30 septembre 2012

Le Mois du Rosaire

Le Mois du Rosaire

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Premier jour

La dévotion du Rosaire

 

Quoique la dévotion envers la glorieuse Vierge Marie doive être recommandée en général à tous les chrétiens, comme un puissant secours pour mener une vie plus sainte, comme un moyen de trouver plus d'accès auprès de Dieu, et enfin, comme une marque peu équivoque de prédestination; on peut dire qu'entre toutes les pratiques de dévotion inspirées aux fidèles par l'Esprit-Saint pour rendre à la Mère de Dieu le culte qui lui est dû, celle de réciter le rosaire avec les sentiments conformes au but de son institution, est l'une des plus authentiques et des plus agréables à la sainte Vierge. Aussi trouve-t-on peu de personnes recommandables par leur sainteté, respectables par leur rang, leur savoir, leur dignités, qui n'aient été zélées pour cette solide dévotion. Combien de souverains Pontifes, de rois, de princes, etc., ont regardé comme un honneur de se faire inscrire dans les confréries du Rosaire pour pratiquer plus exactement cette dévotion ?

Jouissez-vous, ami lecteur, du même bonheur ? Si vous avez l'avantage de connaître l'excellence de la dévotion du Rosaire, et si, inscrit ou non dans une association formée en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, vous honorez votre bonne Mère par ce tribut quotidien ou hebdomadaire de louanges, nous vous en félicitons, parce que nous sommes convaincu avec l'Église que ce sera pour vous une source de bénédiction et de salut dans le cours de votre vie et à l'heure de votre mort. Si vous négligez cette pratique de dévotion, si vous n'en connaissez pas l'utilité, oh ! Prenez, nous vous en conjurons, prenez la résolution de consacrer ce mois à lire attentivement, à étudier, à méditer ce que nous allons tâcher de recueillir sur cette dévotion que les fidèles de nos jours n'apprécient plus en général comme elle mérite d'être appréciée, et par suite ne la pratiquent plus avec l'esprit, les dispositions qu'elle exige.

Nous avons choisi le mois d'octobre pour présenter aux fidèles des considérations sur la dévotion du Rosaire, parce que le premier dimanche de ce mois l'Église célèbre la fête solennelle du saint Rosaire, appelée vulgairement la fête du grand Rosaire. Nous dirons plus loin à quelle occasion cette fête fut établie. Plus une dévotion est générale et populaire, a dit un docteur de l'Eglise, plus elle doit nous paraître sainte et divine. Par dévotions populaires on ne peut entendre que celles qui sont plus répandues dans toute l'Eglise, et honorées du suffrage et des faveurs du saint Siège; parce que les dévotions approuvées par le vicaire de Jésus-Christ, le Chef visible de l'Eglise, sont seules vraies, solides, et toujours conformes à la foi et à la raison. De là, les dévotions populaires ne sont pas les dévotions propres uniquement au peuple, mais celles qui sont plus accessibles à toutes les classes inférieures, et qui sont si universellement répandues que les hautes classes de la société se font gloire de s'y associer : par exemple, les dévotions du Scapulaire, du Chapelet, du Rosaire, etc; ces sortes d'agrégations, où se confondent les noms les plus grands avec les plus communs, honorent la dévotion au lieu de lui nuire, et sont conformes à l'esprit de Jésus-Christ. qui a voulu que les sacrements fussent communs à tous ses disciples; que le pauvre s'assied à la table sainte à côté du riche; que tous eussent part à ses grâces sans distinction de rang, de condition, etc.

Cependant les mauvais chrétiens, les faux disciples de Jésus-Christ, les pharisiens du christianisme qui ne pratiquent pas la religion, critiquent ces dévotions populaires, parce qu'elles sont une continuelle censure de leur indifférence: ils déclament contre leur abus et contre leur multiplicité. Mais d'abord les abus ne peuvent jamais détourner d'une bonne œuvre; il suffit de les connaître et de s'en préserver. N'abuse-t-on pas des meilleures choses? Ces dévotions, ces associations ne sont-elles pas bonnes en elles-mêmes, comme par leurs effets? Si 'elles ne l'étaient pas, comment l'Eglise les aurait-elle approuvées et enrichies d'indulgences? D'ailleurs, elles se bornent à des exercices pieux, à des prières communes ou particulières, à quelques œuvres de charité; or, rien n'est plus capable de nourrir et d'animer la piété; rien n'est plus propre à resserrer tous les liens de la religion, à répandre partout l'édification et à exciter une sainte émulation pour la vertu.

Quant à la multiplicité des dévotions que l'on se plaît à critiquer, c'est un reproche qui semble sinon ridicule, du moins injuste; car il en est des dévotions, comme des mets dans un repas, ou des fleurs dans un jardin: on n'impose à personne l'obligation de manger de tous les mets, ni à un particulier de cultiver toutes les fleurs; on ne force personne non plus à embrasser toutes les dévotions : la variété des fleurs dans un jardin et la diversité des mets sur une table sont tout à la fois un ornement et une nécessité pour s'adapter à tous les goûts: de même la multiplicité des dévotions est un ornement pour la piété et une ressource pour les fidèles; mais ils peuvent choisir parmi les dévotions qui leur plaisent davantage, celles qui sont plus analogues à leur état ou à leurs besoins, et qui ne peuvent ni les surcharger, ni nuire à leurs devoirs ou à leurs emplois.

