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Saint Tugen de Primelin

Abbé de Daoulas et Recteur de Brasparts

+ au 5e siècle

Fête le 26 janvier

 

Première partie

La vie de Saint Tugen

 

Nous ne savons que très peu de choses sur la vie de Saint Tugen, nommé aussi Tujan. Bien qu'il soit pourtant un Saint très populaire. Saint Tugen fait partie de la pléiade des Saints Bretons, locaux, qui n'ont d'autres biographies que celles des traditions et des légendes.

Les traditions disent qu'il serait né pour les uns en Angleterre, pour les autres en Basse Bretagne et qu'il était le fils d'Arastagn, seigneur de Cornouaille, qui vivait au château de Kerraouré entre Hanvec et Irvillac, devenu orphelin quand il était jeune, il se fit moine, il était le tuteur attentif de sa sœur, Sainte Brigitte qui vivait avec lui dans le monastère, il l'avait vouée à la virginité, mais la vertu de la femme est une fleur bien délicate... Le souffle même de l'homme peut en ternir l'éclat. Notre Saint, réfléchissant à ces choses, reconnut que son vœu était bien téméraire. Mais la promesse qu'il avait faite à Dieu, il voulait la tenir jusqu'au bout. Pour cela, il prit toutes les dispositions qu'il était humainement possibles. Voilà ce que fit notre saint.

Jour et nuit, il gardait près de lui sa sœur. Il ne laissait aucun homme que ce fût s'approcher d'elle, et encore moins lui parler. Lorsqu'il était obligé de quitter le monastère, il se faisait accompagner par elle. S'il rencontrait un homme, il la prenait sur ses épaules. Lorsqu'il était fatigué, il s'asseyait et ne laissait la jeune fille s'écarter qu'après s'être assuré qu'il n'y avait aucun homme dans les alentours. Pour ce faire, il frappait de son bâton dans les broussailles et jetait des pierres par dessus les fossés. Si un oiseau s'envolait d'un champ, il permettait à sa sœur d'y aller, persuadé que là où se tenait un oiseau, ne pouvait se trouver un homme.

Cependant la sœur du Saint était belle. Un jeune homme des environs la vit passer avec son frère et tomba amoureux et décida de la rencontrer. Ne pouvant lui parler tant le Saint était sur ses gardes, le jeune homme usa de ruse. Connaissant la manière de procéder du Saint, il captura deux grives, les mit en cage, et alla se cacher sur le passage de Saint Tugen et de sa sœur, à l'endroit où ils avaient l'habitude de s'asseoir. Arrivés en ce lieu, le Saint s'arrête et lance des pierres autour de lui. A la première qui tomba dans son champ, le jeune homme libère les grives qui s'envolent et le Saint permit à sa sœur de s'éloigner. Aussitôt le jeune homme s'avança vers Brigitte et se mit à lui parler. Aux premières paroles qu'il prononça, notre Saint, surpris d'entendre une voix étrangère, s'élança sur le fossé et, voyant que toutes ses préoccupations avaient été inutiles, s'écria dans un transport de sainte colère : « Mieux vaut commander une bande de chiens enragés que garder une seule femme ! » Il entendit alors la voix de Dieu, qui lui répondit : « Ta sœur est plus sage que toi, laisse-la ici et, puisque tu le dis si facile, pars en Bretagne Armorique protéger les Bretons des crocs redoutables des chiens enragés ! »

Tugen, contrit, laissa sœur, traversa la mer, puis la pointe de Bretagne, et vint se fixer sur un territoire déjà évangélisé par Saint Primel et vivant en ermite pieux, sage et savant et faisant pénitence. Saint Pol de Léon vieillissant lui demande de remplacer son neveu, Saint Jaoua, qui voulait en faire son successeur comme Abbé de Daoulas et recteur de Brasparts. C'est à ce titre que le Pape lui octroya une clé contenant un peu de la limaille des fers de Saint Pierre et Saint Paul. Plus tard, Saint Tugen deviendra le Saint Patron de la Paroisse de Brasparts. Voilà tout ce que nous savons actuellement, sur la vie de Saint Tugen.

