Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

462_001

Quatorzième jour

L'installation solennelle de l'Eglise le jour de la Pentecôte

Notre Père... Je vous salue Marie...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

I. Les apôtres, sur la parole de leur Maître, étaient retournés à Jérusalem après avoir été témoins de son ascension ; ils y attendaient dans le silence et la retraite le Saint-Esprit que le Sauveur leur avait promis, et qui devait donner l'âme et la vie à cette nouvelle institution dont tous les éléments et l'organisation avaient été si habilement préparés, c'est-à-dire, à l'Eglise. Les préparatifs en avaient été faits dans l'ombre de la vie modeste et commune que Jésus-Christ avait menée sur la terre, au milieu des opprobres dont il avait été l'objet, et des souffrances de toute espèce auxquelles il s'était soumis, jusqu'à mourir sur une croix. Mais il ne s'agit plus ici de préparatifs, il n'est plus question maintenant que de faire recueillir à l'humanité tout entière les fruits du sang répandu par le régénérateur du monde, et ceux de la victoire qu'il avait remportée sur le péché et sur la mort. Aussi, le Saint-Esprit qui devait annoncer à l'univers ce triomphe éclatant, et qui allait commencer sa mission de vie en renouvelant la face de la terre, ne choisit pas comme le Verbe fait chair un hameau pour l'accomplir. Ce ne sera plus à Bethléem, mais dans la ville sainte, dans la ville la plus illustre de la Judée, dans celle qui a été témoin des humiliations du Fils de Dieu, qu'il descendra solennellement des cieux sur l'Eglise naissante, pour l'embraser de ses feux divins, pour lui donner une âme vivante. dont la généreuse activité ne s'arrêtera qu'à la consommation des siècles. Le temps du silence, de l'obscurité, des révélations faites en secret à quelques hommes seulement ou à une nation privilégiée, est passé. Un grand bruit se fait entendre, ou croirait une tempête, un vent impétueux ; des langues de feu apparaissent en plein jour et vont se reposer avec majesté sur tous ceux qui attendaient dans le cénacle le Paraclet promis. Le moment choisi par la providence divine pour ce grand événement est celui où une foule innombrable de Juifs et de peuples, de toute sorte de pays, se trouvent réunis pour la célébration de la Pentecôte, époque à laquelle on solennisait chez les Juifs l'anniversaire du jour où la loi avait été donnée sur le mont Sinaï. Il y avait alors à Jérusalem, dit le texte sacré (Act. des apôtres 2, 9 et ss), des Parthes, des Mèdes, des Élamites, des habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont et de l'Asie. On y voyait encore des hommes venus de la Phrygie, de la  Pamphylie, de l'Egypte et du côté de la Libye qui est près de Cyrène ; il y avait même des étrangers, tels que des Romains, des Crétois et des Arabes. Il était impossible d'installer avec plus de pompe l'Eglise de Jésus-Christ, et de promulguer avec plus de publicité et d'éclat la Loi Évangélique, qui allait devenir Catholique, et s'étendre par conséquent non plus seulement à la Judée, comme la loi mosaïque, mais à l'univers entier.

