23 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Vingt-quatrième jour

La souffrance et l'amour

 

Prélude : Serrons-nous autour de notre père, qui va bientôt nous quitter.

 

Réflexions

 

Depuis sa stigmatisation jusqu'à sa mort, dit l'auteur de l’Histoire populaire de saint François, sa vie peut se résumer en deux mots : la souffrance et l'amour. Quand il revint à Sainte Marie des Anges, pâle, défait, cachant en vain les blessures sacrées de ses mains et de ses pieds, ses frères crurent voir un vivant crucifix. Malgré sa langueur et les douleurs incessantes que lui causaient ses plaies, le zèle du salut des âmes le fit bientôt sortir de cette retraite, et pendant une partie de l'hiver de 1224 à 1225, il allait ou plutôt il se faisait porter de ville en ville à travers l'Ombrie, guérissant les infirmes du corps et de l'âme, poursuivi de la vénération des peuples, et se bornant souvent, pour toute prédication, à répéter, d'une voix affaiblie, mais toute brûlante d'une divine charité : « Jésus-Christ, mon amour, a été crucifié ».

Dans son humilité, il croyait n'avoir rien fait pour Dieu et pour le prochain ; il se regardait comme un serviteur inutile et disait à ses frères : « Commençons, mes frères, à servir Dieu Notre Seigneur, car jusqu'ici nous avons fait bien peu de chose ». Depuis plusieurs années déjà, il avait ré- signé ses fonctions et son titre de supérieur général des Frères Mineurs, que ses infirmités rendaient trop pesants pour lui. En conférant son autorité au frère Pierre de Catane d'abord, et ensuite au frère Elie, il leur avait dit, avec cette simplicité céleste, qui lui venait directement du cœur doux et humble du Sauveur : « Mon père et mon très cher frère, je vous reconnais pour mon père et mon seigneur : je confie à vos soins la garde de mon âme, et je vous promets humblement tout respect et toute obéissance comme à mon vrai ministre. Je vous prie et je vous conjure, par le Dieu vivant et véritable, de vouloir bien confier à un de nos compagnons la charge de me commander et de prendre soin de moi : je lui obéirai inviolablement en tout comme à vous- même ; car, à cause du grand profit et du mérite de l'obéissance, je désire avoir toujours avec moi mon supérieur et être sans cesse en sa présence ». Et, comme il avait dit, il fit jusqu'à sa fin.

Son amour pour son Sauveur Jésus-Christ semblait croître avec ses souffrances ; ses ravissements étaient continuels ; sa vue achevait de s'éteindre dans les larmes brûlantes que lui arrachait la Passion de Notre Seigneur, et son bien-aimé se montrait également si plein d'amour pour lui, qu'il semblait jouir sans interruption de sa présence. Il communiait fréquemment et avec tant de dévotion qu'on le voyait devenir semblable à un homme enivré après avoir reçu l'Agneau sans tache, et souvent son action de grâce s'achevait en une ardente extase.

Sa tendresse pour ses frères, sa miséricorde pour les pécheurs, étaient sans bornes. Plus il participait aux souffrances et à la sainteté de Jésus-Christ, plus il participait aussi à sa bonté : la lettre, adressée par lui au frère Elie, et lui donnant des conseils pour le gouvernement de l'ordre, est un monument admirable de cette charité toute divine.

Sur les instances de frère Elie, le saint consentit enfin à se reposer. On le transporta dans une cellule très pauvre, près de Saint Damien, où sainte Claire et ses sœurs lui préparaient de leurs mains les remèdes indiqués par les médecins. Il y demeura pendant quarante jours avec les frères Massee, Ruffin, Léon et Ange de Rieti, ses ordinaires compagnons. Puis il revint à Sainte Marie-des-Anges, où il resta languissant et malade pendant toute la fin de l'année 1225. Ses frères, voyant ses forces décliner et sachant qu'ils allaient le perdre prochainement, le contemplaient avec une vénération et un amour toujours croissants. « Oh ! s'écrie l'un d'entre eux, Thomas de Celano, son premier historien, comme il leur apparaissait beau, splendide et glorieux, dans l'innocence de sa vie, dans la simplicité de ses paroles, dans la pureté de son cœur, dans son ardent amour de Dieu et de ses frères ! » Sa patience était inaltérable, et il répondait à ceux qui lui demandaient comment il pouvait supporter d'un cœur et d'un visage joyeux les douleurs cuisantes de ses yeux et de tout son corps : « La gloire que j'attends est telle, que toute peine, toute maladie, toute humiliation, toute persécution, toute mortification devient pour moi une cause de joie ». C'est pourquoi, dit saint Bonaventure, il ne considérait pas ses souffrances comme des peines, mais il les appelait ses sœurs.

 

Pratique : Invoquer saint François dans les maladies, pour les supporter avec résignation et d'une manière méritoire.

Invocation : Saint François, modèle de patience, aidez et soulagez les pauvres malades.

 

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L'heureuse aventure

 

Vers la fin de 1225, il profita d'un court moment de convalescence, pour se faire transporter en quelques endroits de l'Ombrie et des provinces voisines, afin d'y gagner encore des âmes à Dieu. C'est dans cette dernière course apostolique qu'il guérit à Bagnolo, en Toscane, un petit enfant de quatre ans atteint d'une maladie mortelle. Quand il l'eut guéri, il s'écria, dit-on, en rendant grâces à Dieu : « O buona ventura ! O l'heureuse aventure ! » L'enfant, qui s'appelait Jean, en garda le nom : il devint plus tard saint Bonaventure. (Histoire populaire de saint François d'Assise, par le marquis de Ségur).

 

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22 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Vingt-troisième jour

Les stigmates sacrés

 

Prélude : Recueillons-nous pour contempler ce grand prodige.

 

Réflexions

 

C'était sur le mont Alverne. Un ange l'avait averti de se disposer, avec humilité et patience, à recevoir un don spécial de Dieu. Pendant qu'il persévérait dans la prière, il se mit à méditer pieusement sur la Passion du Sauveur et sur son infinie charité. La ferveur de la dévotion s'accroissait tellement en lui, qu'il demeurait entièrement transformé en Jésus-Christ par l'amour et la compassion. Il était dans toute l'ardeur de cette divine contemplation, quand soudain il vit descendre, du haut des cieux, un séraphin qui avait six ailes éclatantes et toutes de feu. Il se précipitait d'un vol rapide vers lui ; et bientôt le saint put voir, entre ses ailes, la figure d'un homme crucifié. Ses ailes étaient disposées de telle sorte qu'il en avait deux sur la tête, deux autres lui servaient à voler, et les deux dernières lui couvraient tout le corps.

