17 décembre 2012

Litanies de Notre Dame du Folgoët

Litanies de Notre Dame du Folgoët

 

L'histoire merveilleuse de Notre Dame du Folgoët

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Salaün, le Fou du bois

 

Vers le milieu du XIVè siècle vivait dans une clairière de la forêt lesnevienne, un homme nommé Salaün. Les habitants le nommaient familièrement "Le Fou du Bois" (Fol ar Coat). Considéré comme un « innocent », Salaün mendiait son pain de ferme en ferme. Il demandait l'aumône, en répétant inlassablement : « Ave Maria ! Salaün mangerait bien un morceau de pain ! » (Salaün a zebfre bara !) Il aimait à se balancer sur la branche d'un arbre, au-dessus de la fontaine, et il chantait à pleine voix : « Ô Maria ». En même temps, il se plongeait dans l'eau jusqu'aux épaules. Sa mort survenue vers 1358 (à 48 ans) laissa les gens indifférents. Il fut enterré au village de Lannuchen qui occupe l'ancien emplacement du cimetière et de l'église d'Elestrec (ancienne paroisse du Folgoët), près du manoir de Kergoff. Aujourd'hui encore on peut voir le calvaire encadré des quatre pierres ovoïdes qui proviennent de son tombeau. Mais peu de temps après sa mort, on découvrit sur sa tombe, près du chêne où il se balançait et de la fontaine où il trempait son pain, un lys sur lequel on lisait ces mots écrits en lettres d'or : « Avé Maria ». En ouvrant la tombe, on constata que ce lys avait pris racine dans la bouche du défunt. Le miracle attira rapidement les foules et on voulut bâtir une chapelle sur la tombe de "l'innocent".

Averti des merveilles qui se déroulaient au Folgoët, Jean IV de Monfort, pour se faire pardonner les exactions commises par ses alliés  dans tout le Léon durant la guerre : pillages d'églises, de monastères, et pour accomplir son vœu d'édifier un sanctuaire à Notre-Dame, favorisa la construction de l'église actuelle. Dès 1365, il vint au Folgoët et posa la première pierre de l'édifice. Mais les guerres qui survinrent à cette époque firent suspendre les travaux. Jean IV mourut en 1399 en recommandant à son fils Jean V de continuer son oeuvre. Il vint au Folgoët en 1404 et les travaux recommencèrent. En 1419, Monseigneur de La Rue, évêque de Léon, bénit le sanctuaire qui fut érigé en Collégiale par Jean V en 1423.

 

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La Basilique

 

Au début du XVè siècle, le sanctuaire du Folgoët est le témoin  à la fois de la piété populaire, et des périodes de calme et de troubles que la Bretagne a traversées. Avec tant d’autres édifices religieux, il dit l'architecture religieuse qui fleurit un peu partout dans la région avec la paix retrouvée.

La façade, qui manifeste une grande sobriété, frappe en même temps par la disparité des deux clochers : celui du nord, ouvragé et fignolé comme une châsse, lance vers le ciel sa flèche dorée avec ses clochetons et ses galeries ajourées ; celui du sud paraît avoir été chapeauté par des gens à bout de ressources. Autant la façade nord montre de dépouillement, autant le côté sud de l’édifice brille par la richesse de son ornementation. Que ce soit la galerie en festons trilobés qui court au bord du toit, que ce soient les clochetons débordant de ce toit, ou les gargouilles avec lesquelles l’imagination de l’artiste s’est donné libre cours, ou la profusion des feuillages.

 

A l'intérieur, le regard est tout de suite attiré par cette merveille de ciselure qu’est le jubé, les dentelles de pierre de Kersanton qu’on retrouve dans les arcatures et les guirlandes des autels de l’abside, et la statue de la Vierge vénérée au Folgoët. Et depuis 2002, un nouveau mobilier d’un tout autre style, en laiton et châtaignier, est venu s’intégrer à cet ensemble. Il traduit la foi des chrétiens d’aujourd’hui, et il dira aux générations futures comment nous concevions la façon de pratiquer la religion en ce début du troisième millénaire.

 

Texte extrait du site : http://notre-dame-folgoet.cef.fr

 

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Litanies de Notre Dame du Folgoët

 

Seigneur ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, Dieu unique en trois personnes égales ayez pitié de nous.

 

Notre Dame du Folgoët, Mère de Jésus-Christ, Sauveur du monde, priez pour nous.

Notre Dame du Folgoët, Vierge sans tâche,

Notre Dame du Folgoët, Vierge Puissante,

Notre Dame du Folgoët, Vierge Clémente,

Notre Dame du Folgoët, Vierge Fidèle,

Notre Dame du Folgoët, Arche de l'Alliance du Seigneur,

Notre Dame du Folgoët, Dispensatrice des grâces célestes,

Notre Dame du Folgoët, Reine du Ciel et de la terre,

Notre Dame du Folgoët, Joie du Paradis,

Notre Dame du Folgoët, notre Mère et notre Espérance,

Notre Dame du Folgoët, notre Refuge et notre Défense,

Notre Dame du Folgoët, Force des Prêtres,

Notre Dame du Folgoët, Guérison des malades,

Notre Dame du Folgoët, Santé des infirmes,

Notre Dame du Folgoët, Refuge des pécheurs,

Notre Dame du Folgoët, Consolatrice des affligés,

Notre Dame du Folgoët, Assistante des Chrétiens,

Notre Dame du Folgoët, Espérance des désespérés,

Notre Dame du Folgoët, Protectrice de la Bretagne,

Notre Dame du Folgoët, qui sauverez Rome et notre Saint Père le Pape,

Notre Dame du Folgoët, qui sauverez la France,

 

Afin que Vous gardiez l'innocence de nos plus jeunes enfants, nous Vous prions, ô Notre Dame du Folgoët.

Afin que Vous redoubliez Vos prières pour les jeunes gens exposés aux séductions du monde,

Pour notre pays,

Pour nos parents, pour nos familles,

Pour nos amis, pour nos ennemis,

Pour les infidèles et pour les pécheurs,

Pour nos parents et amis absents,

Pour nos chers défunts,

 

Agneau de Dieu, faites miséricorde à tous les fidèles en terre, ayez pitié de nous,

Agneau de Dieu, faites miséricorde aux âmes des fidèles trépassés qui reposent en vous, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, accordez la paix aux vivants et aux morts qui règnent en Tous, ayez pitié de nous.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

Notre Dame du Folgoët, ô Marie conçue sans péchés,

Priez pour nous qui avons recours à Vous.

 

Oraison

 

Souvenez-Vous, ô Sainte Mère de Dieu, qui avez daigné faire éclater aux yeux de tous la sainteté de Votre Serviteur Salaün, qu'on a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à Vous dans Votre Sanctuaire du Folgoët, ait été abandonné. Animés de la même confiance et prosternés à Vos pieds, nous implorons Votre protection. Souvenez-Vous, ô puissante Reine de la Bretagne, que notre pays a toujours été fidèle à Votre culte. Gardez au cœur des Bretons la Foi des anciens jours, et que jusqu'au dernier moment de notre vie, nous marchions sous votre bannière : Catholiques et Bretons ! Ainsi soit-il.

 

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24 novembre 2012

Prière litanique pour demander une bonne mort

 

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Prière litanique pour demander une bonne mort

Cette prière a été composée par une protestante convertie et morte à l'âge de 18 ans.

 

Jésus, mon Seigneur, Dieu de Bonté et de Miséricorde, je me présente devant Vous, couvert de confusion, avec un esprit humilié et un cœur contrit; je Vous recommande ma dernière heure, et tout ce qui doit la suivre.

Quand mes pieds immobiles m'avertiront que ma course dans ce monde est près de finir, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes mains engourdies et tremblantes ne pourront plus tenir contre mon cœur le Crucifix, et que, malgré moi, elles le laisseront tomber sur le lit de douleur, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes yeux, obscurcis et troublés des approches de la morts, porteront leurs regards tristes et mourants vers Vous, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes lèvres froides et tremblantes prononceront pour la dernière fois Votre Adorable Nom, Miséricordieux Jésus, ayez, pitié de moi.

Quand mes joues pâles et livides inspireront aux assistants la compassion et la terreur, et que mes cheveux baignés des sueurs de la morts, s'élevant sur ma tête, annonceront ma fin prochaine, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes oreilles, prêtes à se fermer pour toujours aux discours des hommes, s'ouvriront pour entendre Votre Voix, qui prononcera l'arrêt irrévocable qui doit fixer mon sort pour l'éternité, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon imagination, agitée de fantômes sombres et effrayants, sera plongée dans de tristesses mortelles; que mon esprit, troublé par la vue de mes iniquités, et par la crainte de Votre Justice, luttera contre l'Ange des ténèbres qui voudrait me dérober la vue de Vos Miséricordes et me jeter dans le désespoir, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon faible cœur, accablé par la douleur de la maladie, sera saisi des horreurs de la mort, et épuisé des efforts qu'il aura faits contre les ennemis du Salut, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand je verserai mes dernières larmes symptômes de ma destruction, recevez-les en sacrifice d'expiation, afin que j'expire, comme une victime de la pénitence, et dans ce terrible moment, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes parents, mes amis, assemblés autour de moi, s'attendriront sur mon état, et Vous invoqueront pour moi, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand j'aurai perdu l'usage de tous mes sens, que le monde entier aura disparu pour moi, et que je serai dans les oppressions de ma dernière agonie, et dans le travail de la mort, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand les derniers soupirs de mon cœur presseront mon âme de sortir de mon corps, acceptez-les comme venant d'une sainte impatience d'aller à Vous, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon âme, sur le bord de mes lèvres, sortira pour toujours de ce monde, et laissera mon corps pâle, glacé et sans vie, acceptez la destruction de mon être, comme un hommage que je veux rendre à Votre Majesté, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Enfin, quand mon âme paraîtra devant Vous et qu'elle verra, pour la première fois, l'éclat de Votre Majesté, ne la rejetez pas de devant Votre Face; daignez me recevoir dans le sein de Votre Miséricorde, afin que je chante éternellement Vos louanges, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

 

Prions

 

O Dieu, qui, en nous condamnant à la mort, nous en avez caché l'heure et le moment, faites que, passant dans la Justice et la Sainteté tous les jours de ma vie, je puisse mériter de sortir de ce monde, avec la paix d'une bonne conscience, et mourir dans Votre Amour; par Notre-Seigneur Jésus Christ, qui vit et régne avec Vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

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19 octobre 2012

Litanies du Bienheureux Jean Paul II

Litanies du Bienheureux Jean-Paul II

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Bienheureux Jean Paul II

1920-2005

Fête le 22 octobre

 

Jean Paul II participa très attentivement, en tant qu'évêque, au Concile Vatican II. Elu Pape en 1978, il s'est opposé à l'idéologie communiste et, par son action, a favorisé la chute du bloc de l'Est. Il a également condmané les excès du capitalisme. Jean Paul II « a été en quelque sorte offert par Dieu à l'Eglise dans une situation critique très précise: d'un côté, la génération marxiste, la génération de 68, mettait en question l'Occident tout entier, et de l'autre, le socialisme réel qui s'effondrait. Dans cet affrontement, ouvrir une percée à la Foi et la montrer comme le centre et le chemin, c'était un instant historique d'une nature singulière », a confié Benoît XVI dans « Lumière du monde », en 2010. (Extrait du Famille Chrétienne N° 1814 du 20 octobre 2012).

