28 décembre 2008

La Main Toute-Puissante

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La Main Toute-Puissante

L'image Catholique de la Main Toute Puissante, Mano Poderosa en espagnol, représente la main droite de Dieu avec les doigts et le pouce tendu en position verticale. La paume, avec son stigmate, fait face au spectateur. Les personnages qui sont au sommet des quatre doigts représentent saint Joseph, la Vierge Marie et ses parents, Sainte Anne et Saint Joachim. L'Enfant Jésus est symbolisé par le pouce. Souvent, la main est entourée de petits chérubins volant tout autour de la main. Parfois aussi, on trouve quatre anges à genoux à côté de la main, regardant vers le haut et tenant les instruments de la crucifixion. L'un des anges tient alors une coupe servant a recueillir le sang de Jésus; un autre ange qui tient une lance sur laquelle est plantée une éponge imbibée de vinaigre ainsi que le marteau et les clous, le troisième ange tient la Croix et le quatrième tient dans ses mains couronne d'épines. Cette image, la Mano Poderosa est populaire dans tout le Mexique, et y est souvent vendue sur les cartes de saints et sur les bougies votives. La signification de la symbolique la main, autrefois était considéré comme un signe de protection magique et de bénédiction. L'historienne Carla Wisch explique, "Dans le catholicisme populaire, la Main Toute-puissante symbolise la main toute-puissante de Jésus Christ. Avec son stigmate, la main coupée évoque l'image de la main de Jésus cloué sur la croix. Cela vient très probablement des rituels païens pré chrétiens qui ont prophétisé l'arrivée du Christ. En Europe, cette image était appelée « la main d'Anne » et a été utilisée comme un moyen mnémotechnique pour aider les fidèles dans la prière et dans la confession. "

Prière à la Main Toute Puissante

O main puissante de Dieu! Je placer mon âme chrétienne devant Vous, et dans le désespoir et l'angoisse dans lesquels je me trouve, je vous implore de me secourir par Votre pouvoir tout-puissant. A Vos pieds, je place le dévouement de mon cœur attristé, pour que je puisse être délivré de mes souffrances. Enfin, Ayez la bonté, par Votre pouvoir infini, de m'aider et de me donner la force et la sagesse de vivre dans la paix et de bonheur. (Ici présenter vos pétitions). Amen.

Si vous êtes bon chrétien, que vous avez accompli quelques bonnes œuvres, vous recevrez de Dieu ce que vous demandez aussi longtemps que vous le mériterez.

Mon Dieu, pardonne les péchés j'ai commis pendant mon existence et fais que désormais, toujours tu me conduise sur le droit chemin, et que je reçoive de Toi la force de supporter l'amertume de cette vie.

Réciter ensuite un Notre Père

Cette prière doit être dite pendant 15 jours. Dans les huit jours après la fin de la récitation de la prière, vous recevrez les grâces que vous avez demandées, même ce qui aurait pu vous sembler impossible.

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Téléchargez la Prière de la Main Toute Puissante (pdf) en cliquant ici

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23 décembre 2008

Le Chapelet des enfants

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Le Chapelet des enfants

Mystères Joyeux

Favored

Premier Mystère: l'Annonciation

Marie est une jeune fille toute pure: son cœur est toujours tourné vers Dieu. C'est pour cela que l'Ange Gabriel, en entrant chez elle, la salue en disant: " Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec Vous. L'Ange vient pour lui annoncer une grande nouvelle: elle va devenir la maman de Jésus. Marie est d'abord très étonnée, mais elle répond simplement: Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. Marie est le modèle de l'obéissance et de l'humilité: elle cherche toujours à faire la volonté de Dieu . Marie a toujours dit «oui» à Dieu. Dire «oui» à Dieu et faire ce qu'Il veut, c'est L'aimer vraiment.


Demandons à Marie de nous apprendre à toujours bien obéir, nous aussi et à faire la volonté de Dieu en toute chose.

Visit

Deuxième Mystère: la Visitation

La Sainte Vierge, qui porte déjà Jésus tout petit en elle, va voir sa cousine Élisabeth qui attend elle aussi un bébé (Saint Jean Baptiste). Elle accourt vers sa cousine pour l'aider. Dès qu'elle arrive, Élisabeth est transportée de joie, et aussi son petit bébé caché en elle. Elle accueille Marie en lui disant: «Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni». La Sainte Vierge, comblée de bonheur, lui répond par un très beau cantique pour remercier Dieu de tout son cœur: c'est le «Magnificat».


O Sainte Vierge Marie, rappelez-moi quand je suis content, de penser, moi aussi, à remercier Dieu de tout mon cœur.

Nativity

Troisième Mystère : la Naissance de Jésus

La Sainte Vierge mit au monde Jésus, l'enveloppa de langes et le coucha dans une étable, une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie. Les Anges ont annoncé cette grande nouvelle aux bergers et louaient Dieu en disant : «Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes qu'Il aime». Comme les bergers, nous sommes invités dans cette dizaine à venir dans la crèche de Bethléem. Quelle chance nous avons, par la prière, de pouvoir nous mêler aux bergers pour adorer Jésus qui vient de naître!


O Sainte Vierge Marie, apprenez-moi à aimer la prière qui nous rend si proches de Jésus et de vous.

Present

Quatrième Mystère: la Présentation de Jésus au Temple

Joseph et Marie viennent présenter leur petit enfant au Seigneur, en apportant deux jeunes colombes comme la Loi le prescrivait. Le pieux vieillard Syméon s'approche d'eux, prend Jésus dans ses bras et remercie Dieu de lui avoir montré ce petit enfant. Il le reconnaît. Il a compris que c'est le Fils de Dieu et il l'appelle la «Lumière pour éclairer les nations». Maintenant, il dit qu'il peut mourir, puisqu'il a vu Celui qu'il attendait.


O Sainte Vierge Marie, je suis aussi votre petit enfant: prenez-moi dans vos bras. Présentez-moi aussi au Seigneur pour que je m'abandonne à Lui et pour que, guidé par vous, je fasse toujours sa volonté.

Finding

Cinquième Mystère: Jésus est retrouvé au Temple

Quand Jésus eut douze ans, il alla avec ses parents à Jérusalem pour la fête de Pâques. Mais après, au lieu de repartir avec eux, il resta à Jérusalem sans leur dire. Après une journée de voyage, ils le cherchèrent et revinrent à Jérusalem. C'est là qu'il le retrouvèrent, au bout de trois jours, dans le Temple, assis au milieu des savants qui étaient émerveillés de son intelligence. Comme Saint Joseph et la Sainte Vierge devaient être inquiets en cherchant Jésus! Mais quelle joie aussi de le retrouver enfin!

O Sainte Vierge Marie, mettez dans mon cœur un ardent désir de toujours rechercher Jésus.

Mystères Douloureux

Agony

Premier Mystère: l'Agonie au Jardin des Oliviers

La dernière nuit avant sa mort, Jésus était dans le jardin des Oliviers avec trois de ses disciples. Son Cœur est plein de tristesse et d'angoisse. Il s'est mis à l'écart et prie, à genoux, le visage contre terre. Deux fois, il s'arrête pour aller voir ses disciples qui s'étaient endormis. Jésus leur dit: «Vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi! Levez-vous, veillez et priez...»


Ô Sainte Vierge Marie, aidez-moi à être fidèle à la prière et à me tenir, pendant cette dizaine, tout près de Jésus qui est abandonné de tous.

Pillars

Deuxième Mystère : la Flagellation

Le gouverneur romain Ponce-Pilate prit Jésus et le fit flageller, c'est-à-dire attacher à une colonne et frapper très longtemps avec des fouets et des cordes. Quel terrible et lamentable spectacle ! Le corps de Jésus était tout couvert de sang. Sans doute, la Sainte Vierge voyait et ressentait dans son cœur, avec un amour et une douleur qu'on ne peut dire, tout ce qu'endurait son Fils. Son enfant, Celui qu'elle avait entouré de tendresse et couvert de baisers quand il était petit, c'était Lui qu'on flagellait maintenant, impitoyablement...


