06 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Douzième jour

Le Vendredi

Fête du Sacré-Cœur

 

Dieu allume en nos cœurs

Le Feu de Son Amour.

Je Vous salue Marie.

 

« Mes yeux et Mon Cœur seront toujours là ». Si le Seigneur fit autrefois cette promesse à Salomon, après qu'il eût bâti le temple de Jérusalem, comment, le Sauveur Jésus ne la renouvellerait-Il pas à chaque instant en notre faveur, Lui qui s'est donné à nous avec tant de générosité et qui a voulu habiter dans nos Saints Tabernacles, jusqu'à la fin des siècles ! Le Cœur de Jésus est là ! L'Eglise rend à ce Cœur Adorable des hommages solennels dans le monde entier. Elle veut l'honorer par un culte digne de Sa Sainteté infinie. Rien n'est plus juste et plus raisonnable. Jésus-Christ a laissé Son Cœur à Ses enfants lorsqu'Il leur a dit : « Ceci est Mon Corps ». En se donnant Lui-même, le Divin Sauveur donnait tout ce qui est dans Lui, tout ce qui constitue l'adorable personne du Verbe fait chair. Il donnait par conséquent Son Cœur !... Il faut bien le remarquer, la fête et la dévotion au Cœur Adorable de Jésus ont pour objet ce Cœur Divin considéré principalement dans la Sainte Eucharistie.

« L'Église a institué la Fête du Sacré Cœur de Jésus pour que les fidèles a honorent, avec plus de ferveur et de dévotion, la charité de Jésus-Christ instituant le Sacrement de Son Corps et de Son Sang, et en même temps pour qu'ils reçoivent des fruits plus abondants de cette Divine Charité ». Mais qui dira le trésor que possède l'Eglise en possédant le Cœur de Jésus ! Faut-il s'étonner de voir la dévotion à ce Cœur sacré répandue dans le monde entier et devenue la dévotion de toutes les âmes qui éprouvent le besoin d'aimer beaucoup, et qui ne trouvent qu'un vide immense dans l'amour de tout ce qui est créé ! Le Cœur de Jésus ! Mais y a-t-il une âme pure, une âme pénitente, une âme sensible qui n'éprouve le besoin de l'aimer et de lui être entièrement consacrée ? Qui pourrait se défendre de cette force qui nous presse, qui nous pousse vers cette céleste dévotion ? Ah ! L'âme qui connaît un peu Jésus-Christ n'oppose à cet attrait aucune résistance.

Le Cœur Adorable de Jésus est là ! Je regarde l'autel, je contemple la porte du Tabernacle, et je me dis à moi-même : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes ! Voilà ce Cœur d'un Homme-Dieu, dans Lequel habite la plénitude de la Divinité ! Voilà la Source de toutes les richesses, le Trône de la Sagesse de Dieu ! C'est le chef-d'œuvre de la toute-puissance ! Ce Cœur a été formé dans le Sein Virginal de Marie, et, pendant neuf mois, tous Ses battements étaient des élans d'amour et des actes du désir le plus violent d'honorer Dieu, et de sauver l'homme coupable. Il continue dans le Tabernacle, sur l'Autel, ce qu'Il fit dès le premier instant de l'Incarnation, et pour mettre le comble à Son Amour, Il veut prendre Son repos sur mon propre cœur, choisir ma poitrine pour Son Tabernacle, et me permettre de ne faire plus qu'une chose avec Lui, afin que les mouvements de mon cœur se confondent avec les mouvements du Sien.

Occupons-nous aujourd'hui des qualités éminentes du Cœur de Jésus, en le considérant devant nous, dans la Divine Eucharistie. Les perfections qui sont en Lui le rendent tellement agréable aux yeux de Dieu, que rien dans tout ce qui a été créé, n'est plus capable d'être l'objet de Ses complaisances. Nous allons en donner la raison.

 

Premier point

Le Cœur de Jésus est l'objet le plus cher à Dieu à cause de Son infinie Pureté

 

Dieu aime ce qui est saint. C'est par la sainteté qu'on approche de Lui. Plus un objet est saint, plus il est agréable à Dieu. Or, rien dans l'univers, dans le Ciel comme sur la terre, rien n'est pur, rien n'est Saint comme le Cœur de Jésus. Pour former le Cœur matériel du Sauveur, il a fallu le Sang de la plus pure des Vierges. L'Eglise s'écrie : « Dieu tout-puissant et éternel, Vous avez préparé, par l'opération du Saint Esprit, le corps et l'âme de la Vierge Marie, pour en faire le digne Tabernacle de Jésus-Christ Votre Fils ». Oui, la Toute-Puissance de Dieu, la Sagesse et l'Amour infinis ont préparé le corps et l'âme de Marie. Marie a été conçue sans péché. Elle a été préparée par des grâces et des privilèges inouïs ; il a fallu qu'un Ange pût dire : « Je Vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec Vous !... » Alors cette Vierge immaculée a fourni de son sang pour former le Cœur matériel de l'Homme-Dieu.

Mais à peine l'Ame humaine de Jésus-Christ est créée et unie à sort Corps, le Saint Esprit se communique à cette âme, et alors s'accomplit ce qu'avait vu de loin Isaïe, et ce que Jésus-Christ dira de lui-même : « Le Saint Esprit s'est reposé sur Moi. Il M'a oint d'une onction sainte ». Et de quelle onction, si ce n'est de cette onction de sainteté infinie, qui est la plus grande richesse de Dieu ? Mais cette âme humaine doit être l'âme d'un Dieu. Le Cœur de Jésus-Christ est déifié dans sa création. Il n'existe pas un instant sans être orné de cette pureté, de cette sainteté qui est en rapport avec Sa haute dignité de Cœur d'un Dieu ! La pureté, la sainteté de Dieu même, infinie, incréée ; onction divine dont le parfum, du Cœur de Jésus, se répandra sur toute Son adorable personne ! Parfum sacré qui pénètre et embaume le Cœur de Jésus par une faveur qui ne peut et ne doit être accordée qu'à Lui seul.

Ah! chantons avec l'Église : « Gratias agimus tibi... quoniam, Tu solus Sanctus, Jesu-Christe... Nous Vous rendons grâce, car Vous êtes le seul saint, Jésus-Christ ». Disons-le à Jésus : « Tous les mouvements, tous les soupirs de Votre Cœur, tous Vos sentiments et tous Vos désirs sont d'une Pureté, d'une Sainteté infinie, de la Pureté et de la Sainteté de Dieu même. Il suit de là que Dieu, en parcourant de Son regard l'immensité des Cieux, en mesurant tout l'espace occupé par la Création, ne saurait y rencontrer un objet plus précieux et plus cher à Son Cœur que le Cœur de Jésus. Ce Cœur est donc l'objet des complaisances infinies de Dieu ; il fait ses plus chères délices. Ah ! Il sera aussi mon Bien, mon Trésor, mon Tout !... Mais moi aussi je veux attirer les regards de Dieu sur moi, je veux être cher à Dieu. Je vais donc examiner mon cœur. Est-il pur ? Je travaillerai constamment à le purifier davantage. Que dis-je ? c'est Vous qui le ferez, ô Jésus ! Vous avez dit : « Heureux ceux qui sont purs par le cœur ». Eh bien Seigneur, créez dans moi ce cœur pur, et purifiez-moi jusqu'au plus intime de mon être.

 

Deuxième Point

Le Cœur de Jésus objet des complaisances de Dieu, parce que c'est le Cœur le plus aimant

 

Le cœur a été donné à l'homme pour aimer. La vie est toute dans l'amour. Aimer c'est donc notre fin. L'objet de l'amour doit être la souveraine amabilité. C'est Dieu. Ce qui est aimable, c'est la beauté et la bonté. Or, Dieu étant infiniment bon, infiniment beau, est, par là même, souverainement aimable. Hélas ! L'homme avait oublié cette vérité. Son cœur s'était détourné de Dieu ; il s'éloignait de sa fin ; ses affections se dirigeaient vers les créatures. Pour réparer ce mal et rétablir l'ordre violé par les hommes, Dieu prend un cœur d'homme. Et quand il veut envoyer sur la terre ce Feu de l'Amour qui doit faire rentrer tous les cœurs dans la voie qu'ils avaient abandonnée, il crée le cœur de Jésus.

Voilà donc, dans l'adorable mystère de l'Eucharistie, un cœur d'homme, mais d'un Homme-Dieu ! C'est le Trône de l'Amour parfait, le Siège d'une Charité immense, le Sanctuaire de Celui qui s'appelle un Feu Brûlant ; c'est le Foyer d'où s'élèvent les flammes qui vont embraser les plus grands cœurs. Madeleine, Augustin, François d'Assise, Thérèse, avaient reçu dans leur poitrine une étincelle de ce Feu Sacré !...

O prodige ! L'homme peut aimer Dieu comme Dieu mérite d'être aimé ! Parce que l'homme aime Dieu avec le Cœur de Jésus, par le Cœur de Jésus, dans le Cœur de Jésus. Mais Dieu a dit : « Moi J'aime ceux qui M'aiment ». Alors, dites si vous le pouvez, de quel Amour Dieu aime le Cœur de Jésus ? Pour le comprendre, il faudrait aussi comprendre l'impétuosité, la force, la vivacité de l'amour qui, du Cœur de Jésus, commença à s'élever jusqu'au sein de Dieu, dès le premier instant qui suivit la création de ce Cœur Adorable. Pendant les neuf mois qui suivirent sa conception dans le Sein de Marie, à la Crèche, à Nazareth, dans sa fuite en Egypte, dans le Temple, Jésus sait qu'Il n'existe en sa qualité D'homme-Dieu que pour remplacer les cœurs d'hommes qui ont refusé d'aimer Dieu, et pour embraser les cœurs que Son Père a désignés pour être Siens ! Alors quelle immensité dans cet Amour qui est venu visiter la terre Pour l'enivrer ! L'Amour Divin habitant dans ce Cœur adorable, c'est Dieu qui aime Dieu par le Cœur d'un Homme-Dieu ! Ô abîme ! Qui en sondera la profondeur !...

Eh bien ! ce prodige continue dans la Divine Eucharistie, appelée par excellence le Sacrement d'Amour. Demandez à Jésus-Christ ce qu'Il fait dans le Saint Tabernacle, Il vous répond : « Mon Coeur brûle au-dedans de Moi ». J'ai dit à mon Père : « Me Voici ! », Dieu peut-il aimer quelque chose au-dessus du Cœur de Jésus ! Et moi ! Mais Dieu est-il satisfait de mon amour pour lui ! Ah ! Seigneur ! comme je Vous ai connu bien tard§ Comme je vous ai aimé trop tard, ô amabilité infinie !

 

Troisième point

Le Cœur de Jésus, objet des complaisances de Dieu, à cause de Son zèle pour la gloire de Dieu

 

A Dieu seul est dû l'honneur et la gloire. Tout ce qui existe doit contribuer à la manifestation et à la propagation de cette gloire. Hélas ! Comme cette vérité est oubliée par le plus grand nombre des hommes ! Assistons en esprit à la création du Cœur de Jésus. Ne semble-t-il pas que le Saint Esprit s'adressant à ce Cœur Divin, au moment où Il vient de le former, Lui adresse cette parole : « Rends Gloire A Dieu » ? Voici en effet ce Cœur que Dieu a trouvé, ou plutôt qu'Il a destiné de toute éternité pour le glorifier de cette gloire infinie qui est due au Souverain être et qui n'est due qu'à lui seul ! Imaginez tous les genres d'honneur, toutes les louanges, tous les témoignages de respect, toutes les adorations, jamais vous ne comprendrez la gloire que rend à Dieu le Cœur adorable de Jésus. C'est un Autel mystérieux, sur lequel brûle continuellement un parfum délicieux de louanges et d'actions de grâces qui réjouit le Cœur de Dieu ! Eternellement, Marie, les Anges et tous les élus placeront sur cet autel leurs adorations, leurs hommages les plus purs !

Le Cœur de Jésus étant un Cœur d'homme, Il a pu glorifier Dieu par le sacrifice, et par le sentiment de toutes les vertus. Sentiments d'humilité, d'obéissance, d'anéantissement... Il a pu glorifier Dieu par l'adoration et la prière. Et qui dira la gloire qui revient à Dieu de ces adorations et de ces hommages ? Pendant qu'il était sur la terre, Jésus-Christ n'a désiré que la gloire de son Père. Il a travaillé constamment pour procurer cette gloire. Dans le Ciel, le Cœur de Jésus loue et glorifie continuellement l'adorable Trinité. Dans la Divine Eucharistie, le Cœur de Jésus se consume en saints désirs de la gloire de son Père, et Il rend à chaque instant une gloire infinie à cette Majesté Souveraine ! Voilà donc ce qui fait du Cœur de Jésus l'objet le plus précieux aux yeux de Dieu. Mon cœur est-il pour Dieu un objet de complaisance ? Il le sera s'il ne cherche et ne désire, en toutes choses, que la plus grande gloire de Dieu.

Ô mon adorable Sauveur ! j'ai le désir d'être quelque chose, et je comprends que l'on n'est en réalité que ce que l'on est devant Dieu! Or, aux yeux de Dieu l'on n'est quelque chose que par le cœur. La beauté, les richesses, le pouvoir, les talents ne sont rien ; Dieu ne peut y avoir égard, le cœur seul peut plaire à Dieu. Ah ! Je vais m'appliquer à rendre mon cœur digne de Dieu par la pureté, l'amour, le zèle pour la gloire de Dieu. Je travaillerai à rendre mon cœur semblable au Cœur de Jésus. Tous les jours, je viendrai adorer ce Cœur divin dans le Sacrement d'Amour. Je m'unirai à Lui par la conformité de mes sentiments avec les siens ; et par-dessus tout je m'efforcerai de me rendre digne de cette union mystérieuse que Jésus forme Lui-même, entre son Cœur et le cœur des Siens, par la Sainte Communion !...

 

Jesu, Patris Cor unicum,

Puris amicum mentibus,

Puris amandum cordibus,

In corde regnes omnium.

 

Jésus, Cœur unique du Père,

Ami des âmes chastes,

Amour des cœurs purs,

Régnez dans tous les cœurs.

 

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05 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Onzième jour

Le Jeudi de l'Octave du Très Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Assouplissez ce qui est raide,

Réchauffez ce qui est froid,

Rendez droit ce qui est faussé.

Je Vous salue Marie.

 

Pour l'instruction de ses Disciples, Jésus-Christ adressa plusieurs fois des prières à Son Père, en prenant un ton solennel qui devait faire une impression vive et salutaire sur l'esprit de ceux qui avaient le bonheur de l'entendre. Peu de temps avant que Son heure fut venue, comme Il le dit Lui-même, c'est-à-dire, le moment de Ses humiliations et de Ses souffrances, de Sa mort et de la consommation de Son Sacrifice, le Sauveur levant les yeux vers le Ciel fit entendre ces paroles qu'Il adressait à Dieu : « Mon Père, Je Vous ai glorifié sur la terre ; J'ai consommé l'ouvrage dont Vous M'aviez chargé, Vous donc maintenant, Mon Père, glorifiez-moi aussi en Vous-même de cette Gloire que J'ai eue en Vous avant que le monde ». Il est certain que Jésus-Christ voulait dire : « rendez à l'humanité sainte, dont Je suis revêtu, la gloire dont J'ai bien voulu la priver pour quelque temps ; la gloire de la Nature Divine que Je possède avec vous et en vous de toute éternité, comme étant Votre Fils unique, engendré dans Votre sein, et dans les splendeurs de la gloire ». Dans un autre endroit, Saint Jean rapporte encore cette prière de Jésus-Christ : « Maintenant Mon âme est troublée, Mon Père, glorifiez Votre Nom ». Au même temps, on entendit une voix du Ciel qui dit: « Je l'ai déjà glorifié et Je le glorifierai encore ». Jésus-Christ ajouta : « Quand J'aurai été élevé de la terre, J'attirerai tout à Moi ».

