16 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 10/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Deuxième semaine

Avec la Vierge Marie

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Premier jour

Consécration de la féminité


La Bible affirme que la femme est la gloire de l'homme (1 Co 11: 7), dans le langage biblique, la gloire traduit avant tout un rayonnement, ce qui suppose une lumière intérieure qui se manifeste à l'extérieur, l'émanation d'une beauté qui se donne à contempler. Le poète Tagore écrit: Tu vins un instant auprès de moi et tu m'émus par le grand mystère de la femme qui bat au cœur de la création ». Nous pouvons parler d'un mystère de la femme, c'est à dire, le plan caché de Dieu, en relation avec le salut du monde. Marie est l'incarnation de ce mystère par sa beauté (songeons à cette mystérieuse parole de Dostoïevski: la beauté sauvera le monde), par son intériorité, par sa force contre les puissances du mal. La beauté de Marie est faite d'harmonie et de pureté, de vertus et d'une puissance d'amour inépuisable. « Elle est si belle qu'on voudrait mourir pour la revoir », dit Sainte Bernadette Soubirous. Tous les voyons disent que sa seule vue ravit l'âme et la met en contact avec Dieu. Si la mission de l'homme réside avant tout dans l'agir, celle de la femme est avant tout dans le rayonnement de son être, elle est invitation pour l'homme à être et à aimer. Dans le Judaïsme, les femmes sont dispensées d'un grand nombre de commandements, particulièrement dans la prière, car elles sont considérées comme naturellement religieuses, naturellement en communion avec le divin. L'atteinte à la féminité dans l'image du corps et dans le rôle voulu par Dieu met en échec les plans de Dieu, elle est une autodestruction, une stérilisation de la vie. Retrouver sa féminité est le plus grand bien qu'une femme puisse faire à elle-même d'abord, mais à l'homme, à la famille et à la société.

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Antienne


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi. (Cantique des Cantiques 4: 7).

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La Parole de Dieu


Jésus va plusieurs fois appeler Sa Mère: « Femme », et chaque fois dans des situations où le Salut du monde est en jeu, comme aux Noces de Cana, où « Femme », provoque le Nouvel Adam à accomplir son premier miracle, autrement dit, à inaugurer son ministère. Marie hâte l'heure de la Rédemption. La femme est au commencement avec Eve, et à la fin avec Marie, la Femme revêtue de soleil, elle est au centre de l'histoire du Salut avec l'Annonciation.


Jean 2: 1-5


Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira.


L'eau sera changée en vin, le vin en Sang et le Sang en Feu de l'Esprit à la Pentecôte, chaque fois, en présence de la Femme.


Jean 19: 25-27


Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.


Apocalypse 12: 1-11


Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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L'enseignement de l'Eglise


Dans l'enseignement de l'Eglise, seul Jean Paul II nous découvre le mystère de la femme en tant que telle, aussi, nous faut-il le citer longuement, dans « La Dignité et la Vocation de la Femme ».


Mulieris Dignitatem, § 10-11 (extraits)


L'être humain, homme ou femme, est une personne et donc la «seule créature sur terre que Dieu ait voulu pour elle-même»; et en même temps cette créature-là, absolument unique, «ne peut se trouver que par le don désintéressé d'elle-même». C'est là que prend naissance le rapport de «communion» dans lequel trouvent leur expression l'«unité des deux» et la dignité personnelle de l'homme et de la femme. (§ 10) (…) De nos jours, la question des «droits de la femme» a pris une portée nouvelle dans le vaste contexte des droits de la personne humaine. Eclairant ce programme constamment déclaré et rappelé de diverses manières, le message biblique et évangélique sauvegarde la vérité sur l'«unité» des «deux», c'est-à-dire sur la dignité et la vocation qui résultent de la différence et de l'originalité personnelles spécifiques de l'homme et de la femme. C'est pourquoi même la juste opposition de la femme face à ce qu'expriment les paroles bibliques « lui dominera sur toi » (Gn 3, 16) ne peut sous aucun prétexte conduire à « masculiniser » les femmes. La femme ne peut, au nom de sa libération de la « domination » de l'homme, tendre à s'approprier les caractéristiques masculines, au détriment de sa propre « originalité » féminine. Il existe une crainte fondée qu'en agissant ainsi la femme ne « s'épanouira » pas mais pourrait au contraire déformer et perdre ce qui constitue sa richesse essentielle. Il s'agit d'une richesse énorme. Dans la description biblique, l'exclamation du premier homme à la vue de la femme créée est une exclamation d'admiration et d'enchantement, qui a traversé toute l'histoire de l'homme sur la terre. Les ressources personnelles de la féminité ne sont certes pas moindres que celles de la masculinité, mais elles sont seulement différentes. La femme, comme l'homme aussi, du reste, doit donc envisager son épanouissement personnel, sa dignité et sa vocation, en fonction de ces ressources, selon la richesse de la féminité qu'elle a reçue le jour de la création et dont elle hérite comme une expression de l' « image et ressemblance de Dieu » qui lui est particulière. Ce n'est que dans ce sens que peut être surmonté aussi l'héritage du péché qui est suggéré par les paroles de la Bible: « Le désir te portera vers ton mari, et lui dominera sur toi ». Dépasser ce mauvais héritage est, de génération en génération, un devoir pour tout être humain, homme ou femme. En effet, dans tous les cas où l'homme est responsable de ce qui offense la dignité personnelle et la vocation de la femme, il agit contre sa propre dignité personnelle et contre sa vocation. (§ 10) (…) Il est difficile de comprendre pourquoi les paroles du protévangile mettent aussi fortement en relief la « femme » si l'on n'admet pas qu'en elle l'Alliance nouvelle et définitive de Dieu avec l'humanité, l'Alliance dans le sang rédempteur du Christ, a son commencement. (§ 11) (…) La «femme» du protévangile est inscrite dans la perspective de la Rédemption. La comparaison entre Eve et Marie peut se comprendre aussi dans le sens que Marie assume en elle-même et fait sien le mystère de la «femme» dont le commencement est Eve, « la mère de tous les vivants » (Gn 3, 20) (§ 11) (…) Marie signifie, en un sens, dépasser les limites dont parle le Livre de la Genèse (3, 16) et revenir vers le « commencement» où l'on retrouve la « femme » telle qu'elle fut voulue dans la création et donc dans la pensée éternelle de Dieu, au sein de la très sainte Trinité. Marie est « le nouveau commencement » de la dignité et de la vocation de la femme, de toutes les femmes et de chacune d'entre elles. La clé pour comprendre cela peut se trouver en particulier dans les paroles placées par l'évangéliste sur les lèvres de Marie après l'Annonciation, lors de sa visite à Elisabeth: « Il a fait pour moi de grandes choses » (Lc 1, 49). Ces paroles concernent évidemment la conception de son Fils, qui est le « Fils du Très-Haut » (Lc 1, 32), le « saint » de Dieu; mais en même temps elles peuvent signifier aussi la découverte du caractère féminin de son humanité. « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses »: telle est la découverte de toute la richesse, de toutes les ressources personnelles de la féminité, de l'originalité éternelle de la « femme » telle que Dieu l'a voulue, personne en elle-même, qui se trouve en même temps «par le don désintéressé d'elle-même».


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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L'exemple de la Famille Martin


Sainte Edith Stein affirme que « la femme est la colonne invisible de l'Eglise ». Dans la Famille Martin, nous voyons comment Zélie joue ce rôle central qui relie les réalités matérielles à celles du Ciel. Elle écrit à son frère, dont la droguerie vient de brûler.


« J'ai dit à ma soeur de ne pas se creuser la tête pour cela, qu'il n'avait qu'une chose à faire: prier le Bon Dieu, car ni elle, ni moi, ne pouvions t'aider d'une autre manière. Mais Lui, qui n'est pas embarrassé, nous tirera de là quand Il trouvera que nous avons assez souffert et alors, tu reconnaîtras que ce n'est ni à tes capacités, ni à ton intelligence que tu dois ta réussite, mais à Dieu seul, comme moi et mon point d'Alençon. Cette conviction est très salutaire, je l'ai éprouvée par moi-même. Tu sais que nous sommes tous portés à l'orgueil et je remarque souvent que ceux qui ont fait leur fortune sont, pour la plupart, d'une suffisance insupportable. Je ne dis pas que j'en serais venue là, ni toi non plus, mais nous aurions été plus ou moins entachés de cet orgueil. Puis il est certain que la prospérité constante éloigne de Dieu. Jamais Il n'a conduit ses élus par ce chemin-là; ils ont auparavant passé par le creuset de la souffrance pour se purifier » (Lettre 90, Correspondance Familiale, Editions du Cerf).


« Crois-tu qu'elle aime déjà la toilette? Quand on lui dit qu'on doit aller promener, elle court vite à l'armoire où est sa plus belle robe et tend sa figure en disant « me débarbouiller ». Je trouve tout cela merveilleux, comme si ce n'était pas naturel » (Lettre 2, de Zélie à Isidore, Correspondance Familiale)


Pour le retour de son épetit ange », Zélie lui prépare une toilette bleu ciel avec de petits souliers bleus, une ceinture bleu et une jolie capeline blanche. « Ce sera charmant, dit-elle, je me réjouis à l'avance d'habiller cette poupée-là « . (Docteur Cadéot, Zélie Martin, Ed. F.X. De Guibert)


Dans la métaphore de la pêche, Thérèse nous montre le rôle de la beauté extérieure et celle de la beauté de l'être. N'y-a-t-il pas là une belle image du corps de la femme dans ses différents âges?


« Voici une belle pêche, rosée et si sucrée que tous les confiseurs ne sauraient imaginer une si douce saveur. Dis-moi ma Céline, est-ce que pour la pêche, le Bon Dieu a créé cette jolie couleur rose si veloutée et si agréable à voir et à toucher? Est-ce pour elle encore qu'Il a dispensé tant de sucre?... Mais non, c'est pour nous et non pas pour elle. Ce qui lui appartient, ce qui fait l'essence de sa vie c'est son noyau, nous pouvons lui enlever toute sa beauté sans lui enlever son être. Ainsi Jésus se plaît à prodiguer ses dons à quelques-unes de ses créatures, mais bien souvent, c'est pour s'attirer d'autres coeurs, et puis quand son but est atteint, il fait disparaître ces dons extérieurs, il dépouille complétement les âmes qui Lui sont les plus chères. En se voyant dans une aussi grande pauvreté, ces bonnes petites âmes ont peur, il leur semble qu'elles se sont bonnes à rien puisqu'elles reçoivent tout des autres et ne peuvent rien donner, mais il n'en est pas ainsi, l'essence de leur être travaille en secret, Jésus forme en elles le germe qui doit se développer là-haut dans les célestes jardins des cieux ». (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Oeuvres Complètes, Lettre N° 147, Editions du Cerf).


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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Prière consécratoire


Marie, Eve nouvelle, je Vous consacre ma féminité, tout ce qui en moi refuse cette vocation de  femme. Je renonce à toute tentation de compétition, inconsciente ou non, par rapport à l'homme, pour entrer pleinement dans le désir de me donner, sans retour sur moi-même, à Votre exemple. Marie, miroir de pureté angélique, je Vous consacre toute mon énergie, pour qu'elle soit avant tout spirituelle, que je sois attentive et présente au monde céleste, afin d'être colonne invisible de l'Eglise et aussi de la petite église domestique que Vous m'avez confiée. Marie, Beauté au-dessus de toutes beautés, je Vous consacre l'image que j'ai de moi-même, afin que je trouve ma beauté en Vous, la Toute Pure, et dans l'oblativité de ma vie.


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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Exercice


Dans cet exercice, on méditera d'abord sur la beauté spirituelle et physique de Marie. Sa douceur. A quoi je la reconnais, comme se caractérise-t-elle? A l'intérieur et à l'extérieur. Sa beauté physique et spirituelle. L'harmonie entre les deux. Sa force. Où réside sa force? Comment se manifeste-t-elle? Y a-t-il le moindre soupçon de violence dans cette puissance? Quelle est sa place dans la famille, dans l'Eglise, dans le monde? Je me demande, maintenant que je perçois bien la Sainte Vierge, quelles qualités me manquent et que je voudrais avoir. J'imagine Marie assise en face de moi. Je ferme les yeux, je me lève et vais m'asseoir en Marie. Je ressent tout ce qu'elle ressent et fais l'expérience des qualités que je désire acquérir. Je retourne m'asseoir à ma place, j'ouvre les yeux et pense à l'avenir. Comment vais-je me comporter dans le futur avec ces ressources nouvelles?