À la vue de ce séraphin, saint François demeura saisi d'étonnement ; une joie mêlée de tristesse et de douleur se répandit dans son âme. La douce contemplation du Christ, qui lui apparaissait si familièrement et qui daignait jeter sur lui de si tendrez regards, le remplissait de joie ; mais le douloureux spectacle de son crucifiement le pénétrait de compassion, et il en avait le cœur transpercé comme d'un glaive. Il admirait surtout profondément que l'infinité des souffrances du Sauveur parût sous la forme d'un séraphin, sachant bien qu'elle ne s'accorde pas avec l'état de gloire et d'immortalité. Mais bientôt le séraphin lui-même lui apprit que Dieu l'avait permis ainsi, pour lui faire connaître que ce n'était pas par le martyre de la chair, mais par l'embrasement de l'amour, qu'il devait être transformé tout entier en une parfaite ressemblance avec Jésus-Christ crucifié.

Après un long et mystérieux entretien, l'admirable vision disparut, laissant dans le cœur du saint une ardeur excessive et la flamme de l'amour divin, et sur son corps l'image merveilleuse et les traces de la Passion du Sauveur, Alors, ses pieds et ses mains furent transpercés par des clous semblables à ceux qu'il avait vus dans les mains et les pieds du Christ qui venait de lui apparaître. Les têtes de ces clous, qui étaient rondes et noires, se trouvaient dans le creux des mains et au-dessus des pieds, et les pointes ressortaient du côté opposé, recourbées et rivées de manière qu'on aurait pu sans peine y passer le doigt comme dans un anneau. Au côté droit du saint, apparut aussi une plaie rouge, comme s'il eut été transpercé d'une lance, et souvent elle jetait un sang sacré qui trempait sa tunique et ce qu'il portait sur les reins.

Il mit un tel soin à cacher ces blessures que ses frères les ignorèrent longtemps. Seulement, ils remarquèrent qu'il ne découvrait plus ni les pieds ni les mains, et qu'il ne pouvait même plus poser à terre la plante des pieds.  

Le saint pape Alexandre, dit saint Bonaventure, prêchant au peuple, affirma devant un auditoire considérable de frères où j'étais moi-même, que ces saints stigmates, il les avait vus de ses propres yeux durant la vie du saint. Enfin, à sa mort, plus de cinquante frères, la vierge de Dieu très pieuse, Claire, avec ses sœurs, et d'innombrables séculiers les virent également, et la plupart d'entre eux les baisèrent avec vénération, et les touchèrent de leurs mains, afin que rien ne manquât à la force du témoignage.

 

Pratique : Vénérer souvent, avec une ardente et affectueuse dévotion, les cinq plaies de Jésus crucifié.

Invocation : Saint François, image fidèle de Jésus crucifié, imprimez profondément, dans nos âmes, les plaies du Sauveur.

 

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L'entretien mystérieux

 

Dans cette apparition séraphique, le Christ lui-même daigna communiquer à saint François des choses secrètes et mystérieuses qu'il ne voulut jamais rapporter dans sa vie ; ce ne fut qu'après sa mort qu'il en fit la révélation. Or, voici quelles furent les paroles du Christ : « Sais-tu, disait-il au saint, le prodige que je viens d'opérer en toi ? Pour que tu sois mon gonfalonier, je t'ai donné les stigmates, qui sont les marques de ma Passion. Et, de même que, le jour de ma mort, je suis descendu aux Limbes, et qu'en vertu de mes plaies, j'en ai retiré toutes les âmes qui s'y trouvaient pour les introduire au Paradis, quand tu auras quitté la terre, tous les ans, le jour de l'anniversaire de ta mort, je t'accorde aussi de pouvoir descendre au Purgatoire, et, en vertu des stigmates, d'en retirer toutes les âmes de tes trois ordres, des Mineurs, des Sœurs et des Continents, et même de tous les autres qui auront eu pour toi une grande dévotion et que tu trouveras dans ce lieu d'expiation. Tu les introduiras toi-même au Paradis ; et c'est ainsi qu'après m'avoir été conforme pendant ta vie, tu le seras encore après ta mort ». (Considérations sur les stigmates de saint François, traduites par l'abbé Riche).

 

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21 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Vingt-deuxième jour

La Portioncule

 

Prélude : Saint François priait une nuit dans sa cellule, voisine de l'église de la Portioncule, quand il fut révélé que dans l'église même étaient Notre Seigneur Jésus-Christ et sa Sainte Mère, avec une grande multitude d'anges. À cette nouvelle, pénétré d'une joie indicible, il se leva, et, plein d'un religieux respect, il entra dans l'église. Dès qu'il aperçut la majesté et la gloire ineffable du Fils de Dieu, il se prosterna en sa présence et l'adora avec la soumission et la dévotion la plus profonde. Notre-Seigneur Jésus-Christ, abaissant sur lui un regard plein de bonté, lui dit de demander quelques grâces pour le salut des hommes. Alors saint François, aidé du patronage de Marie qu'il avait invoquée avec ferveur, demanda que tous ceux qui viendront en ce lieu et visiteront cette église obtinssent pardon de tous leurs péchés, après s'en être confessés. Le Seigneur répondit à saint François que cette demande lui était agréable, mais il lui ordonna en même temps d'aller trouver son vicaire pour lui demander cette indulgence en son nom. Le Souverain Pontife fit d'abord quelques difficultés, mais il finit par accéder à cette demande.

 

Réflexions

 

Saint François avait obtenu cette indulgence au mois d'octobre de l'année 1221. Le jour auquel les fidèles pouvaient la gagner n'avait point été fixé. Or, quinze mois plus tard, pendant une de ces longues nuits d'hiver si propres à la contemplation, le saint patriarche priait dans sa cellule près de l'église de la Portioncule. Le démon lui suggéra de ne pas tant veiller et de ne pas tant prier, parce qu'à l'âge où il se trouvait, le sommeil était nécessaire. Aussitôt le saint reconnaît le tentateur et se souvient du moyen employé par saint Benoît pour le vaincre. Sortant donc de sa cellule, il va dans le plus épais du bois, ôte son habit, déchire son corps à travers les ronces et les épines, voit couler son sang de ses nombreuses plaies et s'écrie : « Il vaut mille fois mieux pour moi endurer ces douleurs avec Jésus-Christ que de suivre les conseils de l'ennemi qui me flatte ». En ce moment, une vive lumière remplit le bois. François s'arrête, étonné et ravi. Les ronces étaient transformées en roses rouges et en roses blanches, quoique l'on fut dans la saison la plus rigoureuse. Ces rosiers toujours verts et sans épines donnent encore des fleurs en toute saison ; on les appelle les rosiers de Saint François.

