20 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Brebis

 

Vingt-et-unième étrenne spirituelle

21 Janvier

 

Une brebis : la vertu d'obéissance

 

Offrande

 

Ce qui distingue surtout la brebis, c'est qu'elle est bonne, douce, obéissante et docile. Elle va où on la mène. Aussi est-elle habituellement, dans le langage de vos saintes Ecritures, le symbole de l'âme docile à la loi. C'est pourquoi je vous l'offre, ô mon Dieu, comme le gage de mes saints désirs par rapport à la précieuse vertu d'obéissance.

 

Méditation

 

Une âme vertueuse a pour l'obéissance toute l'estime et tout l'amour que mérite une vertu si excellente, si utile et si nécessaire.

Elle estime avec les saints que cette vertu comprend en abrégé toutes les vertus ; qu'elle en est la mère, la source et la gardienne ; qu'elle est cette voie sûre, ce chemin royal que Jésus-Christ nous a tracé par son exemple, hors duquel il n'y a point de salut.

Elle est persuadée de son utilité, dans la pensée que le vrai obéissant est toujours en paix, toujours victorieux, qu'il est com- me imprenable et en état de paraître à tout moment et sans crainte au jugement de Dieu ; qu'elle a, par le moyen de cette vertu, l'avantage d'être unie à Jésus-Christ de l'alliance la plus étroite qui se puisse contracter en ce monde.

Elle la croit d'une nécessité indispensable et d'une obligation essentielle, considérant qu'il est essentiel à la créature d'obéir ; qu'il n'y a point de chrétien qui puisse s'en dispenser, après que Notre Seigneur lui-même s'y est assujetti ; que, sans l'obéissance, les prières, les grâces et toutes les bonnes œuvres ne peuvent être agréables à Dieu ; qu'elle seule, en un mot, peut nous faire éviter l'enfer et gagner le paradis.

 

Dans la pratique, cette vertu consiste :

1° à obéir à Dieu, en nous abandonnant à sa Providence, en nous conformant à sa volonté et en suivant ses lois ;

2° à obéir à l’Église et aux supérieurs ecclésiastiques ;

3° à obéir à nos supérieurs temporels et aux lois de l’État ;

4° à obéir au directeur de sa conscience, en suivant ses avis et ses ordres ;

5° à obéir aux règlements des œuvres auxquelles on appartient, ne s'en dispensant jamais sans nécessité ;

6º à obéir au prochain, considérant tous nos frères comme des supérieurs, et prévenant même leurs désirs ;

7° à obéir à toutes les créatures, subissant leur joug, comme d'instruments dont Dieu se sert pour l'accomplissement de ses desseins.

 

Pour être parfaite, l'obéissance doit être universelle.

Il faut obéir en tout temps, en tous lieux, en toutes choses.

Elle doit être gaie, sans tristesse, sans murmure, sans contrainte.

Elle doit être pure, dégagée de tout respect humain, de crainte servile et de considération d'intérêt.

Elle doit être prompte, allant même au-devant des commandements.

Elle doit être toujours prête à voir, à entendre, à dire et à faire tout ce qu'on veut.

Elle doit être aveugle, obéissant également à tous les supérieurs, sans faire aucune différence entre eux, sans raisonner, sans remise, sans contestation.

 

Pratique : ne regarder jamais que Dieu dans la personne de nos supérieurs et l'expression de sa volonté dans celle de leurs commandements.

 

eugene-delacroix

 

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19 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Bois vert

 

Vingtième étrenne spirituelle

20 Janvier

 

Du bois vert : la haine du péché.

 

Offrande

 

Seigneur, vous vous êtes comparé vous-même au bois vert maltraité à cause de nos péchés, souffrez que je vous emprunte ce bois sacré, afin de vous le présenter comme un symbole de mon horreur pour le péché qui vous a valu un si cruel traitement.

 

Méditation

 

Un chrétien digne de ce nom regarde le péché comme l'ennemi irréconciliable de Dieu et le cruel meurtrier de Jésus-Christ.

Il le hait comme étant la cause de ce déluge de misères dont toute la terre a été inondée depuis la désobéissance du premier homme.

