16 mai 2009

Fleur de Passion

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Fleur de Passion

méthode


Cette prière est un soutien pour entrer dans la méditation de la Passion et dans la communion à toute l'Eglise. Il ne s'agit donc pas ici de prier toutes les stations à chaque fois, mais bien plus de se laisser guider par l'Esprit Saint et méditer les stations qui nous interpellent, tout en gardant notre cœur ouvert sur les autres. peut être un jour serons nous plus attirés à méditer Gethsémani tandis qu'un autre, nous serons plus enclins à méditer la crucifixion, peut être enfin, aurons nous envie de prier plusieurs stations ou même toutes ! ... Peu importe ! L'important est de prier vraiment du fond de  notre cœur et de se laisser toucher par l'amour de Dieu durant le temps de l'oraison, alors l'invocation " Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés" prendra tout son sens et sa profondeur; alors l'offrande de nous mêmes à la sainte Trinité sera vraiment sincère. or Jésus ne désire rien d'autre que l'amour sincère de notre cœur. L'important aussi est de vivre cette prière régulièrement, se fixer au moins peut-être un jour de la semaine. certains vont se demander à quoi correspond cette offrande de nous mêmes à Dieu. C'est très simple, cela signifie que du fond de notre cœur, nous désirons être à l'écoute de Dieu et surtout que nous acceptons de faire des efforts pour changer notre vie au fur et à mesure de l'appel de Dieu en nous. Nous ne pouvons en effet attendre de Dieu la conversion des autres, si nous mêmes nous ne nous convertissons pas en premier. Méditer ainsi la Passion du Christ, c'est reconnaître son amour fou pour nous et accepter de répondre concrètement à cet amour dans ce qui fait le quotidien de notre vie.


Ouverture


Signe de croix, Notre Père, Je Vous Salue Marie, Credo


Première Station

Gethsémani


Luc 22:39.44


Il sortit et se rendit comme de coutume au mont des oliviers et les disciples aussi le suivirent. Parvenu à ce lieu, il leur dit : «  Priez pour ne pas rentrer en tentation  . » Puis il s’éloigne d’eux, d’environ un jet de pierre et fléchissant les genoux , il priait : « Père si tu veux , éloigne de moi cette coupe! Cependant que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se fasse ! » Alors lui apparut du ciel un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, il priait de façon plus instante et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.


Attitude: Se mettre profondément en vérité devant le Seigneur et reconnaître notre propre péché.

Oraison silencieuse ( 5mn )

Prière: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés ». X10

invocation: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi.


Deuxième Station

Baiser de Judas


Luc 22: 47.48


Tandis qu’il parlait encore, voici une foule et à sa tête marchait le nommé Judas, l’un des douze, qui s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Mais Jésus lui dit: «  Judas, c’est par un baiser que tu livre le Fils de l’homme ! »


Péché: recherche de l’argent, de la gloire personnelle

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Prière : « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X 10

invocation: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Troisième Station

Fuite des disciples


Marc 14: 50


Et l’abandonnant, ils prirent tous la fuite. Un jeune homme le suivait, n’ayant pour tout vêtement qu’un drap, et on le saisit; mais lui, lâchant le drap s’enfuit tout nu .


Péché : Lâcheté devant le témoignage à donner , ou l’exigence de la foi à appliquer

Oraison silencieuse ,( 5mn )

Prière: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

invocation: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Quatrième Station

reniement de Pierre


Luc 22: 59.62


Mais Pierre dit  : « Homme je ne sais pas ce que tu dis. » Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta, et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : «  Avant que le coq ait chanté aujourd’hui , tu m’auras renié trois fois. » Et sortant dehors, il pleura amèrement .


Péché : Dire non à l’appel de Dieu , à sa volonté , par peur du regard et des réactions des autres

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X 10

Prière:  Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Cinquième Station

Jésus devant le Sanhedrin


Matthieu 26: 63.67


«Le grand prêtre lui dit : «  je t’adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu . » « Tu l’as dit, lui dit Jésus. D’ailleurs je vous le déclare, dorénavant vous verrez le Fils de l’homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand prêtre déchira ses vêtements en disant : «  Il a blasphémé. Qu’avons nous encore besoin de témoins ? Là , vous venez d’entendre le blasphème, qu’en pensez vous ? » Ils répondirent : «  Il est passible de mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent; d’autres lui donnèrent des coups en disant: «  Fais le prophète , Christ , dis nous qui t’a frappé . »


Péché : lutte de pouvoir d’argent, de gloire au sein même de l’Eglise ; jalousie et refus de la vocation des autres consacrés, aboutissant à leur rejet, à leur écrasement.

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Sixième Station

Jésus devant Pilate


Matthieu 27: 22.25


Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle Christ ? » Ils disent tous: « Qu’il soit crucifié ! » Il reprit: «  Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient plus fort: « Qu’il soit crucifié! » Voyant qu’ill n’aboutissait à rien mais qu’il s’en suivait plutôt un tumulte, Pilate prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, en disant: «  Je ne suis pas responsable de ce sang; à vous de voir ! » Et tout le peuple répondit : «  Que son sang soit sur nous et sur nos enfants. »


Péché: Des gouvernants chrétiens qui oublient le Christ dans leur décisions , mais aussi faiblesse des autorités ecclésiastiques devant les pouvoirs politiques

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X 10

Prière:  Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Septième Station

Jésus flagellé


Matthieu 22:26


Alors il leur relâcha Barabbas; quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le leur livra pour être crucifié.


Péché: Eucharistie mal célébrées, mal vécues, mal reçues Et toutes formes de sacrilège de l’Eucharistie

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Huitième Station

Jésus couronné d’épines


Matthieu 22: 27.31

Alors les soldats du gouverneurs prirent avec eux Jésus dans le prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L’ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate puis ayant tressé une couronne avec des épines, il la lui placèrent sur la tête avec un roseau dans sa main droite. Et s’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : «  Salut roi des juifs ! » et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Puis quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier .


Péché: Tourner en dérision la religion, les prêtres, le pape

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Neuvième Station

Simon de Cyrène

Marc 15: 20.22


Ils le mènent dehors afin de le crucifier. Et ils requièrent pour porter sa croix, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui passait par là en revenant des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit par lieu du crâne .


Péché: refuser le combat spirituel, ne pas aider les fidèles à porter leur croix, ne pas leur apprendre la valeur rédemptrice de la souffrance. Ne pas visiter les malades ( confession eucharistie , onction des malades )

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière:  Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Dixième Station

Les femmes de Jérusalem


Luc 23: 27.31


Une grande masse du peuple le suivait ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : «  Filles de Jérusalem ne pleurez pas sur moi pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! ….Car si l’on traite ainsi le bois vert qu’adviendra-t-il du sec ? »


Péché: Ne pas faire d’examen de conscience donc ne pas pleurer ses propres fautes et ne pas prendre le chemin de la conversion. Pleurer des larmes de crocodiles sur son état de pécheur et se complaire dans son mal sous prétexte de la nature ( je suis comme ça , je ne peux pas changer !)

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Onzième Station

Jésus est crucifié


Luc 23: 33.34


Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé crâne, ils l’y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’un à sa gauche. Jésus disait  « Père pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. ».


Péché : Ne pas contempler Jésus dans la Passion. Ne pas se mettre « à genoux » devant Jésus crucifié et dans cet état ne pas le reconnaître comme étant fils de Dieu et Dieu lui-même. Douter de la puissance du sacrifice du Christ, de son amour infini de sa grande miséricorde.

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Douzième Station

Le partage des vêtements


Jean 19:23.24


Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d’une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: « Ne la déchirons pas mais tirons au sort qui l’aura. »: afin que l’écriture fut accomplie: Ils se sont partagé mes habits et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort.


Péché: manque d’œcuménisme. Dissension entre les différentes église chrétiennes; dissensions entre les différentes familles catholiques, dissension également entre les pasteurs, entre les âmes consacrées. manquement donc à l’unité et à l’amour à cause du « gain personnel » ( propres idées, propres avantages)

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Treizième Station

Jésus raillé et outragé


Marc 15: 29.32


Les passants l’injuriaient en hochant la tête et en disant: « Eh ! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve toi toi-même en descendant de la croix! ». Pareillement les grands prêtres se gaussaient entre eux avec les scribes et disaient: «  Il en a sauvé d’autres et il ne peut se sauvé lui-même ! Que le Christ, le roi d’Israel, descende maintenant de la croix pour que nous voyons et croyons !».


Péché: Critiques, moqueries, incompréhension vexations des âmes choisies. Humiliations voir persécution des vocations particulières. refuser de reconnaître l’œuvre de l’esprit saint en autrui (et dire que cela vient de la personne ou même du malin)

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Quatorzième Station

Le bon larron


Luc 23: 39.43


L’un des malfaiteurs suspendu à la croix l’injuriait: «  N'es-tu pas le Christ ? Sauve toi toi-même et nous aussi ! » Mais l’autre le reprenant déclara: « Tu n’as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ? Pour nous c’est justice, nous payons nos actes, mais lui n’a rien fait de mal. » Et il disait : «  Jésus souviens toi de moi lorsque tu viendras avec ton royaume. » Et il lui dit : «  En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »


Péché: se révolter contre Dieu dans les épreuves. Savoir que l’on a tort et pourtant refuser de l’admettre, de se soumettre à la « justice », à la volonté de Dieu; cultiver donc son orgueil, sa colère voir sa haine !

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Quinzième Station

Jésus et sa mère


Jean 19: 25.27


Or près de la croix se tenait sa mère et la sœur de sa mère, marie femme de Clopas et Marie de Magdala. Jésus donc, voyant sa mère et se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: «  Femme voici ton fils. » Puis il dit au disciple: «  Voici ta mère. » Dès cette heure là, le disciple l’accueillit chez lui.