Parmi les dévotions destinées à honorer la sainte Vierge, il en est deux surtout qui ont l'avantage d'être plus anciennes, plus connues, plus faciles et plus universellement répandues; à savoir: celle du Rosaire et celle du Scapulaire. Il n'entre pas dans notre plan de parler de l'excellence de la dévotion du Scapulaire qu'on a la consolation de voir se répandre chaque jour davantage en Belgique; nous ne traiterons, dans ce mois, que de la solide dévotion du Chapelet et du Rosaire. Nous disons du chapelet et du rosaire; car ce sont deux dévotions que les fidèles confondent souvent, n'y ayant au fond que quelques nuances presque imperceptibles qui les distinguent; nous parlerons donc d'abord du chapelet, et ensuite nous nous étendrons sur ce qui concerne le rosaire. Nous ne voulons rien exagérer et nous nous garderons bien de dire que la dévotion du rosaire est une marque infaillible de prédestination, le signe le plus certain du salut et le gage le plus assuré d'une alliance éternelle avec Jésus et Marie; mais nous ne craignons pas de dire avec confiance, en commençant ce mois, que la dévotion éclairée et pratique du rosaire est un grand moyen de salut, une marque non équivoque de prédestination, une voie sûre pour se procurer la protection de la Mère et les faveurs du Fils, et que ces avantages sont promis aux vrais dévots et aux confrères du Rosaire, qui, prosternés au pied de l'autel de Marie, ne s'en approchent pas de bouche mais du cœur, et ne l'honorent pas seulement des lèvres, mais du fond de leurs entrailles. (Isaïe 29. 13).

Résolution

Si nous mettons en pratique la dévotion du Rosaire, nous devons aimer à connaître sa solidité et ses avantages; si nous ne la mettons pas en pratique, nous serions plus qu'indifférents si, ayant en mains cet ouvrage, nous ne prenions pas la résolution de nous éclairer sur ce point, en en faisant la lecture dans le cours du mois d'octobre, dont le 1er dimanche est consacré par l'Église à Notre-Dame-du-Rosaire. Disons donc avec l'auteur la prière suivante.

Prière

Nous venons nous jeter à Vos pieds, Vierge Sainte, pour Vous demander de bénir ce nouveau mois et d'en accepter l'humble dédicace. Obtenez-nous de Votre Divin Époux les lumières qui nous sont nécessaires pour profiter de sa lecture. Il n'a été composé qu'en vue de rappeler aux fidèles une dévotion qui a toujours été chère à vos serviteurs, parce que Vous avez donné mille preuves qu'elle Vous était agréable. Faites, Vierge Sainte, Secours des Chrétiens, qu'elle produise encore de nos jours les effets qu'elle produisit lorsque vous l'inspirâtes à Saint Dominique. Ainsi soit-il.

 

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30 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Marie Reine Immaculée

Trente-et-unième jour

Marie, Mère admirable

 

Le Père Nieremberg raconte qu'un religieux de la Compagnie de Jésus, grand serviteur de Dieu et très dévot de à Marie, demanda à la Sainte Vierge quel nom il pourrait lui donner qui renfermât quelque chose de Ses grandeurs. Or, un jour que les élèves dont il était le Père spirituel chantait les Litanies, la Très Sainte Vierge lui apparut environnée d'une vive lumière, et lui dit que cette invocation : « Mater Admirabilis », renfermait beaucoup de ses titres, puis elle laissa ce bon religieux si content, si joyeux, si pénétré de ses ineffables grandeurs que, ravi en une douce extase, il s'écriait : « O Mère Admirable ! Mère Admirable ! » et sans cesse il répétait avec amour : « O Mère Admirable ! »

De fait, ajoute le Père Nieremberg, comment ne serait-Elle pas une Mère Admirable, Celle qui est Mère de Dieu, Mère de l’Éternel, Mère du Créateur de toutes choses, Mère du meilleur Fils qui fût jamais, d'un Fils aussi bon et aussi Saint que le Saint Esprit ; Mère de notre vie, de notre Rédempteur, Mère de l'Homme-Dieu ? Comment ne serait-Elle pas Mère Admirable, Celle qui est Mère et Vierge, plus Mère que toutes les mères sur la terre, plus Vierge que toutes les vierges ? Mère Admirable ! Elle n'a été Mère que du Fils qu'Elle a voulu, et Elle ne l'a pas voulu autre qu'un Dieu. Mère Admirable ! Bien que réellement Mère de Dieu, elle ne dédaigne pas cependant d'être la Mère des pauvres hommes. Mère Admirable ! Puisqu'Elle est Mère de Consolation, Mère des grâces, Mère de Miséricorde, Mère des vierges, Mère de toutes les vertus. Oh ! C'est avec raison qu'Elle s'appelle Mère Admirable, Celle qui l'est réellement de tant de manières et à tant de titres.