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous,

Christ, écoutez-nous,

Dieu le Père du Ciel, ayez pitié de nous,

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous,

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous,

Sainte-Trinité, un seul Dieu, ayez pitié de nous,

Sainte-Marie, Mère de Dieu, priez pour nous,

 

Bienheureux Jean-Paul II, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, parfait disciple du Christ, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, généreusement doué des Dons de l'Esprit Saint, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, grand apôtre de la Miséricorde Divine, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, fidèle fils de Marie, priez pour nous,

Bienheureux Jean-Paul II, entièrement dévoué à la Mère de Dieu,

Bienheureux Jean-Paul II, Prédicateur persévérant de l'Evangile,

Bienheureux Jean-Paul II, Pape pèlerin,

Bienheureux Jean-Paul II, Pape du Millénaire,

Bienheureux Jean-Paul II, modèle d’abnégation,

Bienheureux Jean-Paul II, modèle des Prêtres,

Bienheureux Jean-Paul II, puisant la force de l'Eucharistie,

Bienheureux Jean-Paul II, infatigable homme de prière,

Bienheureux Jean-Paul II, amoureux du Rosaire,

Bienheureux Jean-Paul II, force de ceux qui doutent de leur Foi,

Bienheureux Jean-Paul II, désireux d’unir tous ceux qui croient dans le Christ,

Bienheureux Jean-Paul II, vous qui convertissiez les pécheurs,

Bienheureux Jean-Paul II, défenseur de la dignité de chaque personne,

Bienheureux Jean-Paul II, défenseur de la vie de la conception jusqu'à la mort naturelle,

Bienheureux Jean-Paul II, priant pour le don d’être parents pour les personnes infertiles,

Bienheureux Jean-Paul II, ami des enfants,

Bienheureux Jean-Paul II, guide de la jeunesse,

Bienheureux Jean-Paul II, intercédant pour les familles,

Bienheureux Jean-Paul II, réconfortant ceux qui souffrent,

Bienheureux Jean-Paul II, supportant courageusement votre douleur,

Bienheureux Jean-Paul II, semeur de la joie divine,

Bienheureux Jean-Paul II, grand intercesseur pour la paix,

Bienheureux Jean-Paul II, fierté de la nation polonaise,

Bienheureux Jean-Paul II, éclat de la Sainte Eglise,

 

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous être de fidèles imitateurs du Christ, nous vous en prions,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous être forts de la Puissance de l'Esprit Saint,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous avoir confiance en la Mère de Dieu,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous grandir dans notre Foi, notre Espérance et notre Charité,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous vivre en paix dans nos familles,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous savoir comment pardonner,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous savoir comment supporter la souffrance,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous ne pas succomber à la culture de la mort,

Bienheureux Jean-Paul II, puissions-nous ne pas avoir peur et lutter courageusement contre les diverses tentations,

Bienheureux Jean-Paul II, puissiez-vous intercéder pour nous obtenir la Grâce d'une mort heureuse,

 

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

Priez pour nous, Bienheureux Serviteur de Dieu Jean-Paul II,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

 

Prions

 

Dieu, riche en miséricorde, qui avez appelé le Bienheureux Pape Jean-Paul II à guider Votre Eglise répandue dans le monde entier; forts de son enseignement, accordez-nous d'ouvrir nos cœurs avec confiance à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l'homme. Lui qui règne avec Vous et le Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles.

 

D'après des Litanies extraites du site http://parousie.over-blog.fr

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Téléchargez le texte de ces Litanies (PDF), en cliquant ici

 

Webcam de la Tombe du Bienheureux Jean Paul II, cliquer ICI

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30 mai 2012

Litanies de Notre-Dame des Ermites d'Einsiedeln

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Notre-Dame des Ermites d'Einsiedeln

 

Un sanctuaire de Marie consacré par les mains du Fils de Dieu et de Marie, du Pontife « qui seul demeure pour l’éternité », n'est-ce pas une ravissante merveille ? Et parce que c'est merveilleux, surnaturel, divin, est-ce impossible ?

Le 14 septembre de l'an de grâce 948, c'était un jeudi, et l'Eglise célébrait la fête de l'Exaltation de la sainte Croix, une foule immense stationnait devant une église, autour de la modeste chapelle en bois, dans laquelle saint Meinrad avait prié de longues années, au pied d'une humble statue de la Vierge sans tache. Cette foule pieuse attendait avec une anxieuse ferveur le moment où le pontife de Dieu devait apparaître pour donner à ce sanctuaire la consécration qu'il venait lui apporter. Les heures succédaient aux heures, et la cérémonie sainte ne commençait pas. Tout à coup, aux yeux de la foule impatiente apparaît l'évêque consécrateur. Tous les froide se découvrent, les genoux fléchissent et les têtes s'inclinent sous la main bénissante de Conrad. Mais bientôt le saint prélat élève la voix, et quel ne fut pas l'étonnement, l'admiration de ce peuple de fidèles, en recueillant de ses lèvres ce récit rapide: « Mes enfants, s'écrie à travers ses larmes le saint évêque, vous attendez la consécration de la chapelle de Marie. Elle est faite et la cérémonie est achevée. Cette nuit même, pendant que j'étais en oraison dans le saint lieu, des harmonies d'une ineffable douceur ont retenti à mon oreille. A ces accents qui n'étaient pas de la terre, j'ai levé les yeux, et voici le spectacle qu'il m'a été donné de contempler. J'ai vu les anges chantant toutes les hymnes et faisant les cérémonies prescrites par l'Eglise pour la solennité sainte de la consécration. Et au milieu des anges, j'ai vu le Christ lui-même, le Prêtre de la loi nouvelle, revêtu d'ornements violets, célébrer les adorables mystères, entouré de quelques-uns de ses saints. Il avait à ses côtés saint Pierre, saint Grégoire, saint Augustin et les deux diacres saint Etienne et saint Laurent. Et devant l'autel, debout, dans une lumière éclatante, se tenait la très Sainte-Vierge. Longtemps mes yeux ont joui de cette admirable vision. Et voici qu'au moment où elle allait s'évanouir, une voix m'a dit: « Ne songe plus à consacrer ce sanctuaire, il est consacré par Dieu et ses anges ». »

A ce récit, la foule reste muette de saisissement. Cependant une voix murmure tout haut: « ce n'est qu'un songe ». Alors du haut du ciel descendent ces mots: « Cesse, frère, cesse de vouloir consacrer une chapelle divinement consacrée ». Et trois fois ces mots retentissent aux oreilles de la foule. Au cri échappé de mille poitrines, un même cri répond: « Gloire à Jésus-Christ ! Gloire à sa divine Mère ! Gloire au sanctuaire de Marie ! » On comprend qu'inaugurée par un événement aussi merveilleux, la sainte chapelle des Ermites soit devenue un but de pèlerinage attirant de près et de loin, en ce lieu divinement béni, les multitudes qu'on y voit accourir depuis bientôt mille ans. On comprend aussi que des grâces innombrables aient été obtenues des humbles fidèles invoquant avec confiance Notre-Dame des Ermites, dans tous les dangers menaçant la vie de l'âme et du corps. L'authenticité de la consécration miraculeuse de la sainte Chapelle nous est garantie par une bulle du Pape Léon VIII. Dans cette bulle, le Souverain Pontife rapporte qu'il a entendu le récit de ce fait surnaturel des lèvres mêmes du saint évêque de Constance, Conrad, lequel l'a affirmé de la manière la plus solennelle en présence de son digne ami, l'évêque d'Augsbourg, Saint Ulrich, devant l'empereur Othon-le-Grand et son auguste épouse, Sainte Adélaïde. C'était seize ans après l'événement. Les saints évêques Ulrich et Conrad, avec un grand nombre de princes et d'autres prélats, accompagnaient alors l'empereur dans l'expédition qu'il fit à Rome en 960. Après Léon VIII, d'autres Papes, tels que Nicolas V, Pie II, Léon X, Pie IV, Urbain VIII et Pie VI, ont soumis à un nouvel examen le fait historique de la consécration miraculeuse de la sainte Chapelle, et ils n'ont pu qu'en reconnaître la réalité certaine; et tous se sont plu à rendre à ce fait un solennel hommage, en comblant ce lieu saint de privilèges et d'abondantes indulgences.

Remontons maintenant à l'origine de la sainte Chapelle.En 797, naissait dans un château de la Souabe un enfant que Dieu prédestinait à une haute sainteté. C'était Meinrad, fils du comte Berchthold de Hohenzollern. Confié de bonne heure aux soins du saint abbé de Reichenau, le bienheureux Hatton, son grand-oncle, qui fut l'ami de Charlemagne et l'un des plus grands évêques de Bâle, le jeune Meinrad sut joindre à ses progrès dans la littérature des progrès plus grands encore dans la science des saints. Entré à Reichenau en 807, il se voua tout entier au Seigneur en 825. Il était alors dans sa 29me année. Peu après, il fut envoyé par Hatton à Bollingen sur les bords du lac de Zurich, et mis à la tête du prieuré que sanctifiaient là douze Bénédictins de Reichenau. Meinrad y vécut quelque temps. Mais son âme, embrasée de l'amour divin, était avide de sacrifices. Le saint religieux aspirait au silence, à la solitude, au désert. Il sollicite et obtient de son supérieur la permission de se retirer sur un sommet voisin. Là encore, sur l'Etzel, il se trouvait trop rapproché des bruits du monde. Le saint ermite s'enfonce plus avant dans les noires forêts qui étendent leur ombre sur ce désert. C'est là, qu'abrité par sa cellule faite de branches d'arbres, il trouve enfin le lieu désiré de son repos. Cependant le bruit de sa sainteté ne tarda pas à arriver jusqu'aux oreilles de la pieuse abbesse des Bénédictines de Zurich. C'était la princesse Hildegarde, fille de l'empereur Louis le Germanique. Elle prit soin de faire construire, auprès de la demeure du saint solitaire, une chapelle où elle fit dresser une belle statue de la très Sainte-Vierge. Les anges seuls pourraient nous dire les ferventes prières que répandait saint Meinrad devant la douce image de Marie, jusqu'au jour où il tomba sous les coups sacrilèges des deux assassins, qui terminèrent sa carrière mortelle. C'est cette même statue de Marie, devant laquelle les générations se sont pieusement agenouillées pendant plus de dix siècles, qui est encore de nos jours l'objet de la vénération des 200.000 pèlerins, qui vont chaque année demander à Marie protection, appui, soulagement, guérison, force et consolation dans les peines et les misères de la vie.

Un demi-siècle s'était écoulé depuis le martyre de saint Meinrad. La chapelle abandonnée menaçait ruine. Un pieux chanoine de Strasbourg voulut la relever. C'était l'illustre Bennon, parent du roi de Bourgogne, Rodolphe Ier. Il vint en 906 dans les lieux sanctifiés par le solitaire de l'Etzel, y vivre de la vie de Meinrad et former à cette vie austère les disciples qu'attirait sur les pas de Bennon le parfum de ses vertus. Bientôt des cellules élevées près de la chapelle abritèrent le maître en sainteté et ses dignes élèves. A la prière, Bennon sut joindre le travail des mains. Il enseigna à ses frères de la solitude à défricher en même temps et leurs âmes et les forêts qui leur servaient de retraite. Appelé par la divine Providence, en 925, à occuper le siège des évêques de Metz, il y renonça lorsque son zèle lui eut valu de la part des méchants, avec la persécution la plus sanglante, la perte de ses yeux. Le pauvre aveugle voulut finir ses jours dans son heureux désert. Avant sa mort (940), il reçut une visite qu'appelaient sans doute ses prières. Le prévôt du Chapitre de Strasbourg, saint Eberhard, venait admirer, puis imiter la vie sainte de l'ancien chanoine Bennon. Mais Eberhard alla plus loin. Usant de ses richesses selon Dieu, il acheta les terres à moitié défrichées par saint Bennon, et se mit à construire dans sa nouvelle propriété un monastère digne des deux saints dont ces lieux gardaient la mémoire. En 948, la sainte maison était debout, et debout aussi la nouvelle église qui étendait sur la chapelle primitive l'ombre de son vaste pavillon. C'est alors, comme nous l'avons dit, qu'à la prière du saint fondateur Eberhard, Saint Conrad vint, accompagné de saint Ulrich, pour la double consécration de l'église et de la sainte chapelle. Il ne consacra que l'église, nous avons dit pourquoi.