Péché: Refuser Marie comme notre Mère. Ne pas reconnaître ses messages (appels à la conversion). ne pas apprendre aux fidèles à bien vivre le rosaire

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Seizième Station

la mort de Jésus


Marc 15: 33.39


Quand il fut la sixième heure , l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure Jésus clama en un grand cri: « Eloï ! Eloï ! Lema sabbachthani » ce qui veut dire: « Mon Dieu! Mon Dieu! Pourquoi m’as tu abandonné? » Certains des assistants disaient en l’entendant: «  Voilà qu’ils appelle Élie! » Quelqu’un courut tremper une éponge dans du vinaigre et l’ayant mis au bout d’un roseau, il lui donnait à boire en disant: « Laissez que nous voyons si Élie va venir le descendre! » Or Jésus jetant un grand cri expira. Et le voile du temple se déchira en deux, du haut en bas. Voyant qu’il avait ainsi expiré le centurion qui se tenait en face de lui s’écria: « Vraiment cet homme était fils de Dieu ».


Péché: refuser de mourir à soi-même, à sa volonté propre. Vouloir garder sa vie alors même que l’on est censé appartenir « corps et âme » au Christ

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi.


Dix-septième Station

Le Cœur transpercé


Jean 19: 31.37


Comme c’était la préparation de la Pâque, les juifs, pour éviter que les corps restent en croix durant le sabbat; car ce sabbat était un grand jour; demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avaient été crucifiés avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes mais l’un des soldats, de sa lance lui perça le côté, et il en sortit aussitôt du sang et de l’eau - celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable et celui là sait qu’il dit vrai - pour que vous aussi vous croyez. Car cela est arrivé afin que l’écriture fut accomplie: Pas un os ne lui sera brisé. Et un autre écriture dit encore: Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.


Péché: Ne pas croire à l’amour de Dieu, à sa miséricorde infinie. Ne pas venir puiser au pied de la croix et dans son Cœur transpercé la grâce dont nous avons besoin non seulement pour nous même mais encore pour tous ceux qui nous sont confiés

Oraison silencieuse, ( 5mn )

Invocation: « Seigneur Jésus, pardon et miséricorde pour nos péchés » X 10

Prière: Trinité Sainte je m’offre à toi en réparation des péchés de ton Eglise dont je fais partie moi aussi


Prières Finales


Acte d'espérance


Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous tenez toujours vos promesses


On peut aussi terminer par la prière de Saint François, marquant ainsi notre confiance en Dieu qui transforme les cœurs et notre réel désir de changer de vie .


Seigneur , fais de moi un instrument de ta paix

Là où est la haine que je mette l’amour,

Là où est l’offense que je mette le pardon,

Là où est la discorde que je mette l’union,

Là où est l’erreur que je mette la vérité,

Là où est le doute que je mette la foi,

Là où est le désespoir que je mette l’espérance,

Là où sont les ténèbres que je mette la lumière,

Là où est la tristesse que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant d’être consolé que de consoler,

D’être compris que de comprendre,

d’être aimé que d’aimer.

Car c’est en donnant que l’on reçoit,

En s’oubliant soi-même que l’on se retrouve soi-même,

c’est en pardonnant que l’on obtient le pardon,

c’est en mourant que l’on ressuscite à l’éternelle vie. Amen.

Texte extrait du site www.passioniste.org.pf

Signs_20of_20Passion

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25 avril 2009

La Dévotion des trois Credo en l'honneur de Sainte Philomène

SaintPhilomena

La Dévotion des trois Credo en l'honneur de Sainte Philomène

Un jour, Soeur Marie Louise de Jésus, Supérieure générale de la Congrégation des Sœurs des Douleurs de Marie, décédée en 1875, eût recours à Sainte Philomène et lui demanda de lui révéler une prière fervente. Sainte Philomène lui enseigna la prière suivante.

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, je vous supplie de prier Dieu pour les justes afin qu'ils persévèrent dans leur Justice et croissent dans les vertus de jour en jour.

Credo

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur; qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, et je Vous supplie de prier Dieu pour les pécheurs afin qu'ils se convertissent et commencent une vie de grâce.

Credo

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, et je Vous supplie de prier Dieu pour ceux qui ont renié leur Foi et pour les infidèles, afin qu'ils rentrent au bercail de la vraie Église et servent Dieu en esprit et en vérité.

Credo

Réciter ensuite trois Gloire au Père, en l'honneur de la Très Sainte Trinité en reconnaissance des grâces accordées

Ensuite, réciter le Salve Regina, en l'honneur de la Vierge Douloureuse et en reconnaissance de la force miraculeuse de Sainte Philomène.

Salve Regina

Salut, Reine, mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut. Enfant d'Eve, de cette terre d'exil, nous crions vers Vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Votre regard Miséricordieux, Et au sortir de cet exil, obtenez-nous de pouvoir contempler Jésus, le fruit béni de Votre Sein, ô Clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie.

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02 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de Marie

Fête le 2 février

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Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 22-32)


Quand vint le jour, selon la Loi de Moïse, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, comme il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur ; et pour offrir en sacrifice, comme l'ordonne la Loi du Seigneur, deux tourterelles, ou deux petits de colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon;et cet homme juste et craignant Dieu attendait la consolation d'Israël ; et le Saint-Esprit était en lui. Et il lui avait été révélé par le Saint-Esprit qu'il ne verrait point la mort sans voir auparavant le Christ du Seigneur. Et par un mouvement de l'Esprit, il vint au Temple. Et comme les parents de Jésus l'y apportaient, afin d'accomplir pour l’Enfant ce qui était en usage selon la Loi, Siméon le prit dans ses bras, et il bénit Dieu, et il dit : « C'est maintenant, Seigneur,que vous laisserez aller en paix votre serviteur, selon votre parole ; parce que mes yeux ont vu le Sauveur que vous avez destiné à être exposé aux regards de tous les peuples, pour être la Lumière qui éclairera les nations, et la gloire de votre peuple d'Israël. »

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La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie; cependant par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem. La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés. Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité. La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur. Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950


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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda


La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

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La Purification de la Bienheureuse Vierge Marie


La Purification de la Vierge Marie eut lieu quarante jours après la Nativité du Seigneur. Cette fêté a été nommée ordinairement de trois manières, la Purification, Hypopante ou rencontre, et la Chandeleur. On la nomme Purification parce que, quarante jours après la naissance du Seigneur, la Vierge vint au Temple se purifier, selon la coutume introduite par la loi, quoique cette loi ne l’obligeât point. En effet au Lévitique (XII), la loi ordonnait que là femme qui, ayant usé du mariage, enfanterait un fils, serait impure pendant sept jours, impure au point de s'abstenir de toute espèce de commerce avec les hommes, et de l’entrée du temple:

