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Notre Dame de Laghet

Diocèse de Nice, France

« Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère. Pour l’âme, de tels espaces sont des puissances comme la beauté ou le génie. Il y des lieux où souffle l’esprit ». Ecrivait Maurice Barrès, en évoquant la célèbre colline de Sion-Vaudémont en Lorraine, « la colline inspirée »pour reprendre le titre même de son grand livre. Ne pourrait on pas étendre cette claire vision des hauts lieux au vieux sanctuaire de Notre Dame de Laghet ? Depuis trois bons siècles maintenant, les foules ferventes du comté de Nice et des proches régions de Provence et de la Ligurie s’y pressent : elles rendent hommage à la Vierge de toutes les Miséricordes ; elles en reçoivent le soulagement attendu des misères d'une vie et de difficultés. Mais on s’y presse aussi, en remerciement des grâces reçues, ou des catastrophes et des accidents auxquels on a miraculeusement échappé.

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Laghet

Notre Dame de Laghet est le nom de la Vierge Marie associé à celui d’un petit village du pays niçois, au cœur des Alpes Maritimes. Là , depuis le milieu du XVIIe siècle , la Vierge Marie attire la confiance de ses enfants proches ou lointains en leur faisant découvrir les merveilles que le Seigneur à faites pour Elle et pour les humbles qui lui ressemblent . Pour que ce simple village devienne le lieu où se révèle la présence Maternelle de Marie, il a suffi de la sollicitude d’un prêtre, Don Jacques Fighiera, pour une chapelle abandonnée ; à partir de ce geste, signe d’amour profond pour l’Eglise, Celle sur qui Dieu s’est penché, se penche à son tour sur la détresse de ses enfants. La première mention de ce village est contenue dans une charte du XI e siècle, par laquelle Raimbald, co-seigneur de Nice et Vence, donne à la célèbre abbaye bénédictine de Saint Victor, à Marseille, plusieurs biens et notamment, après sa mort, le village de Laghet avec ses dépendances. Au XIIe siècle, le terroir de Laghet fait partie du fief d’Eze auquel son histoire restera liée. Dès cette époque, il est fait mention d’une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie. On peut supposer que l’emplacement en était celui de notre actuel sanctuaire et qu’il choisi pour signaler une halte possible aux voyageurs. Au confluent de deux torrents, c’était un point d’eau fréquenté et aussi un carrefour de sentiers unissant les villages de la côte et ceux de l’arrière pays. En tout cas, au XV e siècle, la chapelle servait de lieu de pèlerinage pour les habitants de la Turbie, distante de moins d’une lieue d’Eze et de Villefranche. Mais ce modeste oratoire construit en un lieu isolé, soumis aux intempéries, est sans cesse abîmé. Peu à peu cette chapelle de Laghet tombe en ruines tandis que le village est déserté. Les bergers qui paissent leurs troupeaux et les paysans qui labourent le vallon y abritent leurs bêtes.


Don Jacques Fighiera

C’est alors qu’au XVIIe siècle , intervient un prêtre animé d’une foi ardente, Don Jacques Fighiera, descendant de très vielles familles d’Eze. En 1625, ému par l’abandon et le délabrement de la chapelle de Laghet, décide de s’y consacrer. En 1628, muni de l’autorisation du prieur d’Eze, Don jacques fait refaire le toit, blanchir les murs, niveler le sol et mettre une porte avec une serrure dont il garde la clé. Il fait aussi réparer le sentier d’Eze qui mène à Laghet, le tout à ses frais « en l’honneur de Dieu et de la Vierge Marie ». Puis il annonce à la population voisine que la chapelle de Laghet est restaurée et qu’il en assure le service, ce qu’il fera bénévolement pendant vingt cinq ans. Les Villefranchois qui fréquentaient la chapelle, avant qu’elle ne fût profanée, reviennent. Et le Seigneur, par l’intermédiaire de Marie, répond à la confiance et à la prière des fidèles suscitées par leur pasteur. La Vierge manifeste sa bonté par des signes multiples. On vient prier la Vierge de la chapelle, du Piémont, de la lointaine Ligurie, de toute la Provence…

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La statue de la Madone

Mais la statue que l’on vénérait était gâtée par le temps et les intempéries. Don Jacques possédait une belle statue de la Vierge. Il l’avait fait sculpter dans un tronc de sorbier, par un artiste parisien et orner de peintures polychromes, par artiste niçois. C’est une Vierge à l’enfant, et le livre que tient l’Enfant Jésus dans sa main gauche est celui des Evangiles. De son index droit, il montre le texte inscrit au hait de la page : « Non pas veni solvere legem… » (Je ne suis pas venu abolir la loi…) Elle était jusque là placée sur un autel de l’église d’Eze. Voulant parfaire son œuvre et prouver sa reconnaissance à Notre Dame pour les miracles accordés, Don Fighiera décide de donner cette statue à la chapelle de Laghet. Le 24 juin 1652, les Pénitents Blancs d’Eze portent la statue en procession jusqu’à Laghet. Depuis lors, chaque année, à pareille date, la paroisse d’Eze renouvelle son geste de piété en venant en pèlerinage à Notre Dame de Laghet.