Après le Bienheureux Eberhard, qui fut le premier abbé proprement dit de la maison de saint Benoît à Einsiedeln, la plupart de ses successeurs, dont quelques-uns furent des hommes vraiment distingués autant par leur science et leurs vertus que par leur prudence et leur haute noblesse, s'appliquèrent à entourer de vénération la sainte chapelle de Marie et à lui rendre l'honneur qui lui est dû. Mais à quoi bon rapporter ce qu'a fait pour le sanctuaire privilégié de Marie la piété de Gérold de Hohensax et d'Augustin de Reding ? A quoi bon redire comment le comte Caspar de Hohenems, pour accomplir le vœu de son oncle Marc Sittich, archevêque de Salzbourg, fit revêtir de marbre à l'intérieur et à l'extérieur la sainte chapelle? A quoi bon rappeler sa magnificence d'autrefois, lorsqu'on sait que les Français de la Révolution ont passé là ? Ils y ont passé comme partout, en blasphémant, en pillant, en détruisant, Vandales du XVIIe siècle. La sainte chapelle n'a pas trouvé grâce devant leur fureur. Ils l'ont démolie et ont jonché le sol de ses débris sacrés. C'est là une des gloires, un des fiers exploits de leur général Schauembourg. Seulement, il n'a pu mettre la main sur la vraie statue miraculeuse. ÎI n'a pu envoyer à Paris comme trophée, qu'une imitation de la statue, heureusement substituée à la véritable. Cependant, ce serait faire injure à la piété des cantons et des villes catholiques de la Suisse, que de passer sous silence les seize cierges qui brûlaient sans cesse aux deux côtés de la sainte image. Ces cierges avaient un poids chacun de 90 livres. Les huit de droite étaient fournis par Schwyz, Fribourg, Zoug, Appenzell, Bregenz, Rapperschwyl, Baden et Einsiedeln; les huit à gauche par Lucerne, Unterwalden, Glaris, Uri, le Toggenbourg, Soleure, le pays de Gaster et de nouveau Einsiedeln. Rappelons encore les cinq lampes d'argent, qui étaient suspendues à la voûte. C'étaient autant de dons, la première de Philippe III, roi d'Espagne; la seconde, de Caspar de Hohenems ; la troisième, de la ville de Lucerne; la quatrième, du duc d'Arnberg; la cinquième était une fondation pieuse. Tous ces trésors et tant d'autres sont devenus la proie sacrilège des révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle.

« Les Français, dit un historien, s'étaient annoncés comme les libérateurs du peuple suisse, comme les soldats de la liberté et les protecteurs des chaumières. Une fois maîtres de l'Helvétie, ils se souillèrent par le meurtre, le pillage, le viol et l'incendie. Ils firent peser sur la Suisse un joug plus humiliant et plus odieux que ne l'avait été celui des Gessler et d'autres baillis autrichiens du XIVe siècle ». Après avoir mis en pièces la sainte chapelle de Marie et dévalisé l'église et le monastère des Ermites, (mai 1798) ils laissèrent debout les bâtiments qu'ils eurent la générosité de ne pas incendier. En 1803, les Pères Bénédictins purent reprendre possession des murs qui leur étaient seuls restés.

A leur retour du Vorarlberg, oit ils avaient trouvé un refuge dans l'abbaye de Saint-Gérold, les fils de saint Benoît rapportèrent avec eux la statue miraculeuse, qu'ils avaient emportée dans leur exil comme leur plus riche trésor. Un peuple immense courut à la rencontre de la sainte statue jusqu'à l'Etzel, et l'accompagna de ses prières, de ses chants, de ses larmes jusqu'au seuil de son sanctuaire encore à demi dévasté. Une nouvelle chapelle ne tarda pas à reprendre la place de celle qu'avait détruite l'impiété française. Elle ne fut cependant entièrement achevée qu'après la chute du tyran qui avait tenu l'Europe sous sa botte de soldat, baignée du sang d'un million d'hommes. En 1817, la sainte chapelle apparut de nouveau dans toute sa beauté, avec son vêtement actuel de marbre noir et gris à l'extérieur, et aux couleurs variées à l'intérieur. Un autel en marbre blanc de Carrare y fut dressé ; et au-dessus de l'autel, dans un ciel de nuages d'or, la statue miraculeuse reprit enfin sa place d'honneur. Sur la façade du nouveau sanctuaire, on voit une table d'airain, représentant la consécration de l'ancienne chapelle par Notre-Seigneur et les anges. C'est un beau monument de la piété de Charles-Albert, roi de Sardaigne.

Marie a retrouvé son sanctuaire. Depuis près d'un siècle, elle se montre de nouveau pleine de grâce, de douceur et de miséricorde, aux regards des milliers de pèlerins qui viennent implorer son secours. Sur eux elle étend sa main droite, tandis que l'Enfant-Dieu, sur le bras gauche de sa Mère, semble sourire à ceux qui la prient, de verser sur eux les dons inépuisables de son amour. Le temps, avec ses dix siècles écoulés depuis saint Meinrad et la pieuse abbesse Hildegarde, a noirci le bois de la figure de la sainte image. Elle n'en est que plus vénérable. Elle rappelle ce chant du cantique sacré qu'adresse à Marie la liturgie sainte de l'Eglise : « Vous êtes noire, mais vous êtes belle ; vous demeurez à jamais la Bien-aimée du Roi immortel des cieux. » L'église, qui étend sur la sainte chapelle l'ombre de ses voûtes élancées, n'a pas le cachet d'une haute antiquité. Son style moderne, dénué de caractère, nous dit assez qu'elle n'est que du dernier siècle. Elle fut en effet reconstruite par le prince-abbé, Thomas-Angélique Schenklin, en 1719, quinze ans après la reconstruction du monastère par son prédécesseur, Maur de Roll d'Emmenholz. En 1837, le Révérendissime abbé, Célestin Mailler, lequel occupe la 49e place dans la série des abbés d'Einsiedeln, fit restaurer avec soin les fresques nombreuses qui ornent l'église et représentent les figures et les allégories ayant trait au sacrifice eucharistique, ce noyau de la foi de l'Eglise, ce foyer de la liturgie sainte. Le tableau du maître-autel, qui représente l'Assomption de Marie, est l'oeuvre du peintre Kraus. Il a été retouché par Paul Deschwanden.

A l'extérieur, la façade de l'église a quelque chose d'imposant. Elle rappelle la façade de Saint-Jean de Latran à Rome. A droite et à gauche du portail, on voit les statues de deux illustres bienfaiteurs de la sainte chapelle et de l'abbaye. Ce sont deux empereurs, Othon Ier et Henri Ier. On aimerait à y voir de même la statue équestre de Rodolphe de Habsbourg, qui éleva l'abbé d'Einsiedeln, en 1274, à la dignité de prince du Saint-Empire. Les deux tours qui ornent la façade renferment quatorze cloches merveilleusement harmonisées. Rien n'est beau comme ces quatorze voix d'airain lorsqu'elles s'unissent, dans un concert grandiose et céleste, pour annoncer aux fidèles et aux échos des environs la grande fête du 14 septembre avec ses milliers de pèlerins et ses grandes cérémonies relevées par la musique et les chants des Pères et des 120 élèves de leur brillant collège. Rien de plus émouvant, le soir de ce même jour, que ces harmonies de l'airain, mêlant leurs voix aériennes aux voix sacerdotales, pendant la procession qui se déroule dans les rues d'Einsiedeln, inondées de la double lumière qui resplendit en même temps à chaque fenêtre et dans les mains pieuses de chaque pèlerin.

Nous ne saurions achever cette trop courte notice, sans signaler encore quelques-uns des grands pèlerinages qui se sont accomplis à travers les siècles à Notre-Dame des Ermites, comme aussi quelques-uns des illustres personnages qui sont venus y apporter leurs dons et leurs prières. Un des plus remarquables pèlerinages à la Sainte-Vierge du désert fut celui des saintes femmes, qui vinrent au XIIIe siècle, non seulement visiter la Sainte-Chapelle, mais se fixer à jamais dans les environs. Après avoir vécu pendant plus d'un siècle sous la règle des Béguines, les religieuses « alpestres » finirent, en 1359, par prendre la règle de Saint-Benoît. En 1403, elles habitaient leur nouvelle maison, avec église, sous la protection du prince-abbé d'Einsiedeln. Après l'incendie de, 1684, les Bénédictines de la prairie (in der Au) d'Alpegg, virent leur monastère se relever de ses cendres par les soins de l'abbé Augustin Hofmann, qui fit célébrer désormais, dans l'intérêt de la clôture, les offices dans l'église des religieuses par un de ses conventuels, en attendant qu'un digne successeur du pieux abbé Célestin Müller vint y établir, en 1846, l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. Magnifique institution, qui continue à faire les délices des ferventes filles de Saint-Benoît dans leur modeste église de Tous les Saints.

Est-il besoin de rappeler qu'en 1798, ces humbles religieuses furent chassées de leur monastère par les Français, qui les dépouillèrent, ainsi que leur église, de tout ce qui avait quelque valeur artistique ou matérielle ? Dès avant 1313, le canton de Schwyz, par décision prise dans sa Landsgemeinde, faisait chaque année un pèlerinage à Notre-Dame d'Einsiedeln. Le même voeu s'est fait en 1351 par la ville de Zurich. Le magistrat de Bâle, pendant les ravages de la peste de 1439 en cette ville, voua de même un pèlerinage à Notre-Dame des Ermites, et l'histoire atteste qu'aussitôt le fléau prit fin. Pendant la guerre de Trente ans, en 1636, c'est la ville d'Augsbourg, qui va remercier de sa délivrance la Vierge d'Einsiedeln, et dès 1619, les villes de Feldkirch et de Fribourg en Brisgau s'étaient mises avec empressement sous la protection de Notre-Dame des Ermites. En 1651, c'est la ville de Zell qui accourt aux pieds de Marie, pour la remercier de sa maternelle et bienfaisante protection. De nos jours, il n'y a pas moins de soixante-dix paroisses qui se rendent chaque année en procession à la sainte chapelle du désert. Le demi-canton de Nidwalden continue, comme dans les siècles passés, à s'y rendre en masse et le couvent va processionnellement à la rencontre de ce pèlerinage catholique et national. « C'est ainsi, dit à bon droit le Père Charles Brandis, dans son Pèlerinage à Maria-Einsiedeln, que dès les jours du Bienheureux Meinrad, les âmes avides de paix et de lumière sont venues de siècle en siècle, de génération en génération, s'agenouiller devant la Vierge des miracles; c'est ainsi encore qu'à dater de l'événement merveilleux de l'an 946, le pèlerinage a pris un développement qui n'a pas cessé de croître jusqu'à nos jours ».