O mon aimable Rédempteur, béni, loué et remercié soit à jamais Votre Cœur Sacré qui m'a donné une Mère si grande, si élevée, si admirable !

 

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Fin du Mois de l'Assomption

 

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29 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Trentième jour

Il faut se préparer, par une Neuvaine, à la Nativité de la Sainte Vierge

 

Aujourd'hui commence la Neuvaine préparatoire à la Nativité de mon Auguste Mère. Cette Fête, dit un pieux auteur, est un jour de faveurs signalées pour tous les dévots serviteurs de Marie ; car si les reines du monde ont l'habitude de se montrer libérales au jour anniversaire de leur naissance, et d'accorder toutes les grâces qu'on leur demande, combien la Reine du Ciel et de la terre ne sera-t-Elle pas plus généreuse envers ses enfants le jour de Sa Nativité ! Chargée qu'Elle est de distribuer toutes les faveurs de Son Fils, Elle puise largement ce jour-là dans le trésor infini de Ses Miséricordes et les répand sur nous à profusion.

Je ferai donc cette neuvaine avec une dévotion toute particulière, et je pratiquerai, autant que je le pourrai, les exercices proposés pour la Neuvaine de l'Assomption. En outre, je réciterai chaque jour 30 je Vous salue Marie (3 dizaines de chapelets NDLR), en l'honneur des jours que Marie a passés dans le sein de Sainte Anne, Sa glorieuse Mère. Elle-même révéla cette pratique à Sainte Mechtilde, qui l'avait supplié de lui apprendre quel exercice elle pourrait faire pendant la Neuvaine préparatoire à la Nativité. « Ma fille, lui dit-Elle, si tu veux M'honorer particulièrement pendant cette Neuvaine, tu réciteras dévotement chaque jour trente je Vous salue Marie en l'honneur des jours que J'ai passés dans le sein de Ma mère. Je jetterais un regard de maternelle tendresse sur tous Mes serviteurs qui Me paieront ce tribut de louange en ces jours, et Je les associerai aux joies que Je ressentis à Ma Nativité ».

Je ferais pareillement une chose fort agréable au Cœur Aimable de Marie, si, pendant cette Neuvaine, je récite fréquemment en son honneur et en l'honneur de Sainte Anne la prière suivante.

 

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Prière

 

Je Vous salue, pleine de grâces, le Seigneur est avec Vous, que Votre grâce soit avec moi. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et bénie est Sainte Anne, Votre mère, de laquelle Vous êtes née, ô Vierge Marie, sans souillure et sans péché, de Vous est né Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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28 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-neuvième jour

Paroles mémorables adressées par la Très Sainte Vierge à la Vénérable Sœur Marie de Jésus sur le respect que l'on doit aux Prêtres et spécialement au Souverain Pontife

 

« Ma Fille, Je veux te faire connaître quelle vénération et quel respect Je témoignais aux Prêtres pendant Ma vie : bien que Je fusse réellement Mère de Dieu dont ils étaient les ministres, Je me prosternais à leurs pieds, Je baisais souvent la terre qu'ils avaient foulée, et J'estimais que c'était pour Moi une heureuse fortune. Et pourtant le monde aveugle n'apprécie pas la dignité Sacerdotale, parce qu'ils confond le précieux avec le vil, et traite le Prêtre comme un homme du peuple, tellement qu'entre les deux, il ne fait aucune différence.

Eh bien ! Ma fille, il faut que tu compenses, dans la mesure de tes forces, cet égarement et cet oubli des enfants de l’Église. Saches que du Trône de Gloire où Je suis assise du Ciel, Je contemple avec vénération les Prêtres qui sont sur la terre ; toi aussi, regarde-les toujours avec autant de respect que s'ils étaient à l'Autel, s'ils portaient le Saint Sacrement dans leurs mains où s'ils le possédaient dans leur cœur ; que ce sentiment s'étende jusqu'aux ornements et aux vêtements qu'ils portent. Surtout, professe la plus grande vénération et la plus entière obéissance au Souverain Pontife, et quand tu l'entendras nommer, incline la tête comme tu le fais quand tu entends le Nom de Mon Divin Fils, ou le Mien, puisqu'il tient sur la terre la place de Jésus-Christ : Je le faisais Moi-même pendant Ma vie mortelle, lorsqu'on prononçait devant Moi le nom de Saint Pierre. Or, Je veux que tu marches en tout sur Mes traces, afin que, suivant Mon exemple, tu trouves grâce aux yeux du Très-Haut ».