Pendant qu'il admire ce prodige, plusieurs anges éclatants de blancheur et de gloire l'entourent, et l'un deux lui adresse les mêmes paroles qui lui furent portées du Ciel, quinze mois auparavant : « François, allez à l'église, Jésus-Christ vous y attend avec sa sainte mère ». En même temps, il se voit revêtir miraculeusement d'un habit blanc ; et suivant l'inspiration qui le presse d'en agir ainsi, il cueille douze roses rouges et douze roses blanches, et les porte à l'église dont le chemin lui semble richement orné. En y entrant, il se prosterne et dit, avec une grande expression de foi et de confiance : « Père très saint, Seigneur du ciel et de la terre, Sauveur du genre humain, daignez, par votre grande miséricorde, déterminer le jour de l'indulgence que votre infinie bonté a bien voulu accorder en ce saint lieu ». Notre Seigneur lui répondit : « Je veux que ce soit depuis le soir du jour où l'apôtre saint Pierre fut délivré de ses liens, jusqu'au soir du lendemain ». Et comme saint François demanda encore de quelle manière cette indulgence devait être publiée, et si on ajouterait foi à sa parole, Notre Seigneur lui ordonna d'aller trouver son vicaire, de lui porter quelques roses rouges et blanches comme preuve de la vérité du fait, et d'emmener avec lui quelques-uns de ses frères, qui rendraient témoignage de ce qu'ils avaient entendu. Les anges entonnèrent ensuite le Te Deum, et la vision disparut.

Saint François prit trois roses de chaque couleur, en l'honneur des trois personnes de la Très Sainte Trinité, et il choisit, dans la même pensée, trois de ses religieux, pour l'accompagner à Rome. Dès le lendemain, il se mettait en marche avec eux. Arrivé à Rome, il rendit compte au Souverain Pontife des merveilles qui venaient de se passer à N.-D. des Anges, et lui présenta pour preuve les roses miraculeuses conservées dans toute leur fraîcheur, malgré la longueur de la route. Le Pape, surpris de voir des roses si belles, si fraîches et si odorantes, dans une saison si rigoureuse et après une si longue marche, reconnut la vérité de ces témoignages ; et, après avoir pris l'avis des cardinaux, il confirma l'indulgence et ordonna à sept évêques de la contrée de se réunir à Assise le 1er août de la même année, pour la publier solennellement à Sainte-Marie des Anges.

Au jour marqué, les évêques s'y assemblèrent ; le concours des fidèles était immense. Saint François prêche avec une ferveur et une onction angéliques. Les évêques ne voulaient pas que cette indulgence fut accordée à perpétuité. Ils jugeaient qu'une concession aussi extraordinaire ne pouvait être dans la pensée du Pape ; ils résolurent donc de ne l'annoncer que pour dix ans. L'évêque d'Assise se leva le premier pour publier l'indulgence ; mais il la déclara perpétuelle, sans qu'il lui fut possible d'y mettre aucune restriction. Les autres évêques essayèrent successivement de l'annoncer pour dix ans, mais, par une permission particulière de Dieu, ils furent obligés de publier une Indulgence perpétuelle, ils reconnurent ainsi la volonté manifeste de Dieu.

Cette indulgence, nous devons le remarquer, n'est point, comme les autres, une simple concession faite par le Souverain-Pontife, elle a l'inappréciable avantage d'avoir été accordée par Jésus-Christ lui-même, sur la demande de sa divine Mère. Depuis sa promulgation solennelle, vit affluer chaque année, à N.-D. des Anges, un immense concours de fidèles qui venaient participer au grand pardon d'Assise. Les pèlerins étaient obligés de loger sous des tentes dressées dans la campagne, autour de l'auguste sanctuaire. Le nombre en est encore très considérable, malgré les désastres que la révolution a accumulés dans ces pays qu'elle a envahis.

Toutefois, quelque immense que fut le nombre des pèlerins de la Portioncule, dès l'origine de cette indulgence, c'était peu auprès des fidèles qui, répandus sur toutes les parties du monde, ne pouvaient participer à cette grâce précieuse. Persuadés que cette sublime expansion de la miséricorde divine était un bienfait général et que ce pardon s'adressait à tous les fidèles, plusieurs Souverains Pontifes ont étendu cette indulgence à toutes les églises de l'ordre de saint François.

Quand une église a été abandonnée par les Franciscains. elle perd ce privilège. Il y a néanmoins une exception pour la France. Le Pape Pie VII a concédé de nouveau ce privilège à toutes les églises ayant appartenu aux Franciscains ou aux Franciscaines. L'indulgence de la Portioncule a l'insigne privilège de ne pas être suspendue par l'année du Jubilé. On peut la gagner autant de fois qu'on visite l'église à laquelle elle est attachée, depuis l'heure des premières vêpres jusqu'au soir du 2 août, après le coucher du soleil.

Pour y participer, il faut trois choses, outre la visite de l'église : 1° la confession, 2° la communion, 3° prier aux intentions du Souverain Pontife. Pour la confession, on suit la règle ordinaire des autres indulgences. La communion peut se faire dans quelque église que ce soit. On croit que la récitation du Miserere ou cinq Pater et cinq Ave suffit pour les prières aux intentions du Souverain Pontife. On peut s'appliquer une de ces indulgences, et même plusieurs dans le cas où on ne les aurait pas gagnées plénières, et appliquer les autres, par la voie de suffrage, aux âmes du Purgatoire.

 

Pratique : Bénissons la Reine des Anges qui nous a obtenu de son divin Fils une grâce si précieuse. Rendons nos actions de grâces à Notre-Seigneur qui met à notre disposition un moyen si facile de payer nos dettes à sa divine justice, de nous racheter du Purgatoire et de recouvrer l'innocence baptismale. Coopérons à tant de grâces, devenons meilleurs et enrichissons-nous pour le Ciel.

 

Invocation : Saint François, notre bon père, obtenez-nous la grâce de Jésus.

 

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20 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

42 La fondazione del Terz Ordine

 

Vingt-et-unième jour

Le Tiers-Ordre

 

Prélude : Représentons-nous les premiers Tertiaires aux pieds du saint fondateur, recevant de ses mains bénies l'habit religieux et écoutant ses pieuses exhortations.

 

Réflexions

 

C'était en 1221. Déjà, le premier des trois ordres du séraphique Patriarche comptait douze années d'existence. La fondation du second ordre avait suivi de près celle du premier, à la grande admiration du peuple, émerveillé de la sainteté des pauvres Clarisses. Mais, les simples fidèles, retenus dans le monde par des liens qui les empêchaient de suivre cet entraînement universel vers le sacrifice, s'affligeaient de ne pouvoir suivre ce mouvement de la foi et de l'amour. De là vint la fondation du troisième ordre.

Saint François rencontra un jour sur sa route un de ses anciens amis de jeunesse, le marchand Luchesio. Cet homme, autrefois renommé pour son avarice et ses passions politiques, s'était converti et édifiait tous ses concitoyens par une vie exemplaire. Plus d'une fois, sa compagne et lui avaient supplié François de leur tracer une règle de perfection appropriée à leur état. Le saint entra chez eux et leur dit : « J'ai songé depuis peu à instituer un troisième ordre où les personnes mariées pourront servir Dieu d'une manière parfaite ; et je crois que vous ne sauriez mieux faire que d'y entrer ». Luchesio et Bona Donna furent les premiers tertiaires franciscains. Le fondateur leur fit prendre un habit simple et modeste, de couleur cendrée, avec une corde à plusieurs nœuds pour ceinture, et leur prescrivit la pratique de différents exercices de piété, en attendant une règle spéciale. Il la composa l'année suivante, et un grand nombre de laïques fervents s'inscrivirent parmi ses religieux observateurs.