Mais après les sept jours; elle redevenait pure ; en sorte qu'elle pouvait se trouver avec les hommes mais elle avait encore trente trois jours a passer avant de pouvoir entrer' dans le temple à raison de son impureté. Enfin après quarante jours, elle entrait dans le temple et offrait son enfant avec des présents. Que si elle avait enfanté une femme, les jours étaient doublés pour ses rapports avec les hommes et pour l’entrée du temple. Pourquoi donc le Seigneur a-t-il ordonné que, au 40e jour, l’enfant fût offert dans le temple ? on peut en donner trois raisons. La première afin que l’on,comprenne par là que comme l’enfant est introduit au 40e jour dans le temple matériel, de même 40 jours après sa conception, pour le plus souvent, son âme est infuse dans le corps comme dans son temple. Ceci est rapporté dans l’Histoire scholastique , quoique les physiciens (médecins) disent que le corps est perfectionné en 46 jours. La seconde, que comme l’âme infuse au 40e jour dans le corps, est souillée par le corps lui-même, de même au 40e jour, en entrant dans le temple, l’âme est désormais lavée de cette tache par les offrandes. La troisième, pour donner à comprendre que; ceux-là mériteront d'entrer dans le temple céleste qui auront voulu observer les dix commandements avec la, foi aux quatre Evangiles. Pour celle qui enfantait une femme, ces jours sont doubles, quant à l’entrée dans le temple, comme ils sont doublés pour la formation de son corps : car ainsi que le corps d'un homme est organisé et rendu parfait en 40 jours. et que pour le plus souvent, l’âme est infuse au 40e jour, ainsi le corps d'une femme est achevé en 80 jours et au 80e jour, pour le plus souvent, l’âme anime son corps. Pourquoi donc le corps d'une femme met-il plus de temps à se parfaire et l’âme à l’animer que le corps d'un homme ? Sans parler des raisons prises de la nature, on peut en assigner trois autres. La première, c'est que J.-C.; devant prendre chair dans le sexe viril, afin d'honorer, ce sexe et lui octroyer une plus grande grâce, il voulut que l’enfant fût formé plus tôt et que la femme fût purifiée plus vite. La seconde, que la femme ayant plus péché que l’homme, ses infirmités fussent doubles des infirmités de l’homme extérieurement en ce mondé, de même alors, elles ont dû être doublées intérieurement dans le sein. La troisième, pour donner à comprendre par là que la femme a été d'une certaine manière plus à charge à Dieu que l’homme, puisqu'elle a failli davantage. En effet Dieu est en quelque sorte fatigué par nos actions mauvaises, ce qui lui fait dire dans Isaïe (XLIII) : «Vous  m’avez rendu comme votre esclave par vos péchés. » Et ailleurs il dit encore par Jérémie (VI) : « J'ai travaillé avec grand effort. » La bienheureuse Vierge n'était donc pas tenue à cette loi de la purification, puisqu'elle n'a pas conçu en usant du mariage, mais par un souffle mystique. Aussi Moïse a ajouté : « en usant du mariage, » ce qui n'était pas nécessaire par rapport aux autres femmes qui conçoivent toutes , de cette manière, mais Moïse a ajouté ces mots, dit saint Bernard, parce qu'il venait de faire injure à la mère du Seigneur. Cependant elle voulut se soumettre à la loi pour quatre raisons. La première, pour donner l’exemple de l’humilité. Ce qui fait dire à saint Bernard : «O Vierge vraiment bienheureuse, vous n'aviez aucun motif ni aucun besoin de vous purifier ; mais est-ce que votre Fils avait besoin de la circoncision? Soyez au milieu des femmes comme l’une d'elles, car vôtre fils aussi se rend semblable aux autres enfants. » Or, cette humilité ne vint pas seulement de la mère, mais encore du Fils, qui voulut ici, comme elle, se soumettre à la loi. En effet, dans sa naissance, il se posa en homme pauvre, dans sa circoncision en homme pauvre et pécheur, mais aujourd'hui il se traite en homme pauvre, et pécheur et esclave; en pauvre, puisqu'il choisit l’offrande des pauvres; en pécheur, puisqu'il veut être purifié avec sa mère; en esclave, puisqu'il a voulu être racheté, et même peu après il voulut être baptisé, non pour effacer en sondes fautes, mais pour offrir au monde l’exemple de la plus grande humilité, et pour donner des preuves que ces remèdes ont été bons au temps où on les employait.. Car cinq remèdes furent institués, dans une certaine succession de temps, contre le péché originel. Trois d'entre eux, selon Hugues de Saint-Victor, ont été institués sous la' loi ancienne les oblations, les dîmes et les immolations des sacrifices, qui signifiaient merveilleusement l’œuvre de notre rédemption. Car le mode de rachat était exprimé par l’oblation; le prix lui-même de l’oblation, par le sacrifice, où il y avait effusion de sang; celui-là même, qui était racheté, par la dîme, parce que l’homme est figuré par la dixième dragme: Le premier remède fut l’offrande : ainsi l’on voit Caïn offrir à Dieu des présents de ses fruits, et Abel, de ses troupeaux. Le second fut la dîme, comme dans Abraham qui offre la dîme au prêtre. Melchisédech : car selon saint Augustin, on dîmait sur tout ce dont on prenait soin. Le troisième fut l’immolation des sacrifices : car, d'après saint Grégoire, les sacrifices étaient établis contre le péché originel. Mais parce qu'il était de rigueur, eût au moins l’un ou l’autre des parents eût la foi et qu'il pouvait se faire quelquefois que tous les deux fussent infidèles, alors vint le quatrième remède, savoir: la circoncision qui avait sa valeur, soit que les parents fussent fidèles, soit qu'ils ne le fussent point. Mais ce remède ne pouvant convenir seulement qu'aux mâles, et ne pouvant pas ouvrir les portes du paradis, alors à la circoncision succéda comme cinquième remède le baptême qui est commun à tous et qui ouvre la porte du ciel. J.-C. donc paraît avoir reçu, en quelque manière, le premier remède quand il fut offert dans le temple par ses parents; le second, quand il jeûna 40 jours et 40 nuits, parce que n'ayant point de biens avec quoi il pût payer la dîme, il offrit du moins à Dieu la dîme de ses jours. J.-C., s'est appliqué le troisième remède, quand sa mère offrit pour lui une paire de tourterelles, ou deux petits de colombes pour en faire un sacrifice, ou bien encore, quand il s'offrit lui-même en sacrifice sur la croix. Le quatrième, quand il se laissa circoncire, et le cinquième en recevant le baptême de saint Jean. — La seconde raison était d'accomplir la loi. Le Seigneur en effet n'était pas venu pour détruire la loi mais pour l’accomplir : car si en cela il se fût exempté de la loi, les Juifs auraient pu apporter cette excuse : « Nous ne recevons pas votre doctrine puisque vous n'êtes pas semblable à nos pères et que vous n'observez pas les traditions de la loi. » Mais aujourd'hui J.-C. et la Vierge se soumettent à une triple loi : 1° à la loi de la;purification comme des modèles de vertu, afin que nous,disions, après, avoir fait le bien, en tout, que nous sommes dès serviteurs inutiles ; 2° à la loi de la rédemption, pour donner un exemple d'humilité ; 3° à la loi de l’offrande, pour servir de modèle de pauvreté. —  La troisième raison est pour mettre fin à la loi de la purification ; car comme au premier rayon de la lumière, les ténèbres disparaissent et que, au lever du soleil, l’ombre s'enfuit; de même, après la véritable purification, a cessé la purification figurative. Or, ici a en lieu la véritable purification dans J.-C. qui est réellement appelé la purification par excellence, puisqu'il nous purifie par la foi, selon qu'il est dit (Act., XV) : « Dieu purifie nos coeurs par la foi. » De là encore il sait que désormais les pères ne sont pas tenus à l’accomplissement de cette loi, ni les mères à la purification ou à l’entrée du temple, ni les enfants à ce rachat. — La quatrième raison, c'est pour nous apprendre à nous purifier. Selon le droit, il y a cinq manières de se purger dès l’enfance, quoiqu'il n'y en ait que trois de prescrites; et nous devons les employer savoir, par le jurement, qui marque le renoncement au péché; par l’eau qui indique l’ablution baptismale; par le feu, qui désigne l’infusion de la' grâce spirituelle; parles témoins, qui montrent la multitude des bonnes oeuvres; parla guerre, qui signifie la tentation. Or, la sainte Vierge, en venant au temple a offert son fils et l’a racheté avec cinq sicles. Il faut aussi remarquer que certains premiers-nés étaient rachetés comme les premiers-nés des onze tribus moyennant cinq sicles; quelques autres ne pouvaient être rachetés, par exemple, les premiers-nés des lévites, qui jamais n'étaient rachetables;- mais, parvenus à l’âge des adultes; ils servaient constamment le Seigneur dans le temple; de même encore les premiers-nés des animaux purs ils pouvaient être rachetés; mais ils étaient offerts au Seigneur. Quelques autres devaient être échangés, comme le premier-né de l’âne qui était remplacé par une brebis; d'autres étaient tués, par exemple, le premier-né du chien. Or, puisque J.-C. était de la tribu de Juda, l’une des douze, il est clair qu'il a dû être racheté. « Et ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux petits de colombes. » C'était l’offrande des pauvres, tandis que l’agneau était celle des riches. L'Ecriture ne dit pas des petits de tourterelles, mais des petits de colombes, parce qu'on trouve toujours des petits de colombes, mais qu'on ne trouve pas toujours des petits de tourterelles, bien que l’on trouve toujours des tourterelles ; on ne dit pas non plus une paire de colombes, comme on dit une paire de tourterelles, parce que la colombe est un oiseau voluptueux, et pour cela Dieu n'a pas voulu qu'il lui en fût offert en sacrifice, mais la tourterelle est un oiseau pudique. — Cependant la Sainte Vierge Marie n'avait-elle pas, peu auparavant, reçu des mages une grosse somme d'or ? il est évident donc qu'elle a bien pu acheter un agneau. A cela on répond, qu'il n'est pas douteux, comme le dit saint Bernard, que les mages aient offert une grosse somme d'or, parce qu'il n'est pas vraisemblable, que des rois de cette importance aient offert à un tel Enfant de maigres présents; toutefois, d'après une opinion, elle ne garda pas cet or pour soi, mais elle le distribua de suite aux pauvres, ou bien peut-être, elle le garda pour pourvoir aux frais de son voyage de sept ans en Egypte ; ou encore, les mages n'offrirent pas une grande quantité d'or, car leur offrande avait une signification mystique. — On distingue trois offrandes touchant le Seigneur : La première quand ses parents l’offrirent; la seconde quand on offrit pour lui des oiseaux; il fit lui-même la troisième pour les hommes sur la croix. La première montre son humilité, puisque le maître de la loi se soumet à la foi; la seconde, sa pauvreté, puisqu'il a choisi l’offrande des pauvres ; la troisième, sa charité, puisqu'il s'est livré pour les pécheurs. Voici les propriétés de la tourterelle : son vol est élevé ; ses chants sont dés gémissements; elle annonce le printemps; elle vit chastement; elle reste isolée; la nuit elle réchauffe ses petits elle s'éloigne des cadavres. Voici les propriétés de la colombe :

Elle ramasse le grain ; elle vole en troupe ; elle évite les cadavres ; elle n'a pas de fiel ; elle gémit elle caresse son compagnon de ses baisers ; la pierre lui fournit un nid; elle fuit son ennemi qu'elle a vu sur le fleuve ; elle ne blesse pas avec son bec; elle nourrit ses deux petits avec soin.

Secondement; cette fête a reçu le nom d'Hypapante, ce qui est la même chose que Présentation, parce que J.-C. a été présenté au temple: Hypapante veut encore dire rencontre, parce que Siméon et Anne se rencontrèrent avec le Seigneur, qu'on offrait dans le temple. Alors donc Siméon le prit dans ses bras. Notons ici trois sortes d'ombres, trois anéantissements de notre Sauveur: 1° l’anéantissement de la vérité : car celui qui est. la vérité, par laquelle l’homme est conduit, qui est aussi la voie, laquelle conduit l’homme à Dieu qui est la vie, a permis que d'autres,le conduisissent aujourd'hui : « Alors, dit-il, qu'ils introduisaient Jésus enfant. » 2° L'anéantissement de la bonté, puisque lui qui est le seul bon, le seul saint, a voulu être purifié avec sa mère, comme un homme immonde. 3° C'est l’anéantissement de sa majesté, puisque celui qui porte tout par la parole de sa force; s'est laissé prendre et porter entre lés bras d'un vieillard, qui cependant portait celui qui le portait lui-même;, d'après cette parole de la liturgie : « Le vieillard portait l’enfant, mais l’enfant dirigeait le vieillard. » Alors Siméon le bénit en disant : « Vous laisserez maintenant, Seigneur, aller votre serviteur en paix, etc. » Et Siméon lui donne trois noms, savoir : le salut, la lumière et la gloire du peuple d'Israël. On peut entendre ces trois noms de quatre manières : 1° comme notre justification; et il est appelé sauveur, en remettant la faute, parce que Jésus veut dire sauveur, par cela qu'il sauvera le peuple de ses péchés; lumière, en donnant sa grâce.; gloire, il la donne à son peuple; 2° comme notre régénération, car 1° l’enfant est exorcisé et baptisé, et il est ainsi purifié du péché; 2° on lui donne un cierge allumé ; 3° il est présenté à l’autel; 4° la procession qui se fait en ce jour, car 1° les cierges sont bénits et exorcisés ; 2° ils sont allumés et distribués entre lés mains des fidèles; 3° on entre à l’église, en chantant, des cantiques ; 4° à cause du triple nom de la fête : on 1'appelle.Purifrcation, et c'est parce que la faute est purifiée, que Siméon appelle Jésus le salut. On l’appelle chandeleur, pour l’illumination de la grâce ; de là le nom de lumière. On l’appelle Hypapante, pour la collation de la gloire: de là le nom de gloire du peuple d'Israël. « Alors en effet nous viendrons au-devant de J.-C. dans les airs » (saint Paul). On petit dire encore que par ce cantique de Siméon, J.-C. est loué comme paix, comme salut, comme lumière, comme gloire. Comme paix, car il est médiateur; comme salut, car il est rédempteur; comme lumière, car il est docteur; comme gloire, car il est récompense.