Si je veux plaire au Cœur Aimable de Marie, je dois m'efforcer de mettre en pratique ces avis précieux qu'Elle a donnés à sa pieuse servante et amie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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27 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Marie et Jean Paul II

Vingt-huitième

Le Pape, Vicaire de Jésus-Christ, respect qu'on lui doit

 

La Sainte Église Catholique n'a qu'un chef, qui est Jésus-Christ dans le Ciel ; mais ce Divin Chef a sur la terre un représentant visible, un Vicaire, un dépositaire de sa toute-puissance spirituelle. Ce Vicaire de Jésus-Christ, ce représentant de Dieu, ce grand-prêtre de la religion Chrétienne, c'est le Pape, Évêque de Rome et successeur de Sainte Pierre. Toute monde connaît le passage de l’Évangile selon Saint Matthieu, où Jésus-Christ établit l'Apôtre Saint Pierre chef visible de l’Église et fondement de la société Chrétienne : « Je te dis que tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirais Mon Église, et les puissance de l'Enfer ne prévaudront jamais contre elle : c'est à toi que Je donnerais les clés du Royaume des Cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le Ciel ». Cette promesse n'a pas besoin de commentaire. Le Sauveur l'a confirmé, peu de jours avant Son Ascension, par ces paroles non moins claires de l’Évangile selon Saint Jean : « Pais mes agneaux, pais mes brebis ».

L’apôtre Saint Pierre a donc été choisi par Jésus-Christ pour être la pierre fondamentale de l’Église, le Pasteur des fidèles et des Évêques, le chef spirituel du peuple Chrétien et le dépositaire suprême de toute-puissance de Dieu. Non, il n'est pas possible de rejeter l'autorité de Saint Pierre sans rejeter aussi l’Évangile. Comme homme, Saint Pierre est mort ; comme Pape, il vit et vivra jusqu'à la fin du monde dans la personne des Évêques de Rome ses successeurs. Je prends donc la ferme résolution de rester toujours invariablement attaché au Saint Siège, au Souverain Pontife, Centre de l'Unité Catholique, Pasteur universel et Père spirituel de tous les vrais croyants. Je vénérerais en lui le Vicaire de Jésus-Christ même ; et puisque je connais toutes les tribulations que beaucoup de ses enfants lui font souffrir, puisque je sais combien il gémit à la vue des maux immenses qui affligent l’Église, je prendrai à ses douleurs toute la part qu'un fils rend aux malheurs de son père et de sa mère ; je m'efforcerai d'adoucir ses peines autant qu'il me sera possible, de le consoler par mon affection et surtout d'unir mes prières à celles de tant d'âmes pieuses qui ne cessent de conjurer le Seigneur, au pied des Autels, par les mérites de Son Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, afin qu'il éclaire, par Sa Grâce Divine, les ennemis de l’Église Catholique et du Saint Siège, qu'Il les ramène dans la voie de la Justice et de la Vérité et qu'Il nous donne enfin a tous cette paix véritable que le monde peut bien nous promettre, mais qu'il ne pourrais jamais donner.

 

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Acte de Foi

 

Mon Dieu, je crois fermement et de toute certitude que le Pontife Romain, quand il parle ex cathedra, c'est à dire quand, remplissant l'office de Souverain Pasteur et de Docteur de tous les Chrétiens, par son autorité suprême et apostolique, il définit la Doctrine que doit garder l’Église universelle concernant la Foi et les ; et que ces définitions du Pontife Romain sont par elles-mêmes, et non par le consentement de l’Église, irréformables. Toute cela, je le crois parce que notre Mère la Sainte Église, qui nous le propose à croire, est la colonne et le fondement de la vérité, qu'elle ne s'est jamais trompée et qu'elle ne peut se tromper. (Extrait du Recueil des Indulgences).

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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26 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-septième jour

Vifs sentiments de reconnaissance envers Jésus qui nous a appelés à la vraie Foi dans le sein de l’Église Catholique

 

Oh ! Quelle actions de grâces je devrais rendre au Cœur aimant de mon Jésus, qui, dans Son infinie Miséricorde, a daigné m'appeler à la vraie Foi par le Baptême et me compter parmi les membres de la Sainte Église Catholique ! O Dieu ! Que serai-je, si j'étais né dans les ténèbres du paganisme ou de l'hérésie, et si volontairement je vivais et mourais en dehors de la véritable Église de Jésus-Christ ! Ne serais-je pas éternellement et misérablement perdu ? Sans la Foi, dit l'Apôtre Saint Paul, il est impossible de plaire à Dieu, impossible par conséquent de se sauver. « Comme au temps du déluge, il n'y eut de sauvés que ceux entrèrent dans l'Arche de Noé, tandis que tous ceux qui demeurèrent en dehors périrent misérablement ; de même, après Jésus-Christ, il n'y a de sauvés que ceux qui se trouvent dans la Barque de Pierre, c'est à dire dans la véritable Église, et tous ceux qui restent en dehors par leurs fautes seront éternellement damnés ». Telles sont paroles de Saint Cyprien ; et cette vérité, qu'en dehors de l’Église Catholique il n'y a point de Salut, a été définie par le IV e Concile de Latran : «Extra Ecclesiam nulla est salus.