Approuvé d'abord verbalement par Honorius III, le Tiers Ordre reçut de ce même Pontife une approbation solennelle, qui combla de joie le séraphique Père.

Dès lors, sans se détourner de sa vie de continuelle oraison et des soins que réclamaient le premier et le second ordre, il s'employa avec zèle jusqu'à la fin de sa vie à développer et à affermir cette grand œuvre. Il formait aux vertus de leur nouvel état les Frères et les Sœurs, déjà revêtus du saint habit Tertiaire ; il les réunissait et présidait leurs assemblées. À la tendre sollicitude dont il les entourait, il était aisé de voir qu'il les confondait dans une même affection avec les nombreux disciples que Dieu lui avait donnés dans ses deux premiers ordres. Au milieu des nombreuses souffrances et des angoisses de ses longues maladies, il les recommandait sans cesse au Seigneur, et, à l'exemple de Jésus-Christ, son modèle, il priait, avec la tendresse d'un père, non-seulement pour les tertiaires, ses contemporains, mais aussi pour tous ceux qui dans la suite des siècles viendraient prendre place au sein de l'innombrable famille dont il était le patriarche. Il les bénit encore une fois de son lit de mort ; et mesurant alors d'un regard prophétique les trésors de grâce et les immenses ressources de salut que ces trois ordres devaient assurer aux générations à venir, il en rendait grâces à Dieu et se réjouissait en quittant la terre d'y laisser après lui une arche sainte à trois compartiments, où viendraient se réfugier de véritables enfants de Dieu, pour se dérober au déluge d'erreurs et d'iniquités qui couvre et souille le monde, et se préserver plus efficacement de la perdition éternelle.

 

Pratique : Favoriser autour de soi l'entrée dans le Tiers Ordre.

Invocation : Saint François, père du Tiers Ordre, priez pour tous les Tertiaires Franciscains.

 

Icône de l'Engagement Franciscain

 

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Jésus et le Tiers Ordre

 

Notre séraphique Père François d'Assise s'était retiré sur le mont Alverne, pour s'y appliquer plus librement à la contemplation. Le Frère Léon, dont il ne se séparait jamais, vit un soir la cellule de notre saint éclairée d'une brillante lumière. Une flamme très pure ceignait la tête de François d'une éclatante auréole. Il entendait comme un colloque entre deux ou plusieurs personnes, et il voyait ce séraphin de la terre mettre par trois fois la main dans son sein et l'étendre ensuite vers la flamme. Désireux de connaître le sens caché de cette mystérieuse vision, il pria son bienheureux Père de lui en donner l'explication. « Dieu, dit alors François, m'est apparu au milieu de la flamme que vous avez aperçue. Dans son infinie bonté, il m'a développé d'impénétrables mystères, et m'a donné une très profonde connaissance de lui-même, en me demandant de lui offrir quelque chose en retour de toutes les faveurs dont il me comblait. Ah ! Seigneur, lui disais-je, ma pauvreté est extrême ; je n'ai rien à mon usage, si ce n'est le pauvre habit qui me couvre ; mon corps et mon âme sont à vous, dès longtemps je vous en ai fait le sacrifice. Alors il me pressait de lui offrir ce que j'avais dans mon sein ; y portant la main, grande a été ma surprise d'en retirer une belle pièce d'or dont je lui ai fait aussitôt hommage, j'y en ai trouvé deux autres encore, et, comme la première, je les lui ai offertes avec bonheur. Tout cela se passait au moment où vous m'avez vu étendant le bras vers la flamme. Pendant que je remerciais le Seigneur de tant de bienfaits, il a daigné me faire connaître que les trois pièces d'or dont je venais de lui faire hommage étaient le symbole des trois ordres établis par moi, depuis peu, avec le secours de sa grâce, et qu'il les avait pour agréables ». (Manuel du Tiers Ordre de la pénitence de saint François d'Assise, par le Père Salvator d'Ozieri).

 

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19 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

St François et le Sultan V

 

Vingtième jour

En Egypte

 

Prélude : Suivons le grand missionnaire sur la terre infidèle, où son zèle ardent le pousse à gagner des âmes et à chercher le martyre.

 

Réflexion

 

Emporté par son zèle et accompagné de onze religieux miraculeusement désignés par le Ciel, François se dirigea vers l'Egypte. Il envoya ses compagnons, deux par deux, à Saint Jean d'Acre, et se rembarqua avec le seul Frère Illuminé pour aborder à Damiette, en juillet 1219.

Or, on était en pleine croisade. François passa entre les deux armées en présence et, rencontrant. sur sa route deux brebis : « Ayons confiance au Seigneur, ait-il tout plein de joie, la parole de l'Evangile s'accomplit en nous : Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ». Presque aussitôt, les musulmans se jetèrent sur lui et sur son compagnon comme des loups furieux, et les emmenèrent; en les rouant de coups, devant le Soudan, leur maître.

« Qui vous envoie ? et pourquoi venez-vous ici ? » demanda le Sultan Malik El-Kamil. - « C'est le Dieu très-haut qui nous envoie, lui répondit hardiment François, pour vous montrer, à vous et à votre peuple, les voies du salut ». Et il se mit à lui prêcher, avec une ferveur toute céleste, un Dieu en trois personnes et Jésus-Christ, vrai Dieu et Sauveur du monde.

Rempli d'admiration, le Sultan l'écouta et l'invita à demeurer près de lui. « Si vous et votre peuple, dit alors l'homme de Dieu vous voulez vous convertir, je demeurerai de grand cœur avec vous pour l'amour de Jésus-Christ, mon Seigneur ; que si vous balancez entre sa divine loi et celle de Mahomet, faites allumer un grand feu, et j'y entrerai avec vos prêtres, afin que vous voyez par là quelle est la foi qu'il faut suivre. - Je ne crois pas, répondit le Soudan qui voyait les prêtres s'esquiver prudemment à cette proposition, qu'aucun de mes Imams veuille entrer dans le feu ni souffrir quelques tourments pour sa religion. - Eh bien ! reprit saint François, si vous me promettez, vous et votre peuple, d'embrasser la religion chrétienne dans le cas où je sortirai du feu sain et sauf, j'y entrerai seul. S'il me dévore, qu'on l'impute à mes péchés, et non à ma foi ; mais si Dieu me conserve au milieu des flammes, vous reconnaîtrez Jésus-Christ pour le seul vrai Dieu et pour le Sauveur de tous les hommes. - Je n'ose accepter, répondit Malik El-Kamil, de peur d'une sédition » et il lui offrit de riches présents, que le saint repoussa avec mépris.