Il y a de grands mystères dans ces divers passages de l'Evangile. Arrêtons-nous sur une pensée. Au moment où la malice des hommes prépare au Divin Sauveur les tourments affreux et les ignominies de Sa Passion, Jésus-Christ demande à Son Père de glorifier Sa Sainte Humanité. Cette gloire Lui sera donnée dans le Ciel, sans doute, mais cela ne suffit pas ; le Corps de Jésus-Christ sera encore glorifié sur la terre jusqu'à la fin du monde, et c'est l'Eglise qui est chargée par Dieu le Père de donner à Jésus, présent dans l'adorable Mystère de l'Eucharistie, toute la gloire qui Lui est due ; elle Lui donnera cette Gloire, en Lui rendant un culte qui n'est dû qu'à Dieu, l'Adoration. O Eglise Catholique ! Qu'elle est belle, qu'elle est sainte, honorable, sublime. cette mission que Dieu le Père te confie, dans l'intérêt.et pour la gloire de Son Fils !

Que de motifs puissants doivent porter les fidèles à honorer le Corps de Jésus-Christ dans ce Divin Sacrement ! Et parmi ces motifs, que dirons-nous de la reconnaissance ? Il est certain que Dieu abhorre l'ingratitude ; il veut que les hommes célèbrent ses bienfaits. Il faut des monuments qui en perpétuent le souvenir. Ainsi le bienfait de la Création est célébré par la sanctification du dimanche ; la délivrance de l'Egypte, par l'oblation des premiers nés ; la solennité de Pâques, celle de la Pentecôte et plusieurs autres, avaient chez les Juifs la même fin, la reconnaissance et l'action de grâces.

L'Eglise voit aussi s'élever, à certaines distances, des monuments qui lui rappellent les grands Mystères du salut opérés par l'Incarnation, la Naissance, la Mort et la Résurrection du Sauveur. Comment aurait-elle oublié d'en élever un en l'honneur du Mystère d'Amour qui est appelé par excellence, action de grâces, Eucharistie ! Ah ! Il était bien juste que de toutes les parties de l'Univers, on entendit s'élever, à des jours marqués par l'Eglise, un concert de louanges pour offrir au Dieu d'Amour, ce tribut de reconnaissance que nous lui offrons, dans ces solennités, avec une ineffable consolation ! Eh bien ! Entrons dans les sentiments que l'Eglise s'efforce de nous inspirer, et que nos actions de grâces soient vives et sincères, pleines d'amour et d'espérance.

 

Premier point

Reconnaissance pour les grâces que l'Eglise reçoit tous les jours par la Divine Eucharistie

 

S'il est vrai, comme on ne saurait en douter, que Jésus-Christ a laissé à l'Eglise, par le Saint Sacrement, le souvenir et l'abrégé de toutes les merveilles opérées pour le salut du genre humain ; si, par cet ineffable Mystère, nous possédons bien plus qu'une grâce particulière, mais l'auteur de la grâce, la source et le principe de tout ce que Dieu a fait pour manifester à l'homme l'immensité de son amour ; si par Jésus-Christ véritablement présent sur nos autels, nous pouvons prétendre à l'honneur insigne de louer Dieu autant qu'il le mérite, de le glorifier d'une manière infinie ; si l'auteur et le consommateur de notre foi, le médiateur de la nouvelle alliance, le gage divin de notre Immortalité, se trouve en notre possession, descend jusqu'à notre bassesse ; grand Dieu ! Qui pourra jamais comprendre l'honneur que reçoit l'Eglise de cette divine présence, et les torrents de grâces qui découlent à chaque instant de cette source divine, sur cette épouse chérie du Fils de Dieu ! Mais que fera l'Eglise ! elle fera éclater sa reconnaissance par de saints transports : on l'entendra s'écrier : « Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont Il m'a comblé ? Je le sais, ce que je dois faire, je prendrai le Calice du Salut, je l'élèverai vers le Ciel, je le porterai en triomphe, et par Lui, en Lui, avec Lui, j'exalterai l'infinie Miséricorde, et J'invoquerai dignement le Nom Du Seigneur ! » Quel est l'enfant de l'Eglise qui refusera de joindre sa voix à la voix de sa Mère ! Où est le fidèle qui voudra demeurer indifférent, sans piété, sans dévotion, pendant ces augustes solennités ! Serait-ce moi !

 

Deuxième point

Reconnaissance pour les bienfaits particuliers que nous recevons par la Divine Eucharistie

 

Si l'Eglise s'écrie dans ses hymnes ; la langue est impuissante à dire, le discours le plus éloquent n'a jamais pu exprimer combien c'est quelque chose d'ineffable d'aimer Jésus ; l'âme fidèle, en contemplant la Divine Hostie, ne dira-t-elle pas : « Non, ma langue, tu ne diras jamais ; non, ma plus, tu ne saurais écrite, ce que c'est que la Divine Eucharistie ! Qui pourra faire comprendre tout ce que j'ai reçu de bénédictions, de grâces, de miséricorde, par cet auguste Sacrement ! » Si Salomon a dit en parlant de la sagesse : « Tous les biens me sont venus avec elle, des richesses infinies l'ont Accompagnée ». Quel est le cœur qui ne répète pas ces admirables paroles, en contemplant la Divine Eucharistie ? Ici je voudrais pouvoir chanter dignement l'amour tout particulier de Jésus pour moi, amour dont les effets sont si précieux pour mon âme et si doux à mon cœur !

O Jésus ! Que de grâces signalées Vous m'avez accordées dans mes entretiens avec Vous ! Que de lumières communiquées à mon intelligence ! Que de douces paroles dites à l'oreille de mon cœur ! Que de bons et saints désirs ! Que de fortes résolutions ! Que de consolations ineffables !... Oh ! La Messe, la Sainte Communion, l'Action de grâces, quelle source inépuisable de richesses spirituelles, de dons célestes !... Laissez-moi, Seigneur, en savourer la douceur, en me nourrissant de leur souvenir ! Mon Dieu ! Quand tous les hommes se chargeraient de Vous bénir, de Vous remercier pour moi, ce serait encore trop peu !... O mes frères, dites tous avec moi, que le Seigneur est bon et que Sa Miséricorde est éternelle !

 

Troisième point

Reconnaissance comme principe de nouvelles faveurs

 

Dieu est admirable dans la conduite qu'Il tient tous les jours à l'égard des Siens. S'ils lui adressent des louanges pour reconnaître les dons qu'ils ont reçus, Il fait descendre sur eux de nouveaux bienfaits et leur renvoie ainsi par, un divin commerce, les hommages qu'Il reçoit de leur amour reconnaissant. Rien n'est plus certain ; un moyen toujours infaillible pour recevoir de nouvelles faveurs, c'est la reconnaissance et l'action de grâces pour celles qu'on a reçues. Or, dans le culte solennel que l'Eglise rend à la Divine Eucharistie, par les cérémonies augustes qu'elle a établies pour glorifier Jésus-Christ dans le Sacrement de Son Corps et de son Sang, elle se propose de demander à Son Céleste Epoux de nouveaux prodiges de Miséricorde pour tous ses enfants.

On est quelquefois étonné de certaines conversions que personne n'espérait, de certaines grâces de prédilection qui ont fait monter une âme au plus haut degré de la perfection évangélique. Ah ! Si on pouvait découvrir l'origine de ces faveurs signalées, on la trouverait dans les hommages solennels rendus à la Sainte Eucharistie dans certains jours de fête. Jésus-Christ, du haut de Son Trône, a vu couler les larmes que le chant magnifique de nos hymnes arrachait à cette âme sensible. Jésus-Christ porté dans nos rues, a aperçu ces pieux fidèles accourus sur son passage, Il a entendu leurs gémissements et leurs soupirs, Il a béni, en passant, leur maison habitée par des pécheurs ; et bientôt on a vu le loup furieux changé en brebis docile, transformé en doux agneau. Ah ! Je veux aller à Jésus, je veux être de toutes les réunions qui ont lieu devant Son Autel, je veux honorer, par ma Foi et ma reconnaissance, le Corps et le Sang de mon adorable Sauveur. Là sera toujours mon cœur, parce que j'y trouve mon unique bien, mon trésor !...

 

Bone pastor, Panis vere,

Jesu, nostri miserere,

Tu nos pasce, nos tuere,

Tu nos bona fac videre

In terra viventium.

 

Ô bon Pasteur, notre vrai Pain,

Jésus, ayez pitié de nous.

Nourrissez-nous, protégez-nous,

faites-nous voir le bonheur

Dans la terre des vivants.

 

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04 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Dixième jour

Le Mercredi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez Esprit Créateur,

Visitez l'âme de tes fidèles,

Emplissez de la grâce d'En-Haut

les cœurs que Vous avez créés.

Je Vous salue Marie.

 

Lorsque Jésus-Christ eût distribué à ses Apôtres le Pain Eucharistique et qu'Il les eût tous invité à participer au Calice Mystérieux qui renfermait Son Sang adorable, Il leur adressa ces paroles : « Quand vous ferez ces choses, vous les ferez en mémoire de Moi ». Il y a une liaison naturelle entre ces mots « En mémoire de Moi », et ceux qu'il avait dit auparavant : « Ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous. Ceci est Mon Sang qui sera répandu pour vous, en rémission des péchés ». Saint Paul écrivant aux Corinthiens sur cet adorable Mystère, leur dit : « Toutes les fois que vous mangerez ce Pain, et que vous boirez ce Calice, vous Annoncerez la Mort du Seigneur ». Il est donc certain que Jésus-Christ, en instituant ce Sacrement d'Amour, a eu pour fin particulière la mémoire de Sa Passion. Et l'Eglise remplit parfaitement les intentions du Sauveur, puisque, dans le sacrifice de l'Autel, elle ne cesse, par ses Oraisons, par les paroles de l'Oblation Sainte, enfin par toutes les cérémonies qu'elle a instituées, de représenter vivement et de la manière la plus sensible, à tous les fidèles, la Mort et la Passion de Jésus-Christ. Saint Thomas nous dit : « Jésus-Christ a institué ce Sacrement comme un souvenir perpétuel de Sa Passion ». Et Saint Grégoire Pape, dans ses Dialogues, enseigne la même vérité dont il tire une conséquence pratique : « Nous qui célébrons le Mystère de la Passion du Seigneur, nous devons imiter ce que nous faisons ». Combien de fois n'avons-nous pas entendu, peut-être sans en pénétrer le sens, ces paroles de la liturgie : « O Dieu, qui dans cet Adorable Sacrement, nous avez laissé le souvenir de Votre Passion, accordez-nous la grâce d'honorer les Divins Mystères de Votre Corps et de Votre Sang Adorables, avec une piété telle que nous méritions d'éprouver toujours en nous-mêmes les fruits de Votre Rédemption ».

Je conclue de tout ce qui précède que l'intention de Jésus-Christ, en laissant à Son Eglise son Corps et Son Sang, sous les espèces du Pain et du Vin, comme mémorial de Sa Passion, c'est-à-dire des souffrances qu'il a endurées dans Sa Chair pour le Salut du genre humain, a été de porter ses enfants à réparer, par un culte pieux et sincère, les humiliations et les outrages, les opprobres et les mépris dont Sa Chair sacrée a été couverte, et à réparer par des hommages dignes de Lui, les injures faites à Son Corps adorable, par les Juifs et par les Gentils, à Jérusalem. C'est ce que l'Eglise a très bien compris, c'est ce qu'elle a voulu en établissant toutes les cérémonies dont nous sommes témoins et auxquelles nous avons le bonheur de participer, cérémonies qui rendent le culte catholique si magnifique et qui sont comme une sublime expression de la Foi à la présence réelle. Heureuse cette Epouse chérie de l'Homme-Dieu, si, aux outrages dont la Chair adorable du Sauveur a été l'objet de la part des Juifs et des Gentils à Jérusalem, elle n'était pas obligée de joindre le souvenir des mêmes sacrilèges renouvelés, pendant tous les siècles, par les infidèles, les incrédules, les hérétiques, et, il faut bien l'avouer, par un grand nombre de Catholiques. Or, par les hommages publics et solennels offerts à Jésus-Christ dans le Sacrement de la Divine Eucharistie, l'Eglise se propose de réparer tous ces outrages, d'expier ces abominables profanations. Elle invite tous ses enfants avenir, avec les sentiments d'une foi vive, et d'une piété affectueuse, pour louer, adorer, exalter le Sacrement d'amour, et offrir au Sauveur caché, mais vivant au milieu de nous, un tribut de louanges digne de son immense amour.

 

Premier point

Réparation des outrages faits à la Chair et au Sang de Jésus-Christ pendant Sa Passion

 

Qui jamais pourra comprendre les humiliations profondes de la Sainte Humanité de Jésus-Christ, pendant Sa Douloureuse Passion ? Qui jamais pourra sonder cet abîme d'abaissement dans lequel le Sauveur a été plongé par la malice de ses ennemis, lorsque celui qui, sans usurpation, pouvait se dire égal à Dieu, a été vendu comme un vil esclave, saisi et enchaîné comme un malfaiteur, foulé en quelque sorte sous les pieds de ceux qui s'étaient faits volontairement ses bourreaux, traîné avec mépris, à travers les rues et les places publiques de Jérusalem ; lorsque, semblable au plus vil des criminels, il a comparu devant les tribunaux des hommes les plus pervers, maudit par les uns, blasphémé par les autres ! Qui dira les outrages faits à son Corps adorable, chez Caïphe, chez Hérode, chez Pilate, sur la route et sur le sommet du Calvaire !... L'âme fidèle se représente Jésus-Christ recevant un soufflet !... Jésus-Christ vêtu de la robe des niais et des stupides... Jésus-Christ flagellé, couvert de plaies... Jésus-Christ couronné d'épines, roi de théâtre... elle voit Son Visage Divin couvert d'infâmes crachats, meurtri par les coups ; elle suit le Sauveur au Calvaire, elle aperçoit Son Sang profané sous les pieds de la multitude ; elle le contemple dépouillé de tous Ses vêtements et devenu un objet de dérision pour ses ennemis et pour tout le peuple ; elle l'aperçoit sur la Croix, percé de clous ; elle entend les blasphèmes, elle voit le coup de lance, le côté ouvert ! Et puis tout-à-coup cette âme regarde l'Autel, elle aperçoit la Divine Eucharistie ; elle s'écrie : « Ce Corps Divin conçu par une Vierge, ce Corps Sacré est là !... Jésus m'appelle, Il me dit que tout ce qu'il a souffert dans Sa Chair, Il l'a offert à Son Père pour moi, et qu'Il a chargé Son Eglise du soin de réparer, par ses hommages et ses adorations, les outrages sanglants dont Il a été abreuvé pendant Sa Passion ! ».

O Divine Eucharistique, tu me procures le bonheur inappréciable d'honorer par un culte qui n'est dû qu'à un Dieu, ce Corps qui a tant souffert pour moi, ce Sang qui a été si indignement profané !

 

Venez, prosternons-nous devant le Dieu qui nous a créés,

parce qu'il est notre Dieu et que nous sommes son peuple.

Il est le grand Roi qui s'élève au-dessus de tous les Dieux ;

Il tient dans ses mains les profondeurs de la terre et les hauteurs des montagnes.