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Construction du sanctuaire

L’évêque de Nice, Mgr de Palletis, conformément à la décision du Concile de Trente, entreprend une en quête sérieuse avant d’autoriser le pèlerinage. En attendant la décision officielle. Il faut couvrir la statue et fermer la chapelle. Puis il réunit une commission de théologiens assistés d’un avocat et d’un médecin pour examiner les faits de Laghet tandis qu’il se rend lui même sur place pour vérifier la tenue et le comportement des pèlerins. Le 20 décembre 1653, cette commission conclue à l’authenticité des miracles et l’évêque autorise et encourage le culte à Notre Dame de Laghet. Le 25 avril 1654, il présida le premier pèlerinage officiel à Laghet. Il était accompagné par quatre consuls de la ville de Nice qui offrirent 100 écus d’or pour amener prés du sanctuaire l’eau d’une source éloignée et construire une fontaine. En janvier, le Consul avait déjà placé la ville de Nice sous la protection de la « Madone de Laghet ». Le peuple chrétien avait devancé la décision épiscopale. Au mois de novembre 1653, on compte de 20 000 à 30 000 pèlerins et 40 processions. Du 8 septembre au 8 décembre les génois, à eux seuls, organisent 52 pèlerinages qui se font à pied. La générosité des pèlerins permit la construction d’une nouvelle église au lieu de la chapelle primitive. Elle fut ouverte aux fidèles en 1656, autres ans après « l’année des prodiges ». En 1666, Charles Emmanuel III, Duc de Savoie, fait le vœu d’offrir une statue en or massif, si la duchesse lui donnait un fils. Il l’aura la même année : Victor Amédée, prince de Piémont. En 1674, le 20 juillet, la Sacrée Congrégation des Evêques et des Réguliers approuva le projet de confier aux Carmes Déchaux de Turin, le sanctuaire de Laghet et le 13 octobre de la même année, douze religieux s’y installèrent, Pour y demeurer jusqu’en 1905. Ils y assurèrent une présence de prière et de travail dans la pauvreté au service des pèlerins. La renommée du sanctuaire grandit, et à la fin du XVIIe siècle, il se trouve parmi les trois sanctuaires mariaux les plus visités de la province. Les guérisons nombreuses obtenues au cours des siècles ont rassemblé sous le cloître, plus de 4000 ex-votos, témoignage de la confiance et de la gratitude de ceux qui ont prié Notre Dame. 1792 fut une année mémorable, dans la vie du sanctuaire. En effet, les troupes révolutionnaires françaises passent le Pont du Var et entrent dans le Comté de Nice; nobles et religieux abandonnèrent le monastère pour Turin. La vénérable statue fut cachée par un berger. Les bâtiments furent saccagés, tous les ex-votos brûlés. Il fallu attendre 1802 pour que la chapelle soit de nouveau ouverte au culte. Elle fut alors desservie par le clergé séculier. Les Pères Carmes revinrent en 1815. La famille princière de Monaco a toujours témoigné dans le passé d’un grand attachement au sanctuaire, et de nos jours, chaque année, un pèlerinage national, conduit par l’Archevêque et son clergé, monte jusqu’à Laghet pour vénérer « la Vierge des Prodiges ». Le 19 avril 1900, la statue de Notre Dame de Laghet est couronnée solennellement par le Cardinal Archevêque de Bordeaux, devant une grande foule de liguriens, niçois et provençaux. De 1907 à 1930, le monastère fut le séminaire diocésain, tout en accueillant la foule des pèlerins. Pour le tricentenaire des premiers miracles de nombreuses foules se rassemblèrent en présence de Mgr Roncalli, le futur (Bienheureux) Jean XXIII, qui était alors nonce à Paris. Depuis 1930, le sanctuaire devint peu à peu une maison de retraites spirituelles. En 1978, les Sœurs Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre virent se mettre au service du diocèse pour assurer l’animation spirituelle de Notre Dame de Laghet, sous la responsabilité du Père Recteur. Cette date marque donc une étape dans la vie du sanctuaire.