Il le fuit comme le plus grand de tous les maux, et comme le seul qui peut nous perdre pour une éternité, et que nous devons par conséquent craindre plus que les maladies les plus aiguës, que les roues et les gibets, que la mort la plus cruelle.

Il est prêt à tout perdre et à tout souffrir plutôt que de le commettre, et il en fuit comme la peste toutes les occasions. Il lui déclare pour toujours et sans relâche une guerre mortelle, il le poursuit avec la même ardeur que les ennemis les plus emportés poursuivent leurs ennemis partout où ils les rencontrent.

Il va l'attaquer jusque dans sa source par le crucifiement de sa chair avec toutes ses convoitises qui en sont le funeste principe. Il le combat même dans ses effets, que les saints appellent les restes du péché, faisant tous ses efforts pour détruire les habitudes qu'il en a contractées, pour effacer les idées qui lui en restent et pour en effacer jusqu'au moindre souvenir.

Bien plus, un chrétien vraiment pieux éprouve aussi une grande haine et une profonde aversion pour le péché véniel.

Il a grand soin d'éviter les petits mensonges, les moindres railleries, les plus légères médisances et tous ces péchés véniels auxquels on se laisse aller si aisément dans la conversation.

Il s'y croit d'autant plus obligé que souvent ce qui ne paraît aux yeux des hommes que péché véniel ne laisse pas devant Dieu d'être péché mortel.

Il craint les péchés véniels parce qu'ils disposent toujours aux mortels et que celui qui néglige les petites fautes ne sera pas longtemps sans tomber dans les plus grandes.

Il comprend bien que, quand même ses distractions dans la prière, ses négligences de tout genre, ne seraient que légers et ne le disposeraient point au péché mortel, il doit néanmoins les détester parce qu'elles contristent l’Esprit saint, arrêtent le cours de ses grâces et parce qu'un seul péché véniel est souvent la première source de la réprobation.

Il considère que Dieu a souvent châtié en ce monde le péché véniel par la mort, et le châtie en l'autre par des peines terribles, qui surpassent infiniment toutes celles de cette vie.

Enfin, il hait assez le péché véniel pour en insinuer la haine aux autres, pour n'applaudir jamais à leurs défauts et pour leur faire éviter les moindres dérèglements.

 

Pratique : adopter cette règle de conduite que les saints nous ont donnée : « C'est pour nous une règle de vertu, de nous abstenir des moindres fautes ».

 

eugene-delacroix

 

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18 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Vigne à la Croix

 

Dix-neuvième étrenne spirituelle

19 Janvier

 

Une vigne taillée : L'amour de la croix

 

Offrande

 

« L'hiver est passé, le temps est venu d'émonder la vigne ». Ces paroles de l'Epouse des Cantiques, saint Bernard les interprète en disant : « L'hiver est passé, quand l'amour de Jésus-Christ succède dans notre cœur à une crainte sans amour. Il faut alors émonder la vigne. Taillez-en tout ce qui est mauvais, et votre vertu s'affermira ». Ô Jésus, l'hiver me semble passé pour mon âme, voici ma vigne, taillez-la vous-même, et émondez-la pour qu'elle produise de bons fruits !

 

Méditation

 

Venant au monde pour y faire pénitence de nos péchés, Notre Seigneur se charge, en y entrant, de la croix ; il la porte durant tout le cours de sa vie, et, quelque pesante qu'elle soit sur la fin de ses jours, il la soutient avec courage et y vient avec joie. Cet exemple nous montre l'étroite union qui doit exister entre la pénitence et l'amour de la croix !

Examinons donc si nous avons cet amour de la croix dont brûlent ordinairement ceux qui font profession d'une vraie pénitence.

Avons-nous une dévotion particulière au crucifiement de Notre Seigneur ? Prenons-nous plaisir à nous occuper de ce mystère et à rendre nos devoirs à ce divin Sauveur attaché à la croix, s'abandonnant à la justice de son Père pour nos péchés.

Avons-nous sincèrement désiré que la croix fut honorée par tout le monde ? Y avons-nous contribué par notre exemple, n'en parlant qu'avec admiration, portant toujours sur nous son image, la saluant avec un grand respect dans toutes les occasions, et faisant souvent le signe de la croix en esprit de religion ?