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14 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 9/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Huitième jour

Consécration de l'identité sociale


On confond souvent l'engagement social avec le militantisme politique. Ce dernier revêt un caractère religieux avec ses meetings, ses réunions, ses célébrations, ses « processions », nous sommes donc tentés de nous tenir à l'écart de ces activités qui pourraient se trouver en contradiction avec notre Foi. Cependant l'Eglise nous dit que la famille est précieuse pour la rendre présente et vivante dans la société séculière. Louis Martin n'a jamais eu honte de témoigner de sa Foi et de vivre sa Foi sur la place publique. Nous sommes bien timides, intimidés par l'esprit du monde, nous craignons de manquer de respect envers les autres et nous cachons tout signe d'appartenance au Christ. Ce que nous vivons dans la famille doit déborder à l'extérieur et rayonner. Nous devons toujours tenir table ouverte, garder la place du pauvre. Bien plus, il nous faut aller au-devant des pauvres, là ou ils se trouvent, organiser des secours, provoquer à la solidarité. C'est d'abord le rôle de l'homme qui entraînera sa famille dans l'exercice de la Charité. L'enseignement du Christ est formel: « Ce que vous aurez fait au plus petit, c'est à Moi que vous l'aurez fait ». Ces paroles sont prononcées dans le contexte du jugement dernier. Comment ne pas évoquer cette maxime de Saint Jean de la Croix: « Au soir de la vie, nous serons jugés sur l'amour »? La grande difficulté est de reconnaître la beauté du Christ dans des êtres totalement défigurés sur le plan moral ou physique. Nous préférerions des pauvres bien propres, alors qu'il s'agit de lépreux, des malades comme chacun d'entre nous de la lèpre du péché.

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Antienne


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! (Matthieu 5: 6).

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Parole de Dieu


Matthieu 25: 34-40


Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.


1 Jean 3: 14-19


Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant lui.


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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L'enseignement de l'Eglise


Face à Dieu qui l'interroge sur le sort d'Abel, Caïn, au lieu de se montrer troublé et de demander pardon, élude la question avec arrogance: « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère? » (Gn 4, 9). « Je ne sais pas »: par le mensonge, Caïn cherche à couvrir son crime. C'est ainsi que cela s'est souvent passé et que cela se passe quand les idéologies les plus diverses servent à justifier et à masquer les crimes les plus atroces perpétrés contre la personne. « Suis-je le gardien de mon frère? »: Caïn ne veut pas penser à son frère et refuse d'assumer la responsabilité de tout homme vis-àvis d'un autre. On pense spontanément aux tendances actuelles qui font perdre à l'homme sa responsabilité à l'égard de son semblable: on en a des symptômes, entre autres, dans la perte de la solidarité à l'égard des membres les plus faibles de la société – comme les personnes âgées, les malades, les immigrés, les enfants –, et dans l'indifférence qu'on remarque souvent dans les rapports entre les peuples même quand il y va de valeurs fondamentales comme la survie, la liberté et la paix. (Jean Paul II, Evangelium Vitae, § 8).


Puisque le Créateur a fait de la communauté conjugale l'origine et le fondement de la société humaine, la famille est devenue la cellule première et vitale de la société. La famille a des liens organiques et vitaux avec la société parce qu'elle en constitue le fondement et qu'elle la sustente sans cesse en réalisant son service de la vie: c'est au sein de la famille en effet que naissent les citoyens et dans la famille qu'ils font le premier apprentissage des vertus sociales, qui sont pour la société l'âme de sa vie et de son développement.  Ainsi donc, en raison de sa nature et de sa vocation, la famille, loin de se replier sur elle-même, s'ouvre aux autres familles et à la société, elle remplit son rôle social. La vie familiale est expérience de communion et de participation. (Jean Paul II, Les Tâches de la Famille Chrétienne, § 42).


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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L'exemple de la Famille Martin


Accostant en gare un épileptique totalement dénué de ressources et mourant d'inanition, Monsieur Martin tire son chapeau, y verse une généreuse aumône et n'hésite pas à quêter à la ronde dans les salles de pas perdus. Les pièces pleuvent nombreuses dans cette sébile d'un nouveau genre et le malade, pleurant de joie, peut enfin se restaurer et regagner son pays. Voici plus méritoire encore: dans une rue fréquentée, le bon samaritain rencontre, gisant à terre, un ouvrier tombé d'ivresse, sa boîte à outils près de lui. Les passant regardent et se détournent, peu soucieux de s'exposer aux hoquets de l'individu, Monsieur Martin se penche sur lui, l'empoigne, le soulève avec son attirail, et, lui donnant le bras, le conduit à son logis, quitte à lui faire, le lendemain, une utile semonce. Il aime à se dépenser ainsi sans mesurer le qu'en-dira-t-on, ni le péril. Excellent nageur, qui compte plusieurs sauvetages à son actif, il s'improvise soldat du feu quand sonne l'alarme d'incendie. C'est ainsi qu'il se porta tout seul au secours d'une personne âgée et l'arracha aux flammes. Chez lui, où l'on connaît sa bravoure téméraire, on tremble pour sa vie; quand il tarde, on redoute qu'il ne lui soit arrivé malheur. (Père Piat, Histoire d'une Famille, Editions Téqui)


Malgré ses multiples occupations, il trouvait le temps d'aller à la pêche, de jouer au billard et même de faire son cidre lui-même. Dans le domaine social, lecteur du journal La Croix, Louis Martin s'intéresse donc à l'oeuvre d'Albert de Mun qui avait quitté l'armée, comme son père, avec le grade de capitaine et avait pour but de remédier à la détresse des ouvriers en rappelant aux riches leurs devoirs à leurs égard. Le premier cercle fut fondé à Belleville, le 7 avril 1872. Louis Martin fut l'un des premiers souscripteurs du Cercle d'Alençon, avec son ami Vial Romet, lors de sa fondation, le 25 novembre 1875. (Docteur Cadéot, Louis Martin, Ed. François-Xavier de Giubert).


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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Prière consécratoire


Reine des cieux, Vous que Saint François appelait sa « Poverella », sa Petite Pauvre, conduisez-nous dans l'esprit des béatitudes, enseignez-nous la pauvreté dans l'Esprit des Béatitudes, dépouillés par le souffle de Dieu, doux et humbles de cœur. Mère de Miséricorde, communiquez-nous Votre Bel Amour, Votre prédilection pour les tout-petits, pour les plus blessés, inspirez-nous des nouvelles manières de témoigner du don total de Votre Fils Jésus-Christ dans la société où nous sommes insérés.


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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Exercice


Nous pourrions intituler cet exercice « voir comme Dieu voit ». L'Epitre aux Corinthiens nous dit que l'amour ne soupçonne pas le mal, que l'amour croit tout, excuse tout. Or, Dieu est amour, il ne nous juge pas, il nous considère avec miséricorde. Si nous devons éviter le péché ce n'est pas par peur de la condamnation, au contraire nous devons cultiver la confiance, mais parce que nous faisons souffrir Celui qui nous aime. C'est par amour et seulement par amour et non par crainte. Voir comme Dieu c'est souffrir de la souffrance de l'autre et lui pardonner tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il pourrait faire. Recherchons donc dans notre entourage des personnes que nous avons du mal à aimer et posons-nous ces questions: Quelle blessure est à l'origine de ce comportement que je juge mauvais? (Il nous faut souvent beaucoup de temps, de psychologie et d'honnêteté pour admettre qu'à l'origine de ce que nous n'aimons pas et ne comprenons pas, il y a une blessure d'amour). Quelles souffrances accompagnent ces blessures? (Essayons de ressentir en nous les souffrances que la personne éprouve). Imaginons maintenant que nous sommes le père, la mère de ces personnes, un parent capable de s'approprier l'hymne à l'amour de Chapitre 13 des Corinthiens. Considérons notre enfant avec ses blessures et ses souffrances, comment réagissons-nous? Ne désirons-nous pas le protéger, lui donner plus d'amour qu'aux autres enfants plus « normaux »?

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11 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 8/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Septième jour

Consécration de notre identité sponsale


Le Sacrement du mariage n'a pas d'équivalent dans le monde, nous n'avons d'autre point de repère que dans la Sainte Trinité et dans la Sainte Famille car il est participation au mystère de Dieu. Dès les origines le Créateur dit qu'il n'est pas bon pour l'homme d'être seul, littéralement que ce n'est pas un bonheur pour lui. Il va donc le faire homme et femme et de leur union naît l'amour qui est la tierce personnes comme de l'union du Père et du Fils naît le Saint Esprit. La relation de dualité n'existe pas. C'est poursuivre une chimère que d'aspirer à une unité des deux qui ne serait pas orientée vers le don des deux en une troisième personne. Chaque Sacrement n'existe que dans sa matière. Comme dans l'Eucharistie la matière est le pain et le vin, comme dans le baptême la matière est l'eau, dans le Sacrement du Mariage la matière est le corps tel que Dieu l'a voulu sans honte, sans culpabilité, sans peur, sans désir égoïste que la théologie appelle concupiscence. Nous voyons qu'une telle union charnelle est humainement impossible, le mariage n'est donc possible que dans le recours au secret (sacramentum, en latin) de la vie divine. De plus l'union charnelle ne doit pas être considérée uniquement sur le plan sexuel. Joseph et Marie n'ont pas connu ce genre d'union et pourtant ils formaient une seule chair, nous pourrions dire que Joseph vivait dans le corps et dans le Cœur de Marie et que Marie vivait dans le corps et dans le Cœur de Joseph, ils ne sont pas restés extérieurs l'un à l'autre. Dans le Judaïsme biblique, après la signature du contrat de mariage, les époux vivaient un temps de « fiançailles », d'un an. Ce qui explique que Marie n'habitait pas encore chez son époux lors de l'Annonciation. Ce temps était réservé à la consommation du mariage d'une manière intériorisée, on devenait une seule chair avant même que les corps s'unissent pour la procréation. C'est ce que firent Louis et Zélie Martin. Un mariage blanc est invalide dans le Christianisme. Nous ne sommes bien sûr pas à la hauteur d'une telle vocation, mais, c'est en célébrant quotidiennement le mystère des épousailles, comme le Prêtre célèbre tous les jours l'Eucharistie, que nous grandissons dans ce mystère qui nous fait entrer dans l'union de l'Eglise et du Christ et dans les noces éternelles de l'Agneau, dans la contemplation et dans la participation à l'amour trinitaire qui est notre vocation pour l'éternité.

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L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous. (Epître à Diognète).

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Parole de Dieu


Tobie 8: 5-8


Tu es béni Dieu de nos pères et Ton Nom est béni das tous les siècles des siècles! Que Te bénissent les cieux, et toutes Tes créatures dans tous les siècles! C'est toi qui as créé Adam, c'est Toi qui as créé Eve sa femme, pour être son secours et son appui, et la race humaine est née de ces deux-là. C'est Toi qui as dit: « Il ne faut pas que l'homme reste seul, faisons-lui une aide semblable à lui ». Et maintenant, ce n'est pas le plaisir que le cherche en prenant ma soeur, mais je le fais d'un cœur sincère. Daigne avoir pitié d'elle et de moi et nous mener ensemble à la vieillesse! Et ils dirent de concert: « Amen, Amen! Et ils se couchèrent pour la nuit.


Genèse 2: 21-25


Alors le Seigneur Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Le Seigneur Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte.


Matthieu 19: 3-6


Les pharisiens l'abordèrent, et dirent, pour l'éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque? Il répondit: N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.


Ephésiens 5: 24-33


Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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L'enseignement de l'Eglise


« Le corps de l’homme participe à la dignité de l’" image de Dieu ": il est corps humain précisément parce qu’il est animé par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine toute entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit (cf. 1 Co 6, 19-20 ; 15, 44-45) :Corps et âme, mais vraiment un, l’homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l’homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit ressusciter au dernier jour ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 364).


« Créés ensemble, l’homme et la femme sont voulus par Dieu l’un pour l’autre. La Parole de Dieu nous le fait entendre par divers traits du texte sacré. « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie » (Gn 2, 18). Aucun des animaux ne peut être ce « vis-à-vis » de l’homme (Gn 2, 19-20). La femme que Dieu « façonne » de la côte tirée de l’homme et qu’il amène à l’homme, provoque de la part de l’homme un cri d’admiration, une exclamation d’amour et de communion: « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair » (Gn 2, 23). L’homme découvre la femme comme un autre « moi », de la même humanité. L’homme et la femme sont faits « l’un pour l’autre »: non pas que Dieu ne les aurait faits qu’« à moitié » et « incomplets »; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être « aide » pour l’autre parce qu’ils sont à la fois égaux en tant que personnes (« os de mes os... ») et complémentaires en tant que masculin et féminin (MD 7). Dans le mariage, Dieu les unit de manière que, en formant « une seule chair » (Gn 2, 24), ils puissent transmettre la vie humaine: « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre » (Gn 1, 28). En transmettant à leur descendants la vie humaine, l’homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d’une façon unique à l’œuvre du Créateur. (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 371-372)


« Quand l'être humain, Adam, se réveille de sa torpeur, et qu'il voit l'être féminin tiré de lui, il découvre la signification sponsale du corps, c'est à dire qu'il saisit, à travers la « nudité » de l'autre, qu'il est fait pour la « communion des personnes » et la communion des personnes signifie exister l'un pour l'autre, dans une relation de don. Le don se révèle pour ainsi dire une caractéristique particulière de l'existence personnelle, ou mieux, de l'essence même de la personne. Et cette relation est précisément la conclusion de la solitude originelle de l'homme ». C'est précisément du fond de cette solitude originelle que l'homme émerge dans la dimension du don réciproque, dont l'expression est le corps humain, dans toute la vérité originelle de sa masculinité et féminité. Le corps, qui exprime la féminité pour la masculinité et vice-versa, la masculinité pour la féminité, manifeste la réciprocité et la communion des personnes. Il l'exprime dans le don comme caractéristique fondamentale de l'existence personnelle. Voici ce qu'est le corps: un témoin de la création en tant que don fondamental, un témoin d'amour comme source dont est né le fait même de donner. La masculinité-féminité est le signe originel d'une donation créatrice, d'une prise de conscience de la part de l'être humain, homme ou femme, d'un don vécu, pour ainsi dire, de la manière originelle. C'est avec cette signification-là que le sexe prend place dans la théologie du corps ». (Jean Paul II, Discours du 9 janvier 1980).