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La chapelle

De style baroque dérivé de la Renaissance italienne, la chapelle a été conçue selon un plan très simple. Elle comprend une nef rectangulaire, voûtée en plein cintre. Dans une niche au dessus du maître autel en marbre, est installé la statue polychrome de Notre Dame. Sur toutes les faces de la chapelle se trouvent des alvéoles desservies par des galeries donnant accès aux cellules du monastère situées à l’étage. Les alvéoles permettaient aux Pères Carmes de suivre les offices et de prier, tout en restant complètement isolés de l’ensemble des fidèles. Des dégagements donnent accès à la sacristie ainsi qu’au cloître périphérique.

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Notre Dame des grâces

Situés à l’angle sud est du cloître, l’autel et la peinture de Notre Dame des grâces datant de 1887. Un tremblement de terre ayant rendu l’église inutilisable, on construisit l’autel qui d provisoire, devint définitif. Autrefois les pèlerins amenaient beaucoup de malades avec eux. Ces derniers, pendant les processions, restaient assis ou allongés dans le cloître. Chaque fois que les groupes de prière passaient devant cet autel du cloître, on criait en niçois : « grâce, Marie ! » avec des gestes véhéments. Et souvent des malades, guéris, se levaient en brandissant leurs béquilles. De nos jours, c’est devant l’autel de Notre Dame des Grâces que nombre de pèlerins s’arrêtent pour prier. Les innombrables veilleuses qui brûlent devant son image sont le signe de l’immense confiance que l’on continue à lui vouer.


Halte spirituelle, aujourd’hui

Le sanctuaire de Laghet est un haut lieu marial où les hommes et femmes de ce temps retrouvent, près de Marie, leurs racines spirituelles. Aussi les conduit Elle à rencontrer le Christ vivant dans Son Eglise. Le Recteur et les Chapelains du Sanctuaire y exercent leur ministère sacerdotal, la Communauté du Sacré Coeur de Montmartre répond à sa vocation de prière et d’accueil, une équipe de laïcs, permanents ou bénévoles, participe à l’animation matérielle et spirituelle. En répondant à sa vocation propre, chacun d’eux invite à entrer dans l’espace ouvert par la prière qui monte ici à différentes heures du jour et à rejoindre le Christ par les chemins qu’Il a indiqués : les sacrements, la prière, la vie chrétienne partagée. Au sanctuaire de Notre Dame de Laghet, à proximité de Nice, Monaco, Menton, à 350 m d’altitude, dans un site verdoyant, les prêtres du Sanctuaire et la Communauté des Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre accueillent toute l’année les personnes qui désirent bénéficier d’un climat de prière et de silence pour un repos ou l’approfondissement de leur foi.

Père Joseph Simon

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Prière à Notre Dame de Laghet

Notre Dame de Laghet, Mère pleine de tendresse et de Miséricorde, notre Guide et notre soutien dans le pèlerinage de la vie, nous accourons, avec confiance, implorer Votre secours. Accordez, Mère si bonne : aux chrétiens, l’unité dans la charité. Aux justes, la persévérance. Aux âmes tristes, la consolation. Aux cœurs abattus, le courage et la confiance. Aux malades, la santé. Aux pécheurs, le repentir et le pardon. Aux âmes du Purgatoire, le soulagement et la délivrance. A chacun de nous, Mère de Toutes Grâces, Votre maternelle protection. Nous implorons aussi votre assistance à l’heure de notre mort, soyez notre Avocate auprès de Dieu. Au ciel, nous Vous dirons éternellement notre reconnaissance. Amen.


Notre Dame de Laghet, priez pour nous.


Renseignements

Sanctuaire Notre Dame de Laghet

06340 La Trinité

www.sanctuaire-laghet.cef.fr

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Neuvaine à Notre Dame de Laghet

Dite « des neufs tours »


La très ancienne tradition de cette Neuvaine remontant à un opuscule publié en 1753 et que l'on dit en souvenir des 9 voyages que fit la Sainte Vierge durant sa vie terrestre, en faisant neuf fois le tour du cloître du sanctuaire de Laghet en utilisant les prières suivantes est propre au pèlerin de ce grand sanctuaire. Ceux qui, ne pouvant venir neuf jours de suite au sanctuaire, peut faire, dans la journée, les exercices de la neuvaine. Ou les faire chez soi.

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Premier Voyage: La Présentation de Marie dans le Temple