Mon Jésus m'a donc fait la plus grâce qu'il pût me faire, en m'appelant à la vraie et en m'admettant dans sein de l’Église ; bien plus, les autres grâces qu'il pouvait m'accorder, eussent été, en dehors de celle-là, inutiles pour moi et de nul effet pour la vie éternelle. Oh ! Que je dois être reconnaissant à mon Divin Sauveur pour cet incomparable bienfait ! Il n'a pas agi de même à l'égard de tant d'autres, à qui il n'a pas manifesté comme à moi la vérité de religion Catholique. En effet, si je jette un coup d’œil sur l'Asie, l'Afrique et l'Amérique, que de nations, que de peuples encore ensevelis dans les ténèbres de l'infidélité ! Et dans l'Europe seulement, la plus civilisée des cinq parties du monde, que de villes, que de provinces, que de royaumes gémissent sous le joug de l'hérésie ? Que de personnes des deux sexes, ayant sucé avec le lait le venin de Luther, de Calvin et des autres hérétiques persistent obstinément dans leur fausse religion et se précipitent chaque jour malheureusement dans les abîmes de l'Enfer !

En effet, s'il est de foi que tous ceux qui meurent en état de péché mortel sont damnés, ceux qui meurent dans l'hérésie volontaire se trouvant en état de péché mortel très grave, il est de foi qu'ils se damnent sans rémission. Et cette vérité est tout à fait conforme à la raison ; car Dieu, qui a enseigné aux hommes la varie religion, ne peut transiger avec une religion fausse inventée par le caprice et substituée par l'orgueil humain à celle qu'il est Lui-même venu apporter au monde. Si Dieu agissait autrement il protégeait le mensonge et récompenserait ceux qui Lui sont rebelles, ce qui répugne au bon sens. Que je suis donc obligé envers mon Seigneur de m'avoir appelé à la vraie Foi et admis au sein de l’Église dans laquelle seule on peut trouver le Salut ! Quelle consolation pour moi, de savoir qu'en vivant dans cette Église, non seulement je suis certain de pouvoir me sauver mais que je me sauverai en effet, à moins que je ne mette moi-même des empêchements à mon Salut !

Eh bien ! aujourd'hui je prends la résolution de réfléchir souvent à une faveur si grande et si inappréciable, que Dieu m'a faite sans que j'eusse méritée, et de Lui en rendre toujours les plus vives actions de grâces. Surtout je me promets de ne passer aucun jour sans prier pour l'exaltation de ma Mère la Sainte Église et pour son Chef, le Souverain Pontife, car ces prières sont souverainement agréables au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

Le Seigneur dit un jour à Sainte Gertrude : « Si quelqu'un un Notre Père et un je Vous salue Marie, une prière ou un Psaume, à l'intention et au nom de l’Église Universelle, Je l'accepte comme le fruit des souffrances de Ma Divine Humanité et j'en rends grâce à Mon Père. Puis Je consacre ces prières, Je les multiplie par Ma bénédiction et Je les distribue à toute l’Église, afin qu'elles contribuent à son Salut éternel ». Sainte Marie-Madeleine de Pazzi ne laissait point passer un jour sans recommander à plusieurs reprises au Seigneur la Sainte Église et le Souverain Pontife, et elle exhortait ses religieuses à en faire autant. Une fois, elle demanda à une sœur si elle avait prié ce jour-là pour la Sainte Église et pour son auguste Chef ; et sur sa réponse négative : « Oh ! Dit-elle, animée par un saint zèle, qu'est-ce qu'une épouse du Christ qui ne recommande pas l’Église à Dieu tous les jours ? » Par là elle montrait que c'est pour les épouses de Jésus une obligation particulière de le faire journellement.

 

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Offrande à Dieu le Père des Sainte Plaies de Son Fils pour les besoins de l’Église

 

O Dieu, Père éternel, humblement prosterné à vos pieds, et animé de la plus vive confiance et du plus ardent amour, je Vous offre les mérites et les Plaies Sacrées de Votre Fils unique pour les besoins pressants de la Sainte Église. O Père, tendre Père, que les entrailles de Votre Charité, de Votre Miséricorde infinie, s'émeuvent de compassion pour nous et pour cette Église, que Votre Divin Fils a fondée au prix de Son Sang. Vous voyez, ô bon Père, combien Votre Épouse est persécutée et opprimée par des fils ingrats ! Mon Dieu, à la vue de ces Plaies adorables, que je Vous offre et qui sont comme autant de bouches implorant pour nous Votre Pité et Votre Miséricorde, ne me refusez pas cette grâce si désirée. O Père chéri, ô Seigneur, déposez, oui, déposez, déposez ces traits que Vous êtes sur le point de lancer contre la terre ; calmez Votre trop juste indignation, au nom des Plaies de Jésus Votre Fils unique : je Vous les offre de nouveau, avec ses mérites et avec les Douleurs du Cœur très Pur de Marie, Mère de Jésus et notre Mère. Ainsi soit-il.

O Père éternel, par les Plaies de Jésus, accordez-nous le pardon et la grâce de ne plus Vous offenser jamais.

