Le Mois de Saint Joseph

 

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Douzième jour

12 mars

 

Nazareth

 

Prélude : Dans un petit atelier de modeste apparence, dont la porte est fermée, ne recevant sa lumière que par une fenêtre qui ouvre sur la campagne, Joseph travaille avec ardeur. Marie regarde avec une complaisance mêlée de compassion les gouttes de sueur qui inondent le front vénérable de son chaste époux. L'enfant Jésus prend part à ce travail : il tient la scie, il apporte le bois, il manie les clous et le marteau.

 

Méditation

 

Quand Jésus eut été retrouvé, il descendit avec Marie et Joseph, nous dit l'Evangéliste, et il vint à Nazareth; et il leur était soumis !

Voilà tout ce que l'Esprit-Saint nous a révélé des dix-huit ans qui séparent Jésus du moment où il doit commencer sa vie publique. Mais quelle gloire pour Joseph dans ce peu de mots ! Méditons-les.

Il descendit avec Joseph. Notre-Seigneur s'était déjà humilié au delà de toute imagination pendant sa première enfance. Le voilà qui descend encore des hauteurs où l'avait placé son entretien avec les docteurs de Jérusalem. Il descend, il s'abaisse, il se cache. Mais c'est avec Joseph ! heureuse créature d'avoir partagé les abaissements du Verbe fait chair, d'avoir été le confident de ses desseins miséricordieux et de ses humiliations si précieuses pour le salut des hommes.

Il vint à Nazareth. Nazareth ! En hébreu, le nom de cette ville glorieuse signifie fleur et couronne. C'est là que  la fleur de Jessé devait pendant tant d'années répandre dans le secret de la solitude ces parfums qui ravissaient les anges. C'est là qu'il devait se préparer à cette couronne douloureuse qui terminerait un jour sa mission parmi les hommes. Et Joseph est choisi du Ciel pour respirer avec les anges les parfums divins de ce Dieu fait homme, pour assister aux progrès que Jésus doit faire en âge et en grâce avant d'entrer dans ce ministère qui commence sa vie ici-bas.

Et il leur était soumis. Soumis à Joseph, à qui il obéissait comme à son Père ! Ô langue des anges ! prêtez-moi vos accents pour redire les grandeurs de celui à qui Dieu même a voulu obéir, au prix de tant de fatigues, d'un travail si grossier et si continuel !

 

solution : Unir souvent son travail à celui de Notre Seigneur à Nazareth.

 

Bouquet spirituel : « Il descendit avec Joseph à Nazareth ». (Luc 2, 5).

 

Exemple

Secours dans l'oraison

 

Pendant longtemps, raconte une jeune religieuse, je ne pouvais méditer sans être accablée des distractions les plus extravagantes, ce qui m'affligeait beaucoup. Or, un jour qu'accablée de tristesse, je me plaignais à Dieu de cette grande misère, je me sentis poussée à implorer le secours de saint Joseph. Fidèle à cette inspiration de la grâce, je le fis avec une grande confiance, et non seulement je fus délivrée de mes distractions mais encore j'arrivai en fort peu de temps à l'oraison de quiétude. J'ai fait une expérience qui m'étonne, c'est que je ne puis méditer ! sur les vertus et les perfections de saint Joseph qu'à la manière des plus sublimes mystères, c'est-à-dire par voie d'admiration et d'anéantissement. Je ne saurais énumérer toutes les grâces signalées dont je lui suis redevable. Si je veux me lever avant l'heure ordinaire, je lui fais une prière avant de m'endormir, et je m'éveille toujours à l'heure dite. Un simple désir que je lui manifeste me délivre de mauvais songes, et j'obtiens aussi facilement de ce grand saint de n'avoir pendant le jour que de bonnes pensées. (P. de Barry, Dévotion à saint Joseph).

 

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Prières à Saint Joseph composées par Saint Alphonse de Liguori

Pour être récitées les sept jours consécutifs précédant la fête du 19 mars

 

12 mars

 

Ô saint patriarche, par la peine que vous avez ressentie en voyant naître le Verbe divin dans une étable, si pauvre, sans feu et sans langes, et en l'entendant se plaindre du froid qu'il éprouvait, je vous prie de m'obtenir une véritable douleur de mes péchés, cause des larmes de Jésus. Par la consolation que vous avez ensuite ressentie en voyant pour la première fois Jésus enfant dans la crèche, si beau et si gracieux, en sorte que votre cœur, à partir de ce moment, commença de brûler d'un amour plus ardent envers un enfant aussi aimant et aussi aimable ; obtenez-moi la grâce de l'aimer, moi aussi, d'un grand amour sur cette terre, pour un jour le posséder en paradis.

Et vous, ô Marie, Mère de Dieu et ma Mère, recommandez-moi à votre Fils et obtenez-moi le pardon de tous les péchés que j'ai commis contre lui, et la grâce de ne plus l'offenser.

Et vous, ô mon bien-aimé Jésus, pardonnez-moi par amour pour Marie et pour Joseph, et donnez-moi la grâce de pouvoir un jour vous contempler en paradis, vous y louer et y aimer votre divine beauté et cette bonté qui vous a fait petit enfant par amour pour moi. Je vous aime, ô mon Jésus. Je vous aime, mon Dieu, mon amour, mon tout !

 

Saint Joseph (Beaulieu)

 

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