 

Deuxième point

Réparation des outrages faits au Corps et au Sang de Jésus-Christ dans le Saint Sacrement par les impies et les hérétiques

 

Il est certain que le Sacrement Adorable de l'Eucharistie a été, pour les impies et les hérétiques, une occasion d'insulter de la manière la plus révoltante l'amour infini de Jésus-Christ pour les hommes, par les outrages qu'ils ont fait sciemment et volontairement au Corps et au Sang Adorable du Sauveur, dans la Divine Eucharistie, et l'on pourrait bien dire aux fidèles, en leur montrant Jésus-Christ caché sous les espèces du pain et du vin : « Il est la ruine et la résurrection d'un grand nombre !... Il est là comme un signe de contradiction ». Déjà, dans le premier siècle, alors que l'Eglise était dans la plus grande ferveur, Saint Paul se plaignait de ceux qui crucifient de nouveau le Fils de Dieu, autant qu'Il est en eux, en Le vouant à l'ignominie ». Ces paroles ne peut-on pas les appliquer aux profanateurs sacrilèges du plus Saint et du plus Auguste de nos Mystères ?

Hélas ! L'histoire de l'Eglise nous raconte une multitude de faits qui prouvent que le Sacrement d'Amour a été mille fois profané par des impies. Mais qu'avons-nous besoin de consulter les annales des siècles les plus reculés ! Qui ignore l'humiliante histoire de la grande hérésie, l'histoire du protestantisme ! Grand Dieu ! C'étaient des hommes baptisés, qui tous, dans leur enfance, avaient mangé la Chair et bu le Sang de Jésus-Christ ; et de leurs mains sacrilèges on les a vus renverser les Autels, briser les portes du Tabernacle, jeter dans la boue les Saintes Espèces, souiller les Vases sacrés Arrêtons-nous, les détails sont inutiles et ils inspirent trop d'horreur !... Encore si ces abominables profanations n'avaient pas été renouvelées par ceux qui se disaient Catholiques ! Mais l'incrédulité du dix-huitième siècle dont le souvenir est encore bien récent, que de crimes n'a-t-elle pas enfantés ! Quels épouvantables sacrilèges ! Mon Dieu ! La seule pensée fait frémir une âme chrétienne et la glace d'effroi !

Eh bien ! le culte solennel, les louanges, l'adoration, tout ce que fait l'Eglise pour honorer la Sainte Eucharistie, elle l'offre à Jésus-Christ comme une réparation de cette multitude de sacrilèges. Et moi j'ai le bonheur d'aimer Jésus-Christ, et mon Divin Sauveur me confie le soin d'honorer Son Divin Sacrement, et l'Eglise se repose sur moi pour l'accomplissement de ce devoir sacré ! Ô bonheur ! Ah ! je veux faire beaucoup !...

 

Troisième point

Réparation des outrages faits à Jésus-Christ par les Catholiques

 

Les Juifs et les Gentils de Jérusalem ne croyaient pas en Jésus-Christ ; aussi le Sauveur disait-il en mourant : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ». Les incrédules et les hérétiques de tous les siècles avaient perdu la Foi, et regardaient comme une folie le dogme de la présence réelle. Mais les Catholiques qui fréquentent nos Eglises croient à la présence réelle ; leur Foi n'est pas éteinte. Et cependant que d'outrages faits à notre Divin Sauveur dans cet adorable Sacrement, par ces mêmes Catholiques ! Il y a des Mystères d'iniquité qui ne seront connus qu'à la fin des temps ; on saura alors ce que Jésus-Christ a souffert, ce qu'il endure encore dans la Divine Eucharistie, de la part de ses propres enfants !

Les irrévérences dans le lieu saint ; les Messes auxquelles on ne vient que par des motifs criminels ; le luxe et la vanité se donnant en spectacle en face de l'Adorable Victime, le refus obstiné de fléchir le genou devant le Saint des Saints ; les lectures profanes, les conversations inconvenantes, quelquefois criminelles, en face des Saints Autels ; ne sont-ce pas des insultes adressées directement à Jésus-Christ dans le Saint Sacrement ? Que dirons-nous des mépris sacrilèges dont se rendent coupables un si grand nombre d'hommes, lorsqu'on porte le Saint Sacrement pour le donner en Viatique aux malades !.... Et les Communions indignes ! Qui en connaît le nombre ! Le temps de Pâques n'est-il pas une époque où le sacrilège se multiplie ? Tous ceux qui vont s'asseoir à la Table Eucharistique, ont-ils fait ce que demande Saint Paul ? Sont-ils convertis, détachés du péché mortel, contrits et humiliés, ennemis des plaisirs défendus ; se sont-ils éprouvés eux-mêmes, avant de manger ce Pain Céleste et d'approcher leurs lèvres du Calice du Salut ? Hélas ! Combien d'âmes sans Foi et sans amour, pétries de mondanité, pleines de désirs coupables, qui, par des motifs tout humains, s'obstinent à Faire les Pâques avec les disciples, oubliant le terrible anathème de l'Apôtre, et mangent et boivent leur propre jugement, parce qu'elles ne discernent pas le Corps et le Sang de Jésus-Christ d'une nourriture grossière et matérielle.

Ame fidèle, ce que l'Eglise vous demande, c'est que vous répariez, par des larmes brûlantes d'amour, ces sacrilèges nombreux : ce que Jésus-Christ attend de vous, c'est que vous dédommagiez par votre dévotion sincère, par vos hommages réitérés, Son Cœur si cruellement déchiré par l'ingratitude et la malice de ses propres enfants. Venez donc, vous les enfants de Dieu, et louez le Seigneur. Chantez avec les Anges : « Que le Nom du Seigneur soit béni ! Que l'univers entier reconnaisse qu'Il est grand et digne de toute louange !... »

 

Ecce panis angelorum,

Factus cibus viatorum,

Vere Panis filiorum

Non mittendis canibus.

 

Voici le pain des anges,

Devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin,

Vrai Pain des enfants

A ne pas jeter aux chiens.

 

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03 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Neuvième jour

Le Mardi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Lavez ce qui est souillé,

Baignez ce qui est aride,

Guérissez ce qui est blessé.

Je Vous salue Marie.

 

« Jésus-Christ était dans le monde, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans Son propre héritage, et les siens ont refusé de le recevoir. La Lumière a brillé dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas comprise. Mais Il a donné à tous ceux qui l'ont reçu, le pouvoir d'être faits enfants de Dieu Ceux-là sont nés de Dieu même.... Ils ont vu la gloire du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. Et tous, nous avons reçu de sa plénitude ». Le monde continue à ne vouloir pas de Jésus-Christ. Il ne le connaît pas, il refuse de le connaître. Cependant Jésus-Christ vit toujours au milieu du monde, parce que là il trouve les siens, ceux que Son Père Lui a donnés. Ils ne l'ont pas choisi, c'est Lui-même qui les a choisis et qui les a placés dans sa propre maison. Cette maison c'est l'Eglise. Le Sauveur étant toujours avec elle, continue à faire pour ceux qui veulent être les dociles de Dieu, ce qu'il faisait pendant les jours de sa mortalité.

Or, que faisait le Sauveur pendant ces trente-trois ans qu'Il a passés sur la terre, et surtout pendant les dernières années de sa vie ? Il parlait et Il agissait. « Jésus, dit l'historien sacré, commença à faire et à enseigner ». Il parlait pour instruire les peuples. Lumière éternelle venue en ce monde pour éclairer les intelligences, il dissipait les ténèbres que l'erreur, la superstition et les préjugés avaient amoncelées dans l'esprit de l'homme. Il révélait à ceux qui devaient former un peuple d'adorateurs fidèles en esprit et en vérité, les ineffables Mystères qui avaient été cachés depuis le commencement du monde ; il expliquait les sublimes maximes de cette morale divine que les hommes n'auraient jamais découverte par eux-mêmes.

Que faisait le Sauveur sur la terre ? Il travaillait pour le Salut des hommes. Il répandait sur eux des torrents de bénédictions ; Il opérait des prodiges, pour créer dans l'âme de Ses Disciples, ce sentiment indestructible d'une confiance sans bornes qui devait les soutenir dans tin état de fidélité inviolable, même en présence des plus affreux supplices. Chacun de Ses actes préparait de nouveaux triomphes à Son Eglise. Il sortait de toute sa personne une vertu qui se communiquait aux âmes et qui faisait, des plus pauvres enfants d'Adam, un peuple nouveau, une Nation Sainte, une Race royale et Sacrée.

Mais le Divin Sauveur, depuis Son Ascension au Ciel, a-t-il cessé de parler et d'agir ? Qui oserait le dire ? Il suffit d'entrer dans une Eglise, de regarder l'Autel, le Sanctuaire. On croit lire sur la porte du Tabernacle cette parole sublime : « Voilà le Trône de la Sagesse ». Voilà la Maison que la Sagesse éternelle a construite pour l'habiter, allons-y avec confiance. N'entendez-vous pas cette invitation si pressante : « Venez à Moi, vous Tous qui êtes fatigué et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai. Le poids de vos péchés vous accable, la concupiscence vous fatigue, vos habitudes mauvaises vous font gémir. Eh bien ! Venez, Je soulagerai votre intelligence, en l'éclairant, votre cœur, en lui communiquant Ma propre Vie ». Les fidèles entendent cette voix, ils accourent au pied du Saint Autel, ils viennent entendre Jésus parler, recevoir ses grâces.

 

Premier Point

L'âme fidèle trouve la lumière et la vérité dans la Divine Eucharistie

 

Que d'obscurités dans notre pauvre intelligence ! Que d'incertitudes ! Combien de doutes sur notre état, sur notre conscience, sur nos devoirs, sur les déterminations à prendre dans mille circonstances ! Malheur à l'homme qui est seul ! Il n'aura pour guide que sa propre raison, et cette lumière incertaine, obscurcie à chaque instant par la fumée des passions, ne sera propre qu'à l'égarer. L'âme pénétrée d'une foi vive aperçoit dans le Saint Tabernacle, celui que le Saint Esprit appelle La Vérité. Il s'est fait notre docteur, notre maître. Je l'entends qui me dit : « Vous M'appelez votre Maître, et vous faites bien, car Je le suis en effet ; vous, vous êtes Mes Disciples ». Les Apôtres interrogeaient Jésus, et Jésus leur répondait avec bonté. Quand ce jeune homme dont parle Saint Mathieu, voulut savoir ce qu'il devait faire pour être agréable à Dieu, Jésus-Christ lui répondit. La Samaritaine lui adressa des questions, et quelle lumière admirable elle trouva dans les réponses de Jésus ! Où donc les plus grands Saints ont-ils puisé cette science du Salut, cette prudence consommée, cette sagesse qui les a rendus si utiles à leurs frères ? N'est-ce pas dans les entretiens fréquents avec Jésus-Christ caché dans le Saint Tabernacle !

Ah ! Je viendrai souvent pour Vous parler, pour Vous consulter, ô mon Adorable Maître. Je ne veux rien faire, rien entreprendre, rien décider, sans m'être auparavant entretenu avec Vous. Mon Dieu, que de lumières sortiraient du Divin Tabernacle si l'on voulait se recueillir et écouter Jésus ! N'est-ce pas pour parler à l'âme du fidèle que le Sauveur est toujours avec nous ?

 

Deuxième point

L'âme livrée à la tristesse trouve sa consolation dans la Divine Eucharistie

 

Pourquoi Jésus-Christ appelle-t-Il auprès de Lui tous ceux qui pleurent, qui souffrent, qui sont dans la douleur ? Je le comprends ; je le sais ; Il veut être le consolateur des affligés. Peut-on se rappeler sans attendrissement la veuve de Naïm et le fils qui lui est rendu ! Et vous, Marie, Marthe, je vous vois encore aux pieds de Jésus, je vous entends; vous vous écriez d'une voix entrecoupée de sanglots: Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort ». Et quelle douce parole sort de la bouche de Jésus : « Votre frère ressuscitera ! » Qu'ils viennent donc arroser de leurs larmes les marches du Sanctuaire, tous ceux dont le cœur est livré à la tristesse, dont l'âme est en proie à la douleur. L'Esprit de Dieu leur dit, en leur montrant la Sainte Eucharistie : « Le Maître est là, et Il vous appelle ». Le pécheur viendra, comme Madeleine chez le Pharisien. A la vue de ses larmes , le Sauveur dira encore : « Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé ». Celui qui craint une chute prochaine criera comme les Apôtres : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons », et le calme sera rendu à ce pauvre cœur... Toutes les victimes de l'injustice du monde trouveront là un vrai consolateur, un ami plein de compassion... Aveugles, lépreux, paralytiques, tous viennent, et tous confessent qu'après avoir ouvert leur cœur à Jésus, ils sont bien.

Oui, Seigneur, quelques instants passés à Vos pieds procurent plus de consolation que tous les discours du monde, et tous les conseils de la sagesse humaine ! Oh ! Comme j'ai été aveugle, lorsque je n'ai pas vu cette vérité ! C'en est fait, désormais c'est dans Votre Sein que je répandrai les douleurs de mon âme ; je ne veux de consolateur que Vous seul.

 

Troisième Point

L'âme faible trouve la force dans la Divine Eucharistie

 

La Parole de Jésus n'est pas seulement une lumière pour l'intelligence, un doux soulagement pour le cœur ; elle est encore une nourriture substantielle qui fortifie les âmes, et les rend capables de pratiquer les plus héroïques vertus. Qui dira l'énergie, le courage, communiqué aux âmes de bonne volonté qui ont mis toute leur espérance dans la Sainte Eucharistie ! Là les plus petits des enfants de Dieu deviennent les héros du Christianisme. Demandons à Sainte Thérèse, à Saint Alphonse de Liguori, les trésors qu'ils ont puisés dans le Saint Sacrement. Demandons-le à tous les Saints. Ah ! Tous les jours on entend des plaintes amères ! La vertu est trop difficile !.. Les mauvais penchants entraînent au mal. Le monde, par ses exemples, attire, comme malgré soi ; on tombe de lassitude ; le combat est trop violent, il est trop long !... Qui parle ainsi ! Des âmes qu'on ne voit presque jamais devant le Saint Sacrement. Quoi ! avec la présence réelle, avec la Messe, s'il y a beaucoup de Chrétiens faibles et infirmes, comme ceux de l'Eglise de Corinthe ; n'est-ce pas leur éloignement de la Sainte Eucharistie qui est la cause de ces infirmités et de cette faiblesse ?

« Le Pontife que nous avons, nous dit le grand Apôtre, n'est pas tel, qu'il ne puisse compatir à nos faiblesses, car il a éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hormis le péché. Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d'y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins ». L'âme qui cherche ce secours divin le trouve infailliblement dans la Sainte Eucharistie. Elle s'écrie, transportée de joie : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; qui pourrai-je donc craindre ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie ; qui pourra me faire trembler ? Quand des armées nombreuses s'élèveraient contre moi, mon cœur n'en serait point effrayé, car j'ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la chercherai uniquement : c'est d'habiter dans sa maison, tous les jours de ma vie. Il m'a caché dans son Tabernacle ; il m'a protégé au jour de l'affliction, en me mettant dans le secret de son Sanctuaire ».

 

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02 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Huitième jour

Le Lundi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Consolateur souverain,

hôte très doux de nos âmes,

adoucissante fraîcheur.

Je Vous salue Marie.

