Le Mois des Bergers

 

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Trentième jour

L'action de grâces

30 Décembre

 

« Les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été dit ». (Luc 2, 30).

 

I. Imitons les bergers ; quittons la crèche, finissons ce mois « glorifiant et louant Dieu » de tout ce que nous avons vu et entendu, et rendons-lui grâces pour toutes les faveurs spéciales que nous avons reçues. Jetons un regard sur le monde, sur tout ce qui nous entoure et nous approche. À combien a-t-il été donné, comme à nous, pendant ce mois de Noël, d'entendre régulièrement la voix de l'église éclairant, enseignant et exhortant les fidèles par la bouche de ses prêtres ? À combien a-t-il été donné d'être préparés à célébrer la grande fête par Dieu lui-même, dans la méditation du mystère de son avènement ? À combien est-il échu le bonheur de recevoir le Sauveur, le Christ, le fils de Dieu dans leur cœur, au jour anniversaire de sa naissance parmi les hommes ? À beaucoup sans doute ; mais à bien peu, si l'on compare leur nombre à celui des absents de nos saints temples... Pourquoi avons-nous été au nombre des privilégiés ? Ce ne sont pas nos mérites qui nous ont attiré ce bonheur ; c'est à la grâce de Dieu seule que nous le devons. Il est donc bien juste que nous élevions, vers l'auteur de la grâce, nos cœurs reconnaissants et que nous nous en retournions « glorifiant et louant Dieu ».

II. Mais qu'avons-nous entendu et vu touchant ce petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche ? Nous avons entendu la voix de tous les prophètes qui nous l'ont annoncé. On nous a répété ou mis sous les yeux, les textes des saintes Écritures, les termes mêmes dans lesquels la promesse était faite. Nous avons vu, par ses prophéties, les caractères que devait avoir le Sauveur pour le faire distinguer de tout le reste des hommes. Ce devait être un homme : « Une Vierge concevra et enfantera un fils », mais ce devait être aussi un Dieu, « et son nom sera Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous ». Il devait descendre de la race de David par le sang, et il devait être appelé « le fils du Très-Haut ». Les temps de sa venue avaient été prédits par le prophète Daniel ; la ville où il devait naître avait été appelée par son nom... Nous avons entendu toutes ces paroles et lu ces saints écrits. Eh ! Bie ! tout ne s'est-il pas accompli à la lettre depuis la promesse que Dieu fit à Ève que sa postérité écraserait la tête du serpent, depuis les prophéties d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, de David, d'Ezékiel, de Jérémie, d'Isaïe, de Daniel et des autres prophètes, jusqu'à l'annonce de l'archange Gabriel à Marie ?... Ne pouvons-nous pas dire avec les bergers que tout a été fait selon qu'il avait été dit ?... Nouveaux motifs pour nous de rendre grâces au Seigneur.

III. Mais nous qui vivons à plus de deux mille ans de l'accomplissement de ces prophéties, nous avons pu entendre et voir bien d'autres merveilles que celles qu'ont entendues et vues les bergers. À travers les siècles écoulés, nous assistons au commencement de l'œuvre de la rédemption par la vie et par la mort du Christ : « Tout est consommé ». Tout s'est vérifié, la création spirituelle du monde est faite ; le royaume de Dieu viendra. Nous assistons également, par la lecture de l'histoire, à l'accomplissement pour ainsi dire jour pour jour, heure par heure, des paroles de Jésus-Christ. Il a dit qu'il bâtissait son église sur la pierre, et nous voyons combien cette pierre est inébranlable. Il a dit que, bon pasteur, c'est lui qui nourrissait ses brebis, et la sainte Eucharistie est restée dans l'église pour être la nourriture des âmes. Il a dit qu'il serait avec nous jusqu'à la consommation des siècles, et il y est resté ; il a dit que les portes de l'Enfer ne prévaudraient pas contre son Eglise ; et ces formidables portes de l'Enfer s'ébranlent en vain depuis lors ; l’Église est là, toujours là debout, malgré les coups, malgré la rage, malgré le sang versé, malgré les erreurs répandues et soutenues à main armée... Voilà les merveilles dont nous avons entendu parler, et dont nous sommes aujourd'hui les témoins vivants… Ô Jésus ! Jésus ! notre Dieu, quelles actions de grâces vous rendre pour l'élection que vous avez faite de nous ?... Nous prendrons votre calice et votre croix et nous vous suivrons sur le chemin du ciel. Amen.

 

Résolution : Seigneur, le souvenir des grâces que vous m'avez faites pendant ce mois, ne s'effacera jamais de ma mémoire, et je vous en rendrai de continuelles actions de grâces.

Bouquet spirituel : « Qu'heureux est celui que tu as élu, Seigneur, et que tu fais approcher de toi, afin qu'il habite dans tes parvis. Nous serons rassasies des biens de ta maison et du saint lieu de ton palais ». (Psaume 65, 5).

 

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