Ô Sainte Vierge Marie, comment pouvons-nous nous plaindre de ce qui nous arrive, quand nous voyons combien Jésus a souffert pour tous nos péchés?

Sorrow

Troisième Mystère: le couronnement d'épines

Après avoir flagellé Jésus, les soldats, pour se moquer de Lui, le couvrent d'un manteau rouge, enfoncent sur sa tête une couronne d'épines et lui mettent une branche de roseau dans la main droite. Ils lui crachent au visage et font de fausses génuflexions devant Lui en répétant: «Salut.! Roi des Juif !» et en l'injuriant. Il est pourtant le vrai Roi, le Christ Roi de tout l'univers. Et la Sainte Vierge, qui est là pendant qu'on se moque de Lui, souffre tellement dans son cœur!


Ô Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère du Christ-Roi, faites entrer mon cœur dans le vôtre pendant cette dizaine. Je voudrai tant vous consoler et consoler mon Seigneur et mon Roi.

Calvary

Quatrième Mystère: Jésus porte Sa Croix

Jésus, que presque tous ses amis ont abandonné, porte sa Croix jusqu'au mont du Calvaire. Tout son corps est couvert de plaies et il est épuisé. Il tombe plusieurs fois. Mais aussi, il voit le visage de sa Sainte Mère, la Vierge Marie. Quel réconfort pour Jésus de savoir qu'elle est là près de Lui! Mais aussi, quelle douleur pour elle de voir la souffrance de son Fils: leurs deux cœurs sont tellement unis!


Ô Jésus, O Sainte Vierge Marie, comme vos deux cœurs étaient proches l'un de l'autre dans cet océan de souffrances! Pendant cette dizaine, je veux placer mon cœur tout près des deux vôtres.

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Cinquième Mystère: la Crucifixion et la Mort de Jésus

Au pied de la Croix, pendant que Jésus était en train de mourir, se tenait sa Mère, debout toute en larmes. Qui pourrait voir cette maman souffrir autant sans pleurer avec elle? Jésus regarda sa Mère et, debout près d'elle, Saint Jean, le plus jeune de ses disciples qu'Il aimait beaucoup. Jésus dit à sa Mère: «Voici votre fils » Et Il dit à Saint Jean: «Voici ta Mère» A partir de ce moment là, la Sainte Vierge est toujours restée avec Saint Jean.


Pendant cette dernière dizaine des mystères douloureux, je voudrais moi aussi me tenir au pied de la croix, avec la Sainte Vierge et Saint Jean, tout près d'eux. Et prier entre eux deux.

Les Mystères Glorieux

Resurrection

Premier Mystère: la Résurrection

Le matin de Pâques, quelques femmes arrivent au tombeau de Jésus... il était ouvert! Un Ange était là et leur dit: «N'ayez pas peur; vous cherchez Jésus qui a été crucifié: Il n'est plus là, Il est ressuscité!» Celui que la Vierge Marie pleurait mort hier, aujourd'hui est ressuscité et vivant pour toujours! Alléluia! Sans doute la Sainte Vierge était-elle avec Saint Jean quand la grande nouvelle est venue l'atteindre. Chantons avec elle notre joie!


Dans notre cœur, écoutons les cloches de toutes les églises de la terre qui sonnent à toute volée pour annoncer au monde: le Christ est ressuscité! Alléluia!

Garofalo

Deuxième Mystère : l'ascension

Jésus conduisit ses disciples hors de Jérusalem dans la direction de Béthanie. Arrivé sur le mont des Oliviers, Il leva les mains et les bénit. Tandis qu'Il les bénissait, Il monta au Ciel en leur présence. Bientôt, une nuée vint le cacher à leurs regards. Et Jésus entra dans le Ciel, où il est assis à la droite de Dieu. Jésus, Lumière du monde, entre dans le Royaume de Lumière où Il nous attend avec tous les saints du Ciel.


Ô Sainte Vierge Marie, faite-nous sentir, pendant cette dizaine de notre chapelet, à quel point le monde invisible est tout proche de nous lorsque nous prions. Faites grandir en nous le désir d'être déjà un peu «du Ciel».

Pentecost

Troisième Mystère: la Pentecôte

Notre Seigneur Jésus s'étant élevé dans le Ciel, que les apôtres pouvaient-ils faire d'autre que de se réunir tous ensemble pour prier autour de la Vierge Marie? La Reine des Apôtres est là au milieu d'eux, et c'est pendant qu'ils sont là que l'Esprit- Saint va les inonder de sa force surnaturelle. Un grand vent bouleverse la maison, mais aussi leurs cœurs. Des langues de feu se posent sur chacun d'eux et ils ne sont plus les mêmes: ils brûlent d'un grand désir de parler de Jésus à tout le monde. Ils sont pleins de joie et de confiance.


Ô Vierge Marie, Reine des Apôtres, Mère de l'Eglise, obtenez pour nous, dans cette dizaine, que nous soyons nous aussi forts et courageux pour témoigner de Jésus.

Assumption

Quatrième Mystère: l'Assomption de la Sainte Vierge

Après l'Ascension de Jésus, la Sainte Vierge, Mère de l'Eglise, veille avec tous les Apôtres qui viennent de recevoir le Saint-Esprit, sur les débuts de l'Eglise... Elle vivait sans doute auprès de Saint Jean, jusqu'au jour où le Saint-Esprit l'a emportée auprès de Jésus et de Dieu le père dans la Gloire. Des multitudes d'anges s'élèvent autour d'elle qui monte avec son corps vers le Ciel, dans une lumière surnaturelle. Maintenant, elle veille sur chacun de ses enfants que nous sommes.


Ô mon Ange Gardien, qui voyez la Sainte Vierge, pendant cette dizaine, emmenez-moi avec les anges pour la prier!

Coronation

Cinquième Mystère: le Couronnement de la Sainte Vierge

Ô Vierge Marie, douce Mère, acclamée par les anges! Terre et Ciel exultent en votre présence. Nous aussi, nous voulons joindre nos voix à celle des anges pour vous remercier d'être notre Mère, et vous dire notre joie et notre fierté que notre Mère soit aussi la Reine du Ciel! Les douze étoiles qui brillent sur votre couronne, ô Vierge Marie, nous rappellent que vous êtes notre Étoile. Même quand nous avons peur, sur notre petit bateau pris dans les orages et les tempêtes de la vie, vous êtes toujours là. O très Sainte Vierge Marie, Étoile étincelante dans le Ciel, guidez-nous et conduisez-nous à Jésus.

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La Vierge du Sourire

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La Vierge du Sourire

Apparition à Lisieux le 13 mai 1883

« La Sainte Vierge s'est avancée vers moi! Elle m'a souri... » Ainsi s'exprime Thérèse Martin, la future Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. En ce 13 mai 1883, elle est alitée, en proie à une maladie mystérieuse qui dure depuis plusieurs jours. La famille fait une neuvaine à Notre Dame des Victoires, car l'état de la fillette suscite de vives craintes. La croyant tout à coup sur le point de mourir, dans un élan de Foi et de confiance, ses sœurs se jettent aux pieds de la Madone ornant la chambre de la petite malade. Soudain, le visage de Thérèse s'illumine: la statue s'anime et l'enfant voit la Sainte Vierge s'avancer vers elle et lui sourire. A l'instant même Thérèse est guérie.