Puis, voyant l'inutilité de ses efforts auprès de ces infidèles aveugles et endurcis, François prit le parti de les abandonner, et le Sultan le fit reconduire avec honneur, ainsi que le Frère Illuminé, au camp des chrétiens, où son retour fut accueilli avec les plus touchantes marques de vénération. Mais le saint les quitta bientôt pour aller visiter les Saints Lieux et s'y retremper dans son amour pour Jésus crucifié.

Or, il y avait dans les environs d'Antioche un beau monastère de Bénédictins, dont l'abbé, mort depuis peu, avait prédit à ses Frères qu'il viendrait bientôt un saint homme pauvrement vêtu et de chétive apparence, mais très vénérable et patriarche d'un grand Ordre. Aussi, à la venue de François, les moines sortirent processionnellement au-devant de lui et le reçurent avec grand honneur. Sa sainteté les ravit tellement qu'ils embrassèrent la vie franciscaine et que, plusieurs autres monastères ayant suivi leur exemple, François, avant de rejoindre ses autres enfants, eut la consolation de compter une province de l'Ordre en Syrie.

 

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Saint François et le Sultan

 

Avant de le quitter, Malik El-Kamil avait dit en secret à François : « Priez pour moi, afin que Dieu me fasse connaître la vraie religion et que je puisse l'embrasser ». Les prières de saint François furent exaucées, au dire de plusieurs historiens, vingt ans après, vers 1228. Malik El-Kamil étant près de mourir, François, déjà mort et canonisé, apparut à deux de ses Frères, en Syrie, et leur ordonna d'aller l'instruire, le baptiser et l'assister à ses derniers moments. Ce qui est certain, c'est qu'à partir du jour où le Sultan Malik eut connu le saint, il se montra constamment favorable et doux envers les chrétiens, et que les Frères Mineurs commencèrent dès lors à prêcher l'Evangile en Terre Sainte et en Syrie, comme nous l'avons vu plus haut. (Histoire de saint François, par divers auteurs).

 

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18 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

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Dix-neuvième jour

Le merveilleux Chapitre Général

 

Prélude : Contemplons le Saint entouré de ses enfants.

 

Réflexions

 

Le fidèle serviteur du Christ voulut alors réunir un Chapitre général de son ordre, et il y réunit plus de cinq mille de ses frères. Le cardinal Hugolin, nommé protecteur par le Pape, y vint. Il visitait chaque jour le Chapitre. À la vue de ces frères assis dans la plaine autour du couvent de Sainte Marie des Anges, et partagés par groupes de quarante, de quatre-vingts et de cent ; à la vue de ces hommes occupés à s'entretenir de Dieu, adonnés à la prière, aux larmes et aux exercices de la charité ; à la vue de cette réunion qui se tenait dans un si profond silence et dans une si grande modestie qu'on n'y entendait pas la moindre rumeur, le moindre mouvement qui pût distraire ; à la vue d'une multitude si considérable et réglée par une discipline si exacte, il se sentait ravi d’admiration, et, versant des larmes, il s'écriait, dans la ferveur de son âme : « Oui, c'est vraiment ici que se trouve le camp et l'armée des chevaliers de Dieu ». Dans une si grande assemblée, on n'entendait pas un mot léger, pas une plaisanterie ; quelques frères se réunissaient-ils, c'était pour prier, réciter l'office, pleurer leurs péchés et ceux de leurs bienfaiteurs, et s'entretenir du salut des âmes.

La terre nue servait de lit aux frères, quelques-uns seulement prenaient un peu de paille ; une pierre ou un morceau de bois leur tenait lieu d'oreiller. On accourait de toutes parts pour contempler ce merveilleux spectacle, mais surtout le chef très saint de cette pieuse milice, celui qui avait ravi au monde une si belle proie, rassemblé un troupeau si saintement composé, pour le faire marcher à la suite de Jésus-Christ, le vrai pasteur.

Le Chapitre général une fois réuni, saint François, le Père et le Ministre, dans la ferveur qui l'animait, se mit à expliquer la parole de Dieu et à prêcher ce que l'Esprit-Saint lui inspirait. Voici les paroles qui firent le sujet de son discours : « Nous avons promis à Dieu de grandes choses, mais il nous en a promis de plus grandes encore: gardons les unes, soupirons après les autres. Le plaisir est court, la peine est éternelle : les souffrances sont légères, et la gloire est infinie ». Ces paroles qu'il développait avec ferveur excitaient les frères à l'obéissance et les y confirmaient. Elles les portaient au respect pour la sainte Eglise leur mère, à la charité fraternelle, à la prière pour tous les pécheurs, à la patience dans les afflictions, à la modération dans la prospérité, à la modestie, à la chasteté, à la paix et à la concorde avec Dieu, avec le prochain et avec sa propre conscience, enfin à l'amour et à l'observance de la sainte pauvreté.

Saint François ajouta encore : « Par le mérite de la sainte obéissance, je vous ordonne, à vous tous qui êtes ici rassemblés, de n'avoir aucune sollicitude au sujet de votre subsistance et des autres besoins temporels ; appliquez-vous uniquement à prier et à louer Dieu, laissez-lui tout le soin de subvenir à vos nécessités corporelles, et soyez sans inquiétude, car ce bon Père a pour vous une sollicitude toute spéciale ». Cet ordre fut reçu de tous les frères, l'allégresse dans le cour, la joie sur la figure ; et quand saint François eut cessé de parler, tous se mirent en prière. L'événement justifia la confiance du saint, car les provisions apportées par les habitants du pays dépassèrent tous les besoins.

 

Pratique : Se confier avec un filial abandon à la bonne Providence.

Invocation : Saint François, père de la famille franciscaine, veillez sur vos enfants.

 

Fioretti

Les cilices et les cercles de fer

 

Ce fut au temps de ce Chapitre que saint François connut, par révélation, qu'un grand nombre de frères portaient sur la chair des cilices et des chaînes de fer, ce qui occasionnait une multitude d'infirmités qui mettaient la plupart d'entre eux dans l'impossibilité de vaquer à la prière, quand ils avaient assez de force pour ne pas succomber entièrement. Aussitôt, comme un père plein de discrétion, il ordonna, au nom de l'obéissance, à tous ceux qui portaient ces instruments de mortification de les retirer et de les déposer devant lui. Les frères obéirent et l'on compta jusqu'à cinq cents cilices et un bien plus grand nombre encore de cercles de fer que l'on avait portés au bras ou ailleurs ; tout cela formait un énorme monceau. Saint François défendit aux frères d'en rien reprendre. (Légendes du Moyen-âge, traduites par l'abbé Riche).

 

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17 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

15 Francis Meets Dominic

 

Dix-huitième jour

Le Cordon séraphique

 

Prélude : Assistons à la première entrevue des deux Saints Fondateurs.

