Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Treizième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de l’Espérance

 

Dans la famille surnaturelle, comme dans la famille naturelle, il y a une Mère qui a le ministère des saints relèvements et des pardons... Ah ! Dieu savait bien qu'il y a quelque chose de plus difficile à l'homme que de se respecter toujours, c'est de ne pas se trop mépriser quelquefois ; de plus difficile que de ne pas tomber dans les abîmes, c'est d'en sortir. Aussi, tandis que, comme Père, il serait obligé de faire justice, Il met à sa place une Mère, c'est-à-dire quelqu'un qui a tous les droits de grâce de l’amour. De cette sorte, la créature la plus immaculée qu'il y ait au ciel, éprouve de la pitié pour ce qu'il y a de plus coupable sur la terre. Jusqu'au fond de ces précipices, où personne ne vous plaint, où vous n'osez vous regarder vous-même, elle descend pour toucher vos lèpres et là, sans cesser d'être la Reine des anges, Elle devient la mère des misérables ! Marie est la Mère de l'espérance catholique. L'Eglise et Marie sont deux Vierges-mères dont les ressemblances sont si sensibles et les intérêts si communs, que dans les peintures primitives Marie était souvent représentée comme personnification de l'Eglise. Eh bien ! Que fait aujourd'hui la première en faveur de la seconde ? Ils foisonnent de toutes parts les prophètes de malheur, toujours prêts à nous annoncer la fin du monde, et partant des miséricordes divines ; mais la bonté de Dieu n'a pas fait son temps parmi nous.

Michel-Ange, dans sa fresque célèbre du jugement dernier, a représenté ce qui doit caractériser la dernière heure de l'univers avec un accent grandiose et touchant. Au premier plan, on voit Jésus qui, d’un geste foudroyant, précipite des milliers de damnés en enfer, et qui semble dire : « C'est maintenant le jugement du monde ». Au second plan, on voit une femme éperdue, qui se tient derrière Jésus aujourd'hui, parce qu'elle n'a plus le droit de se présenter devant ; une mère qui se désole parce que son pouvoir est fini ; la compatissante Marie en un mot, qui, consternée en voyant son Fils irrité pour la première fois, semble s'écrier : « Plus de satisfaction qui l’apaise, plus de prière qui le fléchisse ! »

L’aspect de cette scène finale donne le frisson ; car, ce qui exprime le mieux les angoisses du dernier jour, ce n'est pas de penser que le monde est en ruines et que Dieu est courroucé, c'est de se rappeler que la douce voix de Marie n'est plus écoutée. Sommes-nous à cette période suprême de Marie sur l'Église et sur les âmes ? Portons-nous les traits d'un peuple abandonné par la miséricorde de Marie ? Jetons les yeux sur la douce Image de la Mère du Bon Conseil qui se fait aimer de plus en plus parmi nous, et nous aurons la réponse.

 

Exemple

 

Notre-Dame du Bon Conseil se fait aimer partout : à Bangalore, dans l'Inde anglaise, c'est une jeune païenne qui avait un grand désir de se faire chrétienne. On lui avait donné une image de Notre-Dame du Bon Conseil ; elle l'avait placée dans un splendide cadre garni de diamants et de pierres précieuses et lui avait élevé un petit autel dans sa chambre. Elle tombe malade ; bientôt on perd tout espoir ; une nuit, on croit qu’elle touche à sa dernière heure. Dans cette extrémité, elle supplie les personnes qui l'entourent de la porter dans la chambre où se trouve l'Image de Notre-Dame du Bon Conseil. On se rend à sa prière. A peine couchée devant l'Image de Marie, la malade se met à l'invoquer avec ferveur et aussitôt un mieux sensible se déclare. Notre-Dame du Bon Conseil aura sans doute donné la santé du corps, comme présage de celle de l'âme...

Au Canada, Notre-Dame du Bon Conseil est tendrement aimée ; aussi Elle s'y montre généreusement débonnaire. C’est dans un hospice que s'est passé naguère le fait suivant raconté par la religieuse qui en a été témoin : « Un jeune homme que nous avions séparé des autres malades à cause d'une jambe qui tombait en pourriture et que le chirurgien ne pouvait couper à cause de sa faiblesse, a prié Notre-Dame du Bon Conseil et pris de ses images. L'amputation a pu se faire et notre cher malade a quitté l’hôpital heureux de n'y avoir laissé que cette jambe ; il attribue sa guérison aux neuf petites images qu'il a avalées».

 

Prière

 

Ô notre douce espérance, Marie Mère du Bon Conseil, vous êtes notre vie, notre joie, notre consolation. Dans cette mer du monde où la nacelle de notre âme est souvent ballottée par de furieuses tempêtes, nous nous écartons du droit chemin, et dans l’incertitude où nous sommes de la direction à suivre, il nous arrive de prendre la mauvaise, alors que nous sommes en présence de la bonne. Vous êtes notre unique étoile, le guide fidèle qui éclaire notre route et nous amène heureusement au port. O mère, tendre Mère, laissez-nous vous demander le soulagement de nos souffrances corporelles, afin d'avoir la force nécessaire pour des remèdes que vous nous indiquez pour nos plaies spirituelles. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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