Une personne bien digne de foi certifie que tous ceux qui récitent avec piété cette offrande cette oraison pour les besoins de l’Église, et qui cherchent à les répandre, ; font une œuvre très agréable au Divin Cœur de Jésus.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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25 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Sainte Enfance

Vingt-sixième jour

Œuvre de la Sainte Enfance

 

Une autre Institution merveilleuse de la Charité Chrétienne, ayant pour objet non seulement l'avantage temporel du prochain, mais surtout son bien spirituel, c'est l'OEuvre de la Sainte Enfance, ou l'association pour le rachat des enfants infidèles. C'était, chez les peuples anciens, un usage barbare d'exposer, de vendre, de tuer même leurs petits enfants, et cet usage a persévéré jusqu'à nos jours dans beaucoup de région païennes, spécialement en chine (le livre, dont ce texte est extrait a été publié en 1891 NDLR). Dans cet immense empire, tout père à le droit de tuer ses enfants en bas âge. Un père de condition misérable, qui pense ne pas pouvoir élever facilement les enfants qui lui naîtront, ou qui se trouve déjà passablement chargé de famille, fait jeter à l'eau l'enfant qui vient de naître, ou l'abandonne sur la voie publique. Dans les cités populeuses, des voitures circulent çà et là pendant la nuit pour recueillir les enfants abandonnés, puis on les jette tout pêle-mêle dans une fosse immense. Parfois, avant que passent ces voitures, les pauvres petits ont été dévorés, au moins en partie, par les chiens et les porcs qui recherchent cette proie. A Pékin, en trois années seulement, on a recueilli plus de 9 712 de ces enfants que l'on a jetés dans la fosse, et écrasés, ceux que les chiens ont dévorés, ou ceux que les parents dénaturés ont eux-mêmes noyés.

Les Missionnaires Catholiques, qui parcourent tout le monde pour sauver les âmes, regardent comme un de leurs principaux devoir d'arracher à la mort ces petites créatures abandonnées, et de les recueillir dans certaines maisons destinées à ce pieux usage, où il les baptisent, les élèvent et leur donnent l'entretien matériel et le bienfait de l'éducation. Souvent aussi les Chinois vendent leurs enfants quand ils sont un peu grands, et les offrent aux Missionnaires, pour quelques pièces de monnaie, leur disant que s'il ne les achètent pas, ces malheureux seront abandonnés, étouffés et jetés à l'eau. Les Missionnaires en recueillent autant qu'ils peuvent et, pour couvrir tant de dépenses, il s'adressent à la Charité des Catholiques Européens et demandent le concours de leurs aumônes. Cette belle œuvre de Charité, placée sous le patronage de Jésus Enfant et de Sa Divine Mère, produit les fruits les plus abondants et les plus consolants. Je ferai donc une chose agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, si je travaille à répandre l'Oeuvre de la Sainte Enfance pour venir en aide à ces malheureuses victimes.

Bien que tout enfant baptisé soit, pour ainsi dire membre-né de cette pieuse association, toutefois, en vertu d'un décret du Bienheureux Pie IX, les adultes eux-mêmes peuvent en faire partie comme agrégés et jouir des Indulgences accordées à cette œuvre. Voici quelles sont les obligations des associés : 1° l'aumône d'un sou par mois ; 2° la récitation d'un je Vous salue Marie chaque jour, avec l'invocation : « Vierge Marie et Saint Joseph, priez pour nous et pour les pauvres petits infidèles ». Il suffira d'appliquer à cette intention le je Vous salue Marie du matin et du soir. Les parents peuvent accomplir eux-mêmes ces obligations pour leurs enfants en bas âge. Les principales Indulgences attachées à l'OEuvre de la Sainte Enfance sont : 1° l'Indulgence Plénière aux Fêtes des Patrons de l'Association, c'est à dire la Présentation de la Sainte Vierge (21 novembre), des Saints Anges Gardiens (2 octobre), de Saint Vincent de Paul (27 septembre), de Saint François Xavier (3 décembre), à la condition que l'on fera une prière particulière pour le développement de l’œuvre ; 2° l'Indulgence de 40 jours pour chaque associé et pour tous ceux qui, de quelques manière, s'occuperont de l’œuvre pour l'amour du Saint Enfant Jésus et pour le Salut des âmes.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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24 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-cinquième jour

Excellence et fruits merveilleux de l'OEuvre de la Propagation de la Foi

 

C'est avec beaucoup de raison qu'on a appelé l'Oeuvre de la Propagation de la Foi une œuvre éminemment Catholique, une œuvre Divine, l'œuvre de Dieu par excellence. Oh ! Qui pourrait connaître à fond l'excellence de cette œuvre et les biens immenses qu'elle procure ! Or, chacun des associés à la Propagation de la Foi participe d'une manière spéciale à tous ces avantages. Il est bon de rappeler ici ce que disait un illustre prélat : « Tous les confrères de la Propagation de la Foi, qui persévèrent d ans cette pieuse société, coopèrent avec Jésus même au Salut du monde et deviennent en quelque sorte, sans sortir de leur maison, apôtres et missionnaires des deux mondes. Il prêchent l’Évangile, administrent le Baptême, brisent les idoles, bâtissent les églises, fondent les écoles, transforment les peuples, ouvrent le Ciel à une multitude d'âmes ; enfin, participant aux fatigues des apôtres et aux souffrances des martyrs, ils partageront un jour leur récompense ».