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich


« Aujourd'hui, de bon matin, Joachim alla au temple avec Zacharie et les autres hommes. Plus tard, Marie y fut conduite aussi par sa mère avec un cortège solennel. […] Lorsque le cortège arriva, je vis plusieurs serviteurs du temple occupés à ouvrir, avec de grands efforts, une porte très grande et très lourde, brillante comme de l'or, et sur laquelle étaient sculptés des têtes, des grappes de raisin et des bouquets d'épis. C'était la porte dorée. Le cortège passa par cette porte Il fallait monter cinquante marches pour y arriver. [...] On voulut conduire Marie par la main, mais elle s'y refusa. Elle monta les degrés rapidement et sans trébucher, pleine d'un joyeux enthousiasme. Tout le monde était vivement ému. […] Après le sacrifice, [...] Marie s'agenouilla sur les marches. Joachim et Anne étendirent leurs mains sur sa tête. Le prêtre lui coupa quelques cheveux qui furent brûlés sur un brasier. Les parents prononcèrent quelques paroles par lesquelles ils offraient leur enfant, et que les deux lévites écrivirent. Pendant ce temps, les jeunes filles chantaient le psaume quarante-quatre (= 45) : Eructavit cor meum vertum bonum, et les prêtres le psaume quarante-neuf (= 50) : Deus deorum Dominus locutus est, et les jeunes garçons jouaient de leurs instruments. […] Je vis alors deux prêtres prendre Marie par la main et la conduire par plusieurs marches à une place élevée du mur qui séparait le vestibule du sanctuaire d'avec ce dernier lieu. Ils placèrent l'enfant dans une espèce de niche située au milieu de ce mur et elle pouvait voir dans le temple, où se tenaient rangés en ordre plusieurs hommes qui me parurent consacrés au temple. Deux prêtres étaient à ses côtés ; il y en avait sur les marches quelques autres qui récitaient à haute voix des prières écrites sur des rouleaux. De l'autre côté du mur, un vieux prince des prêtres se tenait debout près d'un autel, à un endroit assez élevé pour qu'on pût le voir à moitié. Je le vis présenter de l'encens dont la fumée se répandit autour de Marie. Pendant cette cérémonie, je vis autour de la Sainte Vierge un tableau symbolique qui bientôt remplit le temple et l'obscurcit, pour ainsi dire. Je vis une gloire lumineuse sous le coeur de Marie, et je connus qu'elle renfermait la promesse, la très sainte bénédiction de Dieu. Je vis cette gloire se montrer comme entourée de l'arche de Noé, de façon que la tête de la Sainte Vierge s'élevait au-dessus de l'arche. Je vis ensuite cette arche de Noé prendre la forme de l'Arche d'alliance, et celle-ci à son tour comme renfermée dans le temple. Puis je vis ces formes disparaître, et le calice de la sainte cène se montrer hors de la gloire devant la poitrine de Marie, et au-dessus de lui, devant la bouche de la Vierge, un pain marqué d'une croix. A ses côtés brillaient des rayons à l'extrémité desquels se montraient, exprimés par des figures, plusieurs symboles mystiques de la Sainte Vierge, comme, par exemple, tous les noms des litanies que l'Église lui adresse. De ses deux épaules partaient, en se croisant, deux branches d'olivier et de cyprès, ou de cèdre et de cyprès au-dessus d'un beau palmier, avec un petit bouquet de feuilles que je vis apparaître derrière elle. Dans les intervalles de ces branches, je vis tous les instruments de la Passion de Jésus-Christ. Le Saint Esprit sous une forme ailée qui semblait se rapprocher plus de la forme humaine que de celle de la colombe, planait sur le tableau, au-dessus duquel je vis le ciel ouvert, et le centre de la Jérusalem céleste, la cité de Dieu avec tous ses palais, ses jardins et les places des saints futurs : tout cela était plein d'anges, de même que la gloire qui maintenant entourait la Sainte Vierge était remplie de têtes d'anges. […] Lorsque je vis tout cela, toutes les magnificences et les beautés du temple, ainsi que les murs élégamment ornés qui étaient derrière la Sainte Vierge, me parurent ternes et noircis : le temple lui-même sembla bientôt disparaître ; Marie et la gloire qui l'entourait remplissaient tout. Pendant que toutes ces visions passaient sous mes yeux, je ne vis plus la Sainte Vierge sous la forme d'une enfant ; elle m'apparut grande et planant en l'air, et je voyais pourtant les prêtres, le sacrifice de l'encens et tout le reste à travers cette image : on eût dit que le prêtre était placé derrière elle, annonçait l'avenir et invitait le peuple à remercier Dieu et à le prier, parce que de cette enfant il devait sortir quelque chose de grand. Tous ceux qui étaient présents au temple, quoiqu'ils ne vissent pas ce que je voyais, étaient graves, recueillis et profondément émus. Le tableau s'évanouit par degrés, ainsi que je l'avais vu apparaître. A la fin, je ne vis plus que la gloire sous le coeur de Marie, et la bénédiction de la promesse qui brillait au dedans ; puis cette vision aussi disparut, et je vis de nouveau la Sainte enfant avec sa parure, seule entre deux prêtres ». […]


Marie, tout enfant, accompagne ses parents et va se présenter à Dieu dans le Temple, pour le servir.