II. Aussi, à peine le prodige est-il opéré, que les apôtres, ces hommes jusqu'alors timides, grossiers et ignorants, se mettent tout à coup à parler les langues de tous les peuples divers accourus à la métropole du Judaïsme, de telle sorte que tous s'en étonnent et se disent les uns aux autres : « Comment ces hommes peuvent-ils nous parler à chacun dans la langue de notre pays ? Ne sont-ils pourtant pas tous Galiléens ? Qu'est-ce que cela signifie ? Il y en avait pourtant qui s'en moquaient, et qui disaient : « Ce sont des misérables qui sont ivres ». ». Ce fut alors que Pierre, à la tête des autres apôtres, commença à exercer pour la première fois l'éminente fonction de chef de l'Eglise. Il se plaça sur un lieu élevé, prit la parole au nom du collège apostolique ; et comme la multitude de ceux auxquels il voulait se faire entendre était considérable, il s'écria d'une voix forte et solennelle (Actes des Apôtres 2) : « Hommes de la Judée, et vous tous qui habitez Jérusalem, écoutez ceci, et prêtez une oreille attentive à mes paroles : ces gens ne sont point ivres comme vous le croyez, puisqu'il n'est encore que la troisième heure du jour. Ce dont vous êtes témoins est l'accomplissement de la prédiction du prophète Joël, qui a dit que, dans les derniers jours de l'existence de la synagogue, le Seigneur répandrait son esprit sur toutes les générations, et en particulier sur ses apôtres, auxquels il accorderait des dons surnaturels. La Loi Évangélique qui sera promulguée alors, sera la dernière qui sera annoncée aux hommes jusqu'au jour où des prodiges apparaîtront dans le Ciel et sur la terre pour annoncer le jugement dernier ; et il n'y aura que ceux qui se seront soumis à cette Loi sainte qui seront sauvés. Israélites, écoutez encore ces paroles : Jésus de Nazareth, cet homme en faveur duquel Dieu a rendu un si éclatant témoignage pour votre salut, en opérant par lui sous vos yeux, comme vous le savez, tant de miracles, de prodiges et de choses merveilleuses ; ce Jésus, qui a été livré entre vos mains par les desseins arrêtés dans les divins conseils et par la prescience de Dieu, vous lui avez donné la mort en le faisant crucifier par des hommes impies. Mais il a vaincu la mort, et par sa puissance divine et par sa seule volonté il a été rendu à la vie, comme David l'avait clairement annoncé. Or, ce même Jésus après être ressuscité (comme nous en sommes tous témoins, puisque depuis nous l'avons vu, nous lui avons parlé, et nous l'avons touché plusieurs fois) est monté au Ciel, où il est assis plein de gloire à la droite de Dieu ; et selon la promesse qu'il en avait reçue de son Père céleste, il a envoyé et répandu sur nous le Saint-Esprit ; et c'est ce divin Esprit qui a opéré les merveilles dont vous êtes témoins, et qui nous a inspiré les paroles que vous venez d'entendre. Que la maison d'Israël sache donc bien que Dieu a établi et proclamé Seigneur du monde entier et Roi de son peuple ce Jésus que vous avez fait mourir sur une croix ». C'est au milieu de Jérusalem, devant cet immense auditoire, en face des scribes, des pharisiens et des prêtres qui se trouvaient sans doute dans la foule, que Pierre a le courage de parler ainsi, lui qui naguère tremblait à la voix d'une femme. La vertu du divin Esprit, qui l'avait pénétré en descendant sur lui, donna une si grande autorité à sa parole, qu'aussitôt cette multitude qui l'écoutait se sentit le cœur profondément touché de componction, et se prit à s'écrier, en s'adressant à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, frères, que faut-il que nous fassions ? » Pierre leur répondit alors : « Faites pénitence, recevez le baptême au nom de Jésus-Christ pour recevoir le pardon de vos péchés, et vous recevrez les dons du Saint-Esprit ». Trois mille hommes se présentèrent à l'instant même et furent baptisés. Tels furent les fruits de la première prédication faite dès le jour de la prise de possession de l'Eglise chrétienne.