Après sa mort en odeur de sainteté, les paroissiens de Primelin demandèrent des reliques et ils reçurent un poinçon de fer, sans doute le tau abbatial, qu'ils placèrent dans un étui en forme de clé, et ils bâtirent sur l'emplacement de l'ermitage une chapelle, puis une vaste église. Depuis des temps immémoriaux, ils fabriquent aussi des petites clés en plomb bénies le jour du pardon, le dimanche suivant la Fête de Saint Jean Baptiste, qui sont le signes d'une grande dévotion pour Saint Tugen, et sont considérées comme de précieuses reliques, clés que l'on peut toujours se procurer en la chapelle de Primelin.

Saint Tugen est traditionnellement représenté en abbé mitré, avec la crosse abbatiale dans la main droite, et dans la main gauche repliée, repose un livre ouvert et à ses pieds un chien la gueule béante, avec un pèlerin agenouillant tenant un chapelet dans les mains. A Primelin, sur sa statue statue, se trouve une longue clef pendant du côté droit. Saint Tugen est tout naturellement invoqué pour se prémunie ou guérir de la rage, à l'instar de Saint Hubert, mais aussi contre les rages des dents.

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Deuxième partie

Les clés et le culte de Saint Tugen

 

Saint Tugen, comme Saint Hubert, a pour attribut de son pouvoir, la clé. Sur la foi des guides, beaucoup de pèlerins prennent pour la clé du saint la grosse clé de la porte de son église. Ils en font souvent des croquis. La véritable clé du Saint, la clé miraculeuse, se trouve au presbytère de Primelin. Elle a plutôt la forme d'un poinçon. Elle est conservée dans un reliquaire en argent de la forme d'une vraie clé. D'où vient, à notre saint, cet attribut de son pouvoir ? Les légendes répondent encore à cette question. D'après l'une la clé a été apportée du Ciel par un Ange : « An alc'hue-ma, Christenien, a so digacet da Sankt Ugen. Gant un ael ar firmamant par voa e peden ar sant » (« Cette clé, chrétiens, a été apportée à Saint Tugen par un ange du firmament, quand le saint était en prière »). Cette légende a été introduite par guerz ancien, ce guerz est exotique ; nous ne nous y arrêterons pas. Une autre légende, toute locale, donne une autre explication. Elle se rapporte à la construction même de la chapelle.

L'église de Saint Tugen a été, dit cette légende, construite par les Anglais. Ceux-ci avaient parmi eux, un architecte émérite qui avait taillé et disposé, par terre, toutes les pierres du monument, avant d'en commencer les fondations. Lorsqu'ils se mirent à bâtir, ils s'aperçurent que le sol était mou du côté sud, et le monument penchait. Alors que faire pour le redresser et ne pas perdre une seule des pierres taillées par leur grand architecte ? C'était bien simple : au lieu de mettre un clocher sur la tour, ils le mirent à côté. C'est pourquoi l'église de Saint Tugen, accolé à sa tour massive, possède un léger contrefort figurant une flèche hexagonale. Cette flèche bien proportionnée avec le reste du monument, ferait un digne couronnement de l'édifice.

Lorsque les Anglais furent chassés du pays, ne pouvant emporter leur église dont ils étaient si fiers, ils en enlevèrent du moins la clé. En traversant la baie du Cabestan, la clé tomba à la mer. Tout le monde, dans le Cap, ignorait ce fait, lorsqu'un jour on prit un lieu de grande taille. Le pécheur qui l'avait pris se sentait attiré, malgré lui, vers l'église de Saint Tugen. Après avoir ouvert son poisson, il trouva dans son ventre une clé toute rouillée. Frappé d'inspiration, il présenta cette clé devant la porte de l'église. La clé entra toute seule dans la serrure. Miracle ! Criait-on, c'était la clé du Saint qui ne voulait pas que son culte disparût du pays. On fit alors, de la clé, l'emblème de la puissance de Saint Tugen et son église où le miracle eût lieu fut appelée « Ilis Sankt Ugen an Alfe ».

 

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Usages de la clé

 

Dans beaucoup de chapelles dédiées à Saint Hubert, il est d'usage d'appliquer la clé du Saint, chauffée au feu, sur les morsures faites par des chiens enragés. Ce sont ordinairement les maréchaux qui sont chargés de cette opération. A Saint Tugen, bien que la clé, en forme de poinçon aigu, soit plus appropriée que celle de Saint Hubert, pour une cautérisation profonde, nous n'avons rien trouvé qui indiquât une pratique semblable. Il est vrai que notre Saint ne passe pas pour guérir la rage, mais plus pour la prévenir.