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Le Récit par Sainte Thérèse

Extraits de l'Histoire d'une Âme

Circonstances de la maladie

La maladie dont je fus atteinte venait certainement du démon, furieux de votre entrée au Carmel, il voulut se venger sur moi du tort que notre famille devait lui faire dans l’avenir, mais il ne savait pas que la [27v°] douce Reine du Ciel veillait sur sa fragile petite fleur, qu’elle lui souriait du haut de son trône et s’apprêtait à faire cesser la tempête au moment où sa fleur devait se briser sans retour…Vers la fin de l’année je fus prise d’un mal de tête continuel mais qui ne me faisait presque pas souffrir, je pouvais poursuivre mes études et personne ne s’inquiétait de moi, ceci dura jusqu’à la fête de Pâques de 1883. Papa étant allé à Paris avec Marie et Léonie, ma Tante me prit chez elle avec Céline. Un soir mon Oncle m’ayant emmenée avec lui, il me parla de Maman, des souvenirs passés, avec une bonté qui me toucha profondément et me fit pleurer ; alors il dit que j’avais trop de cœur, qu’il me fallait beaucoup de distraction et résolut avec ma Tante de nous procurer du plaisir pendant les vacances de Pâques. Ce soir-là nous devions aller au cercle catholique, mais trouvant que j’étais trop fatiguée, ma Tante me fit coucher ; en me déshabillant, je fus prise d’un tremblement étrange, croyant que j’avais froid ma Tante m’entoura de couvertures et de bouteilles chaudes, mais rien ne put diminuer mon agitation qui dura presque toute la nuit. Mon Oncle, en revenant du cercle catholique avec mes cousines et Céline, fut bien surpris de me trouver en cet état qu’il jugea très grave, mais il ne voulut pas le dire afin de ne pas effrayer ma Tante. Le lendemain il alla trouver le docteur Notta qui jugea comme mon Oncle que j’avais une maladie très grave et dont jamais une enfant si jeune n’avait été atteinte. Tout le monde était consterné, ma Tante fut obligée de me garder chez elle et me soigna avec une sollicitude vraiment maternelle. Lorsque Papa revint de Paris avec mes grandes sœurs, Aimée les reçut avec une figure si triste que Marie [28r°] Ms A Folio 28, r° crut que j’étais morte… Mais cette maladie n’était pas pour que je meure, elle était plutôt comme celle de Lazare afin que Dieu soit glorifié… Il le fut en effet, par la résignation admirable de mon pauvre petit Père qui crut que « sa petite fille allait devenir folle ou bien qu’elle allait mourir. » Il le fut aussi par celle de Marie !… Ah ! qu’elle a souffert à cause de moi… combien je lui suis reconnaissante des soins qu’elle m’a prodigués avec tant de désintéressement… son cœur lui dictait ce qui m’était nécessaire et vraiment un cœur de Mère est bien plus savant que celui d’un médecin, il sait deviner ce qui convient à la maladie de son enfant… Cette pauvre Marie était obligée de venir s’installer chez mon Oncle car il était impossible de me transporter alors aux Buissonnets. Cependant la prise d’habit de Pauline approchait ; on évitait d’en parler devant moi sachant la peine que je ressentais de n’y pouvoir aller, mais moi j’en parlais souvent disant que je serais assez bien pour aller voir ma Pauline chérie. En effet le Bon Dieu ne voulut pas me refuser cette consolation ou plutôt Il voulut consoler sa Fiancée chérie qui avait tant souffert de la maladie de sa petite fille… J’ai remarqué que Jésus ne veut pas éprouver ses enfants le jour de leurs fiançailles, cette fête doit être sans nuages, un avant-goût des joies du Paradis, ne l’a-t-Il pas montré déjà 5 fois ?… Je pus donc embrasser ma Mère chérie, m’asseoir sur ses genoux et la combler de caresses… Je pus la contempler si ravissante, sous la blanche parure de Fiancée… Ah ! ce fut un beau jour, au milieu de ma sombre épreuve, mais ce jour passa vite… Bientôt il me fallut monter dans la voiture qui m’emporta bien loin de Pauline… bien loin de mon Carmel chéri. En arrivant aux Buissonnets, on me fit coucher, malgré moi car j’assurais [28v°] être parfaitement guérie et n’avoir plus besoin de soins. Hélas, je n’étais encore qu’au début de mon épreuve !… Le lendemain je fus reprise comme je l’avais été et la maladie devint si grave que je ne devais pas en guérir suivant les calculs humains… Je ne sais comment décrire une si étrange maladie, je suis persuadée maintenant qu’elle était l’œuvre du démon, mais longtemps après ma guérison j’ai cru que j’avais fait exprès d’être malade et ce fut là un vrai martyre pour mon âme… Je le dis à Marie qui me rassura de son mieux avec sa bonté ordinaire, je le dis à confesse et là encore mon confesseur essaya de me tranquilliser, disant que ce n’était pas possible d’avoir fait semblant d’être malade au point où je l’avais été. Le Bon Dieu qui voulait sans doute me purifier et surtout m’humilier me laissa ce martyre intime jusqu’à mon entrée au Carmel où le Père de nos âmes m’enleva tous mes doutes comme avec la main et depuis je suis parfaitement tranquille.

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Description de la maladie

Il n’est pas surprenant que j’aie craint d’avoir paru malade sans l’être en effet, car je disais et je faisais des choses que je ne pensais pas, presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de sens et cependant je suis sûre de n’avoir pas été privée un seul instant de l’usage de ma raison… Je paraissais souvent évanouie, ne faisant pas le plus léger mouvement, alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer, pourtant j’entendais tout ce qui se disait autour de moi et je me rappelle encore de tout… Il m’est arrivé une fois d’être longtemps sans pouvoir ouvrir les yeux et de les ouvrir un instant pendant que je me trouvais seule… Je crois que le démon avait reçu un pouvoir extérieur sur moi mais [29r°] qu’il ne pouvait approcher de mon âme ni de mon esprit, si ce n’est pour m’inspirer des frayeurs très grandes de certaines choses, par exemple pour des remèdes très simples qu’on essayait en vain de me faire accepter. Mais si le Bon Dieu permettait au démon de s’approcher de moi il m’envoyait aussi des anges visibles… Marie était toujours auprès de mon lit me soignant et me consolant avec la tendresse d’une Mère, jamais elle ne témoigna le plus petit ennui et cependant je lui donnais beaucoup de mal, ne souffrant pas qu’elle s’éloigne de moi. Il fallait bien cependant qu’elle aille au repas avec Papa, mais je ne cessais de l’appeler tout le temps qu’elle était partie, Victoire qui me gardait était parfois obligée d’aller chercher ma chère « Mama » comme je l’appelais… Lorsque Marie voulait sortir il fallait que ce soit pour aller à la messe ou bien pour voir Pauline, alors je ne disais rien… Mon Oncle et ma Tante étaient aussi bien bons pour moi ; ma chère petite Tante venait tous les jours me voir et m’apportait mille gâteries. D’autres personnes amies de la famille vinrent aussi me visiter, mais je suppliai Marie de leur dire que je ne voulais pas recevoir de visites ; cela me déplaisait de « voir des personnes assises autour de mon lit en rang d’oignons et me regardant comme une bête curieuse. » La seule visite que j’aimais était celle de mon Oncle et ma Tante. Depuis cette maladie je ne saurais dire combien mon affection pour eux augmenta, je compris mieux que jamais qu’ils n’étaient pas pour nous des parent s ordinaires. Ah ! ce pauvre petit Père avait bien raison quand il nous répétait souvent les paroles que je viens d’écrire. Plus tard il expérimenta qu’il ne s’était pas trompé et maintenant il doit protéger et bénir ceux qui lui prodiguèrent des soins si dévoués… Moi je suis encore exilée et ne sachant pas montrer ma reconnaissance, je n’ai qu’un seul moyen pour soulager mon cœur : Prier pour les parents que j’aime, qui furent et qui sont encore si bons pour moi ! Léonie était aussi bien bonne pour moi, essayant de m’amuser de son mieux, moi je lui faisais quelquefois de la peine car elle voyait bien que Marie ne pouvait être remplacée auprès de moi… Et ma Céline chérie, que n’a-t-elle pas fait pour sa Thérèse ?… Le Dimanche au lieu d’aller se promener elle venait s’enfermer des heures entières avec une pauvre petite fille qui ressemblait à une idiote ; vraiment [29v°] il fallait de l’amour pour ne pas me fuir… Ah ! mes chères petites Sœurs, que je vous ai fait souffrir !… personne ne vous avait fait autant de peine que moi et personne n’avait reçu autant d’amour que vous m’en avez prodigué… Heureusement, j’aurai le Ciel pour me venger, mon Époux est très riche et je puiserai dans ses trésors d’amour afin de vous rendre au centuple tout ce que vous avez souffert à cause de moi… Ma plus grande consolation pendant que j’étais malade, c’était de recevoir une lettre de Pauline… Je la lisais, la relisais jusqu’à la savoir par cœur… Une fois, ma Mère chérie, vous m’avez envoyé un sablier et une de mes poupées habillée en carmélite, dire ma joie est chose impossible… Mon Oncle n’était pas content, il disait qu’au lieu de me faire penser au Carmel il faudrait l’éloigner de mon esprit, mais je sentais au contraire que c’était l’espérance d’être un jour carmélite qui me faisait vivre… Mon plaisir était de travailler pour Pauline, je lui faisais des petits ouvrages en papier bristol et ma plus grande occupation était de faire des couronnes de pâquerettes et de myosotis pour la Sainte Vierge, nous étions au beau mois de mai, toute la nature se parait de fleurs et respirait la gaîté, seule la « petite fleur » languissait et semblait à jamais flétrie…