III. Si, comme le dit l'Evangile, on reconnaît l'arbre à ses fruits, comment ne pas reconnaître la main de Dieu dans l'établissement de l'Eglise, à la vue de ces changements miraculeux opérés dans le cœur de cette multitude ? N'est-ce pas un prodige insigne que de voir Pierre convertir et gagner en un seul jour, et par un seul discours, plus d'âmes à Jésus-Christ que le Précurseur du Sauveur pendant plusieurs années, et que le Sauveur lui-même pendant les trois ans de sa mission divine dans toute la Judée ? Mais ce qui met le comble à l'étonnement, c'est qu'à la voix du premier chef visible de l'Eglise, et dans une seule instruction, trois mille personnes aient été non pas seulement transportées d'un enthousiasme passager, mais assez profondément convaincues et touchées, pour changer entièrement de mœurs et de vie. On les voit aussitôt affamées de cette doctrine nouvelle qu'elles entendent sortir de la bouche des apôtres, quoiqu'elles l'eussent dédaignée alors que le divin Maître s'efforçait de la leur enseigner ; elles ne trouvent de vrai bonheur qu'à se réunir pour adresser ensemble à Dieu de ferventes prières ; pour assister en commun, non plus aux sacrifices sanglants de l'Ancien Testament, mais à l'oblation pure du divin Agneau, et pour participer avec les prêtres de la nouvelle loi à la victime eucharistique, au pain des anges. Tous les anciens sentiments d'égoïsme et d'intérêt personnels, qui étaient leur caractère dominant et le cachet spécial de leur nation, ont disparu et ont fait place au feu céleste du zèle et de la Charité. Ces premiers chrétiens ne font plus qu'un cœur et qu'une âme ; ils se dépouillent même de leurs biens, il vont jusqu'à vendre leurs maisons et leurs champs, et à en porter le prix aux pieds des apôtres, afin de venir en aide aux pauvres, à chacun selon leurs besoins. Les Actes des apôtres citent eux-mêmes avec admiration la généreuse libéralité d'un Juif de la tribu de Lévi, natif de Chypre, qui vendit son champ, c'est-à-dire, d'après le moine Alexandre qui écrivit sa Vie, une terre considérable avec des constructions magnifiques, et qui en réalisa le prix pour venir au secours des indigents. Il s'appelait Joseph ; il mérita d'être élevé plus tard à l'apostolat à la place du prévaricateur Judas, et on lui donna alors le nom de Barnabé, qui signifie fils de consolation. Ce qui montre, de la manière la plus évidente, que, dès la naissance de l'Eglise, Pierre lui-même, le premier des souverains pontifes, avait un temporel, qui devint tellement considérable que les apôtres ne pouvant plus suffire à l'administrer, établirent des diacres pour les charger de ce soin. (Actes des Apôtres 6). Voilà l'Eglise militante telle qu'elle est encore aujourd'hui, et telle que l'Esprit-Saint l'a faite, en fécondant par sa vertu divine les éléments établis par le Sauveur du monde.

 

Élévation sur l'installation solennelle de l'Eglise le jour de la Pentecôte

 

