Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Quatorzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Charité

 

Le père et l'enfant sont placés à un même foyer : le premier représentant la force, demeurera pour le second, qui est la personnification de la faiblesse, un éternel mystère, si un tiers ne vient pas les rapprocher. Aussi entre le père et l'enfant, Dieu a placé, comme nous le savons bien, une médiation, la mère. Portant en elle l'autorité du père, mais tempérée par la tendresse, elle semble dire à l'enfant : Comprenez-la sous mes baisers. Portant en elle la faiblesse de l'enfant, mais embellie par le sacrifice, elle semble dire au père : Comprenez-la par les séductions de mon dévouement. Elle incline la majesté du père jusqu’à l'enfant, elle élève la naïveté de l'enfant jusqu'à la sévérité paternelle. A l'une elle donne la condescendance, à l'autre la confiance nécessaire pour que la sympathie s'établisse ; et, de cette rencontre de la force et de la faiblesse au sein des étreintes maternelles, naissent les saints amours de nos foyers.

La même chose se retrouve dans la religion. Un jour, Dieu résolut d'abaisser la hauteur des cieux pour Se mettre à la portée des affections de Sa créature. Mais il y avait trop loin, de Sa grandeur qui trône dans les splendeurs éternelles, à notre petitesse tremblante et souillée. Alors, Il place entre les deux la médiation d’une femme. Quand les temps sont accomplis, cette créature semblable à la Sagesse antique dont elle est l'image, atteint d'un extrême à l'autre. D'une main elle semble faire descendre la divinité, de l'autre faire monter l'humanité jusqu'à elle ; et quand Dieu et l'homme se furent vus de près en ses chastes entrailles, unis dans la personnalité adorable de Jésus, alors la loi de crainte cessa pour la famille surnaturelle, et la loi d'amour avait commencé. Voilà, en effet, comment s'explique l'origine de cette réciprocité sublime que le monde ne connaissait pas avant le christianisme, l'amour de Dieu pour l'homme et l'amour de l'homme pour Dieu. Voilà comment Marie est devenue le trait d'union entre le ciel et la terre, et, pour les nations comme pour les individus, la médiatrice de la sainte Charité. N'en avons-nous pas une preuve manifeste dans l'apparition miraculeuse de l'incomparable Image de Notre-Dame du Bon Conseil et dans sa continuelle bienveillance pour tous ceux qui l’implorent ?

 

Exemple

 

Une religieuse, Soeur Agathe de Jésus, raconte ce qui suit : « En passant par une des rues de la ville, je trouve plusieurs personnes, tristes et désolées devant une maison qui m'était connue : « Ma soeur, me disent ces personnes, Louise D... est très malade. Montez, nous vous en supplions, votre visite lui fera du bien ». Je connaissais parfaitement cette jeune fille, ancienne élève d'une de mes compagnes. Je monte... Je trouve la malade très mal. Ses parents sont au désespoir. Louise ne prend rien depuis une semaine ; elle rejette les boissons les plus légères. Le médecin est découragé, il ne sait que faire, que prescrire... Alors, saisissant la main de la jeune fille, je lui dis tout haut : « Louise, je sais que vous aimez la Sainte Vierge ; eh bien ! puisque les médecins n'ont pas de remèdes pour vous guérir, nous commencerons, dès ce soir, une neuvaine à Notre-Dame du Bon Conseil ». L'enfant et la mère y consentent ; quant à moi je me retire. Le soir, il faut l'avouer, j'oubliai la neuvaine ; je ne la commençais que le lendemain matin à 6 heures. Vers 8 heures, on vint m'annoncer que la malade dont la nuit avait été mauvaise éprouvait un mieux très prononcé et avait pu avaler de la tisane et du lait. Dans l'après-midi, je me rendis chez Louise ; elle était assise sur son lit, rayonnante de joie. Parents et amis furent exhortés à redoubler de confiance et de ferveur. Bref, le second jour, la malade put supporter un oeuf à la coque, le quatrième une côtelette, le cinquième elle se levait. Avant la fin de la semaine, elle se trouvait complètement guérie et reprenait ses occupations habituelles ».

 

Prière

 

Ô Mère très aimable du Bon Conseil, appliquez le baume de vos bons conseils sur les plaies de notre coeur : triomphez de sa dureté, détruisez en lui l'orgueil, la vanité, l'amour pervers des créatures ; purifiez-le de toutes ses souillures et allumez en lui une étincelle de votre amour pour Jésus. Puissions-nous à votre imitation, chercher uniquement à Lui plaire, à Le servir en tous temps et en toutes choses, et à supporter toutes les adversités avec une parfaite résignation à Sa sainte volonté. Ô Mère du Bon Conseil, qui aimez tant votre Jésus et qui désirez Le voir aimé partout, exaucez nos prières et accordez-nous la grâce que nous implorons ardemment ici à vos pieds de vivre et de mourir dans votre amour et dans celui de Jésus votre fils. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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