La fidélité exprime la constance dans le maintien de la parole donnée. Dieu est fidèle. Le sacrement du mariage fait entrer l’homme et la femme dans la fidélité du Christ pour son Église. Par la chasteté conjugale, ils rendent témoignage à ce mystère à la face du monde. Saint Jean Chrysostome suggère aux jeunes mariés de tenir ce discours à leur épouse: « Je t’ai prise dans mes bras, et je t’aime, et je te préfère à ma vie même. Car la vie présente n’est rien, et mon rêve le plus ardent est de la passer avec toi, de telle sorte que nous soyons assurés de n’être pas séparés dans celle qui nous est réservée ... Je mets ton amour au-dessus de tout, et rien ne me serait plus pénible que de n’avoir pas les mêmes pensées que les tiennes ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2365).


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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L'exemple de la Famille Martin


Ces croyants d'élite, qui ont commencé par s'interdire les relations conjugales, évoquent la fraicheur de tendresse qui unissait à la Reine Marguerite le Roi Chevalier, Louis de Poissy. Entre les deux conjoints, il y a un lien substantiel, le Christ. Leurs mains ne sont étreintes que soudées aux siennes. Ils savent que le mariage est un sacrement des vivants dont ils sont eux-mêmes les ministres, un sacrement permanent qui vivifiera de Sa Grâce le cours entier de leur existence. La communauté ainsi fondée se trouve spiritualisée dans son essence. Elle prend un style quasi sacerdotal. La Sainteté, loin de dessécher l'amour, en fait une création continue, un chef d'oeuvre de compréhension mutuelle, de dévouement désintéressé, de don totale dans l'oubli de soi. Leur vie à deux n'est pas un égoïsme dans le mariage – ce dont il avaient l'instinctive horreur – ni une évasion mystique hors du mariage – ce dont il eurent peut être la tentation subtile, – mais une ascension collective dans et par le mariage. Ainsi réalisèrent-ils en plénitude le plan du Créateur. L'amour que se vouèrent ces chrétiens n'est pas quitessencié, sublimé, raffiné au point d'en paraître désincarné. Il joint les ferveurs de fiancés à toutes les délicatesses de la Charité, aux confidences surnaturelles de l'amitié. L'épouse admire son époux. Après quatre ans et demi d'union, elle écrit à son sujet: « Je suis toujours très heureuse avec lui, il me rend la vie bien douce. C'est un saint homme que mon mari, j'en désire un pareil à toutes les femmes, voilà le souhait que je leur fais pour la nouvelle année ».


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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Prière consécratoire


O Marie, épouse de Saint Joseph, épouse de Dieu et qui vivez dans la Trinité Sainte, nous Vous consacrons le moment de notre mariage, dévoilez-nous la profondeur du mystère sponsal. Vous qui avez connu la solitude du cœur et du corps, apprenez-nous à ne chercher que Dieu, à ne trouver qu'en Lui la solution à nos limites humaines. Vous qui êtes l'épouse parfaite, la vivante image de l'Eglise, apprenez-nous à célébrer chaque jour notre mariage dans tous les actes de notre vie. Apprenez-nous la Charité qui ne soupçonne pas le mal mais qui croit tout et espère tout.


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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Exercice


L'union n'est pas fusion. Comme la Trinité ne peut se concevoir dans une distinction des personnes, le couple doit vivre dans le respect e l'autre en tant qu'autre, on ne peut unir que ce qui est distinct. Seuls deux adultes, c'est à dire des personnalités mûres, autonomes (mais non indépendantes) et responsables d'elles-mêmes peuvent vivre une communion, une commune union, une unité. L'amour du semblable est une idée chère aux philosophes Grecs mais elle n'est pas chrétienne. C'est Carl-Gustav Jung qui a montré que l'homme cherche son anima dans l'autre, c'est à dire une projection de l'image féminine qu'il porte en lui, image formée dans l'enfance et imprimée dans la mémoire, influencée par l'aspect physique et la personnalité maternelle, par les toutes premières impressions sensorielles, par les premières émotions érotiques. Là encore nous ne sommes pas dans le respect de l'autre mais dans la recherche de nous-mêmes. Pour que le Sacrement soit valide, nous devons être conscient de tout cela au moment du mariage. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour revisiter le moment où nous avons fait alliance et nous ajuster au sacrement. Notons que le Sacrement est indissoluble, on ne l'annule pas. Ce que l'on appelle annulation du mariage est la reconnaissance par l'Eglise qu'il n'y a jamais eu Sacrement. Nous ne devons donc pas considérer cette procédure à la légère. Découvrons, au contraire, que nous avons vécu un mystère qui nous dépasse infiniment et rendons grâce. Dans  cet exercice, nous allons: relire les textes de la liturgie du mariage pour en redécouvrir la beauté et les exigence. Reprendre notre préparation au mariage en considérant notre maturité: comment aujourd'hui être plus mûr, plus adulte, plus autonome sur le plan physique, psychologique et spirituel, plus responsable. Considérer notre désir de nous livrer inconditionnellement à un autre, totalement autre avec ses besoins propres, sa vocation propre, ses donc et toutes ses différences. Voir que le conjoint n'est plus le même que celui que nous avons épousé, tant sur le plan physique, que psychologique et spirituel. Nous découvrons alors ce que nous cherchions en lui de semblable à nous ou de complémentaire, il nous faut refaire le choix et nous souvenir de nos engagements. Relire notre désir de donner la vie, de nous donner aux autres (en général le choix des textes de la Messe de mariage nous rappelle la générosité de notre cœur à  cette époque). Actualiser le Sacrement au cours d'une Messe.

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07 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 7/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Sixième jour

Consécration de notre identité spirituelle


Notre paternité se se borne pas à être des géniteurs et des éducateurs, nous devons également, au sein de la famille, être des pères spirituels. Cela est possible par exemple, la prière et la parole. Thérèse, en regardant son père vivre et prier a su ce qu'était la sainteté. Le père est le liturge de la famille: Saint Joseph conduisait quotidiennement la prière familiale, Jésus le voyait prier à la synagogue toutes les semaines, et au Temple au moins trois fois par an, pour les fêtes de pèlerinage. Monsieur Martin a enseigné par son exemple, ce qu'est la Charité Chrétienne, l'accueil du pauvre, le sens de la justice et de la miséricorde. Ses paroles ont été des occasions de cheminement spirituel. Il a enseigné également ce qu'est l'oblativité, le don de soi désintéressé en donnant ses cinq filles à l'Eglise, renonçant ainsi à toute descendance humaine. Le père est également le transmetteur de la Parole de Dieu. Comme ce point est oublié alors que nous trouvons aujourd'hui des missels comme Ephata qui permettent au père de lire la Parole en famille et d'initier un commentaire! « Le père en tant qu'il est géniteur (la semence de l'homme se dit zarakh, d'une racine qui signifie souvenir – mémoire, en hébreux) mais aussi parce qu'il forme son enfant, est le transmetteur d'un immense savoir et le cultivateur de la mémoire de l'homme. Je suis toujours émerveillé, lorsque j'assiste au Shabbat dans une famille juive, de ce que les enfants connaissent aussi bien les Ecritures et les discutent. Le père de famille chante, à la maison et à la synagogue, les prières innombrables, les psaumes, les prophètes. Un enfant juif est frappé par la voix de son père. Il est pour lui un modèle. Nous sommes loin du père absent de l'Occident moderne ou l'enfant cherche en vain l'homme qui va lui donner son identité masculine. Cette identité, elle se rencontre dans une relation avec Dieu, au sein d'une communauté d'hommes qui prient et s'expriment sans pudeur ». (« Joseph, un père pour le nouveau millénaire », Frère Ephraïm).

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Antienne


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom. (Ephésiens 3: 14-15).

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Parole de Dieu


Le Père est le gardien des commandements de Dieu, de la loi divine. Il est invité à une pratique permanente de la présence à Dieu. Il enseigne par l'exemple et la parole en toutes circonstances, qu'il se lève ou qu'il se couche, qu'il reste à la maison ou qu'il voyage.


Deutéronome 6: 1-12


Voici les commandements, les lois et les ordonnances que l'Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession; afin que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie, toi, ton fils, et le fils de ton fils, toutes ses lois et tous ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient prolongés. Tu les écouteras donc, Israël, et tu auras soin de les mettre en pratique, afin que tu sois heureux et que vous multipliiez beaucoup, comme te l'a dit l'Éternel, le Dieu de tes pères, en te promettant un pays où coulent le lait et le miel. Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.  Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.  Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. L'Éternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n'as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n'as point remplies, des citernes creusées que tu n'as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n'as point plantés. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d'oublier l'Éternel, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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L'enseignement de l'Eglise


« Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l'œuvre créatrice de Dieu, par l'éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle. La paternité divine, suivant saint Paul, constitue l'origine et le modèle de toute paternité et de toute maternité dans le cosmos (cf. Ep 3, 14-15), en particulier de la maternité et de la paternité humaines. Sur la pédagogie divine, nous avons été pleinement enseignés par le Verbe éternel du Père qui, en s'incarnant, a révélé à l'homme la dimension véritable et intégrale de son humanité, la filiation divine. Il nous ainsi révélé également ce qu'est le véritable sens de l'éducation de l'homme. Par le Christ, toute éducation, dans la famille et ailleurs, entre dans la dimension salvifique de la pédagogie divine, destinée aux hommes et aux familles, et culminant dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Seigneur. Toute démarche d'éducation chrétienne, qui est toujours en même temps une éducation à la plénitude de l'humanité, part de ce « cœur » de notre rédemption ». (Jean Paul II, « Lettre aux Familles », § 16)


« L'éclipse du sens de Dieu et de l'homme conduit inévitablement au matérialisme pratique qui fait se répandre l'individualisme, l'utilitarisme et l'hédonisme. Là encore, on constate la valeur permanente de ce qu'écrit l'Apôtre: « Comme ils n'ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans jugement, pour faire ce qui ne convient pas » (Rm 1, 28). C'est ainsi que les valeurs de l'être sont remplacées par celles de l'avoir. La seule fin qui compte est la recherche du bien-être matériel personnel. La prétendue « qualité de la vie » se comprend essentiellement ou exclusivement comme l'efficacité économique, la consommation désordonnée, la beauté et la jouissance de la vie physique, en oubliant les dimensions les plus profondes de l'existence, d'ordre relationnel, spirituel et religieux ». (Jean Paul II, Evangelium Vitae, § 23).


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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L'exemple de la Famille Martin


« Quand le prédicateur parlait de Sainte Thérèse, papa se penchait et me disais tout bas: « écoute bien, ma petite reine, on parle de ta sainte Patronne. « J'écoutais bien en effet, mais je regardais papa plus souvent que le prédicateur, sa belle figure me disais tant de choses! Parfois ses yeux se remplissaient de larmes qu'il s'efforçait en vain de retenir, il semblait déjà ne plus tenir à la terre, tant son âme aimait à se plonger dans les vérités éternelles » (Manuscrit A, folio 17). « De sa belle voix, il chantait des airs remplissant l'âme de pensées profondes, ou bien nous berçant doucement il récitait des poésies empreintes des vérités éternelles. Ensuite nous montions pour faire la prière en commun et la petite reine était toute seule auprès de son Roi, n'ayant qu'à le regarder pour savoir comment prient les Saints ». (Manuscrit A, folio 18).


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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Prière consécratoire


Très Sainte Vierge Marie, Vous qui avez vu prier Saint Joseph, je Vous remets ma honte de prier en public ou en présence de ma famille. Obtenez-moi l'esprit de force qui me donnera le courage de ne pas rougir du Nom de Jésus devant les hommes, afin que je devienne un modèle de piété pour mes enfants. Je Vous consacre mes lèvres pour qu'elles chantent la louange de Dieu, mes mains pour qu'elles s'élèvent dans la prière, ma voix pour qu'elle enseigne et reprennent en toute circonstance. Que l'Esprit ranime en moi la grâce de mon baptême pour que je sois pleinement prêtre, prophète et roi.