Notre amour pour la croix ne s'est il point borné à ces marques extérieures d'estime et d'honneur ; et, quand nous avons pu nous exercer dans la pauvreté, dans le mépris et les souffrances, toutes choses sans lesquelles cet amour ne saurait être véritable, n'avons nous point négligé de le faire ?

Quand il nous est arrivé quelque fâcheux incident, une perte de procès, la mort d'une amie, une maladie, une humiliation ; quand on nous a calomniés, qu'on nous a fait une injustice, ou que nous avons reçu quelque mauvais traitement, nous sommes-nous estimés heureux d'avoir part à la croix de Notre-Seigneur et de pouvoir boire dans son calice ?

Persuadé que la croix est le principal instrument de notre réconciliation avec Dieu, qu'elle est un remède souverain contre le péché, qu'elle est cet arbre de vie d'où découlent abondamment les grâces, les dons et les vertus, et que l'aimer est le caractère propre d'une âme pénitente, l'avons-nous désirée avec ardeur, recherchée avec empressement, embrassée avec amour, supportée avec joie ?

Loin d'entrer dans ces sentiments n'avons-nous pas tremblé et pâli souvent à ces seules approches, et n'avons-nous point été de ces âmes lâches et délicates qui, voulant faire pénitence sans rien souffrir, apportent tous leurs soins à éviter ce qui leur pourrait pro- curer quelque peine.

Nos croix ne nous ont-elles point été même un sujet de scandale, comme celle de Notre Seigneur la fût aux Juifs et aux Gentils, et n'avons nous point regardé comme une espèce de folie, de vouloir souffrir quand on peut s'en exempter ?

Enfin, au lieu d'être comme ces saints, qui mettaient tout le bonheur de cette vie dans la souffrance, n'avons-nous point été de ces ennemis de la croix, dont saint Paul ne pouvait parler qu'en pleurant ?

 

Pratique : à l'exemple de l'apôtre saint André, se renouveler souvent dans l'amour et le désir de la croix.

 

eugene-delacroix

 

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17 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

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Cendres

 

Dix-huitième étrenne spirituelle

18 Janvier

 

La cendre : Vertu de pénitence.

 

Offrande

 

Le royal pénitent des Saints Livres mangeait les cendres comme du pain, voulant exprimer ainsi la pénitence qu'il faisait de ses péchés. Coupable comme lui, ô mon Dieu, je veux faire pénitence comme lui, et je vous offre la cendre symbolique, espérant de votre miséricorde que vous m'aiderez à tenir la résolution où je suis de vivre et de mourir pénitent.

 

Méditation

 

L'esprit de pénitence, qui est l'esprit de Jésus-Christ fait pénitent pour expier nos fautes et nous recommander cette vertu essentielle, nous ayant été communiqué dans le baptême, nous met dans l'obligation inévitable de faire une continuelle pénitence. Elle est de nécessité de moyen pour les pécheurs, et sans elle il ne peut y avoir pour eux de salut. Seule, après le baptême, elle peut réparer notre innocence perdue, guérir les plaies que le péché nous a faites, nous tirer du naufrage et nous conduire au port; en un mot, c'est elle seule qui peut remédier souverainement à tous nos maux.

Ô mon Dieu, je ne saurais sans frémir penser à ce malheureux, qui, tout près de rendre l'âme, s'écrie d'une voix lamentable : « Grâce, grâce jusqu'à demain ! » Il crie de toutes ses forces, il crie de toutes ses forces, il crie plusieurs fois, mais vous ne daignez pas l'écouter, et il meurt impénitent. Que je n'oublie jamais, ô mon Dieu ! que c'est le juste châtiment dont vous menacez, par votre Prophète, ceux qui diffèrent à faire pénitence.

Considérons en quoi consiste l'esprit de pénitence.

L'âme chrétienne, animée de cet esprit, ne perd jamais de vue ses péchés, et ne cesse point, à l'exemple du Prophète, d'en gémir et d'en avoir de la douleur.

Il n'y a point de moyens dont elle ne se serve volontiers pour en obtenir le pardon : elle y emploie ses vœux, ses soupirs, ses larmes, et elle est toujours prête à donner son sang et sa vie pour mériter une telle grâce.