Or, pour être agrégé à cette pieuse Association et participer aux biens précieux qu'elle procure, il suffit de donner un sou par semaine, cinquante-deux sous par an, à celui qui est chargé de recueillir les offrandes, et de réciter chaque jour un Notre Père et et un je Vous salue Marie ; on peut même appliquer, une fois pour toutes, à cette intention le Notre Père et le je Vous salue Marie de la prière du soir ou du matin en y ajoutant chaque fois l'invocation : « Saint François Xavier, priez pour nous ». « Quand même, dit un pieux auteur, en m'associant à cette Œuvre, je ne devrais procurer que la conversion d'un seul infidèle à la religion Catholique, quel bien n'aurais-je pas fait en procurant à Dieu un véritable adorateur, et en sauvant une âme ? Quelles faveurs ne pourrais-je pas attendre, en retour, de Dieu que j'aurais ainsi glorifié ? Quelles grâces et quelles bénédictions, de cette âme par moi soustraite à la damnation éternelle ? C'est le sentiment des plus graves auteurs, que travailler avec zèle à la propagation de l'Oeuvre divine est un signe de prédestination ».

Ainsi, sans fatigue et à peu de frais, en m'associant a cette Œuvre Divine, je participe à des faveurs immenses. Je puis en outre gagner l'Indulgence Plénière deux fois par mois, et une autre Indulgence Plénière, aux Fêtes de l'Invention de la Sainte Croix (14 septembre), de l'Annonciation (25 mars), de l'Assomption (15 août), de Saint François-Xavier (3 décembre), comme aussi à l'article de la mort, en invoquant au moins de cœur le Saint Nom de Jésus. Je puis enfin gagner l'Indulgence de 100 jours, chaque fois que je réciterai le Notre Père et le je Vous salue Marie, suivis de l'invocation à Saint François Xavier, ou que j'accomplirai une œuvre quelconque de dévotion ou de Charité en faveur des missions.

 

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Oraison de Saint François-Xavier pour la conversion des infidèles

 

O Dieu éternel, créateur de toutes choses, souvenez-Vous que les âmes des infidèles que Vous avez créées à Votre image et à Votre ressemblance qu'elles sont créées. Voici, ô mon Dieu, que Jésus a subi pour elles la mort la plus cruelle. O Seigneur, veuillez, je Vous en conjure, ne plus permettre que Votre Fils soit méprisé des infidèles ; mais apaisé par les prières de Vos Saints et de l’Épouse de Votre Fils, la Sainte Église, souvenez-Vous de Votre Miséricorde, et oubliant leur idolâtrie et leur infidélité, faites qu'ils reconnaissent, eux aussi, Celui que Vous avez envoyé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, par lequel nous avons été sauvés et délivrés des enfers, et à qui gloire soit rendue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le Bienheureux Souverain Pontife Pie IX, par un Rescrit de sa propre main (24 mai 1847) accorda l'Indulgence de 300 jours à tous les fidèles qui réciteront dévotement et d'un cœur contrit la susdite prière.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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23 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-quatrième jour

Recommander souvent les infidèles au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie

 

Je ne laisserai point passer un jour sans demander au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie la conversion de toutes les âmes qui se trouvent encore malheureusement ensevelies dans les ténèbres de l'erreur et de l'infidélité. Oh ! Que ces prières seront agréables à mon bien-aimé Sauveur et à ma Tendre Mère ! Saint Alphonse dit que l'âme pénétrée d'un sincère amour pour Jésus et Marie voudrait leur gagner tous les cœurs.

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, au rapport de ses historiens, désirait si ardemment la conversion et le Salut des pauvres infidèles, qu'elle portait presque envie aux oiseaux, parce qu'ils peuvent voler et se diriger à leur gré ; elle eût voulu pouvoir parcourir le monde, sans nuire à sa Profession, pour convertir les âmes à la Foi. D'autres fois elle disait : « Oh ! Qui me donnera de pénétrer chez les infidèles, au fond de l'Inde, et de prendre ces malheureux pour les instruire dans notre Foi, afin que Jésus les possède, et qu'ils possèdent Jésus ? » Pour coopérer, autant qu'elle pouvait à leurs conversion, elle appliquait à cette intention ses œuvres de religion, de nombreuses Communions et beaucoup de pénitences afflictives auxquelles elle se condamnait.