La clé du Saint servait beaucoup autrefois à piquer de petits pains, de la longueur de la main, que l'on vendait le jour du pardon. Ces pains, ainsi bénis, se conservaient indéfiniment sans moisir. On les appelait « Bara an Alve ». Ils avaient la propriété de guérir la rage des dents. Cet usage est presque tombé en désuétude. Aujourd'hui, pour guérir les maux de dents, il faut, par soi-même ou par tierce, balayer la chapelle ou vider la fontaine du Saint. Cette pratique est très usitée.

Mais le principal emploi de la clé du Saint est de bénir par attouchement les petites clés en plomb, dites « Clés de Saint Tugen ». Des marchands de Pont Croix et d'Audierne les fabriquent et viennent les vendre, sur la place, le jour du pardon. Ces clés portent, de côté et d'autre du panneton : S.T. Bénies, elles préservent des chiens enragés.

 

Traditions de la rage

 

Dans toute l'étendue du Pays que Dieu lui a donnée a garder, le Saint oblige tous les chiens enragés à accourir vers son église avant de:mourir – alors que Saint Hubert, au contraire, passe pour éloigner les bêtes enragées des lieux de cultes où il est honoré – les chiens ont a rendre compte à Saint Tugen de leur conduite, afin que le Saint prévienne le mal qu'ils auraient pu occasionner. Les chiens, pour se soustraire à cette force surnaturelle qui les attire dans une même direction, vont, viennent, écumant, exerçant leur colère et leur rage sur tout ce qu'ils trouvent. Malheur à qui les rencontre dans cet état, s'il n'est porteur de la petite clé bénie, emblème du pouvoir du Saint. Vite, il faut jeter la clé devant l'animal. Le chien enragé s'accroupit dessus, la broie entre les dents et donne le temps de se sauver. C'est ainsi que la clé du Saint préserve des chiens enragés. On ne cite aucun exemple du contraire. Mais le pouvoir du Saint ne s'arrête pas là, il prévient aussi, après la morsure, la rage non déclarée.

Les chiens mentent à Saint Tugen, le plus qu'ils peuvent, cherchant à cacher leurs méfaits pour éviter le châtiment qu'ils ont mérité. Vite, il faut les devancer, pour avertir soi-même le Saint. Tout homme mordu doit courir immédiatement à la Chapelle, en invoquant Saint Tugen. Pas de temps à perdre ! Sitôt arrivé, faire trois fois le tour de la fontaine et regarder au fond de l'eau. Si l'eau reflète la figure de l'homme, rien à craindre ! Le chien n'est pas encore venu ; le Saint a entendu la prière et exercé son pouvoir. Au contraire, si l'eau reproduit l'image d'un chien, c'est que l'animal a déjà passé et caché ce qu'il a fait. Saint Tugen n'a pu prévenir le mal et la patient tombe en rage à l'instant.

D'après la tradition, les gens atteints de la rage étaient enfermés dans la « Prison du Saint ». C'est une chambre obscure, aux étroites fenêtres, sans air, ni soleil, aux murs nus, suintant l'humidité, à gauche du grand portail. On y mettait les personnes enragées pour y attendre la mort. Entre leurs accès de rage et de désespoir, elles priaient le Saint d'intercéder pour adoucir leurs derniers moments. Des prières publiques se faisaient en même temps dans la chapelle. Elles étaient souvent interrompues par les vociférations de ces malheureux.

La tradition parle encore d'une coutume plus barbare. Ces misérables, liés sur la place du village, recevaient le Saint Viatique, qu'on leur proposait, au bout d'une latte. Puis lorsque les spasmes répétés du mal les avaient rendus conscients de leurs actes, on les étouffait entre deux couettes de balles surchargées de corps lourds. Cet usage nous a été confirmé par le récit de plusieurs faits qui semblent tous avérés. Il a encore été pratiqué au début du 19e siècle dans une famille de Goulien. C'était les gens de Saint Tugen, les parents même parfois, qui se chargeaient de cette lugubre exécution. Ils étaient mus par un sentiment de piété, allié à une sorte d'instinct de défense personnelle. Là ou le Saint, pourtant si puissant, ne pouvait plus rien, ils croyaient faire œuvre pie en mettant eux-mêmes un terme aux souffrances des malheureux qui étaient susceptibles de communiquer leur mal.