Troisièmement cette fête a reçu le nom de Chandeleur, parce qu'on porte à la main des chandelles allumées. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi qu'on porterait à la main des chandelles allumées ? On en peut assigner quatre raisons : 1° pour détruire une coutume mauvaise. En effet, autrefois, aux calendes de février, en l’honneur de Februa, mère de Mars; dieu de la guerre, les Romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que Mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis, en raison des honneurs qu'ils rendaient à sa mère ; et cet espace de temps était un lustre. Au mois de février encore les Romains offraient des sacrifices à Febvrius c'est-à-dire à Pluton et aux autres dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu'ils eussent pitié d'eux, ils leur offraient des victimes solennelles, et toute la nuit. ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumées. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières, dont l’origine est tirée des fables des poètes. Ceux-ci rapportent que Proserpine était si belle que Pluton, dieu des enfers, en devint épris, qu'il l’enleva et en fit une déesse. Ses parents la cherchèrent longtemps dans les forêts, et les bois avec des torches et des flambeaux, et c'est ce souvenir que rappelaient les femmes de Rome. Or, parce qu'il est difficile d'abandonner une coutume, les chrétiens nouvellement convertis a la foi ne savaient pas s'y résoudre alors le pape Sergius lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année, à pareil jour, par tout, l’univers, une fête en l’honneur de la sainte Mère du Seigneur, avec cierges allumes et chandelles bénites. De cette manière la solennité restait, mais la fin était toute autre. 2° Pour montrer la pureté de la Vierge. En entendant que la Vierge s'était purifiée, quelques personnes pourraient penser qu'elle avait besoin de purification : afin donc de montrer que toute sa personne fut très pure et toute brillante, l’Eglise nous a ordonné de porter des flambeaux allumés, comme si. par le fait elle disait : « O bienheureuse Vierge, vous n'avez pas besoin de purification, mais vous êtes toute brillante, toute resplendissante. » De vrai, elle n'avait pas besoin de purification, elle qui avait conçu, sans user du mariage, elle qui avait été purifiée d'une manière très parfaite, et qui avait été sanctifiée dans le sein de sa mère. Or, elle avait tellement été glorifiée et purifiée dans le sein de sa mère et dans la venue du Saint-Esprit que, nom seulement il ne resta en elle aucune inclination au péché; mais l’effet de sa sainteté se communiquait et s'épanchait dans les autres, en sorte qu'elle éteignait tous les mouvements de charnelle concupiscence en tous. Ce qui fait dire aux Juifs que quoique Marie ait été d'une extrême beauté, elle ne put cependant jamais être convoitée par personne; et la raison en est que la vertu de sa chasteté pénétrait tous ceux qui la regardaient et écartait d'eux toute concupiscence. Ce qui l’a fait comparer au cidre dont l’odeur fait mourir les serpents ; sa sainteté projetait comme des rayons sur les autres, de manière à étouffer tous les mouvements qui se glissaient en la chair. On la compare encore à la myrrhe; car de même que la myrrhe fait périr les vers, de même aussi sa sainteté détruisait toute concupiscence charnelle ; et elle jouit de cette prérogative dans un degré plus éminent que ceux qui ont été sanctifiés dès le sein de leur mère, ou qui sont restés vierges; dont la sainteté et la chasteté ne se transmettaient pas aux autres, ni n'éteignait en eux les mouvements de la chair, tandis que la force de la chasteté de la Vierge pénétrait jusqu'au fond même du coeur des impudiques et qu'elle les rendait tout aussitôt chastes à son égard. 3° A cause de la procession qui eut lieu à pareil jour : car Marie, Joseph, Siméon et Anne firent aujourd'hui une procession digne d'honneur, et présentèrent l’enfant Jésus au temple. De même encore, nous faisons la procession et portons à la main un cierge allumé, figure de Jésus-Christ, et nous le tenons jusque dans les églises. Il y a trois choses dans le cierge, savoir, la cire, la mèche et le feu, qui sont la figure des trois substances qui existèrent en J.-C. : la cire est la figure de sa chair qui est née de la Vierge Marie sans la corruption de la chair, comme les abeilles composent la cire sans mélange ; la mèche cachée dans le cierge est la figure de son âme très candide cachée dans sa chair; et le feu ou la lumière est la figure de la divinité, parce que notre Dieu est un feu qui consume. Ce qui a fait dire à un poète : « Cette chandelle, je la porte en l’honneur de la pieuse Marie. Par la cire voyez une chair véritable née d'une Vierge ; par la lumière, la divinité et l’excellence de la majesté ; la mèche, c'est somme infiniment riche se cachant dans la chair. » 4° Pour notre instruction. Tout nous instruit : que si nous voulons être purs et nets, nous devons avoir en nous trois dispositions, savoir : une foi véritable, une conduite sainte, et une intention droite. La chandelle allumée à la main, c'est la foi avec les bonnes œuvres; et de même que la chandelle sans lumière est réputée morte, et que la lumière par elle-même ne brille pas sans chandelle, mais paraît être morte, de même les œuvres sans la foi et la foi sans les bonnes œuvres sont appelées mortes. Quant à la mèche enfermée dans la cire, c'est l’intention droite; ce qui fait dire à saint Grégoire : « L'action se fait devant le publie, mais l’intention reste cachée dans le secret. »

Une noble dame avait une très' grande dévotion envers la sainte Vierge. Ayant fait construire une chapelle auprès de sa maison, elle y entretenait un chapelain, et voulait entendre chaque jour une messe de la Bienheureuse Vierge. Alors que la fête de la Purification de la Sainte Vierge était proche, le prêtre fit un voyage au loin pour une affaire particulière, et la dame ne put avoir une messe ce jour-là; ou bien, comme on le lit autre part, elle avait donné tout ce qu'elle avait jusqu'à ses vêtements pour l’amour de la Vierge; or, comme elle avait donné sa robe et qu'elle ne pouvait aller à l’église il lui fallait rester sans messe en ce jour. Sous l’impression d'une vive douleur elle entra dans son oratoire ou sa chambre et se prosterna devant un autel de la Sainte Vierge. Tout à coup elle fut transportée hors d'elle-même, et il lui semblait être dans une église magnifique et toute resplendissante ; alors elle vit, entrer une foule extraordinaire de vierges, que, précédait une Vierge d'une admirable beauté, dont la tête était couronnée d'un diadème. Après que toutes se furent assises, voici venir une autre foule de jeunes gens qui prirent place chacun selon son rang. Alors quelqu'un qui portait une grande quantité de cierges, en donna d'abord un à la vierge qui avait le pas sur les autres; il en distribua ensuite aux autres vierges ut aux jeunes gens, enfin il vint auprès de la dame et lui offrit un cierge qu'elle accepta volontiers. Elle tourna alors les yeux vers le chœur et vit deux céroféraires, un sous-diacre, un diacre et un prêtre revêtus de leurs ornements sacrés s'avancer vers l’autel comme pour célébrer une messe solennelle. Il lui semblait que les acolytes étaient saint Vincent et saint Laurent; que le diacre. et le sous-diacre étaient deux anges; quant au prêtre, c'était J.-C. Après la confession, deux jeunes gens d'une rare beauté allèrent au milieu du chœur, commencèrent à haute voix et fort dévotement l’office de la, messe, que poursuivirent ceux qui étaient dans le tuteur. Quand on fut à l’offrande, la reine dés Vierges et toutes les vierges avec ceux qui étaient dans le chœur, vinrent offrir, comme de coutume, leurs cierges au prêtre en fléchissant les genoux. Or, comme le prêtre attendait que la dame vînt lui offrir son cierge, et que celle-ci ne le voulait pas faire, la. reine des vierges lui envoya dire par un exprès qu'elle manquait de savoir-vivre, en faisant attendre le prêtre si longtemps. Elle répondit que le prêtre continuât sa messe parce qu'elle -ne lui offrirait pas son cierge. Alors la reine lui envoya encore un autre exprès à qui la dame répondit qu'elle ne donnerait à personne. le cierge qu'elle avait reçu, mais qu'elle le garderait par dévotion. Toutefois la reine des vierges donna cet ordre à l’exprès.: « Allez la prier de nouveau d'offrir son cierge, sinon vous le lui enlèverez par force, de ses mains. » Le messager étant venu et la dame refusant d'accéder à sa prière, il dit qu'il avait ordre de le lui arracher de force. Alors il saisit le cierge avec une grande violence et s'efforça de l’enlever. La dame le tenait plus fortement. encore et se défendait comme un homme. Le débat traînait en longueur, le cierge était tiré avec force deçà, de-là, quand tout à coup le cierge se cassa, une moitié restant entre les mains du messager, l’autre moitié danses mains de la dame. Au moment où le cierge se brisa avec bruit, elle revint tout aussitôt à elle et se trouva devant l’autel, où elle s'était placée, avec le cierge brisé à la main. Elle en fut dans l’admiration et rendit d'immenses actions de grâces à la Sainte Vierge qui n'avait pas permis qu'elle restât sans messe en ce jour, mais qui l’avait fait assister à un tel office. Elle eut grand soin de son cierge et le garda comme les plus précieuses reliques. On dit que tous ceux qui en étaient touchés étaient aussitôt guéris des infirmités qui ses tourmentaient. — Une autre dame enceinte vit en songe qu'elle portait un étendard teint de couleur sanguine. En s'éveillant elle perdit de suite les sens : le démon se jouait tellement d'elle qu'il lui semblait qu'elle portait entre ses mamelles la foi chrétienne à laquelle elle avait été jusque-là fort attachée, et qu'elle la perdait à chaque instant. Rien ne la pouvant guérir, elle passa dans une église de la Sainte Vierge la nuit de la Purification et fut guérie parfaitement.

Extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Enfin les quarante jours de la Purification de Marie sont écoulés, et le moment est venu où elle doit monter au Temple du Seigneur pour y présenter Jésus. Avant de suivre le Fils et la Mère dans ce voyage mystérieux à Jérusalem, arrêtons-nous encore un instant à Bethléhem, et pénétrons avec amour et docilité les mystères qui vont s'accomplir. La Loi du Seigneur ordonnait aux femmes d'Israël, après leur enfantement, de demeurer quarante jours sans approcher du tabernacle ; après l'expiration de ce terme, elles devaient, pour être purifiées, offrir un sacrifice. Ce sacrifice consistait en un agneau, pour être consumé en holocauste; on devait y joindre une tourterelle ou une colombe, destinées à être offertes selon le rite du sacrifice pour le péché. Que si la mère était trop pauvre pour fournir l'agneau, le Seigneur avait permis de le remplacer par une autre tourterelle, ou une autre colombe. Un second commandement divin déclarait tous les premiers-nés propriété du Seigneur, et prescrivait la manière de les racheter. Le prix de ce rachat était de cinq sicles, qui, au poids du sanctuaire, représentaient chacun vingt oboles. Marie, fille d'Israël, avait enfanté; Jésus était son premier-né. Le respect dû à un tel enfantement, à un tel premier-né, permettait-il l'accomplissement de la loi ?

Si Marie considérait les raisons qui avaient porté le Seigneur à obliger les mères à la purification, elle voyait clairement que cette loi n'avait point été faite pour elle. Quel rapport pouvait avoir avec les épouses des hommes, celle qui était le très pur sanctuaire de l'Esprit-Saint, Vierge dans la conception de son Fils, Vierge dans son ineffable enfantement; toujours chaste, mais plus chaste encore après avoir porté dans son sein et mis au monde le Dieu de toute sainteté? Si elle considérait la qualité sublime de son Fils, cette majesté du Créateur et du souverain Seigneur de toutes choses, qui avait daigné prendre naissance en elle, comment aurait-elle pu penser qu'un tel Fils était soumis à l'humiliation du rachat, comme un esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ?

Cependant, l'Esprit qui résidait en Marie lui révèle qu'elle doit accomplir cette double loi. Malgré son auguste qualité de Mère de Dieu, il faut qu'elle se mêle à la foule des mères des hommes, qui se rendent de toutes parts au Temple, pour y recouvrer, par un sacrifice, la pureté qu'elles ont perdue. En outre, ce Fils de Dieu et Fils de l'Homme doit être considéré en toutes choses comme un serviteur ; il faut qu'il soit racheté en cette humble qualité comme le dernier des enfants d'Israël. Marie adore profondément cette volonté suprême, et s'y soumet de toute la plénitude de son cœur.

Les conseils du Très-Haut avaient arrêté que le Fils de Dieu ne serait déclaré à son peuple que par degrés. Après trente années de vie cachée à Nazareth, où, comme le dit l'Evangéliste, il était réputé le fils de Joseph, un grand Prophète devait l'annoncer mystérieusement aux Juifs accourus au Jourdain, pour y recevoir le baptême de la pénitence. Bientôt ses propres œuvres, ses éclatants miracles, rendraient témoignage de lui. Après les ignominies de sa Passion, il ressusciterait glorieux, confirmant ainsi la vérité de ses prophéties, l'efficacité de son Sacrifice, enfin sa divinité. Jusque-là presque tous les hommes ignoreraient que la terre possédait son Sauveur et son Dieu. Les bergers de Bethléhem n'avaient point reçu l'ordre, comme plus tard les pêcheurs de Génésareth, d'aller porter la Parole jusqu'aux extrémités du monde ; les Mages, qui avaient paru tout à coup au milieu de Jérusalem, étaient retournés dans l'Orient, sans revoir cette ville qui s'était émue un instant de leur arrivée. Ces prodiges, d'une si sublime portée aux yeux de l'Eglise, depuis l'accomplissement de la mission de son divin Roi, n'avaient trouvé d'écho et de mémoire fidèle que dans le cœur de quelques vrais Israélites qui attendaient le salut d'un Messie humble et pauvre; la naissance même de Jésus à Bethléhem devait demeurer ignorée du plus grand nombre des Juifs; car les Prophètes avaient prédit qu'il serait appelé Nazaréen.

Le même plan divin qui avait exigé que Marie fût l'épouse de Joseph, pour protéger, aux yeux du peuple, sa virginité féconde, demandait donc que cette très chaste Mère vînt comme les autres femmes d'Israël offrir le sacrifice de purification, pour la naissance du Fils qu'elle avait conçu par l'opération de l'Esprit-Saint, mais qui devait être présenté au temple comme le fils de Marie, épouse de Joseph. Ainsi, la souveraine Sagesse aime à montrer que ses pensées ne sont point nos pensées, à déconcerter nos faibles conceptions, en attendant le jour où elle déchire les voiles et se montre à découvert à nos yeux éblouis.

La volonté divine fut chère à Marie, en cette circonstance comme en toutes les autres. La Vierge ne pensa point agir contre l'honneur de son fils, ni contre le mérite glorieux de sa propre intégrité, en venant chercher une purification extérieure dont elle n'avait nul besoin. Elle fut, au Temple, la servante du Seigneur, comme elle l'avait été dans la maison de Nazareth, lors de la visite de l'Ange. Elle obéit à la loi, parce que les apparences la déclaraient sujette à la loi. Son Dieu et son Fils se soumettait au rachat comme le dernier des hommes ; il avait obéi à l'édit d'Auguste pour le dénombrement universel ; il devait « être obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » : la Mère et l'Enfant s'humilièrent ensemble ; et l'orgueil de l'homme reçut en ce jour une des plus grandes leçons qui lui aient jamais été données.

Quel admirable voyage que celui de Marie et de Joseph allant de Bethléhem à Jérusalem ! L'Enfant divin est dans les bras de sa mère ; elle le tient sur son cœur durant tout le cours de cette route fortunée. Le ciel, la terre, la nature tout entière, sont sanctifiés par la douce présence de leur miséricordieux créateur. Les hommes au milieu desquels passe cette mère chargée de son tendre fruit la considèrent, les uns avec indifférence, les autres avec intérêt ; mais nul d'entre eux ne pénètre encore le mystère qui doit les sauver tous.

Joseph est porteur de l'humble offrande que la mère doit présenter au prêtre. Leur pauvreté ne leur permet pas d'acheter un agneau; et d'ailleurs n'est-il pas l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, ce céleste Enfant que Marie tient dans ses bras ? La loi a désigné la tourterelle ou la colombe pour suppléer l'offrande qu'une mère indigente ne pourrait présenter : innocents oiseaux, dont le premier figure la chasteté et la fidélité, et dont le second est le symbole de la simplicité et de l'innocence. Joseph porte aussi les cinq sicles, prix du rachat du premier-né; car il est vraiment le Premier-né, cet unique fils de Marie, qui a daigné faire de nous ses frères, et nous rendre participants de la nature divine, en adoptant la nôtre.

Enfin, cette sainte et sublime famille est entrée dans Jérusalem. Le nom de cette ville sacrée signifie vision de paix ; et le Sauveur vient par sa présence lui offrir la paix. Admirons une magnifique progression dans les noms des trois villes auxquelles se rattache la vie mortelle du Rédempteur. Il est conçu à Nazareth, qui signifie la fleur; car il est, comme il le dit au Cantique, la fleur des champs et le lis des vallons ; et sa divine odeur nous réjouit. Il naît à Bethléhem, la maison du pain, afin d'être la nourriture de nos âmes. Il est offert en sacrifice sur la croix à Jérusalem, et par son sang, il rétablit la paix entre le ciel et la terre, la paix entre les hommes, la paix dans nos âmes. Dans cette journée, comme nous le verrons bientôt, il va donner les arrhes de cette paix.

Pendant que Marie portant son divin fardeau monte, Arche vivante, les degrés du Temple, soyons attentifs ; car une des plus fameuses prophéties s'accomplit, un des principaux caractères du Messie se déclare. Conçu d'une Vierge, né en Bethléhem, ainsi qu'il était prédit, Jésus, en franchissant le seuil du Temple, acquiert un nouveau titre à nos adorations.

Cet édifice n'est plus le célèbre Temple de Salomon, qui devint la proie des flammes aux jours de la captivité de Juda. C'est le second Temple bâti au retour de Babylone, et dont la splendeur n'a point atteint la magnificence de l'ancien. Avant la fin du siècle, il doit être renversé pour la seconde fois ; et la parole du Seigneur sera engagée à ce qu'il n'y demeure pas pierre sur pierre. Or, le Prophète Aggée, pour consoler les Juifs revenus de l'exil, qui se lamentaient sur leur impuissance à élever au Seigneur une maison comparable à celle qu'avait édifiée Salomon, leur a dit ces paroles, et elles doivent servir à fixer l'époque de la venue du Messie: « Prends courage, Zorobabel, dit le Seigneur; prends courage, Jésus, fils de Josedec, souverain Prêtre; prends courage, peuple de cette contrée; car voici ce que dit le Seigneur : Encore un peu de temps et j'ébranlerai le ciel et la terre, et j’ébranlerai toutes les nations ; et le Désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai de gloire cette maison. La gloire de cette seconde maison sera plus grande que ne le fut celle de la première; et dans ce lieu je donnerai la paix, dit le Seigneur des armées. »

L'heure est arrivée de l'accomplissement de cet oracle. L'Emmanuel est sorti de son repos de Bethléem, il s'est produit au grand jour, il est venu prendre possession de sa maison terrestre ; et par sa seule présence dans l'enceinte du second Temple, il en élève tout d'un coup la gloire au-dessus de la gloire dont avait paru environné celui de Salomon. Il doit le visiter plusieurs fois encore ; mais cette entrée qu'il y fait aujourd'hui, porté sur les bras de sa mère, suffit à accomplir la prophétie; dès maintenant, les ombres et les figures que renfermait ce Temple commencent à s'évanouir aux rayons du Soleil de la vérité et de la justice. Le sang des victimes teindra encore, quelques années, les cornes de l'autel; mais au milieu de toutes ces victimes égorgées, hosties impuissantes, s'avance déjà l'Enfant qui porte dans ses veines le sang de la Rédemption du monde. Parmi ce concours de sacrificateurs, au sein de cette foule d'enfants d'Israël qui se presse dans les diverses enceintes du Temple, plusieurs attendent le Libérateur, et savent que l'heure de sa manifestation approche; mais aucun d'eux ne sait encore qu'en ce moment même le Messie attendu vient d'entrer dans la maison de Dieu.