Fruit: Offrande de notre cœur à Dieu


Prions


O Sainte Vierge, obtenez-moi de Votre Divin Fils la grâce de Le reconnaître et de L'aimer, comme mon véritable Guide, sur le chemin de la Vie, afin de me présenter à Lui avec une âme pure, au terme du voyage.


Pater... Ave... Gloria... Salve Regina


Nous Vous Saluons, Reine, Mère de Miséricorde; notre vie, notre joie, notre espérance, salut. Enfants d'Eve, de cette terre d'exil, nous soupirons vers Vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Vos regards miséricordieux, et après l'exil de cette vie, montrez-nous Jésus, le fruit béni de Votre sein, Ô clémente, ô compatissante, ô très douce Vierge Marie.

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Deuxième Voyage: La Visitation


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)


En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.» Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.


A l'annonce de l'Ange, Marie dit « oui » au Seigneur. Ce « oui » la conduit à travers les montagnes, après de sa cousine Élisabeth, pour l'aider aux soins du ménage. Jean Baptiste est sanctifié dans le sein de sa mère. Marie chante sa reconnaissance dans le Magnificat.


Fruit: La Charité envers le prochain


Prions


O Marie, obtenez-moi de Dieu la grâce de servir mon prochain avec franchise et persévérance et ainsi de toujours semer la joie et le bonheur autour de moi.


Pater ... Ave ... Gloria... Salve

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Troisième voyage Voyage: Bethléem, la nuit de Noël


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-19)


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son Cœur.


La Vierge Marie, sur le point d'enfanter se rend à Bethléem avec Saint Joseph, pour obéir à l'édit de l'Empereur. Ne trouvant pas de logement, Elle se retire dans une grotte, où Elle donne naissance à l'Enfant Dieu. Les Anges chantent la Gloire de Dieu et annoncent la Paix aux hommes de bonne volonté.


Fruit: Amour de Dieu


Prions


O Vierge pure et Immaculée, obtenez-moi de Votre Fils Jésus, la grâce de toujours préférer Dieu aux richesses et aux honneurs de ce monde, et de semer la concorde et la paix autour de moi.

Pater... Ave... Gloria ... Salve

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Quatrième Voyage: La Purification de Marie


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-38)


Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. » Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.


Marie va présenter Son Fils au Temple et Se purifier, comme une simple femme. Le vieillard Syméon lui annonce qu'un glaive de douleur transpercera Son âme.


Fruit: L'humilité


Prions


Vierge sans tâche, obtenez-moi du Seigneur cette humilité et cette simplicité que Vous avez montré dans Votre Purification, et surtout cette obéissance amoureuse à Ses Divin Commandements.


Pater... Ave... Gloria... Salve

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Cinquième Voyage: La Fuite en Egypte


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 13-18)


Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.


Pour soustraire Son Divin Fils à la fureur d'Hérode, Marie est obligée de fuir, de nuit, avec Saint Joseph jusqu'en Egypte.


Fruit: La fuite du péché


Prions


Sainte Vierge Marie, obtenez-moi de Jésus la grâce de savoir accepter toutes les contrariétés et les injustices qui me viendront de mon prochain, pour apprendre à y reconnaître la Volonté du Seigneur et ainsi à les supporter joyeusement pour la Gloire de Dieu et le Salut de mon âme.

Pater... Ave... Gloria... Salve

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Sixième Voyage: Le Retour à Nazareth


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 19-23)


Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.


La Sainte Famille revient d'Egypte et va se fixer à Nazareth, pour y mener une vie toute simple de prière et de labeur.


Fruit: L'amour de mon travail


Prions


Sainte Vierge Marie, obtenez-moi de Jésus-Ouvrier l'amour de ma petite vie, des tâches humbles et obscures, afin de remplir avec exactitude tout mon devoir d'état en l'offrant au Seigneur.

Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

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Septième Voyage: Le Recouvrement de Jésus au Temple


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 41-50)


Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.


A l'âge de 12 ans, Jésus accompagne ses parents à Jérusalem pour les fêtes de Pâques. Il y reste trois jours, au milieu des Docteurs, les écoutant et les interrogeant, à l'insu de ses parents, qui, désolés, le cherchaient partout...


Fruit: La crainte de perdre Jésus


Prions


Obtenez-moi de Votre Divin Fils, ô Vierge affligée, de souffrir si je venais à perdre l'état de grâce, puisque par le Baptême, je suis devenu le Temple du Dieu Vivant.