 

Le Verbe fait chair a bien voulu, pour l'amour de nous, habiter cette terre souillée par un si grand nombre de crimes. Il a été vu conversant avec les enfants des hommes, et Il a passé trente-trois ans au milieu d'eux en faisant du bien. Ce bien que le Divin Sauveur ne cessa d'opérer pendant les jours de sa mortalité, nous le connaissons parle récit que nous en ont fait les évangélistes. Partout Jésus-Christ ne se montrait aux hommes que pour faire éclater en leur faveur sa toute-puissance et son infinie miséricorde. Que de malades ses mains divines ont guéris !... Rappelons-nous les paralytiques, les aveugles, les lépreux ; voyons cette foule de malheureux, de pauvres, d'estropiés qui se pressent autour de Jésus. Ecoutons les paroles pleines de bonté qu'il adresse à chacun d'eux, et nous serons portés à répéter cette exclamation échappée à des cœurs reconnaissants: « Il a bien fait toutes choses ! »

Mais ce n'était pas pour guérir les infirmités corporelles que le Sauveur était sur la terre. L'homme était bien plus misérable dans son âme qu'il ne l'était dans son corps, et Jésus-Christ était venu pour le salut des âmes. Que n'a-t-il pas fait pour les guérir ces pauvres âmes ? Que de fatigues, que de courses, que de voyages, pour évangéliser les peuples ! Jamais Homme parla-t-il, Comme Cet Homme-Dieu, le langage de l'amour, de de la miséricorde ! Il cherche les brebis égarées de la maison d'Israël pour lesquelles Il a été envoyé. Magdeleine, la femme de Samarie, Zachée, toutes les âmes qui se sont égarées, Il les accueille avec une tendresse que rien n'égale. Il mange avec les pécheurs, Il ne veut en condamner aucun ; la femme adultère entendra cette parole : « Personne ne vous a condamnée ; ni Moi Je ne vous condamnerai ; allez, et à l'avenir ne péchez plus ». Que de larmes Il a essuyées ! Que de cœurs en proie à tous les remords et à la fièvre brûlante des passions, rendus, par une parole, à la paix et aux joies d'une bonne conscience ! Ô Jésus ! Votre douceur, votre bonté inépuisable,auraient dû attirer à vous tous les hommes. Cependant, il faut bien le dire, Jésus-Christ, pendant sa vie mortelle, s'est trouvé en face d'une multitude d'indifférents qui n'ont pas daigné s'occuper de son adorable personne. A Jérusalem, et dans toutes les villes qu'Il a visitées, combien d'hommes, surtout parmi les riches, ont entendu parler du Sauveur et des merveilles qu'Il opérait, sans vouloir le connaître ! « J'ai une ferme à visiter, un champ à cultiver ; j'ai entrepris un commerce, j'ai une famille, une épouse, des enfants; ne m'en parlez plus, je n'ai pas le temps d'aller voir cet Homme, et d'examiner ses œuvres ; ce qu'Il est, l'origine de Sa mission, la fin que Dieu s'est proposée en le montrant à la terre, ce n'est pas ce dont je m'occupe ; cessez de me parler de ces choses. Et c'est par un froid que m'importe que se termine l'examen superficiel des œuvres et de la personne de Jésus !

Le Sauveur a eu des ennemis ; certes, nous les connaissons, ces ennemis. Les écrivains sacrés nous en parlent souvent, la haine implacable des prêtres, la jalousie des Pharisiens, le mépris et la fureur de tous ceux qui voyaient leur orgueil condamné par les doctrines de Jésus-Christ, voilà ce qui a conduit, au milieu des calomnies les plus atroces et des blasphèmes les plus révoltants, le Sauveur du monde à la mort et au supplice de la Croix ! Enfin, Jésus-Christ, pendant sa vie mortelle, eut de véritables amis. Ceux qui crurent en Lui, s'attachèrent à sa personne divine. Il les aima d'un amour ardent ; ils l'aimèrent aussi. Il leur prodigua les témoignages de la plus vive affection. Demandez aux Apôtres, à Lazare, à Marie-Madeleine et à Marthe, sa sœur, combien le Cœur de Jésus était bon, compatissant, sensible ! Demandez-le à tous les Juifs qui le virent pleurer sur le tombeau de Lazare et qui s'écrièrent : « Voyez Comme Il l'aimait ! » Eh bien ! Jésus-Christ a voulu continuer de vivre parmi les hommes et de converser avec eux, quoique caché sous les espèces du Sacrement ; Il l'a voulu pour ses amis, et il a consenti à supporter, pour eux, la malice de ses ennemis, l'indifférence et la froideur du plus grand nombre des chrétiens. O amour infini !...

 

Premier point

Le Sauveur, dans Sa Vie Eucharistique, continue à supporter les outrages et les blasphèmes de ses ennemis

 

Le croirait-on, si l'expérience et l'histoire de dix-huit siècles n'en fournissaient la preuve ! Jésus a toujours eu des ennemis, il en a encore qui le poursuivent de leur haine et de leur mépris, dans la Divine Eucharistie. Du fond de son Tabernacle, il les voit, il les entend; il prie, il s'offre pour eux, et ils résistent à toutes les grâces qu'il leur offre avec une générosité incomparable ! L'Eglise était encore à son berceau, et déjà le grand Apôtre était obligé de s'élever avec véhémence contre les profanateurs du Corps et du Sang de Jésus-Christ. Tous les siècles sont marqués par quelques sacrilèges particuliers, et quelques blasphèmes plus audacieux. O combien de fois la rage des ennemis de Jésus est-elle allé le chercher et l'a poursuivi jusques dans son Sanctuaire ! Aujourd'hui encore, le Corps de Jésus-Christ n'est-il pas tous les jours l'objet des plus sanglants outrages dans le grand Mystère d'amour ! Que d'impies dans le lieu saint et qui ne viennent à nos solennités que pour insulter la majesté du Dieu que nous adorons ! Que de regards criminels, que de pensées coupables ! Quel désir mille fois conçu de dérober au divin Sauveur l'hommage et les adorations de ses créatures ! Que de Messes profanées ! Combien de Communions hypocrites, sacrilèges !

O mon Dieu ! Sur Votre Autel, pendant que Vous vous immolez pour nous, n'êtes-Vous pas à chaque instant, principalement à certains jours de fête, dans les cérémonies les plus augustes du culte catholique, l'objet de mille outrages, comme autrefois sur le calvaire ! Eh bien ! Jésus-Christ consent à tout souffrir, à tout endurer, pour ses amis, pour moi !... Son inépuisable tendresse l'oblige en quelque sorte à continuer le bienfait de son adorable présence au milieu de ses ennemis les plus furieux, et, s'Il supporte leurs outrages, c'est pour que sa présence, dans la Divine Eucharistie, devienne pour moi une source de célestes bénédictions ! Oh ! Reconnaissance !... Amour !... Réparation !...

 

Deuxième point

Jésus-Christ, dans Sa Vie Eucharistique, supporte l'indifférence et la froideur du plus grand nombre des Chrétiens

 

Rien n'est sensible comme la froideur et l'indifférence, de la part de ceux que l'on aime et pour lesquels on se sacrifie. Cette peine, Jésus-Christ l'endure, pour mon amour, depuis qu'Il a institué l'adorable Sacrement de nos Autels. Pour comprendre cette vérité, il n'est pas nécessaire d'étudier la conduite des Chrétiens dans les siècles passés. Que voyons-nous aujourd'hui ? Le Sauveur est dans Son Tabernacle ; Il appelle, Il invite, Il presse, Il sollicite ; qui l'entend ? qui vient l'adorer ? Hélas ! L'immense majorité des Catholiques ignore si Jésus est là ; ou du moins, il faut l'avouer, leur conduite semble nous autoriser à le croire. On passe devant les églises mille fois par jour, quelquefois on regarde pour faire une réflexion sur l'architecture et les ornements de l'édifice ! Mais le maître de cette maison, celui qui l'habite nuit et jour ! On n'y pense pas !... Quelques-uns demeurent dans la même rue que le Sauveur, à quelques pas de Son Sanctuaire, et ils laissent écouler des semaines, des mois, peut-être des années entières, sans aller fléchir le genou devant Sa Majesté Infinie. On va partout où les affaires appellent, où les plaisirs invitent. à l'Eglise, jamais, si ce n'est quelquefois par un motif de vaine curiosité. Y a-t-il beaucoup de Catholiques coupables de cette indifférence ? Hélas ! c'est le grand nombre, principalement dans les villes ! Le commerce, l'administration, la politique, tout intéresse, tout occupe ; mais visiter Jésus-Christ, mais se souvenir de l'Amour qui le porte à demeurer constamment avec les hommes, gardez-vous bien d'en parler à cette multitude d'hommes, qui se fatiguent par ambition ou par avarice; ils n'ont pas le temps d'y penser !...

O Jésus, n'ai-je pas été, à une certaine époque de ma vie, du nombre de ces ingrats ! Si je ne le suis plus aujourd'hui, que fais-je, tous les jours, pour dédommager Votre Cœur si bon, si aimant, des outrages que vous font cette indifférence, cette froideur, cet oubli incompréhensible !...

 

Troisième point

Jésus, dans la Divine Eucharistie, continue de vivre avec ses amis

 

Oui, le Sauveur a des amis ; Il les aime, Il en est aimé. Il leur dit encore tous les jours : « Demeurez Dans Mon Amour. Mon Père vous aime, parce que vous M'aimez. Vous, vous êtes Mes amis ». C'est pour eux qu'il demeure dans le Saint Tabernacle. Il savait, en instituant cet adorable Mystère, que jusqu'à la fin du monde, Les Siens feraient leurs délices de la présence réelle, de la Communion, de la Messe ; c'est en leur faveur que tout a été fait. Là se trouve le Corps, et les aigles accourent pour se nourrir de sa substance. Suis-je un ami de Jésus ? Oh ! Oui, je le crois, car je fais mes délices de la Sainte Eucharistie. Je viens, j'adore, j'aime... J'écoute, j'interroge et j'entends ce langage du Cœur que le divin Epoux adresse à l'âme attirée par son Esprit dans cette aimable solitude ! Jésus a des amis dans Sa Vie Eucharistique. Ce sont les bons Prêtres, les Prêtres fervents ; ce sont les religieux qui goûtent en secret les ineffables délices de la vie intérieure ; ce sont les pieux laïcs, les vierges dont la vie est toute céleste, les saintes femmes qui viennent, tous les jours, arroser de leurs larmes le pavé du Sanctuaire.

Ô Sauveur ! Qui pourrait refuser l'honneur et la consolation d'être du nombre de ces Amis pour lesquels Vous avez institué ce Sacrement d'amour ! Ah ! Il Vous en a coûté beaucoup pour me procurer cet avantage ! Lorsque, après la dernière Cène, Vous prîtes du pain, et qu'ayant levé les yeux vers le Ciel, après avoir rendu grâces à Votre Père, Vous alliez prononcer les grandes et mystérieuses paroles de la Consécration, Votre regard divin pénétra dans l'avenir, toute l'histoire de l'Eglise se déroula sous Vos yeux. Vous aperçûtes tous les sacrilèges, toutes les profanations dont Votre Chair adorable et Votre Sang précieux seraient l'objet jusqu'à la fin du monde. Vous connûtes alors l'indifférence, la froideur, l'insensibilité et l'ingratitude du plus grand nombre de vos enfants ; tout autre qu'un Dieu devait reculer devant cet affreux tableau ; mais, ô amour ! Vous voyiez aussi ces Amis fidèles qui, dans leur exil, trouveraient en Vous toute leur consolation ; dans leur faiblesse, toute leur force ; Vous m'aperceviez dans ce moment, et Votre Cœur comprit tout ce que je demanderais un jour à Votre Divin Sacrement. Alors on Vous entendit prononcer ces paroles profondes : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps ! »

C'est donc pour Ses amis, c'est pour moi que Jésus a établi le Sacrement de Son Corps et de Son Sang, et qu'Il a accepté, par avance, tous les outrages dont les cœurs ingrats n'ont cessé de se rendre coupables. Depuis dix-huit siècles, Vous avez donc tout supporté pour m'attendre, ô mon Sauveur ! O Divine Eucharistie ! Ô Corps sacré de Jésus ! Je Vous adore ! Vivre et mourir au pied du Saint Autel, devant le Tabernacle ! Quel sort digne d'envie!

 

Adoro te devote, latens Deitas,

Quae sub his figuris vere latitas :

Tibi se cor meum totum subjicit,

Quia te contemplans totum deficit.

 

Je Vous adore dévotement, Dieu caché,

Qui sous ces apparences vraiment prenez corps,

À Vous, mon cœur tout entier se soumet,

Parce qu'à Vous contempler, tout entier il s'abandonne.

 

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01 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Septième jour

Dimanche dans l'Octave du Très Saint Sacrement

 

Venez Esprit-Saint,

Remplissez les coeurs de vos fidèles,

Et allumez en eux le feu de votre amour.

Je Vous salue Marie.

 

Quelques jours avant de mourir, le Sauveur voulut entrer en triomphe dans la ville de Jérusalem. Il fut accompagné des acclamations de tout le peuple, et l'air retentit de ces paroles dictées par la reconnaissance : « Gloire au fils de David. Bénédiction à Celui qui vient au Nom du Seigneur ! » A l'imitation du peuple d'Israël, l'Eglise catholique décerne un triomphe à Jésus-Christ. Pouvait-il en être autrement ? Dès là que le Divin Sauveur s'était donné à l'Eglise, qu'il lui avait laissé son corps, son sang, toute son adorable personne ; cette épouse chérie du Fils de Dieu devait être jalouse de témoigner à son céleste Epoux, son amour et sa reconnaissance, en l'environnant d'honneur et de gloire ; c'est la fin qu'elle se propose dans les hommages solennels qu'elle rend à la Divine Eucharistie. Les expositions solennelles du Saint Sacrement, les Saluts accompagnés de tout ce que la foi et la piété catholique ont pu inventer de plus touchant, les Messes chantées avec toute la pompe que déploie l'Eglise dans son admirable liturgie ; les processions où l'on porte le corps de Jésus-Christ dans lequel habite la plénitude de la Divinité, toutes ces choses n'ont pas été établies pour une autre fin. Oh ! Comme nous devons aimer en particulier les processions du Saint Sacrement !

C'est là qu'on aperçoit Jésus-Christ au milieu d'une multitude de fidèles composée de toutes les classes de la société, des grands de la terre comme des hommes de la plus humble condition ; on y voit accourir les jeunes vierges et les vieillards, l'armée et la magistrature; le casque du soldat et l'épée du conquérant y brillent à côté de la tiare du Pontife et de l'étole du prêtre ! Magnifique triomphe décerné au corps et au sang de Jésus-Christ, célébré par le chant solennel des hymnes, des cantiques, au milieu d'une harmonie ravissante, où la voix de l'homme est unie au son mélodieux de tous les instruments; triomphe dans lequel nous voyons comme une armée céleste qui s'avance au milieu des nuages formés par la vapeur de l'encens, et des flots de lumière auxquels se mêlent les fleurs aux couleurs mille fois variées, et que la main de l'innocence ne cesse de répandre sur le passage de l'homme-Dieu. Si ce triomphe irrite l'impie, il devient un vrai bonheur pour les amis de Dieu. L'âme fidèle se réjouit à la vue de cette gloire que l'Eglise rend au Rédempteur du monde, elle veut y prendre part. La foi, la reconnaissance et l'amour l'amènent partout où Jésus-Christ reçoit les hommages de ses enfants. Les triomphes du Sauveur la comblent de joie.

Mais pourquoi ce culte extérieur, ces cérémonies multipliées, cette richesse d'expressions et de sentiments dans le langage de l'Eglise ? C'était l'usage dans l'antiquité de décerner les honneurs du triomphe aux grands hommes qui, par des victoires signalées, avaient reculé les limites de l'empire et soumis les nations barbares. L'Eglise catholique décerne les honneurs du triomphe à Jésus-Christ et particulièrement à son Corps adorable, à cause des victoires que le Sauveur a remportées par son Corps sur ses puissants ennemis. Tous les jours, à l'autel, pendant l'adorable sacrifice, le prêtre répète deux fois, avant et après la Consécration, ces paroles que nous allons méditer, et qui indiquent de la manière la plus frappante, la nature des victoires dont nous parlons : « Seigneur, nous vous offrons cette Oblation sainte, pour honorer la Passion, la Résurrection et l'Ascension de notre Seigneur Jésus-Christ ». Arrêtons-nous sur ces belles paroles et considérons les triomphes de Jésus-Christ dans sa chair ; notre désir d'honorer cette Chair Divine dans la Sainte Eucharistie deviendra toujours plus ardent.