Cependant un si grand événement ne devait pas s'accomplir sans que l'Eternel opérât une nouvelle merveille. Les bergers avaient été appelés par l'Ange, l'étoile avait attiré les Mages d'Orient en Bethléhem ; l'Esprit-Saint suscite lui-même à l'Enfant divin un témoignage nouveau et inattendu.

Un vieillard vivait à Jérusalem, et sa vie touchait au dernier terme ; mais cet homme de désirs, nommé Siméon, n'avait point laissé languir dans son cœur l'attente du Messie. Il sentait que les temps étaient accomplis ; et pour prix de son espérance, l'Esprit-Saint lui avait fait connaître que ses yeux ne se fermeraient pas avant qu'ils eussent vu la Lumière divine se lever sur le monde. Au moment où Marie et Joseph montaient les degrés du Temple, portant vers l'autel l'Enfant de la promesse, Siméon se sent poussé intérieurement par la force irrésistible de l'Esprit divin ; il sort de sa maison, il dirige vers la demeure sacrée ses pas chancelants, mais soutenus par l'ardeur de ses désirs. Sur le seuil de la maison de Dieu, parmi les mères qui s'y pressent chargées de leurs enfants, ses yeux inspirés ont bientôt reconnu la Vierge féconde prophétisée par Isaïe ; et son cœur vole vers l'Enfant qu'elle tient dans ses bras.

Marie, instruite par le même Esprit, laisse approcher le vieillard ; elle dépose dans ses bras tremblants le cher objet de son amour, l'espoir du salut de la terre. Heureux Siméon, figure de l'ancien monde vieilli dans l'attente et près de succomber ! A peine a-t-il reçu le doux fruit de la vie, que sa jeunesse se renouvelle comme celle de l'aigle ; en lui s'accomplit la transformation qui doit se réaliser dans la race humaine. Sa bouche s'ouvre, sa voix retentit, il rend témoignage comme les bergers dans la région de Bethléhem, comme les Mages au sein de l'Orient. « O Dieu ! dit-il, mes yeux ont donc vu le Sauveur que vous prépariez ! Elle luit enfin, cette Lumière qui doit éclairer les Gentils, et faire la gloire de votre peuple d'Israël. »

Tout à coup survient, attirée aussi par le mouvement du divin Esprit, la pieuse Anne, fille de Phanuel, illustre par sa piété et vénérable à tout le peuple par son grand âge. Les deux vieillards, représentants de la société antique, unissent leurs voix, et célèbrent l'avènement fortuné de l'Enfant qui vient renouveler la face de la terre, et la miséricorde de Jéhovah qui, selon la prophétie d'Aggée, dans ce lieu, au sein même du second Temple, donne enfin la paix au monde.

C'est dans cette paix tant désirée que va s'endormir Siméon. Vous laisserez donc partir dans la paix votre serviteur, selon votre parole, Seigneur ! dit le vieillard ; et bientôt son âme, dégagée des liens du corps, va porter aux élus qui reposent dans le sein d'Abraham la nouvelle de la paix qui apparaît sur la terre, et leur ouvrira bientôt les cieux. Anne survivra quelques jours encore à cette grande scène ; elle doit, comme nous l'apprend î'Evangéliste, annoncer l'accomplissement des promesses aux Juifs spirituels qui attendaient la Rédemption d'Israël. Une semence devait être confiée à la terre ; les bergers, les Mages, Siméon, Anne, l'ont jetée ; elle lèvera en son temps : et quand les années d'obscurité que le Messie doit passer dans Nazareth seront écoulées, quand il viendra pour la moisson, il dira à ses disciples : Voyez comme le froment blanchit à maturité sur les guérets : priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour la récolte.

Le fortuné vieillard rend donc aux bras de la très pure Mère le Fils qu'elle va offrir au Seigneur. Les oiseaux mystérieux sont présentés au prêtre qui les sacrifie sur l'autel, le prix du rachat est versé, l'obéissance parfaite est accomplie ; et après avoir rendu ses hommages au Seigneur dans cet asile sacré à l'ombre duquel s'écoulèrent ses premières années, Marie toujours Vierge, pressant sur son cœur le divin Emmanuel, et accompagnée de son fidèle époux, descend les degrés du Temple.

Tel est le mystère du quarantième jour, qui ferme la série des jours du Temps de Noël, par cette admirable fête de la Purification de la très sainte Vierge. De savants hommes, au nombre desquels on compte le docte Henschenius, dont Benoît XIV partage le sentiment, inclinent à donner une origine apostolique à cette solennité ; il est certain du moins qu'elle était déjà ancienne au cinquième siècle.

L'Eglise Grecque et l'Eglise de Milan mettent cette fête au nombre des solennités de Notre-Seigneur; mais l'Eglise Romaine Fa toujours comptée entre les fêtes de la sainte Vierge. Sans doute, l'Enfant Jésus est offert aujourd'hui dans le Temple et racheté ; mais c'est à l'occasion de la Purification de Marie, dont cette offrande et ce rachat sont comme la conséquence. Les plus anciens Martyrologes et Calendriers de l'Occident donnent cette fête sous le titre qu'elle conserve aujourd'hui ; et la gloire du Fils, loin d'être obscurcie par les honneurs que l'Eglise rend à la Mère, en reçoit un nouvel accroissement, puisque lui seul est le principe de toutes les grandeurs que nous révérons en elle.

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La bénédiction des cierges


Après l'Office de Tierce, l'Eglise pratique, en ce jour, la bénédiction solennelle des Cierges, que l'on compte pour une des trois principales qui ont lieu dans le cours de l'année : les deux autres sont celle des Cendres et celle des Rameaux. L'intention de cette cérémonie se rapporte au jour même de la Purification de la sainte Vierge; en sorte que si l'un des Dimanches de Septuagésime, de Sexagésime, ou de Quinquagésime, tombe le deux février, la fête est remise au lendemain ; mais la bénédiction des Cierges, et la Procession qui en est le complément, demeurent fixes au deux février.

Afin de réunir sous un même rite les trois grandes Bénédictions dont nous parlons, l'Eglise a ordonné, pour celle des Cierges, l'usage de la même couleur violette qu'elle emploie dans la bénédiction des Cendres et dans celle des Rameaux ; en sorte que cette solennelle fonction, qui sert à marquer d'une manière inviolable le jour auquel s'est accomplie la Purification de Marie, doit s'exécuter tous les ans, le deux février, sans qu'il soit dérogé à la couleur prescrite pour les trois Dimanches dont nous venons de parler.

L'origine de cette cérémonie est assez difficile à assigner d'une manière précise. Selon Baronius, Thomassin, Baillet, etc., elle aurait été instituée, vers la fin du V° siècle, par le Pape saint Gélase, pour donner un sens chrétien aux restes de l'antique fête des Lupercales, dont le peuple de Rome avait encore retenu quelques usages superstitieux. Il est du moins certain que saint Gélase abolit, à cette époque, les derniers vestiges de la fête des Lupercales qui, comme l'on sait, était célébrée au mois de février, dans les siècles du paganisme. Innocent III, dans un de ses Sermons sur la fête de la Purification, enseigne que l'attribution de la cérémonie des Cierges au deux février est due à la sagesse des Pontifes romains, lesquels auraient appliqué au culte de la sainte Vierge les restes d'un usage religieux des anciens Romains, qui allumaient des flambeaux en mémoire des torches à la lueur desquelles Cérès avait, selon la fable, parcouru les sommets de l'Etna, cherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton ; mais on ne trouve pas de fête en l'honneur de Cérès, au mois de février, sur le Calendrier des anciens Romains. Il nous semble donc plus exact d'adopter le sentiment de D. Hugues Ménard, Rocca, Henschenius et Benoît XIV, qui tiennent que la fête antique connue en février sous le nom d'Amburbalia, et dans laquelle les païens parcouraient la ville en portant des flambeaux, a donné occasion aux Souverains Pontifes de lui substituer un rite chrétien qu'ils ont uni à la célébration de la fête dans laquelle le Christ, Lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge-mère.

Le mystère de cette cérémonie a été fréquemment expliqué par les liturgistes depuis le VII° siècle. Selon saint Ives de Chartres , dans son deuxième Sermon sur la fête d'aujourd'hui, la cire des cierges, formée du suc des fleurs par les abeilles, que l'antiquité a toujours considérées comme un type de la virginité, signifie la chair virginale du divin Enfant, lequel n'a point altéré, dans sa conception ni dans sa naissance, l'intégrité de Marie. Dans la flamme du cierge, le saint Evêque nous apprend à voir le symbole du Christ qui est venu illuminer nos ténèbres. Saint Anselme, dans ses Enarrations sur saint Luc, développant le même mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le Cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, dit-il, ouvrage de l'abeille virginale, est la chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est l'âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la divinité.

Autrefois, les fidèles s'empressaient d'apporter eux-mêmes des cierges à l'Eglise, le jour de la Purification, afin qu'ils fussent bénis avec ceux que les prêtres et les ministres portent à la Procession ; cet usage est encore observé en beaucoup de lieux. Il est à désirer que les Pasteurs des âmes recommandent fortement cette coutume, et qu'ils la rétablissent ou la soutiennent partout où il est besoin. Tant d'efforts que l'on a faits pour ruiner, ou du moins pour appauvrir le culte extérieur, ont amené insensiblement le plus triste affaiblissement du sentiment religieux, dont l'Eglise possède seule la source dans la Liturgie. Il est nécessaire aussi que les fidèles sachent que les cierges bénis au jour de la Chandeleur, car tel est le nom populaire de la fête de la Purification, emprunté à la cérémonie même dont nous parlons ; que ces cierges, disons-nous, sont bénis, non seulement pour servir à la Procession, mais encore pour l'usage des chrétiens qui, en les gardant avec respect dans leurs maisons, en les portant avec eux, tant sur la terre que sur les eaux, comme dit l'Eglise, attirent des bénédictions particulières du ciel. On doit allumer aussi ces cierges de la Chandeleur auprès du lit des mourants, comme un souvenir de l'immortalité que le Christ nous a méritée, et comme un signe de la protection de Marie.


Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger

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Séquence de la Fête de la Présentation de Jésus au Temple


Ornons le temple intérieur ; dans un cœur nouveau, renouvelons la joie nouvelle du saint vieillard, qui, prenant sur ses bras l'Enfant divin, satisfait enfin les désirs qui le firent soupirer tant d'années.

