Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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16 décembre

Les bergers à Beth Saour

 

« Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau ». (Luc 2,8)


« Je vois une vaste étendue de campagne. La lune est au zénith et elle cingle tranquille dans un ciel tout constellé. Les étoiles paraissent des clous de diamant enfoncés dans un immense baldaquin de velours bleu foncé. Sur ma droite, je vois une sorte de hangar qui est construit partie en maçonnerie, partie en bois. De là, sort de temps en temps un bêlement intermittent et bref. C'est une clarté, excessive même, tant elle est intense, et qui s'accroît comme si l'astre s'approchait de la terre ou étincelait par suite d'un mystérieux incendie. Un berger s'avance sur le seuil. Il lève le bras à hauteur du front pour ménager ses yeux et regarde en l'air. Il semble impossible qu'on doive s'abriter de la clarté de la lune, mais elle est si vive qu'elle éblouit, en particulier celui qui sort d'un enclos, d'ordinaire ténébreux. Tout est calme, mais cette clarté est étonnante. Le berger appelle ses compagnons. Ils vont tous à la porte. Un tas d'hommes hirsutes, de tous âges. Il y a des adolescents et d'autres qui déjà blanchissent. Ils commentent le fait étrange et les plus jeunes ont peur, spécialement un garçon d'une douzaine d'années qui se met à pleurer, s'attirant les moqueries des plus vieux. « De quoi as-tu peur, sot que tu es ?... » lui dit le plus vieux ».

Mais le pastoureau ne l'écoute plus. Il semble n'avoir plus peur. En effet, il quitte le seuil et s'esquive de derrière les épaules d'un berger musclé derrière lequel il s'était réfugié et sort dans le parc qui se trouve devant le hangar. Il regarde en l'air et marche. À un moment il crie : « Oh ! » et reste comme pétrifié, les bras légèrement ouverts. Les autres se regardent, étonnés. « Là, là » murmure-t-il en souriant. « Au-dessus de l'arbre regardez cette lumière qui arrive. On dirait qu'elle s'avance sur un rayon de lune. La voilà qui approche. Comme elle est belle ! » « Moi, je ne vois qu'une clarté un peu vive ». « Moi aussi » disent les autres. « Non. Je vois quelque chose qui ressemble à un corps» dit un autre en qui je reconnais le berger. qui a donné le lait à Marie. « C'est un ... c'est un ange ! » crie l'enfant. « Le voilà qui descend et s'approche ... Par terre ! À genoux devant l'Ange de Dieu ! » Un « Oh ! » prolongé et respectueux s'élève du groupe des bergers qui tombent le visage contre terre et paraissent d'autant plus frappés par l'apparition qu'ils sont plus âgés. Les plus jeunes sont à genoux et regardent l'ange qui s'approche toujours plus, et s'arrête en l'air déployant ses grandes ailes, blancheur de perles dans la blancheur lunaire qui l'enveloppe, au-dessus du mur d'enceinte. « Ne craignez pas, je ne vous porte pas malheur. Je vous apporte la nouvelle d'une grande joie pour le peuple d'Israël et pour tous les peuples de la terre. » La voix angélique, c'est une harpe harmonieuse qui accompagne des voix de rossignols ». (Maria Valtorta tome 1, chapitre 49)

 

Méditation

 

O mon âme ! Contemple les bergers de Bethléem qui sont l'image des bergers de l'Eglise. Comme ces bergers de Bethléem, ils vont annoncer à tous, la révélation reçue. Ils sont les disciples de Christ, les apôtres qui annoncent l'évangile, l'apôtre Pierre, les évêques, les prêtres, les diacres ou les recteurs de monastères, les prédicateurs, les docteurs de l'église, ceux qui s'occupent au moins de deux ou trois personnes… Les bergers de Bethléem sont évangélisés : ils sont bouleversés par la gloire du Seigneur qui, par son ange, leur annonce l'événement de Noël. Ils vont voir et trouvent Marie, Joseph et l'enfant. Ensuite, ils deviennent évangélisateurs : ils parlent, ils font connaître à tout le monde ce qu'ils ont entendu et vu. Tous s'émerveillent, et Marie garde toutes ces choses en son cœur. Et les bergers repartent louant et glorifiant Dieu. Prie pour tous les bergers actuels de l'Eglise qui donnent leur vie à Dieu pour sanctifier la tienne.


Prière


Établissez et fortifiez en moi, ô mon Dieu ! Cette foi sans foi sans laquelle je ne pourrais opérer ma sanctification ; cette foi qui est la marque distinctive de vos enfants, et comme le signe auquel ils de font reconnaître. Souvent, il est vrai, je me suis montré indigne d'une si grande faveur ; souvent j'ai repoussé les rayons de cette foi céleste lorsqu'ils s'approchaient de moi pour éclairer mon âme. Mais aujourd'hui je sens tout l'importance et la nécessité de ce don pour arriver au salut. Je vous le demande avec sincérité, et je l'attends avec confiance.

 

Résolutions : Dès ce moment, je veux faire profession d'une dévotion particulière au sacrement de l'autel : j'assisterai le plus souvent qu'il me sera possible au saint sacrifice de la Messe et je tâcherai d'avoir plus de ferveur en me persuadant que je suis le témoin de la Cène où l'adorable Eucharistie fut instituée. Je ne jugerai jamais des dispositions intérieures du prochain, sur le rapport d'autrui, ou sur d'autres apparences trompeuses. Lorsque j'entendrai proférer des médisances, je tâcherai de les faire cesser, si je le puis, ou je ne prendrai aucune part à la conversation.


Un Je vous salue Marie

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