I. Enfin, Seigneur, votre œuvre est consommée ! Le jour est arrivé où le souffle de votre divin Esprit va donner la vie à cette Eglise prédite et annoncée par tant de figures et de prodiges depuis quatre mille ans ; à cette Eglise l'objet des travaux incessants du Verbe incarné pendant les trente-trois années qu'il a passées sur la terre ! Que votre puissance est grande ! Ô divin Esprit ! Quelles merveilles elle opère dans les cœurs ! Les apôtres, malgré tous les soins du Sauveur, malgré les lumières célestes qu'ils avaient reçues à son école et les nombreux miracles dont ils avaient été témoins, n'avaient encore qu'une foi chancelante ; ils étaient d'une faiblesse dont ils n'avaient donné que trop de preuves pendant les jours critiques de la passion de leur bon Maître ; leur ignorance extrême, leur intelligence bornée qui ne saisissait rien de ce qui n'était pas matériel ou palpable, tout en eux semblait les rendre incapables d'accomplir la mission sublime qui leur avait été confiée par le Sauveur. Mais ils étaient humbles, aveuglément dociles, et pleins de cette bonne volonté à laquelle Dieu a promis la paix, et par conséquent la victoire. Aussi, quoique ne comprenant guère encore la portée de la promesse que Jésus-Christ leur avait faite, de leur envoyer son Esprit consolateur, ils retournent néanmoins à Jérusalem aussitôt après l'Ascension de leur divin Maître ; et là, ils passent dix jours dans la retraite et la prière. Saints fondateurs de notre foi ! Quel admirable exemple vous nous avez laissé pour ces moments d'épreuve. Où les clartés de la Foi semblent disparaître à nos yeux, pour faire place aux plus épaisses ténèbres ! Mais aussi quel a été le prix de votre héroïque constance ! L'Esprit-Saint est descendu sur vous avec tous ses dons, et a fait de vous en un instant des hommes nouveaux. Tout à coup votre foi est devenue inébranlable ; votre timidité naturelle s'est changée en cette force invincible qui ne craint ni les menaces, ni la puissance des hommes, lorsqu'il s'agit de la gloire de Dieu et du salut des âmes ; votre dévouement est sans bornes, et le divin Esprit a tellement illuminé vos âmes, que toutes vos paroles portent la lumière et l'onction de la grâce dans le cœur de ceux qui vous écoutent, et les convertissent par milliers. Vos écrits eux-mêmes, quoique sortis de votre plume depuis plus de dix-huit siècles, sont encore tout brûlants du Feu divin qui les a dictés, et renferment des leçons de philosophie et de métaphysique si sublimes, que, malgré les progrès si vantés des lumières, elles laissent bien loin derrière elles tout ce que les hommes les plus profonds et les plus savants ont enfanté jusqu'à ce jour. Bien plus, vos successeurs n'ont pas craint d'associer vos œuvres à l'Evangile lui-même, comme en étant le commentaire et le développement les plus parfaits ; ils en ont fait un même livre, dont chaque mot est entouré d'un tel respect, que l'Eglise entière en fait la règle de sa Foi. Enfin, avant de vous séparer pour aller porter la bonne nouvelle du salut aux nations dispersées dans l'univers entier, vous avez su, sous l'inspiration du Saint-Esprit descendu sur vous dans toute sa plénitude, vous avez su, dis-je, renfermer en douze phrases ou douze articles tous les principes fondamentaux de la  foi chrétienne; et votre symbole a été si accompli du premier jet, que, depuis plus de dix-huit cents ans, l'Eglise n'a jamais rien eu à y retrancher ou à y ajouter.

II. Vous aviez dit, ô mon Sauveur, que votre Père ne cessait d'agir, et que par conséquent vous qui lui étiez égal par nature, vous agissiez aussi sans cesse (Saint Jean, 5, 17) ; l'action et la vie, en effet, ne sont qu'un ; et puisque vous êtes la vie par excellence et la source première de tout ce qui a vie, il est évident que vous ne pouviez rester dans l'inaction. Aussi, en fondant votre Eglise, en lui donnant la vie par l'effusion du Saint-Esprit qui en pénètre et en anime tous les membres, vous avez voulu qu'elle partageât avec vous ce caractère divin de la vitalité, qui est l'action. Jusqu'alors vos apôtres, calmes et retenus, s'étaient contentés de recueillir avec docilité vos leçons ; ils les méditaient dans le fond de leur cœur, et ils s'en tenaient au rôle de disciples. Mais à peine l'Esprit de vie est-il descendu sur eux, qu'aussitôt, à l'instant même, ils ne peuvent plus contenir dans leur sein embrasé les vérités qu'ils y tenaient captives depuis trois ans ; ils prennent la parole, ils exhortent à temps et à contre-temps, comme disait Saint Paul ; la verge des persécuteurs, les chaînes, les prisons, les tourments les plus cruels, rien ne peut leur fermer la bouche ; et ils ne cesseront d'annoncer l'Evangile, même malgré toutes les puissances de la terre, qu'après la consommation des siècles. Depuis que l'Eglise a reçu cette vie divine, le repos ne lui est plus possible : les passions se récrieront, les efforts de l'impiété se réuniront pour arrêter sa marche,pour lui imposer silence, pour paralyser ses œuvres, mais rien ne pourra ni l'arrêter, ni la faire taire. Semblable à ces fleuves majestueux auxquels on veut imposer des digues, mais qui renversent en un jour les travaux de plusieurs années ; ou bien, qui peuvent changer de lit pour féconder d'autres contrées, sans que pour cela leurs flots cessent de couler avec la même abondance : l'Eglise de Jésus-Christ brisera sans effort tous les obstacles qu'elle rencontrera sur sa route ; et si les décrets divins, auxquels seuls elle obéit, l'obligent à quitter des régions ingrates, ce sera pour porter se bienfaits à des peuples qui en seront plus dignes, et pour faire connaître dans l'univers entier le nom de Jésus-Christ, qui, en la fondant, lui a communiqué son esprit, sa vie et son immortalité.