D'après les croyances, la rage se déclare dans l'espace de neuf lunaisons, no laoriad, à partir du jour de la morsure. Nous n'avons trouvé, nulle part, trace de l'emploi des remèdes spécifiques de la rage, en même temps que l'invocation à Saint Tugen.

 

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Un chien enragé à Saint Tugen

 

Voici un article qu'on ne lira pas sans intérêt. Il a cependant été produit par trois journaux de la région de Primelin, en octobre 1919 :

Dans la journée du 13 octobre de ce mois (1919), un lundi, et dans la nuit suivante, un chien enragé, venu de Guilers, a causé de grands ravages à Primelin, aux villages de Castel, Kerdugazel, Landisquenna, Kerrounou... Mordant un mouton, une dizaine de chiens, qu'il a fallu tuer, décapitant une oie. Le lundi matin, vers huit heures, il allait entrer dans la cour du village de Saint Tugen, sans doute pour faire la visite de règle, que tout chien enragé doit faire à la fontaine du Saint, quand les enfants, allant à l'école, l'ont chassé à coups de pierres. Mais le lendemain matin, encore vers huit heures, on le trouvait couché près d'un tas de paille, dans un petit champ, à l'extrémité sud du village. Quand on l'a aperçu, et qu'on a voulu le chasser, il pouvait choisir entre sept routes, soit pour s'éloigner du village, soit pour en sortir, une fois entré. Il choisit la plus longue, traverse le milieu du village, au petit trot, sur trois pattes, traînant l'autre au vu de tout le monde, et passe devant la fontaine. Quelques pas plus loin, il passe tout à côté de deux porcs, d'un chien et d'un homme, les regarder et quitte le village. A un quart de lieue de là, il mordait encore un chien.

 

Préservation des maux de dents par la dévotion à Saint Tugen

 

En général, les personnes guéries, même à Lourdes, ne vont point obligatoirement au bureau de constatations. A Saint Tugen, le bureau n'existe pas ; mais nous avons appris d'une personne digne de foi qu'elle avait été guérie par la mandication des petits pains, dont nous avons parlé précédemment, petits pains qu'elle avait conservé plus de 4 ans, sans moisissure. Mais ce qui ne paraît pas rare, c'est la guérison qu'obtiennent les personnes qui viennent à cette fin, balayer l'église du Saint, ou qui la font balayer par d'autres à leur place. Cet usage date de temps immémoriaux, et a la croyance de toute la contrée. J'ai à ce sujet, le témoignage de plusieurs personnes, absolument dignes de foi, qui m'ont affirmé, même devant leur famille, avoir été guéries. Un touriste s'en étonnait un jour, et me demandait, avec une pointe de malice, s'il n'y avait pas de dentiste dans le pays. On lui répondit : le dentiste guérit, il est vrai, mes en arrachant violemment les dents, et en se faisant payer cher... Saint Tugen guérit en vous les conservant, pour un simple balayage de son église... Lequel vaut mieux ? Ici comme dans l'Evangile, la Foi est nécessaire... « Si potes credere... » « Si vous pouvez croire... » (Saint Marc 9, 22).

 

Culte du Saint

 

Le culte de Saint Tugen, à Primelin, est très ancien. L'église actuelle, partie ogivale, partie renaissance, des 15e et 16e siècles, n'est que la chapelle des anciens Seigneurs de Ménez-Lézurec. L'un d'eux est inhumé dans une crypte sous le maître autel. Sur la porte de la Prison du Saint se trouve l'inscription : « Masson, 1593 ». Certaines parties, reconstruites, portent des dates bien plus récentes. Mais avant cette église, existait un autre monument indiqué par les soubassements nord de la chapelle, et par les cordons de petites pierres de la partie est. Cet ancien édifice devait être sous le même vocable.

