Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-et-unième jour

Progrès croissants


Claire survivre vingt-sept ans à son bienheureux Père, mais le départ du saint patriarche pour le ciel n’avait fait qu'attiser en son cœur le feu de l’amour sacré. Après la mort de saint François, l’ardeur de Claire pour la perfection s’embrase de plus en plus. L’amour divin qui la consumait prend chaque jour de nouveaux accroissements. Il faut en dire autant de l’esprit de mortification, de son admirable patience dans la maladie, de l‘attrait indicible qu’elle avait pour la très sainte pauvreté. L’amour divin la tenait absorbée en Dieu des journées entières, la douce patience en faisait un angélique modèle au milieu même des plus vives souffrances. Quant à la pauvreté, sa grande vertu de prédilection, d’amour et de fait, Claire la portait si loin qu’elle eût voulu, comme son bienheureux Père, n’y être dépassée par personne et pouvoir même se dire qu’elle ne pouvait aller au delà.

À Saint Damien, tout subissait délicieusement l’heureuse influence de son zèle et de sa ferveur. Sincères admiratrices doses vertus, les filles de Claire rivalisaient d’auteur à les imiter. « Toutes n'avaient qu’une seule volonté et un même cœur. L’humilité, qui est à la fois la gardienne des dons de Dieu et la source des autres vertus, était portée parmi elles jusqu’à l’héroïsme. Saintement détachées de tous les objets de la terre, elles n’avaient d’attraits que pour les biens du Ciel. Ni les contradictions, ni les souffrances n’altéraient la sérénité de leur cœur. Leur vie était une prière continuelle, leur amour de la pauvreté tenait du prodige. leur abstinence était plus étonnante encore. Nulle part vous n’auriez trouvé un silence plus absolu ; jamais dans la Communauté, composée pourtant de cinquante membres, vous n’auriez entendu une parole oiseuse, plusieurs même avaient perdu tellement l’habitude du langage que, lorsque des rapports nécessaires les obligeaient à communiquer leurs pensées, elles avaient peine à en trouver l’expression ». (Vie de Sainte Claire, par Joseph de Madrid).

Tant de vertus et de sainteté répandait au loin son parfum. Le nom de Claire était en Italie en telle vénération que non seulement les évêques et les Cardinaux, mais aussi le Pape désiraient la voir et l'entendre. Le Cardinal Hugolin ne connaissait pas, disait-il, de joie comparable au bonheur d’entretenir la vierge d’Assise. Le Pape innocent IV la visita aussi plusieurs fois en personne. Dans une de ces visites. Claire pria humblement le Saint Père de vouloir bien bénir le pain de la Communauté que la sœur dépensiére venait de poser sur la table. Le Saint Père refusa, disant à la sainte Abbesse qu'il voulait que ce fût elle qui le bénit. L’humble Sainte confondue s'en excusa, alléguant qu'elle serait digne de blâme de donner cette bénédiction en présence du Vicaire de jésus-Christ. Mais le Saint Père le lui ayant commandé par obéissance, Claire a l’instant fit pieusement sur ce pain le signe de la Croix. Ô merveille de l'obéissance et de la sainteté ! À l’instant même le signe de la croix. Parut gravé sur chaque pain ! Innocent IV, témoin de ce prodige, prit un de ces pains et, rendant grâces à Dieu, il partit, laissant Claire avec sa bénédiction.

 

Réflexions et Avis


Comme pour les Saints, il y a pain nous une loi de progrès, la même qu’a intimée Notre Seigneur par ces paroles : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Or, quel travail, quels efforts n’avons-nous pas à faire, misérables et imparfaits que nous sommes, pour arriver à tel point, à telle mesure de perfection. Ah ! Sans doute, vous direz : je ne puis tendre à l’acquisition entière d'une perfection si haute et si étendue, mais nous vous disons que s’il ne vous est pas permis de l’atteindre, au moins vous reste-t-il le perpétuel devoir d’y tendre avec ardeur et de ne rien négliger pour y progresser toujours.

Une âme pénétrée de cette obligation ne saurait perdre la moindre occasion d’y satisfaire. Aucun moyen auxiliaire ne lui paraît indifférent ou superflu. Elle estime, apprécie et tient à mettre en usage jusqu'aux moindres des éléments susceptibles de favoriser sa marche vers l'idéal sublime qui lui est montré. Elle sait qu'en cela rien n’est à négliger ou à dédaigner,car,effectivement, lorsqu'il s'agit de croître en vertu, tout doit être mis à profit avec une sainte ambition puisqu'il n’est rien de si humble et de si petit qui ne soit d‘une merveilleuse efficacité en ce en ce point : L’édifice de notre perfection, a-t-on dit, se ,construit au moyen de gouttes d’eau et grains de sable. Cela veut dire qu’il faut chercher à faire profit des plus petites choses.

Âme pieuse, voulez-vous progresser dans la vertu, avancer dans l’amour ? Témoignez-le comme Sainte Claire, par une fidélité inviolable à vos bonnes résolutions, par votre générosité à souffrir tout ce que Dieu jugera bon que vous souffriez ; Rien n’accélère autant le progrès des justes que leur acquiescement complet aux vouloirs divins. Souscrire volontiers à tout ce qu’il ordonne, à tout ce qu’il désire de nous sera un moyen infaillible de réjouir son cœur d’attirer ses grâces et de marcher à grands pas dans la voie qui conduit à lui.


Avis des Saints

 

« L’homme sera tenu de rendre compte même de la grâce qu’il n’a pas, parce que s'il travaillait avec zèle et sollicitude avec la grâce dont- il a été comblé, il obtiendrait encore celle qu’il n’a pas » (Bienheureux Gilles d’Assise). « Ouvrez donc les yeux et ne perdez pas le peu de jours que vous avez à vivre. Soyez vigilant, fervent, et, en peu de temps vous ferez grand profit dans la voie de la perfection » (Sainte Camilla Battista de Varano). « Ayons constamment le coeur tourné du côté du Ciel » (Saint Paul de la Croix).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte C
olette, vierge et réformatrice de l’Ordre (1381-1446)


D’une humble condition, mais sublime en vertu. Colette fut, choisie par le Seigneur pour rendre à l'Ordre de Sainte Claire sa première splendeur. Elle reçut avec humilité cette grande mission et ne se laissa point décourager par les obstacles. Elle puisait dans l’oraison, l'esprit de pénitence et l’union à Dieu, le secret de sa force et de son courage. En présence de l’adorable captif de nos autels, son âme était embrasée d’ardeurs séraphiques auxquelles ne manquaient pas de répondre les faveurs de Jésus. Un jour que le prêtre oublia à la messe de donner la Communion à la sainte Abbesse qui l’attendait à la grille, Notre Seigneur apparut tout à coup, ouvrit le Tabernacle et donna de sa main la communion à sa sainte Epouse, puis, après avoir replacé le ciboire dans le Tabernacle et donné la bénédiction, il disparut, laissant dans l'admiration les religieuses témoins d'une telle merveille.

Pratique : Sainte ardeur dans la pratique des vertus.

 

Prière


Ayez pitié de ma faiblesse, ô Mère, et que votre âme compatissante me prête son appui. Obtenez-moi la force dont j'ai besoin pour vaincre ma lâcheté et marcher courageusement dans la voie de l’amour qui n’est autre que celle de la pureté, de l’humilité, de la persévérance finale. Ainsi soit-il !

 

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