Dans la foule innombrable des pèlerins qui ont foulé le sol béni des Ermites, « ce sol, ajoute le Père Brandis, consacré par les vertus de saint Meinrad et plus encore par son sang », il nous plaît de mentionner d'illustres personnages. Après le cardinal Thierry, nonce apostolique en Allemagne, voici venir le roi Charles IV avec une imposante escorte de prélats et de princes, puis l'empereur Sigismond, l'empereur Frédéric III, le duc Henri de Mecklembourg avec son épouse Dorothée de Hohenzollern-Brandenbourg; ce sont ensuite les princes et les princesses de Hohenzollern, qui n'ont pas oublié que saint Meinrad était de leur puissante famille. Ce sont enfin, à la suite de tous les nonces du Saint-Siège en Suisse, des multitudes d'évêques, de la Suisse, de l'Italie, de la France et de l'Allemagne. Parmi les saints qui brillent au ciel de l'Eglise, au nombre des pèlerins de Notre-Dame, après les grands évêques d'Augsbourg et de Constance, saint Ulrich et saint Conrad, il faut nommer la sainte impératrice Adélaïde, Sainte Adelrich et sa mère la bienheureuse Régulinde ; le bienheureux Grégoire, IIIe Abbé d'Einsiedeln; Sainte Elisabeth de Hongrie; Saint Nicolas de Flüe; Saint Charles Borromée, Saint Benoît Labre. Puissent, comme eux et avec eux, tous les pèlerins de Notre-Dame d'Einsiedeln, obtenir, par sa puissante intercession, la grâce de la voir, de l'aimer et de la bénir à jamais dans le Ciel!

 

Texte extrait du livre « Les Principaux Sanctuaires de Marie dans la Suisse Catholique », de Mgr G. F. Chèvre, Fribourg, 1898.

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Litanies de Notre Dame des Ermites

 

Seigneur ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, Dieu unique en trois personnes égales ayez pitié de nous.

Notre Dame des Ermites, Sainte Mère de Dieu, toujours Vierge quoique Mère, priez pour nous.

Notre Dame des Ermites, qui êtes bien plus qu'Eve, la mère des vivants,

Notre Dame des Ermites, qui avez réparé tous les maux que la première femme avait fait entrer dans le monde,

Notre Dame des Ermites, qui nous avez donné le vrai fruit de vie, plus précieux que celui du paradis terrestre,

Notre Dame des Ermites, qu'un prophète montrait de loin mettant au monde le fils du très-haut,

Notre Dame des Ermites, qu'un ange descendu du ciel salua avec admiration, comme étant pleine de grâce, élevée au dessus de toutes les femmes,

Notre Dame des Ermites, qui allâtes communiquer les dons de Dieu à Elisabeth votre sainte parente,

Notre Dame des Ermites, qu'Elisabeth ne put recevoir sans s'écrier: D'où me vient que la mère de mon Seigneur fasse des pas vers moi,

Notre Dame des Ermites, qui disiez dans un saint transport : « Voilà que toutes les générations me déclareront bienheureuse, car le Tout-puissant a fait en moi de grandes choses »,

Notre Dame des Ermites, qui voyant l'enfant Jésus annoncé par les anges, montré par l'étoile, adoré par les Mages dans une crèche, conserviez ces choses, les repassant dans votre cœur,

Notre Dame des Ermites, qui fûtes, en tout, semblable à votre divin fils, pendant votre vie humaine,

Notre Dame des Ermites, Reine des Anges et des Saints, élevée au plus haut des cieux à la droite de votre divin fils,

Notre Dame des Ermites, qui regardez encore la terre avec une tendre compassion, quoique vous régniez dans le ciel,

Notre Dame des Ermites, dont le saint nom est honoré, partout, où Jésus est connu est adoré,

Notre Dame des Ermites, que Jésus glorifie sur la terre comme il vous glorifie dans le ciel,

Notre Dame des Ermites, que Jésus-Christ a spécialement glorifiée par la dédicace miraculeuse du Sanctuaire des Ermites,

Notre Dame des Ermites, qui avez été, sur l'autel, brillante comme un éclair, tandis que ce prodige s'opérait,

Notre Dame des Ermites, dont les esprits célestes ont alors célébré les louanges,

Notre Dame des Ermites, qui, en votre Sanctuaire des Ermites, avez reçu les hommages des Empereurs, des Rois et des Princes de l'église,

Notre Dame des Ermites, qui y êtes honorée par le concours non-interrompu des fidèles,

Notre Dame des Ermites, par les mains de laquelle, votre divin fils nous y dispense les trésors de sa grâce et de sa miséricorde,

Notre Dame des Ermites, qui prodiguez les tendresses de votre cœur maternel à tous ceux qui visitent ce Sanctuaire en esprit de dévotion et pénitence,

Notre Dame des Ermites, phare lumineux, qui dirigez notre voie à travers les écueils, dont la mer orageuse de ce monde est parsemée,

Notre Dame des Ermites, arbre de vie, qui recevez sous votre ombrage et nourrissez de vos divins fruits les pèlerins du ciel,

Notre Dame des Ermites, refuge assuré des plus grands pécheurs,

Notre Dame des Ermites, qui changez en larmes de joie et de reconnaissance des larmes de douleur et de pénitence,

Notre Dame des Ermites, douce consolation des âmes affligées et souffrantes,

Notre Dame des Ermites, puissante protectrice de ceux qui vous invoquent dans les périls du corps et de l'âme,

Notre Dame des Ermites, divine institutrice des âmes simples et humbles de cœur,

Notre Dame des Ermites, Oracle du ciel pour tous ceux qui viennent vous consulter avec confiance dans le doute et l'incertitude,

Notre Dame des Ermites, objet de vénération, de confiance, d'amour et de joie pour tous les vrais enfants de l'Eglise,

Notre Dame des Ermites, Canal de toutes les grâces,

Notre Dame des Ermites, qu'on ne saurait invoquer en va in,

Notre Dame des Ermites, que nous honorons et invoquons avec toute l'effusion de nos cœurs,

Marie aux Ermites, glorieuse Mère de Dieu, la plus sainte et la plus puissante de tous les saints, intercédez pour nous.

Notre Dame des Ermites, à laquelle nous demandons une véritable douleur de nos péchés, et la grâce d'une entière conversion, exaucez-nous.

Notre Dame des Ermites, à laquelle nous demandons la grâce de connaître et d'aimer Jésus-Christ et de lui être fidèles jusqu'à la mort, exaucez-nous.

Notre Dame des Ermites, dont nous implorons l'assistance et la protection à l'heure de la mort, exaucez-nous.

 

Agneau de Dieu, faites miséricorde à tous les fidèles en terre, ayez pitié de nous,

Agneau de Dieu, faites miséricorde aux âmes des fidèles trépassés qui reposent en vous, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, accordez la paix aux vivants et aux morts qui règnent en Tous, ayez pitié de nous.

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 

Je vous salue Marie, etc.

 

Dans toutes nos peines et tribulations

Venez à notre secours, ô très Sainte Vierge Marie.

 

Prions

 

O Marie, admirable Mère de notre Sauveur, Mère de grâce et de Miséricorde, qui ne repoussez personne, qui nous accueillez tous avec l'empressement d'une mère pleine de tendresse et de bonté; humblement prosternés a vos pieds, nous venons y chercher un lieu de refuge contre la poursuite des ennemis de notre salut, un lieu de consolation et de repos dans nos peines et nos troubles, un lieu de propitiation dans la crainte où nous sommes d'avoir mérité, par nos fautes, l'indignation et la juste colère du Seigneur. O Marie, étendez sur nous votre main protectrice, et manifestez à vos enfants la force et toute l'efficacité de votre intercession. Faites-vous la voie par laquelle nous allions à Jésus-Christ, et le canal par où nous recevions toutes les grâces nécessaires pour persévérer dans son amour. Soyez notre soutien dans les tentations, notre soulagement dans le besoin, notre consolation dans les peines, notre refuge dans les persécutions, notre secours dans les périls; mais surtout dans les derniers combats de notre vie, à l'heure de la mort, quand les puissances de l'enfer feront tous leurs efforts pour ravir nos âmes, en ce moment formidable, dans ce point le plus terrible, dont dépend notre éternité! Oh! c'est alors, ô très-douce et très-charitable Vierge, que nous vous supplions de nous faire sentir toute la tendresse de votre cœur maternel, et la force de votre pouvoir auprès de celui de Jésus, en nous ouvrant dans la source même de la divine miséricorde un refuge assuré, où vivifiés par le don d'une foi vive, d'une ferme espérance, d'une charité ardente, et d'une contrition parfaite, nous puissions arriver à la céleste patrie, pour y bénir avec vous ce divin Rédempteur pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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13 mars 2012

Litanies de la Passion de Jésus

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Litanies de la Passion de Jésus

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Jésus, qui avez institué le saint Sacrement de l'autel, en mémoire de votre passion, ayez pitié de nous.

Jésus, sortant du cénacle pour aller mourir, ayez pitié de nous.

Jésus, priant dans le jardin des olives, ayez pitié de nous.

Jésus, consolé par un Ange, ayez pitié de nous.

Jésus, suant sang et eau, ayez pitié de nous.

Jésus, vendu et trahi par Judas, ayez pitié de nous.

Jésus, pris et lié par les soldats,

Jésus, abandonné de vos disciples,

Jésus, présenté à Anne et à Caïphe,

Jésus, souffleté par un valet,

Jésus, accusé par de faux témoins,

Jésus, jugé digne de mort,

Jésus, outragé, frappé pendant la nuit,

Jésus, renié trois fois par Saint Pierre,

Jésus, méprisé par Hérode,

Jésus, revêtu d'une robe blanche,

Jésus, a qui fut préféré Barrabas,

Jésus, flagellé,

Jésus, meurtri pour nos crimes,

Jésus, vêtu de pourpre,

Jésus, couronné d'épines

Jésus, frappé d'un roseau,

Jésus, présenté au peuple,

Jésus, condamné à mort par Pilate,

Jésus, livré à la volonté des Juifs,

Jésus, chargé de sa Croix,

Jésus, conduit au Calvaire,

Jésus, dépouillé de vos habits,

Jésus, attaché à la Croix,

Jésus, élevé en Croix,

Jésus, qui avez prié pour vos ennemis

Jésus, mis au rang des scélérats,

Jésus, blasphémé sur la Croix,

Jésus, qui avez promis le paradis au bon larron ,

Jésus, qui avez recommandé votre mère à Saint Jean,

Jésus, abandonné de votre Père,

Jésus, abreuvé de vinaigre dans votre soif,

Jésus, qui avez dit : Tout est consommé,

Jésus, qui avez recommandé votre âme à votre Père,

Jésus, obéissant jusqu'à la mort de la Croix,

Jésus, mort sur la Croix,

Jésus, percé d'une lance,

Jésus, qui avez fait éclater votre puissance après votre mort,

Jésus, descendu de la Croix,

Jésus, enseveli,


Soyez-nous propice, pardonnez-nous Seigneur.

Soyez-nous propice, exaucez-nous Seigneur.

De tout mal, délivrez-nous, Seigneur.

De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.

De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Seigneur.

De tout danger de l'âme et du corps,

De la mort éternelle,

Par vos travaux et vos veilles,

Par votre douloureuse flagellation,

Par votre couronnement d'épines,

Par votre soif, vos larmes et votre nudité,

Par votre précieuse mort et votre Croix,

Par votre sang très précieux,

Par vos très-saintes plaies,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Le Seigneur Jésus-Christ s'est humilié lui-même,

Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la Croix.

