Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

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Onzième jour

 

Notre Dame du Bon Conseil, Lumière des Apôtres

 

 

 

Apprenons combien Marie se montre vraiment la Mère du Bon Conseil pour les Apôtres aux jours de la primitive Eglise. C'est là que nous la voyons dans l'exercice plénier de sa sublime prérogative. Sa parole souveraine éclaircit tous les doutes, son autorité maternelle ramène toutes les divergences à l'unité. C'est elle qui, avant la dispersion des Apôtres, ouvre sa bouche au milieu de l'assemblée des Saints, et envoie, comme la rosée, les paroles de sa sagesse pour éclairer les princes de l'Église.

 

Comment les apôtres et les disciples auraient-ils pu connaître, si la Sainte Vierge ne les en avait instruits, les mystères de la sainte enfance et de la vie cachée de Notre-Seigneur ? Quelle autre que la divine Mère pouvait leur raconter l'annonce du Précurseur, la visite de Gabriel et son entretien avec Marie, la visite à sainte Élisabeth, la sanctification de Jean-Baptiste et le cantique de Zacharie, la naissance du Sauveur, Sa circoncision, Sa présentation au Temple, le cantique et la prophétie de Siméon, l’arrivée des mages, la fuite en Égypte, le retour à Nazareth, l'enseignement de Jésus au temple, Sa soumission à Ses parents et une foule d'autres particularités ? Où étaient les témoins de ces mystères, accomplis la plupart dans le secret de la vie domestique ? Qui, sur cette terre, les connaissait aussi bien comme Marie ? Elle seule pouvait les apprendre aux apôtres. Ceux-ci, à leur tour, en ont instruit le genre humain, en consignant dans l’Évangile, le récit de l'auguste Mère. Saint Luc en particulier s'attache à décrire les premières circonstances de l'Incarnation du Verbe : « J'ai écrit, dit-il, d'après le récit de ceux qui ont vu de leurs yeux, dès le commencement, et qui ont été les ministres du Verbe ». Sans doute, il existait encore beaucoup de témoins qui avaient assisté au commencement de la prédication du Sauveur, qui avaient vu ce qu'Il faisait et entendu ce qu'Il disait ; mais jusqu'à sa trentième année, Marie seule le savait, seule elle pouvait le dire, puisqu'à l'époque où saint Luc écrivait, saint Joseph était mort depuis longtemps. De là vient que saint Luc, historien de la vie cachée, est appelé le secrétaire de la Sainte Vierge.

 

Ainsi, pour emprunter le langage de saint Hilaire, Marie seule apprit aux apôtres ce qui fut dès le commencement, ce qu'elle entendit, ce qu'elle vit de ses yeux. Ce qu'elle contempla, ce que ses mains touchèrent du Verbe de vie, ce qu'elle avait vu dans le secret, elle le manifesta publiquement, afin que les prédicateurs apostoliques le fissent connaître au monde entier. Vous donc, successeurs des Apôtres, vous ministres du Seigneur, prédicateurs de la sainte parole, ne cessez de demander les lumières de la Mère du Bon Conseil.

 

 

 

Exemple

 

 

 

En l'année 1891, le Souverain Pontife Léon XIII donna un nouveau témoignage de sa munificence à la ville où naquit son auguste et sainte mère. Il fit décorer à ses frais une chapelle de Notre Dame du Bon Conseil, dans l'église principale de Cori. C'est dans cette église que fut baptisée Anne Bazi, devenue plus tard Comtesse Pecci. L'évêque diocésain, le Cardinal Monaco La Valette, présida les fêtes de la consécration, fêtes touchantes et gracieuses entre toutes. L'Image de la Madone, trésor d'autant plus précieux qu'il reçut au dernier siècle les hommages du bienheureux Thomas, parcourut en triomphe plusieurs rues de la ville, portée par Son Éminence sous un dais splendide que soutenaient huit des notables de Cori. Jamais procession n'avait offert un si ravissant spectacle, jamais on n'avait vu une multitude si nombreuse, si recueillie, si fervente. L’enthousiasme était universel. L’éloge du Souverain Pontife, de sa générosité, de son amour pour la Très Sainte Vierge, de son culte pour Notre-Dame du Bon Conseil courait sur toutes les lèvres. Une foule considérable se pressait dans l'église, attendant l'arrivée de la Madone. Quand la procession fut rentrée, le Cardinal plaça la douce Image sur l'autel et fit les cérémonies de la consécration. Deux inscriptions rappelleront cet heureux événement et transmettront à la postérité avec le nom de l'illustre Léon XIII celui de sa pieuse mère.

 

 

 

Prière

 

 

 

Ô Vierge, mère du Bon Conseil, faites-moi bien comprendre, faites comprendre à tous les chrétiens que, hors de l’Eglise, il n'y a point de salut, que pour être de vrais disciples de Jésus-Christ, nous devons avoir et témoigner le plus profond respect pour cette Eglise sainte, pour le successeur de Pierre chargé par le divin Maître de la gouverner sous la direction constante de l'Esprit-Saint. Que mes pensées, mes paroles, mes actions soient toutes imprégnées d'amour, de respect, de soumission aveugle envers le Vicaire de Jésus et envers ceux qui partagent avec lui le gouvernement de la sainte Eglise. Alors, ô Vierge du Bon Conseil, vous m'aimerez aussi et votre coeur maternel s'inclinera vers moi pour m'exaucer et me bénir. Ainsi soit-il.

 

 

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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