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Exercice


Méditez les strophes d'un poème que Thérèse, enfant, a écrit à son père, à l'occasion de sa fête, le 25 août 1885:


Je suis une timide aurore

un modeste bouton de fleur.

Le rayon qui me fait éclore,

Cher petit Papa, c'est ton cœur!


En grandissant je vois ton âme

Toute pleine du Dieu d'Amour,

Cet exemple béni m'enflamme

Et je veux te suivre à mon tour.


Je veux devenir sur la terre

Ta joie, ta consolation.

Je veux t'imiter, Petit Père,

Toi, si tendre, si doux, si bon.


Imaginez qu'un de vos enfants vous a écrit ces vers. Quel est son attente envers vous? Comment y correpondre?

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04 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 6/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Cinquième jour

Consécration de notre paternité humaine


Sur le plan humain, la paternité est source de grandes joies, mais c'est une tâche difficile que personne ne peut accomplir parfaitement. Nous avons déjà évoqué l'autorité qui fait grandir ainsi que la réserve respectueuse. Il nous faut maintenant parler du don de soi. La psychologie masculine est marquée par l'égoïsme. Si la mère vit essentiellement pour son foyer, dont elle est le centre, l'homme cherche en dehors de la famille son accomplissement, dans la réussite sociale, dans les liens amicaux, la chasse, la pêche qui lui rappelle ses anciennes origines, les cercles d'amis, les cafés, etc. Jean Paul II parle de « la vérité évangélique du don de soi, sans lequel l'homme ne peut pleinement se trouver », qui permet de comprendre à quelle profondeur ce « don désintéressé s'enracine dans le don de Dieu Créateur et Rédempteur », la grâce de l'Esprit-Saint », dont le célébrant demande l'effusion sur les époux au cours de la cérémonie du mariage. Sans cette « effusion », il serait vraiment difficile de comprendre tout cela et de le réaliser comme la vocation de l'homme ». (Lettre aux Familles). L'homme, par ce qu'il est, accomplit la tâche ingrate de séparateur. Il faut comprendre la noblesse de ce rôle et son absolue nécessité pour les enfants: « La séparation (et non la division) est une nécessité de la vie, une pédagogie du Père Eternel. Relisez le début du Livre de la Genèse: chaque fois que Dieu prononce une parole, il crée puis sépare la lumière des ténèbres, les eaux du ciel et les eaux de la terre. Le sixième jour, il crée l'homme (Adam) puis il sépare ish et isha, l'homme sexué et la femme. Le père provoque donc, par la prise de distance et la séparation maternelle, un travail de deuil: il faut quitter son pays et sa parenté. Abraham est devenu le père de tous les croyants parce qu'il a accepté d'obéir à l'ordre de Dieu lui enjoignant de quitter sa famille et son pays pour se rendre sur la terre que le Seigneur lui montrerait. Le père est le maitre de la séparation et du travail de deuil. Voyons un exemple. Qui invite la Petite Thérèse à quitter son enfance, à laisser l'état d'immaturité psycho-affective dans lequel elle était plongée depuis des années? Qui provoque un changement radical chez cette jeune adolescente le jour de Noël? Son père Louis Martin! Il lui reproche de vouloir encore fêter Noël comme une enfant. Sa parole ville le cœur de Thérèse et la pousse en avant. Ce sera le début d'une « course de géant ». Monsieur Martin a accompli son rôle paternel: pousser à la séparation. » (Séminaire Saint Luc).

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Antienne


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. (Isaïe 30: 15).

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La Parole de Dieu


Lorsqu'on a compris que le père de la Parabole n'est autre que Dieu, on peut tirer une leçon d'authentique psychologie paternelle. Méditons sur le silence respectueux du père, sur sa façon de s'adapter au tempérament de chacun, sur son autorité paisible sur sa maison, sur son absence d'égoïsme: seul le bonheur de ses enfants l'intéresse. Notons encore l'absence de reproche, nous sommes loin des « je te l'avais bien dit », de l'homme qui a toujours raison contre ses proches.


Luc 12 : 11-32


« Il dit encore: Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé ».


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'enseignement de l'Eglise


« Appelés à donner la vie, les époux participent à la puissance créatrice et à la paternité de Dieu (cf.  Ep 3, 14-15 ; Mt 23, 9). « Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d’être des éducateurs (ce qu’il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu’ils sont les coopérateurs du Dieu créateur et comme ses interprètes. Ils s’acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2367).


« En désignant Dieu du nom de « Père », le langage de la foi indique principalement deux aspects: que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14; Is 49, 15): Personne n’est père comme l’est Dieu. Jésus a révélé que Dieu est « Père » dans un sens inouï: Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père: « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler » (Mt 11, 27) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 239-240).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'exemple de la Famille Martin


En parlant de son père, Thérèse disait: « Il est des choses que le Cœur sent, mais que la parole et même la pensée ne peuvent arriver à rendre ». Elle eut une autre idée de la paternité divine en observant son père de la terre:


Toutes les après-midi j'allais faire avec lui une petite promenade, visiter le Saint Sacrement, un jour dans une église, le lendemain dans une autre. C'est ainsi que j'entrai pour la première fois dans la chapelle du Carmel. Papa me montra la grille du choeur, me disant que derrière étaient des  religieuses. J'étais bien loin de penser que, neuf ans plus tard, je serais parmi elles; que là, dans ce Carmel béni, je recevrais de si grandes grâces! Après la promenade (pendant laquelle papa m'achetait toujours un petit cadeau d'un ou deux sous) je rentrais à la maison, alors je faisais mes devoirs; puis, tout le reste du temps, je restais à sautiller dans le jardin autour de papa, car je ne savais pas jouer à la poupée. C'était une grande joie pour moi de préparer les tisanes avec de petites graines et des écorces d'arbres que je trouvais par terre. Quand mes infusions prenaient une belle teinte, je les offrais vite à papa, dans une jolie petite tasse, je les portais ensuite à papa dans une jolie petite tasse, ce pauvre petit père quittait son ouvrage et puis, en souriant, il faisait semblant de boire avant de me rendre la tasse, il me demandait (comme à la dérobée) s'il fallait en jeter le contenu, quelques fois je disais oui, mais souvent le remportais ma précieuse tisane, voulant la faire servir plusieurs fois. J'aimais à cultiver mes petites fleurs dans le jardin que papa m'avait donné; je m'amusais à dresser de petits autels dans l'enfoncement qui se trouvait au milieu dans le mur, quand j'avais fini, je courais vers papa et l'entraînant, je lui disais de bien fermer les yeux et de ne les  ouvrir qu'au moment ou je lui dirais de le faire, il faisait tout ce que je criais: « Papa, ouvre les yeux! », il les ouvrait et s'extasiait, pour me faire plaisir, admirant ce que je croyais être un chef-d'oeuvre ! » (Manuscrit A, folio 14).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Prière consécratoire


Marie, Mère du Bel Amour, je Vous consacre mon temps et mon argent, mes biens intérieurs et extérieurs, pour que Vous m'aidiez à les ordonner au bien commun. Donnez-moi d'être un bon époux et un bon père pour mes enfants en m'inspirant un amour pur et désintéressé. Je renonce à toute jalousie envers mes enfants, par rapport à ma femme, j'accepte de grand cœur que son corps se transforme dans les maternités, je renonce à mon égoïsme masculin. Intercédez auprès du Père du Ciel pour que me soient donnés les dons de sagesse, de conseil et de prudence.


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Exercice


Cet exercice consistera en un examen de conscience du père. Il notera sur la page de gauche d'une feuille de copie les domaines dans lesquels se manifeste l'égoïsme masculin. Le temps: combien de temps je consacre à ma famille, à ma femmes, à l'éducation de mes enfants? Mon temps t'appartient-il? N'est-ce pas une fausse croyance de penser que le temps passé à une autre chose qu'à a accomplir ce que je désire vraiment ne m'appartient pas? La réussite sociale: est-ce vraiment réussir que de me donner totalement à mon activité professionnelle, à mes ambitions? Jésus ne dit-il pas qu'il ne sert à rien de gagner le monde entier si on le paie de sa vie? La première réussite n'est-elle pas l'harmonie de ma famille? L'argent: comment j'utilise mon argent? Est-ce que je me dis: c'est mon argent, puisque c'est moi qui le gagne, je peux l'employer comme bon me semble? Mes rêves: quels sont mes rêves que je poursuis en solitaire? Comment les réaliser en y associant ma famille? A quel rêve dois-je renoncer? Est-ce que je ne me rassure pas en me disant que ces rêves sont aussi pour leur bonheur, alors qu'ils ne sont que le fruit de mon égoïsme? Sur la page de droite en vis-à-vis, le père proposera des solutions et inscrira ses résolutions de changement.

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03 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 5/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Quatrième jour

Consécration de l'identité filiale


En ce jour nous entendons consacrer notre filialité. En effet, nul n'est père s'il n'est d'abord fils. Dans le monde moderne, nos générations essaient de réinventer la famille, de procéder par rupture, pour produire la nouveauté, nous refusons la continuité. Combien disent: « Je ne voudrais pas ressembler à mon père, je ne ferais surtout pas ce que mon père a fait »? Nous avons vu avec la compulsion de répétition, que, voulant échapper à une fatalité, nous répétons les mêmes erreurs, au lieu de trouver les solutions appropriées qui nous réconcilieraient avec le passé et avec nos parents. La Bible et la Tradition à sa suite, enseignent que la paternité se reçoit de Dieu, que toute paternité sur la terre procède du Père Céleste. Nous entrons donc dans une démarche de reconnaissance de cette paternité enseignée par le Christ, et que l'Esprit nous révèle intimement. Nous demanderons le don de piété filiale et nous reconnaîtrons que, même défigurée, la paternité humaine est reçue d'en-haut.

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Antienne


A la place de tes pères te viendront des fils, tu en feras des princes par toute la terre. (Psaume 45: 16).

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La Parole de Dieu


1 Jean 2: 23


« Quiconque nie le Fils, n'a pas non plus le Père; quiconque se déclare publiquement pour le Fils, a aussi le Père ».


2 Pierre 1: 16-17


« Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».


Galates 4: 1-7


« Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu'au temps marqué par le père. Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde; mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu ».


A la place de tes pères te viendront des fils, tu en feras des princes par toute la terre.

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L'enseignement de l'Eglise


« Dieu est le Père Tout-Puissant. Sa paternité et sa puissance s’éclairent mutuellement. En effet, il montre sa Toute-Puissance paternelle par la manière dont Il prend soin de nos besoins (cf. Mt 6, 32); par l’adoption filiale qu’il nous donne (« Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-Puissant »: 2 Co 6, 18); enfin par sa miséricorde infinie, puisqu’il montre sa puissance au plus haut point en pardonnant librement les péchés ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 270).


« La paternité divine est la source de la paternité humaine (cf. Ep 3, 14); c’est elle qui fonde l’honneur des parents. Le respect des enfants, mineurs ou adultes, pour leurs père et mère (cf. Pr 1, 8; Tb 4, 3-4) se nourrit de l’affection naturelle née du lien qui les unit. Il est demandé par le précepte divin (cf. Ex 20, 12). Le respect pour les parents (piété filiale) est fait de reconnaissance à l’égard de ceux qui, par le don de la vie, leur amour et leur travail, ont mis leurs enfants au monde et leur ont permis de grandir en taille, en sagesse et en grâce. « De tout ton cœur, glorifie ton père et n’oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi qu’ils t’ont donné le jour; comment leur rendras-tu ce qu’ils ont fait pour toi? » (Si 7, 27-28). Le respect filial se révèle par la docilité et l’obéissance véritables. « Garde, mon fils, le précepte de ton père, ne rejette pas l’enseignement de ta mère ... Dans tes démarches, ils te guideront; dans ton repos, ils te garderont; à ton réveil, ils te parleront » (Pr 6, 20-22). « Un fils sage aime la remontrance, mais un moqueur n’écoute pas le reproche » (Pr 13, 1) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2214-2216).


A la place de tes pères te viendront des fils, tu en feras des princes par toute la terre.

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L'exemple de la Famille Martin


« Ah! Que je voudrais pouvoir expliquer ce que je sens!... Voici un exemple qui traduira un peu ma pensée. (…) Je suppose que le fils d'un habile docteur rencontre sur son chemin une pierre qui le fasse tomber et que, dans cette chute, il se casse un membre, aussitôt son père vient à lui, le relève avec amour, soigne des blessures, employant à cela toutes les ressources de son art et, bientôt son fils complètement guéri lui témoigne sa reconnaissance. Sans doute cet enfant a bien raison d'aimer son père! Mais je vais encore faire une autre supposition. (…) Le père ayant su que sur la route de son fils se trouvait une pierre, s'empresse d'aller devant lui et la retire (sans être vu de personne). Certainement, ce fils, objet de sa prévoyante tendresse, ne sachant pas le malheur dont il est délivré par son père, ne lui témoignera pas sa reconnaissance et l'aimera moins que s'il eût été guéri par lui, mais s'il vient à connaître le danger auquel il vient d'échapper, le l'aimera-t-il pas davantage? Eh bien, c'est moi qui suis cet enfant, objet de l'amour prévoyant d'un père qui n'a envoyé Son Verbe pour racheter les justes, mais les pécheurs. Il veut que je l'aime parce qu'Il m'a remis, non pas beaucoup, mais tout. Il n'a pas attendu que je l'aime beaucoup comme Sainte Marie Madeleine, mais il a voulu que je sache comment il l'avait aimée d'un amour d'ineffable prévoyance, afin que maintenant, je l'aime à la folie). (Manuscrit A, folio 38).