 

Premier point

Jésus-Christ, par l'Immolation de Sa Chair, a triomphé du péché

 

C'est par l'effusion volontaire de son Sang, par les tourments et les douleurs de sa Chair, que le Divin Sauveur nous a lavés et purifiés de la souillure du péché. « Il s'est anéanti, nous crie l'Apôtre, en prenant la forme d'un esclave ». Et ailleurs : « Il s'est humilié jusqu'à prendre la forme d'un esclave, Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la Croix ! » C'est donc par le supplice de la Croix, par toutes les douleurs qui ont précédé et accompagné sa mort, que Jésus-Christ nous a délivrés de la servitude du mal, et nous a mérité la grâce de paraître purs et saints devant la majesté de Dieu. Or, c'est pour le récompenser de cette victoire que « Dieu a donné à Son Fils un Nom qui est au-dessus de tous les noms, afin que tout genou fléchisse au Nom de Jésus, dans le Ciel, sur la terre et dans les enfers ».

Mais cette Chair ainsi humiliée, livrée à tous les tourments que nous appelons La Passion de Jésus-Christ, cette Chair par laquelle le Dieu homme a remporté une si grande victoire, elle nous est donnée, nous la possédons ; ce Sang adorable qui a coulé du haut de la Croix sur une terre souillée par les crimes des hommes, il est là, et Dieu nous le donne. Ai-je donc la foi ? Oui, Seigneur, je le crois, votre Corps et votre Sang sont cachés sous les apparences du pain et du vin !... Mais alors de quel amour ne dois-je pas être embrasé pour cet adorable Mystère ! Quel désir immense de le glorifier ! Voilà le prix de mon salut; voilà ce Corps qui a tant souffert pour triompher du péché dont je serais encore l'esclave, sans la victoire de Jésus-Christ. O joie de l'Eglise, comme tu es raisonnable ! Ardeur, empressement, dévotion sans bornes, piété affectueuse, toutes les fois qu'il s'agit d'hommages solennels rendus au Corps et au Sang de mon Divin Rédempteur. Oh ! Quelle douce consolation pour mon âme, de voir le triomphe décerné par l'Eglise au Corps de Jésus-Christ, dans la Divine Eucharistie !

 

Deuxième point

Jésus-Christ, par la Résurrection de Sa Chair, a triomphé de la mort

 

Admirable victoire ! La mort était entrée dans le monde à la suite du péché. Tous les hommes étaient tombés dans la condamnation. Or, « Jésus-Christ, nous dit le grand Apôtre, est ressuscité pour notre justification, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour Celui qu est mort et ressuscité pour eux ». Ce n'est pas assez, Jésus-Christ est ressuscité afin de nous ressusciter nous-mêmes, par la même vertu divine qu'il a montrée dans sa Résurrection. Tel est le fruit, telle est la conséquence de la Résurrection de la Chair de Jésus-Christ, et de la gloire qu'il a plu au Sauveur de donner à son Corps dans cet ineffable Mystère ; c'est que nous ressusciterons tous, et que c'est pour nous un droit et un devoir d'attendre le jour où notre propre chair sera glorifiée, en étant rendue conforme à la chair de Jésus-Christ après sa Résurrection.

Certes, je comprends main tenant pourquoi le Sauveur a dit Lui-même : « Je Suis la résurrection et la Vie, celui qui vit et croit en Moi ne mourra pas pour toujours ». Il a dit aussi : « Je suis le Pain vivant, Je suis le Pain de Vie. Celui qui mange ce Pain ne meurt pas pour toujours ». La Divine Eucharistie est donc pour moi le gage de mon immortalité, parce qu'elle renferme cette Chair divine sortie glorieuse du Sépulcre, cette Chair par laquelle Jésus-Christ a triomphé de la mort. Eh quoi ! Le Corps adorable du Sauveur ressuscité est là sur cet autel, et j'oublierais l'éclatante victoire remportée sur la mort, par ce même Corps de l'Homme-Dieu ! O Eglise catholique ! Appelle-nous autour du trône sur lequel tu as placé l'adorable Sacrement. Nous viendrons avec joie, et, à la vue du Corps de Jésus-Christ, au souvenir de ses triomphes, nous insulterons à la mort : « Que te reste-t-il, ô Mort, de toutes tes victoires ? Tu es absorbée dans la victoire remportée par la Chair de Jésus-Christ !

Mille actions de grâces, ô mon Dieu ! Par Jésus, par la Résurrection de sa Chair, vous nous avez tous rendu victorieux de la mort! et, par la Résurrection de notre propre chair, vous nous rendrez Immortels !

 

Troisième point

Jésus-Christ, par la Glorification de Sa Chair, a triomphé du Démon

 

On vit un grand prodige dans le Ciel, au jour de l'Ascension de Jésus-Christ. La chair de l'homme devenue captive sous la loi du péché, chair avilie et dégradée jusque-là, que Dieu avait déclaré que son Esprit ne demeurerait plus avec l'homme, parce qu'il n'était que chair, cette chair divinisée dans la personne de Jésus-Christ, s'éleva, par sa propre vertu, jusqu'au séjour de la gloire de Dieu. Dans ce moment, toute la puissance que le prince des ténèbres avait obtenue par le don que l'homme lui avait fait de Lui-même, se trouva anéantie. Saint Paul nous l'apprend. « Jésus-Christ ayant dépouillé le démon du fruit de ses conquêtes, ayant brisé son sceptre, pour nous ouvrir la porte du Ciel, est entré le premier, en qualité de notre précurseur, dans le séjour de la gloire. En s'élevant dans les Cieux, il emmène avec lui une multitude de captifs qu'il a délivrés d'une prison obscure, et des ténèbres de la mort ».

Les Justes de l'ancienne Loi avaient trouvé le Ciel fermé ; il fallait la dernière victoire de Jésus-Christ, pour en ouvrir la porte. Jusqu'alors le prince de l'Enfer avait triomphé. Au moment de l'Ascension, Satan est refoulé dans l'abîme, sous les pieds du Triomphateur divin ; le passage demeure libre ; et la nature humaine, dans la personne du Sauveur, est placée au plus haut des Cieux, à la droite de la Majesté divine ! Eh bien, cette Chair adorable par laquelle Jésus-Christ a triomphé du Démon, nous la possédons dans la Divine Eucharistie. Dieu le Père nous la donne ; Jésus-Christ nous l'a laissée ; il nous la présente comme l'instrument de son éclatante victoire sur l'Enfer.

Ah ! Comme je voudrais adorer le Corps de Jésus-Christ avec les sentiments de respect profond que les Anges durent avoir pour lui, au moment de son Ascension glorieuse ! Je devrais bien davantage encore ! Car la victoire remportée sur l'Enfer par la Chair de Jésus-Christ, n'est pas pour les Anges, mais bien pour la glorification de ma propre Chair ! Qu'on me laisse adorer, glorifier, louer Jésus-Christ ! Que les airs retentissent aujourd'hui de ce cri magnifique du Prophète : « Nations, louez toutes ensemble le Seigneur !... Que le Nom du Seigneur soit béni, d'une extrémité du Monde à l'autre ».

 

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31 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Sixième jour

Le Samedi dans l'Octave

 

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

Le cœur de tous vos fidèles.

Je Vous salue Marie.

 

L'âme fidèle ne devrait jamais se lasser de contempler le bienfait de la présence réelle. Tout lui rappelle ce Mystère d'une incompréhensible charité. Le culte catholique, quelle est sa fin ! N'est-ce pas la Sainte Eucharistie ! Toute la liturgie, à quoi se rapporte-t-elle ? La Divine Eucharistie, Jésus-Christ présent dans nos Eglises, sur l'Autel, dans le Saint Tabernacle ; c'est la pensée constante de l'Eglise dans tout ce qu'elle dit à Dieu, dans tout ce qu'elle enseigne à ses enfants. Mais pourquoi la présence réelle ! Ne pourrait-on pas sonder la pensée de Dieu dans l'institution de cet adorable Mystère ? Pourquoi Jésus-Christ, après son Ascension, a-t-il voulu être au milieu de nous, vivre avec les hommes, toujours, partout, avec tous ?

Jésus-Christ est venu dans le monde en qualité de Médiateur et de Prêtre. Pendant sa vie mortelle, il n'a cessé d'offrir à son Père, des adorations et des hommages, des supplications et des prières, jusqu'à ce que, le dernier jour étant venu, il consomma son sacrifice, par l'immolation de son Corps, l'effusion de son Sang, le don de sa Vie. Ecoutons Saint Paul: « Dans les jours de sa chair, ayant offert à son Père avec un grand cri et avec larmes, ses prières et ses supplications, il a été exaucé ». Le même Apôtre nous dit: « Dieu était déjà dans Jésus-Christ, réconciliant le monde avec soi, n'imputant plus au monde ses péchés » Voilà donc le vrai propitiatoire de la nouvelle alliance, Jésus-Christ !... Dieu était dans lui, et par chacun de ses actes, chacune de ses douleurs, il réconciliait le monde avec lui, ne lui imputant plus ses péchés, mais lui accordant le pardon et la miséricorde, en vue des mérites infinis de son Fils. Le même Apôtre nous dit encore en parlant de Jésus-Christ : « Il a plu à Dieu de réconcilier toutes choses par lui et en lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est au Ciel. Il nous a rendus dignes d'avoir part au sort et à l'héritage des Saints ; il nous a arrachés de la puissance des ténèbres, et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par le Sang duquel nous avons été rachetés et nous avons reçu la rémission de nos péchés ».

Après avoir consommé cette œuvre de l'infinie miséricorde, Jésus, le Pontife éternel, entre dans le Ciel où il est encore notre Médiateur, Toujours vivant pour intercéder pour nous. Mais il a été écrit : « Le Très-haut l'a juré, et il ne révoquera point son serment : vous êtes le prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ». Or, comment ces paroles ont-elles leur accomplissement? Melchisédech nous dit Saint Paul, était l'image du Fils de Dieu. Le jour où le Sauveur consacra pour la première fois le pain et le vin, il fut établi Prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ; et c'est dans le Sacrement d'Amour qu'il remplit encore, tous les jours, les fonctions de son Divin Sacerdoce, et qu'il continue à réconcilier l'homme avec Dieu.

Jésus-Christ est donc le véritable Prêtre de la Nouvelle Alliance, et comme Il demeure éternellement, Il possède un Sacerdoce qui est éternel. C'est pourquoi Il est toujours vivant pour intercéder pour nous. C'est dans le Sacrement adorable de l'Eucharistie que je trouve ce Pontife Saint, Innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, plus élevé que les Cieux, Médiateur de la Nouvelle Alliance, dont le Sang parle d'une manière bien plus éloquente ce celui d'Abel. Voilà donc ce Prêtre Éternel qui, en entrant pour la première fois dans le monde, avait dit à son Père : « Vous n'avez point voulu d'Hostie, ni d'oblation, mais vous m'avez formé un corps. Vous n'avez point agréé les holocaustes, ni les sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : « Me Voici, je viens selon ce qui est écrit de moi pour faire votre volonté ». Je vous adore, ô Souverain Prêtre de la nouvelle alliance !

 

Premier point

Jésus-Christ intercède pour nous dans la Sainte Eucharistie

 

Répétons les paroles de Saint Paul, et appliquons-les à l'auguste Sacrement de l'Autel. Nous dirons alors : Dans sa vie Eucharistique, Jésus-Christ offre à son Père des supplications et des prières et ces prières pour l'Eglise, pour tous les fidèles, pour le monde entier, montent vers le Trône de Dieu comme un parfum qui réjouit le Ciel, comme un encens d'une agréable odeur. Du fond de son Tabernacle, Jésus-Christ crie vers son Père et demande grâce pour les pécheurs, et Dieu ouvre en faveur de l'homme le trésor de ses Miséricordes ! Quand il était sur la terre, Jésus-Christ se retirait bien souvent dans un lieu désert pour y passer la nuit en prières. Le Tabernacle, voilà le désert, voilà la nouvelle solitude que mon Sauveur a choisie pour prier en ma faveur. Quelle pensée consolante ! Je regarde le Saint Autel, et je me dis à moi-même : le Sauveur est là, continuant de faire pour moi l'office de Médiateur. Un Dieu homme prie pour moi ! Les gémissements, les supplications, de la Crèche, du Jardin de Gethsémani, du Calvaire, partent à chaque instant de ce Sanctuaire et montent vers le Trône de Dieu. La conversion des pécheurs, la persévérance des justes, leurs progrès dans le bien, tout est dû aux prières du Prêtre éternel qui ne cesse d'intercéder pour les hommes. Oh ! Comme je prierai avec confiance au pied des Saints Autels ! Ma prière unie à celle de Jésus pénétrera les Cieux ; elle sera toute puissante !

 

Deuxième point

Jésus-Christ offre Son Cœur dans la Sainte Eucharistie

 

Lorsque Jésus-Christ était dans le monde, Dieu était dans Jésus-Christ réconciliant le monde avec soi. Ce Mystère s'accomplissait à chaque instant, parce que Jésus-Christ ne cessait de présenter à son Père les sentiments parfaits de son Cœur, et Dieu acceptait cet hommage, il en était glorifié, il oubliait la malice de l'homme. Dans l'adorable Tabernacle, ce Mystère d'Amour continue. Jésus-Christ est dans la Sainte Eucharistie offrant à son Père ses abaissements infinis, et Dieu est dans Jésus-Christ recevant ses profondes humiliations et se réconciliant avec l'homme orgueilleux, en le convertissant à l'amour et à la pratique de l'humilité. Jésus-Christ est dans la Sainte Eucharistie offrant à son Père sa pauvreté volontaire, le dépouillement absolu, le mépris de toutes les richesses, et Dieu est dans Jésus-Christ se réconciliant avec l'homme avide des biens de ce monde, en lui inspirant le détachement de tout ce qui est périssable et l'amour des biens surnaturels. Jésus-Christ est dans l'Eucharistie offrant à son Père cette soumission sans bornes qui le rend encore tous les jours obéissant à ses Prêtres, dépendant de leur volonté, comme il est facile de le voir en considérant tout ce qui se passe dans nos Eglises ; et Dieu est dans Jésus-Christ, recevant comme un encens d'une agréable odeur, cet anéantissement de son Fils, et réconciliant avec lui l'homme trop longtemps révolté contre sa volonté souveraine. Enfin, Jésus-Christ est dans l'Eucharistie offrant à son Père sa chair d'une pureté infinie, en réparation des outrages que reçoit tous les jours sa majesté souveraine, parles abominations et les crimes dont un grand nombre d'hommes ne cessent de se rendre coupables ; et Dieu est dans Jésus-Christ mettant toutes ses complaisances dans la sainteté infinie de son Fils et se réconciliant avec l'homme devenu chaste, après avoir été purifié dans le Sang de l'Agneau sans tache.

Voilà donc, ô mon Sauveur, ce que vous faites pour moi dans ce Sacrement Adorable. O Jésus ! Comment ai-je pu vivre si longtemps sans dévotion, sans amour, pour ce Mystère d'une si prodigieuse charité !...