Elle se considère comme une criminelle coupable de lèse-majesté divine. Dans cette vue elle ne s'étonne point qu'on la traite avec toute sorte de rigueurs, et que toutes les créatures se soulèvent pour prendre le parti de Dieu contre elle. Toutes les peines intérieures dont Dieu l'exerce, les dégoûts, les sécheresses et les plus grands délaissements lui paraissent un juste châtiment de ce qu'elle a abandonné Dieu la première ; elle regarde comme une grande grâce de n'en être pas abandonnée pour une éternité.

Comme elle a un ardent et continuel désir d'expier son péché et qu'elle sait que la mort en doit-être l'expiation aussi bien que la peine, elle l'envisage avec plaisir, elle ne peut même s'empêcher quelquefois de la désirer avec bonheur, et rien ne la console davantage, lorsqu'elle voit prolonger ses jours sur la terre, que de pouvoir, par ce moyen, prolonger sa pénitence. Son plus grand attrait est pour les pénitences qui ne sont point de son choix, qui sont contraires à son inclination, et surtout pour celles qui sont attachées à son état.

Son zèle va jusqu'à vouloir souffrir pour les autres, et surtout pour celles qui sont sous sa charge et pour celles à qui elle aurait pu être une pierre comme d'achoppement et de scandale.

Enfin, se regardant toujours un membre de Jésus-Christ pénitent, elle n'a pas de plus grand désir que de répondre à la soif immense que ce divin chef a de souffrir dans son corps mystique, ne pouvant plus souffrir dans son corps naturel, et elle est ravie de se mettre en état de pouvoir dire avec l'apôtre : « J'accomplis en ma chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ ».

 

Pratique : considérer souvent l'étroite obligation où se trouve le pécheur de faire pénitence pour ses péchés.

 

eugene-delacroix

 

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16 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Encens

 

Dix-septième étrenne spirituelle

17 Janvier

 

La myrrhe : la mortification

 

Offrande

 

Avec l'encens et l'or, les Mages vous présentèrent la myrrhe, divin Enfant Jésus. Cet aromate symbolisait la mortification qui vous fut si chère, et, dans le cantique, votre Eglise n'est comparée à la montagne de myrrhe que parce que la vertu des saints consiste principalement à mortifier leurs corps. Avec les Mages et l’Église, je vous offre, ô Enfant-Dieu, mes saints désirs de mortification ; bénissez et agréez la myrrhe que je vous présente.

 

Méditation

 

Tout d'abord, inculquons fortement dans notre âme ces paroles solennelles de saint Paul : « Mes frères, c'est de la mortification que dépend votre salut : Si vous vous mortifiez, vous vivrez ; si vous ne vous mortifiez pas, votre perte est infaillible ».

Qu'est-ce donc que cette mortification, dont l'importance nous est și vivement recommandée par l'Apôtre ?

La mortification est une vertu qui fait que le chrétien travaille, par les souffrances et par les privations, à assujettir ses sens et à réprimer leurs inclinations.

Une âme fortement chrétienne la considère comme inséparable de la profession chrétienne et comme nécessaire de nécessité de salut.

Elle remarque qu'il n'y a rien de plus souvent recommandé dans l'Evangile. Quand Notre Seigneur y dit qu'il faut se faire violence, renoncer à soi-même, haïr son âme, porter sa croix et le suivre, tout cela signifie qu'il faut se mortifier. C'est là aussi ce que saint Paul appelle crucifier sa chair avec ses convoitises ; sans quoi, dit-il, on ne peut être à Jésus-Christ. Il est impossible d'ailleurs à une âme qui ne se mortifie point, que ses inclinations ne dégénèrent en passions et que ses passions ne la précipitent dans le malheureux abîme du péché.

La mortification fournit aux pécheurs le moyen de satisfaire à la justice de Dieu, aux chrétiens de rendre hommage à sa sainteté, et à tous de faire un digne sacrifice à sa grandeur souveraine.

De la mortification en outre dépend tout notre avancement et toute notre perfection, et, de même que l'immortification est l'origine de tous nos maux, la mortification est le fondement des vertus et la source de tous nos biens.