Il est l'étendard qui ralliera les peuples, cet Enfant dont la présence illumine le Temple, inspire de si beaux cantiques, émeut les cœurs d'un si noble transport; aujourd'hui c'est un enfant que l'on présente ; plus tard, sur la croix , ce sera un homme offert comme hostie du péché.

Là le Sauveur, ici Marie : saint Enfant, sainte Mère, quels objets d'allégresse mais portons en nous avec amour l'œuvre de lumière que représentent nos cierges allumés.

Le Verbe du Père est la lumière, la chair formée par la Vierge est la cire ; le cierge étincelant est le Christ lui-même ; c'est lui qui éclaire nos cœurs de la vraie sagesse ; par sa grâce, celui qui était le jouet de l'erreur et du vice s'élance dans le chemin de la vertu.

Celui qui par l'amour tient le Christ dans ses bras, porte vraiment le flambeau de cire allumé, et remplit pleinement le rite de la fête ; de même que le vieillard dont le cœur portait déjà le Verbe du Père, serra dans ses bras ce même Verbe fait chair que lui confiait l'auguste Mère.

Mère d'un tel Fils, réjouis-toi; pure au dedans, chaste au dehors, sans tache ni ride ; femme que son Bien-Aimé a choisie d'avance, que l'amour d'un Dieu a chérie avant les siècles.

A qui contemple ta beauté, toute autre beauté n'est que ténèbres et difformité qui repousse ; à qui goûte ta saveur délicieuse, toute autre saveur n'est qu'amertume et objet de dégoût.

A qui respire tes parfums, toute autre senteur est nulle ou désagréable ; en celui qui cultive ton amour, tout autre amour s'efface, ou n'obtient plus que le second rang.

De la mer brillante Etoile, honneur éternel de toutes les mères, ô Mère véritable de la Vérité, de la Voie, de la Vie, de l'Amour, remède de ce monde languissant, canal de ce vin délicieux qui est la source de vie dont tous doivent éprouver la soif; dont le breuvage est doux à celui qui est sain comme à celui qui est malade : rends la force et la santé à celui qui défaille.

Fontaine scellée, verse tes ruisseaux de sainteté ; fontaine des jardins spirituels, arrose de tes eaux nos âmes desséchées.

Fontaine abondante, inonde-nous, lave nos cœurs coupables. Fontaine limpide, source toujours pure, daigne purifier des souillures du monde, par ta pureté, le cœur de ton peuple. Amen.

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01 février 2009

Un petit tour par le Purgatoire

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Un petit tour par le Purgatoire

Durant sept jours en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus

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Origine de cette pieuse pratique

Notre Seigneur à Sainte Marguerite-Marie: « Vous ferez un petit tour par le Purgatoire en la compagnie du Sacré-Cœur, en lui consacrant tout ce que vous aurez fait, pour le prier d’appliquer ses mérites à ces saintes âmes souffrantes... Et vous Le prierez, en même temps, d’employer leur pouvoir pour vous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant à ses désirs sur nous, sans résistance...Et si vous pouviez remettre en liberté quelques-unes de ces pauvres âmes prisonnières, vous serez bien heureux d’avoir dans le Ciel une avocate qui plaiderait votre salut ».

Prières quotidiennes

Actes préparatoires

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Prière à Sainte Marguerite Marie

Sainte Marguerite-Marie, que Notre-Seigneur a choisie pour établir et répandre de toutes parts, comme une source intarissable de grâces, la dévotion à son divin Cœur; vous qui avez entendu les âmes du Purgatoire vous demander ce remède nouveau, si souverain à leurs souffrances, et qui avez délivré, par ce moyen, une multitude de ces pauvres âmes prisonnières, obtenez-nous la grâce d’accomplir saintement cette pieuse pratique d’un « petit tour par le Purgatoire », en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus. Amen.

Consécration de la journée

Ô divin Cœur de Jésus, en faisant, en votre compagnie, ce « petit tour par le Purgatoire », nous Vous consacrons tout ce que nous avons fait et ferons encore de bien, avec le secours de votre Grâce, durant cette journée. Nous Vous prions aussi d’appliquer tous vos mérites à ces saintes âmes souffrantes. Et vous, saintes âmes du Purgatoire, employez en même temps tout votre pouvoir, pour nous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant sans résistance à ses désirs sur nous. Amen.

Offrande

Père éternel, nous Vous offrons le Sang, la Passion et la mort de Jésus-Christ, les douleurs de la très Sainte Vierge et celles de Saint Joseph, pour la rémission de nos péchés, la délivrance des âmes du Purgatoire et la conversion des pécheurs.

Invocations


Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus !

Ô Marie, Mère de Dieu et Mère de Miséricorde, priez pour nous et pour les trépassés.

Ô Saint Joseph, modèle et patron des amis du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Prélude

Descendons un instant en pensée, avec l’Amour du Cœur de Jésus et l’abondance de ses Grâces, dans les flammes dévorantes du Purgatoire !

1) Que d’âmes y viennent, en ce moment, commencer leur douloureuse captivité..! Heureuses d’avoir évité l’enfer à tout jamais... Elles sont sauvées... Mais aussi, tristement chargées de mille imperfections... Exilées, pour un temps, de leur céleste Patrie dans un feu expiatoire.

2) Quelle sainte légion, presque entièrement purifiée s’apprête aujourd’hui même à s’envoler pour le Ciel..! Donnons à ces âmes le dernier suffrage qui hâtera de quelques instants leur joyeux départ et demandons-leur de se souvenir de nous dans l’éternel Royaume.

3) Quelle multitude s’y trouve renfermée depuis longtemps déjà, pour y demeurer longtemps encore..! Il y a là des âmes séculières, religieuses, sacerdotales, des âmes qui nous sont chères. Contemplons-les, écoutons leurs gémissements, adressons-leur une parole d’amitié et de compassion, prêtons-leur assistance.

Miserere (Psaume 51)

Pitié pour moi, ô Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché, lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi. Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche ; contre toi, toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges. Vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m’a conçu. Mais tu aimes la vérité au fond de l’être, dans le secret tu m’enseignes la sagesse. Ôte mes taches avec l’hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu’ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta Face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le. Dieu, crée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ; ne me repousse pas loin de ta face, ne m’enlève pas ton esprit de sainteté. Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime. Aux rebelles j’enseignerai tes voies, vers toi reviendront les pécheurs. Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice ; Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice ; un holocauste, tu n’en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé ; d’un cœur brisé, broyé, tu n’as point de mépris. En ton bon vouloir, fais du bien à Sion : rebâtis les remparts de Jérusalem ! Alors, tu te plairas aux sacrifices de justice – holocauste et totale oblation – alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

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Dimanche

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le temps perdu... Je ne le croyais ni si précieux, ni si rapide, ni si irréparable... Si j’avais su... Si je pouvais encore..! Temps précieux..! Aujourd’hui, je t’apprécie comme tu le mérites. Tu m’avais été donné pour être employé tout entier à l’amour de Dieu, à ma sanctification, au soulagement et à l’édification du prochain ; je t’ai employé au péché, au plaisir, à des œuvres qui, maintenant, me causent de si amers regrets ! Ô temps perdu, te voilà passé sans espoir de retour! Ô vous qui vivez encore sur la terre, consacrez pour nous, au Cœur de Jésus, quelques-unes de ces heures où la grâce vous est offerte en si grande abondance et avec tant de facilité !  À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« Les souffrances des âmes du Purgatoire sont si grandes qu’un jour leur semble mille ans. » (Saint Vincent Ferrier)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu au Jardin des Oliviers, pour l’âme la plus abandonnée du Purgatoire : conduisez-la dans le séjour de la gloire afin qu’elle Vous loue et Vous bénisse pendant toute l’éternité. Amen.

Doux Cœur de Jésus, faites que je Vous aime toujours de plus en plus.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Lundi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les biens dissipés... Ma fortune, ma santé, mes talents, ma position dans le monde : tout cela eût été pour moi un puissant moyen de salut, si j’avais voulu m’en servir à la gloire de Dieu. Tous ces biens se sont évanouis à mes yeux au moment de la mort ! Ah ! si j’étais riche aujourd’hui de ces biens périssables, que ne donnerais-je pas pour faire avancer d’un degré la gloire que Dieu me réserve au Ciel et pour faire connaître, ici-bas, la dévotion à son Sacré-Cœur. Ô vous qui, sur la terre, disposez encore de quelque fortune, il vous en sera demandé compte... Songez-y... Usez-en selon la justice, la piété et la charité. Acquittez-vous de vos dettes envers les vivants et envers les défunts. À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« À l’aumône sont ouvertes toutes grandes les portes du Paradis. » (Saint Jean Chrysostome)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant sa cruelle flagellation, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui doivent le plus tôt entrer dans votre Gloire, afin qu’elles commencent dès maintenant à Vous bénir pendant toute l’éternité et intercéder inlassablement pour nous. Amen.

Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mardi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la grâce méprisée... Elle m’a été offerte en si grande abondance, à chaque instant de ma vie : régénération chrétienne, vocation, sacrements, Parole de Dieu, inspirations saintes, bons exemples, faveurs insignes de pardon après la chute. Que de grâces ! J’ai refusé les unes, accepté froidement les autres, abusé de la plupart d’entre elles. Ah ! si j’avais seulement, durant un seul instant, la liberté d’étancher ma soif à ces sources de la Miséricorde qui jaillissent du Cœur Sacré de Jésus, et que les pécheurs et les indifférents dédaignent ! Ô vous sur la terre ! Écoutez sainte Marguerite-Marie vous dire du haut du Ciel: ‘Il n’est personne au monde qui ne puisse ressentir toutes sortes de secours, s’il avait réellement, pour Jésus-Christ, un amour reconnaissant, tel que celui qu’on Lui témoigne par la dévotion à son Sacré-Cœur.’ »

Bouquet spirituel

« Le bien d’une seule grâce est supérieur au bien naturel de l’univers entier. » (Saint Thomas)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant son douloureux couronnement d’épines, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui devraient être les dernières à sortir de ce lieu de tourments, afin qu’elles ne tardent pas à Vous louer dans votre gloire et à Vous bénir éternellement. Amen.

