Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

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Quinzième jour

La manière dont Jésus-Christ et le Saint Esprit continuent à entretenir la vie dans la Sainte Eglise

 

Notre Père... Je vous salue Marie...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

I. « Dieu le Père, dit saint Paul, a soumis toutes choses à Jésus-Christ son Fils, et il l'a donné pour chef suprême à toute son Eglise, qui est son corps », (Ephésiens, 1, 22, 23.) Jésus-Christ, quoique assis dans la gloire à la droite de son Père, n'en reste donc pas moins le chef invisible, mais non inactif de son Eglise. Il demeure et demeurera jusqu'à la consommation des siècles la tête et le cœur de ce grand Corps, dont chaque chrétien est un membre. De même que la tête occupe le premier rang dans le corps humain, que c'est de là que l'âme anime tout le corps ; de même, Jésus-Christ a la première place dans son corps mystique qui est l'Eglise ; c'est en lui que l'esprit et l'âme, qui animent tout ce corps, résident ; c'est de là que tous les membres reçoivent la vie et la sainteté. Comme la tête est très étroitement unie au corps, de même Jésus-Christ est si étroitement uni au corps de son Eglise, qu'il ne pourra jamais s'en séparer, ni cesser de la gouverner par les influences de son esprit. Mais, comment Jésus-Christ est-il le chef et par conséquent la vie de son Eglise ? Nous sommes conduits ainsi à étudier l'organisation intime de ce corps et le jeu de ses différents ressorts. La vie de l'Eglise, c'est l'union de l'Eglise avec Jésus-Christ, des membres avec leur chef : voyons donc comment s'opère et s'entretient cette union. Cette merveilleuse union se forme : 1° par le Saint-Esprit que Jésus-Christ possède dans sa plénitude, et qu'il communique à tous ses membres, selon la mesure qui leur est propre ; cet esprit est comme l'âme de ce grand corps qu'il anime et qu'il fait vivre. Il n'y a pas deux esprits dans ce corps : le même esprit qui est dans le chef est dans tout le corps et dans chaque membre en particulier : Il n'y a qu'un esprit, dit l'apôtre, de même qu'il n'y a qu'un corps, et nous avons tous été baptisés dans le même esprit, pour n'être tous ensemble qu'un même corps, soit Juifs ou Gentils, soit esclaves ou libres. (1Corinthiens 12, 15.) De même encore que le Saint-Esprit unit le Père et le Fils, et qu'il leur est uni par sa Charité substantielle, de même cet Esprit saint, répandu du chef dans les membres, étant le même, unit les fidèles à Jésus-Christ, afin qu'ils ne fassent plus qu'un corps, et comme un seul homme, et qu'ils n'aient tous ensemble qu'un cœur et qu'une âme : afin qu'ils soient un comme nous, ainsi que le demandait Jésus à son Père. (Saint Jean, 27, 11).

Cette admirable union se forme encore au moyen de la prière qui, par la foi, l'espérance et la Charité, établit des rapports intimes entre Dieu et nous. Elle se forme aussi par la parole divine qui pénètre nos cœurs et leur fait entendre la voix de l'Esprit-Saint. C'est ainsi que peu à peu l'âme sainte de Jésus-Christ s'insinue en quelque sorte dans la nôtre, s'identifie à elle et la fait vivre de sa vie.

