront à la recherche de l'enfant-Dieu, du Messie, du Christ, dont l'ange vient de leur annoncer la naissance dans Bethléem. Ils laissent là leur troupeau. Peut-être, comme une charmante tradition le veut, emportèrent-ils seulement quelques tendres agneaux pour être offerts en présent à la mère du nouveau-né couché dans une crèche. Ils quittent tout pour venir à Jésus. Ainsi feront plus tard les apôtres et les grands serviteurs du divin Maître. Ils vont voir ce qui vient d'arriver, et ce que le Seigneur leur a fait connaître.

II. Pour aller à Jésus, pour descendre jusqu'à Bethléem, c'est-à-dire à l'endroit où il est, il faut tout quitter, sans cela nous ne l'y trouverions point. Il ne nous attendrait pas. Ces mots : « il faut tout quitter », s'entendent dans le sens littéral et dans le sens mystique. Le sens littéral ne se sépare point du sens mystique dans l'application ; mais le sens mystique peut être appliqué seul à l'accomplissement du précepte... Saint Pierre, en quittant ses filets, et les autres apôtres, en renonçant à tout pour s'attacher aux pas du Sauveur ; les solitaires, qui ont quitté leur famille, leurs biens, leurs satisfactions pour s'enfermer avec Jésus-Christ ; les missionnaires, qui s'en vont à la grâce de Dieu, sans argent, sans ressources, sans protection, porter le nom de Jésus-Christ aux extrémités du monde, quittent littéralement tout, se dépouillent de tout, renoncent à tout pour l'amour de Jésus-Christ. Confiants en lui, ils se jettent dans ses bras, s'attachent au divin radeau de la croix, et se laissent porter à travers tous les océans et tous les écueils... S'ils en triomphent ils en rendent gloire à Dieu ; s'ils font naufrage, si comme François Xavier, ils expirent sur le rivage en vue des peuples qu'ils allaient évangéliser ; s'ils sont jetés dans les fers et mis à mort dans d'horribles supplices ; tout cela est pour Jésus-Christ ; ils s'estiment heureux d'avoir eu à souffrir quelque chose pour lui. Mais à l'heure suprême ils entrevoient, portées par les anges qui attendent leurs âmes, la couronne et la palme qu'ils ont remportées... Ceux-là ont vraiment tout quitté, et dans le sens littéral et dans le sens mystique, pour descendre jusqu'à Bethléem à la recherche de Jésus, afin de s'attacher à lui... Si nous sommes encore jeunes, étudions bien notre vocation, et voyons, dans la sincérité de notre conscience, si Jésus ne nous appelle pas à quelque grand ministère... Si nous l'entendons nous dire « suis-moi » sequere me. Quittons tout et nous aurons échangé le royaume de ce monde pour le royaume des cieux.

III. On peut cependant descendre jusqu'à Bethléem, y trouver Jésus, s'attacher à Jésus, sans pour cela tout quitter en ce monde : femme, enfants, amis, fortune et plaisirs. Mais il n'en faut pas moins opérer son dépouillement dans le sens mystique. Il faut quitter notre amour pour le monde, et n'aimer que Jésus-Christ ; il faut détacher notre cœur des richesses et être prêt à y renoncer plutôt que d'abandonner Jésus-Christ ; il faut aimer nos parents, nos épouses, nos enfants, nos amis, mais les aimer pour les donner avec nous-mêmes à Jésus-Christ, et se trouver dans cette disposition que s'il fallait nous en séparer pour confesser le nom de Jésus-Christ, nous le ferions sans hésitation. Il faut, tout en goûtant les plaisirs permis, le faire avec modération, et être prêt à les sacrifier sur un mot, sur un signe du Sauveur. Il faut surtout immoler résolument nos affections, si elles ne sont pas conformes à la sainteté que Jésus réclame de ses serviteurs ; et enfin être affranchi de toute attache au mal, à l'injustice, au péché. Ainsi allégés et dépouillés du poids de nos affections terrestres, nous pouvons comme les bergers, « descendre jusqu'à Bethléem, pour voir ce qui vient d'arriver ». Allons et voyons !

 

solution : Je chercherai dans mes attaches mondaines, quelle est celle qui pourrait m'empêcher de trouver à Bethléem l'enfant couché dans une crèche, et je la briserai généreusement pour l'amour de mon Sauveur.

Bouquet spirituel : « Qui donc nous séparera de l'amour de Jésus-Christ ?... » (Saint Paul aux Romains 8, 35).

 

Annonce aux Bergers 2-001

 

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