 

Prions

 

Adorable Jésus, souffrant et mourant par Amour pour nous, accordez-nous la grâce de souffrir avec Vous, et pour Vous; afin que, vivant, souffrant et mourant dans Votre Amour, nous soyons éternellement heureux avec Vous et en Vous. Ainsi soit-il.

 

grunewaldchrist1

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20 janvier 2012

Litanies des Pécheurs pénitents

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Litanies des Pécheurs pénitents


Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous
Christ, écoutez les soupirs de nos cœurs.
Christ, exaucez nos ardentes prières.
O Dieu, qui nous permettez à votre égard le doux Nom de père, ayez pitié de nous.
O Dieu le fils, qui avez racheté le monde au prix de votre sang, ayez pitié de nous.
O Dieu, Esprit-Saint, sans l'inspiration de qui le Nom même de Jésus demeurerait inutile sur nos lèvres, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, dont notre âme adore l'égale majesté, ayez pitié de nous.

Seigneur, qui ne voulez pas la mort des Pécheurs mais plutôt qu'ils se convertissent et qu'ils vivent, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui avez compassion de tous les hommes, délivrez-nous, Seigneur.
Seigneur, qui dissimulez leurs péchés afin qu'ils fassent pénitence, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui n'avez jamais rejeté un cœur contrit et humilié, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui ne Vous souvenez plus de nos péchés après que nous avons fait pénitence, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui, après la chute d'Adam, lui avez fait connaître sa faute et l'avez appelé a la pénitence,
Seigneur, qui avez pardonné a David, lorsqu'il s'accusa de son péché, et qu'il en fit pénitence,
Seigneur, qui avez pardonné au peuple de Ninive, lorsqu'il fit pénitence dans le jeûne, la cendre et le cilice,

O Bon Jésus, qui, venant racheter les hommes avez envoyé devant Vous Jean-Baptiste, pour leur prêcher la pénitence, délivrez-nous, Seigneur.
O Bon Jésus, qui avez déclaré que le Publicain se frappant sa poitrine avec douleur et humilité Savait été purifié, délivrez-nous, Seigneur.
O Bon Jésus, qui avez fait espérer le Pardon aux plus grands Pécheurs dans la Parabole de l'enfant prodigue,
O Bon Jésus, qui avez pardonné a Madeleine ses grands péchés, parce qu'elle avait beaucoup aimé,
O Bon Jésus, qui avez sauvé la vie à la femme adultère,
O Bon Jésus, qui avez été chercher la Samaritaine, et qui l'avez retirée de ses désordres,
O Bon Jésus, qui avez mis Zachée converti au nombre des vrais enfants d'Abraham,
O Bon Jésus, dont la miséricorde fit expier à Saint Pierre son crime par les larmes de la pénitence,
O Bon Jésus, qui, élevé sur la Croix, promîtes le paradis au Bon Larron pénitent,
O Bon Jésus, qui avez voulu être une Victime de propitiation pour nos péchés,
O Bon Jésus, qui, par Amour pour nous, vous êtes rendu un objet de malédiction,
O Bon Jésus, qui avez, par votre Sang, réconcilié le Ciel avec la terre,

Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur,
Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur,

De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.
Par les larmes que vous avez répandues dans la crèche, délivrez-nous, Seigneur.
Par les douleurs de votre sanglante circoncision, délivrez-nous, Seigneur.
Par la pauvreté et les travaux de votre vie cachée, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre baptême et la rigueur de votre jeûne, délivrez-nous, Seigneur.
Par les sueurs et les travaux de votre vie publique, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre agonie et votre sueur de sang a la a vue de nos péchés, délivrez-nous, Seigneur.
Par les opprobres dont vous avez été rassasié pour nous, délivrez-nous, Seigneur.
Par les tourments de votre passion, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre abandon et votre mort cruelle, délivrez-nous, Seigneur.
Par le coup de la lance qui nous ouvrit votre divin cœur, délivrez-nous, Seigneur.
Par les douleurs de votre sainte mère, délivrez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Seigneur, Dieu des Vertus, convertissez-nous,
Montrez-nous Votre Visage, et nous serons sauvés.

Prions


O Dieu, qui ne rejetez personne, mais qui, par une grande Miséricorde, Vous laissez toucher en faveur des plus grands Pécheurs, lorsqu'ils font pénitence, écoutez favorablement les prières que nous Vous adressons dans notre misère; dissipez les ténèbres où nos passions nous plongent, et accordez-nous la grâce d'accomplir fidèlement Vos Saints Commandements. nous Vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

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10 juillet 2011

Litanies des Bienheureux Martyrs des Pontons de Rochefort

 

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Les Bienheureux Prêtres Martyrs des Pontons de Rochefort

« Fidélité et pardon »

1794-1795

Fête le 27 et le 18 août

 

En 1790 la Révolution exige des prêtres qu'ils prêtent serment à la "Constitution civile du clergé" qui tend, entre autre, à séparer l'Église de France de Rome (l'évêque, comme les prêtres, étant élu et ne pouvant que signifier au Pape son élection). En 1791, l'Etat considère comme suspect tous les non-jureurs et en 1792 il prévoit leur déportation à la Guyane. De plusieurs départements, on achemine vers le port de Rochefort 829 prêtres et religieux réfractaires. Bien qu'ils ne soient pas toujours maltraités sur leur passage, les conditions du voyage sont déjà pénibles et cependant, malgré les possibilités qui leur sont parfois offertes, aucun ne s'échappe. Arrivés à Rochefort, sur la Charente, et après un certain temps de détention, on les embarque sur deux "pontons"; ce sont deux anciens "négriers" ayant servi pour la traite. Mais pour les prêtres, les conditions sont encore plus affreuses qu'elles ne l'étaient pour les esclaves, car il ne s'agit plus seulement de "marchandise" humaine à conserver, mais d'ennemis à éliminer. Quant à la destination vers la Guyane, personne ne l'envisage sérieusement, car avec le blocus des côtes par les Anglais, c'est impossible. On se contente donc de jeter l'ancre au large de l'estuaire de la Charente près de l'île d'Aix et c'est là que resteront les deux pontons. Les conditions sont intenables: entassement, nourriture infecte, habits pleins de poux, épidémie de typhus, interdiction de parler latin et même de prier. Aux moqueries et mauvais traitements, ces martyrs n'opposent aucune parole de malédiction, mais répondent par le pardon et la prière pour le pays. Le bilan est de 547 morts. L'épreuve aura duré du 11 avril 1794 au 12 avril 1795. Le 1er octobre 1995 Jean Paul II en béatifie 64, les seuls pour lesquels il y a des témoignages. Dans la même cérémonie, il béatifie aussi 45 martyrs de la guerre civile espagnole (1936-1939), ainsi qu'un religieux des Écoles pies. En tout 110 bienheureux!

 

Les neuf résolutions
Prises par certains prêtres déportés sur les Deux-Associés


1. Ils ne se livreront point à des inquiétudes inutiles sur leur délivrance ; mais ils s'efforceront de mettre à profit le temps de leur détention, en méditant sur leurs années passées, en formant de saintes résolutions pour l'avenir afin de trouver dans la captivité de leur corps, la liberté de leur âme. Ils regarderont aussi comme un défaut de résignation à la volonté de Dieu, les moindres murmures, les plus légères impatiences, et surtout cette ardeur excessive à rechercher les nouvelles favorables, qui ne peuvent qu'introduire dans leur âme cet esprit de dissipation si contraire au recueillement continuel dans lequel ils doivent vivre, et cette soumission sans borne à la volonté de Dieu, qui doit leur ôter toute inquiétude sur l'avenir.

 

2. Si Dieu permet qu'ils recouvrent, en tout ou en partie, cette liberté après laquelle soupire la nature, ils éviteront de se livrer à une joie immodérée, lorsqu'ils en apprendront la nouvelle. En conservant une âme tranquille, ils montreront qu'ils ont supporté sans murmure la croix qui leur avait été imposée, et qu'ils se disposaient à la supporter plus longtemps encore, avec courage et en vrais chrétiens qui ne se laissent pas abattre par l'adversité.

 

3. S'il était question de leur rendre leurs effets, ils ne montreront aucune avidité à les réclamer ; mais ils feront avec modestie et dans l'exacte vérité la déclaration qui pourrait leur être demandée ; recevront, sans se plaindre, ce qui leur sera donné ; accoutumés, comme ils doivent l'être, à mépriser les biens de la terre et à se contenter de peu, à l'exemple des apôtres.

 

4. Ils ne satisferont point les curieux qu'ils pourraient rencontrer sur leur route ; ils ne répondront point aux vaines questions qu'ils leur feraient sur leur état passé ; ils leur laisseront entrevoir qu'ils ont supporté leurs peines avec patience, sans les leur raconter en détail, et sans montrer aucun ressentiment contre ceux qui en ont été les auteurs et les instruments.

 

5. Ils se comporteront avec la plus grande modération et la plus exacte sobriété dans les auberges ; ils se garderont bien de faire la comparaison, surtout devant des étrangers, des mets qu'on leur servira avec leur ancienne nourriture, et de paraître y mettre trop de jouissance : l'empressement pour la bonne chère deviendrait un grand sujet de scandale pour les fidèles qui s'attendent à retrouver dans les ministres de Jésus-Christ les imitateurs de sa pénitence.

 

6. Arrivés dans leur famille, ils ne montreront point trop d'empressement à raconter leurs peines ; n'en feront part qu'à leurs parents et amis, et encore avec beaucoup de prudence et de modération ; ils n'en parleront jamais en public et ne céderont point aux instances qu'on pourrait leur faire à cet égard. Ils observeront chez eux et chez les autres une égale frugalité, ne recherchant pas les repas, et s'y comportant, lorsqu'ils croiront devoir accepter les invitations qui leur seront faites, avec autant de modestie que de sobriété.

 

7. Ils se condamneront au silence le plus sévère et le plus absolu sur les défauts de leurs frères et les faiblesses dans lesquelles auraient pu les entraîner leur fâcheuse position, le mauvais état de leur santé et la longueur de leur peine ; ils conserveront la même charité à l'égard de tous ceux dont l'opinion religieuse serait différente de la leur ; ils éviteront tout sentiment d'aigreur ou d'animosité, se contentant de les plaindre intérieurement, et s'efforçant de les ramener à la voie de la vérité par leur douceur et leur modération.

 

8. Ils ne montreront aucun regret de la perte de leurs biens, aucun empressement à les recouvrer aucun ressentiment contre ceux qui les possèdent ; mais ils recevront sans murmure les secours que la nation pourra leur accorder pour leur subsistance, toujours contents du simple nécessaire, tant pour les vêtements que pour la nourriture.

 

9. Ils ne feront ensemble, dès à présent, qu'un cœur et qu'une âme, sans acception de personnes, et sans montrer d'éloignement pour aucun de leurs frères, sous quelque prétexte que ce soit. Ils ne se mêleront point de nouvelles politiques, se contentant de prier pour le bonheur de leur patrie et de se préparer eux-mêmes à une vie nouvelle, si Dieu permet qu'ils retournent dans leurs foyers, et à y devenir un sujet d'édification et des modèles de vertu pour les peuples, par leur éloignement du monde, leur application à la prière et leur amour pour le recueillement et la piété.