 

Troisième point

Jésus-Christ immole Son Corps dans la Sainte Eucharistie

 

Ce qu'avait annoncé le Seigneur, par la bouche du Prophète, s'accomplit à chaque instant sous nos yeux. « Depuis le lever du soleil jusqu'au couchant, Mon Nom est grand parmi les nations, et l'on sacrifie en tout lieu, et l'on offre à Mon Nom une oblation toute pure ». Oui, le Mystère de la Passion et de la Mort de Jésus-Christ se renouvelle sur l'Autel. La Messe est un véritable sacrifice ; la continuation du Sacrifice de la Croix. Là, Jésus-Christ est Prêtre. Tout Prêtre, dit Saint Paul, est établi pour offrir, de la, la nécessité pour lui d'avoir quelque chose à offrir. Prêtre éternel, Jésus-Christ offre son propre Corps et son Sang adorable. Prêtre et victime à la fois, il s'offre lui-même. Prêtre selon l'ordre de Melchisédech, il offre son corps et son sang, sous les espèces du pain et du vin. Cet adorable sacrifice est offert à chaque instant et dans le monde entier. Dieu en reçoit une gloire infinie. L'Eglise l'offre pour honorer sa majesté souveraine, pour la rémission des péchés, en action de grâces de tous les bienfaits qu'elle reçoit du Ciel ; elle l'offre pour obtenir, à chaque instant, de nouvelles faveurs. Il est offert pour les vivants et pour les morts. Il porte la joie dans le Ciel ; les Anges et les Saints en sont dans l'allégresse ; il fait tomber des torrents de bénédictions sur la terre ; le Sang du divin Agneau éteint les brasiers du Purgatoire. Je comprends maintenant pourquoi Jésus-Christ est dans l'Eucharistie, toujours, partout, avec tous les hommes.

O mon âme, tu devrais te fondre comme une cire bouillante et t'écouler toute entière dans Jésus-Christ ! Qui me donnera, ô mon Dieu, de bien apprécier ce don inestimable que vous avez fait à votre Eglise ! Anges du Tabernacle, adorez, aimez pour moi. Non, jamais je n'aimerai assez !

 

O salutaris Hostia,

Quae cœli pandis ostium,

Bella premunt hostilia ;

Da robur, fer auxilium.

 

Ô Salutaire Hostie,

Qui nous ouvrez les portes du ciel,

Les armées ennemies nous poursuivent ;

Donnez-nous la force, portez-nous secours.

 

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30 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Cinquième jour

Le Vendredi après la Fête du Saint-Sacrement

 

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

Le cœur de tous vos fidèles.

Je Vous salue Marie.

 

Le prophète Baruch apercevant de loin les siècles chrétiens s'était écrié : « Il a été vu sur la terre, et Il a conversé avec les hommes ». Tous les Pères ont entendu ces paroles de l'Incarnation du Fils de Dieu. « Il a été vu, a dit Saint Ambroise, comme homme parmi les hommes, mais il a été adoré comme Dieu. Sa chair était enveloppée de langes, et sa divinité était servie par le ministère des Anges ». Qui dira la gloire qui rejaillit sur l'humanité toute entière de la présence d'un Homme-Dieu parmi les malheureux enfants d'Adam ! Jésus-Christ a habité parmi nous et nous avons vu Sa Gloire. Écoutons le Disciple que Jésus aimait : « Nous vous annonçons la Parole de vie qui était dès le commencement, que nous avons ouïe, que nous avons vue de nos yeux, que nous avons regardée avec attention, et que nous avons touchée de nos mains. Car la vie s'est rendue visible; nous l'avons vue. Elle s'est montrée à nous ».

Saint Jean et tous les Apôtres ont vu, ont touché celui qui est la Vie ! Ce fut lorsque cette Vie éternelle, qui était dans le Père, daigna se montrer a nous en se revêtant d'un corps comme le nôtre, afin que ce qui ne pouvait auparavant être vu que par les yeux de l'âme, devint, dans ce Mystère, visible aux yeux, du corps, et capable d'être touché par les mains de l'homme. Il fut bien grand pour les Apôtres le bonheur de voir, d'entendre, de toucher Jésus-Christ. Et Marie, et Joseph, quelle immense consolation pour leur âme ! Le Sauveur a été vu par un peuple nombreux, il a été suivi par de fidèles amis. On l'entendait. et chacun était obligé de convenir que les paroles qui tombaient de sa bouche divine, étaient les Paroles de la Vie éternelle ! Marthe, Lazare, et vous Marie-Madeleine ! Quelle ineffable consolation pour votre cœur, quand il honorait de sa présence divine le château de Béthanie ! Les Apôtres s'attachaient tous les jours davantage à leur maître. Lorsque le Divin Sauveur, témoin de l'incrédulité du grand nombre, adressait à ses fidèles Disciples ces paroles touchantes : « Et vous, ne voulez vous point aussi me quitter ? » Pierre s'écriait avec un vif sentiment d'amour : « A qui irons-nous, Seigneur ? Vous avez les Paroles de la Vie éternelle : nous croyons et nous savons que Vous êtes le Christ, Fils de Dieu ».

Mais un jour vint où les Disciples entendirent Jésus qui leur disait : « Mes petits enfants,Je n'ai plus que peu de temps à être avec vous ». Il les nomme ses Petits Enfants pour leur marquer l'amour tendre qu'il leur porte, et pour les engager eux-mêmes à le regarder et à l'aimer comme leur père. Il les prévient qu'il n'a plus qu'un peu de temps à être avec eux d'une manière sensible et visible comme il avait fait jusqu'alors. Il veut les préparer à cette rude séparation qui va bientôt s'opérer. Je l'entends de nouveau : « Encore un peu de temps, et vous ne Me verrez plus, car Je vais à Mon Père. Je suis sorti du sein de Mon Père, et Je suis venu dans le monde : maintenant Je laisse le monde, et Je m'en retourne à Mon Père ».

Que ces paroles sont tristes ! Connue le cœur des Apôtres dût en être pénétré ! Leurs yeux se remplirent de larmes. Elles étaient bien légitimes ces larmes. Jésus voit leur tristesse, il est lui-même leur consolateur. Un ami ne console-t-il pas ses amis ? Je l'entends : « Que Votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez en Moi. Parce que Je vous ai dit ces choses, votre cœur a été rempli de tristesse. Non, Je ne vous laisserai point orphelins : Je viendrai à vous. Voilà que Je suis avec vous tous les jours, Jusqu'à la consommation des siècles ». Qu'il est doux ce langage pour l'âme fidèle qui a le bonheur de le comprendre. O prodige d'une charité immense ! l'amour de Jésus pour les Siens lui fait inventer un moyen d'être toujours avec eux. « Voilà Mon Corps ! Faites ceci en mémoire de Moi ! » Ah ! Je veux aujourd'hui m'efforcer de pénétrer dans cet abîme d'un amour incompréhensible.

 

Premier point

Jésus-Christ est toujours au milieu de nous dans la Divine Eucharistie

 

Pourquoi être jaloux du bonheur des hommes qui ont vécu à l'époque où le Sauveur était visiblement sur la terre ? Hélas ! Combien alors ne crurent pas en lui ? Qui m'assure que j'aurais été du très petit nombre de ceux qui le reconnurent et l'adorèrent comme Fils de Dieu ? Aujourd'hui, nés dans le sein de l'Eglise, nous avons reçu la foi par le Baptême. O bienfait inestimable ! Nous connaissons Jésus-Christ et nous savons qu'il est là au milieu de nous, qu'il y demeure jusqu'à La consommation des siècles. Oui, mon Dieu, je le crois, et comme je me sens heureux de Vous connaître !

Mais pourquoi Jésus-Christ demeure-t-il habituellement au milieu de nous, dans le Saint Tabernacle ? Pourquoi ? C'est que plus on aime une personne, plus aussi on désire vivement être longtemps avec elle ! S'entretenir avec quelqu'un que l'on aime bien, c'est un bonheur, c'est une jouissance. Des enfants passent des années entières avec leur mère et ne se dégoûtent ni de sa présence, ni de ses entretiens. Voilà le secret de la présence habituelle de Jésus dans le Divin Sacrement. O que dois-je penser de son amour pour moi !

Quelques jours, dans le cours de l'année, quelques heures tous les jours, ce serait beaucoup, sans doute, mais ce ne serait pas assez pour le cœur aimant de Jésus. Rien n'est plus consolant, et rien n'est plus certain ; à quelque heure, dans quelque moment que ce soit, je puis être avec Lui, car il m'attend toujours ! Jamais il ne quitte son Tabernacle, il l'a promis, la nuit comme le jour il est là, et si mon cœur prête l'oreille, il l'entend qui s'écrie : « J'ai choisi ce lieu et je l'ai sanctifié ; mes yeux et mon cœur y demeureront toujours. Mes yeux seront ouverts, mes oreilles seront attentives à la prière de celui qui m'invoquera en ce lieu ». Ah ! Que ne puis-je répondre : « C'est le lieu de mon repos. Je l'habiterai parce que je l'ai choisi ».

 

Deuxième point

Jésus-Christ est partout avec les hommes dans la Divine Eucharistie

 

Sans doute le Sauveur aurait pu être sur la terre caché sous les espèces sacramentelles et ne demeurer cependant que dans une seule ville, dans une Eglise, sur un autel. S'il en était ainsi, le désir serait bien grand dans le cœur des fidèles d'aller, au moins une fois dans la vie, visiter ce saint lieu ! Quel empressement ! Comme tous les peuples seraient jaloux du bonheur de cette ville qui posséderait le Corps de Jésus-Christ ! Mais non, cela n'a pas suffi à son amour...Mon adorable Rédempteur est Partout où l'Eglise Catholique compte des enfants. Il est dans les grandes villes, dans les villages, dans les hameaux. Il a voulu rendre facile l'accès auprès de Lui. Dès que l'on voit un certain nombre de maisons réunies en un même lieu, on est certain qu'il y en aune habitée par Jésus-Christ. La voyez-vous ? On la distingue parmi les autres ; sa forme particulière attire les regards. Ce n'est pas assez. Le voyageur doit l'apercevoir de loin ; voilà pourquoi une tour, une flèche s'élance dans les airs. C'est le premier objet qui frappe la vue. On le voit; le cœur s'ouvre à la confiance , à l'amour, aux saints désirs; l'âme fidèle dit : « Il est là ! »

Dans les villes, il a voulu avoir plusieurs demeures. Il est dans tous les quartiers, quelquefois on le trouve dans deux, trois Tabernacles, et cela dans une même rue ! On voit des maisons habitées par des pécheurs scandaleux, des hérétiques, et les murs de ces maisons sont appuyés contre les murs d'une Eglise ! Ô homme ! Si tu connaissais le don De Dieu ! Infortunées créatures qui n'y pensent jamais !

O mon Dieu, j'ai pu vous oublier ! Combien le sentiment de la reconnaissance s'est affaibli dans un grand nombre d'âmes ! Oh ! Si jamais je t'oublie, mystère d'amour, va..., que plutôt j'oublie ma main droite ! Que ma langue demeure attachée à mon palais, si je cesse de me souvenir de toi ; si tu n'es pas à jamais, ô Divine Eucharistie, ma première joie et mon premier amour !

 

Troisième point

Jésus-Christ est avec Tous les hommes dans la Divine Eucharistie

 

Pendant sa vie mortelle, Jésus-Christ était avec un très petit nombre d'hommes dont il avait fait ses Disciples. Les autres le voyaient quelquefois ; plusieurs ne le virent et ne l'entendirent jamais. Et puis, Jésus-Christ parcourait les villes et les campagnes ; les mêmes personnes ne jouissaient pas toujours de son adorable présence. Lazare, Marthe, Marie, le désiraient, et cependant ils le savaient loin de Béthanie.

Aujourd'hui, dans le Sacrement d'amour, ce bienfait de la présence corporelle du Divin Sauveur, reçoit une extension qu'on n'aurait jamais osé demander, et que les Disciples les plus attachés au Sauveur, n'auraient pu même imaginer. Il est avec tous ses enfants, aucun n'est privé du bienfait de sa présence. Il les appelle, il les invite tous. Le pauvre est favorisé autant que le riche; le savant et l'ignorant, le jeune enfant et le vieillard, tous sont appelés auprès de lui. Le juste vient; il adore, il aime ; le pécheur vient aussi ; il se trouve là comme la femme de Samarie sur les bords du puits de Jacob. Que de choses il entendra, s'il veut être attentif ! Jésus désaltérera son cœur ; il lui inspirera, il est vrai, le dégoût de ces eaux bourbeuses où le mondain cherche inutilement à apaiser l'ardeur qui le dévore ; mais il lui donnera cette eau salutaire de la grâce qui jaillit pour la vie éternelle.

Ô Jésus ! Donnez-moi de cette eau ! Mais que dites-vous de mon indifférence, de mon peu d'ardeur pour Vous visiter ! De mon peu d'assiduité auprès de vous ? J'en suis couvert de confusion. O que d'hommes ingrats ! Pourquoi faut-il que je leur ressemble ? Non, Sauveur, il n'en sera plus ainsi.

 

Nobis datus, nobis natus

Ex intacta Virgine

Et in mundo conversatus,

Sparso verbi semine,

Sui moras incolatus

Miro clausit ordine.

 

Fils d'une mère toujours vierge

Né pour nous, à nous donné,

Et dans ce monde ayant vécu,

Verbe en semence semé,

Il conclut son temps d'ici-bas

Par une action incomparable.

 

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Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

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Trente-et-unième jour

La Médaille Miraculeuse et la France

 

Un pèlerin français qui visitait un jour la petite Maison de la Sainte Famille, transportée par les Anges de Nazareth à Lorette en Italie, disait au Chapelain qui lui faisait visiter la précieuse habitation : « Vous êtes heureux de posséder la maison de la Sainte Vierge ! » « Oh ! Répondit le Prêtre, moitié riant, moitié sérieux, nous avons s les épreuvesa maison chez nous, mais Elle n'y habite pas... Elle est toujours chez vous... » Et c'est vrai. Durant le siècle dernier, la Sainte Vierge a visité cinq lieux privilégiés sur notre terre de France ; Elle est venue cinq fois « chez nous » et c'est pourquoi, de tous les pays du monde, on vient dans notre pays baiser ses traces lumineuses et écouter Ses Messages. Paris en 1830, la Salette en 1846, Lourdes en 1858, Pontmain en 1871, Pellevoisin en 1876, autant de dates qui jalonnent des visites de la Mère de Dieu, notre histoire Française au dix-neuvième siècle.

A l'hommage filial du Roi Louis XIII consacrant son Royaume à Marie en 1638, la Sainte Vierge a magnifiquement répondu. Elle s'est vraiment montrée la Mère de notre Patrie, ne cessant de la combler de faveurs, de la consoler et de la relever. Comme il fait bon y penser en ces temps d'affliction ! C'est donc à la France que Marie a confié Sa Médaille ; Elle a apparu pour cela au cœur même de notre Patrie, dans sa capitale, sachant bien que la France est le pays missionnaire par excellence, et qu'elle ferait rayonner d'une manière conquérante la dévotion à l'Immaculée Conception. Oh ! Rendons-nous dignes de la confiance qu'a témoignée la Très Sainte Vierge à notre Patrie. Pensons souvent aux paroles qu'Elle a adressées à Sœur Catherine Labouré : « Ce globe représente la France, et chaque personne en particulier ». Que de tendresse pour notre France à travers ces douces paroles maternelles ! Ah ! Ne perdons jamais confiance quelles que soient les épreuves de notre pays. Marie est Reine de France. Le passé est garant de l'avenir. Confiance !