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La grâce du sourire

Cependant elle avait un Soleil auprès d’elle, ce Soleil était la Statue miraculeuse de la Sainte Vierge qui avait parlé deux fois à Maman, et souvent, bien souvent, la petite fleur tournait sa corolle vers cet Astre béni… Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre-Dame des Victoires pour qu’elle guérisse sa pauvre petite fille. Ah ! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! [30r°] J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir… Il fallait un miracle et ce fut Notre-Dame des Victoires qui le fit. Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama… Mama… ». Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi. Ceci dura longtemps, alors j’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort : « Mama… ». Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une Mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait… Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes de joie sans mélange… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… oui [30v°] mais jamais je ne le dirai à personne, car alors mon bonheur disparaîtrait. Sans aucun effort je baissai les yeux, et je vis Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée… Ah ! c’était bien à elle, à ses prières touchantes que je devais la grâce du sourire de la Reine des Cieux. En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s’était dit : « Thérèse est guérie! » Oui, la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l’avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits ; il n’agit pas tout d’un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s’épanouissait sur la montagne fertile du Carmel.

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Prière à la Vierge du sourire

O Marie, Mère de Jésus et la nôtre, qui, par un visible sourire, avez daigné consoler et guérir autrefois votre enfant privilégiée, Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous vous en supplions, venez nous consoler, nous aussi, dans les peines de cette vie; détachez nos cœurs de la terre, donnez-nous la santé de l'âme et du corps, affermissez-nous dans l'espérance, obtenez-nous enfin de jouir éternellement dans le Ciel de votre maternel et ravissant sourire. Ainsi soit-il.


O Vierge du Sourire, convertissez les pécheurs, guérissez les malades, et assistez les agonisants.


Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, priez pour nous.


Imprimatur

200 jours d'indulgence,

Paul-Émile Cardinal Léger, Arch. de Montréal, 7 novembre 1960.

Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France

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Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avez dit : « J’aime la France, ma patrie, je veux lui conserver la foi », ayez pitié de la France ! Délivrez-la des ténèbres qui l’environnent, détournez-la du mensonge, vous qui étiez une âme de lumière et de Vérité. O vous qui disiez encore : « J’aime l’Eglise, ma Mère, je serais prête, pour la défendre, à verser tout mon sang », ramenez notre patrie infidèle à cette Eglise, Mère des âmes. Nouvelle et puissante patronne de la France, demandez à la Vierge Immaculée, Reine de France, de sauver sa Nation privilégiée. Revenez vers nous avec Saint Martin et Saint Louis, avec Sainte Geneviève et Sainte Jeanne d’Arc, pour chasser l’étranger du Royaume. Nous ne voulons pas que cet étranger - l’esprit de révolte et d’incrédulité - règne sur nous, mais le Prince de la Paix, Jésus, notre seul Maître et Sauveur bien-aimé. Ainsi soit-il.


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sauvez la France !

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22 décembre 2008

Chemin de Croix avec le Bienheureux Michel Sopocko

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Chemin de Croix

Élaboré selon les extraits du livre « Miséricorde de Dieu dans ses œuvres », du Bienheureux Michel Sopocko


“Ô mon Jésus, je Te remercie pour ce livre que Tu as ouvert aux yeux de mon âme. Ce livre, c’est Ta passion que Tu as endurée par amour pour moi. De ce livre, j’ai appris comment aimer Dieu et les âmes. Dans ce livre sont renfermés pour nous des trésors inépuisables. Ô Jésus, combien peu d’âmes Te comprennent dans Ton martyre d’amour” (PJ 304).

Première station
Le Seigneur Jésus est condamné à mort


“J’ai honte, Seigneur, de me mettre en Ta présence, parce que je Te ressemble si peu. Tu as souffert autant pour moi pendant la flagellation. Ce supplice tout seul serait suffisant pour Te faire mourir si la volonté et le décret du Père Céleste n’était que Tu devais mourir sur la croix; et en ce qui me concerne - il m’est tellement difficile de supporter les petites fautes et faiblesses de mes serviteurs et des mes proches. Tu as versé Ton Sang pour moi, par Miséricorde, pendant qu’à moi chaque offrande et chaque sacrifice fait pour mon prochain me semble lourd à porter. Toi, avec une patience indicible et en silence Tu as supporté les douleurs de la flagellation, et moi – je me lamente et je gémis quand il me faut supporter pour Toi quelque peine ou le mépris de la part du prochain” (Volume II, p. 103).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Deuxième station
Le Seigneur Jésus est chargé de Sa Croix


Avec une grande compassion je suivrai Jésus! Je supporterai patiemment cette contrariété que j’éprouverai aujourd’hui, tellement petite pour honorer son chemin du Calvaire. Cependant c’est pour moi qu’il va mourir! C’est à cause de mes péchés qu’il souffre! Comment puis-je rester indifférent? Tu n’exiges pas, Seigneur, que je porte avec Toi Ta lourde croix mais Tu veux que je porte patiemment mes petites croix de tous les jours. Toutefois, je ne l’ai pas fait jusqu’à maintenant. J’éprouve la honte et le repentir pour mon manque de courage et mon ingratitude. Je me propose d’accepter avec confiance et de supporter avec amour tous les fardeaux que Tu me donneras dans Ta miséricorde” (Volume II, p. 119).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Troisième station
Le Seigneur Jésus tombe sous le poids de Sa Croix


“Tu as pris sur Tes épaules, Seigneur, un fardeau terrible – les péchés du monde entier et de tous les temps. (...) C’est pourquoi Tu es à bout des forces. Tu ne peux plus porter ce fardeau et il Te fait tomber. Agneau de Dieu qui par Ta miséricorde enlèves le péché du monde à travers le fardeau de Ta croix, enlève-moi le poids énorme de mes péchés et allume le feu de Ton amour pour que sa flamme ne s’éteigne jamais” (Volume II, p. 123).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatrième station
Le Seigneur rencontre Sa Mère


“Marie, Mère de Dieu, Sainte Vierge et Mère, que la douleur de Ton âme se communique à moi aussi! Je T’aime, Mère Douloureuse, qui parcours le même chemin que Ton Fils Bien-Aimé, le chemin de l’infamie et de l’humiliation, le chemin du mépris et de la malédiction, grave-moi sur Ton Coeur Immaculé et, en tant que Mère de Miséricorde, fais-moi obtenir la grâce de ne pas succomber en suivant Jésus et Toi sur ce chemin épineux du Calvaire que la miséricorde de Dieu a désigné à moi aussi” (Volume II, p. 126).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Cinquième station
Simon de Cyrène aide le Seigneur Jésus à porter Sa Croix


Comme pour Simon, pour moi aussi la croix est lourde. Du fait de ma nature, elle me fait trembler. Pourtant les circonstances m’obligent à m’habituer à la croix. Désormais, j’essaierai de porter ma croix comme le Christ. Je porterai la croix pour mes péchés, pour les péchés des autres, pour les âmes du purgatoire, en imitant le Sauveur miséricordieux. Alors je serai sur le chemin royal du Christ, et je le poursuivrai, même si je suis entouré d’une foule ennemie et moqueuse” (Volume II, p.129).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Sixième station
Véronique essuie la Face du Seigneur