A la place de tes pères te viendront des fils, tu en feras des princes par toute la terre.

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Prière consécratoire


Très Sainte Vierge Marie, je Vous consacre ma filialité, apprenez-moi à être un véritable fils, Vous qui êtes la Mère du Fils de Dieu, Vous qui êtes l'Epouse de l'Esprit, priez-Le de m'accorder la piété filiale, afin que je reçoive ma paternité humaine et spirituelle du Père des Miséricordes. En ce jour, avec Votre aide, je pardonne ses manquements à mon père de la terre, et je reconnais que je suis son fils selon la chair, parce qu'il m'a transmis le merveilleux cadeau de la vie. Je reconnais aussi que je suis son fils spirituel, car la vie procède de Dieu.


A la place de tes pères te viendront des fils, tu en feras des princes par toute la terre.

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Exercice


Puisque la paternité humaine procède de la Paternité Divine, il est important d'avoir une juste représentation de Dieu le Père. Lorsque nous essayons de l'imaginer, la première image qui nous vient est celle d'un vieillard! Certes, il est question, dans la Bible, de l'Ancien des Jours aux cheveux et à la barbe blanche comme la neige, mais notre imagination est tributaire de bien d'autre chose. En fait, nous voyons le Père comme un grand-père! Posons-nous la questions: quel âge avait notre père quand nous étions jeune enfant? En général, entre vingt et trente-cinq ans. Nous nous souvenons d'avoir expérimenté des sentiments filiaux quand nous étions encore petits, à quoi ressemblait notre père alors? Dans cet exercice, on peut également situer le lieu où nous voyions le Père. Nous pourrons ensuite le rapprocher de nous jusqu'à ce que nous le sentions vivre en nous, dans notre cœur.

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01 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 4/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Troisième jour

Consécration de l'identité masculine


Saint Joseph est l'exemple même de la véritable virilité. L'Evangile prend soin de préciser qu'il était un homme juste: « Marie avait été accordée en mariage à un homme juste nommé Joseph ». Sa personnalité de prime abord nous paraît effacée, mais son silence traduit une juste réserve, il n'intervient qu'à bon escient, il est l'image de la force tranquille, de la douceur alliée à la puissance. L'homme n'est pas celui qui écrase son entourage, sa force protectrice doit s'exercer avec tact et discrétion. Joseph signifie en hébreu « Dieu augmente », nous trouvons ainsi dans le nom du chef de la Sainte Famille sa vocation et sa mission. Augmente se dit en latin augere, qui a donné en français le substantif autorité. L'autorité, en effet, est la capacité à faire grandir l'autre et non à le dominer. Dans nos familles, le père intervient souvent « à chaud », sous l'emprise de la colère et d'une manière ponctuelle, alors que la véritable virilité est une présence masculine constante, ferme et douce, secourable en permanence et sécurisante. La virilité est courageuse, véritable rempart entre les forces destructrices du monde et la famille. La force de l'homme est dans le Nom de Jésus, comme le dit Jean Paul II, en citant les Actes des Apôtres: « Le Nom de Jésus a rendu la force à cet homme » (Actes 3: 16): dans la précarité de l'existence humaine, Jésus porte a son accomplissement le sens de la vie » (Evangile de la Vie § 31). Les rôles de l'homme et de la femme, s'ils sont complémentaires, ne sont pas interchangeables. Un manque dans le rôle de l'un ou l'autre des parents, risque de provoquer de graves troubles identiques chez les enfants.

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Antienne


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence! (Proverbes 3: 13).

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Parole de Dieu


Genèse 1: 27


« Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme ».


Genèse 5: 1-2


« Voici le livre de la postérité d'Adam. Lorsque Dieu créa l'homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. Il créa l'homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme, lorsqu'ils furent créés ».


Genèse 6: 9


« Noé était un homme juste et intègre dans son temps. Noé marchait avec Dieu ».


Proverbes 11: 23-31; 12: 1-3


« Le désir des justes, c'est seulement le bien; L'attente des méchants, c'est la fureur. Tel, qui donne libéralement, devient plus riche; Et tel, qui épargne à l'excès, ne fait que s'appauvrir. L'âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. Celui qui retient le blé est maudit du peuple, Mais la bénédiction est sur la tête de celui qui le vend. Celui qui recherche le bien s'attire de la faveur, Mais celui qui poursuit le mal en est atteint. Celui qui se confie dans ses richesses tombera, Mais les justes verdiront comme le feuillage. Celui qui trouble sa maison héritera du vent, Et l'insensé sera l'esclave de l'homme sage. Le fruit du juste est un arbre de vie, Et le sage s'empare des âmes. Voici, le juste reçoit sur la terre une rétribution; Combien plus le méchant et le pécheur! Celui qui aime la correction aime la science; Celui qui hait la réprimande est stupide. L'homme de bien obtient la faveur de l'Éternel, Mais l'Éternel condamne celui qui est plein de malice. L'homme ne s'affermit pas par la méchanceté, Mais la racine des justes ne sera point ébranlée ».


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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L'exemple de la Famille Martin


Voici le portrait physique et moral de Louis Martin campé par le Père Piat: « Louis Martin était de taille élevée (il mesurait 1 m 76), prestance d'officier, physionomie sympathique, front vaste et découvert, teint clair avec un beau visage encadré de cheveux châtains, et dans les yeux bruns, une flamme douce et profonde: il tenait à la fois du gentilhomme et du mystique. Il ne manquait pas d'impressionner. Une jeune fille très fortunée, amie de sa famille, avait projeté de s'unir à lui. Il étudia sa demande. Son atelier lui était devenu une retraite claustrale où il prolongeait le rêve si tôt brisé. Il n'est que douceur et bienveillance, s'abstenant de juger ou donnant systématiquement au prochain le préjugé favorable. Il va plus loin. Appréciant hautement, comme son Patron, Saint Louis, la béatitude promises aux « apaiseurs », il ne craint pas, à plusieurs reprises, servi par son courage physique et son intrépidité naturelle, de séparer des malandrins qui se battent au couteau ». (Père Piat, Histoire d'une Famille, aux Ed. Téqui).


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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L'enseignement de l'Eglise


« Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle. La différence et la complémentarité physiques, morales et spirituelles sont orientées vers les biens du mariage et l’épanouissement de la vie familiale. L’harmonie du couple et de la société dépend en partie de la manière dont sont vécus entre les sexes la complémentarité, le besoin et l’appui mutuels. « En créant l’être humain homme et femme, Dieu donne la dignité personnelle d’une manière égale à l’homme et à la femme » (FC 22; cf. GS 49, § 2). « L’homme est une personne et cela dans la même mesure pour l’homme et pour la femme, car tous les deux sont créés à l’image et à la ressemblance d’un Dieu personnel » (MD 6) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2333, 2334).


« La compénétration réciproque du « donner et recevoir en don », qui crée une authentique communion des personnes, appartient à l'homme. Enrichi du don de la femme, dans sa personne et dans sa féminité, il s'enrichit encore en se donnant à son tour, car il y manifeste l'essence spécifique de sa masculinité qui, à travers la réalité du corps et du sexe, atteint la profondeur intime de la possession de soi, grâce à laquelle il est capable d'être accueilli par la femme comme don, dans la révélation intérieure et spirituelle de sa masculinité, en même temps qu'avec toute la vérité de son corps et de son sexe; et, ainsi, l'homme se retrouve lui-même, à travers ce don sincère de soi, de sorte qu'il peut à nouveau accueillir la femme dans un don et un accueil plus grands encore ». (Jean Paul II, discours du 6 février 1980).


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, comme jadis les chevaliers, je Vous choisis comme ma Dame, comme ma Reine, je Vous remets ma force d'homme pour qu'elle soit au service d'une civilisation de l'amour, au service de la faiblesse et de la pauvreté, au service du droit, de la justice et de la Miséricorde. Je Vous demande de me révéler à moi-même mon identité masculine et de me faire ressembler de plus en plus au Juste Joseph qui Vous protégea physiquement et qui fut le Gardien de Votre Mystère. Ne permettez pas que la colère me domine, mais accordez moi la douceur.


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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Exercice


On médite d'abord sur le portrait physique et moral de Saint Joseph. Quel est son aspect extérieur? Que traduit-il de son identité? Ses épaules sont larges, son corps est fort comme celui d'un travailleur, son visage exprime la douceur. On place devant soi une chaise vide puis on s'imagine que Saint Joseph est assis dessus. On se demande quelle qualité de Joseph on voudrait acquérir, celle qui nous manque le plus. On la contemple un moment chez Joseph assis en face de soi. Les yeux fermés, on se lève lentement et on va s'asseoir sur la chaise de Joseph. Comme au théâtre, on entre dans la peau du personnage, on expérimente ce qu'il vit. Quand on ressent bien la les qualités que l'on avait choisies, on se lève, toujours les yeux fermés, et on reprend sa place initiale, on ouvre les yeux et on essaie de ressentir ces qualités. On imagine comment dans l'avenir on expérimentera ces nouvelles ressources.

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 3/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Deuxième jour

Consécration de notre identité


Paradoxalement le Judéo-christianisme est à l'origine de l'individualisme. En effet, la personne humaine est considérée pour elle-même, comme unique et non réductible à sa fonction dans le groupe. Les langues asiatiques ne possèdent aucun mot pour dire « je » et de très nombreuses formes du pronom personnel pour dire « nous ». Pour notre culture Chrétienne, le « nous » est formé d'individus bien distinct possédant chacun sa vocation et sa mission. Individu signifie étymologiquement, ce qui ne peut pas être divisé, c'est unité face à l'Unité Divine, seule responsable d'Elle-même. Pourtant, aujourd'hui, on cherche en dehors de Dieu son identité (du grec eidon: être) sans vraiment la trouver, car l'identité se reçoit, elle est donnée par le nom. En trouvant sa mission, et donc son identité Abram reçoit son nom nouveau: Abraham, c'est à dire père d'une multitude. La Bible nous révèle que Dieu a un nom pour chacun d'entre nous, un nom caché qui contient notre identité et notre vocation. On pourrais passer sa vie à s'analyser, à être à l'écoute de sa personnalité profonde, à vouloir accomplir ses désirs et ses aspirations sans jamais trouver qui on est. Notre identité n'est pas en nous, elle est cachée dans le Christ et c'est dans la rencontre avec Lui qu'elle nous est révélée. Dans la rencontre avec l'Ange qui est le Christ, Jacob (le Supplanteur) reçoit son nouveau nom: Israël (Lutteur de Dieu). Dans la famille, chacun doit prendre conscience de son identité de fils et de fille de Dieu, de créature unique et de sa vocation spirituelle.

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Antienne


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera. (Isaïe 62: 2).

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Parole de Dieu


Dans ce texte de l'Apocalypse, nous voyons comme l'identité, le nom nouveau et caché est lié à la manne cachée qui est l'Eucharistie. Nous recevons notre vie du Corps et du Sang du Christ. La Messe nous renouvelle dans notre vocation et dans notre identité profonde.


Apocalypse 2: 17


« Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises: « A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou, est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit ».


Dans la Première Alliance, c'est la mère qui nommait l'enfant, d'une certaine manière, elle lui donnait le nom correspondant à ce qu'elle sentait que Dieu attendait de lui. Nous rencontrons ici un contre exemple, ou la mère aveuglée par sa douleur, fait peser sur son enfant le poids d'un nom qu'il ne pourra porter, le père alors le change. C'est comme si nous avions un nom selon la nature et que notre Père du Ciel le changeait pour un nom appelé à demeurer dans l'éternité.


Genèse 35: 16-20


« Ils partirent de Béthel; et il y avait encore une certaine distance jusqu'à Éphrata, lorsque Rachel accoucha. Elle eut un accouchement pénible; et pendant les douleurs de l'enfantement, la sage-femme lui dit: « Ne crains point, car tu as encore un fils! » Et comme elle allait rendre l'âme, car elle était mourante, elle lui donna le nom de Ben-Oni (Fils de ma douleur); mais le père l'appela Benjamin (Fils de ma droite). Rachel mourut, et elle fut enterrée sur le chemin d'Éphrata, qui est Bethléem. Jacob éleva un monument sur son sépulcre; c'est le monument du sépulcre de Rachel, qui existe encore aujourd'hui ».