 

Réflexions

 

Les deux hommes, dont les destinées offraient au ciel et à la terre de si admirables harmonies, dit Lacordaire, ne se connaissaient pas. Tous deux habitaient Rome au temps du 4e concile de Latran, et il ne paraît pas que le nom de l'un eût jamais frappé l'oreille de l'autre. Une nuit, Dominique étant en prière, selon sa coutume, vit Jésus-Christ irrité contre le monde, et sa Mère qui lui présentait deux hommes pour l'apaiser. Il se reconnut pour l'un des deux ; mais il ne savait qui était l'autre, et, le regardant attentivement, l'image lui en demeura présente. Le lendemain, dans une église, on ignore laquelle, il aperçut, sous un froc de mendiant, la figure qui lui avait été montrée la nuit précédente, et, courant à ce pauvre, il le serra dans ses bras avec une sainte effusion, entrecoupée de ces paroles : « Vous êtes mon compagnon, vous marcherez avec moi, tenons-nous ensemble, et nul ne pourra prévaloir contre nous ». Il lui raconta ensuite la vision qu'il avait eue ; et leur cœur se fondit l'un dans l'autre entre ces embrassements et ces discours.

Il fut même question un instant de fondre en un seul les deux ordres naissants ; mais, saint François crut préférable de s'en tenir à l'étroite union qui animait déjà les deux fondateurs. Alors, Dominique lui demanda, en témoignage de cette union, de lui donner sa corde, symbole de pénitence, de pauvreté et de chasteté ; et, jusqu'à la fin de sa vie, le bienheureux Dominique porta toujours, sous sa robe blanche de Frère Prêcheur, cette corde de saint François. Il fut ainsi, en dehors de la famille franciscaine, le premier qui porta la corde de saint François d'Assise Son exemple fut suivi d'une multitude de pieux fidèles, désireux de porter ainsi une marque de leur amour envers saint François.

Telle fut l'origine de l'Archiconfrérie du Cordon séraphique, dont Mgr de Ségur a admirablement décrit les merveilleuses richesses dans un opuscule spécial, qu'il faut lire et répandre.

 

Pratique : Éviter avec soin jusqu'aux plus petites désunions entre familles et personnes pieuses.

Invocation : Saint François et saint Dominique, priez pour nous !

 

Fioretti

Saint Dominique et Saint François

 

Dominique eut à Rome une joie bien vive. Il n'était pas le seul que la Providence eût élu, dans ces temps critiques, pour arrêter la décadence de l’Église. Pendant qu'il ravivait aux saintes et profondes sources de son cœur le fleuve de la parole apostolique, un autre homme avait reçu la vocation de ressusciter, au milieu d'une opulence corruptrice des âmes, l'estime et la pratique de la pauvreté. Ce sublime amoureux de Jésus-Christ était né sur le penchant des montagnes de l'Ombrie, dans la ville d'Assise, d'un riche et avare marchand. La langue française, qu'il avait apprise dans l'intérêt du négoce de son père, fut cause qu'on lui donna le nom de François, qui n'était point le nom de sa naissance ni celui de son baptême. À l'âge de vingt-quatre ans, au retour d'un voyage de Rome, l'Esprit de Dieu, qui l'avait souvent sollicité, s'empara de lui tout à fait. Conduit par son père devant l'évêque d'Assise pour qu'il renonçât à tous ses droits de famille, l'héroïque jeune homme se dépouilla des vêtements qu'il portait, et les mit aux pieds de l'évêque, en disant : « Maintenant je pourrai dire avec plus de vérité que jamais : Notre Père qui êtes aux cieux ! » À quelque temps de là, assistant au saint sacrifice de la messe, il entendit lire l'Evangile où Jésus-Christ recommande à ses apôtres de ne posséder ni or,  ni argent, de ne point porter de monnaie dans leurs ceintures, ni une besace par le chemin, ni deux tuniques, ni des souliers, ni une baguette. Une joie indicible se répandit en lui à ces paroles ; il ôta ses souliers de ses pieds, déposa son bâton, jeta avec horreur le peu d'argent qu'il avait, et tout le reste de sa vie il n'eut plus pour couvrir et ceindre sa nudité qu'un caleçon, une tunique et une corde. Encore eut-il peur de cette richesse, et, avant de mourir, il se fit mettre nu sur le pavé devant ses frères, de même qu'au commencement de sa parfaite conversion à Dieu il s'était mis nu devant l'évêque d'Assise. Tout cela se passait pendant que Dominique évangélisait le Languedoc au péril de sa vie, et accablait l'hérésie du spectacle de son apostolat. Une merveilleuse correspondance avait été établie, à son insu, entre ces deux hommes, et la fraternité de leur carrière subsista jusqu'en des événements qui suivirent leur mort. Dominique était l'aîné de douze ans ; mais, préparé d'une manière plus savante à sa mission, il fut rejoint à temps par son jeune frère, qui n'avait pas eu besoin d'aller aux universités pour y apprendre la science de la pauvreté et de l'amour. Presque à la même époque où Dominique posait à Notre Dame de Prouilhe au pied des Pyrénées, les fondements de son ordre, François jetait les fondements du sien à Notre Dame des Anges, au pied des Apennins. Un sanctuaire antique de la bienheureuse Vierge, mère de Dieu, avait été pour tous deux l'humble et douce pierre angulaire de leur édifice. Notre Dame de Prouilhe était le lieu chéri entre tous par Dominique ; Notre Dame des Anges était le coin de terre auquel François avait réservé une place d'affection dans l'immensité de son cœur détaché de toute chose visible. L'un et l'autre avaient commencé leur vie publique par un pèlerinage à Rome ; l'un et l'autre y retournèrent pour solliciter du Souverain Pontife l'approbation de leurs ordres. Innocent III les rebuta d'abord tous les deux, et la même vision le contraignit de donner à tous deux une approbation verbale et provisoire. Dominique, comme François, renferma sous la flexibilité austère de sa règle les hommes, les femmes et les gens du monde, faisant de trois ordres une seule puissance combattant pour Jésus-Christ par toutes les armes de la nature et de la grâce : seulement Dominique commença par les femmes, François par les hommes. Le même souverain Pontife, Honorius III, confirma leurs instituts par des bulles apostoliques ; le même encore, Grégoire IX, les canonisa. Enfin les deux plus grands docteurs de tous les siècles pleurèrent ensemble sur leurs tombeaux : saint Thomas sur celui de Dominique, saint Bonaventure sur celui de François. (Vie de saint Dominique, par le Père Lacordaire).

 

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16 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

7

 

Dix-septième jour

À Rome

 

Prélude : Représentons-nous saint François d'Assise aux pieds du Souverain-Pontife, vénérant dans sa personne sacrée le vicaire de Jésus-Christ.