Le Seigneur Jésus ne souffre plus, donc je ne peux pas Lui donner le voile pour essuyer la sueur et le sang. Mais le Sauveur souffrant continue à vivre dans Son corps mystique, dans Ses confrères, chargés d’une croix, c’est-à-dire dans les malades, les agonisants, les pauvres et les malheureux qui ont besoin d’un voile pour essuyer leur sueur. N’est-il pas vrai que Jésus a dit: “Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces tout petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait” (Mt 25,40). Alors je me tiendrai près d’un malade ou d’un agonisant avec un véritable amour et une vraie patience, pour essuyer sa sueur, pour le soutenir et consoler” (Volume II, p. 132).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Septième station
Le Seigneur Jésus tombe pour la deuxième fois sous le poids de la Croix


Seigneur, (...) comment peux-Tu me supporter encore, moi, pauvre pécheur qui Te blesse innombrables fois de mes péchés quotidiens? Le fait que Tu attends encore mon changement d’attitude peut s’expliquer uniquement par l’immensité de Ta miséricorde. Illumine-moi, Seigneur, avec la lumière de Ta grâce, pour que je puisse connaître tous mes défauts et mes mauvais penchants qui ont causé Ta seconde chute. Fais que désormais je puisse les combattre constamment. Sans Ta grâce je ne suis pas capable de m’en libérer” (Volume II, p. 136).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Huitième station
Le Seigneur Jésus console les femmes qui pleurent


Pour moi aussi il y a un temps de miséricorde divine, mais il est limité. Passé ce temps, ce sera le temps de la justice dont le Seigneur Jésus parle avec tant d’austérité. (...) Je suis accablé par mes nombreuses fautes, donc je tremble de peur et je suis dans l’angoisse, mais je suivrai les traces du Christ, je me repentirai humblement et je donnerai satisfaction à la justice à travers une pénitence sincère. (...) La miséricorde infinie de Jésus m’incite à cette pénitence car Jésus a échangé Sa couronne de gloire contre une couronne d’épines et il est venu me chercher et m’ayant trouvé il m’a serré contre Son cœur” (Volume II, p. 139).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Neuvième station
Le Seigneur tombe pour la troisième fois


“C’est pour moi que Jésus souffre et c’est pour moi qu’il tombe sous le poids de la croix! Où serais-je aujourd’hui sans ces souffrances du Sauveur? (...) C’est pourquoi tout ce que nous possédons aujourd’hui et tout ce que nous sommes, au niveau surnaturel, est dû uniquement à la passion du Seigneur Jésus. Même le fait de porter notre croix ne signifie rien sans la grâce. C’est seulement la passion du Sauveur qui fait devenir méritoire notre contrition et rend efficace notre pénitence. C’est seulement Sa miséricorde, révélée dans sa triple chute qui est la garantie de ma rédemption” (Volume II, p. 142).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Dixième station
Le Seigneur est dépouillé de Ses vêtements


“Dans ce mystère était présente la très Sainte Mère qui voyait tout, écoutait tout et assistait à tout. Il est possible d’imaginer les souffrances intérieures qu’Elle endurait en voyant Son Fils profondément humilié, nu et couvert de sang, goûtant la boisson amère dans laquelle moi aussi j’ai versé des amertumes à cause de mon  péché de gourmandise. Désormais je désire et je me propose avec la grâce de Dieu, de pratiquer une ascèse raisonnable dans ce domaine, afin que la nudité de mon âme n’offense ni le regard du Seigneur Jésus ni celui de Sa Sainte Mère Immaculée”. (Volume II, p. 145).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Onzième station
Le Seigneur Jésus est cloué à la Croix


“Arrêtons-nous dans nos pensées sur le Golgotha, sous la croix du Seigneur Jésus et méditons cette scène terrible. Le Sauveur suspendu entre ciel et terre, hors de la ville, rejeté par son peuple. Il pend comme un malfaiteur entre deux malfaiteurs, donnant ainsi l’image de l’abandon, de la misère, et de la douleur les plus terribles. Mais Il ressemble à un commandant qui conquiert les nations – non avec l’épée et les armes, mais avec la croix, non pour détruire, mais pour sauver. C’est pourquoi la croix du Sauveur deviendra désormais un instrument de la gloire de Dieu, de justice et de miséricorde infinie” (Volume II, p. 130).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Douzième station
Le Seigneur Jésus meurt sur la Croix


Personne ne s’associait à ce sacrifice avec des pensées et des sentiments aussi merveilleux et aussi justes que ceux de la Mère de Miséricorde. De même qu’à la Conception et à la Naissance elle représentait l’humanité toute entière, adorant et aimant avec ardeur le Seigneur, Dieu de l’Univers, de même, à la mort de Son Fils, Elle adore le corps sans vie, écartelé sur la croix. Elle est pleine de douleur pour Lui, mais en même temps Elle se souvient de Ses enfants adoptifs. Ils sont représentés par l’Apôtre Saint Jean et par le larron agonisant qui venait de se convertir. Elle intercédait pour lui auprès de Son Fils. Intercède pour moi aussi, Mère de Miséricorde, souvient-Toi de moi aussi, quand, dans mon agonie, je recommanderai mon âme au Père Éternel.” (Volume II, p. 195).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Treizième station
Le Seigneur Jésus est descendu de la Croix


Sauveur très Miséricordieux, quel cœur pourrait résister à ce langage si éloquent qui ravit et attendrit, ce langage avec lequel Tu nous parles à travers les innombrables blessures de Ton corps sans vie, qui repose au sein de Ta Mère Douloureuse? (...) Une seule de Tes actions aurait suffit pour apaiser la justice et pour expier les outrages. Mais Tu as choisi ce genre de Rédemption pour démontrer la valeur énorme de notre âme et Ta miséricorde infinie, pour que même le plus grand pécheur puisse s’approcher de Toi avec confiance et contrition et recevoir l’absolution, comme l’avait reçue le larron agonisant” (Volume II, p.208).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatorzième station
Le Seigneur Jésus est mis au Tombeau


“Mère de Miséricorde, Tu m’as choisi pour être Ton enfant et pour que je devienne frère de Jésus que Tu pleures après Sa mise au tombeau! (...) Ne regarde ni ma faiblesse, ni mon inconstance ni mes négligences que je déplore sans cesse et auxquelles je renonce continuellement. Mais souviens-Toi de la volonté du Seigneur Jésus qui m’a confié à Ta protection. Remplis donc Ta mission envers moi qui suis indigne, adapte les grâces du Sauveur à ma faiblesse et sois toujours pour moi la Mère de Miséricorde!” (Volume II, p.224).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