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Prière récitée par les Bienheureux Prêtres Déportés

 

Ô Jésus-Christ, tous vos Saints nous disent que votre Cœur a été ouvert pour tous les hommes ; mais bien des prodiges de miséricorde nous disent qu'il a été spécialement ouvert pour la France. O vous qui, dans votre charité, avez pourvu à tous les besoins à venir, en faisant naître cette dévotion au sein du royaume, n'avez-vous pas voulu lui préparer une ressource assurée dans ses malheurs ; et dans le miracle que vous opérâtes, au commencement de ce siècle, en faveur d'une de nos villes qui recourut à votre Cœur sacré, n'avez-vous pas voulu nous laisser un gage de ce que nous devons en espérer si nous y recourons aussi ? Au milieu du fléau destructeur de la peste dans cette malheureuse cité, son charitable pasteur, ses pieux magistrats, vont se prosterner devant votre Cœur, au nom de toute la ville, en lui vouant un culte solennel, et aussitôt la contagion disparaît. O mon Sauveur, en feriez-vous moins pour nous ? Les tristes effets de la contagion de l'impiété et du libertinage subsisteraient-ils encore après que nous aurions réclamé la bonté infinie de votre Cœur divin ? Ah ! quand nous disons à un homme comme nous que nous comptons sur la bonté de son cœur, il ne saurait rien nous refuser. Et qu'est-ce, ô mon Sauveur, que le Cœur de l'homme le meilleur et le plus compatissant, auprès de votre Cœur ? Et nous ne nous confierions pas à la bonté de votre Cœur ! Et nous douterions que de ce Cœur d'où sont sortis tant de miracles de charité, il en sortît encore un aujourd'hui pour nous ! Oh ! non, nous n'en douterons pas... O Jésus-Christ, notre aimable Sauveur, nous nous souviendrons que votre Cœur est le sanctuaire de votre miséricorde et la source de tous les biens. Nous implorons avec la plus tendre confiance, son immense charité pour nous. Nous nous vouerons, nous nous vouons, dès ce moment, au culte de votre adorable Cœur ; tous les cœurs de ce royaume, nous les réunissons par les désirs de la charité, pour les lui offrir tous ensemble. Oui, Cœur de Jésus, nous vous offrons notre patrie tout entière et les cœurs de tous ses enfants. Ô Vierge sainte, ils sont maintenant entre vos mains ; nous vous les avons remis en nous consacrant à vous, comme à notre protectrice et à notre Mère. Aujourd'hui nous vous en supplions, offrez-les, offrez-les au Cœur de Jésus. Ah ! présentés par vous, il les recevra ; il leur pardonnera, il les bénira, il les sanctifiera, il les sauvera, et il sauvera la France tout entière ; il lui rendra la paix, il y fera revivre la foi, la piété et les mœurs ; il y fera refleurir la sainte religion. Ainsi soit-il.

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Litanies des Bienheureux Martyrs des Pontons de Rochefort

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, Source de Vie, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Reine des Saints, priez pour nous.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

Reine du Ciel, priez pour nous.

Reine de France, priez pour nous.

 

Bienheureux Jean-Baptiste Souzy, Prêtre et Vicaire Général du diocèse de La Rochelle, priez pour nous.

Bienheureux Antoine Bannassat, Prêtre de Saint-Fiel,

Bienheureux Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard,

Bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence,

Bienheureux Jean-Baptiste Duverneuil, Carme de la maison d'Angoulême,

Bienheureux Pierre Gabilhaud, Prêtre de Saint-Christophe,

Bienheureux Louis-Wulphy Huppy, Prêtre du diocèse de Limoges,

Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix,

Bienheureux Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat,

Bienheureux Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix,

Bienheureux Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire,

Bienheureux Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges,

Bienheureux Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix,

Bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat ,

Bienheureux Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac,

Bienheureux Joseph Marchandon, curé de Marsac,

Bienheureux François d'Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges,

Bienheureux Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de Limoges,

Bienheureux Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges,

Bienheureux Frère Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons,

Bienheureux Frère Elie (Augustin-Joseph) Desgardin, moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons,

Bienheureux Frère Roger (Pierre-Sulpice-Christophe) Favergne, frère des Ecoles chrétiennes,

Bienheureux Joseph imbert, jésuite,

Bienheureux Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun,

Bienheureux Claude Laplace, prêtre à Moulins,

Bienheureux Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges,

Bienheureux Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges,

Bienheureux Jean-Baptiste-Xavier Loir, Frère Mineur Capucin au Petit-Forez,

Bienheureux Frère Léon (Jean) Mopinot, frère des Ecoles chrétiennes à Moulins,

Bienheureux Philippe Papon, Prêtre de Contigny,

Bienheureux Frère Nicolas Sauvouret, Cordelier à Moulins,

Bienheureux Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins,

Bienheureux Frère Louis-Armand-Joseph Adam, Cordelier à Rouen,

Bienheureux Frère Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux,

Bienheureux Frère Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly,

Bienheureux Frère Protais (Jean) Bourdon, Frère Mineur Capucin à Sotteville,

Bienheureux Frère Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur,

Bienheureux Michel-Bernard Marchand, Prêtre du diocèse de Rouen,

Bienheureux Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen,

Bienheureux Frère Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne,

Bienheureux Frère Sébastien (François) François, Frère Mineur Capucin,

Bienheureux Frère Hubert de Saint Claude (Jacques) Gagnot, carme de la maison de Nancy.

Bienheureux Frère Uldaric (Jean-Baptiste) Guillaume, frère des Ecoles chrétiennes à Nancy,

Bienheureux Frère Thomas (Jean-Georges) Rehm, dominicain au couvent de Schlestadt,

Bienheureux Frère Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier,

Bienheureux Jean Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque,

Bienheureux Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque,

Bienheureux François Hunot, chanoine de Brienon-l'Archevêque,

Bienheureux Georges-Edme René, chanoine à Vézelay,

Bienheureux Frère Lazare Tiersot, chartreux à Beaune,

Bienheureux Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches,

Bienheureux Jean-Nicolas Cordier, jésuite,

Bienheureux Charles-Arnould Hanus, Prêtre et doyen du chapitre de Ligny,

Bienheureux Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand,

Bienheureux Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane,

Bienheureux Elie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras,

Bienheureux François Mayaudon, Chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons,

Bienheureux Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon,

Bienheureux Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon,

Bienheureux Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu,

Bienheureux Frère Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton,

Bienheureux Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges,

Bienheureux Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec,

Bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont,

 

Que par vous, nous conservions le Don de la Foi, nous vous en supplions, exaucez-nous.

Pour que nous fuyions les mauvaises compagnies, nous vous en supplions, exaucez-nous.

Pour que nous ayons horreur du blasphème,

Pour que nous sortions de la mort du péché,

Pour que, à votre exemple, nous pardonnions à nos ennemis,

Pour que nous sachions recevoir dignement les Sacrements,

Pour que les pécheurs se convertissent,

Pour que le zèle de l'honneur de Dieu nous embrase,

Pour que nous marchions fidèlement dans la Charité du Christ,

Pour que le Saint Sacrement de l'autel soit toujours la source de notre vie,

Afin que nous y puisions sans cesse lumière et force pour lutter contre le mal,

Pour que Dieu protège son Eglise contre les blasphème,

Pour que Dieu fortifie son Eglise contre les attaques et les violences de ses ennemis,

Pour que Dieu envoie à son peuple de saints Prêtres,

Pour que la France, fille aînée de l'Eglise reste fidèle à son baptême,

Afin que nous imitions votre amour envers Dieu et envers le prochain,

Afin que nous soyons justes, simples et chastes dans toutes nos actions,

Afin que nous conformions toujours notre volonté à celle de Dieu,

Afin que nous aimions Dieu dans les épreuves comme dans la prospérité,

Afin que la prospérité ne nous rende pas orgueilleux et ne nous fasse jamais oublier la Sainte Loi de Dieu,

Afin que nulle peine ou souffrance ne soit capable de nous faire perdre l'amour de Dieu,

Afin que nous obtenions le pardon de nos péchés et la délivrance de nos maux,

Afin que nous puissions toujours goûter les consolations et le secours du Seigneur,

Afin que, après une vie chrétienne, nous puissions mourir de la mort des justes,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Bienheureux ceux qui seront persécutés pour la justice,

Car le Royaume des cieux est à eux.

 

Prions

 

O Dieu, qui avez donné aux Bienheureux Prêtres Martyrs des Pontons de Rochefort, dans l'extrême détresse de la déportation, la grâce de la fidélité et du pardon, nous Vous en supplions, accordez-nous, par leur intercession et à leur exemple, la grâce de demeurer toujours attachés à Votre Eglise et d'être ardents à nous réconcilier avec nos frères. Nous Vous le demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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20 mars 2011

Litanies de Saint Job

Job

Le Saint Patriarche Job

Saint Patron des âmes affligées

+ 1500 ans avant Jésus-Christ

Fête le 10 mai


Le patriarche Job naquit dans la terre de Hus, pays situé entre l'Idumée et l'Arabie, vers l'an 1700 avant Jésus-Christ. Il était un modèle de vertus, craignant Dieu, élevant ses enfants dans la piété. Le Seigneur, qui se plaisait lui-même à rendre témoignage de la sainteté de son serviteur, permit au démon de lui faire subir les épreuves les plus terribles, à condition qu'il lui laisserait la vie sauve. Aussitôt toute sa fortune, qui était considérable, disparaît ses enfants périssent écrasés sous les ruines d'une maison, et ces tristes nouvelles lui sont apportées l'une après l'autre, sans le moindre intervalle. A chacune, Job se contente de répondre : « Dieu me les avait donnés, Dieu me les a ôtés, il n'est arrivé que ce qui lui a plu que son saint nom soit béni ». Le démon, vaincu par cette patience héroïque, l'affligea dans son corps en lui envoyant une lèpre hideuse, qui l'infecta de la tête aux pieds. Job, repoussé de la société de ses semblables, se vit réduit à se confiner sur un fumier, et à racler avec un morceau de pot cassé le pus qui sortait de ses plaies. Sa femme, la seule personne de sa famille que le démon lui avait laissée, vint ajouter à ses maux en lui reprochant sa piété, qui ne lui avait servi de rien, et en insultant à son infortune. Job, pour tonte réponse, lui dit : « Puisque nous avons reçu des biens de la main de Dieu, pourquoi n'en recevrions-nous pas aussi des maux? »

 

Trois de ses amis vinrent le visiter et furent pour lui des consolateurs d'autant plus importuns, qu'ils confondaient les maux quête Seigneur envoie aux justes pour les éprouver avec ceux qu'il inflige aux méchants pour les punir, et ils s'efforcèrent de lui prouver que s'il souffrait, c'est qu'il l'avait mérité. Job se justifie avec calme et modération, et Dieu lui-même prend en main la cause de son serviteur, fait éclater son innocence, lui rend d'autres enfants, des biens plus qu'il n'en avait perdus, et le guérit de sa lèpre. Après une longue carrière, il mourut vers l'an 1500 avant Jésus-Christ, âgé de plus de deux siècles. Quelques auteurs ont prétendu que Job était un personnage imaginaire, et que le livre qui porte son nom était moins une histoire qu'une fiction mais cette opinion est contredite par l'autorité d'Ezéchiel et de Tobie, qui parlent de lui comme d'un personnage qui a réellement existé l'apôtre saint Jacques, qui le propose comme un modèle de patience, combat aussi ce sentiment qui a contre lui toute la tradition, tant celle des Juifs que des Chrétiens. Le livre de Job est écrit en vers dans l'original aussi est-il étincelant de beautés poétiques du premier ordre.