III. Comment s'étonnerait-on, ô Divin Esprit, de la puissance et de la vitalité de l'Eglise, lorsque vous-même en êtes devenu l'âme, lorsque vous l'avez embrasée du Feu sacré de la Charité ? Vous qui êtes l'amour consubstantiel du Père et du Fils, le baiser du Père éternel et de son Fils unique (comme le dit saint Bernard), le lien indissoluble de l'indivisible Trinité, ne deviez-vous pas, en effet, allumer ce sentiment divin dans les cœurs que vous aviez remplis de votre céleste essence ? L'amour de Dieu et de nos semblables n'est-il pas le premier fruit de votre présence dans une âme ? On connaît tout ce dont est capable l'amour profane, et l'on pourrait s'étonner de la puissance de l'amour divin ? « L'amour de Jésus-Christ, dit le pieux auteur de l'lmitation (livre 3, 5), est plein de noblesse, et il inspire l'accomplissement des grands desseins. Il n'y a rien au ciel et sur la terre de plus doux que cet amour ; il n'y a rien de plus fort, de plus élevé, qui dilate autant le cœur, qui le remplisse de plus de bonheur, gui le satisfasse plus entièrement ; il n'y a rien, en un mot, de meilleur ; car l'amour est né de Dieu, et il ne peut trouver de repos qu'en Dieu, c'est-à-dire en l'aimant plus que tout ce qu'il a créé. Celui qui aime vole et court avec joie Rien ne pèse à l'amour, il ne tient aucun compte du travail ; il entreprend plus qu'il ne peut ; à ses yeux rien n'est impossible, parce qu'il croit que tout lui est possible et permis. Aussi il est capable de tout ; et tandis que celui qui n'aime pas se laisse aller à l'abattement et au découragement, celui qui aime fait et achève beaucoup de choses... L'amour veille, et il ne dort pas pendant son sommeil ; quoique las, jamais il n'est fatigué ; l'affliction ne lui resserre pas le cœur, la crainte ne le trouble pas ; mais comme une vive flamme, comme un flambeau ardent, il s'élance dans les régions supérieures, et s'y élève sans obstacle. Celui qui aime connaît tout ce qui se trouve renfermé dans ce mot : Amour... » Je m'explique maintenant, ô Divin Esprit, ce zèle ardent qui n'a cessé d'animer la sainte Eglise pour la propagation de la foi au prix de tant de fatigues, de souffrances et même du martyre. Je m'explique cette Charité ardente qui met sur ses lèvres dès les premières paroles qu'elle adresse aux hommes, le nom si doux de frères, nom qui devient la qualification générale de tous ceux qui sont unis en Dieu par la même Foi et par le même amour. C'est encore dans ce sentiment sublime et céleste, dont vous embrasez tous les cœurs vraiment chrétiens, que je trouve la source de toutes ces œuvres instituées par l'Eglise pour voler au secours de ceux qui souffrent, et qui ont besoin d'une assistance quelconque ; au point que les païens eux-mêmes s'écriaient on parlant des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s'aiment ! » Oui, ô Esprit d'amour, il n'y a que vous qui puissiez inspirer cette Charité intelligente, désintéressée et délicate, qui est plus heureuses de se sacrifier pour des frères, que ne le sont ceux-ci en se voyant entourés de ses soins et de ses dévouements.

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

ubi-petruscl2

Pour recevoir les méditations journalières du Mois de Saint Pierre, dans votre boite mail, ainsi que des prières et pour être tenus au courant des mises à jour du blogabonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes