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21 juin 2023

Le Mois du Sacré Cœur de Terre Sainte

 

Le Mois du Sacré Cœur de Terre Sainte

 

Agonie

 

Vingt-deuxième jour

Vingt-deuxième rayonnement

L’Agonie à la Grotte des Oliviers

 

« Pater, non mea voluntas, sed tua fiat » (Luc 22, 42)

 

Une fois encore, avant de quitter la terre, le Seigneur Jésus devait revoir la montagne des Oliviers. La haine des Pharisiens était arrivée à son comble, l'odieux marché avec Judas était conclu, on avait tramé la mort du Juste dans une assemblée démoniaque que Caïphe présidait.

Jésus ayant accompli l'ineffable mystère de la Cène, sortit du Cénacle avec les Douze. Arrivé au dernier soir de sa vie, il fut pris soudain d'une tristesse mortelle. Après s'être donné tout, avec un amour inexprimable, à l'heure d’accomplir le sacrifice entier, il se sentit oppressé d'un poids douloureux et comme envahi par l'agonie.

Au pied de la montagne des Oliviers, à l'entrée de la lugubre vallée de Josaphat, non loin du Cédron qui se creuse un lit désordonné dans la rocaille, est une sorte de caverne profonde qui s'enfonce sous terre. D'un côté se dressent les hauteurs qui portent la Ville sainte, de l'autre, cette montagne des Oliviers, de laquelle Jésus s'élèvera un jour au ciel ; sur la pente tout en bas, le pèlerin contemple encore le jardin de Gethsémani où tant de fois Jésus venait prier et cette grotte où il allait tant souffrir.

Suivons-le, ô pèlerin, dans cette veillée dernière et douloureuse ; il n'a gardé avec lui que trois de ses plus fidèles, les témoins de sa gloire au Tabor : Pierre, Jacques et Jean. Il les quitte au seuil du Jardin, et seul, à cent pas de là, il entre dans la grotte souterraine où la douleur l'attend.

Cette grotte que le pèlerin vénère à deux genoux, cette terre nue, imprégnée du sang divin, a conservé sa simplicité primitive. Elle est très sombre, éclairée seulement par une ouverture pratiquée dans la voûte et par des lampes qui projettent une clarté douce. Une émotion infinie saisit le cœur lorsqu'on entre sous ce roc qui vit les larmes et les défaillances de l'Homme-Dieu. Là, contre ce même rocher, Jésus s'appuyait chancelant, couvert du poids de nos fautes, écrasé sous une douleur acceptée ; là, son adorable Cœur, broyé de douleur, fut foulé comme le raisin sous le pressoir, et il en jaillit une sueur de sang qui inonda la terre... Et factus est sudor ejus sicut guttu sanguinis decurrentis in terram.

Oh ! venez et voyez, ô pèlerin, le doux Jésus en cet état, et si vous n'avez pas un cœur de bronze, vous serez ému jusqu'à pleurer ; car c'est aujourd'hui la vraie Passion de son Cœur ! Être flagellé, couronné d'épines, traîné devant les juges, souffleté par un soldat, chargé de la lourde croix qui meurtrissait ses épaules, enfin être crucifié dans d'horribles tortures… c'est un supplice effrayant ; mais c'est le supplice du corps. Le supplice du Cœur est autrement raffiné et douloureux ; il ressent à l'avance toutes les souffrances, toutes les ingratitudes, toutes les humiliations... Souffrir la trahison d'un apôtre, l'abandon des autres, la lâcheté et la haine des foules ; plonger son regard de Dieu dans tous les âges et voir les péchés s’amonceler, les crimes s'accroître, la rage des hommes augmenter, avec l'ingratitude noire, l'indifférence molle, le scepticisme cruel ; penser à l'inutilité de ses souffrances pour tous ceux-là... et pleurer... pleurer du sang ! Cela, c'est la Passion du Cœur !

Oui, les grandes eaux de la tribulation ont inondé son âme et la douleur entre en lui comme un glaive à deux tranchants. - Il demande grâce : « Mon âme est triste jusqu'à la mort, s'écrie-t-il dans l'excès de son affliction, mon Père, éloignez de moi ce calice... »

Mais sur les hauteurs du Calvaire, il voit dans une vision effrayante la Croix qui se dresse et lui ouvre les bras... elle a un charme tout puissant qui l'attire, et il lui tend les siens... il l'accepte : Pater, fiat voluntas tua !... C'est l'immolation voulue, héroïque, car elle est inspirée non par la gloire, mais par l'amour !

Le Cœur de Jésus souffrait en cette heure tout ce qu'il souffrira plus tard, caché dans le Sacrement, présent à tant d'odieuses ingratitudes, et il semblait être privé soudain de vie et de lumière. Courbé sur terre, le Seigneur luttait, car « il était homme véritable, a dit Isaïe, et il a été jeté dans une grande angoisse ». Il s'écriait : « Mon Père, délivrez-moi de cette heure... Mais c'est pour cette heure que je suis venu » (Jn 12, 27). Mais bientôt, l'amour de son Cœur sacré triompha, plus fort encore que l'agonie ; après avoir imploré la compassion de son Père pour lui-même, il pria pour les siens, et une admirable oraison jaillit de son Cœur, dit saint Bonaventure : « Père saint, regardez-moi et écoutez moi, parce que je suis contristé dans ma vie, que mon esprit est inquiet et que mon cœur est troublé. Père, si vous l'avez décrété, il faut que je subisse entièrement le supplice de la Croix, que votre volonté soit faite ! Mais je vous recommande tous les miens, tous ceux que vous m'avez donné à garder ; je les ai gardés jusqu'ici, ô Père, gardez-les moi maintenant ».

Et c'est ainsi que le Cœur de Jésus, luttant contre l'agonie, triomphait par son amour indomptable.

 

Coeur Agonisant de Jésus-001

 

Invocation

 

Ô Cœur affligé, doux Maître abandonné, vous souffrez seul sans consolation ! Laissez du moins les âmes qui vous aiment consoler votre Cœur. À genoux près de vous, dans cette grotte bénie, laissez-nous venir, par notre repentir et notre amour, prendre un peu de ce fardeau qui vous accable et qui est notre juste partage. Veillons et prions avec vous, ô Jésus, car c'est l'heure des ténèbres, l'heure où les embûches se multiplient et font tomber ceux qui dorment, car l'esprit est prompt et la chair est faible. Apprenez-nous à prier avec votre soumission, Cœur sacré, lorsque votre prière se résumait pour vous dans un héroïque : Fiat.

 

Mirebeau

 

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