Pater... Ave... Gloria... Salve


Huitième Voyage: Le portement de Croix et la Crucifixion de Jésus au calvaire

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 23, 26-32)


Pendant qu'ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants Voici venir des jours où l'on dira : 'Heureuses les femmes stériles, celles qui n'ont pas enfanté, celles qui n'ont pas allaité !' Alors on dira aux montagnes : 'Tombez sur nous', et aux collines : 'Cachez-nous'. Car si l'on traite ainsi l'arbre vert, que deviendra l'arbre sec ? » On emmenait encore avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 19, 17-22)


Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate : « Il ne fallait pas écrire : 'Roi des Juifs' ; il fallait écrire : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »


La Vierge Marie fait son voyage le plus pénible an accompagnant son Fils sur le Chemin du Calvaire. Elle souffre, debout, au pied de la Croix, en union avec Jésus, pour le rachat de tous les hommes, dont Elle devient la Mère.


Fruit: La contrition de nos péchés.


Prions


O Notre Dame des Douleurs, gravez au fond de notre cœur les Blessures du Sauveur, obtenez-moi un sincère repentir de toutes mes fautes, et rappelez-moi surtout à l'heure de la souffrance que je suis Votre enfant.


Pater... Ave... Gloria... Salve


Neuvième Voyage: L'Ascension de Jésus et l'Assomption de Marie

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Livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 6-12)


Réunis autour de Jésus, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. » Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)

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La Mort de le sainte Vierge

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich

Le 14 août 182l, dans l'après-midi, la soeur dit à l'écrivain : " Je veux maintenant raconter quelque chose de la mort de la sainte Vierge ; mais il ne faut pas que je sois dérangée. Dites à ma petite nièce de ne pas m'interrompre, et d'attendre un peu dans l'autre pièce ". Quand l'écrivain eut fait ce qu'elle disait et fut revenu près d'elle, il lui dit : " Racontez maintenant " ; mais, regardant fixement devant elle, elle s'écria : " Où suis-je donc, est-ce le matin ou le soir ! -Vous voulez, dit-il, parler de la mort de la sainte Vierge.-Les apôtres sont là, répondit-elle, interrogez-les ; vous êtes plus savant que moi, vous les questionnerez mieux ; ils suivent le Chemin de la Croix et travaillent au tombeau de la Mère de Dieu. Elle les vit se livrer à ce travail aussitôt après la mort de Marie, à ce qu'elle assura. Après une pause, elle continua, en marquant des nombres avec ses doigts : " Voyez ce chiffre, dit-elle, une barre comme un I, puis un V ; cela ne fait-il pas quatre ? puis encore un V et trois I, cela ne fait-il pas huit ? Ce n'est pas écrit correctement en lettres marquant les nombres ; mais je les vois ainsi, parce que je ne sais pas lire les nombres élevés écrits en lettres Cela doit signifier que l'année 48 après Jésus-Christ est celle de la mort de la sainte Vierge. Je vois ensuite un X et trois 1, puis deux fois le signe de la pleine lune, comme il est dans l'almanach : cela veut dire que la sainte Vierge mourut treize ans et deux mois après l'ascension de Notre Seigneur. Ce n'est pas à présent le mois de sa mort. Je crois qu'il est passé depuis deux mois ; car, il y a deux mois, j'ai encore vu cette scène. Ah ! sa mort fut pleine de tristesse et pleine de joie ! s, Toujours dans cet état d'absorption intérieure, elle raconta ce qui suit : Je vis hier à midi beaucoup de tristesse et d'inquiétude dans la maison de la sainte Vierge. La servante était extrêmement affligée ; elle s'agenouillait sans cesse, tantôt dans divers coins de la maison, tantôt devant la maison, et priait les bras étendus en versant des larmes. La sainte Vierge reposait tranquillement dans sa cellule ; elle semblait au moment de mourir. Elle était enveloppée tout entière, y compris les bras, dans cette espèce de vêtement de nuit que j'ai décrit en racontant sa visite chez Élisabeth. Son voile était relevé carrément sur son front, elle l'abaissait sur son visage quand elle parlait à des hommes. Ses mains elles-mêmes ne restaient découvertes que quand elle était seule. Dans les derniers jours, je ne la vis rien prendre, si ce n'est de temps en temps une cuillerée d'un breuvage que la servante exprimait de certaines baies jaunes, disposées en grappes. Vers le soir, quand la sainte Vierge connut que son heure approchait, elle voulut, conformément à la volonté de Jésus, bénir ceux qui se trouvaient présents et leur faire ses adieux. Sa chambre à coucher était ouverte de tous les côtés. Elle se mit sur son séant ; son visage était d'une blancheur éclatante et comme illuminé. Tous les assistants se tenaient dans la partie antérieure de la maison ; les apôtres entrèrent les premiers dans l'autre pièce, s'approchèrent l'un après l'autre de sa cellule ouverte, et s'agenouillèrent près de sa couche. La sainte Vierge les bénit tour à tour en croisant les mains au-dessus de leur tête et en touchant légèrement leur front. Elle parla à tous, et fit tout ce que Jésus lui avait enjoint à Béthanie. Quand Pierre vint à elle, je vis qu'il avait à la main un rouleau écrit. Elle parla à Jean des dispositions à prendre pour sa sépulture, et le chargea de donner ses vêtements à sa servante et à une autre vierge pauvre qui venait quelquefois la servir. Elle montra du doigt le réduit qui était en face de sa cellule, et je vis sa servante y aller, l'ouvrir et le refermer. Je vis alors tous les vêtements de la sainte Vierge ; j'en parlerai plus tard. Après les apôtres, les disciples présents s'approchèrent de la couche de la sainte Vierge et furent aussi bénis par elle. Les hommes se rendirent alors de nouveau dans la pièce antérieure de la maison, pendant que les femmes s'approchaient de la couche de Marie, s'agenouillaient et recevaient sa bénédiction. Je vis l'une d'entre elles se pencher sur la sainte Vierge, qui l'embrassa.