Mais c'est surtout par les sacrements que cette union si féconde pour nos âmes s'établit entre le Sauveur et nous : les sacrements sont comme les artères et les canaux qui portent le sang, l'esprit et la vie de Jésus-Christ dans chaque membre, pour les mettre en état d'accomplir leurs fonctions particulières, comme on le voit plus spécialement dans le baptême, la pénitence, l'Eucharistie, le mariage et le sacerdoce ; c'est encore la doctrine de saint Paul : « C'est, dit-il, de Jésus-Christ que tout le corps bien formé et bien uni dans toutes ses parties par les liens qui communiquent la vie, reçoit son accroissement, en vertu d'une opération efficace, selon la mesure qui est propre à chacun des membres, pour que chacun d'eux se développe par la Charité ». (Ephésiens, 4, 16). En effet, tous les Sacrements sont institués pour commencer à nous unir à Jésus-Christ, ou pour perfectionner cette union déjà commencée : le baptême et la pénitence nous arrachent au corps du démon pour nous rendre membres du corps de Jésus-Christ, selon l'âme et selon le corps. Les autres Sacrements augmentent et perfectionnent cette union, surtout la Sainte Eucharistie, par laquelle, selon le langage des saints Pères, nous devenons un même corps et une même âme avec Jésus-Christ et avec tous les autres fidèles ; et ce qui est digne de remarque, c'est que le corps mystique se nourrit de Jésus-Christ même son chef, comme Jésus-Christ se nourrit de Dieu même. C'est la même nourriture pour le chef et pour les membres. Rien n'est capable de rassasier ce grand corps, de le fortifier, de le faire croître, d'entretenir, en un mot, la vie en lui, que le pain vivant descendu du ciel. Le sacrement de mariage inocule, pour ainsi dire, cette vie divine aux générations qui se succèdent, et le sacerdoce qui administre les sacrements, qui prie au nom de tout le corps et qui le nourrit de la parole sacrée, veille à l'entretien de toutes ces sources de vitalité.

II. Méditons maintenant les conséquences lumineuses et pratiques qui découlent tout naturellement de ces principes. Si nous sommes unis à Jésus-Christ comme les membres le sont à leur chef, dès lors nous ne faisons qu'un seul homme avec lui, et la vie des membres doit être la même que celle du chef, c'est-à-dire que nous devons vivre comme Jésus-Christ a vécu, et l'imiter autant que notre faiblesse le permet.

Tous les membres ne faisant avec Jésus-Christ qu'un seul homme, ils participent à toutes les prérogatives de leur chef dans une certaine mesure : nous sommes donc avec lui prêtres, victimes, rois, fils de Dieu, et nous avons droit avec lui à l'héritage céleste.

Tous les membres partagent avec le chef tous les biens et tous les avantages qu'il possède lui-même : ses mérites, ses souffrances, ses humiliations et sa gloire : « Je vous ai donné, disait Jésus-Christ, tout ce que mon Père m'a donné » ; il fait part à tous ses membres de tout ce qu'il a reçu de son Père, c'est-à-dire de sa divinité et de son humanité.

Il suit encore de ce principe capital que tout le bien et le mal qu'on fait au moindre de ses membres, on le lui fait à lui-même, ce qui explique admirablement cette parole du Sauveur : « En vérité, Je vous le dis, toutes les fois que vous aurez fait quelque chose pour le moindre des miens, c'est pour Moi-même que vous l'aurez fait. Et toutes les fois que vous aurez refusé de faire quelque chose pour le dernier des miens, c'est à Moi que vous l'aurez refusé ». (Saint Matthieu 25, 40, 45.) C'est pourquoi l'on peut dire que Jésus-Christ souffre avec ceux qui souffrent ; qu'il est humilié, maltraité, méprisé, persécuté avec ceux de ses membres qui sont éprouvés par tous ces maux. Aussi, criait-il du haut du ciel à Saül qui persécutait son Eglise naissante : « Saül, Saül, pourquoi me persécutez-vous ? » Jésus-Christ porte même bien plus d'amour à son corps mystique qu'à son corps naturel, puisqu'il a laissé immoler celui-ci pour sauver celui-là.

On peut encore conclure que Jésus-Christ étant, comme chef, intimement uni à ses membres, c'est lui qui fait en eux et avec eux tout le bien qu'ils font : c'est lui qui prie, qui pleure, qui agit en eux, qui les fait mériter, et qui les rend dignes de la gloire.

