Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

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Vingt-et-unième jour

3e jour de la seconde neuvaine en l’honneur de Saint Vincent de Paul

8 octobre

 

La journée de saint Vincent de Paul

 

Prélude. - Préparons-nous à suivre, avec un vif désir de l'imiter dans toute sa conduite, une des journées ordinaires de la vie de notre saint.

 

Récit. - Il est quatre heures du matin (1). Quoique vieux, malade, couché depuis de courts instants, encore passés le plus souvent dans l'insomnie, Vincent se lève, et le second coup de la cloche ne le trouve jamais dans la même posture que le premier. Cette obéissance à la règle du le ver est pour lui la première en importance comme dans l'ordre du jour, et c'est la première aussi qu'il recommande aux siens.

Donc, au premier signal, il sort du lit, fait le signe de la croix se prosterne et baise la terre.

Après ces premiers actes de religion, il fait son lit et se rend à l'église, où, malgré l'enflure de ses vieilles jambes qu'il lui a fallu bander, il est arrive plus tôt que les plus sains et les plus jeunes. La vue de sa famille assemblée devant Notre-Seigneur réjouit son âme. Il félicite les plus diligents, les traîneurs l'affligent. Pour lui, il ne manque jamais de se trouver à l'oraison du matin, au milieu même de la plus grande multiplicité des affaires et des traitements que lui imposent ses maladies.

C'est qu'il a pour l'oraison l'estime la plus profonde et la plus religieuse. Il la regarde comme la manne qu'il faut re cueillir chaque matin, sous peine de mourir dans le désert de la vie, Aussi il s'y livre avec ardeur, bien que son humilité en cache les efforts. Mais en descendant de la sainte montagne, son front paraît quelquefois tout lumineux comme celui de Moïse, et la ferveur de son âme rejaillit en toute sa personne, passe dans ses paroles et dans ses actes. Ses discours, au sortir de l'entretien divin sont plus brûlants encore de foi et de charité. Son humilité, sa mortification, sa patience, toutes ses vertus brillent d'un nouvel éclat dans sa conduite.

Cette oraison si chère, il s'y livrera dans ses longues insomnies ; il y consacrera tous les loisirs que lui laisseront les emplois de sa charge et le service du prochain ; et, chaque année, quelles que soient ses occupations, il y donnera au moins huit jours entiers, pendant lesquels il interrompra les plus saints commerces pour ne plus s'entretenir qu'avec Dieu.

 

(1) Cette méditation et celles qui suivront, jusqu'à la fin de cette seconde neuvaine, sont empruntées à l'Abrégé de la vie de saint Vincent de Paul, par M. l'abbé Maynard.

 

Pratique. - Se renouveler dans l'estime et l'amour de la méditation quotidienne.

 

Invocation. - Saint Vincent, homme d'oraison, apprenez-nous à méditer.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

I,'oraison est absolument nécessaire à ceux qui travaillent au salut des âmes, soit pour entretenir en eux un désir ardent de faire toujours des progrès nouveaux dans la dévotion et la ferveur, soit pour leur inspirer un courage toujours nouveau dans les services qu'ils rendent au prochain.

La pratique de l'oraison est aussi nécessaire aux ministres des autels que l'épée l'est aux soldats.

Un homme d'oraison est capable de tout ; il peut dire hardiment avec l'Apôtre : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ».

Lorsqu'on a à traiter avec d'autres de choses spirituelles, on doit commencer à s'en occuper avec Dieu dans l'oraison, et renoncer à son propre esprit et à ses propres sentiments, pour se remplir de l'Esprit-Saint qui peut seul nous éclairer et enflammer notre volonté.

N'attendez pas de grandes choses de quelqu'un qui ne sait pas s'entretenir avec Dieu.

L'oraison est un grand livre pour les prédicateurs ; c'est là qu'ils puiseront dans le Verbe éternel les vérités dont Il est la source, les vérités saintes qu'ils sont chargés d'annoncer au peuple.

L'étude des sciences ralentit en plusieurs la ferveur de l'esprit : ceux qui étudient doivent donc apporter tous leurs soins pour conserver la dévotion à l'aide des exercices de piété, et spéciale ment de la méditation, afin que, tout en perfectionnant leur esprit par la connaissance de la vérité, leur volonté s'enflamme de l'amour de Dieu, qui est l'auteur de toutes les sciences.

Les meilleures dispositions qu'on puisse apporter à la prière et à l'oraison, sont l'humilité, la conviction de son néant, la mortification de ses passions et des inclinations naturelles qui portent au mal, le recueillement intérieur, la pureté d'intention, la présence de Dieu, la conformité totale à sa volonté et de fréquentes aspirations vers la bonté divine.

L'oraison doit être effective et pratique, puisqu'elle n'a pour but que l'acquisition des vertus solides et la mortification des passions.

 

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