 

Tombeau et culte de Saint Job


Personne (hors ceux qui ont voulu prendre Job pour un personnage parabolique) n'a douté qu'il n'eût été enterré dans son pays; mais tout le monde n'a point été d'accord touchant ce qui est arrivé à son corps. Entre ceux qui estiment que jamais il ne fut remué du lieu de la sépulture, quelques-uns prétendent que son tombeau s'est conservé jusqu'en ces derniers siècles aux extrémités de l'Idumée, où ils mettent la terre de Hus, près de Bosra, ville de l'Arabie Pétrée, et où s'étendait autrefois le partage de la tribu de Manassès. L'on montre encore aux voyageurs et aux pèlerins de notre temps une pyramide que l'on dit avoir été érigée près de ce tombeau, pour y servir de monument à la postérité, selon que les anciens avaient coutume d'en user. D'autres ont prétendu que l'on avait transporté son corps à Constantinople. Il est vrai que l'on voyait en cette ville, dans le 6e siècle, une église et un monastère du nom de Job, dont les archimandrites ou abbés le faisaient considérer par leur mérite mais l'histoire ne dit pas que les reliques de Job aient donné lieu à la construction de ces édifices. Aussi cette opinion de la translation du corps de Job à Constantinople semble être fondée sur une erreur qui, dans les siècles postérieurs, a fait prendre pour le saint homme Job un sarrasin ou arabe de ce nom, mahométan de religion, qui fut tué au siège de Constantinople l'an 672, et qui fut enterré au pied des murailles de la ville. C'est du tombeau de ce dernier qu'est venu le nom d'un faubourg de Constantinople, appelé Job, plutôt que du monastère du saint homme Job, quoique les Turcs aussi bien que les Chrétiens du quartier se soient laissé persuader du contraire.


Les prétentions de ceux de l'Occident sur les reliques de Job ne paraissent pas avoir plus de fondement. Ceux qui veulent qu'elles fussent à Rome dès le VIe siècle, ont négligé de nous dire quand et comment elles y étaient venues. Ils n'ont avancé cela que pour avoir le plaisir de feindre que Rotharis, roi des Lombards, qui régna depuis 638 jusqu'en 653, fit transporter de Rome à Pavie les corps de Job, des deux Tobies, de la jeune Sara et de beaucoup d'autres Martyrs de la loi nouvelle. On les déposa, dit-on, dans l'église de Saint-Jean-Baptiste, et elles furent exposées à la vénération publique dans la chapelle de Saint-Raphaël, archange, où elles demeurèrent jusqu'à ce qu'elles furent furtivement enlevées, sans que l'on eût pu savoir dans la suite ce qu'en firent les voleurs. Leur intention était de dérober de véritables reliques et de nuire à ceux qui les croyaient telles, et qui les honoraient de bonne foi. De sorte que ce ne serait rien diminuer de l'énormité de leur sacrilège de nous apprendre, que c'étaient toutes fausses reliques, que jamais on ne vit à Rome les os ni de Job ni des deux Tobie, et que de plus, il est faux que le roi Rotharis ait jamais rapporté des reliques de Rome, qu'on lui aurait données par reconnaissance, comme on le dit, pour avoir secouru et délivré la ville des Barbares ce qui est une autre fiction, capable de faire rire ceux qui savent que les rois lombards n'ont jamais fait que du mal à la ville de Rome.


Outre le tombeau de Job qu'Alfonse Tostat, évoque d'Avila, disait subsister encore de son temps près du Jourdain, être toujours visité avec une grande dévotion par les peuples, il semble que son fumier fut respecté aussi comme les reliques, au moins du temps de saint Chrysostome. S'il faut prendre littéralement et sans figure ce que ce Père a dit au peuple d'Antioche, on sera obligé de reconnaître que ce fumier, tout autrement précieux que le trône des rois et le lit des reines, attirait en Arabie une innnité de pèlerins d'au-delà des mers et des extrémités de la terre, pour voir ce théâtre des combats et de la patience victorieuse du saint homme, et en tirer des instructions.


Entre les saints personnages qui ont paru devant et après Jésus-Christ, l'Eglise n'en connaît guère qui ait mérité plus de culte et de vénération que Job, qui a eu l'avantage d'être Saint dans tous les états de sa vie, dans le repos et la prospérité, de même que dans les calamités et les douleurs, selon le témoignage de Dieu même qui voulut le faire éprouver par Satan, c'est-à-dire par l'ennemi du genre humain, le seul qui osa contester cette sainteté dans l'Ecriture. Il est représenté dans Ezéchiel comme un ami de Dieu, capable d'intercéder pour les autres, jusqu'à faire de lui comme de Noé et de Daniel une espèce de. proverbe, pour dire que quand il se trouverait parmi les pécheurs et les impies des justes aussi saints que ces trois, ils n'empêcheraient pas que Dieu punît le péché des antres dans sa colère, mais que leur justice leur servirait à se sauver eux-mêmes. Job avait déjà été reçu intercesseur de son vivant auprès de Dieu pour ses trois amis. Outre qu'il est proposé dans le livre de Tobie comme un modèle de la patience sanctifiante. Il semble que l'apôtre saint Jacques ait voulu le canoniser encore dans son Epitre « Vous voyez, dit-il, que nous appelons les prophètes Bienheureux de ce qu'ils ont tant souffert vous avez appris quelle a été la patience de Job, et vous avez vu la fin dont le Seigneur l'a couronnée ».


L'Eglise fait profession d'honorer Job comme un prophète, comme un Martyr, et comme le type ou la figure de Jésus-Christ, d'autant plus parfaite qu'il a joint les souffrances avec l'innocence. C'est ce que l'on trouve expliqué par les saints Pères, avec autant d'étendue et de variété que pouvait le demander l'importance de sujet, pour former des modèles à tous les fidèles. Les Grecs et les Orientaux ont choisi le sixième jour de mai pour faire la fête de Job dans leurs églises ce qui se pratique aussi chez les chrétiens d'Arabie, d'Egypte et d'Ethiopie, chez les Russes ou les Moscovites et les autres peuples qui se gouvernent sur le rit des Grecs. Les Latins ont mieux aimé assigner son culte au dix du même mois. C'est le premier des Saints de l'Ancien Testament, après les frères Macchabées, martyrs, à qui l'Eglise d'Occident ait entrepris de décerner publiquement ces honneurs religieux. Les anciens martyrologes du nom de saint Jérôme se servent des termes de jour natal et de déposition, mais qui ne signifient rien ici. Ils donnent à Job la qualité de prophète ce qui a été observé dans les suivants, depuis ceux d'Adon et d'Usuarj) jusqu'au romain moderne. Saint Chrysostome lui avait déjà attribué celle de Martyr, comme ont fait d'autres encore depuis. Quelques autres martyrologes ne le marquent qu'au onze du même mois. Un calendrier Julien le met au neuf. Et il est remarquable que toutes les églises de la terre se sont accordées à le mettre dans le même mois, et dans l'espace de six jours; ce qui ne se trouve guère en ceux qui ont un culte étendu en Orient et en Occident.

 

Nous ne connaissons point de Saints parmi les Prophètes et les autres justes qui ont précédé Jésus-Christ en l'honneur de qui on ait dressé des églises et des chapelles en plus grand nombre. On en voit en Italie plus qu'en aucun autre pays des Latins. Son office est de rit semi-double à Venise et par tout le diocèse, de même que celui do prophète Jérémie. On solennise sa fête comme celle des plus célèbres d'entre les saints vends depuis Jésus-Christ, dans plusieurs villes de Lombardie, de Toscane, de l'Etat ecclésiastique de Rome. Il y est devenu le patron d'un nombre prodigieux d'hôpitaux. Les malades de diverses espèces, principalement ceux qui étaient attaqués de la lèpre, de la ladrerie, de la galle et de la vérole en Italie, se sont mis sous sa protection particulière pour obtenir ou leur guérison, ou le don de la patience qui leur est nécessaire, par son intercession. Outre son office public reçu et approuvé de l'Eglise, il y avait une messe votive du bienheureux Job contre le mal de Naples, que les Italiens ont mieux aimé appeler mat français. Quoiqu'elle se trouvât dans les missels, principalement dans le romain, le bienheureux pape Pie V ne laissa point de la supprimer et de l'interdire, mais sans nuire au culte du bienheureux Job dans les lieux où il se trouvait établi. Cette messe propre fut rétablie néanmoins dans le siècle suivant pour les églises d'Espagne, où l'on est travaillé plus qu'ailleurs du mal des écrouelles, qui sont comprises parmi les espèces contre lesquelles on réclame l'intercession de Job. C'est ce qui se fit par l'autorité du Saint-Siége, et qui se renouvela en dernier lieu sous le pape Clément IX. La contestation survenue à Rome sous Innocent XI, en 1680, à l'occasion de la chapelle d'un hôpital que l'on voulait dédier sous le nom du bienheureux Job, dans la ville d'Albano, n'a servi qu'à autoriser davantage son culte.

 

La France et les Pays-Bas ont admis aussi le culte publie de Job, quoiqu'avec moins d'étendue et moins d'éclat peut-être que l'Italie et l'Espagne. On y voit des tableaux consacrés sur une infinité d'autels, surtout dans les hôpitaux. Le cardinal de Bérulle ayant dressé un calendrier et un bréviaire pour la Congrégation de l'Oratoire, qu'il avait fondée en France, fit composer un office de rit semi-double avec la messe pour le jour de la fête de Job, au dix de mai. Il le publia et le fit observer par l'autorité du Siège apostolique, et la permission expresse des évêques du royaume, après que l'affaire eut été longtemps examinée, débattue, et confirmée en diverses assemblées et chapitres généraux. On représente naturellement le saint homme Job couché sur son fumier et couvert d'ulcères; son image se multiplia surtout au XVIe siècle, où l'usage de l'invoquer contre le mal vénérien fut peut-être. répandu par le souvenir de ces paroles de l'Ecriture : « Le diable le frappa d'un ulcère malin ». (Job, 2: 7). Outre les lépreux et les syphilitiques, le saint homme Job a pour clients les gens mélancoliques et accablés de chagrin sans doute à cause du peu de consolation que sa femme et ses amis apportèrent à ses peines.

 

Texte extrait des Petits Bollandistes volume 5, Abbé Guérin, 1876

 

Culte de Saint Job

 

Vraisemblablement en souvenir de ses souffrances et en hommage à son stoïcisme, Job est appelé pour guérir les maladies de la peau, notamment l'eczéma. Dans la Manche (France), il est invoqué à Cambernon (Canton de Coutances), où sa statue, de facture assez récente est honorée. Les pèlerins viennent individuellement. Ils inscrivent leurs demande de messe sur un registre, allument un cierge, disent une prière et peuvent se procurer une médaille. Saint Job fait également l'objet d'un culte dans l'Eure, à Verneuil sur Avre, dans une chapelle qui lui est consacrée dans l'ancienne paroisse de Poëlay, aujourd'hui rattachée à Verneuil. Des malades laissent des morceaux de tissu, témoignage de la vocation dermatologique du Saint. Cette chapelle, récemment restaurée, est très régulièrement entretenue.

 

Texte extrait du livre « Les Saints qui guérissent en Normandie », Hippolyte Gancel, Ed. Ouest France

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Litanies de Saint Job

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, vrai Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Reine des Prophètes, priez pour nous.

Reine des Confesseurs, priez pour nous.

Saint Job, fidèle serviteur de Dieu, priez pour nous.