Le pardon a lieu le dimanche qui précède la Saint Jean. Il commence la veille au matin. C'est un lieu de pèlerinage très fréquenté. Un guerz ancien dit que l'on y venait de toute la Bretagne. Nous y avons remarqué, tous les ans, surtout les costumes de Fouesnant, Coray, Châteaulin et quelques uns du Morbihan. Autrefois, ceux-ci étaient plus nombreux. On peut évaluer à plus de 12 000 le nombre de personnes (Cela en 1891) qui défilent chaque année devant la chapelle. Le nombre des pèlerins augmente les années où l'on a signalé des chiens enragés.

Souvent des rivalités existaient entre ces étrangers. Des luttes s'engageaient pour établir la prédominance de chaque pays. Il a même été d'usage que chaque paroisse y amenât ses lutteurs attitrés. Les luttes étaient mises sous la protection du Saint qui passe également pour modérer la rage des combattants. Plusieurs fois on l'a vu paraître au milieu des combats, étendant sa crosse entre les deux armées. Plus souvent encore, au milieu des troupeaux menacés par des chiens enragés. Alors, il est accompagné d'une bande de chiens écumants de rage, qu'il mène avec son bâton, comme un troupeau de moutons.

Sa puissance se manifeste surtout à l'approche de sa fête. Quelques jours avant le pardon, la cloche de son église change de son. Elle change plus gai. De jour en jour, son carillon devient plus clair, plus joyeux, si bien que l'on répète, en manière de dicton : « Bravaed a ra son clonc'h Sankt Tugoa, tostaad a ra ar pardon », « Le son de la cloche de Saint Tugen devient plus beau, son pardon approche ». La cloche annonce l'arrivée du Saint. Le jour de sa fête le vent souffle toujours du nord-ouest, c'est à dire d'Angleterre. En commémoration de sa venue dans le Cap Sizun, le Saint monte sur sa barque, et, poussé par ce vent, vient, chaque année, assister à la procession de son pardon.

Saint Tugen est en grande vénération dans tout le Cap Sizun. C'est le Saint le plus populaire de la contrée. Ses actions merveilleuses, ses miracles, ses apparitions, se racontent à toutes les veillées. Son nom se prononce avec le plus grand respect, et presque toujours ainsi : « Aotrou Sankt Tugen beniguet ! » « Saint Tugen le béni ».

 

Bibliographie et Sources : « Notice de H. Le Carguet, du 29 juillet 1891, dans le tome XVIII, du bulletin de la société archéologique du Finistère » consultable sur le site internet (http://www.capsizun.com), dont ce texte est largement inspiré, ainsi que « Saint Tugen et son église » de l'Abbé Velly, Brest, Imprimerie de la Presse Libérale, 1922. Ainsi que le site http://www.forum-breton.com sur lequel l'on trouve des pages remarquables sur la chapelle de Saint Tugen.

 

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Prière à Saint Tugen

 

O très glorieux Saint Tugen, par la gloire dont Dieu vous à comblé, Il nous fait a fait voir combien Il est admirable dans Ses saints, puisque depuis tant de siècles Il ne cesse de renouveler tous les jours, dans votre sanctuaire de Primelin, cette merveille singulière, de préserver du mal et de la rage tous ceux qui ont recourt à vous par l'usage des clés bénies en votre honneur. Ce même Dieu, a permis que nous nous retrouvions en besoin de votre intercession. Nous serions en danger de périr misérablement, si vous nous refusiez votre protection dans le danger dans lequel nous nous trouvons. Mais, à la vue des innombrables grâces vous avez déjà eu la bonté d'accorder à un si grand nombre de personnes, que cela nous donne une certaine confiance de ne pas nous la voir refuser. C'est pourquoi, nous vous supplions, ô notre très cher Saint patron, de nous obtenir les grâces dont nous avons besoin, auprès de la Miséricorde Divine, et de nous obtenir la grâce de nous approcher Sacrements avec les dispositions requises, de toujours nous préserver de la rage du péché, et de nous obtenir une parfaite santé de l'âme et du corps. Nous nous proposons fermement de vous témoigner de notre gratitude et de notre reconnaissance toute notre vie durant, et de vous regarder désormais comme mon Avocat particulier, et comme notre puissant auprès du Dieu trois fois Saint, afin que nous vivions de façon à ce que nous puissions parvenir un jour parvenir à l'état de félicité dans lequel vous vous trouvez, afin de louerons Dieu pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

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