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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L'Enseignement de l'Eglise


« A son peuple Israël Dieu s’est révélé en lui faisant connaître son nom. Le nom exprime l’essence, l’identité de la personne et le sens de sa vie. Dieu a un nom. Il n’est pas une force anonyme. Livrer son nom, c’est se faire connaître aux autres; c’est en quelque sorte se livrer soi-même en se rendant accessible, capable d’être connu plus intimement et d’être appelé, personnellement ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique § 203).


« Le sacrement de Baptême est conféré « au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Dans le baptême, le nom du Seigneur sanctifie l’homme, et le chrétien reçoit son nom dans l’Église. Ce peut être celui d’un saint, c’est-à-dire d’un disciple qui a vécu une vie de fidélité exemplaire à son Seigneur. Le patronage du saint offre un modèle de charité et assure de son intercession. Le « nom de baptême » peut encore exprimer un mystère chrétien ou une vertu chrétienne. « Les parents, les parrains et le curé veilleront à ce que ne soit pas donné de prénom étranger au sens chrétien ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2156) Dieu appelle chacun par son nom (cf. Isaïe 43, 1; Jean 10, 3). « Le nom de tout homme est sacré. Le nom est l’icône de la personne. Il exige le respect, en signe de la dignité de celui qui le porte ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2158).


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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L'exemple de la Famille Martin


« Jusqu'à la fin de sa vie, Thérèse recherche sa vocation profonde, en s'identifiant à sainte Cécile, à Jeanne d'Arc. L'amour de son papa qu'elle appelle « mon roi » puis son intimité avec le Père tracent progressivement un chemin de confiance filiale. Et deux ans seulement avant sa mort, elle pousse un grand cri de victoire: « Ma vocation, enfin je l'ai trouvée (…) Dans le cœur de l'Eglise, ma mère, je serai l'amour ». Son identité unique lui est révélée: elle a l'intuition de son nom nouveau. Elle saisit dans l'Esprit Saint, quelle sera sa mission au Ciel: conduire à Dieu une multitude de petites âmes dont elle sera la mère, en leur apprenant la confiance et l'abandon du tout petit dans les bras de son père ». (Séminaires Saint Luc, « Guérir en Famille »).


« N'ayant jamais vécu parmi le grand monde, Céline et moi nous trouvâmes au milieu de la noblesse qui composait presque exclusivement le pèlerinage. Ah! Bien loin de nous éblouir, tous ces titres et ces « de » ne nous parurent qu'une fumée... De loin cela m'avait quelque fois jeté un peu de poudre aux yeux, mais de près, j'ai vu que « tout ce qui brille n'est pas or » et j'ai compris cette parole de l'Imitation: « Ne poursuivez pas cette ombre qu'on appelle un grand nom, ne désirez ni de nombreuses relations, ni l'amitié particulière d'aucun homme ». J'ai compris que la vraie grandeur se trouve dans l'âme et non dans le nom, puisque, comme le dit Isaïe: « Le Seigneur donnera un nom à ses élus » et Saint Jean dit aussi: « Que le vainqueur recevra une pierre blanche sur laquelle » est écrit un nom nouveau que nul ne connaît que celui qui le reçoit ». C'est donc au Ciel que nous saurons quels sont nos titres de noblesse. Alors chacun recevra de Dieu la louange qu'il mérite et celui qui sur la terre aura voulu être le plus pauvre, le plus oublié pour l'amour de Jésus, celui-là sera le premier, le plus noble et le plus riche!... » (Manuscrit A, folio 56).

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, nous Vous consacrons notre identité profonde, donnez-nous Votre parfaite disponibilité à l'action de l'Esprit-Saint, pour que nous aussi nous soyons appelés « remplis de grâces », et que nous accomplissions notre nom caché, notre véritable mission. Reine du Ciel, couronnée par la Trinité, Vous avez tout reçu des mains du Père et du Fils et l'Esprit Vous a enveloppé de Son Ombre pour Vous révéler le pourquoi de Votre être. Accordez-nous la grâce de trouver notre identité, non pas dans notre être pécheur, mais dans le Christ, dans la fidélité à l'Esprit Saint et sous le regard du Père.


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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Exercice


Dans cet exercice, nous commenceront par méditer ce passage de l'Epître aux Philippiens: « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, existant en forme de Dieu, il n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais il s'est anéanti lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ». (Philippiens (2: 5-11). Nous avons été baptisés dans le Nom de Jésus, nous avons été immergés en Lui. Saint Paul pourra dire: « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi » (Galates 2: 20). Aussi, ferons-nous mémoire de notre baptême. Nous essaierons de visualiser ce que signifie cette immersion dans le Nom de Jésus, dans Sa Personne. Ensuite, nous ferons mémoire des moments privilégiés de notre vie où nous avons été visités par la Grâce. Comme était-ce? Que ressentions-nous? Quelles étaient nos dispositions intérieures dans ces moments là? Pourquoi ne sommes-nous pas toujours dans ces mêmes dispositions ou face à Dieu nous nous sentions vraiment nous mêmes? Que faire concrètement pour retrouver le plus souvent possible notre véritable identité Chrétienne?

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30 septembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 2/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Première semaine

Avec Saint Joseph


Premier jour

Consécration de l'arbre généalogique


Nul homme n'est une île! Nous sommes solidaires sur le plan génétique, psychologique et spirituel de notre ascendance. Nous nous pensons et nous nous voulons totalement libres mais beaucoup de nos comportements sont conditionnés par des décisions, des blessures qui se transmettent de génération en génération. Ceci est vrai des bénédictions comme des malédictions. Bénédiction signifie littéralement dire du bien, malédiction dire du mal. La parole est créatrice, elle est en quête permanente d'incarnation. Si la bénédiction divine s'incarne sur mille générations, la malédiction demeure plusieurs générations et peut s'incarner dans une maladie, une incapacité à vivre pleinement: « Le Seigneur descendit dans la nuée et se tint là auprès de lui. Il proclama le nom du Seigneur et le Seigneur passa devant lui, et s'écria: « Seigneur, Seigneur, Dieu Miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l'iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération! » Aussitôt Moïse s'inclina à terre et adora ». ((Exode 34: 5-8). La parole non dite, que l'on appelle secret de famille, s'incarne négativement soit dans des maladies psychosomatiques, soit encore dans une compulsion de répétition. Cette compulsion s'observe d'une manière universelle, nous reproduisons les mêmes erreurs que nos parents, aux mêmes âges en espérant inconsciemment nous en libérer, ce qui paraît absurde mais est portant observable dans nos vies. On divorce au même âge, on reproduit le même comportement dictatorial d'un père dont nous avons souffert et cela peut aller jusqu'à la maltraitance. Alors où est notre liberté? Elle est dans l'Esprit de Dieu. Il nous faut d'abord prendre conscience de ces mécanismes et de la réalité de la malé...diction pour ensuite rompre sa puissance et remettre notre histoire familiale au Seigneur, lui qui nous a demandé de bénir ceux qui nous maudissent. Faites-vous du bien, bénissez! Bénissez vos ascendants, pardonnez-leur et faites dire des Messes pour leur libération et le repos de leur âme. C'est le bien aussi que nous pouvons faire à nos enfants que « d'évangéliser » leur arbre généalogique.

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Antienne


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations. (1. Ch. 16: 14-15).

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Parole de Dieu


Dieu a préparé la Venue du Sauveur dans ces vingt-huit engendrement depuis Abraham. La généalogie du Christ compte des Saints et de grands pécheurs. La majorité en fait: une prostituée, des meurtriers, notre pauvre humanité. Mais la bénédiction l'emporte dans le Juste Joseph et dans Marie que toutes les générations diront Bienheureuse, Elle est la « bénie » qui purifie par grâce un lourd passé. Nous lui consacrons tous nos ancêtres pour qu'une génération nouvelle, renouvelée naisse avec notre famille.


Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (1: 1-17)


Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham: Abraham engendra Isaac,Isaac engendra Jacob,Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,Pharès engendra Esrom,Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab,Aminadab engendra Naassone,Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat,Josaphat engendra Joram,Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham,Joatham engendra Acaz,Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé,Manassé engendra Amone,Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone. Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel,Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud,Abioud engendra Éliakim,Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim,Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar,Éléazar engendra Mattane,Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,de laquelle fut engendré Jésus,que l'on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.

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L'enseignement de l'Eglise


« Le quatrième commandement s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, parce que cette relation est la plus universelle. Il concerne également les rapports de parenté avec les membres du groupe familial. Il demande de rendre honneur, affection et reconnaissance aux aïeux et aux ancêtres. Il s’étend enfin aux devoirs des élèves à l’égard du maître, des employés à l’égard des employeurs, des subordonnés à l’égard de leurs chefs, des citoyens à l’égard de leur patrie, de ceux qui l’administrent ou la gouvernent. (...) L’observation du quatrième commandement comporte sa récompense: « Honore ton père et ta mère afin d’avoir longue vie sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne » (Exode 20, 12; Deutéronome 5, 16). Le respect de ce commandement procure avec les fruits spirituels, des fruits temporels de paix et de prospérité. Au contraire, l’inobservance de ce commandement entraîne de grands dommages pour les communautés et pour les personnes humaines ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2199 et 2200)


« Quand, de l'union conjugale des deux, naît un nouvel homme, il apporte avec lui au monde une image et une ressemblance particulières avec Dieu lui-même: dans la biologie de la génération est inscrite la généalogie de la personne ». (Jean Paul II, Lettre aux Familles, § 9).

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L'exemple de la Famille Martin


« Dans l'atmosphère patriarcale de la rue Saint Blaise et des Buissonnets, l'ascension de la Carmélite eût été d'une ligne moins pure. Elle-même prend soin de nous en avertir dans l'ouverture de son autobiographie: « La fleur qui va raconter son histoire se réjouit d'avoir a publier les prévenances tout à fait gratuites de Jésus. C'est Lui qui l'a fait naître en une terre sainte et comme tout imprégnée d'un parfum virginal, c'est Lui qui l'a fait précéder de huit lys éclatants de blancheur ». « La nature ne fait pas de bonds ». C'est par paliers que les plissements du sol tendent vers leur point culminant. La grâce, sans ignorer les improvisations ni les coups de foudre, procède, elle aussi, de préférence, par lents cheminements. Pour faire émerger un sommet de sainteté, Dieu travaille et soulève toute une chaîne de générations. Rares sont les géants de la vertu qui se dressent isolés et détachés du terroir familial. (…) A l'origine de sa grandeur, il y a une double lignée de Chrétiens de race, il y a, inclinés sur son berceau, deux visages de Saints. Le Cardinal Mercier s'en réjouissait comme d'une inclination providentielle. « Ah! S'écriait-il, comme je suis heureux de savoir qu'elle est la récompense d'une famille exemplaire. Il ne fait pas se lasser de le répéter partout ». (Père Piat, Histoire d'une Famille, aux Editions Téqui).


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations.

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, nouvelle Eve et Mère de tous les vivants en Jésus-Christ, nous consacrons à Votre Cœur Immaculé toutes les générations qui nous ont précédées, afin que Vous obteniez la guérison de notre arbre généalogique. Apprenez-nous la liberté dans l'Esprit qui nous permettra de choisir le bien pour nous et pour nos enfants, pour que soit bénie toute la famille humaine. Pour dire oui à la Volonté de Dieu sur nous, nous renonçons à tout comportement mauvais hérité de nos pères et nous désirons imiter ceux de nos ancêtres qui s'étaient déjà consacré à Vous et au Cœur de Jésus. Qu'en nous soit relayé et amplifié le désir de sainteté.


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations.

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Exercices


Chacun des parents prend un temps de méditation, après avoir invoqué l'Esprit Saint et lui avoir demandé de témoigner à sa mémoire en faveur de la vérité. Il s'agit découvrir les compulsions de répétition, ces actes, ces attitudes que nous reproduisons comme malgré nous et qui ont été « copiés » chez un parent proche ou éloigné. Quand nous avons repéré ces compulsions nous décidons d'y renoncer chaque jour et de les remplacer par de nouveaux comportements en conformité avec l'Enseignement du Christ (exemple: une jeune fille remarque qu'elle refuse les garçons qui pourraient la rendre heureuse, son choix se porte vers une personne qu'elle n'aime pas vraiment et dont le caractère est difficile. Elle s'aperçoit que sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-mère ont épousé des hommes qu'elles n'aiment pas et qui les ont rendues malheureuses dans le mariage. Elle ne sait ce qui est à l'origine de cette compulsion de répétition mais elle décide de prier pour changer cette « malédiction », elle demande au Seigneur un époux selon son cœur qui soit un bon père pour ses enfants).