Comme tous les chrétiens qui vivent de l'esprit de Jésus-Christ leur chef sont membres les uns des autres, il en résulte que, quoiqu'ils, n'aient pas tous les mêmes fonctions, ils agissent tous pour l'utilité commune de tout le corps, et participent à tout ce qui lui arrive ; de telle sorte que si un membre souffre, les autres souffrent aussi ; s'il est dans la joie, les autres y sont de même, selon l'admirable comparaison de saint Paul : « l'oeil ne voit pas seulement pour lui-même, mais pour tout le corps ; la main agit et combat, les pieds marchent, la langue parle, l'oreille écoute... tous ces membres font leurs fonctions, et pour eux-mêmes, et pour tout le corps : il suit de là que nous ne pouvons mépriser personne, quelle que soit sa position ; car, dit encore saint Paul, aucun membre ne peut dire à un autre : 'Je n'ai pas besoin de votre secours' ». (1 Corinthiens, 12, 21.)

L'unité d'après laquelle l'Esprit-Saint régit ce corps fait que tous les dons surnaturels et tous les autres biens spirituels qui sont conférés à ce corps profitent à tous les membres ; de sorte que non-seulement ils participent aux mérites de Jésus-Christ, duquel, comme du chef, vient tout le bien et tout le mérite qui se trouve dans le corps ; mais encore, qu'il y a une communauté de prières, de bonnes œuvres et de mérites entre tous les membres de l'Eglise universelle, c'est-à-dire que nous participons d'abord à tout le bien que font actuellement les justes sur la terre, et ensuite à tout celui qui a été fait depuis l'origine dos temps par les saints qui composent l'Eglise triomphante, et par ceux qui font partie de l'Eglise souffrante ; car, ne l'oublions pas, ces trois Eglises ne font qu'un même corps, sont animées par le même esprit de Charité qui les unit, et n'ont qu'un seul et même chef, qui est Jésus-Christ.

Toutefois, tous les membres de ce corps ne participent aux mérites de leur chef et à ceux des autres membres qu'à proportion de leur foi, de leur Charité et de leur union avec Jésus-Christ, comme dans une société où l'on fait de grands bénéfices, ceux qui ont fourni des fonds plus considérables retirent des fruits plus abondants. Or, Jésus-Christ, qui est le chef, le lien et le maître de cette société spirituelle, en distribue les biens et les profits selon les mérites de chacun ; or les mérites sont en rapport avec le degré de notre union à notre chef.

Enfin, il suit des principes que nous avons établis, que tous ceux qui ne sont pas unis à Jésus-Christ par la grâce, ne font point partie du corps mystique de l'Eglise ; puisque, d'après la parole même du Sauveur, toute branche séparée du tronc ne participe pas à la vie du cep et ne saurait porter de fruit. Ainsi, ceux qui se sont placés dans ce malheureux état ne participent en rien aux bienfaits que reçoivent les membres de cet admirable corps. Pour la même raison, tous les corps et toutes les sociétés qui n'ont cas Jésus-Christ pour chef, et qui ne lui sont pas unis, sont des corps sans âme et sans vie surnaturelle. Telles sont les sources intarissables de vie de l'Eglise de Jésus-Christ, et les raisons intimes de son immortalité.

 

Élévation sur la manière dont Jésus-Christ et le Saint-Esprit continuent à entretenir la vie dans la Sainte Eglise

 