Saint Job, homme selon le Cœur de Dieu, priez pour nous.

Saint Job, exemple de simplicité et de droiture, priez pour nous.

Saint Job, toujours juste et fidèle, priez pour nous.

Saint Job, homme chaste et humble, priez pour nous.

Saint Job, toujours soumis à la Volonté Divine, priez pour nous.

Saint Job, modeste et craignant Dieu dans la prospérité, priez pour nous.

Saint Job, patient et soumis dans les tribulations, priez pour nous.

Saint Job, éprouvé fortement par le Seigneur, priez pour nous.

Saint Job, homme de douleurs, priez pour nous.

Saint Job, couvert de plaies et d'ulcères, priez pour nous.

Saint Job, exemple de patience, priez pour nous.

Saint Job, exemple pour tous ceux qui souffrent, priez pour nous.

Saint Job, triomphateur du démon, priez pour nous.

Saint Job, miroir des riches, priez pour nous.

Saint Job, exemple des pauvres, priez pour nous.

Saint Job, miroir des personnes mariées, priez pour nous.

Saint Job, exemple des parents, priez pour nous.

Saint Job, exemple pour tous, priez pour nous.

Saint Job, consolateur des cœurs affligés, priez pour nous.

Saint Job, patron de ceux qui souffrent, priez pour nous.

Saint Job, soutien des faibles, priez pour nous.

Saint Job, secours des malheureux, priez pour nous.

Saint Job, puissant médiateur auprès de Dieu, priez pour nous.

Saint Job, puissant patron dans toutes les peines et les souffrances, priez pour nous.

Saint Job, puissant protecteur du peuple de Dieu, priez pour nous.

 

Saint Job, venez à notre secours.

Saint Job, priez Dieu pour nous.

 

Afin que nous imitions votre amour envers Dieu et envers le prochain, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous soyons justes, simples et chastes dans toutes nos actions, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous conformions toujours notre volonté à celle de Dieu, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous aimions Dieu dans les épreuves comme dans la prospérité, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que la prospérité ne nous rende pas orgueilleux et ne nous fasse jamais oublier la Sainte Loi de Dieu, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nulle peine ou souffrance ne soit capable de nous faire perdre l'amour de Dieu, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous soyons dans toutes nos souffrances, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous obtenions le pardon de nos péchés et la délivrance de nos maux, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que Dieu nous préserve de tous fléaux et maladies, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que nous puissions toujours goûter les consolations et le secours du Seigneur, Saint Job, priez Dieu pour nous.

Afin que, après une vie chrétienne, nous puissions mourir de la mort des justes, Saint Job, priez Dieu pour nous.

 

Dans toutes nos souffrances et nos peines, Saint Job, secourez-nous.

Dans toutes les maladies et au milieu des fléaux, Saint Job, venez à notre aide.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Saint Job, grand ami de Dieu, priez pour nous,

Afin que nous puissions être délivrés de toutes maladies et épidémies.

 

Prions

 

O Dieu qui avez orné Votre Serviteur Job des dons d'une simplicité vraie et d'une patience extraordinaire, accordez-nous, dans Votre Miséricorde, qu'imitant ses vertus, nous obtenions aussi ses récompenses. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Indulgences

 

Nous accordons 100 jours d'indulgences à tous ceux qui réciteront dévotement ces Litanies en l'honneur de Saint Job.

 

Malines, le 18 avril 1842,

Englebert, Cardinal Archevêque de Malines.

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06 janvier 2011

Litanies des Saints de l'enfance de Jésus et des Enfants Martyrs

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Litanies des Saints de l'enfance de Jésus et des Enfants Martyrs


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.

Saint Michel, priez pour nous.

Saint Gabriel, messager de l'Incarnation, priez pour nous.

Saint Raphaël, priez pour nous.

Saints Anges et Archanges, priez tous pour nous.

Saints ordres des Esprits bienheureux, priez tous pour nous.

Saint Abraham, priez pour nous

Saint David, priez pour nous.

Saint Isaïe, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.

Saint Joseph, priez pour nous.

Saint Joachim, priez pour nous.

Saint Zacharie, priez pour nous.

Saints Patriarches et Saints Prophètes, priez tous pour nous.

Saints Pasteurs, priez pour nous.

Saints Rois Mages, priez pour nous.

Saint Syméon, priez pour nous.

Saints Innocents, priez pour nous.

Saint Celse d'Antioche, priez pour nous.

Saint Celse de Milan, priez pour nous.

Saint Modeste, priez pour nous.

Saint Ammon, priez pour nous.

Saint Pergentin, priez pour nous.

Saint Laurentin, priez pour nous.

Saint Claude, priez pour nous.

Saint Hypace, priez pour nous.

Saint Paul, priez pour nous.

Saint Denis, priez pour nous.

Saint Sancie, priez pour nous.

Saint Cyr, priez pour nous.

Saint Pelage, priez pour nous.

Saint Just, priez pour nous.

Saint Pasteur, priez pour nous.

Saint Rufin, priez pour nous.

Saint Sylvain, priez pour nous.

Saint Vitalic, priez pour nous.

Saint Crescent, priez pour nous.

Saint Flocel, priez pour nous.

Saint Paulin, priez pour nous.

Saint Barulas, priez pour nous.

Saints Enfants Martyrs, priez tous pour nous.

Saint Luc, Évangéliste privilégié de la sainte Enfance, priez pour nous.

Saint Léon, priez pour nous.

Saint Jean Chrysostôme, priez pour nous.

Saint Augustin, priez pour nous.

Saint Jérôme, priez pour nous.

Saint Antoine de Padoue, priez pour nous.

Saint François, priez pour nous.

Saint Laurent-Justinien, priez pour nous.

Saint Thomas de Villeneuve, priez pour nous.

Saint Stanislas Kotska, priez pour nous.

Saints Pontifes et saints Confesseurs, priez pour nous.

Sainte Anne, aïeule de Jésus, priez pour nous.

Sainte Élisabeth, priez pour nous.

Sainte Anne prophétesse, priez pour nous.

Sainte Agnès, priez pour nous.

Sainte Eulalie, priez pour nous.

Sainte Eutropie, priez pour nous.

Sainte Aquiline, priez pour nous.

Sainte Émérentienne, priez pour nous.

Sainte Seconde, priez pour nous.

Sainte Julie, priez pour nous.

Sainte Basilisse, priez pour nous.

Sainte Paule, priez pour nous.

Sainte Eustochie, priez pour nous.

Sainte Hélène, priez pour nous.

Sainte Thérèse, priez pour nous.

Sainte Gertrude, priez pour nous.

Sainte Catherine, priez pour nous.

Sainte Rose de Lima, priez pour nous.

Saintes Vierges et saintes Veuves, priez toutes pour nous.

Saints amis de l'enfant Jésus , priez pour nous.

Saints et Saintes de Dieu, intercédez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Prions


O Dieu, qui, par un effet admirable de votre grâce, en fortifiant la foi et la constance de l'âge le plus tendre contre les perfides caresses de l'ennemi du salut et les menaces effroyables de sa cruauté, avez donné à de petits enfants la force de supporter les supplices et de triompher des tyrans, accordez-nous, s'il vous plaît, par leur intercession, l'obéissance à vos préceptes et la fidélité à votre service, afin que ni les pièges secrets du démon, ni la violence de ses fureurs ne puissent jamais nous séparer de vous, qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Litanies des Saints du Mois de Janvier

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Litanies des Saints du Mois de Janvier


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Dieu le Père, qui avez donné Votre Fils pour le salut du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, qui Vous êtes fait chair pour notre amour, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, qui avez opéré le mystère de l'Incarnation, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus enfant, ayez pitié de nous.

Jésus, emmailloté dans une crèche, ayez pitié de nous.

Jésus, souffrant et pleurant, ayez pitié de nous.

Jésus, circoncis, ayez pitié de nous.

Jésus, commençant par l'effusion de Votre sang l'expiation de nos péchés, ayez pitié de nous.

Jésus, Agneau de Dieu, ayez pitié de nous.

Christ appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, ayez pitié de nous.

Christ, manifesté par une étoile, ayez pitié de nous.

Christ, adoré par les Anges, ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par Marie et Joseph , ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par les Pasteurs, ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par les Mages, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, mère de l'enfant Jésus, priez pour nous.

Sainte Marie, Vierge immaculée, priez pour nous.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, élu de Dieu pour le mystère du salut, priez pour nous.

Saint Joseph, Époux de Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, Père nourricier de l'enfant

Jésus, priez pour nous.

Saints Anges de l'enfant Jésus, priez pour nous.

Saints Pasteurs de Bethléem, priez pour nous.

Saints Rois Mages, Gaspard, Melchior et Balthazar, priez pour nous.

Saint Pierre, prince des Apôtres, priez pour nous.

Saint Paul, dont nous fêtons la conversion, priez pour nous.

Tous les saints Apôtres, priez pour nous.

Saint Tite, disciple de saint Paul, priez pour nous.

Saint Timothée, priez pour nous.

Saint Polycarpe, priez pour nous.

Saint Fabien et saint Sébastien, priez pour nous.

Saint Marcel, priez pour nous.

Saint Vincent, priez pour nous.

Saint Lucien, priez pour nous.

Saint Julien et Sainte Basilisse, priez pour nous.

Saint Savinien, priez pour nous.

Saint Canut, priez pour nous.

Tous les Saints Martyrs, priez pour nous.

Saint Cyrille, priez pour nous.

Saint Hilaire, priez pour nous.

Saint Sulpice, priez pour nous.

Saint Jean Chrysostôme, priez pour nous.

Saint Babylas, priez pour nous.

Saint Guillaume, priez pour nous.

Saint Ildefonse, priez pour nous.

Saint Bigobert, priez pour nous.

Saint François de Sales, priez pour nous.

Tous les saints Pontifes, priez pour nous.

Saint Paul, premier Ermite, priez pour nous.

Saint Antoine, priez pour nous.

Saint Macaire, priez pour nous.

Tous les saints Ermites, priez pour nous.

Saint Syméon Stylite, priez pour nous.

Saint Maur, priez pour nous.

Saint Théodose, priez pour nous.

Saint Félix de Noie, priez pour nous.

Saint Jean l'Aumônier, priez pour nous.

Saint Raymond, priez pour nous.

Saint Séverin, priez pour nous.

Saint Charlemagne, priez pour nous.

Tous les saints Confesseurs, priez pour nous.

Sainte Geneviève, priez pour nous.

Sainte Prisque, priez pour nous.

Sainte Paule, priez pour nous.

Sainte Agnès, priez pour nous.

Sainte Émérentienne, priez pour nous.

Sainte Gudule, priez pour nous.

Sainte Bathilde, priez pour nous.

Sainte Aldegonde, priez pour nous.

Sainte Martine, priez pour nous.

Sainte Angèle, priez pour nous.

Toutes les saintes Vierges et Veuves, priez  pour nous.

Tous les saints Anges et tous les Saints de Dieu, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Enfant Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Enfant Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Enfant Jésus.


Prions


O Seigneur, Vous commencez à peine à vivre, que déjà Vous répandez Votre Sang pour nous. Vous vous êtes fait enfant et Vous gardez le silence comme les enfants; mais la blessure que Vous endurez pour guérir les plaies faites par le péché dans nos âmes nous prêche la nécessité de faire pénitence.  Que cette Voix divine se fasse entendre à notre cœur, afin que la douleur de Vous avoir offensé nous fasse pleurer continuellement le malheur que nous avons eu de ne pas assez Vous aimer.

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