Dès lors, un véritable chrétien travaille sans cesse à corriger le dérèglement de ses sens, à arrêter l'emportement de ses désirs, à réprimer l'impétuosité de ses mouvements ; en un mot, à régler selon la foi toutes ses facultés, tous ses sens intérieurs ou extérieurs.

Examinons sérieusement si nous avons pratiqué : 1° La mortification de l'honneur et des inclinations ; 2° La mortification des passions en général ; 3° La mortification de la passion dominante ; 4° La mortification du jugement propre ; 5° La mortification de la volonté propre ; 6° La mortification de l'amour-propre ; 7° La mortification de l'imagination, cette folle du logis ; 8° La mortification de la vue, de l'ouïe, du goût, du toucher, de l'odorat.

 

Pratique : n'oublions jamais qu'une des principales fins de la venue du Fils de Dieu en ce monde a été de nous offrir à son Père comme des victimes mortifiées selon la chair et vivifiées selon l'esprit.

 

eugene-delacroix

 

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15 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Froment

 

Seizième étrenne spirituelle

16 Janvier

 

Du froment de vallée : La modestie chrétienne

 

Offrande

 

Les vallées abondent en froment, vous nous le rappelez vous-même, mon Dieu, dans les saints Livres. C'est ce froment que je veux produire dans la vallée de mon âme, ardemment désireux d'imiter cette admirable modestie, qui paraissait si fort dans la personne de votre divin Fils vivant sur la terre, que Saint Paul, voulant obtenir quelque chose des Corinthiens, les sollicite par la modestie de Jésus-Christ.

 

Méditation

 

Rien n'est beau à méditer comme la modestie de Notre Seigneur vivant sur la terre. Cette vertu avait en lui des charmes et des attraits qui le rendaient infiniment aimable, qui ravissaient les anges et les hommes, et qui le faisaient reconnaître, au milieu de tous les abaissements et de tous les états les plus humiliants de sa vie, pour le Dieu d'une souveraine majesté. Il suffisait de le regarder en face pour reconnaître qui il était, tant son extérieur était imprégné d'une modestie qui, au sentiment des saints, est comme un rayon, un rejaillissement et même une portion de la Divinité. Par ses discours et par la force de ses paroles, il attirait l'admiration de tous ses auditeurs. Sa démarche à elle seule était une prédication. Voulant bénir et sanctifier une action commune et dangereuse de la vie, il prenait ses repas avec la plus exacte modestie. En un mot, en toutes choses, il se montrait le modèle le plus parfait de cette vertu.

Une âme véritablement chrétienne regarde la modestie comme une vertu singulièrement digne de son estime, et qui, après avoir été sanctifiée dans la personne de Notre Seigneur, est devenue le partage des chrétiens les plus parfaits.

Il se persuade, avec les saints, que cette vertu fait la beauté et l’ornement de toutes les vertus, que sans elle il manque toujours quelque chose à sa perfection.

Il est bien convaincu que, quelque simple et quelque commune qu'elle paraisse, elle est néanmoins toute céleste et toute divine, puisque le Saint Esprit en est le principe et la source, et que, selon la doctrine de saint Paul, elle en est un des principaux fruits.

Il fait attention qu'il faut que la modestie renferme en elle de grands trésors, puisqu'une âme modeste passe pour riche aux yeux de Dieu, devant qui toutes les richesses de la terre ne sont que pauvreté. Il remet souvent devant ses yeux les quatre grands avantages que l'Ecriture Sainte attribue à la modestie :

1° La crainte filiale et respectueuse qu'elle conserve dans l'âme de la personne modeste et produit parmi les témoins de sa modestie ;

2° Les richesses spirituelles qu'elle attire du ciel en abondance ;

3° La haute idée qu'elle donne de la présence et de la majesté de Dieu ;

4° La vie éternelle qui lui est donnée en récompense.

 

Pratique : bien convaincu de l'excellence de la modestie chrétienne, se persuader, avec saint Bernard, qu'il n'y a rien de plus propre ni de plus convenable à un disciple de Jésus-Christ que cette vertu.