Mais non contente d'être elle-même dévorée de ce zèle, pour obtenir plus de résultat, elle tâchait de l'inspirer aux autres, surtout aux personnes placées sous sa direction. Aussi le matin, quand elle les réunissait pour le travail ou pour les autres exercices du Monastère, ne rêvant que la conversion des Indiens, elle disait : « Mes Sœurs, offrons à Dieu pour eux tout ce que nous ferons aujourd'hui ». Ou bien : « Demandons à Dieu, autant de ces âmes que nous ferons de pas dans le Monastère ». Ou bien encore : « Demandons au Seigneur autant d'âme que nous réciterons de paroles dans l'Office Divin ». Si elles cousaient : « Demandons-en autant que notre aiguille coudra de points ». Lavaient-elles le linge, Sainte Marie-Madeleine de Pazzi les exhortait à demander autant de conversions qu'elles plongeraient de fois leurs mains dans l'eau. Enfin chaque exercice lui fournissait l'occasion de renouveler ces souhaits.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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22 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-troisième jour

Trois exemples à l'appui de ce qui a été dit concernant les fruits de l'aumône

 

Le premier fait regarde Saint Grégoire le Grand. On raconte que ce Saint Pape, étant encore Abbé, fit un jour l'aumône à un Ange qui la lui demanda sous les traits d'un pauvre naufragé. Or, quelques temps après son élévation au Souverain Pontificat, il eût la visite du même Ange qui lui dit : « Le Seigneur, pour récompenser votre aumône, a voulu vous établir le Pasteur universel de Son Église et Son Vicaire sur la terre ; de plus, Il m'a commandé de demeurer près de vous pour prendre un soin particulier de vos affaires et pour obtenir de Dieu tout ce que vous désirerez ». Saint Grégoire s'humilia profondément devant Dieu et dit, en versant des larmes de tendresse : « Si, pour récompenser une petite action, Dieu m'a élevé au fait de toutes les dignités et de tous les honneurs du monde ; si, de plus, Il m'a donné l'assistance extraordinaire d'un de Ses Anges, quelle récompense n'accordera-t-Il pas, quand je ferai de plus grandes aumônes et que j'observerai Sa Sainte Loi ? »

Le Second exemple est tiré de la vie de Saint François Xavier. Ce Saint était lié intimement avec un certain Pierre Veglio, et il l'avait engagé à faire des pénitences corporelles auxquelles il ne pouvait se résigner. François Xavier s'approcha de lui et lui demanda, pour l'amour de Dieu, quelque aumône, afin de doter une jeune fille dont la vertu était en péril. Pierre lui répondit en souriant : « Père, vous venez on ne peut plus mal ; est-ce le moment de vous donner mon bien, quand je m'épuise à gagner celui des autres ? Allons, ne troublez pas plus longtemps notre jeu ; voici ma clef ; allez à ma maison et prenez ce qu'il vous faut ; je me fie à vous ». Le Saint y alla, prit 300 ducats et rendit la clef à Pierre en le remerciant. A son retour, celui-ci voulut voit ce qui manquait à sa cassette, et la trouva intacte. Dès qu'il rencontra Saint François, il se plaignit de ce qu'il n'avait pas profité de son offre. « J'en ai si bien profité, reprit le Saint, que j'ai emporté 300 ducats ». « Cela ne se peut, répliqua Pierre ; mais quoi qu'il en soit, vous m'avez fait grand peine en ne prenant rien, ou en prenant si peu. Quand je vous ai donné la clef, mon intention était que vous prissiez la moitié des 30 000 écus qui se trouvaient dans le coffre ; l'autre moitié eût suffi pour mes besoins ».

A la vue d'une telle générosité, le Saint, mû par un esprit prophétique : « Pierre, lui dit-il, Dieu a reçu votre offrande, et je vous promets de sa part que vous serez toujours ici-bas à l'abri du besoin et qu'au temps fixé pour votre mort, vous en reconnaîtrez les approches, afin de vous y préparer, lorsque le vin vous semblera amer ». Cette prédiction se réalisa, Pierre vécu encore de longues années dans la prospérité ; mais un jour qu'il mangeait avec ses amis, le vin lui parut amer. Se rappelant alors la prédiction du Saint, il fit son testament, distribua de grandes aumônes au pauvres, prit congé de ses amis et disposa tranquillement dans l'église ses propres funérailles. Sa mort fut un paisible sommeil. Il s'envola de cette terre pour recevoir la belle récompense du Seigneur qui protège les hommes charitables pendant leur vie et à l'instant de la mort et qui leur donne ensuite une éternelle félicité au sein de la gloire.

Le troisième exemple, qu'on peut lire dans la vie de la Bienheureuse Anne-Marie Taïgi, dont la cause de canonisation a été entreprise et autorisée à Rome en 1862. Cette âme fervente apprit, à la mort d'un personnage de sa connaissance, qu'il était sauvé par un sou donné à un pauvre. Importuné par ce mendiant qu'il connaissait et qu'il n'estimait ni n'aimait, il avait dû se faire violence pour s'arrêter et triompher de sa répugnance pour lui faire cette minime aumône. Dieu avait payé cet acte de vertu en ouvrant à son auteur le fleuve sacré de ses grâces célestes qui l'excitèrent à d'autres actions agréables à Dieu et très méritoires par ce fait.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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