Pendant ce temps l'autel fut préparé, et les apôtres se revêtirent, pour le service divin, de leurs longs vêtements blancs, avec des ceintures sur lesquelles étaient des lettres. Cinq d'entre eux figurèrent dans la cérémonie solennelle, qui fut semblable à celle que j'avais vu célébrer pour la première fois par Pierre dans la nouvelle église voisine de la piscine de Bethesda ; ils se revêtirent de leurs beaux ornements sacerdotaux. Le manteau pontifical de Pierre, qui était le célébrant, était très long par derrière ; cependant il n'avait pas de queue. Ils étaient encore occupés à s'habiller, lorsque Jacques le Majeur arriva avec trois compagnons. Il venait d'Espagne par Rome avec le diacre Timon, et au delà de cette dernière ville il avait rencontré Erémenzéar et un troisième disciple. Les assistants, qui étaient au moment d'aller à l'autel, lui souhaitèrent la bienvenue avec une gravité solennelle, et lui dirent en peu de mots de se rendre près de la sainte Vierge. On leur lava les pieds, ils rangèrent leurs vêtements ; puis, sans quitter leurs habits de voyage, ils allèrent près de Marie et reçurent comme les autres sa bénédiction. Jacques alla seul le premier ; puis ses trois compagnons y allèrent ensemble après quoi ils revinrent pour assister au service divin. Là cérémonie était déjà assez avancée lorsque Philippe arriva d'Égypte avec un compagnon. Il se rendit aussitôt près de la Mère du Seigneur, reçut sa bénédiction et pleura abondamment.

Pierre, pendant ce temps, avait terminé le saint sacrifice, il avait consacré et reçu le corps du Sauveur, puis il l'avait donné aux apôtres et aux disciples présents. La sainte Vierge ne pouvait pas voir l'autel ; mais pendant la sainte cérémonie elle était assise sur sa couche, dans un profond recueillement. Quand Pierre eut communié et donné la communion aux autres apôtres, il porta à la sainte Vierge le saint sacrement et l'extrême onction.Tous les apôtres l'accompagnèrent en procession solennelle. Thaddée marchait en avant avec un encensoir. Pierre portait la sainte Eucharistie devant lui, dans la pyxide en forme de croix dont j'ai parlé précédemment. Jean le suivait, portant un petit plat, sur lequel était le calice avec le sang précieux et quelques boites. Le calice était petit, massif et de couleur blanche. Le pied en était si court qu'on ne pouvait le prendre qu'avec deux doigts. Il avait du reste la forme de celui de la sainte Cène. Dans l'oratoire, qui était près du lit de la sainte Vierge, un petit autel avait été dressé par les apôtres. La servante avait apporté une table avec une couverture rouge et blanche. Dessus étaient des flambeaux allumés : je crois que c'étaient des cierges et des lampes. La sainte Vierge, pâle et silencieuse, était couchée sur le des. Elle regardait fixement le ciel, ne parlait à personne, et semblait ravie en extase. Elle était comme illuminée par le désir ; je pouvais ressentir ce désir qui l'emportait hors d'elle-même. Ah ! mon coeur voulait aller à Dieu avec le sien. Pierre s'approcha d'elle et lui administra l'extrême-onction, à peu près de la même manière qu'on le fait aujourd'hui. Il l'oignit avec les saintes huiles prises dans les boites que tenait Jean, sur je visage, sur les mains' sur les pieds et sur le côté, où son vêtement avait une ouverture ; en sorte qu'on ne la découvrit pas le moins du monde. Pendant ce temps les apôtres récitaient des prières, comme on le fait au choeur. Ensuite Pierre lui présenta le saint sacrement. Elle se redressa, sans s'appuyer, pour le recevoir ; puis elle retomba. Les apôtres prièrent pendant quelque temps, et, s'étant un peu soulevée, elle reçut le calice de la main de Jean. Je vis, lors de la réception de la sainte Eucharistie, une lumière éclatante entrer dans Marie ; après elle retomba comme ravie en extase, et ne dit plus rien. Les apôtres portant les vases sacrés retournèrent en procession à l'autel où ils continuèrent le service divin, et alors Philippe reçut aussi la sainte communion. Il n'était resté que deux femmes près de la sainte Vierge.