 

eugene-delacroix

 

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14 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

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Vallée fleurie

 

Quinzième étrenne spirituelle

15 Janvier

 

Des fleurs cueillies dans la vallée : la composition de son extérieur

 

Offrande

 

Les vallées comparées aux montagnes expriment principale- ment la modestie et les âmes modestes. C'est au fond des vallées que fleurissent certaines fleurs plus délicates à qui le grand air et un soleil trop brûlant ne conviennent point. Je vous offre ces fleurs de vallée, ô mon Jésus, afin que les eaux de votre grâce descendent avec plus d'abondance dans mon âme, attirées par l'humble modestie que vous préférez.

 

Méditation

 

La modestie chrétienne est une vertu qui fait que, par respect pour la présence de Dieu, et dans le désir d'édifier le prochain, nous réglons avec bienséance tout notre extérieur.

On peut dès lors blesser cette vertu par la légèreté de ses regards, l'inconsidération de ses paroles, par l'indécence de ses vêtements, ou par quelque dérèglement dans ses gestes dans sa démarche, dans sa tenue, dans ses actions.

Pour ne pas tomber dans ces défauts, un chrétien a soin de se remettre souvent devant les yeux cette grande règle de saint Augustin : « Qu'il n'y ait rien dans votre extérieur qui ne convienne à la sainteté de votre état et à l'édification que vous devez au prochain ».

Néanmoins, en se proposant de suivre cette règle de modestie que nous donne saint Augustin, il ne doit pas s'écarter des règles qu'ajoute saint Ambroise, lequel veut que notre extérieur soit composé ; mais sans affectation, sans artifice et sans y apporter un soin exagéré, ce qui devient alors ridicule et peut même malédifier le prochain.

Quand il tient son extérieur bien composé, ce n'est point par hypocrisie ou par pure inclination naturelle, mais il a soin de relever sa modestie par quelque motif de foi, afin de la rendre chrétienne et intérieure.

C'est la vue de Dieu qui est présent, et le respect qui est du à sa Majesté qui le rendent modeste, suivant ce désir exprimé par l'apôtre : « Que votre modestie soit connue de tous les hommes, car le Seigneur est proche ».

Il agit ainsi pour se conformer à l'obligation que Notre Seigneur nous impose d'édifier nos frères et de les porter à Dieu son Père, C'est le zèle et l'esprit de sainteté qui fait qu'il ne peut rien souffrir, dans son extérieur pas plus que dans son intérieur, qui puisse mettre obstacle à son entière perfection.

Enfin, il est aussi modeste en particulier et en secret que devant le monde et en public. Considérant son corps comme membre de Jésus-Christ et comme temple du Saint-Esprit, il le traite avec le respect, la retenue, la modestie et la bienséance qu'il mérite à cause de cela.

 

Pratique : nous bien pénétrer de cette considération d'un grand saint que c'est aimer la très Sainte Vierge et lui plaire, que d'imiter sa profonde modestie.

 

eugene-delacroix

 

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13 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

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Passereau

 

Quatorzième étrenne spirituelle

14 Janvier

 

Un passereau : la défiance de soi-même.

 

Offrande

 

Saint Augustin nous apprend que le passereau est l'image des âmes simples et humbles que le monde ignore ou méprise, et qui, s'attachant au Seigneur, savent prendre vers lui leur essor. Oh ! Combien les passereaux ont raison de placer en vous leur confiance, ô mon Dieu, puisque votre prophète nous apprend que vous avez planté les cèdres du Liban pour y suspendre les nids des passereaux ! Je veux être comme un humble et confiant passereau afin de voler vers vos montagnes saintes et d'y fixer à jamais ma demeure.

 

Méditation

 

L'âme présomptueuse met sa principale confiance en ses propres forces, et elle a toujours trop bonne opinion d'elle-même. C'est à ce signe général qu'on la reconnaît.

Elle ne saurait se persuader qu'elle doive rien craindre pour ses faiblesses : tout lui paraît possible, et, pour peu de talent qu'elle ait, elle croit toujours en avoir assez pour réussir dans ses entreprises.

Dans celles mêmes qui regardent le salut, elle se croit suffisante par elle-même. On a beau lui représenter le sentiment des saints sur la nécessité d'avoir un bon conseil spirituel, elle ne saurait se persuader qu'un tel conseil soit fait pour elle.