I. Je vous rends grâces, ô mon Dieu, de m'avoir fait connaître cette admirable économie et cette sage ordonnance de votre Eglise. Comme tout y est grand et élevé, et cependant simple et à la portée de toutes les intelligences ! Comme tout y est logique, raisonnable, mesuré ! Tout y est prévu, tous les droits y sont ménagés, les sociétés comme les individus y trouvent les lumières et les secours qui leur sont nécessaires pour atteindre leur fin dernière. Vous y apparaissez, Seigneur, selon qu'il convenait à votre majesté souveraine, comme le maître et le chef du royaume des âmes ; comme celui qui, après les avoir créées, leur fournit les moyens d'entretenir la vie en elles, en leur offrant de vous unir à elles, et en vous constituant la source où elles peuvent puiser les éléments de cette vie divine. Vous rendez à l'homme déchu, à l'homme qui s'est avili en se matérialisant, sa dignité première : il avait été créé à votre image, et vous le faites membre d'un corps dont vous êtes l'âme et le chef : vous renouvelez et vous ennoblissez ainsi le sang qui coule dans ses veines. Vous établissez par la prière des rapports d'autant plus honorables pour lui qu'elle le met en contact direct avec votre majesté infinie, et qu'il en recueille des faveurs inappréciables. Vous daignez lui adresser même la parole par la voix de vos ministres pour l'éclairer sur ses devoirs. Puis, comme vous êtes la lumière du monde, vous ne vous contentez pas de la faire briller aux yeux des individus, mais vous répandez encore son éclat sur les sociétés, pour leur apprendre qu'elles relèvent de vous, et que la meilleure garantie qu'elles peuvent se donner, quant à leur durée et à leur prospérité, c'est le respect qu'elles montreront pour votre loi sainte, en en faisant la règle des leurs. Vous vous plaisez encore, dans cette merveilleuse organisation de votre Eglise, à manifester votre bonté sans borne pour ces âmes vos humbles sujettes. Vous voulez même descendre à une sorte de familiarité avec elles, vous voulez qu'elles vous regardent comme un père toujours prêt à pardonner lorsqu'on se repent avec sincérité ; et votre amour pour elles, le désir ardent que vous avez de les voir s'unir à vous de la manière la plus intime, suffisent pour vous décider à vous incarner, en quelque sorte, de nouveau, et à leur donner pour nourriture votre corps, votre sang, votre âme et même votre divinité. Enfin, pour apprendre aux hommes que leur vie entière vous appartient, et qu'ils doivent vous la consacrer sans interruption, depuis le jour où ils ouvrent les yeux à la lumière, jusqu'à  celui où ils les ferment pour la dernière fois ; pour leur manifester aussi l'intérêt plein de Charité que le chef porte à tous ses membres, vous leur représentez votre Eglise comme une tendre mère, que vous avez chargée de veiller sur eux dès leur entrée dans ce monde, jusqu'à leur dernier soupir. C'est pour cela qu'elle baptise les nouveau-nés, et qu'elle se hâte de les faire entrer dans le corps mystique de Jésus-Christ ; qu'elle renoue par le sacrement de Pénitence les liens qui unissaient l'homme à celui qui seul donne la vie, et que le péché avait brisés ; qu'elle nourrit ses enfants du lait de la parole sainte et de la chair adorable du Sauveur pour entretenir et fortifier cette union et cette vie; qu'elle fait descendre les bénédictions du Ciel sur les époux, et qu'elle préside ainsi à l'un des actes les plus solennels de la vie humaine ; c'est encore pour cela qu'elle est au chevet des moribonds, afin qu'à ce moment décisif pour l'éternité, elle ait la joie de les unir à Jésus-Christ pour toujours. Et lorsque tout ici-bas semble consommé, lorsque l'homme a disparu de la scène de ce monde, l'Eglise, dans sa sollicitude, après avoir béni sa tombe, l'accompagne encore de ses suffrages, pour hâter et assurer davantage son repos éternel.