 

Réflexions

 

Dans son ardent et filial amour pour le pape, le saint patriarche des Frères Mineurs vint à Rome, au moment où Innocent III se disposait à ouvrir le 4e concile de Latran, convoqué pour l'extinction des hérésies, la réforme des mœurs, le règlement de la discipline et le recouvrement de la Terre Sainte par une sainte ligue ou croisade entre les princes chrétiens. Il y vint pour prier le Souverain-Pontife de déclarer publiquement qu'il avait approuvé sa règle. Innocent III satisfit aux pieux désirs de François, comme nous l'avons raconté dans le Mois de saint Dominique.

C'est à la suite de cette visite au Pontife suprême que le séraphique père tint le premier chapitre général de l'ordre, où l'on établit des ministres provinciaux et où l'on choisit des ouvriers évangéliques pour les diverses nations. François se réserva la France, qu'il aimait de prédilection, et Paris, « l'endroit, disait-il, où le Saint-Sacrement est le plus vénéré et aimé ».

Quand ces hommes apostoliques furent réunis aux pieds de leur père pour recevoir ses ordres, il leur adressa ce paternel discours, dont rien n'égalera jamais l'éloquente simplicité : « Au nom du Seigneur, marchez deux à deux modestement et avec humilité, gardant un silence très exact depuis le matin jusqu'après tierce, et priant Dieu dans votre cœur. Qu'on n'entende parmi vous aucune parole oiseuse et inutile. Quoique vous soyez en voyage, votre conduite doit être aussi humble et modeste que si vous étiez dans un ermitage ou dans votre cellule ; car, en quelque endroit que nous allions, nous avons toujours notre cellule avec nous. Notre frère le corps est notre cellule, et l'âme est l'ermite qui y demeure pour penser à Dieu et pour prier. Si une âme religieuse ne demeure pas en repos dans la cellule du corps, les cellules extérieures ne lui serviront guère. Comportez-vous de telle sorte parmi le monde, que quiconque vous verra ou vous entendra, soit touché de dévotion et loue le Père céleste, à qui toute gloire appartient. Annoncez la paix à tous, mais ayez-la dans le cœur comme dans la bouche, et encore plus. Ne donnez occasion à personne de colère ni de scandale ; au contraire, par votre douceur, portez tout le monde à la bénignité, à l’union, à la concorde. Nous sommes appelés pour guérir les blessés, consoler les affligés et ramener les errants ; plusieurs vous paraissent être les membres du diable, qui seront un jour les disciples de Jésus-Christ ».

Puis, les enfants du saint patriarche reçurent sa bénédiction, et s'étant recommandés aux prières de leurs compagnons, ils partirent pour se rendre où l'obéissance les envoyait, bien résolus à mettre en pratique tout ce qu'ils venaient d'entendre.

 

Pratique : Se rattacher, du fond de son cœur, aux enseignements et aux ordres du Saint Siège.

Invocation : Saint François, parfait disciple de Jésus, apprenez-nous à obéir à ceux qui ont mission de nous diriger en son nom.

 

Innocent III-002

 

Fioretti

L’Église Romaine

 

Pendant que les nouvelles attaques dont son ordre était l'objet préoccupaient saint François, Notre Seigneur daigna le consoler en lui envoyant la vision suivante : François vit en songe une poule qui tâchait de rassembler sous ses ailes tous ses poussins, pour les protéger contre un oiseau de proie ; elle avait beau faire, elle ne réussissait pas à les couvrir tous. Mais voilà qu'au dessus d'elle vint se placer un autre grand oiseau, couvrant et protégeant de ses ailes la poule et les poussins. À son réveil, le bon François pria naïvement Notre Seigneur de lui expliquer ce que cela voulait dire ; et ayant su, dans l'oraison, que la pauvre poule le représentait lui-même, que les poussins étaient ses enfants, et que le grand oiseau figurait un Cardinal-Protecteur qu'il fallait demander au Pape, il appela ses frères, leur dit ce qu'il avait vu, et ajouta ces mémorables paroles : « L’Église Romaine est la mère de toutes les Eglises, et la souveraine de tous les ordres religieux. C'est à elle que je m'adresserai pour lui recommander mes frères, afin qu'elle réprime par son autorité ceux qui lui veulent du mal. Quand ils seront sous sa protection, aucun ennemi ne pourra les inquiéter, ni les empêcher de s'avancer tranquillement dans la voie du salut éternel. La sainte Eglise Romaine aura du zèle pour la gloire de notre pauvreté ; elle ne souffrira pas que l'humilité, qui est si digne d'honneur, soit obscurcie par les nuages de l'orgueil. C'est elle qui rendra indissolubles parmi nous les liens de la charité et de la paix, punissant avec rigueur les auteurs des discussions. Que les enfants de cette sainte Eglise soient donc bien reconnaissants de ces douces faveurs qu'ils recevront de leur Mère et qu'à jamais ils lui soient inviolablement attachés ». (Le séraphique saint François, par Mgr de Ségur).

 

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15 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

Mont Alverne 1

 

Seizième jour

Sur le mont Alverne

 

Prélude : Suivons François, gravissant les pentes de l'Alverne, où l'attire la grâce du ciel, parce que, sur ce mont, s'accompliront pour lui de grandes merveilles.

 

Réflexions

 

L’Alverne est aux confins de la Toscane et s'élève au-dessus des autres montagnes de l'Apennin. Deux rivières passent à ses pieds. Par trois côtés, elle présente des rochers si droits et si unis qu'on les prendrait pour des murailles. À la cime de ce mont, un pieux gentilhomme avait fait élever un modeste couvent pour les enfants de saint François, et ceux-ci en parlaient souvent à leur père, lui vantant le silence et le calme de cette retraite. François s'y rendit et le couvent de l’Alverne ſui plut beaucoup.

Aussitôt, il se mit à parcourir la montagne, pour découvrir les endroits les plus favorables à la contemplation. Il en vit un, où il y avait de grandes ouvertures dans le rocher, de grosses masses suspendues, des cavernes profondes, des gouffres affreux ; et ce qui lui parut plus singulier, une roche fendue de telle manière, que le dedans était comme une chambre, avec un plancher uni et une espèce de plafond, d'où le jour pénétrait par une petite ouverture. Un ange lui apprit que cette disposition des lieux datait de la mort du Sauveur, lorsque la terre trembla et que les pierres se fendirent. Cette circonstance fut un nouvel attrait qui rendit le mont Alverne encore plus cher au serviteur de Jésus crucifié. Depuis, il ne pouvait regarder ces ouvertures, sans penser aux douleurs endurées par son divin Maître sur la croix et sans désirer que la compassion fendît son cœur, comme ces rochers semblaient lui en donner l'exemple. Dès lors, la prière continuelle à laquelle il se livra lui fit éprouver plus fréquemment encore les douceurs de la divine contemplation ; aussi, très souvent, il se trouvait tellement ravi en Dieu, que ses compagnons le voyaient corporellement élevé au- dessus de terre, et dans une extase qui le mettait hors de lui-même. Dans ces extases, Dieu lui révélait l'avenir, et lui donnait la connaissance des plus secrètes pensées et inclinations des frères.