Quand elle reçoit de Dieu quelques grâces, elle les attribue ordinairement à ses propres mérites, elle se croit même digne d'en recevoir de nouvelles, et, si elle voit les autres ne recevoir pas les les mêmes faveurs qu'elle, elle s'imaginera que cela vient de ce qu'elle vaut beaucoup mieux que les autres.

De ce qu'elle n'est pas une criminelle et une pécheresse adonnée aux derniers dérèglements elle s'en fait un continuel motif de propre complaisance ; au lieu de se confondre en se voyant encore sujette à mille faiblesses et remplie de mille imperfections, elle n'a nulle crainte des jugements de Dieu, et elle se tient en paix comme si elle avait une entière assurance de son salut.

Si elle remarque chez les autres des talents qu'elle n'a pas, elle se flatte toujours d'avoir certaines qualités qui l'élèvent au-dessus d'eux ; et, si elle est obligée de reconnaître qu'ils sont plus parfaits, elle ne manque pas de l'attribuer à ce qu'ils ont plus de grâces, jamais elle ne l'attribue à ses infidélités.

Elle veut qu'on ait pour elle de grands égards, elle demande toujours des distinctions et des préférences.

Enfin, elle est tellement remplie d'elle-même, qu'elle semble en être idolâtre. Elle n'approuve que ce qu'elle fait, elle n'estime que ce qu'elle dit, elle ne cède presque jamais à personne, et elle se rend, par sa fierté et par son entêtement, insupportable à tout le monde.

 

Pratique : faire un ferme propos de mettre toujours en Dieu son appui, et de ne jamais présumer de soi-même, en dehors de la grâce de Dieu.

 

eugene-delacroix

 

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12 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Hysope

 

Treizième étrenne spirituelle

13 Janvier

 

Un bouquet d'hysope : l'humilité

 

Offrande

 

Voulant indiquer le contraste entre le cèdre, qui est le plus élevé de tous les arbres, et l'herbe, qui occupe la plus petite place dans ce règne créé, l'écrivain sacré nomme l'hysope, qui sort des fentes de la muraille. Je veux être comme l'hysope, ô mon Dieu, et loin d'ambitionner d'être, dans votre champ, un grand cèdre, je ne veux qu'être l'humble plante qui s'accroche aux fentes de la muraille avec laquelle vous entourez votre possession.

 

Méditation

 

L'humilité est une vertu chrétienne qui fait que l'homme, connaissant sa propre misère, ne se traite qu'avec mépris et est bien aise que les autres le connaissent et le traitent de même.

Elle est la source, le fondement et la racine de toutes les autres ; elle est comme le véritable siège de la grâce, la semence de la gloire et le sceau qui distingue les élus, pour employer les expressions mêmes des saints docteurs.

Cherchons donc à nous bien connaître nous-mêmes, et pour cela réfléchissons à ce que nous sommes dans le fond de notre nature : notre véritable origine, c'est le néant, et notre être tendrait au néant, si la toute-puissance de Dieu ne le soutenait. Indigent, faible, abject, vil et méprisable par son propre fonds, l'homme de lui-même n'a rien, n'est rien, ne peut rien, pas même avoir une seule bonne pensée. De plus, ayant offensé Dieu, il est réduit par son péché au-dessous du néant, puisque le pécheur n'est pas autre chose qu'un néant rebelle et armé contre la majesté divine. Dès lors, il mérite d'être privé de toutes les grâces et d'être abandonné aux passions les plus honteuses et à la plus cruelle persécution des démons. Or, Dieu est si bon qu'il ne nous retire point sa grâce, bien que notre nature soit si mauvaise que, même avec la grâce divine, à peine faisons-nous une bonne action où il ne se rencontre quelque défaut.

Voyant qu'elle n'est que néant et que péché, l'âme humble ne conçoit que des sentiments de mépris pour elle-même.