II. Pourquoi, ô mon Dieu, le monde est-il assez aveugle et assez ingrat, pour ne pas reconnaître votre puissance, votre sagesse et surtout votre bonté infinie dans cet ordre admirable et dans ces dispositions miséricordieuses qui ont présidé à l'établissement de votre Eglise ? Hélas ! Nous devons l'avouer, la rougeur au front : c'est que pour être membre vivant de ce corps dont Jésus-Christ est le chef, il faut être uni à ce divin Sauveur comme les membres le sont à la tête. Or, pour arriver à cette union intime, il faudrait, Seigneur, que notre vie eût du moins quelque ressemblance avec la vôtre ; il faudrait que l'Esprit-Saint fût l'âme de nos œuvres. Sans doute, par la grâce du Saint Baptême, nous nous trouvons membres du corps visible de votre Eglise ; mais n'avons-nous pas lieu de craindre que nous n'en soyons des membres morts, et par conséquent exclus de la participation aux avantages que n'en recueillent que les membres vivants ? Quels efforts faisons-nous pour vivre de la vie de notre chef ? Méditons-nous cette sainte vie pour pouvoir ensuite y conformer la nôtre ? Est-ce là notre grande préoccupation, la pensée dominante de notre existence ? Sommes-nous dans la grâce de Dieu et unis à lui par la charité ? Il le faut pourtant pour que la sève de son Divin Esprit circule dans nos veines. Quelle est notre humilité, notre mortification, notre détachement des biens de la terre, la foi qui inspire nos œuvres ? Ce n'est pas assurément que vous exigiez que, pour vous être unis, ô Divin Maître, il soit nécessaire que nous soyons parvenus à la perfection de ces vertus ; mais, il faut au moins que nous travaillions à les acquérir, et notre union sera d'autant plus intime que nous les posséderons à un degré plus élevé. Hélas ! Il faut le confesser, notre horreur pour tout ce qui nous impose quelque gène, quelque contrainte ; pour tout ce qui mot un frein à nos passions, qui contrarie nos sens, nos penchants et nos goûts, nous fait renoncer, Seigneur, à cette bienheureuse union et à tous les avantages qui en découlent ; car, pour y parvenir, il faut savoir se renoncer,s'immoler soi-même, selon votre divin oracle : « Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il porte sa croix tous les jours, et qu'il Me suive », (Saint Luc 9, 23). Quel bonheur pour ceux qui ont le courage d'être dociles à cette sainte et lumineuse exhortation, et qui parviennent ainsi à vous être unis ! quel trésor de grâces et de faveurs spirituelles y trouvent tous les membres vivants de votre Eglise ! Les derniers comme les premiers ; les plus vils et les plus méprisables selon le monde, comme ceux qui sont les plus honorés, chacun à proportion de sa capacité et de ses besoins ! C'est le même esprit, la même vie qui les animent tous, quoique leurs fonctions soient différentes. C'est dans ce corps mystique, dans ce royaume des âmes, que se trouve cette égalité si rêvée, et qu'il est impossible de réaliser ici-bas, dans les gouvernements temporels des états. Aussi, importe-t-il peu aux membres de cette association spirituelle d'y occuper telle ou telle place, puisque, quelles que soient leurs fonctions, ils participent aux mêmes avantages, et qu'ils ont droit aux mêmes récompenses. Quelle consolation pour tous de savoir que, s'ils vous sont unis par la charité, ô mon aimable Maître, ils sont unis en même temps à tous les membres de votre corps, quelque grand que soit l'espace des lieux qui les séparent les uns des autres ! Par une suite nécessaire, ils ont part aux travaux, aux œuvres, aux prières, à tout ce que font ces membres disséminés sur toute la surface de la terre ; c'est de vous, ô Divin Chef, que toutes ces choses prennent leur mérite. C'est de la vertu de votre sang, qui circule dans tout ce grand corps, qu'elles prennent leur beauté et leur sainteté. Quelle importance pour nous, Seigneur Jésus, d'appartenir comme membres vivants à votre corps ! C'est la vie ou la mort. Ne permettez donc pas que j'en sois jamais séparé en cessant d'être uni avec vous par la grâce ; car vous l'avez dit, on ne peut servir deux maîtres : celui qui n'est pas avec vous est contre vous, et le démon devient son chef ; il lui est en quelque sorte incorporé, soumis à sa domination, et il agit par son esprit. Voilà malheureusement ce qu'est le monde, et ce que tous les mondains aux yeux de la Foi. Arracher les âmes à la puissance du prince des ténèbres pour unir à votre corps, telle est précisément la mission de votre Eglise, qui ne fait que continuer ici-bas, votre conduite, la régénération de l'humanité que êtes venu commencer pendant votre vie mortelle, et qui ne peut s'opérer que par la réunion des membres avec leur chef.

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

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