 

Lecture

La Médaille Miraculeuse et la voiture d'ambulance

 

Une jeune parisienne engagée dans l'armée en 1944 comme brancardière et chauffeur d'ambulance, à raconté la protection suivante :

« J'ai toujours eu une grande dévotion envers la Très Sainte Vierge ; Sa Médaille ne me quitte pas. Lorsque ma division dut rejoindre le front, je fixai la Médaille Miraculeuse au volant de l'ambulance que j'étais chargée de conduire. Il me semblait que c'était la Sainte Vierge qui me guidait pas à pas sur les routes souvent mitraillées et bombardées. Je la chargeais aussi des pauvres blessés que je ramenais aux ambulances d'arrière et qui étaient si souvent dans un triste état !

Un soir, nous fûmes obligés de passer la nuit sur la route ; impossible de rejoindre même la tente qui nous servait ordinairement d'abri. Vers minuit, la canonnade étant moins intense, je parvins à m'endormir un peu, étendue dans ma voiture. Soudain, un choc formidable ! C'est un énorme éclat d'obus qui traverse l'ambulance, brisant les vitres et allant tomber sur le bord du fossé voisin. Je me lève d'un bond. De petits éclats ont criblé mon uniforme, mais je n'ai pas une égratignure ! Celle qui était chargée de veiller sur mon équipage avait bien rempli sa mission. Qu'Elle en soit glorifiée à jamais ! Je ne perds pas une occasion de distribuer Sa Médaille dans mon entourage. Les soldats l'acceptent toujours avec reconnaissance ». Y.R.

 

Prière

 

O Vierge, Reine de France, nous mettons tout notre espoir en Vous. Vous savez bien que la France, malgré ses égarements, restera toujours Votre Royaume ! Laissez-nous vous redire ce soir ces paroles de notre vieux cantique populaire : « Reine de France, priez pour nous ! Notre espérance repose toute en Vous ! Abaissez Vos regards miséricordieux sur notre Patrie. Regardez encore la France et chaque personne en particulier. Rendez-nous la Foi des anciens jours. Relevez notre Patrie à la hauteur de ses destinées. Souvenez-Vous qu'elle est et veut rester la Fille Aînée de l'Eglise. Aidez-là, ô Vierge Puissante, à reprendre, à continuer, à poursuivre sa mission séculaire pour la plus grande Gloire de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ ». Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Ce Mois a été publié par les Editions Spes, Présence Mariale, à Paris, en 1946

 

Fin du Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse, prochain Mois de Dévotion,  Rendez-vous le

 

Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse (pdf), en cliquant ici

 

Prions les uns pour les autres

 

« Je viens vous confier les intention de Marie Amédée que maman Marie en ce mois qui lui est confié lui obtienne la grâce de la délivrance totale de tout ses esprits maléfiques qui l'empêchent de réussir sa vie. Maman Marie obtiens lui la grâce de la foi afin qu'elle puisse dire au monde entier tes merveilles et porter plus haut ton étendard et montre lui sa vocation. Obtient aussi a Joséphine la grâce de la réconciliation entre elle et sa maman, sa sœur, son frère, sa nièce, et obtiens pour Francesca la délivrance totale. Donne à pauline la grâce de la foi, l'humilité a Sther, la foi et du travail ». (Pauline)

 

« Merci à tous ceux qui prieront la Très Sainte Vierge Marie, l'Immaculée Conception, pour la conversion sincère de François, mon mari, ainsi que celles de mes enfants Stéphane, Sylvie et aussi de Yukiko et de Mandor. Merci Maman Marie ». (Anne Marie).

 

« Maman Marie, merci m'accorder la santé  du corps intercédez pour moi auprès de votre fils ». (Joseph).

 

« Mes intentions de prière en ce Mois de marie notre Mère : afin qu'elle puisse intercéder auprès de son fils notre seigneur et sauveur Jésus-Christ, pour la réussite, et la victoire de mon voyage ainsi que la protection de tous mes enfants et que je puisse recevoir la délivrance. Merci ». (Godart).

 

« Ma très sainte mère aie pitié de moi et de ma famille, permets par tes prières que Georgy mon frère soit libéré de ses souffrances dues à sa sclérose en plaques, je souhaiterais avec une très grande foi qu'il guérisse physiquement, spirituellement et intellectuellement. Mais je souhaite que ce soit la volonté de dieu. Je te recommande aussi Mattys son fils,mon neveu que j'essaie de convaincre à se baptiser aide moi, je te confie Arnaud mon autre neveu adolescent également, mais aussi son père : Jannick. Enfin, pour moi je prie depuis 8 ans qu'un homme croyant pratiquant soit envoyé par Dieu pour devenir mon époux, mais rien de tout cela, aide moi, maman par l'intercession de sainte Catherine Labouré. Quelque soit ce que Dieu aura décidé aide moi à accepter sereinement ». (Dulio).

 

« Je demande l'intercession de la vierge Marie pour guérir ma sœur Blandine, mère des 4 enfants qui souffre de l'hypertension artérielle, maux de cœur et du début du diabète. Que le Seigneur ait pitié d'elle afin qu'elle puisses continuer à élever ses enfants ; je supplie la Mère de Dieu d'assister ma femme qui attend la venue de notre bébé, la vierge qui nous a assisté pour la venue de cet enfant qu'elle assiste ma femme le jour de son accouchement, qu'elle accouche sans problème et par la voie basse ; je demande aussi la grâce de l'Eternel par la médiation de la mère du seigneur qu'elle accorde à ma mère le visa pour la Belgique pour assister sa fille qui vient d'avoir les jumeaux après vingt ans d'attente. Que le seigneur nous accorde sa grâce de demeurer toujours dans sa présence. Amen ». (Clovis).

 

« Je confie à la Vierge Marie les maux d'yeux de ma mère. Qu'elle vienne à son secours et lui accorde la guérison ». (Jean-Paul).

 

« Je vous confie humblement cette intention de prière. Maman Marie, toi qui a toujours été à mes côtés, je te confie et te consacre mon profond désir de mariage. Veux-tu le purifier selon la volonté de Dieu ? Tu connais tous mes sentiments, mes désirs et mes pensées concernant Christophe, je te les remets avec confiance et beaucoup d'espoir. Viens régner, avec Jésus dans notre coeur et dans notre relation d'amitié. Si c'est la volonté de Dieu que nous soyons bénis et appelés tous les 2 au sacrement du mariage, conduis-nous sur cette voie. Si ce n'est pas la volonté de Dieu, mais la paix dans notre cœur et choisis toi-même mon futur époux et sa future épouse. Ô Maman Marie conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi ! » (Elodie).

 

« Mes intentions de prière pour ce mois Marial: « Que Dieu m'aide à débloquer ma situation ma situation financière. Qu'il me trouve un bon boulot qui me permettra d'assurer l'éducation des mes enfants, bref le boulot qui permet de suffire aux besoins de ma famille. Que mes dossiers du parquet avec mes anciens Employeurs puissent trouver des bonnes solutions par la grâce de notre Dame de Médaille Miraculeuse et que ça ne soit pas ma volonté mais celle de notre Dieu. Merci et bonne prière ». (Jean-Pierre).

 

« Pour que la Vierge par l'intercession de Sainte Catherine apporte une leur de spiritualité dans ma vie sentimentale.Je souhaite de tout mon cœur ne plus vivre dans l’infidélité car je ne peux communier. Qu'il soit convertit et sache que le concubinage n'est pas une bonne chose. Que spirituellement il agit et réfléchisse et qu'elle nous rende visite. Je lisais encore les recommandations les recommandations sur les sacrements de réconciliation et l'eucharistie, je souhaite que les choses s’améliore pour nous. Je prie de vivre dans la chrétienté avec lui c'est mon désir et qu'il soit convertis ». (Smile).

 

« Prions le Seigneur par l'intercession de la Vierge par sa Médaille miraculeuse afin qu'il nous aide à avoir un enfant dans notre foyer depuis notre mariage religieux et que la dette qui nous étouffe à ce jour soit allégée et payer tout doucement. que les enfants adoptifs que nous avons dans notre maison trouvent leur épanouissement, la santé et la foi en Dieu. Que les âmes du Purgatoire reposent en paix ». (Paul).

 

« Je vous salue dans le saint nom de Jésus. Pour la conversion de mon mari. pour la conversion de mes frères. Je vous demande de prier pour la guérison de ma nièce Inès. Mon neveu Sami. Mon Neveu Yann qui à 10 ans et demi et qui a perdu la voix. Pour le voyage de mon petit frère Emmenuel J. et le voyage de mon fils, que la grâce du tout puissant soit sur vous que la Vierge Marie vous comble de ses bienfaits j'aime la fille de l'éternel Dieu. La paix du Seigneur soit avec vous. priez pour la paix dans mon foyer et l'amour entre moi et mon mari merci ». (Caroline).

 

« Comment te remercier pour ces merveilles! Je te dit tout simplement : « Merci maman Marie pour la qualité de vie que ton fils et toi offrez à ma famille ici bas ». jamais tu ne m'as jamais rien refusé, tu as toujours été là pour moi alors maman je ne cesserai jamais de t'implorer car je sais tu m'aimes et je suis ta fille à qui d'autre irais je ? Tu es ma mère, ma protectrice, alors en ce mois qui t'est dédié chère Maman je te supplie de tourner ton regard maternel et bienveillant sur ton fils Patrick Olivier dont tu as bien voulu me confier la garde, permets par tes prières à notre Seigneur Jésus-Christ que la providence l'accompagne dans ses examens: Baccalauréat et concours d'entrée dans une école polytechnique du pays ! Vierge miséricordieuse bénie j'implore ton secours et ton assistance prie pour nous qui avons recours à toi car en notre Seigneur Jésus-Christ, nous avons totalement confiance ! Merci ». (Solange).

 

« Vierge Marie je vous demande de prendre sous votre guidance et protection notre fils Stéphane afin qu'il sorte de tous ces soucis dans lesquels il se trouve soucis financiers dus à une mauvaise gestion il était trop jeune pour se lancer dans la vie, demandez pour lui à Jésus de le corriger dans l'amour de l'éduquer dans la droiture de le rendre aux joies de votre Sainte famille protégez aussi son papa qui fait tout ce qu'il peut pour l'aider je vous confie aussi nos deux autres enfants et leur foyer merci Maman du ciel Merci Seigneur ». (Stéphane).

 

« Mon Dieu je te demande de libérer Victor qui es malade, il est interné depuis 22 jour il souffre beaucoup, je te demande de le guérir car il est déprimé sans force sans courage, Je t'en supplie mon Dieu aies pitié de lui ». (Antoine).

 

« Maman Marie, accorde-moi la grâce de tomber enceinte et d’être une mère douce et généreuse conduisant ses enfants sur le chemin de la Foi. Amen ». (Perpétue).

 

« Sainte Vierge Marie, je te prie pour ma santé, merci Marie. Sainte Vierge Marie, Notre Mère, je te prie pour l’unité dans ma famille. Sainte Vierge Marie, je mets entre tes mains ma famille et je te demande de tourner vers Dieu Notre Père et vers Jésus Notre Frère et sauveur mon père ainsi que mes neveux et nièce. Sainte Vierge Marie, Notre Mère, je te prie pour toutes les âmes du purgatoire et spécialement pour ceux qui meurent seuls, ceux qui ne croient pas, ceux pour qui personne ne prie, et pour mon frère et tous les membres défunts de ma famille. Je demande à Notre Mère, la Sainte Vierge Marie de m’aider à construire ma maison, où je souhaite y honorer l’image de la Sainte Famille. Sainte Vierge Marie, chère Maman, je vous demande de protéger notre belle terre, les végétaux et tous les animaux du monde que nous, les hommes, détruisons ». (Maria).

 

« J'ai profondément et avec confiance besoin de l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, restée vierge après la naissance du Seigneur Jésus : aidez-moi a résoudre Les problèmes qui m'accablent depuis des mois, j'ai la certitude que la solution ne peut que venir de la très sainte vierge Marie. Ainsi soit il ». (Matysco).

 

« En ce mois de maman Marie, je prie maman marie de prier pour la conversion de mon mari, de mes enfants, de mon frère Ben, mes frères et sœurs et la conversion de chaque membre de ma famille. Merci maman Marie. Ta fille caroline qui t'aime ».

 

« Prions pour David, persécuté dans son travail et pour son épouse Marie-Charlotte qui est au chômage. Que le Seigneur puisse venir toucher ce couple et agréer leurs demandes pour un nouveau travail. Action de grâce pour cette famille avec la venue d'un petit Arthur. Prions pour Jean-Marie qui s'est suicidé. Que le Seigneur lui accorde la clémence. Prions pour toutes les intentions du groupe de la Visitation ainsi que pour les exclus. Prions pour notre gouvernement afin qu'il ne vote plus de lois scélérates. Prions pour la famille. Prions pour notre St Père François ainsi que pour notre Pape Emérite Benoît XVI. Prions pour que les couples puissent être à l'image de la Sainte Famille. Merci, Seigneur, Merci Maman Marie et Sainte Catherine Labouré pour toutes les grâces reçues. Que Dieu vous bénisse ! Union dans la prière ». (Marie).

 

« Je compte sur vos prières pour que Dieu puisse exaucer mes demandes qui consistent à la régularisation du statut de mes enfants et d’autres enfants dans la même situation, à la réussite de mes enfants, à la paix et  prospérité des familles Léo, Louis-Charles et Charles ». (Marie-Jeanne).

 

« Maman je te remercie d'avoir mis à ma disposition des fonds nécessaire pour sortir de mon endettement ! Mère infiniment bonne permets par la grâce de ton fils notre seigneur Jésus-Christ que je puisse effectivement réussir à ouvrir ce compte d'association que l'argent y afférent y  soit alloué! Merci Sainte Mère pour toutes ces merveilles. Amen ». (Solange).

 

« Que maman Marie jette un regard de bonté sur ma sœur Chantal qui est très mal et désorientée. Elle a du diabète de l'eczéma sur tous le corps. Par la puissance de Marie qu'elle soit délivrée de tous les esprits maléfiques qui l'empêchent de vivre sa vie d'enfant de Dieu. Merci pour tous ceux qui prieront pour la très sainte vierge. Merci Maman Marie. » (Stella)

 

« Sainte Vierge Marie et Sainte Catherine Labouré, je vous prie pour mon oncle Vincent et sa famille. Apportez leurs la guérison physique et psychologique. Merci ». (Maria).

 

« Je demande l'intercession de la vierge Marie pour que si c'est la volonté de Dieu je conserve mon emploi ou je suis actuellement afin que je puisse subvenir a ma famille, a l'éducation de mes enfants et aider mes voisins. Merci de tout cœur ». (Antoine-Marie).

 

« Par l’intercession de la vierge Marie que le seigneur guérisse notre sœur en christ Judith makwebo » (Clovis).

 

« Sainte Vierge Marie, obtiens pour moi en ce temps de pentecôte une nouvelle naissance dans les dons de sanctification. Ma jarre de compassion, de joie et de foi a tari. J'ai besoin une profonde effusion pour renaître à la vie d'en haut. J'ai essayé par mes propres forces mais en vain. J'ai besoin de la grâce de Dieu. Cela fait des années que je formule la même prière : « Seigneur Jésus doux et humble de Cœur, rend mon cœur semblable au Tien », mais j'ai l'impression que je vais de mal en pire. Mes péchés sont encore plus noirs. Maman, Prie pour moi. Merci maman Marie. Amen ». (Justine).

 

« O Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, je te présente toutes les âmes du purgatoire et surtout celles pour lesquelles on ne prie jamais. Je te confie particulièrement l'âme de mon grand-père Mfoula André, ma grand-mère Biloo Alice, mon père Ndjala Jean-Paul. O maman, pardonne leur péchés et, intercède pour eux auprès de ton fils bien-aimé afin qu'il les reçoive dans son royaume pour qu'elles puissent vous présenter directement nos prières. Je te présente aussi tous mes ennemis maman c'est toi notre mère qui peux nous juger. Amen !!!