Le peu d'estime qu'elle a d'elle- même en regardant sa propre abjection est accompagné de patience ; celle-ci lui fait regarder le mépris qu'on fait d'elle comme ure grâce. Elle se fait dès lors une règle absolue de ne se préférer jamais à une autre ou de ne chercher jamais aucun applaudissement. Elle est ravie que son humiliation paraisse, et non son humilité. Elle se plaît dans les mépris et les reçoit avec une joie sainte, comme venant de la main de Dieu, qui les permet pour notre bien et pour sa gloire, et elle prie pour ceux qui en sont les auteurs.

 

Pratique : éviter avec soin de jamais parler de soi, se rappelant avec quelle sévérité Notre-Seigneur a condamné le pharisien qui, dans sa prière, ne faisait que parler de lui et de se louer lui-même.

 

eugene-delacroix

 

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11 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Hirondelle

 

Douzième étrenne spirituelle

12 Janvier

 

Une hirondelle : la sagesse chrétienne

 

Offrande

 

« L'hirondelle, disait Jérémie, sait discerner l'époque où elle changera de climat, et mon peuple n'a pas connu le temps du jugement du Seigneur. Comment donc ose-t-il se dire sage ? » L'hirondelle encore façonne sagement son nid, « et l'or lui-même, dit l'auteur des Proverbes, est moins précieux que le nid de la sagesse ». Or, je veux être sage, Seigneur, et vous offrir en mon âme la prudence de l'hirondelle.

 

Méditation

 

Le Saint Esprit, voulant nous inspirer l'amour de l'estime de la véritable sagesse, l'appelle la science des Saints, la vie et la paix de l'âme, la gardienne et la directrice des vertus, sans laquelle ou elles ne sont que des vices, ou elles sont inutiles pour le salut.

L'apôtre saint Jacques nous a donné les marques auxquelles nous reconnaîtrons la véritable sagesse chrétienne. « La sagesse qui vient d'en haut, dit-il, est premièrement chaste, puis amie de la paix, modérée, facile à persuader, unie de sentiments avec les bons, pleine de miséricorde et de bons fruits, ne jugeant point, n'ayant point de dissimulation ».

Chaste. Le premier soin de la sagesse chrétienne, ce qu'elle a le plus à cœur, c'est de nous faire veiller constamment à la garde de la pureté, de nous faire fuir les moindres occasions qui pourraient la ternir, et de nous faire vivre pour cela dans une mortification universelle de nos sens.

Amie de la paix. La sagesse chrétienne se plaît à mettre l'ordre partout, et, comme elle n'agit jamais que par règle, avec mesure et selon la volonté de Dieu, elle apporte toujours avec elle la véritable paix, qui est le fruit de l'ordre.

Modérée. La sagesse chrétienne règle si bien l'intérieur que l'extérieur s'en ressent et se montre avec toute la modestie que demande la présence de Dieu et l'édification du prochain.

Facile à persuader. Elle rend le cœur docile et l'esprit soumis, et, comme elle ne souffre point que l'âme suive ses propres lumières, ni qu'elle résiste aux bons avis qu'on lui donne, elle le met en état de faire avec facilité toutes sortes de biens.

Unie de sentiment avec les bons. Elle veut qu'on soit d'accord avec les bons serviteurs de Dieu, que l'on soit ravi de les voir remplis de grâces, faisant de grandes choses et s'excellant en toutes sortes de vertus.

Pleine de miséricorde et de bons fruits. Elle veut que nous soyons pleins de miséricorde et de bonnes œuvres, que nous tâchions de faire du bien aux malheureux, d'être utiles à tout le monde, et de prouver partout la gloire de Dieu et le salut du prochain.

Ne jugeons point. Son esprit n'est point un esprit de critique ni de mesure. Elle est même si éloignée de condamner les autres, qu'elle ne s'arrête aucunement à examiner leur conduite pour en porter un jugement, à moins d'y être obligée par les devoirs de sa charge.

Sans Dissimulation. La véritable sagesse chrétienne est simple et sans fond ; elle aime tellement la conduite et la franchise qu'elle ne peut souffrir la finesse, la duplicité et le déguisement.

 

Pratique : Demander souvent cette vertu par l’intercession de Marie, la plus prudente de toutes les vierges, que Dieu a choisie pour être le siège et le trône de la sagesse éternelle.

 

eugene-delacroix

 

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