Plus tard, je vis de nouveau les apôtres et les disciples en prière autour de la couche de la sainte Vierge. Je visage de Marie était épanoui et souriant comme dans sa jeunesse. Ses yeux, pleins d'une sainte joie, étaient tournés vers le ciel. Je vis alors un tableau merveilleusement touchant. Le toit de la cellule de Marie avait disparu ; la lampe était suspendue en plein air ; je vis à travers le ciel ouvert l'intérieur de la Jérusalem céleste. Il en descendit comme deux nuées éclatantes, où se montraient d'innombrables figures d'anges, et entre lesquelles une voie lumineuse se dirigea vers la sainte Vierge. Je vis, à partir de Marie, comme une montagne lumineuse s'élever jusque dans la Jérusalem céleste. Elle étendit les bras de ce côté avec un désir infini, et je vis son corps soulevé en l'air et planant au-dessus de sa couche, de manière qu'on pouvait voir par-dessous. Je vis son âme, comme une petite figure lumineuse infiniment pure, sortir de son corps, les bras étendus, et s'élever sur la voie lumineuse qui montait jusqu'au ciel. Les deux choeurs d'anges qui étaient dans les nuées se réunirent au-dessous de son âme et la séparèrent du corps, qui, au moment de cette séparation, retomba sur la couche, les bras croisés sur la poitrine. Mon regard, suivant l'âme de Marie, la vit entrer dans la Jérusalem céleste, et arriver jusqu'au trône de la très sainte Trinité. Je vis un grand nombre d'âmes, parmi lesquelles je reconnus plusieurs patriarches, ainsi que Joachim, Anne, Joseph, Elisabeth, Zacharie et Jean-Baptiste, aller à sa rencontre avec une joie respectueuse. Elle prit son essor à travers eux tous jusqu'au trône de Dieu et de son Fils, qui, faisant éclater au-dessus de tout le reste la lumière qui sortait de ses blessures, la reçut avec un amour tout divin, lui présenta comme un sceptre et lui montra la terre au-dessous d'elle comme s'il lui conférait un pouvoir particulier. Je la vis ainsi entrer dans la gloire, et j'oubliai tout ce qui se montrait autour d'elle sur la terre. Quelques-uns des apôtres, notamment Jean et Pierre, durent voir tout cela, car ils avaient les yeux levés au ciel. Les autres étaient pour la plupart prosternés vers la terre. Tout était plein de lumière et de splendeur. C'était comme lors de l'ascension de Jésus-Christ. Je vis, ce qui me réjouit beaucoup, un grand nombre d'âmes délivrées du purgatoire suivre l'âme de Marie quand elle entra dans le ciel. Aujourd'hui aussi, au jour de la commémoration qu'en fait l'Église, je vis entrer au ciel beaucoup de ces pauvres âmes, parmi lesquelles plusieurs que Je connaissais. Je reçus l'assurance consolante que, tous les ans, le jour anniversaire de la mort de Marie, beaucoup d'âmes de ceux qui lui ont rendu un culte particulier participent aux effets de cette grâce. Quand je regardai de nouveau sur la terre, je vis le corps de la sainte Vierge resplendissant. Il reposait sur sa couche, je visage rayonnant, les yeux fermés, les bras croisés sur la poitrine Les apôtres, les disciples et les saintes femmes étaient agenouillés autour et priaient. Pendant que je regardais tout cela, il y avait dans toute la nature un concert harmonieux et une émotion semblable à celle que j'avais aperçue pendant la nuit de Noël. Je connus que l'heure de sa mort avait été la neuvième heure, comme celle de la mort du Sauveur.


Pour son dernier voyage sur la terre, Marie accompagne sur la Montagne Son Divin Fils ressuscité depuis 40 jours. Avec une joie ineffable, Elle Le voit monter aux Ciel, Glorieux. Et c'est dans la Paix maintenant qu'Elle va attendre de l'y rejoindre, au jour de Sa glorieuse Assomption.


Fruit: Le désir du Ciel


Prions


O Vierge Glorieuse, apprenez-moi à tenir mes regards tournés vers le Ciel. Faites-moi comprendre que le pèlerinage de la vie doit me permettre de faire mon Salut; que ma longue marche sur la terre d'exil doit débaucher dans la Patrie Céleste et que le rendez-vous final est après de Vous et de la Sainte Trinité. Amen.


Pater... Ave... Gloria... Magnificat


Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et pour les siècles et les siècles. Amen.

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