Père éternel, je Vous offre le Sang très précieux de Jésus-Christ, en expiation de mes péchés et pour les besoins de la sainte Église.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mercredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le mal commis. Il me paraissait autrefois si léger et si agréable. J’en étouffais les remords au milieu des plaisirs. Maintenant, son poids m’accable, son amertume fait mon tourment, son souvenir me poursuit et me déchire. Péchés mortels pardonnés, mais non expiés ; fautes vénielles et imperfections légères, il est trop tard pour comprendre toute votre malice ! Ah ! si je pouvais retourner à la vie. Nulle promesse, nul plaisir, nulle richesse, nulle parole séduisante ne serait capable de m’engager à commettre le plus petit péché. Ô vous qui avez encore la liberté de choisir entre Dieu et le monde, regardez les épines, la Croix, les flammes qui ont torturé le Cœur de Jésus ; elles vous diront ce que nos péchés Lui ont coûté de souffrances. Pensez aux regrets tardifs et douloureux que vous aurez de vos fautes au Purgatoire. Rien ne devrait vous coûter maintenant, aujourd’hui, de confesser, dans le sacrement de Pénitence, tous vos péchés passés et les éviter à l’avenir. »

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« Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » 

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu sur la Voie douloureuse, en portant une si pesante Croix sur ses épaules sacrées, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout particulièrement celles qui sont les plus riches en mérites devant Vous, afin qu’élevées au rang sublime qu’elles attendent, elles Vous louent hautement et Vous bénissent à jamais. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, je Vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie ; assistez-moi dans ma dernière agonie ; faites que je meure en paix en votre sainte compagnie.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Jeudi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les scandales donnés. Si, au moins, je n’avais que mes fautes à regretter ! Si, en mourant, j’avais pu arrêter les tristes conséquences de mes scandales! Si je pouvais d’ici, retenir sur la pente de l’abîme, tant de pauvres âmes qui suivent mes tristes exemples et ma perverse doctrine ! Mais non, à cause de moi, il se commettra encore longtemps du mal. Il m’est demandé compte de la part qui me revient de tous ces péchés. Ô vous qui venez me visiter en compagnie du Sacré-Cœur et qui faites briller à mes yeux un rayon de sa Lumière, vous avez en Lui le moyen le plus sûr et le plus facile, en coopérant à sa grâce et vous animant de son zèle, de convertir plus d’âmes que j’en ai scandalisées sur terre. »

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« À chacun selon ses œuvres. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Corps adorable et le Sang très précieux de Jésus, qui, la veille de sa Passion, se donna Lui-même en un Sacrifice perpétuel, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout spécialement les plus dévotes à ce mystère d’un Amour infini. Qu’elles Vous louent enfin et à jamais par les mérites de votre divin Fils Jésus-Christ. Amen.

Ô mon Jésus, pardon et miséricorde !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Vendredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la pénitence omise. Qu’elle eût été facile, hier dans le monde ! Qu’elle est rude, aujourd’hui, dans le Purgatoire ! Ici, la plus petite de mes souffrances est au-dessus des plus grandes douleurs de la terre. Je pouvais alors accepter avec résignation toutes les contrariétés et souffrances; me priver de quelques biens ou nourriture; accomplir des œuvres réparatrices. Ô vous qui souffrez dans cette vallée d’exil, réjouissez-vous que les plus légères peines, chrétiennement supportées pour satisfaire à la Justice de Dieu et offertes au Sacré-Cœur en esprit de réparation, peuvent abréger, ou mieux encore, vous épargner un long et pénible Purgatoire. »

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« Faites donc de dignes fruits de pénitence. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang que Jésus, votre divin Fils, a répandu sur l’Arbre de la Croix, surtout par les Plaies de ses mains et de ses pieds sacrés, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles pour lesquelles je suis le plus obligé de prier, afin que ce ne soit pas par ma faute que vous ne les introduisiez aussitôt dans le Paradis, pour Vous louer éternellement. Amen.

Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Samedi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le peu de charité que j’ai eu sur la terre pour les âmes du Purgatoire. J’aurais pu leur être si utile durant ma vie ! Prières, pénitences, aumônes, bonnes œuvres, Communions, saintes Messes, dévotion au Sacré-Cœur; que de moyens n’avais-je pas pour consoler ces pauvres âmes, retenues prisonnières dans ce séjour de feu, de ténèbres et de souffrances. Si j’avais agi de la sorte, je me serais acquis des grâces puissantes pour éviter le péché et ainsi, éviter un long et douloureux séjour de purification. Ah ! si je pouvais retourner sur la terre, que de saintes Messes n’entendrais-je pas ! Combien n’en ferais-je pas célébrer pour toutes ces âmes oubliées ! Quelles prières n’adresserais-je pas au Ciel à leur intention ! Vous, vous le pouvez encore. »

Bouquet spirituel

« C’est justement que nous souffrons. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang qui jaillit du Cœur de Jésus et par sa Mère, témoin silencieuse de ce drame salvifique, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles qui ont été les plus grandes dévotes à cette grande Reine, afin qu’elles soient admises au plus tôt dans votre Gloire et puissent Vous louer en Elle pour les siècles des siècles. Amen.

Ô Marie, qui êtes entrée sans tache dans le monde, obtenez-moi de Dieu que je puisse en sortir sans péché.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Téléchargez le texte de la semaine avec les Ames du Purgatoire (pdf) en cliquant ici

17 mai 2008

Saint Antoine de Padoue

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Saint Antoine de Padoue

Le Saint de tout le monde

1195 – 1231

Fête le 13 juin

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La Treizaine à Saint Antoine de Padoue

1. Le Docteur évangélique

Saint Antoine, tu as été proclamé Docteur de l'Eglise pour ta profonde sagesse de théologien, pour ton exemple de vie évangélique et pour ton zèle incomparable d'apôtre de l'Evangile. Obtiens-nous du Seigneur une foi forte, une vie droite, et rends-nous attentifs à l'enseignement de l'Eglise, notre mère. Fais que notre vie soit conséquente avec la foi que nous professons.

Gloire au Père...

2. Le secours des mourants

Saint Antoine, tu es allé vers la mort en chantant un hymne à la Vierge et en disant : " Je vois mon Seigneur. " Nous te prions de nous assister au dernier jour, de secourir ceux qui sont à l'agonie, et d'intercéder en faveur des âmes de nos parents et amis défunts.

Gloire au Père...

3. L'artisan de paix

Saint Antoine, tu as été toute ta vie un artisan de paix. Viens au secours des victimes de la violence, du terrorisme et de la guerre. Dans un monde comme le nôtre, si plein de haine et de sang, fais que nous soyons toujours des témoins de la non-violence, de la paix et de la promotion humaine.

Gloire au Père...

4. L'ami du Christ

Saint Antoine, toi qui as vaincu les tentations du démon par la puissance de la Croix, rends-nous forts et généreux pour résister au mal. Avec toi, puissions-nous être de vrais annonciateurs de l'Evangile.

Gloire au Père...

5. Le secours des malheureux

Saint Antoine, toi qui as guéri tant de malades et tant de plaies, donne-nous le salut de l'âme et du corps. Intercède auprès du Seigneur pour la guérison et la santé de tous ceux qui ont demandé l'aide de nos prières, et rends-nous disponibles au service des malades, des personnes âgées et des handicapés.

Gloire au Père...

6. Le marcheur de Dieu

Saint Antoine, tu as longtemps marché sur les routes de France et d'Italie pour annoncer à tous le Royaume de Dieu. Sois le compagnon de notre pèlerinage terrestre. Protège les voyageurs, les routiers, les conducteurs, de tous les dangers de ce monde, pour que, d'étapes en étapes, ils parviennent au chemin du salut.

Gloire au Père...

7. Le compagnon fidèle

Saint Antoine, nous avons recours à toi quand nous perdons de petites choses et tu nous aides à les retrouver, pour notre paix et notre joie. Aide-nous surtout à demeurer fidèles dans les grandes choses. Fais que nous ne perdions rien de l'essentiel et que nous cherchions d'abord ce que Dieu veut de meilleur pour chacun de nous.

Gloire au Père...

8. Le maître spirituel

Saint Antoine, grand maître de vie spirituelle, délivre-nous de la présomption de pouvoir vivre sans Dieu. Aide-nous à renouveler notre vie selon l'esprit de l'Evangile et des Béatitudes, à donner le bon exemple, et à faire grandir spirituellement ceux qui vivent auprès de nous.

Gloire au Père...

9. Le protecteur des enfants

Saint Antoine, dont le cœur était rempli d'amour et de tendresse pour l'Enfant Jésus que tu portais dans tes bras, bénis toutes nos familles et bénis nos enfants. Aide-les à grandir en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Gloire au Père...

10. Le réconciliateur

Saint Antoine, toi qui, pendant ton ministère, as guidé et soutenu ceux qui venaient écouter ta parole, tu es devenu pour eux le serviteur de la miséricorde de Dieu. Aide-nous à reconnaître nos fautes et à recevoir humblement le Sacrement de la Pénitence qui nous réconcilie avec Dieu et avec nos frères, dans un même amour.

Gloire au Père...

11. L'auteur sacré

Saint Antoine, tu nous as laissé comme œuvre écrite deux recueils de "sermons", pour l'instruction et l'édification du peuple chrétien. Nous te prions pour ceux qui ont reçu vocation d'enseigner. Nous te prions aussi pour les responsables de presse et ceux qui ont la charge de l'information. Conscients de leur responsabilité, qu'ils recherchent sincèrement la vérité et la communiquent en toute charité.

Gloire au Père...

12. Le défenseur des pauvres

Saint Antoine, toi qui, durant ta vie, t'es toujours prodigué pour la libération des prisonniers et la défense du pauvre, fais que nous soyons attentifs au message de libération de l'Evangile, et que nous en vivions, pour nous-mêmes et pour les autres. Donne-nous le courage de protéger les faibles, les petits et les pauvres devant les injustices des puissants de ce monde.

Gloire au Père...

13. Le serviteur de Marie

Saint Antoine, puisque tu as si bien servi et glorifié sur terre la Vierge Marie, intercède auprès de son cœur de Mère, pour qu'elle nous donne toujours Jésus, son fils. Sur son conseil et à ton exemple, que nous soyons généreux pour faire ce qu'Il nous dira.

Gloire au Père...

Notice sur Saint Antoine de Padoue,

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