À la prière du bon saint, le propriétaire du Mont Alverne, le comte Orlando, qui avait déjà en grande estime et affection les Frères Mineurs, fit construire, adossée à un hêtre fort élevé, une petite chapelle avec une cellule. Le modèle de cette chapelle fut donné au comte Orlando par saint François, qui confia à ses intimes que la Très Sainte Vierge, saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Evangéliste, avaient daigné lui apparaître et lui avaient donné le plan de cette humble église.

À tous ces titres, la retraite du Mont Alverne parut à saint François comme un lieu sacré et il la considérait comme second Calvaire, où il résolut de venir, quand la volonté divine le lui permettrait, méditer et pleurer sur la passion et la mort de Jésus-Christ.

 

Pratique : Aimer à faire souvent l'exercice si salutaire du Chemin de la Croix.

Invocation : Saint François, parfait contemplateur de Jésus crucifié, imprimez profondément dans mon âme les plaies du Sauveur.

 

Fioretti

La prison du frère Loup

 

Un des sommets de l'Alverne était occupé par de dangereux voisins, dont le comte Orlando n'avait jamais pu se défaire. C'était une bande de scélérats, dont le chef, surnommé le Loup à cause de ses brigandages, répandait au loin la terreur. Ce Loup vint trouver un jour l'agneau de Jésus-Christ pour lui intimer l'ordre de quitter l’Alverne, où sa présence le gênait. Saint François le reçut avec tant de douceur et de bonté, la vie angélique des  pauvres religieux qui étaient là auprès du saint lui fit une telle impression, qu'il se sentit tout changé ; il demanda la permission de demeurer quelques jours en leur compagnie, après quoi, se jetant aux pieds du bienheureux et fondant en larmes, il le supplia de le recevoir à la vie de pénitence, et de lui obtenir de Dieu le pardon de ses crimes. Le bon saint François, admirant la toute-puissance de la grâce, recueillit amour ce pénitent d'un nouveau genre ; sans tarder davantage, il le revêtit de l'humble habit de la pauvreté, et, avec cette naïveté charmante qui caractérisait sa sainteté, il donna au Loup ravisseur le doux nom de frère Agneau. Le frère Agneau, merveilleusement converti, changea le repaire de ses brigandages en une retraite de prières et de mortification ; et le rocher, presque inaccessible, où il vécut depuis lors et où il mourut très saintement, se nomme encore vulgairement la prison du frère Loup. (Le séraphique saint François, par Mgr de Ségur).

 

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14 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

14 Francis Begins Peace in Siena

 

Quinzième jour

Courses apostoliques

 

Prélude : Suivons le saint apôtre dans ses pérégrinations merveilleuses et écoutons-le avec amour prêcher la parole sainte.

 

Réflexions

 

Quand il eut connu la volonté de Dieu, François, obéissant et docile, se mit aussitôt à annoncer partout l’Evangile. Mais, il voulut demander au pape l'autorisation d'aller prêcher jusque parmi les infidèles de l'Orient Sur sa route, il prêchait, convertissait et gagnait les âmes à Dieu. À Rome, il édifia et instruisit tous ceux qui eurent le bonheur de l'approcher.

Une maladie l'ayant saisi à son retour de Rome, il se mit à écrire des lettres remplies de ferveur et de zèle, pour propager la connaissance et l'amour de Jésus-Christ, qui se répandirent par toute la chrétienté. À peine convalescent, il voulut partir pour annoncer l'Evangile au Maroc.

Il alla dès lors à travers l'Italie, le Piémont, la Provence et l'Espagne, prêchant toujours, convertissant les âmes pécheresses, édifiant et confirmant les justes, Dieu l'arrêta sur les bords du rivage où il allait s'embarquer pour le Maroc. L'humble saint se soumit à la volonté du Seigneur et fit le sacrifice de son ardent attrait pour cette mission. Il reprit alors la route d'Italie, parcourut le midi de la France ou nom est depuis resté en grande vénération, s'arrêta à Toulouse et revint à Notre Dame des Anges, où ses fils l'attendaient avec une filiale tendresse.

Dieu faisait ainsi passer l'admirable apôtre par toutes les épreuves qui purifient les âmes apostoliques et fécondent leur ministère.

 

Pratique : Se soumettre humblement à la volonté de Dieu, même en ce qui regarde les œuvres qui sembleraient devoir intéresser sa gloire et la sanctification des âmes.

Invocation : Saint François, modèle des âmes apostoliques, assistez-nous de votre puissante intercession.

 

Fioretti

Les Lettres de saint François

 

Voici la première des lettres que la charité apostolique, qui embrasait le cœur du bon saint, lui inspira d’écrire à tous les chrétiens, clercs, religieux, laïques, hommes et femmes, qui sont par toute la terre :

« Ah ! qu'heureux et bénis sont ceux qui aiment Dieu et qui accomplissent bien ce que Jésus-Christ ordonne dans l'Evangile : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur et de toute votre âme ; et votre prochain comme vous-même.

« Aimons Dieu et adorons-le avec une grande pureté d'esprit et de cœur ; car c'est là ce qu'il cherche par dessus toutes choses. Il a dit que les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, et que c'est en esprit et en vérité que doivent l'adorer ceux qui l'adorent. Je vous salue en Notre Seigneur ».

On supplia l'aimable saint d'écrire plus longuement, et il se mit, en toute simplicité, à écrire une seconde lettre ainsi adressée « à tous les chrétiens, clercs, religieux et laïques, tant hommes que femmes, qui sont par toute la terre : le frère François, leur serviteur très soumis, offre ses services avec respect ; leur souhaitant la véritable paix qui vient du ciel, et une parfaite charité en Notre Seigneur ».

Il y enseigne avec beaucoup de force le mystère de l'Incarnation, celui de l’Eucharistie et les leçons de la Croix. Il y recommande, avec une admirable énergie, l'usage de la prière, du jeûne, de l'aumône, de la pénitence, de la confession et de la communion. Il y fait un tableau saisissant de la mort des méchants qui ont prospéré sur la terre, et il termine par ces humbles et touchantes paroles :

« Moi, frère François, votre plus petit serviteur, disposé sincèrement à baiser vos pieds, je vous prie, je vous conjure, par la charité qui est Dieu même, de recevoir et de mettre en pratique, humblement et avec amour, ces paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ, et toutes les autres qui sont sorties de sa bouche. Que tous ceux entre les mains de qui elles tomberont, et qui en comprendront le sens, les envoient aux autres, afin qu'ils en profitent. S'ils persévèrent jusqu'à la fin dans le bon usage qu'ils en doivent faire, qu'ils soient bénis du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». (Œuvres de saint François d'Assise).

 

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