Seul l'Esprit et la Providence Divine peuvent nous faire découvrir un secret de famille. C'est, une union illégitime, un viol, une substitution d'enfant, un mariage forcé, etc...  Découvrir un secret de famille n'implique pas que nous allons le dévoiler mais que nous allons le présenter à Dieu et faire réparation dans la prière et par des Messes. (Exemple: un homme ne peut pas concevoir l'amour sans pulsion suicidaire. Par pur « hasard » il découvre une lettre dans les archives familiales où, son arrière grand-mère exprime son désespoir de se voir imposer un parti avantageux mais qu'elle n'a pas choisi, elle exprime son intention de se donner la mort. Son grand-père avait fait une tentative de suicide à la suite d'une crise de jalousie justifiée ou non. Au point de départ de ce ricochet transgénérationnel il y avait donc cette croyance que le mariage est une chose dramatique. Autre exemple: Dans une famille, toutes les filles aînées font un cancer du sein au même âge, depuis des générations. Au point de départ, nous trouvons un viol commis par des soldats pendant la grande guerre et un enfants dont, par honte, on a dissimulé l'origine, le cancer du sein indiquant dans ce cas précis un refus de la maternité).


Enfin, découvrons l'histoire sainte de notre famille, essayons de discerner les interventions de Dieu, les sauvetages, les guérisons, les bénédictions, et rendons grâce. Décidons d'amplifier ces bénédictions pour les léguer aux générations futures.

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 1/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille


Introduction


Dieu est famille. Il est communication des personnes, amour et don total. Tout dans la création procède de ce modèle trinitaire. Les sociétés se sont toujours conformées à ce modèle obéissant à l'alliance noachique (Cf. Genèse 9: 12; 16-17). Malheureusement, en ces temps de fin de civilisation occidentale les valeurs les plus fondamentales s'effondrent dans une sorte de suicide où l'individu se déstructure sur tous les plans, affectif, psychique et spirituel. Ce désastre est la conséquence de la désagrégation de la cellule familiale. De la famille élargie d'abord puis de la famille restreinte. Depuis la fin de la guerre l'égoïsme et le matérialisme ont chassé de l'univers affectif proche les grands parents ainsi que les oncles et tantes, laissant le couple dans un face à face qui a abouti à un égoïsme encore plus fort où chacun des époux a réclamé le droit de disposer de lui-même, de son corps, de son temps, de son argent. Les membres fondateurs de la Communion Marie Reine de la Paix ont ressenti comme une nécessité de faire écho aux appels répétés de Jean Paul II en faveur de la famille ainsi qu'aux messages de la Vierge Marie à Medjugorje. Notre Mère du Ciel dans Sa pédagogie invite à la récitation du Rosaire en famille ainsi qu'à la lecture de la Bible.


Citons à titre d'exemples quelques messages parmi tant d'autres: « Chers enfants, Je vous en prie, commencez à transformer votre vie dans les familles. Que chaque famille soit une fleur harmonieuse que Je souhaite donner à Jésus. Chers enfants, que chaque famille soit active dans la prière. Je voudrais qu'un jour apparaissent des fruits dans les familles. Seulement ainsi, pourrai-Je vous offrir comme des pétales à Jésus pour l'accomplissement des plans de Dieu. Merci d'avoir répondu à Mon appel » (1er mai 1986). « Chers enfants, je me réjouis pour tous ceux qui sont sur le chemin de la sainteté. Je vous prie d'aider par votre témoignage ceux qui ne savent pas vivre saintement. Ainsi chers enfants, que votre famille soit le lieu où naisse la sainteté. Aidez tout le monde à vivre saintement, en particulier les membres de votre propre famille. Merci d'avoir répondu à mon appel ». (24 juillet 1986). « Chers enfants, aujourd'hui, je vous appelle à la prière. Que la prière soit vie pour vous. Une famille ne peut pas dire qu'elle est dans la paix si elle ne prie pas chaque jour. C'est pourquoi que votre matinée commence par la prière du matin et que la soirée finisse par l'action de grâce. Petits enfants, je suis avec vous, je vous aime; je vous bénis et je désire que chacun de vous soit dans mon embrassement. Vous ne pouvez pas être dans mon embrassement si vous n'êtes pas prêts à prier chaque jour. Merci d'avoir répondu à mon appel ». (25 août 1995).


Il ne s'agit pas de donner des leçons de vertu au monde, ni de lui faire la morale, mais d'entrer dans une plénitude plus grande de vie, cette vie qui est en Dieu et que l'on ne peut recevoir que dans la prière. Or la prière ne fleurit que dans la douceur et l'humilité. C'est donc en reprenant la devise de la Communion Marie Reine de la Paix, que nous envisageons cette retraite: « Douceur, douleur, ferveur ». Douceur de Marie qui ne nous fait pas de reproches, qui ne nous accuse pas mais qui nous montre de quel amour nous sommes aimés. On ne reprochera donc rien aux autres membres de la famille, mais on témoignera de la douceur et de l'humilité du Cœur du Christ en pardonnant en en aimant d'une manière inconditionnelle, en donnant sa vie sans rien attendre en retour. Douleur, c'est celle d'un cœur brisé et broyé, comme le dit le Psalmiste (Psaume 51), de celui qui reconnaît ses erreurs, ses fautes et ses péchés et dont le cœur est attendri dans la douloureuse joie du pardon reçu. Ferveur de l'âme qui s'est décidée pour la prière et qui s'y tient, qui incite les autres par son exemple à entrer dans le cœur à cœur avec le Cœur de Marie et le Cœur de Jésus qui a tant aimé les hommes.

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La Sainte Famille


Plus qu'un modèle


L'Eglise propose la Sainte Famille comme modèle de la famille Chrétienne. De prime abord nous sommes en droit de nous interroger sur la validité d'un tel modèle pour nous demander de quelle manière elle est un modèle. Le mariage n'est pas consommé, il n'y a qu'un enfant et le père n'est pas vraiment le père de l'enfant, de plus le père est un saint, un juste parmi les justes, la mère est préservée du péché originel et l'enfant est Dieu Lui-même. Tout cela est certes admirable mais inimitable! Si nous cherchons une famille a imiter: il vaut mieux nous tourner vers une autre Sainte Famille, celle de Thérèse de l'Enfant Jésus, avec ses nombreux enfants, avec Monsieur Martin, qui ressemble tant à Saint Joseph et Zélie, si aimante et dévouée. Il nous faut donc admettre que la Sainte Famille est plus qu'un modèle: c'est une source dans laquelle nous devons puiser. Méditer sur chacune des trois personnes qui la composent et sur la relation entre elles est une source de bénédiction, de force et de guérison.


Une oeuvre de sagesse


Des peintres, comme Murillo, ont si bien traduit la théologie mystique du XVIIe siècle en faisant rencontrer dans une même peinture la Trinité et la Sainte Famille, qu'on l'appellera la « Petite Trinité sur la terre ». En effet, Dieu s'est incarné non seulement dans un homme, mais également dans une famille. C'est le choix de Dieu de sanctifier les relations humaines pour en faire une image des réalités célestes qui sont le devenir de l'humanité. Joseph est l'ombre du Père, comme le dira magnifiquement Jean-Jacques Olier, le père du renouveau Sacerdotal en France, Marie, est l'épouse du Saint Esprit, comme l'indique la Salutation Angélique et, entre les deux, le Christ est l'élément commun aux deux « Trinités ». En suscitant la Sainte Famille, Dieu a fait une oeuvre de Sagesse et d'Amour et nous savons que Sa Sagesse et Son Amour sont folie pour le monde, mais Source de Vie pour celui qui se confie en Lui.


Une source spirituelle


Un psychiatre, à propos du Livre de la Consécration, disait: « Ce que vous faites est dangereux: on ne peut pas proposer des relations spirituelles avec Saint Joseph ou la Vierge Marie, si on n'est pas d'abord guéri, sur le plan psychologique de l'image paternelle et maternelle que nous portons ». Ce médecin ignorait le véritable remède. La Sainte Famille n'est pas une projection de la réalité psychologique, mais une source spirituelle proposée par Dieu. Dans la Communion des Saints, qui est le mystère du Corps du Christ, chacune des personnes est vivante et communique avec nous. Ravivons la mémoire de notre Baptême! Nous nous souvenons de nos blessures humaines, mais nous faisons également mémoire de notre Baptême, car, par lui nous avons revêtu le Christ. Toutes les réalités du mystère du Salut, nous les portons dans une sorte d'inconscient spirituel. J'ai souvent proposé a des personnes blessées dans leur relation filiale, par un père absent ou trop dur, de se confier à Saint Joseph, de méditer un instant, chaque jour, sur cet homme qui était à la fois fort et doux, observant un silence respectueux devant le mystère de l'autre. Et que de guérisons j'ai pu constater, dues à une véritable manifestation de Saint Joseph, nous pourrions dire d'une union avec lui. Les Saints nous sont proposés, non pas seulement comme des aides extérieures que l'on invoque selon les besoins, mais aussi comme des guides spirituels qui nous communiquent leurs vertus et leurs grâces propres. Quand un Saint nous devient intime, ce qui lui appartient nous appartient aussi; voilà pourquoi il nous faut choisir nos amis dans le Ciel avec soin. Qu'on se souvienne de ce vers de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, dans ce merveilleux poème, qui résume toute sa mariologie: « Le trésor de la Mère appartient à l'enfant ». Ce que Dieu donne à un Saint est pour toute l'Eglise. Plus nous serons intimes avec la Sainte Vierge, plus nous nous considèrerons véritablement comme ses petits enfants et plus aussi Elle interviendra dans nos vies et partagera avec nous ses privilèges de Fille bien-aimée du Père.


Voyez comme ils s'aiment


Redisons-le: chacune des personnes de la Sainte Famille est pour nous une source de guérison parce qu'elle préfigure, chacune à sa manière, l'humanité rachetée, régénérée, transfigurée. Mais il y a plus. En effet, comme aucune des Personnes de la Trinité Sainte ne peut être considérée séparée des deux autres, on ne peut séparer les membres de la Sainte Famille. Au contraire, il nous faut contempler leur relation d'amour. Nul n'est seul, nul n'est une ile, nous n'existons qu'en relation. Malheureusement la société moderne pose le désir de chacun comme une dictature, la liberté est érigée en idole et la conséquence de cet égoïsme forcené est l'éclatement du tissu social et de la famille. Dieu lui-même est famille, Dieu est relation, sortir de cette relation, c'est se figer dans la mort. Nous pourrons donc entrer dans la Maison de Nazareth, comme dans un foyer de Charité et d'amour, selon la belle expression de Marthe Robin, nous plonger dans ce milieu pour y recevoir la chaleur, la tendresse, qui nous ont manqué ou qui sont nécessaires à notre croissance en Dieu. Prenons l'image d'une plante, elle a besoin de chaleur et de lumière pour pousser, mais également d'un tuteur pour s'élever avec droiture. Si Marie est cette chaleur toute maternelle, et l'Enfant Jésus, la Lumière de l'Amour Miséricordieux, Joseph est le tuteur, lui qui est le juste qui a poussé comme un palmier, et nous nous ajustons à lui.


Un amour oblatif


L'amour dont ils s'aiment tend vers un but commun: l'oblation. En effet, Marie et Joseph ont été préparés à leur mission par le travail de la grâce, dès Sa Conception pour la Vierge et par des interventions divines pour son époux. Si la famille humaine est orientée vers la procréation en accomplissant le commandement de Dieu dans la Genèse, de remplir la terre, elle a aussi pour vocation d'être l'image de l'Amour de Dieu d'une manière sacramentelle. Aussi l'exemple de la Sainte Famille doit-il lui être d'un puissant secours et une ressource irremplaçable. Joseph, étant dégagé de la paternité naturelle, entre dans sa mission surnaturelle. Comme Dieu le Père, il s'efface, il respecte, il est patient et en même temps il rassure, sécurise et pourvoit à la substance, il ne vit plus qu'en fonction du don de son Fils pour le Salut du monde. D'une certaine manière, ce qui a été épargné à Abraham sur le Mont Moriah, ne lui sera pas épargné. Il est l'icône du Père, qui donne son Fils bien-aimé. Quant à Marie, la Maternité qu'Elle vit dans sa chair, elle devra également l'orienter vers le sacrifice, la Mère la plus comblée du monde sera également celle à qui il sera le plus demandé. Nous ne savons plus guère ce qu'est le sacrifice. Il est totalement absent de la psychologie moderne, qui lui propose une vision de l'homme prisonnier de ses désirs et voué au malheur, car force est de constater qu'il ne peut pas les assouvir. L'oblativité est pourtant une capacité essentielle de l'homme, le germe du divin en lui est sa seule possibilité de bonheur. Nous connaissons la joie du don, mais affirmons qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir, mais nous sous-exploitons totalement cette capacité de l'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Toute la vie sacramentelle, la prière source de l'union à Dieu et la vie ecclésiale nous sont offertes pour développer cette capacité oblative. Vécue en famille, comme chez les Martin, cette capacité oblative est source d'une immense vitalité pour l'Eglise. Ni Louis, ni Zélie, ne vivaient pour eux-mêmes, c'était l'unique terme de leur contrat de mariage et le fruit de leur union est incommensurable: cinq enfants, cinq consacrées, dont la plus grande Sainte des temps modernes, prophète pour notre temps. L'oblativité appliquée à toutes nos relations humaines, les transforme, les transfigure et devient source féconde. Mère Teresa nous est donnée comme un rappel de cet amour qui ne désire rien pour lui-même mais tout pour l'autre. Dans cet oubli on se retrouve véritablement, car, c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en mourant à soi-même qu'on naît à la vie éternelle. La règle de sa congrégation stipule que les Soeurs de la Charité doivent donner sans rien attendre en retour. Le fait de ne rien attendre permet de poser des actes de parfaite gratuité et c'est dans cette gratuité que réside la pureté, l'absence de mélange.