La Résurrection du Seigneur Jésus


“La Résurrection du Seigneur Jésus est le couronnement de vie et de l’activité du Sauveur du monde (Volume II, p. 232). “Ce que le Sauveur avait initié sur le mont Tabor, maintenant est devenu une réalité: il a revêtu Son corps de lumière et de beauté, il l’a rendu totalement spirituel, il l’a fait devenir subtil et pénétrant, absolument dépendant de Sa volonté. (...) Nous aussi, nous soupirons après une vie d’adoration, après un corps spirituel, après la spiritualisation des formes extérieures. Nous désirons vivre la Pâque, nous voulons obtenir pour notre âme la victoire sur les instincts de notre corps et rejoindre l’immortalité bienheureuse” (Volume II, p. 227).“Mais ressusciterons-nous ? Pour avoir la certitude de cette vérité, rappelons-nous qu’elle constitue un dogme de notre foi: “résurrection de la chair”. Nous devrions surtout, dans cette vie déjà, ressusciter spirituellement (...) Il existe des morts spirituels, ceux qui pourraient être appelés des morts vivants. Les Saintes Écritures disent de ces personnes-là: “tu passes pour vivant, mais tu es mort... Non, je ne trouve pas tes actions parfaites aux yeux de mon Dieu” (Ap 3, 1-2). Celui qui vit, travaille et crée uniquement pour le monde en cherchant la gloire de ce monde est mort. C’est la tragédie de la vie terrestre, vie mondaine, vie des incroyants” (Volume II, p. 231). “De même que d’un gland vide ne naîtra pas un chêne, de même une vie futile, vide, fade, privée de spiritualité ne peut pas se développer en  vie éternelle. C’est pourquoi, dès maintenant, déjà sur la terre, je devrais mener une vie en vue de l’éternité, c’est-à-dire une vie surnaturelle. Alors, je dois penser, vouloir, souffrir et lutter, jouir et aimer selon les principes de la foi” (Volume II, p. 234). “...vous aussi, vous témoignerez (Jn 15,27). Ces paroles adressées aux Apôtres se rapportent aussi à moi-même. Je dois rendre témoignage au Christ par ma vie et mes activités quotidiennes, cela doit être un témoignage de vertu et de sainteté, témoignage par la parole et par les œuvres, et peut-être même un témoignage de sang et de martyre, et au moins un témoignage de miséricorde envers l’âme et le corps du prochain. Je sais ne pas en être capable tout seul. Donc, Esprit Saint, aide-moi. Je suis conscient du fait que je dois témoigner, mais sans Ton souffle je n’en suis pas capable. Crée donc en moi un esprit nouveau! Illumine mon visage pâle par un rayon de la gloire céleste! Donne-moi des ailes pour que je puisse atteindre le comble de la joie, pour que je puisse diriger ma barque vers le large, pour que je ne sombre pas tout près de la rive!” (Volume II, p. 231).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Le Bienheureux Michel Sopocko

1888-1975

Fête le 15 février


“C’est un prêtre selon Mon coeur, ses efforts Me sont agréables (…); par lui, il M’a plu de propager

la vénération envers Ma miséricorde...” (PJ 1256).


“Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée, sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre,

Je ne le laisserai pas se tromper, et toi, ne fais rien sans son autorisation” (PJ 1408).


La mise en oeuvre de la peinture du tableau de Jésus Miséricordieux, l’exposition du tableau à la vénération publique, la diffusion du chapelet de la Miséricorde Divine, le lancement des démarches

en vue d’établir la fête de la Miséricorde Divine ainsi que la fondation d’une nouvelle congrégation

religieuse se sont accomplis à Vilnius grâce aux efforts de l’abbé Michel Sopocko. Depuis ce temps-là, leurs oeuvres communes rachetées au prix de prières et souffrances rayonnent sur le monde entier.

“En voyant le dévouement et les peines de l’abbé Sopocko dans cette oeuvre, j’admirais sa patience et son humilité; tout cela a coûté non seulement beaucoup de peines et de contrariétés diverses, mais aussi beaucoup d’argent et l’abbé Sopocko subvenait à toutes les dépenses. Je vois que la Providence divine l’a préparé à accomplir cette œuvre de miséricorde avant que je n’aie prié Dieu pour cela. Oh! Que Tes chemins sont surprenants, mon Dieu, et heureuses les âmes qui suivent l’appel de la grâce divine” (PJ 422).

L’abbé Michel Sopocko naquit à Nowosady près de Vilnius (Lituanie). Dans les années 1910-1914, il fit les études de théologie à l’Université de Vilnius, et ensuite à Varsovie, où il acheva aussi ses études à l’Institut Supérieur de Pédagogie. Après avoir fait un doctorat en théologie morale, en 1926, il est devenu père spirituel au séminaire de Vilnius il fut habilité en 1934. Il travaillait comme professeur de théologie pastorale à la Faculté de Théologie de l’Université Étienne Bathory à Vilnius et au Séminaire à Bialystok (1928-1962). Dans les années 1918-1932, il fut aumônier de l’Armée Polonaise à Varsovie et à Vilnius. Dans les travaux qu’il a publiés, l’abbé Sopocko donna des bases théologiques aux nouvelles formes du culte de la Miséricorde Divine qu’il propageait avec ardeur. Il s’engagea dans différentes activités sociales. Il était confesseur de nombreuses communautés religieuses et laïques. Il écrivit des lettres de formation pour la première communauté des Soeurs de Jésus Miséricordieux, début d’une nouvelle congrégation religieuse. Quand la congrégation fut fondée, il rédigea des constitutions selon les réflexions et propositions de soeur Faustine. Il est l’auteur de prières à la Miséricorde Divine, rédigées à partir des textes de soeur Faustine. Il resta en contact avec elle jusqu’à la fin de sa vie. Après sa mort, il réalisa fidèlement et jusqu’au bout les tâches qui leur étaient destinées dans les révélations reçues par sainte Faustine. Il en reste un témoignage dans le Petit Journal de sainte soeur Faustine qui dévoile une personnalité remarquable ainsi que la richesse intérieure de ce vénéré prêtre. “Ô mon Jésus, Tu vois quelle immense gratitude j’ai pour l’abbé Sopocko qui a mené Ton œuvre si loin. Cette âme si humble a su supporter tous les orages, et elle ne s’est paslaissé décourager par les contrariétés, mais elle a répondu fidèlement à l’appel de Dieu” (PJ 1586).


“Quand parlais avec le directeur de mon âme, je perçus intérieurement, son âme en proie à une grande souffrance, à un supplice tel que rares sont les âmes que Dieu touche d’un pareil feu. Cette œuvre en était la cause. Un jour viendra où cette œuvre tant recommandée par Dieu paraîtra presque totalement détruite et alors Dieu commencera à agir avec une grande force qui témoignera de sa vérité. Cette œuvre donnera une nouvelle splendeur à l’Église, bien qu’elle y existe depuis longtemps déjà. Personne ne peut nier que Dieu est infiniment miséricordieux; Il désire que tout le monde le sache; avant qu’Il ne revienne comme Juge, Il veut que les âmes Le connaissent d’abord comme Roi de miséricorde. Quand viendra ce triomphe, nous serons déjà dans cette vie nouvelle où il n’y a plus de souffrance, mais avant cela, «ton âme sera abreuvée d’amertume devant l’anéantissement de tes efforts.» Cependant cet anéantissement ne sera qu’apparent, car Dieu ne change pas ce qu’Il a une fois décidé; mais bien que l’anéantissement ne soit qu’apparent, pourtant la souffrance sera bien réelle. Quand cela arrivera-t-il – je ne le sais pas; combien de temps cela durera-t-il – je l’ignore” (PJ 378).


“Jésus, cette affaire est Tienne, pourquoi agis-Tu de la sorte envers lui? Il me semble que Tu lui suscites des difficultés, tout en lui ordonnant d’agir. Écris que nuit et jour Mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c’est pour augmenter ses mérites. Ce n’est pas la réussite que je récompense, mais la patience et la peine prises pour Moi” (PJ 86).


“Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre...” (PJ 90).


“J’ai reçu hier une lettre de l'abbé Sopocko. J’ai appris que l’affaire de Dieu progresse, quoique lentement (...) Je sais qu’actuellement en ce qui concerne cette oeuvre, Dieu exige de moi prières et sacrifices, (...) j’ai constaté dans cette lettre combien la lumière que Dieu accorde à ce prêtre est grande; cela me confirme dans la conviction que par lui Dieu réalisera cette oeuvre malgré les adversités - qu’Il réalisera cette oeuvre malgré les adversités qui s’accumulent. Je sais bien que, plus grande et plus belle est l’œuvre, plus terribles seront les orages qui se déchaîneront contre elle” (PJ 1401). “Dieu, en Ses jugements impénétrables, permet parfois que ceux qui ont pris le plus de peine à l’accomplissement d’une oeuvre ne puissent pas le plus souvent jouir sur cette terre des fruits de cette oeuvre, Dieu leur en conservant toute la joie pour l’éternité; mais malgré tout, parfois Dieu leur fait savoir combien les efforts de telles âmes Lui sont agréables, et ces moments les fortifient pour de nouvelles luttes et épreuves. Ce sont les âmes les plus semblables au Sauveur qui n’a goûté qu'amertume dans l’oeuvre qu’Il fonda sur la terre” (PJ 1402).


“Jésus m’a fait connaître comment tout dépend de Sa volonté, en me donnant une profonde paix en ce qui concerne toute cette œuvre. Écoute, Ma fille, bien que toutes les œuvres qui naissent de Ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, vois cependant, l’une d’elles a-t-elle été exposée à de plus grandes difficultés, que l’œuvre qui dépend directement de Moi - l’œuvre de la Rédemption. Tu ne dois pas trop prendre à cœur les contrariétés. Le monde n’est pas aussi fort qu’il semble l’être, sa force est strictement limitée” (PJ 1643).

L’abbé Sopocko écrit dans son journal: “Il y a des vérités que l’on connaît, dont on entend parler et dont on parle souvent, mais que l’on ne comprend pas. Il en était de même pour moi, en ce qui concerne la vérité sur la miséricorde Divine. Tant de fois je mentionnais cette vérité dans les homélies, j’y pensais pendent les retraites, je la répétais dans les prières de l’Eglise – surtout dans les psaumes – mais je ne comprenais pas la signification de cette vérité et je n’entrais pas dans son contenu, c’est-à-dire qu’elle était un attribut suprême de l’activité de Dieu à l’extérieur. Il fallait qu’une simple religieuse, S. Faustine, de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame de la Miséricorde, guidée par une intuition, m’en parle. Elle me le répétait brièvement et souvent, en me poussant à examiner, à étudier cette vérité et à y réfléchir fréquemment. (...) Tout au début je ne savais pas trop bien de quoi il s’agissait, j’écoutais, je doutais, je me posais des questions – ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris l’importance de cette oeuvre, l’immensité de cette idée et je me suis persuadé moi-même de l’efficacité de ce culte vivifiant et ancien, c’est vrai, mais négligé et nécessitant donc d’être renouvelé à notre époque. (...) La confiance en cette Miséricorde Divine, la propagation du culte de cette miséricorde parmi les hommes, et le fait de lui consacrer toutes mes pensées, paroles et actions, sans une ombre d’y rechercher ma propre gloire sera dorénavant le fondement essentiel de ma vie, avec l’aide de cette miséricorde incommensurable”.

“L’Évangile ne consiste pas à prêcher que les pécheurs devraient devenir bons, mais que Dieu est bon pour les pécheurs” (l’abbé Michel Sopocko).


L’abbé Michel Sopocko est décédé en odeur de sainteté le 15 février 1975, à Bialystok, jour de la fête de Saint Faustine.


“Grâce à son action, une nouvelle lumière va briller dans l’Église de Dieu pour la consolation des âmes” (PJ 1390).


“Aux pieds de Jésus, je voyais mon confesseur et derrière lui un grand nombre des plus hauts dignitaires de l’Église, dont je n’avais jamais vu les habits, sauf en vision. Derrière eux, des membres du clergé, plus loin encore je vis de grandes foules, que je ne pouvais embrasser du regard. Je voyais ces deux rayons sortant de l’Hostie, les mêmes qui sont sur l’image, ils étaient étroitement unis, mais ne se confondaient pas, ils passèrent par les mains de mon confesseur, puis par les mains de ce clergé et, de leurs mains, à la foule, puis revinrent à l’Hostie...” (PJ 344).


Le 28 septembre 2008 a eu lieu au Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Bialystok (Pologne), la béatification de l’abbé Michel Sopocko.

Prière pour demander des grâces par l’intercession du Serviteur de Dieu Michel Sopocko


Dieu de Miséricorde, Tu as fait du Bienheureux Michel Sopocko, l’apôtre de Ton infinie Miséricorde et un fils zélé de Marie, Mère de Miséricorde. Fais que par la célébration de Ta Miséricorde et l’éveil de la confiance en Ta bonté du Père je reçoive la grâce de ............ que je Te demande par son intercession, par le Christ notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

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18 décembre 2008

Le Petit Gilles

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Gilles Bouhours

« le Petit Gilles »

1944-1960

Gilles Bouhours est né à Bergerac, le 27 novembre 1944, dans une famille profondément Chrétienne, qui déménagea plusieurs fois. Dans la première année de sa brève existence, il fut miraculeusement guéri d'une méningite-encéphalite, à la suite d'une neuvaine à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Dès ses plus tendres années, il bénéficia de visions de la Bienheureuse Vierge Marie, qui se manifesta à lui sous le vocable de « Reine du Sauveur ». Il fut l'un des témoins des plus privilégiés des manifestations mariales du Bois d'Espis. Il eût entre autre la faveur de voir l'Archange Saint Michel, et la Mère de Dieu l'appela « son petit Jésus de la terre ». Sur la demande expresse de Marie, il fut reçut à Rome, en audience privée, le 1er mai 1950, pendant laquelle il confia au Saint Père, le Vénérable Pie XII, le « secret » que la Mère de Dieu lui avait confié, à savoir qu'elle est bien montée corps et âme au Ciel. Ce signe était attendu par le Pape Pie XII, comme une confirmation, pour pouvoir proclamer le dogme de l'Assomption de Marie, ce dogme fut solennellement proclamé le 1er novembre de cette même année 1950. Après cette rencontre, Gille reçut encore des visites du Ciel, et la dernière eût leu le 15 août 1958, en la Fête de l'Assomption. Gilles, qui désirait ardemment devenir Prêtre, pour « mettre Jésus dans les hostie », comme il disait, célébrait des messes blanches dans la chapelle familiale, c'est à dire, qu'il reproduisait fidèlement les rites accomplis par les Prêtres pendant les messes, faisant des homélies, mais ne consacrant pas le pain et le vin. Le Petit Gilles est entré dans la Vie, le 26 février 1960. Il est allé rejoindre sa chère Reine du Sauveur, auprès de laquelle, il intercède désormais pour tous ceux qui se confient à sa prière. Son tombeau, dans le petit cimetière de Seilhan, en Haute Garonne, est devenue un lieu de pèlerinage, et l'on peut toujours, dans le même village, aller se recueillir dans la chapelle familiale, témoin de tant et tant de ses prières et des apparitions. Gilles est un intercesseur très puissant, prions-le et faisons-le connaître aux plus jeunes, dont il est très proche.

Prière au Petit Gilles

Cher petit Gilles, dans ton éternité, daigne écouter les demandes que t'adressent tes parents et amis de la terre: ô toi qui as tant désiré être Prêtre, pour « mettre Jésus dans les Hosties » et devenir missionnaire de la Sainte Vierge... O toi, le tout petit ambassadeur, envoyé par la Sainte Vierge, auprès du Pape Pie XII pour lui convier le « secret » de la glorieuse immortalité de son corps virginal... O toi, que la Maman du Ciel a embrassé ici-bas, et a qui tu as rendu son doux baiser... O Toi qui as reçu les confidences que celle qui fut nommée par toi la « Reine du Sauveur »... O toi, qui a vu des rayons d'or s'écoulant de ses mains jointes... Nous te demandons de supplier la Toute-Puissante et Immaculée Reine du monde de laisser descendre sur nous un rayon de Sa Miséricordieuse Bonté. Voici la grâce spéciale que tu voudras bien solliciter pour nous ( nommer la grâce désirée) Ce sera peut-être un vrai « miracle », mais ta prière, qui en a déjà obtenu sur la terre, ne doit-elle pas maintenant être irrésisitible sur les Coeurs de Jésus et de Marie? Petit Gilles, nous avons confiance en toi! Amen.

Bibliographie

« Le Petit Gilles, messager de Marie auprès du Pape » Jean Philippe, aux Ed. du Parvis.

Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/01/17/5814398.html

Notice sur le Petit Gilles,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-601757.html

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Prière à Notre-Dame du Suffrage

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Prière à Notre-Dame du Suffrage

Pleins de confiance, nous venons nous joindre à votre prière en faveur de nos défunts ! Vous avez pleuré au pied de la Croix où Jésus mourait pour nous sauver. Vous comprenez notre peine. Que votre compassion nous soutienne dans l’épreuve de la séparation. Vous avez connu la joie de la Résurrection de Jésus. Vous êtes aujourd’hui auprès de Lui dans la Gloire de Dieu. Mais, vous êtes l’Immaculée et nous sommes pécheurs. Nous implorons votre maternelle affection pour nos défunts. Veuillez les accompagner devant le Seigneur et priez avec nous pour le pardon de leurs péchés. Que par votre intercession le feu de l’Amour divin les purifie. Que leur soient accordées les grâces du Sacrifice de votre Fils. Qu’ils puissent ainsi entrer dans le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix. Notre-Dame du Suffrage, accueillez dans votre tendresse notre prière filiale. Unis à vous, avec nos défunts, nous chanterons pour l’éternité l’Hymne céleste de louange à la gloire du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Amen.

Mgr Jean CADILHAC, prière dédiée à Notre-Dame du Suffrage, 1998

Site de l'Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage

http://catholique-nimes.cef.fr/partenaire/mouvement/v_mv_pr.php?ID=62

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02 décembre 2008

Triduum au Saint Enfant Jésus de Prague

Triduum au Saint Enfant Jésus de Prague

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Premier jour

Ô, Enfant Jésus ! me voici ici pour t'ouvrir mon cœur. J'ai besoin de ton aide ! Tu es tout pour moi, alors que moi je suis nul. Tu es la puissance suprême, et moi l'indigence suprême ; tu es la sainteté et moi le pécheur ; tu es bonté et moi le contraire. Mais ne dédaigne pas de regarder ma nullité ; aie pitié de moi. Ne me repousse pas, même si je suis une créature misérable. Je déteste mes fautes et j'en demande humblement pardon. Sur ton visage d'Enfant resplendit le plus aimable des sourires qui me dit que tout est pardonné. Et puisque tu m'inspires de la confiance, permets-moi de t'exposer ce qui m'a porté à tes pieds...


(exposez la grâce voulue)


Ô, Jésus ! je t'ai tout dit ; j'attends de toi un mot : "Que ta volonté soit faite" (Matthieu XV, 28). Dis ce mot tout-puissant, je le soupire et je ne m'en irai pas d'ici si tu ne me le dis pas. C'est de toi seul que j'attends la grâce : ma foi ne sera pas déçue.

Trois Gloria -Saint Enfant Jésus, bénis-moi.

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Deuxième jour

Ô, mon Jésus ! Tu t'es représenté dans cette image d'Enfant pour mieux nous rapprocher de ton Cœur, pour mieux nous faire sentir ton Amour et nous donner Confiance ; Tu es notre seul appui. Autrefois, je me suis trompé en m'adressant aux hommes. Trop souvent j'ai expérimenté l'inefficacité des appuis humains ; la terre cause facilement des déceptions et de l'amertume. Mais maintenant je ne demande plus rien aux hommes : j'attends tout de Toi. Qui est plus puissant que Toi ? Qui est plus compatissant ? Avec ta promesse "Moi, je T'aiderai" tu nous dis, Ô, Enfant de Dieu ! que tu veux être munificent à notre égard, et d'une façon encore plus grande selon l'Amour que nous porterons en Toi. Je promets de t'aimer tous les jours davantage ; à l'avenir, je veux te servir avec fidélité. Donc, donne une réponse bénigne à ma demande. C'est ta très sainte Mère qui te la présente. Pour son intercession, pour les mérites de ta divine Enfance, accorde-moi ce que je te demande.


Trois Gloria - Saint Enfant Jésus, écoute-moi.

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Troisième jour

Ô Jésus ! Tu as dit : "Quoi que vous demandiez dans la prière, ayez la foi de l'obtenir et vous l'obtiendrez" (Marc, XII, 24). C'est la condition pour jouir de tes bénéfices : croire en ta puissance et en ta bonté: Ô, Céleste Enfant ! j’ai cette foi. C’est pourquoi je m'adresse à Toi dans les peines qui m'affligent et je ne doute pas d'obtenir la grâce implorée, si elle n'est pas un obstacle pour mon véritable bien et si elle n'est pas contraire à ton approbation. Ô Jésus ! ce sont encore tes paroles : "Demandez et vous recevrez ; frappez et on vous ouvrira". Confiant en ta promesse, je ne me lasse pas de frapper à la porte de ton Amour. Ô Enfant Jésus ! ne tarde pas à m'ouvrir les trésors de ton cœur pour me faire goûter, à moi aussi, l'effusion de bonté et de puissance qui a consolé tant d'autres personnes. Accorde-moi vite la grâce que je demande et je chanterai les triomphes de ta Miséricorde. Amen !


Trois Gloria - Saint Enfant Jésus, exauce-moi.

Imprimatur in Curie

Arch. Mediolani, P. C. Gorla, Pro-Vic. Gen.

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28 novembre 2008

Saint Basile d'Ancyre

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Saint Basile d'Ancyre

Prêtre et Martyr

+ en 362

Fête le 22 mars

Martyr. Prêtre d'Ancyre (actuellement Ankara), il est arrêté sous l'empereur Julien l'Apostat qui prétendait rétablir le paganisme dans son empire. Un long procès s'en suivit. Au milieu des tortures, Basile loue le Seigneur et refuse de sacrifier à la déesse Hécate. Il en donne le remords à ceux qui avant lui avaient renié le Christ pour sauver leur vie. L'empereur Julien l'interroge en personne; Basile lui reproche son apostasie. On ordonne qu'il soit découpé en lanières. Saint Basile en jette une à la figure de l'empereur. Il est alors totalement écorché vif et meurt de ses blessures. Son corps repose actuellement dans l'église orthodoxe Sainte Foy de Nérac (47).

Tropaire en l'honneur de Saint Basile d'Ancyre

Ton martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené a reçu de Toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; animé de Ta Force il a terrassé les tyrans persécuteurs et réduit à l'impuissance des démons. Par les prières de Saint Basile, sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

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Saint Galactoire de Lescar

Num_riser0005

Saint Galactoire de Lescar

Evêque et Martyr

+ au début du 6e siècle

Fête le 27 juillet

Galactoire, sous le nom de « Galactorius, episcopus de Bernano », participa au Concile d'Agde, avec Saint Grat d'Oloron, Gratianus de D'acqs (Dax) et de nombreux délégués des Évêques des Tarbes et d'Aire. On est certain de son épiscopat et de ce que son diocèse était bien organisé.

Si l'ancienne légende de Lescar nous montre Galactoire combattant les Goths avec une troupe armée et trouvant la mort à Mimizan, elle mérite cependant d'être rammenée dans le contexte historique valable. On conçoit assez mal que le Saint Evêque de Lescar ait pu, en dépit d'une sympathie possible pour le Roi Clovis, lever l'étendard de la révolte contre Alaric, dont la tolérance venait de se manifester ouvertement à l'égard des Catholiques.

Il est plus raisonnable de penser que, Galactoire, se trouvant à Mimizan vers 507, afin d'y rencontrer l'Évêque de Bordeaux, fut surpris par quelques hordes de Goths, qui, mise en déroute à Vouillé, par l'armée des Francs, s'enfuyaient précipitamment vers les Pyrénées. Il est probable, qu'humiliés de leur défaite, et aussi par haine de la doctrine Catholique, ils mirent à mort l'Évêque de Beneharnum.

On sait cependant que les reliques de Saint Galactoire furent pieusement conservées jusqu'à la Réforme dans une châsse située au dessus du maître autel de la Cathédrale et que des Chanoines nobles ou gradués veillaient à sa garde. L'office de la Translation des Reliques se célébrait chaque année le 5 janvier. On ne sait pas avec précision quand les reliques disparurent, détruites, ou respectueusement cachées.

Prière

Dieu éternel et Tout-Puissant, Tu as donné à Saint Galactoire le courage de mourir pour la liberté de la Foi: que sa prière nous obtienne la grâce de supporter toute adversité par amour pour Toi et de tendre de toutes nos forces jusqu'à Toi, qui est notre Vie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.