 

O maman Marie tu es notre mère que le seigneur nous a laissé a qui d'autre irions nous ci ce n'est toi. Je te remercie d'avoir donne des enfants a Fabiola, un grand merci a la maison que tu as permis que Pascal et Fabiola trouvent. Je remercie aussi tout le groupe de Prière Rosa Mystica pour toutes les intentions qu'il vous a adressées et toutes les grâces obtenues jusque là !! Je te prie d'intercéder pour moi afin que tous mes projets de constructions soient réalises pour la gloire de notre seigneur Jésus Christ. Amen !!!

 

Je demande a maman Marie notre Dame de la Medaille Miraculeuse d'intercéder pour la conversion de mon fils Cédric, maman Marie, fais que mes deux filles Malaika et Walidi puissent s'entendre tout le temps. Maman je te confie mes enfants que je n'ai pas accouchés mais que le seigneur lui même m'a donné : Célia, Jordan, Junior et mes deux homonymes donne moi la force et les moyens de pouvoir m'en occuper je te prie maman. Je te demande aussi maman Marie de donner la guérison a Annycette de notre groupe de Prière Rosa Mystica redonne lui sa Santé, maman, afin qu'elle ne soit plus brûlée des qu'elle est a proximité d'une source électrique, pour la gloire de ton fils bien-aimé notre Seigneur Jésus-Christ. Amen !!! » (Solange)

 

« Prions tous les uns pour les autres avec Marie : je confie à la très Sainte Vierge Marie : mon fils Manu qui est au chômage depuis 2 ans, que notre Mère intercède pour lui, afin qu’il trouve courage et volonté de faire des recherches, et qu’il ne se laisse pas démoraliser. Aide aussi ma fille à évoluer dans son nouveau poste, donne leur la foi, Maman Marie je te confie mes enfants ainsi que mes petits enfants et mon couple : priez pour nous. Amen ». (Jeanne).

 

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

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29 mai 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Quatrième jour

Le jour de la Fête du Très Saint Sacrement

 

Faites briller en nous Votre Lumière,

Répandez l'amour dans nos cœurs,

Soutenez la faiblesse de nos corps

Par Votre éternelle vigueur !

Je Vous salue Marie

 

Laissons parler le Disciple bien-aimé : « Le soir avant la Fête de Pâques, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après qu'il eût aimé les siens qui étaient dans ce monde, Il les aima Jusqu'à la fin ». Le Sauveur va passer de ce monde à son Père, par sa Mort, sa Résurrection et son Ascension, ce que signifie le mot même de Pâques, c'est-à-dire passage. Il avait aimé les Siens, et de quel amour !... Que n'avait-il pas fait pour eux depuis trente-trois ans ! Les Siens qui étaient dans le monde, Ses Apôtres, Ses Disciples, Ses amis, et dans leur personne, tous ceux qui, dans la suite des siècles, consentiront à être aussi Ses disciples, Ses Amis. Il les aima Jusqu'à la fin ! Jésus va étendre son amour jusqu'aux dernières limites où il semble que l'amour d'un Dieu puisse atteindre. Dans cet acte d'Amour incompréhensible, il embrassera tous les hommes de tous les pays jusqu'aux extrémités de l'univers, de tous les temps jusqu'à la consommation des siècles.

Maintenant écoutons Saint Paul, et avec lui Saint Mathieu, Saint Marc et Saint Luc : « J'ai appris du Seigneur ce que je vous ai enseigné, c'est que, dans la nuit même où Il devait être livré à la mort, le Seigneur Jésus prit du pain, et ayant rendu grâces, Il le rompit, et dit à ses Disciples : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de Moi ». De même, après avoir soupé, Il prit le Calice, en disant : « Ce Calice est la nouvelle Alliance en Mon Sang ; faites ceci en mémoire de Moi, toutes les fois que vous le boirez ». Ah ! Le Prophète avait vu de loin ce prodige, et il s'était écrié : « Le Seigneur plein de Tendresse et de Miséricorde a établi un monument de toutes Ses merveilles, Il a donné nourriture à ceux qui le craignent. Sans doute, le Seigneur avait opéré de grandes merveilles depuis la création du monde jusqu'à la venue de Jésus-Christ. Ces merveilles ont eu pour objet de faire connaître Sa puissance, Sa Miséricorde, Sa Sagesse, Sa Justice. Les Miracles sont la voie par où Dieu se manifeste : mais Jésus-Christ en a laissé un permanent dans son Eglise, par lequel il se cache ; c'est celui de l'Eucharistie. Ceci est admirable. Dans l'Eucharistie je trouve le monument des merveilles de Jésus-Christ, puisque c'est la commémoration de sa mort, et le gage de la promesse qu'il a a faite aux fidèles de demeurer parmi eux , quoiqu'il dût remonter au Ciel, et qu'il y soit en effet remonté. Mais en même temps c'est le chef-d'œuvre de la puissance de Jésus-Christ, résolu de se cacher à nos sens pour exercer notre foi. Il nous rappelle, par l'Eucharistie, la mémoire de sa mort ; mais il se cache pour se communiquer à nous, et pour nous nourrir de sa propre substance. Ce Sacrement est tout à la fois le prodige de sa force toute divine, et le monument éternel de sa tendresse ».

Mais quelles sont les plus étonnantes merveilles de la Sagesse, de la Puissance, de l'Amour de Dieu envers les hommes ? Je les trouve dans l'union de la Divinité avec la nature humaine par le Mystère de l'Incarnation, dans le séjour qu'un Dieu a bien voulu faire parmi les hommes, conversant familièrement avec eux pendant trente-trois ans ; enfin, dans le Sacrifice et la mort de ce même Dieu immolé sur la Croix pour le salut des hommes. Or, ces trois grands Mystères ne sont-ils pas continués, et ne pourrait-on pas dire en quelque sorte qu'ils reçoivent comme une extension infinie par le Sacrement de l'Eucharistie ! O Prodige ! Ô Amour ! Ô Mystère ineffable ! Et c'est aujourd'hui que l'Eglise invite tous ses enfants à célébrer le grand jour de l'institution de cet Adorable Sacrement ! Je l'entends qui s'écrie dans le sentiment du plus juste enthousiasme: « Sion, loue ton Sauveur, célèbre dans tes Hymnes et tes Cantiques ton Pasteur et ton Roi. Aie le courage d'exalter son nom par toutes les puissances de ton être : il est au-dessus de toute louange, jamais tu ne pourras le louer assez ».

Dans la Bulle par laquelle le Pape Urbain IV enjoint à toute l'Eglise de célébrer la Fête du Très Saint Sacrement avec la même pompe que les quatre principales Fêtes de l'année, ce Saint Pape s'exprime de la sorte : « Nous versons des larmes de joie dans cette sainte commémoration ; le cœur tressaillant d'allégresse et inondé de consolations, les fait couler de nos yeux en abondance. O immensité du Divin amour ! O débordement de la Divine bonté ! O générosité sans mesure de notre Dieu ! Il nous avait donné déjà toutes choses ; il nous avait faits maîtres de toutes les créatures sur la terre ; il nous avait élevés, ennoblis, jusqu'à commettre un ange pour nous garder et nous assister dans toutes nos voies, jusqu'à l'envoyer pour servir de guide et de conseil à tous ceux qui recevront l'héritage du Salut. Non content d'avoir tant fait pour nous, il a voulu déployer encore les richesses de sa bonté en notre faveur. Pressé par la charité immense qu'il nous porte, il s'est donné lui-même à nous, et mettant le comble à tous les autres prodiges de sa libéralité, par un Miracle que jamais l'amour n'aurait imaginé, il se fait notre nourriture. O bonté singulière et admirable ! Il est tout à la fois le donateur et le don. C'est un prodige de générosité dans un homme, et surtout dans un homme du plus haut rang, de se livrer pour un autre homme : ici c'est notre Dieu lui-même, la Souveraine Grandeur, qui se donne à l'homme jusqu'à lui servir d'aliment, afin que celui qui a trouvé la mort dans le fruit qu'il a mangé autrefois contre la défense de son Créateur, pût retrouver la vie dans une nouvelle nourriture faite de la Chair et du Sang de son Rédempteur. L'homme est tombé après avoir mangé un fruit de mort ; et il s'est relevé en mangeant du fruit de l'Arbre de Vie. Sur le premier Arbre, pendait le morceau fatal qui a perdu Adam avec toute sa postérité ; celui-ci nous a porté l'Antidote Céleste et Divin qui donne l'immortalité. La tentation de goûter celui-là nous a précipités dans l'abîme ; c'est en goûtant celui-ci que nous sommes assurés de notre Salut. Voyez comme par où le mal est entré, le remède lui-même nous est parvenu, et comme d'où la mort est sortie, la bonté du Seigneur en a fuit sortir la vie. Il est écrit du premier aliment : « Au jour où vous en mangerez, vous mourrez »; et il est dit du second : « Ce lui qui mange de ce pain vivra éternellement ». O excellence de ce Sacrement ! O Sacrement digne d'être adoré, respecté, glorifié, honoré, exalté par les plus pures louanges ; d'être célébré par les plus vives acclamations, reçu dans les cœurs les plus chastes ! » Ainsi parle l'Eglise par la bouche du Pasteur Suprême, le Vicaire de Jésus-Christ.

O mon Dieu ! Pénétrez mon cœur des sentiments que Jésus-Christ attend de moi dans ce jour mémorable.

 

Premier point

En quoi consiste le don que Jésus-Christ fait à son Eglise, en instituant le Sacrement de la Divine Eucharistie ?

 

Jésus-Christ se donne Lui-même. Il voulait donner beaucoup, il voulait être généreux à l'excès; il voulait aimer immensément. Il se livre lui-même : Il laisse aux Siens sa personne adorable, Dieu et homme tout ensemble, Jésus laisse à son Eglise sa Divinité et son Humanité, le Dieu-Homme, l'Emmanuel, le Dieu avec nous. Voilà le don inestimable qui nous est fait aujourd'hui Nous le possédons avec toutes ses perfections, il sera avec nous Plein de grâce et de vérité ! Le Verbe qui s'est fait chair dans le sein de Marie, la plus pure des Vierges ; que Marie a porté pendant neuf mois, aujourd'hui, change le pain en son Corps, le vin en son Sang, pour continuer à vivre au milieu des hommes...

Cette Chair Divine dont le Fils de Dieu s'est revêtu au moment de l'Incarnation, cette Chair devenue le prix de notre Rédemption ; cette même Chair dont le Sauveur était revêtu lorsqu'Il passait parmi les peuples en répandant mille Bénédictions ; cette Chair dans laquelle un Dieu a voulu souffrir les tourments les plus affreux pour nous ouvrir le Ciel ; cette même Chair placée glorieusement dans le Ciel depuis le jour de l'Ascension, couronnée d'honneur et de gloire, et dont la vue réjouit les Anges et les Saints ; voilà ce que Jésus-Christ me donne aujourd'hui. Les apparences du pain dérobent Jésus aux yeux de mon corps, comme dans la Crèche et sur la Croix, l'Humanité cachait le Dieu; mais Il est là. Je l'entends qui s'écrie : « Ceci est Mon Corps ».

Saint Jean Damascène, ravi d'admiration à la vue de cette merveille, prend un style tout de feu, et s'écrie : « Le Dieu bon, le Dieu très bon, le Dieu infiniment bon, le Dieu de toute bonté, a voulu répandre sur nous comme un débordement des richesses de son amour pour les hommes ». Oui, c'est vrai, je le crois, ô mon Dieu ! Je le sens ! Je le goûte, ce grand Mystère d'amour !... Je vous adore !... Je vous aime !...

 

Deuxième point

A qui le Sauveur fait-il ce don précieux de Son Corps et de son Sang ?

 

Aux Siens ! C'est Saint Jean qui le dit. Aux Siens qui sont autour de Lui, Aux Siens de tous les temps, de tous les lieux. Donc à nous qui vivons maintenant. O Eglise Catholique, ô ma mère, en t'appartenant, j'ai droit, oui, un droit incontestable à ce bien précieux. Jésus-Christ est à moi, son corps, son sang, son âme, sa divinité ! Alors, quand le Sauveur prit du pain, le bénit et le distribua à ses Disciples en disant : « Ceci est Mon Corps, prenez et mangez, tous » ; Il s'adressait à moi, Il me voyait de loin, il consacrait le pain et le vin pour moi ! O Jésus, il y a donc dix-huit siècles que vous m'attendez dans le Saint Tabernacle ; Vous saviez l'époque où je vivrais, et Vous étiez là dans le Sacrement d'Amour afin que je ne fusse pas un instant sur la terre sans Vous. En venant au monde je Vous y ai trouvé, et je jouis de Votre présence, et je suis en possession de tous les biens qui en découlent§... O amour ! Je veux aujourd'hui goûter, savourer ces paroles : « Après avoir aimé les Siens, Il les aima jusqu'à la fin ! » Ceux qui s'aiment bien se promettent réciproquement de ne s'oublier jamais. Or, voilà ce que Jésus-Christ ne dédaigne pas de me recommander à son égard : « Faites ceci en mémoire de Moi ». Quant à lui, oh ! Il n'oubliera jamais les Siens ! « Voila Mon Corps ! Je suis avec vous tous les jours ! Ah ! Je comprends le langage de l'Eglise:

 

Sit laus plena, sit sonora ;

Sit jucunda, sit decora

mentis jubilatio.

 

Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ;

qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle

la jubilation de nos cœurs.

 

Troisième Point

Dans quelles circonstances Jésus-Christ donne-t-il aux hommes cette marque d'amour ?

 

C'était la veille de Sa mort. Le Démon avait déjà mis dans le cœur de Judas le dessein de le trahir. Le pacte était fait. Encore quelques heures, et la puissance des ténèbres va se déchaîner contre le Juste par excellence. Quelle nuit pour Jésus-Christ que celle qui commence ! Il est à table avec ses Apôtres. J'ai désiré, dit-il, d'un ardent désir de manger cette Pâque avec vous ». Je comprends pourquoi ce désir, ô adorable Jésus ! L'Amour qui Vous brûle a besoin de se faire jour et de se manifester. Il se lève, quitte ses vêtements, lave les pieds à ses Disciples. Toutes ses paroles sont solennelles. Il parle de l'amour. « Désormais Je ne vous appellerai plus Mes serviteurs, mais Je vous appellerai Mes amis. Vous êtes Mes amis ». Dans ce moment le Disciple bien-aimé repose sur la poitrine de son maître. O Dieu ! Quelle admirable scène, quel tableau délicieux pour l'âme pieuse qui le contemple ! Je me tiens en esprit dans un coin du Cénacle; je prête une oreille attentive, je regarde Jésus ; il y a dans tout son extérieur quelque chose de si grand ! La joie, la douleur, l'amour, tous ces sentiments, je les vois dans son regard. C'en est fait, l'Agneau de la nouvelle Loi est substitué à la Pâque ancienne. Le sacrifice de l'autel, la Communion, la vie Eucharistique de Jésus, tout est institué ! Et Judas s'en va, tandis que le Cantique d'action de grâces étant fini, le Sauveur va commencer sa douloureuse passion.

O mon Dieu ! Que de Mystères !.... O triomphe de la Charité Divine !.... Quoi ! Je pourrais aujourd'hui avoir d'autres pensées ! Disons avec une foi vive:

 

« In supremœ nocte cœnae,

Recumbens cum fratribus

Observatà lege plene

Cibis in legalibus,

Cibum turbae. Duodenae,

Sedat suis manibus.

 

« Dans la nuit de la dernière cène,

Se trouvant à table avec ses frères,

Après avoir observé la loi,

En mangeant les viandes qu'elle ordonnait,

Il se donna Lui-même,

Et de Ses propres mains,

A ses douze Apôtres pour être leur Nourriture ».

 

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