Parlez-moi d'amour


Nous n'avons jamais tant parlé d'amour qu'aujourd'hui: dans la littérature, dans la publicité, les chansons, les films etc. et nous n'avons jamais été aussi éloignés de la nature véritable de l'amour. Cela pour deux raisons: la blessure du péché et le contexte actuel de la culture de mort. La blessure du péché fait que, quand nous parlons d'amour, nous exprimons avant tout notre désir d'être aimés. Notre blessure fondamentale est le manque, un manque que nous allons essayer de combler d'une manière compulsive, irraisonnée, par toutes sortes de manières. Nous avons faim et nous ignorons la nature de notre faim, qui est en fait le désir de l'union à Dieu et, comme l'a dit Saint Augustin, notre âme se tourmente jusqu'à ce qu'elle accepte de se reposer en Dieu. La Sainte Famille, elle, ne vit que de Dieu et pour Dieu. Voilà pourquoi elle est un lieu de repos. Le piège est de compter sur ses propres capacités à aimer. Or nous le savons, l'amour humain malgré toute sa beauté n'est pas infini, il se heurte à des limites qui font que l'amour peut se changer en haine, en indifférence, en amertume. L'affectivité s'exprime de manière différente selon le tempérament. Chaque enfant a une manière propre de réagir à la blessure d'amour, à la prise de conscience d'un manque. Selon nos blessures propres, nous mélangerons amour et domination, amour et protection, amour et possession, nous garderons nos distances au sein même de l'amour ou bien encore nous profiterons de l'être aimé en toute innocence. Aucune de ces manières d'aimer n'est juste et nul homme ne sait aimer parfaitement sans le secours de la grâce, car j'aurais beau me dévouer, comme le dit l'Hymne à la Charité, de la Première Epître aux Corinthiens, j'aurais beau me dépenser, si je n'ai pas la Charité, c'est à dire cet amour qui vient du Christ, je ne suis rien et tout ce que j'entreprends, même avec beaucoup de générosité, finit toujours par satisfaire mon propre besoin. Nous voyons donc que cette Retraite de Consécration est extrêmement importante. L'exigence évangélique est surhumaine et bien souvent, nous ne sommes pas à la hauteur de notre nom de Chrétien, mais la Sainte Famille nous est donnée comme une école où, humblement nous pouvons nous rendre, un foyer d'amour où nous nous laissons aimer pour ensuite transmettre cette qualité d'amour.


La Famille Martin


Au cours de cette Retraite, nous méditerons chaque jour l'exemple de la Famille Martin. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, proclamée Docteur de l'Eglise et par là, même la famille qui l'a vue naître, qui l'a éduquée et formée spirituellement, nous est proposée comme modèle (Les parents Martin ont étés béafifiés le 19 octobre 2008). Elle n'est pas une famille parfaite, les parents ont sans doute commis des erreurs pédagogiques, ils sont restés très marqués par leur temps, en cela aussi ils sont exemplaires, car nulle famille n'est parfaite, mais, ils ont fait de leur mieux en comptant avant tout sur Dieu. L'importance de la liturgie familiale chez les Martin, doit être soulignée, car, une famille Chrétienne est avant tout une famille qui prie, qui remet tous les jours ses erreurs et ses espérances à la Miséricorde Divine, qui se replace dans la Sainte Famille et dans la vie trinitaire.

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Quelques questions


Que veut dire se consacrer? Littéralement, cela signifie « rendre saint avec », c'est donc prendre de ce qui est à nous, de ce qui est humain et l'associer au divin en l'offrant à Dieu pour qu'Il le sanctifie. Le Concile affirme que les laïcs sont les consécrateurs du monde, parce que vivant dans le monde, ils sont à même de le remettre tous les jours à Dieu. Se consacrer à Marie signifie que nous remettons notre vie à la Vierge, que nous lui donnons un feu vert pour qu'elle travaille à notre sanctification et qu'elle nous communique ses grâces. La Consécration est un acte de liberté et de confiance.


Les textes sont très riches, peut-on les vivre intégralement? Comme la Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par le Cœur Immaculé de Marie, cette Retraite a été conçue pour que chacun puisse se reconnaître sans un élément ou dans un autre et pour pouvoir être recommencée plusieurs fois. De plus, ce livre est une petite anthologie qui réunit des textes bibliques et magistraux que l'on peut consulter selon les besoins.


Est-il normal de ne pas se sentir à la hauteur de ce qui nous est proposé? Bien entendu, nous pourrions dire que la famille modèle est un mythe. Celui qui dit qu'il n'est pas pécheur est un menteur, nous dit l'Ecriture. Or la famille est composée de pécheurs en quête de sainteté. Il est dangereux de se prétendre sans défauts et sans failles, c'est une attitude pharisienne et orgueilleuse qui nous coupe de la grâce. L'Eglise place la barre très haut, car notre idéal est au Ciel, nous devons nous efforcer d'y correspondre dans l'humilité et en recourant aux moyens de Salut qu'elle nous propose dans les Sacrements. En même temps, il est important de réaliser que ce que nous propose le monde en matière de morale et de sens de la vie est totalement ennemi du Christ et conduit à la mort. L'Eglise ne veut pas nous faire « porter de pesants fardeaux », elle veut nous préserver du mal et de la mort, nous conduire vers une Civilisation de l'amour. Pour cela, nous devons rompre avec la culture de mort. Sa morale n'est pas un retour à la loi, mais une découverte de l'amour.


Je suis seul(e) mon conjoint est parti, puis-je faire la Retraite? Nous sommes solidaires dans le bien comme dans le mal. Grâce au Sacrement du Mariage, un conjoint peut se consacrer à la place de l'autre dans la Foi, l'Espérance et la Charité et consacrer ses enfants. La famille, même amputée d'un membre, existe toujours. Rappelons qu'il est abusif de parler de l'annulation du mariage, car un sacrement ne peut être annulé. Ce qu'un procès Canonique doit établir, c'est de savoir s'il y a eu Sacrement ou non.


Pourquoi consacrer des évènements passés, comme ceux de la petite enfance? Peut-on revivre son passé? On ne peut réécrire sa vie, mais on peut en modifier le vécu, faire un travail de mémoire, afin que les évènements passés n'exercent plus la même influence sur notre présent. En fait, toute notre vie passée est présente dans notre présent et conditionne notre avenir. Il nous faut donc évangéliser notre mémoire. Il est étonnant de constater que nous possédons une mémoire, non seulement de notre petite enfance, mais encore de notre gestation, de l'instant de notre conception et même de notre arbre généalogique.


Les textes sont longs et prenants, si on veut les méditer sérieusement, comment trouver le temps? Nous pourrions en dire autant des lettres du Saint Père, mais il les a publiées parce qu'il s'agit d'une question vitale. La famille est la clé de voûte de la société, elle est plus que menacée de nos jours. Quand on est malade, on suspend toute activité pour se soigner. Le temps est un faux problème, on le trouve pour regarder la télévision! Or, chaque jour de consécration prend moins de temps que de regarder un film. De plus, on n'est pas obligé de tout faire: on peut par exemple décider de ne faire la Retraite qu'avec l'enseignement de l'Eglise, quitte à la recommencer plus tard avec la Famille Martin. Les exercices ne sont pas obligatoires, ils sont proposés à titre complémentaire, chacun d'eux peut se vivre en dehors de la Retraite.


Est-il nécessaire de faire la Retraite si tout va bien dans la famille? On dispose des extincteurs dans la maison et on les entretient quand il n'y a pas le feu! Les familles Chrétiennes les plus pieuses ne sont pas à l'abri d'accidents de parcours comme nous le montrent tant d'exemples. Comment se fait-il que des familles unies, ferventes, recevant l'Eucharistie quotidiennement, priant le Chapelet, oeuvrant dans un grand nombre d'activités sociales et caritatives, puissent tout à coup s'effondrer comme un jeu de quilles? L'extincteur, c'est cet instrument spirituel adapté à notre époque, que nous devrions tous avoir dans nos familles et dont nous devons apprendre le fonctionnement. Par exemple, comment réagir à telle ou telle situation sans être esclave de mes mécanismes de défense, mis en place très tôt dans l'enfance et dont je ne suis plus le maître. Tout va bien, et tout à coup c'est le choc: la calomnie, un accident, un enfant qui va mal, mon conjoint qui me délaisse ou me quitte, le travail... Et alors tout s'effondre. L'illusion est de vouloir a tout prix « sauver les apparences ». La transformation en profondeur des comportements et des relations au sein de la famille ne peuvent se faire que nous acceptons de voir « là où nous en sommes » et « là où nous sommes appelés ». « L'amour n'est pas une utopie », clamait le Pape Jean Paul II. Y croyons-nous vraiment? Si oui, alors « je n'ai rein qu'aujourd'hui », comme nous le dit la Petite Thérèse. C'est chaque jour le « petit pas ».


Tout semble brisé dans notre famille, n'est-il pas  trop tard? N'est-ce pas remuer le couteau dans la plaie? Beaucoup de choses peuvent être réparées dans l'invisible! Le monde spirituel n'est pas prisonnier de l'espace et du temps, nous pouvons faire beaucoup de bien à ceux qui sont éloignés de nous et qui sans aucun doutes souffrent de ce qui s'est passé. Nous devons aussi demeurer dans l'espérance, espérer contre toute espérance.


Comment pratiquement faire la Retraite en famille. Il est bon que les époux fassent toute la Retraite ensemble, bien que dans la première semaine, se soit surtout le mari qui conduise la prière, dans la seconde, c'est surtout la femme et dans la troisième semaine, les époux ensemble. Un petit livret est proposé aux enfants pour une liturgie familiale, qui réunit toute la famille, chaque jour de la Retraite, autour du thème abordé.


Qu'est-ce que la Communion Marie Reine des Familles? Nombreuses sont les familles qui nous confient leur sentiment de solitude. Comment peut-on vivre notre Foi dans la plénitude, en étant seuls? Nous devons retrouver un dialogue entre familles, des moments à part, entre homme, entre femmes. Pour cela, nous devons utiliser les moyens les plus modernes pour susciter ce renouveau, à l'exemple du Père Kolbe. La Revue Maria, le minitel, l'internet et tous nos rassemblements sont à la disposition de tous. Nous devenons membre d'une grande famille en répondant à l'appel de Jean Paul II, nous demandant de nous unir, de nous organiser et de nous retrouver. Prions tous les uns pour les autres et pour que la Communion Marie Reine des Familles reçoive cet « esprit d'ouverture qui fasse des familles chrétiennes une véritable source de lumière et un ferment sain pour les autres familles ». (Jean Paul II).


Gujan-Mestras, le 15 août 1998,

En la Fête de l'Assomption de Marie

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Avertissement


Nous allons vivre: 8 jours avec Saint Joseph, 8 jours avec Marie, 8 jours avec l'Enfant Jésus, 1 journée avec la Sainte Trinité. Chaque jour: une introduction sur le thème du jour; une antienne: il est bon de la répéter plusieurs fois au cours du temps de prière, et par ailleurs d'essayer de la mémoriser à l'avance, pour la psalmodier tout au long de la journée dans son cœur; la Parole de Dieu; un texte de l'Eglise; l'exemple de la Famille Martin; la prière consécratoire; un exercice ,pratique. Celui-ci est facultatif et peut se vivre en dehors de la Retraite. Il nous permet de vivre concrètement ce que nous consacrons. Moïse s'adresse ainsi au Peuple d'Israël: « Vois, je te propose aujourd'hui vie et bonheur, mort et malheur... Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez ». (Deutéronome 30: 15-19). Cette injonction claire et forte convient tout autant à nous qui devons choisir tous les jours entre la « culture de vie » et la « culture de mort ». Mais l'appel du Deutéronome est encore plus profond, parce qu'il nous demande un choix à proprement parler, religieux et moral. Il s'agit de donner à son existence une orientation fondamentale et de vivre fidèlement en accord avec la Loi du Seigneur: « Ecoute les commandements que Je te donne aujourd'hui: aimer le Seigneur ton Dieu, marcher dans Ses chemins, garder Ses ordres, Ses commandements et Ses décrets.... Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant Sa Voix; t'attachant à Lui; car là est ta vie, ainsi que la longue durée de ton séjour sur la terre » (Deutéronome 30: 16-20).

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